Ville / Province de Kinshasa

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 31 mai 2008

Kinshasa

Sceau de la ville de Kinshasa
 
Localisation de Kinshasa (en bleu foncé) à l'intérieur de la République démocratique du Congo
Localisation de Kinshasa (en bleu foncé) à l’intérieur de la République démocratique du Congo
Administration
Géographie
Démographie
Autres informations

Kinshasa, ancienne Léopoldville jusqu’en 1966, est la capitale et la plus grande ville de la République démocratique du Congo (RDC). Elle a à la fois le statut administratif de ville et de province.

Situé sur la rive sud du fleuve Congo au niveau du Pool Malebo, elle fait face à la capitale de la République du Congo, Brazzaville. Elle est la ville – province la plus peuplée du pays avec une population de 8 096 254 habitants, et 9 343 416 pour l’agglomération Kinshasa-Brazzaville, elle est également la plus grande ville d’Afrique sub-saharienne et la deuxième agglomération d’Afrique sub-saharienne derrière celle de Lagos.

 

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Boulevard du 30 juin à Gombe

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Boulevard du 30 juin à Gombe

Vue de Kinshasa depuis le CCIC à Gombe

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Vue de Kinshasa depuis le CCIC à Gombe

Kinshasa forme une entité administrative à statut particulier et joue le rôle de centre administratif, économique et culturel de la République démocratique du Congo. Elle s’étend sur plus de 30 km de l’est à l’ouest et sur plus de 15 km du nord au sud. Ses habitants sont appelés les Kinois.

Une partie importante de la superficie de la région de Kinshasa est rurale, couverte d’une savane herbeuse parsemée d’arbustes. La commune rurale de Maluku, la partie orientale de la province, occupe à elle seule 79 % du territoire. De fait, c’est une ville de contrastes importants, avec des secteurs résidentiels et commerciaux chics, des universités, et des taudis informes coexistant côte à côte, et donc aussi de vastes zones « rurales » envahissant parfois la ville au point de retrouver maraîchers et élevages en ville.

Le centre-ville, la commune de La Gombe compte plusieurs bâtiments de plus de 50 m dont notamment le Building Gécamines, le Building Sozacom, l’Hôtel Memling, l’Immeuble CICC ou le Building RTNC (situé lui à Kabinda). À proximité de la gare centrale de Kinshasa, à l’extrémité est du boulevard du 30 juin, se trouve par ailleurs l’impressionnant immeuble du ministère des transports, construit par les Chinois.

Histoire

Carte de la région de Kinshasa et du Stanley Pool au XIXe siècle. Sont notamment déjà identifiés Kintambo, Lemba, Kallina et le village de Kinshasa. On remarque également le village de Kindolo (voir aéroport de Ndolo) - cliquez sur l'image pour agrandir

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Carte de la région de Kinshasa et du Stanley Pool au XIXe siècle. Sont notamment déjà identifiés Kintambo, Lemba, Kallina et le village de Kinshasa. On remarque également le village de Kindolo (voir aéroport de Ndolo) – cliquez sur l’image pour agrandir

L’Afrique centrale possède des traces d’occupation humaine remontant au premier millénaire avant notre ère. Les siècles précédant la colonisation voient des peuples bantous s’installer dans la région du moyen et bas Congo, précédemment exclusivement occupée par les Pygmées . Différentes tribus et peuples composent la nouvelle population. Au niveau du Pool Malebo, les Tio (ou Téké) peuplent la rive droite (nord) du fleuve et des peuples assimilés aux Téké (Humbu et Mfinu) peuplent la rive gauche (sud). La région voit la traite d’esclave et le commerce d’ivoire enrichirent le peuple téké, alors érigé en royaume.

Du XVIe au XIXe siècles  

Dès le XVIe ou XVIIe siècle, la région du Pool devient une vraie plaque tournante entre le bassin du fleuve et les régions côtières. Des légumes des Amériques sont aussi introduits à l’intérieur du continent grâce au commerce et les esclaves (le plus souvent des vaincus dans différents conflits) partent vers Loango, l’embouchure du fleuve et au Sud du royaume kongo. Les Bobangis, parfois appelés Bangala (gens du fleuve), occupaient la majeur partie du commerce avec la région équatoriale en naviguant le fleuve et ses rivières jusqu’aux villages Téké du Pool.

Au cours des XVIIIe et XIXe siècles des pêcheurs et surtout des commerçants téké venus du nord installent des marchés et des villages au sud du Pool Malebo et sur le plateau qu’on nommera plus tard le plateau des Batéké. Ces villages sont des colonies car les Téké se limitent à la pêche et au commerce. Les tribus de la région, Humbu et Mfinu, étaient considérées comme les propriétaires de ce côté du fleuve. Au fil du temps, les colons Téké poussent la population locale plus loin des rives, vers l’intérieur des collines. Les principaux villages Téké de la rive sud étaient Nsasa avec près de 5 000 habitants, Ntambo avec moins de 3 000 habitants. Lemba, parmi une multitude de petits villages humbu, était la capitale marchande et politique des Humbu, avec environ 300 habitants. Les marchés du fleuve voyaient des caravanes d’esclaves porteurs d’huile, d’amandes, de palme, d’arachides, de sésame et d’ivoire aller et venir. [1]

Colonisation européenne 

Henry Morton Stanley

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Henry Morton Stanley

Henry Morton Stanley atteint pour la première fois la site de la ville au niveau de Ntamo le 12 mars 1878 lors de sa traversée d’est en ouest du continent africain. En 1881, il signa le « traité de l’amitié » avec un chef téké, Ngaliema, obtenant ainsi le droit d’établissement à l’emplacement de l’actuel commune de Kintambo, sur les bords de la baie de Ngaliema, où il fonda un poste qu’il baptisa plus tard Léopoldville en l’honneur de son commettant Léopold II de Belgique. Stanley avait choisi l’endroit où le fleuve Congo devenait navigable en direction de l’amont. Le site spacieux et facile à défendre était déjà peuplé de 66 villages antérieurs à Stanley avec une population totale estimée à 30 000 habitants[2]. Stanley fonda aussi une autre station, celle-ci près du hameau de Kinshasa (nshasa signifiant « marché »), avec l’accord du chef Ntsuvila. Ce village donna son nom à la ville actuelle, se dressant, avec le village de Mpumba, là où aujourd’hui se trouve le quartier des affaires.

En 1898, Léopoldville fut reliée par le rail à Matadi. Son importance économique en fut accrue et pourtant, en 1910, on y dénombrait à peine 10 000 habitants.

Capitale grandissante  

Carte du centre de Kinshasa, 2001

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Carte du centre de Kinshasa, 2001

Le boulevard du 30 juin

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Le boulevard du 30 juin

En 1929, elle hérita de la fonction de centre administratif assumée jusque-là par Boma, par la mise en application de l’arrêté royal du 1er juillet 1923. À cette époque, Léopoldville est confinée aux communes de Kintambo et de la Gombe actuelle développées autour de la Baie de Ngaliema, ensuite apparurent les communes de Kinshasa, de Barumbu et de Lingwala. Dans les années 1930, la majorité des logements pour les employés de la Chanic, la Filstisaf et l’Utex Africa.

Léopoldville ne devint juridiquement une ville que le 25 juin 1941 (avec 5 000 hectares et 53 000 habitants); depuis 1923, elle était seulement un « district urbain ». Par la même occasion, elle devient capitale de la colonie, chef-lieu de la province du Congo-Kasaï et du district du Moyen-Congo. Elle était divisée en deux zones : la zone urbaine avec Léo II, Léo-Ouest, Kalina, Léo-I ou Léo-Est, et de Ndolo ; et la zone indigène au sud. La croissance de la ville commence en 1945 avec la fin du travail forcé qui permet aux populations noires d’ augmenter. Arrivent alors de nombreux paysans de la campagne à la recherche d’un emploi, s’entassant dans les cases de la zone indigène. La ville commence alors à se peupler majoritairement de Bakongo. Dans les années 1950, les cités planifiées de Lemba, Matete, et une partie de Ndjili furent aménagées pour loger les employés de la zone industrielle de Limete. En 1954, la ville ouvre la première université de la colonie, l’Université Lovanium.

La ville compte 11 communes et 6 zones annexes en 1957 : les communes de Kalamu, Dendale (actuelle commune de Kasa-Vubu), Saint Jean (actuelle Lingwala), Ngiri-Ngiri, Kintambo, Limete, Bandalungwa, Léopoldville (actuelle Gombe), Barumbu, Kinshasa et Ngaliema ; et les zones annexes de Lemba, Binza, Makala, Kimwenza, Kimbanseke et Kingasani. Les zones annexes de Ndjili et Matete sont ajoutées. Avec l´émeute de janvier 1959 l´indépendance politique se profile, les élections municipales, parlementaires ou présidentielle donnent lieu à des tensions ethniques qui nécessitent l´intervention de la force publique. Les Bakongos remportent néanmoins les élections municipales et présidentielle. La guerre civile qui suit l´indépendance en 1960 renforce l´immigration des balubas. Avec la prise de pouvoir du maréchal Mobutu, en 1965 le lingala devient la langue régionale enseignée à côté du francais.

La ville change officiellement de nom en 1966, de Léopoldville à Kinshasa.

En 1968, elle est dotée du statut de région au même titre que les autres régions du pays et le nombre de commune passe à 24. Les dix nouvelles communes sont : Bumbu, Kimbanseke, Kisenso, Makala, Maluku, Masina, Mont Ngafula, Ngaba, Nsele et Selembao.

La loi du 5 janvier 1975 en fit la huitième Région de la République (le Kivu a été scindé depuis), avec la création des nouveaux organes administratifs.

Croissance urbaine et maux africains 

Année Habitants
1920* 1 600
1936 40 300
1938 35 900
1939 42 000
1947 126 100
1957 299 800
1959 402 500
1967 901 520
1968 1 052 500
Année Habitants
1970 1 323 039
1974 1 990 700
1976 2 443 900
1984 2 664 309
1991 3 804 000
1994 4 655 313
2003 6 786 000
2005 7 500 000
2015 est. 12 000 000
Source: Populstat, World Gazetteer
(*) ne compte que les communes de Léopoldville de l’époque

En 1945, la capitale du Congo belge abritait 100 000 personnes. À l’indépendance, en 1960, Léopoldville comptait 400 000 âmes, ce qui en faisait la plus grosse agglomération d’Afrique centrale. Quinze ans plus tard, après que la ville ait reçu le nom de Kinshasa en 1966, sa population avait déjà franchi le cap des 2 millions. Elle a crû de manière considérable, passant donc de 500 000 habitants à la fin des années 1960, à 4 787 000 en 1998. Les dernières estimations selon le recensement administratif de 2005 sont à 7 500 000 habitants.

En 1991, et ensuite en 1993, Kinshasa est victime de pillages, dont les séquelles sont encore visibles tant matériellement qu’humainement quinze ans plus tard. Ces pillages suivent une crise économique due au système politique et économique tant inefficace que corrompu de l’ensemble du pays.

Selon les estimations, elle pourrait atteindre plus de 10 millions d’habitants en 2015 (se hissant ainsi parmi les 30 plus grosses agglomérations mondiales). Selon la Banque mondiale le volume des emplois créés par le secteur informel en milieu urbain en Afrique est quasi inégalé, avec 95 % (contre 45 % et 50 % dans quelques villes comme Freetown ou Ouagadougou).

En dépit du fait qu’il soit parmi les pays les plus riches d’Afrique quant aux richesses du sol, du sous-sol et humaines, le Congo occupe actuellement l’une des dernières places au monde quant à son PNB et son niveau de vie réel.

Selon une enquête du Réseaux des éducateurs des enfants et jeunes de la rue (REEJER) de 2006, 13 877 enfants vivent et travaillent dans les rues de Kinshasa, principalement dans les communes de Masina, Kimbanseke et Limete.

Géographie  

Min.
(°C)
Max.
(°C)
Pluie
(mm)
Janvier 21 31 135
Février 22 31 145
Mars 22 32 196
Avril 22 32 196
Mai 22 31 159
Juin 19 29 8
Juillet 18 27 3
Août 18 29 3
Septembre 20 31 30
Octobre 21 31 119
Novembre 22 31 222
Décembre 21 30 142
* Sources : BBC Weather

Icône de détail Article détaillé : Géographie de Kinshasa.

La ville-province s’étend sur une surface de 9 965 km² composée d’un grand plateau (Plateau du Kwango), d’une chaîne de collines (monts Ngaliema, Amba, Ngafula), d’une plaine et de marécages au bord du Pool Malebo. La plaine est la partie la plus peuplée et s’étend en forme de croissant de la baie de Ngaliema à l’Est jusqu’au plateau du Kwango à l’Ouest du Pool Malebo.

Les variations annuelles de température dans la région de Kinshasa sont d’environ 13 °Celsius. Le climat est de nature équatoriale (chaud et humide), composé d’une saison des pluies de 8 mois. La saison sèche est de mi-mai à mi-septembre. Le reste de l’année est relativement pluvieux surtout aux alentours de mars ou novembre.

Plusieurs rivières de diverses dimensions traversent les plaines de la ville-province, généralement prenant source dans les collines, coulant du Sud vers le Nord, pour se jeter dans le fleuve Congo. Des lacs de tailles réduites, comme le lac Ma Vallé et le lac Vert, y sont aussi localisés.

Les 24 communes de Kinshasa

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Brazzaville

Fleuve Congo

Pool Malebo

Baie
de Ngaliema

Gombe

Barumbu

Kin.

Ling.

K.-V.

Ng.-Ng.

Kal.

Banda-
lungwa

Kintambo

Ngaliema

Selembao

Bumbu

Makala

Ngaba

Lemba

Limete

Matete

Kinsenso

Masina

Ndjili

Kimbanseke

Nsele

Mont Ngafula

Nsele

Maluku

abréviations : Kinshasa (Kin.), Kasa-Vubu (K.-V.), Lingwala (Ling.), Ngiri-Ngiri (Ng.-Ng.)

 

En face de Brazzaville  

Kinshasa et Brazzaville vues par satellite.

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Kinshasa et Brazzaville vues par satellite.

En face, sur la rive droite du fleuve, on trouve Brazzaville, capitale de la République du Congo. Pour bien différencier les deux pays ayant « Congo » dans leur nom, on appelle parfois la République démocratique du Congo « Congo-Kinshasa », par opposition au « Congo-Brazzaville ». En plus d’être jumelée avec Brazzaville, Kinshasa est jumelée avec Lomé, Dakar, Ndjamena, Bruxelles et Utrecht.

Éducation 

La ville de Kinshasa compte plusieurs universités ou instituts d’enseignement supérieur :

Rectorat de l'Université de Kinshasa.

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Rectorat de l’Université de Kinshasa.

  • Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM/KIN)
  • Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa (I.S.S./KIN);
  • Institut supérieur des arts et métiers (ISAM)
  • Institut supérieur pédagogique (ISP)
  • Facultés catholiques de Kinshasa (FACAKIN)
  • Université de Kinshasa (UNIKIN), anciennement appelée l’Université Lovanium
  • Université américaine de Kinshasa ou Université franco-américaine de Kinshasa
  • Université cardinal Malula
  • Université chrétienne Cardinal Malula (UCCM)
  • Université chrétienne de Kinshasa (UCKIN)
  • Université centrale de Kinshasa
  • Université libre de Kinshasa (ULK)
  • Université pédagogique nationale (UPN), ancien IPN
  • Université protestante du Congo (UPC)
  • Université Simon Kimbangu
  • Université William Booth (UWB)
  • Université Chrétienne Internationale (UCI)

Culture  

Transport 

Plusieurs compagnies privées dont la Société de transport urbain (STUC) et la société publique City train (12 bus en 2002) désservent la ville. Les lignes d’autobus sont :

D’autres sociétés assurent aussi le transport en commun : Urbaco, Tshatu Trans, Socogetra, Gesac et MB Sprl. Les bus de la ville transportent un maximum de 67 000 voyageurs par jour. Plusieurs sociétés gèrent des taxis et taxi-bus. La majorité (95,8 %) du transport est assuré par des particuliers.

La ville envisage la création d’un tramway en collaboration avec la Société des transports intercommunaux bruxellois (STIB), dont les travaux pourraient débuter en 2009 pour s’achever vers 2012-2015. La question de l’électricité reste en suspend[4].

L’ONATRA exploite trois lignes des chemins de fer urbains reliant le centre au commune périphérique, dont une va au Bas-Congo[5].

  • La ligne principale relie la Gare centrale à l’aéroport de Ndjili, et compte 9 stations : Gare centrale, Ndolo, Amicongo, Uzam, Masina/Petro-Congo, Masina sans fil, Masina/Mapela, Masina/Quartier III, Masina/Siforco, Camp Badara et l’aéroport de Ndjili.
  • La deuxième ligne relie la Gare centrale à Kasangulu dans le Bas-Congo, en passant par Matete, Riflart et Kimwenza.
  • La troisième ligne la Gare centrale à Kinsuka-Pompage dans la commune de Ngaliema.

Port de Kinshasa 

Icône de détail Article détaillé : Port de Kinshasa.

Organisé administrativement en Département au sein de l’Office national des Transports (ONATRA), le Port de Kinshasa est le point de départ et le terminus de la navigation sur le fleuve Congo entre, d’une part, Kinshasa et Kisangani sur le fleuve, et d’autre part, entre Kinshasa et Ilebo sur le Kasaï.

Il est également au départ et à l’arrivée des marchandises à l’exportation et à l’importation depuis le port de Matadi qui accueille les navires de haute mer. À ce titre, il a souvent été considéré comme l’arrière-port du Port de Matadi.

Langues  

La population de Kinshasa venant de tous les coins du Congo, de plusieurs pays d’Afrique et du Monde, plusieurs langues sont parlées dans la ville comme dans toute ville cosmopolite. Les langues les plus importantes reflètent la composition de la population. Le français est parlé pour les échanges commerciaux, la gestion administrative et l’enseignement. La plupart des écrits sont rédigés en français. C’est aussi la principale langue des médias. Le lingala reste la langue principale de la ville, et il arrive souvent que des kinois parlent mieux le lingala que le français. C’est la langue de la culture populaire, de la musique, des églises, du théâtre populaire, de l’armée et de la police nationale depuis l’époque coloniale. Le kikongo, le swahili et le tchiluba sont aussi parlés par leurs communautés respectivement originaires de l’Ouest, de l’Est, du Sud-Est, et du centre du pays. Le lingala, déjà langue véhiculaire du Nord du fleuve avant et durant la période coloniale, s’est imposé comme langue majoritaire parce qu’un grand nombre de kinois est originaire de régions où le lingala était déjà une langue véhiculaire. Il a notamment remplacé le kikongo comme langue principale de la région.

La majorité des enfants parle le lingala, qui supplante dès lors la ou les langues des tribus de leurs parents.

Sports  

La ville de Kinshasa possède plusieurs ligues de football. L’Entente provinciale de football de Kinshasa (EPFKIN) est la ligue de haut niveau, chaque saison 6 équipes sont réléguées et 6 autres sont promues avec l’Entente urbaine de football de Kinshasa (EUFKIN). Les équipes qui ont gagnée le plus de fois au niveau provinciale et nationale sont notamment : l‘AS Vita Club, le Daring Club Motema Pembe (DCMP) et l’AS Dragons (AS Bilima).

En basketball, l’Entente provinciale de basketball de Kinshasa (EPROBAKIN) et l’Entente urbaine de basketball de Kinshasa (EUBAKIN) se partage les équipes. La fameuse BC Onatra de Kinshasa fut la première équipe de Dikembe Mutombo.

Jumelages  ]

Divers 

Actuellement, la deuxième agglomération pour un pays francophone au monde, après Paris et avant Montréal. Démographie oblige, Kinshasa devrait dépasser Paris dans quelques années[réf. nécessaire], devenant ainsi la plus grande agglomération d’un pays francophone tous continents confondus.

Galerie 

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Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 31 mai 2008

VILLES ar2-r.gif (1769 octets) Kinshasa

 

 
 
 
 

 dans ACTUALITES kinshasaBâtie sur le fleuve Congo, en face de Brazzaville (capitale du Congo), Kinshasa forme une entité administrative à statut particulier et joue le rôle de centre administratif, économique et culturel de la République démocratique du Congo. Elle s’étend sur plus de 30 kms de l’est à l’ouest et sur plus de 15 kms du nord au sud. Les limites de la région de Kinshasa sont le Bandundu au nord et à l’est, le Bas-Congo au sud et à l’ouest la République du Congo dont elle est séparée par le fleuve Congo. L’altitude moyenne de la ville est de 300 m. Une partie importante de la superficie de la région de Kinshasa est rurale, couverte d’une savane herbeuse parsemée d’arbustes. La population vivant en zone rurale représente un peu moins de 10 %.

En 1881, Stanley fonda un poste qu’il baptisa Léopoldville en l’honneur de son commettant, le Roi des Belges, Léopold II. Il avait choisi l’endroit où le Congo, devenait navigable en direction de l’amont. Le site était donc favorable, d’autant plus qu’il était spacieux et facile à défendre (On avait recensé 66 villages antérieurs à Stanley sur le site occupé par la ville actuelle avec une population totale estimée à 30.000 habitants). Le hameau de Kinshasa, auquel la capitale doit son nom actuel, se dressait là où aujourd’hui se trouve le quartier des affaires. En 1898, Léopoldville fut reliée par le rail à Matadi. Son importance économique en fut accrue et pourtant, en 1910, on y dénombrait à peine 10 000 habitants. En 1929, elle hérita de la fonction de centre administratif assumée jusque-là par Boma. Kinshasa ne devint juridiquement une ville qu’en 1941; depuis 1923, elle était seulement un « district urbain ». La loi du 5 janvier 1975 en fit la huitième Région de la République, avec la création des nouveaux organes administratifs. En 1945, la capitale du Congo belge abritait 100 000 personnes. A l’indépendance,en 1960, Léopoldville comptait 400 000 âmes, ce qui en faisait la plus grosse agglomération d’Afrique centrale. Quinze ans plus tard, après que la ville ait reçu le nom de Kinshasa en 1966, sa population avait déjà franchi le cap des 2 millions et, en 1996, selon certaines estimations, les 4 millions seraient atteints. Kinshasa est l’une des grandes métropoles du continent africain.

La ville impose d’abord une incroyable diversité. Elle possède cependant une unité passionnante à chercher et ne se révèle qu’à celui qui a longuement parcouru ses rues, conversé avec ses habitants et suivi les créations sous toutes ses formes. La diversité provient d’abord de ses quartiers, dont les caractéristiques sont extrêmement divergentes. Les cités de luxe s’opposent avec arrrogance aux cités planifiées, lesquelles défient les innombrables zones d’habitat spontané plus récent. Les zones sont au nombre de 24 et on compte plus de 150 quartiers dans la ville. La ville connaît une très forte concentration de l’activité économique et des services dans la partie nord de la ville, appelée « La ville blanche », peuplée de gratte-ciel. Le quartier résidentiel, aux larges et somptueuses villas et ambassades, longe la rive sud du fleuve Congo. Dans ce quartier de Gombé réside l’élite, la classe aisée de la société zaïroise et les expatriés. Limete est une Zone très hétérogène car, à côté de quartiers d’auto-construction, elle comprend un quartier d’expatriés et d’une minorité zaïroise à haut revenu. Jouxtant ces quartiers privilégiés, la « Cité », zone populeuse, est le second centre commercial de la ville. Les plus anciens quartiers de Kinshasa sont Kintambo, Kinshasa, Lingwala et Barumbu. Ils sont devenus très vétustes et surtout envahis par des constructions remplissant presque la totalité des parcelles. Cependant, sans plan d’urbanisme, de nouvelles cités beaucoup plus éloignées se sont construites, obligeant la population de ces quartiers périphériques à de longues migrations quotidiennes pour se rendre au travail dans les quartiers d’activités, le plus souvent dans des moyens de transport collectifs (bus, taxi), vétustes et dangereux dû en grande partie à la voirie complétement dégradée. Les anciennes zones annexes de la capitale n’ont pas connu de plan d’urbanisme, elles se sont donc étendues sans cesse jusqu’à constituer des faubourgs semi-ruraux ce qui explique l’étalement de la ville. Ce processus d’urbanisation, mal maîtrisé, est créateur de villes dans la ville. L’habitat est, en général, de type maison individuelle sans étage, en dur et constitué de deux pièces sur une parcelle de quelques dizaines de mètres carrées, le plus souvent cultivée, ce qui donne à la ville l’aspect d’un immense jardin. L’électricité et l’eau sont distribués de façon inégale dans l’ensemble de la ville. L’artère principale de Kinshasa est le boulevard du 30 Juin qui part de la gare de Kinshasa bâtie à la fin du siècle dernier et s’allonge sur environ 5 km. Les autres voies importantes de la ville sont l’avenue Kasa-Vubu, artère représentative de la vie intense de la « Cité » et l’avenue Lumumba, qui dessert le quartier industriel et résidentiel de Limete pour rejoindre ensuite la route de N’Djili.

Si la population de Kinshasa atteint à peine les 10 % de la population totale du pays, son industrie couvre les 20 % du produit intérieur brut. Les fabriques sont souvent groupées et paraissent très actives. Kinshasa produit de l’agro-alimentaire, des textiles, des meubles en acier, du savon et de la margarine, des peintures, des imprimés, des chaussures, des cigarettes, des plastiques de toutes sortes et des produits pharmaceutiques. La moitié de l’approvisionnement en produits vivriers vient de l’extérieur. La structure est donc fragile. mais, à dire vrai, la ville est surtout une villes de services.

Depuis les pillages de 1991 et 1993, la situation économique demeure très difficile. Les infrastructures ne cessent de se dégrader: routes impraticables, bâtiments publics délabrés, voiries inefficaces. L’Etat ne payant plus la pléthore de fonctionnaires, les services administratifs ne fonctionnent plus que sur les recettes réalisées. Le secteur informel devient prépondérant et assure une économie de survie. Cette situation économique catastrophique a pour conséquence la paupérisation de la population et a un effet direct non seulement sur l’état sanitaire de cette même population, mais aussi sur la dégradation des services de santé.

D’un point de vue administratif, l’entité urbaine de la ville de Kinshasa est une région à part entière et est divisée en 24 zones répertoriées ici par ordre alphabétique :

Bandalungwa, Barumbu, Bumbu, Gombe, Kalamu, Kasa-Vubu, Kimbanseke, Kinshasa, Kisenso, Kitambo, Lemba, Limete, Lingwala, Makala, Maluku, Masina, Matete, Mont Ngafula, Ndjili, Ngaba, Ngaliema, Ngiri-Ngiri, N’Sele et Selembao.

Kinshasa traverse la saison des pluies entre octobre et mai. Les tornades de pluies, d’une rare violence, durent quelques heures, puis le ciel s’éclaircit, et le soleil devient brûlant. La luminosité n’est jamais aussi belle qu’après une pluie; l’air, lavé de toutes les poussières, a une transparence exceptionnelle. Les températures sont élevées et l’humidité ambiante crée une atmosphère lourde, parfois étouffante. La saison sèche, de juin à septembre, se caractérise par l’absence de pluies, des températures plus fraîches et un ciel couvert.

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L’allaitement maternel corrélé à l’intelligence

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 mai 2008

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L'allaitement maternel corrélé à l'intelligence dans EDUCATIONLe Docteur Michael S. Kramer de l’Université McGill et son équipe ont mené une étude sur l’allaitement maternel avec un échantillon aléatoire de 14.000 enfants suivis pendant six ans et demi. Leur conclusion est publiée dans le dernier numéro de Archives of General Psychiatry : l’allaitement maternel prolongé produit une hausse du quotient intellectuel des enfants. « Notre étude constitue la preuve la plus flagrante à ce jour qu’un allaitement maternel prolongé et exclusif rend les enfants plus intelligents », a déclaré le dr Kramer, professeur de pédiatrie, d’épidémiologie et de biostatistique à la Faculté de médecine de l’Université McGill.

La moitié des mères participant à l’étude a effectué un allaitement maternel prolongé et exclusif tandis que les autres ont reçu les soins et le suivi habituels offert par la maternité. La capacité cognitive de chaque enfant a ensuite été déterminée à l’aide de tests d’intelligence et d’évaluations au sujet du rendement scolaire. L’analyse de ces paramètres a montré que le groupe qui avait fait la promotion de l’allaitement maternel avait des résultats nettement meilleurs.

« L’effet de l’allaitement maternel sur le développement du cerveau et l’intelligence est depuis longtemps un sujet très débattu, explique le dr Kramer. La majorité des études étaient associatives ; à présent, grâce à la nature aléatoire de notre étude, nous pouvons établir une inférence plus causale entre l’allaitement maternel et l’intelligence. »

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Bemba, qui reste détenu, va en appel

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 mai 2008

Bemba, qui reste détenu, va en appel dans ACTUALITES pict_129775

Mis en ligne le 29/05/2008 .La chambre du conseil de Bruxelles a refusé sa mise en liberté provisoire. Il va en appel ce jeudi. Violences lors de manifs pro-Bemba en Equateur.

La chambre du conseil de Bruxelles a décidé mercredi de maintenir en détention le chef de l’opposition congolaise, Jean-Pierre Bemba, arrêté samedi à son domicile de Rhode-St-Genèse sur mandat de la Cour pénale internationale.

Son avocat, le bâtonnier Pierre Legros, avait plaidé que M. Bemba n’avait aucune intention de se soustraire à la justice internationale et pouvait donc être remis en liberté en attendant son procès. Ce jeudi, il fera appel de la décision de la chambre du conseil devant la chambre des mises en accusation, qui se prononcera dans les huit jours.

Intérêts belges visés

Pendant ce temps, dans la région d’origine de M. Bemba, l’Equateur (nord-ouest du Congo) le gouverneur de province, José Makila (du parti de M. Bemba, auquel il ambitionne de succéder pour diriger la formation) a annoncé mercredi la suspension de toute manifestation de soutien au prisonnier après des dérapages xénophobes en début de semaine. « J’ai demandé à ce que toutes les manifestations soient suspendues jusqu’à nouvel ordre, sur tout le territoire de l’Equateur, parce que les manifestants s’attaquent aux expatriés« , a-t-il déclaré à l’AFP.

Lundi à Mbandaka, capitale de l’Equateur, des partisans de M. Bemba avaient lancé des pierres contre les installations de la Mission de l’Onu au Congo (Monuc). Mardi à Gemena, ancien bastion de Bemba à environ 500 km au nord de Mbandaka, les bureaux d’ONG, notamment financées par la Belgique, ont été saccagés par des manifestants.

Une justice « impartiale »

Le gouverneur, apparenté à Jean-Pierre Bemba, a souligné que les autorités belges n’avaient fait « que respecter leur engagement vis-à-vis de la CPI en procédant à l’arrestation » du chef du MLC.

« Nous devons laisser la justice faire son travail, et nous savons que la justice occidentale est impartiale », a poursuivi le gouverneur de l’Equateur – qui est le seul membre de l’opposition à occuper ce poste.

« Nous ne voulons que la libération provisoire de Jean-Pierre Bemba, qui s’est dit prêt à répondre aux questions de la CPI. Mais il doit pouvoir préparer sa défense dans de bonnes conditions », a-t-il ajouté.

 

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Jean-Pierre Bemba maintenu en détention

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 mai 2008

La chambre du conseil de Bruxelles a ordonné le maintien en détention de l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba.

Jean-Pierre Bemba maintenu en détention

 

Ceux-ci ont annoncé leur intention d’interjeter appel ce mercredi ou jeudi.

M. Bemba, placé dimanche sous mandat d’arrêt, a comparu mercredi matin devant la chambre du conseil. Un important dispositif policier avait été mis en place.

Les avocats de M. Bemba avaient réclamé la remise en liberté provisoire de leur client. Le ministère public avait, lui, demandé le maintien en détention de l’opposant congolais. Interpellé samedi soir en région bruxelloise sur mandat de la Cour pénale internationale de La Haye (CPI), Jean-Pierre Bemba est soupçonné de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, dont des viols et actes de torture commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003.

Les avocats de M. Bemba estimaient que la légalité de la procédure de l’arrestation de leur client n’avait pas été entièrement respectée. Ils ont expliqué que M. Bemba aurait dû être assisté par son conseil lors de son interrogatoire.

« M. Bemba a communiqué le nom de ses avocats lorsqu’il a été interrogé par le juge d’instruction et nous étions pourtant tous disponibles à ce moment-là », a expliqué Me Aimé Kilolo Musamba.

Le conseil de M. Bemba considère que la détention préventive du sénateur congolais n’est pas justifiée car celui-ci n’a pas l’intention de se soustraire à la justice. M. Bemba, qui garde le moral, souhaite au contraire s’expliquer devant la Cour Pénale Internationale de La Haye (CPI), ont déclaré ses avocats.

« M.Bemba a échangé dès 2003 des courriers avec les Nations Unies en leur demandant l’envoi d’enquêteurs et pour apporter des éléments d’information. Il faut préciser que nous sommes actuellement en 2008 et que les faits soulevés par la Cour pénale internationale datent eux de 2002. M. Bemba vit en Belgique depuis plus d’un an et était au courant depuis plus d’un an également qu’une enquête avait été officiellement ouverte à sa charge. Il est difficile d’évoquer dans ce cas l’urgence. Il a eu tout le temps de prendre la fuite si c’était son intention », a déclaré Me Aimé Kilolo Musamba.

« Cela remet en question la présomption d’innocence et le principe de liberté dont la privation doit rester l’exception. Il faut préciser également que le sénateur Jean-Pierre Bemba détient un passeport diplomatique », a ajouté l’avocat.

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Bemba : liberté rejetée, le Mlc marche ce samedi à Kinshasa !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 mai 2008


Le week-end s’annonce chaud, en RD. Congo. François Muamba qui invite les fédérations Provinciales du Mlc à se mobiliser précise, toutefois, que chacune d’elles, a l’initiative de rassemblements. A Kinshasa, la capitale, le rendez-vous est fixé pour ce samedi. « Nous continuons à demander sa liberté provisoire. Bemba n’est pas un bandit de grand chemin. Le détenir au motif qu’il pourrait fuir n’a pas de sens », déclare-t-il, en réaction à la décision de la chambre du conseil de Bruxelles rendue hier, après-midi.
Bemba reste détenu à la prison de Saint-Gilles, dans une des agglomérations bruxelloises. Il y passera autant de jours que nécessitera la procédure de son extradition. Selon les estimations les plus optimistes du parquet fédéral belge, il en a pour un à deux mois. La procédure est longue et complexe. Elle est entourée de multiples préalables. D’abord, pour qu’elle soit vidée, la CPI doit transmettre à la justice belge le mandat d’arrêt définitif. Le premier mandat émis le 23 mai dernier, n’aura servi qu’à son arrestation. Une fois cette étape achevée, la justice belge statuera de nouveau pour lever la dernière option en vue de son extradition à la Haye, au Pays-Bas, siège de la Cour Pénale Internationale.
La chambre du conseil de Bruxelles, juridiction devant laquelle Jean-Pierre Bemba Gombo a comparu hier, dans la matinée, a, après délibérations, rejeté sa demande de liberté provisoire. La décision est intervenue à l’issue d’une audience qui s’est déroulée à huis clos.
Les efforts de la défense
Les avocats de Bemba se sont divisés en mille morceaux pour démontrer des irrégularités dans la procédure. Lors du premier interrogatoire, par exemple, ils ont relevé que M. Bemba n’avait pas été assisté par un avocat. Ils ont expliqué, par ailleurs, que Bemba avait des attaches solides en Belgique si bien qu’il fallait écarter toute hypothèse de fuite. Il a une maison à Bruxelles et ses enfants étudient en Belgique. Là aussi, la Chambre est restée sceptique.
Et après ?
Pour la suite, ils promettent de poursuivre la procédure. Me Kilolo Musamba, l’un de ses avocats, a laissé entendre que ce n’est qu’une partie remise. Il a avancé l’idée de rechercher cette liberté provisoire moyennant quelques garanties. Dans ce cadre, le paiement d’une caution n’est pas exclu, pour atteindre cet objectif. Normalement, cette chambre du Conseil de Bruxelles est limitée dans son entreprise. Sa mission, à cette phase, est de vérifier la conformité de la procédure. Le fond de l’affaire relève plutôt du ressort exclusif de la Cour Pénale Internationale. Pour Me Kilolo, Bemba aurait dû être entendu sans subir la privation de liberté. « Il se dit prêt à donner des éléments nouveaux au Procureur de la CPI », sur ce dossier. Mais les avocats ne sont pas au bout de l’imagination. Ils disposent également d’une ultime issue ; celle d’interjeter un appel pour faire casser cette décision. Le droit belge permet
au parquet fédéral d’user, à son tour, du même droit. Un fait à signaler. Hier, la police belge postée au palais de justice de Bruxelles, n’a pas laissé entrer les fidèles de Bemba au sous-sol où est située la salle d’audience. Ils ne l’ont pas même pas vu.
François Muamba mobilise les fédérations du Mlc
C’est une réaction musclée. François Muamba Tshishimbi, le Secrétaire Général, a encore foi en l’avenir de Bemba. Il râle et promet des manifestations. Déjà, il mobilise toutes les fédérations du parti à travers le pays. A Kinshasa, le rendez-vous est fixé pour ce samedi 31 mai. A l’Equateur, José Makila, craignant d’éventuels dérapages, interdit les marches de soutien. Il reste qu’ailleurs, ce mot d’ordre soit entendu. Le week-end s’annonce, en effet, chaud, voire très chaud. La décision de la chambre du conseil de Bruxelles servira de prétexte à tout.
Les cadres dirigeants du Mlc devraient veiller à ce que les manifestations annoncées ne les éclaboussent pas davantage. Il s’agit là, d’un nouveau pari pour le parti de JP Bemba. L’épreuve est âpre. Autant qu’elle ressuscite le spectre d’une guerre de succession au sein du parti, autant qu’elle extériorise ses capacités mobilisatrices, en cette période douloureuse. Les responsabilités des uns et autres, dans les faits reprochés à Bemba, seront-elles oubliées ou partagées ? Luis Moreno-Ocampo a ouvert, décidément, une boite à pandore. Le mandat contre Bemba n’est, apparemment, qu’un petit arbre qui cache la forêt.

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Le Japon a l’Afrique à cœur

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 mai 2008

Revue de presse Afrique

Frédéric Couteau     		(Photo RFI)Frédéric Couteau
(Photo RFI)

« Le Japon a l’Afrique à cœur ». Constatation du quotidien malien L’Essor à propos de la 4ème Conférence internationale sur le développement de l’Afrique, le TICAD, qui s’est ouverte hier à Yokohama au Japon. « Qu’il s’agisse d’infrastructures, de croissance économique, d’agriculture, de lutte contre les maladies, ou encore d’aide publique au développement, Tokyo annonce plusieurs initiatives en faveur du continent », s’exclame L’Essor. Cette coopération entre le pays du Soleil-Levant et le continent n’est pas nouvelle, souligne le quotidien malien, qui rappelle que le premier TICAD date de 1993. « C’est ainsi que grâce à Tokyo sont nées d’autres initiatives de pays asiatiques, dont la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, en direction du continent. Des initiatives, souligne le quotidien bamakois, qui ont contribué à jeter un pont entre l’Asie et l’Afrique ».

L’Afrique courtisée… mais respectée ?

Alors tout cela ne va pas sans arrière-pensées… C’est ce que nous explique L’Observateur à Ouagadougou dans un long article au titre évocateur : « le continent noir et ses soupirants aux yeux bridés »

« Comme on le voit, ces dernières années, le berceau de l’Humanité, malgré les maladies, les guerres et les crises sociales en tout genre, suscite un regain d’intérêt de la part des pays développés », constate le journal burkinabé. Et notamment donc, des pays émergents d’Asie. L’Observateur poursuit : « et les initiatives foisonnent pour courtiser l’Afrique, comme une jeune fille dont tous veulent s’attirer les faveurs, à savoir les matières premières et les sources d’énergie. (…) C’est ce qui explique les multiples sollicitations dont notre continent fait l’objet, s’exclame L’Observateur. Les sommets France-Afrique, UE-Afrique, Chine-Afrique, Inde-Afrique, Japon-Afrique, l’AGOA, et nous en oublions, sont autant de cadres de rencontres pour charmer un continent très riche en ressources naturelles. (…) Et comme une fille frivole, poursuit le journal, les pays africains sont toujours prompts à répondre à ces rendez-vous galants. » Et L’Observateur de se demander « si ces foires ne sont pas de véritables marchés de dupes. Car, affirme-t-il, depuis des décennies, malgré la tenue régulière de ces jamborees et les milliards de dollars déversés sur le continent, l’Afrique patauge dans la fange du sous-développement. »

Même constat pour Le Potentiel au Congo Démocratique : « si elle veut réussir son développement, l’Afrique doit passer du stade de ‘convoité’ à celui de ‘partenaire respecté’. Capable d’organiser le commerce interrégional et de transformer ‘localement’ toutes ses richesses. »

Militaires en Guinée : toujours plus !

La fronde des militaires en Guinée se poursuit. « Tout porte à croire qu’on est loin de l’épilogue du bras de fer qui oppose les soldats à leur hiérarchie », constate Le Diplomate qui relate le dernier fait d’armes des militaires en colère : le blocage d’un avion américain sur l’aéroport de Conakry. Du coup, déplore le journal, « Air France et Air Sénégal ont annulé leurs vols en provenance de Paris et Dakar. Les armes crépitaient au camp Alpha Yaya Diallo et dans les quartiers environnants ». Et pour couronner le tout, « Conakry a été subitement plongée dans les ténèbres hier soir en raison d’une coupure d’électricité. »

« Bruits de bottes nocturnes à Conakry », s’exclame le site d’information Guinée News qui signale lui aussi la reprise de tirs et qui rapporte la dernière exigence des mutins : la mise à la retraite de tous les vieux généraux de l’armée…

De son côté, Aminata, autre site d’information, établit un nouveau bilan des émeutes : 13 morts, 9 civils et 4 soldats, et 47 blessés graves. « Pour les populations, l’hécatombe devient insupportable », s’exclame Aminata qui rapporte également de nombreux pillages et braquages.

Vergès à la pêche aux millions…

Enfin, que faisait donc l’avocat français Jacques Vergès à Yaoundé ces derniers jours ? On sait qu’il a eu un entretien lundi dernier avec le président Biya. Une audience officielle, ouverte aux médias, mais rien n’a filtré. Le quotidien Mutations croit avoir la réponse : l’avocat français, « spécialiste des causes perdues, (…) aurait été sollicité pour retrouver l’argent engagé dans le scandale de l’Albatros, du nom de l’avion présidentiel, rappelle le journal, acheté par quelques collaborateurs du chef de l’Etat et qui s’est révélé être une affaire foireuse, ruineuse et dangereuse. » Mais il n’y a pas que ça… Mutations affirme que Jacques Vergès aurait également été sollicité pour « rapatrier au Cameroun, des sommes supposées planquées à l’étranger par plusieurs pontes du régime. » Et le quotidien camerounais de s’interroger : « quel a été le deal finalement conclu entre Paul Biya et Jacques Vergès ? Y-a-t-il un échéancier ? Par quel dossier l’avocat commencera-t-il ? Le mystère continue de planer, affirme Mutations, sur ces détails qui ont pourtant leur importance. »

par Frédéric  Couteau

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Matières Premières

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 mai 2008

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Matières Premières dans ECONOMIE cleardot

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  cleardot dans ECONOMIE

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L'Edito Matières Premières

Jeudi 29 mai 2008
Paris, France

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Dans cette édition :

puce  Comment l’incroyable envolée du prix du fret nous impacte-t-elle ?
tab  Fret, matières premières et inflation : un trio qui s’emballe !
tab  Isabelle Mouilleseaux

puce  Le dollar reprend-il durablement le dessus sur le yen ?
tab  Peut-être une sortie de canal en vue. Tenez-vous prêt !
tab  Jérôme Revillier

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Comment l’incroyable envolée du prix du fret nous impacte-t-elle ?
Isabelle Mouilleseaux

La folie s’empare du fret
Jamais les matières premières n’ont été aussi demandées, exportées et importées. Tout autour de la planète, on s’arrache le blé, le riz, le charbon, le brut, l’acier… et pour transporter tout cela, il faut des bateaux. Beaucoup de bateaux car 95% des échanges mondiaux prennent la voie des mers.

110% de hausse depuis janvier dernier
La demande est telle que les prix du fret maritime sec se sont envolés de 110% depuis le creux de janvier et de 155% depuis le 1er janvier 2007. Ils ont même été multipliés par 10 depuis 2002. Par 10 ! A l’époque, livrer une tonne de vrac vous coûtait 10 $. Aujourd’hui, pour acheminer le même volume, il faut débourser plus de 100 $ !

Le coût d’acheminement du minerai de fer du Brésil jusqu’en Chine a doublé depuis février et explique largement la hausse observée.

Le coût du fret dépasse le prix de la marchandise livrée !
Pour être concret, affréter un Panamax — un des plus gros vraquiers en circulation — afin de transporter des céréales d’Europe vers l’Asie, vous coutera 118 000 $ la journée contre 9 400 $ en 2002. Autre exemple : la tonne de charbon livrée par l’Afrique du sud à l’Europe est facturée 52 $ contre 5 $ en 2002.

Les prix du fret sont délirants au point de dépasser de plus en plus souvent le prix de la marchandise transportée ! Envoyer une tonne de fer du Brésil vers la Chine coûte actuellement 108 $ la tonne alors que la tonne de fer en vaut 80 $.

Les indices de fret pulvérisent record sur record
Le plus suivi est le Baltic Dry Index (BDI). Il représente la moyenne des prix pratiqués sur les 24 plus grosses routes mondiales de transport en vrac de matières sèches (minerais, charbon, métaux, céréales, etc.). Il a clôturé à 11 459 points vendredi dernier. Du jamais vu ! Regardez :

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Son petit frère, le Baltic Panamax Index, qui représente sept routes dont la plupart concernent les céréales, connaît lui aussi une ascension spectaculaire. Tout comme le Baltic Dirty Tanker Index, qui reflète la moyenne des prix pratiqués sur onze routes de transport de pétrole brut. Les indices s’envolent.

Pourquoi diable un tel engouement ?

Les ports sont ultrasaturés
Partout le tableau est le même : la congestion des ports est chronique. Des conteneurs gigantesques y sont immobilisés et font la queue pour charger/décharger. Une file de camions de déchargement toujours plus longue avec des routiers qui attendent pendant des heures !

La congestion touche tous les grands ports, notamment ceux d’Australie et du Brésil. Dans le port de Ponta da Madeira, d’où partent notamment le fer et les céréales exportés par le Brésil, les marchandises en attente de chargement sont passées en deux mois de 600 000 tonnes à 3 000 000 de tonnes.

A l’échelle mondiale, on manque de cargos tant la demande est intense !
Les pays émergents font exploser la demande et les compteurs : énergie, produits agricoles, minerais… ces matériaux sont indispensables à leur activité économique intense.

Or tout transite par les navires. Et le problème clé est le manque de navires. La quasi-totalité des quelques 6 600 cargos disponibles à l’affrètement naviguent déjà non-stop. Leur nombre est loin d’être suffisant par rapport à la demande de marchandises à transporter.

L’acier, le fer et le charbon : premiers facteurs de hausse
Au coeur de la problématique : l’explosion de la demande et la production d’acier partout dans le monde. Les besoins de la sidérurgie représentent 60% des transports maritimes mondiaux. Or pour faire de l’acier, il faut du fer et du charbon qui viennent notamment du Brésil, d’Australie et d’Afrique du Sud. Un seul chiffre : les importations de fer au départ du Brésil ont atteint en avril un record absolu à 43 millions de tonnes.

Le renouvellement de la flotte est menacé
Dernier paramètre : un cargo, c’est très rentable, mais ça coûte très cher — de 20 à 180 millions de dollars à l’achat en moyenne. Or ces investissements sont financés à 75% par des prêts bancaires.

Un assèchement prolongé du crédit pourrait bien, à terme, handicaper le lancement de nouveaux navires – à un moment où l’offre disponible est déjà sous pression.

Autre souci : on ne construit pas un vraquier en deux jours. Cela prend du temps, trop de temps !

Le BDI : un indicateur économique très apprécié
Dans la mesure où le fret concerne 95% des échanges mondiaux et dans un contexte de forte mondialisation, le BDI constitue un indicateur parlant de l’activité économique.

Comme le dit notre spécialiste matières Sylvain Mathon dans Matières à Profits, « le raisonnement est simple : si les prix du fret montent, c’est que la demande est forte ; donc que les volumes d’échange sont importants ; donc que l’économie est prospère — et inversement. De fait, depuis les années 80, tous les grands épisodes de récession économique ont été corrélés à un déclin de l’indice ».

Mais lorsque la panique s’empare des esprits, et la spéculation des commandes, tout peut dérailler. Voilà qui explique sans doute le plongeon du Baltic Dry Index de 50% entre son pic d’octobre et janvier dernier. Face au ralentissement économique prévisible de l’économie américaine et à l’envolée des prix des matières, les investisseurs ont parié sur une baisse des commandes des gros importateurs. Ils se sont trompés. Les BRIC résistent. Le découplage est à l’oeuvre…

Le cercle vicieux de la spirale inflationniste
Premier chose à savoir : le fret impacte directement le prix des matières premières — et ce d’autant plus que la distance est longue.

Retenez cette équation : la hausse des prix du fret dope les cours des matières premières, ce qui gérèrent des anticipations inflationnistes qui accentuent la demande de commodities et, par ricochet, le coût du fret, etc.

Producteurs de minerai, armateurs, sidérurgistes… chacun cherche à augmenter ses prix. Un véritable « deal loose loose » ! C’est comme ça que l’on enclenche la spirale inflationniste et qu’on perd le contrôle des prix.

Comment tirer profit de l’envolée du fret ?
Pour profiter de l’envolée du fret, rien de mieux que de se pencher sur le secteur d’activité et ses intervenants clé : les sociétés de fret maritime ! Il faut les analyser les unes après les autres pour en extraire la perle rare. Enfin, il faut déterminer le moment idéal pour s’y positionner et encaisser la plus-value.

C’est ce qu’a fait récemment Sylvain, permettant aux lecteurs de Matières à Profits d’engranger un profit fort sympathique en un temps record !

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QUELS SONT LES NOUVEAUX DANGERS QUI MENACENT LE CAC 40 ?

L’économie française est très dépendante de la conjoncture mondiale…

Grâce aux analyses d’une équipe de spécialistes de la finance, vous pourriez découvrir les secteurs à éviter absolument dans les mois à venir et détenir au contraire les meilleures opportunités en portefeuille — pour un patrimoine solide et en perpétuelle progression.

Prenez le pouls de la finance internationale et découvrez les cinq dangers qui menacent notre économie. Il suffit pour cela de cliquer ici…

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Le dollar reprend-il durablement le dessus sur le yen ?
Jérôme Revillier

Vous vous intéressez aux devises ? Alors lisez cet article pour ne pas rater l’occasion qui se dessine.

Je me penche aujourd’hui sur la situation de la paire USDJPY qui oppose donc le dollar US et le yen.

Il me semble qu’une configuration assez intéressante se présente et, par une analyse technique simple et une synthèse rapide de la situation économique des deux pays concernés, nous allons essayer de mettre toutes les probabilités de gains de notre côté.

Commençons par un point sur les positions des deux banques centrales de ces pays.

Dans le coin droit de notre ring planétaire…
… nous avons la Banque du Japon (BoJ) et son gouverneur fraîchement nommé, Shirakawa. Sa nomination avait d’ailleurs été précédée d’un grand bal de chaises musicales qui avait abouti à la nomination d’un gouverneur intérimaire en l’absence d’un consensus sur les candidats potentiels.

Rien de nouveau : la BoJ maintient ses taux inchangés
Shirakawa a été choisi pour être la réplique parfaite du gouverneur précédent, Fukui, réduisant à néant les illusions de ceux qui attendaient avec impatience la fin de la politique à taux bas.

Et ce n’est pas la situation économique du pays qui va l’inciter à changer de direction. En effet, le dernier rapport de la BoJ faisait état des craintes d’un ralentissement économique, de baisse des profits des sociétés et d’une production industrielle « plus ou moins » (je cite) plate.

Le fantôme de la déflation planant toujours dans les couloirs du pouvoir nippon, le moindre signe de stagnation repousse toujours un retour à une politique monétaire plus resserrée.

Ainsi, le maintien du taux directeur à 0,5% lors du dernier comité monétaire n’a surpris personne.

En face, s’accrochant aux cordes, nous avons la Fed
Pas loin du KO (ou chaos comme vous voulez), Ben Bernanke se félicite quand même chaque jour d’avoir réagi rapidement et efficacement face à la crise et à la récession qui est maintenant à 50% derrière nous (si, si c’est Alan Greenspan qui le dit).

Pourtant, la situation n’est pas reluisante avec un indice du Michigan qui a touché un plus bas de 26 ans, un indice de confiance qui recule encore, tout comme l’indice d’activité de la Fed de Richmond.

Seul note positive de la semaine, des commandes de biens durables qui progressent contre toute attente à +2,5%.

La Fed devrait, elle aussi, maintenir ses taux inchangés
Le taux directeur de la Fed, descendu à 2% lors du dernier meeting ne devrait pas bouger le 25 juin prochain, à moins que les conditions se détériorent encore plus rapidement.

Ce n’est donc pas, à mon avis, de ce côté là qu’il faut chercher une tendance ou un indice pour préparer les prises de position.

Que nous dit le graphique ?
Tendance versus retracement. La frontière entre ces deux notions est assez mince finalement et il n’est pas évident, à première vue, d’identifier un retournement de tendance ou un mouvement de correction momentanée. Regardez…

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Evolution de la parité USDYPY

Sur ce graphe journalier, nous retrouvons, tracé en rouge, le canal de tendance entamé en juin 2007 après l’explosion des subprimes.

En bleu, vous pouvez voir les niveaux de retracement de Fibonacci pour le mouvement de baisse depuis 124,09 yens à 95,69 yens touché à la mi-mars.

Le dollar se reprend contre le yen depuis son point bas de mars
Depuis ce plus bas, nous rencontrons un mouvement de reprise du dollar (tracé en vert) qui a ramené la parité entre les deux premiers niveaux de retracements Fibonacci. (102,41/106,52 yens)

L’indicateur en dessous est l’Average True Range qui, comme son nom l’indique, nous informe sur la volatilité de la paire. Ces derniers jours, une nette contraction de la volatilité (vers le niveau 1) pourrait présager un mouvement de forte ampleur comme cela a été le cas pour la dernière vague de baisse entre le 21 février et le 15 mars derniers (entouré en rouge sur le graphique).

Si nous passons maintenant sur un graphe quatre heures :

Peut-être une sortie de canal en vue : un signe clair de positionnement

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Evolution de la parité USDJPY

Vendredi prochain s’annonce comme une journée d’annonces importantes qui pourraient sonner la fin du range actuel et de la baisse de la volatilité.

Depuis le 21 avril, le cours est resté dans un range entre 105,69 yens (plus haut du 18 avril) et 102,56 yens (plus bas du 11 mai). Il est clair qu’une sortie de ce canal serait un signe fort de positionnement, et nous aurons enfin la réponse à notre question : est-ce que le dollar reprend durablement le dessus sur le yen ?

Situation explosive !
Si on regroupe toutes les données, nous nous retrouvons donc dans une situation où les actions des deux banques centrales sont aujourd’hui mitigées avec des taux bas.

Les ventes de détails au Japon, qui viennent d’être publiées, sont ressorties nettement en dessous des attentes et qui confirment donc les craintes d’un ralentissement.

La fin de semaine va être déterminante avec plusieurs annonces importantes comme le CPI (taux d’inflation) et la production industrielle.

Graphiquement, la situation devient explosive : une contraction de la volatilité couplée à une évolution en range qui se ressert pourrait nous donner un mouvement de forte ampleur dans les prochains jours.

Mon avis ?
Je m’attends à la poursuite de la hausse du dollar qui va sans doute casser le niveau des 106 yens pour aller chercher les 109,90/110 yens qui seront de nouveau un palier très dur à franchir.

A la baisse, seule la rupture du niveau des 102,4 yens serait significative.

Le dénouement ne devrait plus être très loin. Soyez prêt à réagir, le Forex est un marché où l’anticipation et la réactivité sont déterminantes. Mais ces qualités là, vous les avez déjà si vous lisez notre Edito !

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LE MEDIAGATE: ANALYSTES,EXPERTS,MEDIAS ET I NDUSTRIES DE L’INFLUENCE

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 27 mai 2008

Dans l’édition de dimanche du New York Times, un long, très long et passionnant article décrivait les méthodes du Pentagone pour manipuler les médias. Et soulignait la responsabilité des médias dans ce cadre.

Au coeur de cette nouvelle démonstration des méfaits de l’industrie de l’influence (qui regroupe la publicité, mais aussi les « public relation », l’infowar et les pouvoirs militaro-industriels) on trouve les « analystes » des médias. Une catégorie particulière : les analystes et commentateurs ne sont ni totalement journalistes liés par un code de déontologie, ni totalement propagandistes patentés dont on pourrait relier les paroles aux idéologies et aux conflits d’intérêts.

L’article du New York Times résume une enquête approfondie, une spécialité qui reste la gloire des journaux étatsuniens, et dont on aimerait tant avoir l’équivalent par ici. Cette enquête s’appuie sur l’examen de 8000 pages de documents et d’e-mails obtenus par une plainte pour déclassifier des sources. Il démontre que les « analystes militaires« des grands médias, qui viennent donner la »bonne parole », faire des conjectures et assommer le bon peuple de leur « expertise » étaient en réalité des pions au service du Pentagone d’une part et des « consultants » auprès des entreprises du complexe militaro-industriel d’autre part. A ce titre, les « analyses » et « commentaires » qu’ils délivraient sur les ondes étaient à mettre en relation avec les immenses marchés à gagner ou à perdre pour leurs commanditaires.

LE MEDIAGATE: ANALYSTES,EXPERTS,MEDIAS ET I NDUSTRIES DE L'INFLUENCE dans ACTUALITES 20generals_span-40f69

C’est ici le « médiagate » qui s’installe. Car, bien loin des quelques lignes éparses publiées dans la presse française sur ce sujet majeur, le NYT dénonce la complicité et l’aveuglement des médias qui avaient engagés et payaient ces analystes. Y compris le NY Times lui-même qui regrette certains éditoriaux de ces malfaisants.

Il n’y a pas de domination sans complices, et ceux qui aujourd’hui rejettent toute la faute sur « le Pentagone » cherchent en réalité à dédouaner leur responsabilité.

La « guerre psychologique » (psy-ops) est une stratégie pourtant connue, commentée, on trouve même des manuels militaires, des documents émanant du Pentagone pour la décrire. Dont ce fameux rapport « Information Operations Roadmap » signé par Donald Rumsfeld, ministre des armées de 2001 à 2006. Rédigé en 2003 et rendu public en 2006 après une demande au titre du « Freedom of Information Act » (on peut le lire à http://www.gwu.edu), ce document prévoyait de bloquer l’internet pour éviter la diffusion d’informations contradictoires. Le même Rumsfeld n’hésitait pas à menacer les médias en 2006 (« Any kind of moral and intellectual confusion about who and what is right or wrong can severely weaken the ability of free societies to persevere. » The Washington Post, 30 août 2006 – http://www.washingtonpost.com)

Et pourtant, malgré cette connaissance des enjeux de la guerre psychologique et des opérations ideologiques de l’armée, les médias engageaient des « analystes », des « experts » sans se poser la question de leurs liens avec l’appareil militaire et industriel. On leur demandait de signer un simple document de « disclosure », sans enquêter sur leurs employeurs et les intérêts en conflit avec la place propagandiste déterminante qui leur est offerte.

Car ces « experts » ne sont pas ceux qui apportent des « informations », mais qui émettent le « discours » idéologique global, qui « interprètent » les événements, du haut de leurs « connaissances », en général longuement vantées auparavant par les présentateurs…

Mais qui sont ces expert(e)s ?

Ces experts, nous les connaissons aussi en France, ancien militaires spécialistes de l’armée, consultant en sécurité spécialistes de la tolérance zéro, « spécialiste » de ceci ou cela… Toujours les mêmes, faisant la tournée des rédactions, ils ou elles interviennent dès qu’il se passe un événement. On leur déroule le tapis rouge et on les laisse pérorer. Mais qui sont-ils(elles) ? Qui les paye vraiment ? quels sont les intérêts croisés entre leur domaine d’expertise, leurs sources de revenus et le discours qu’ils prononcent ? Nous ne le savons jamais… et pire, ce que semble montrer l’enquête du New York Times, c’est que les médias ne se posent pas la question. Eux si prompt à salir les militants et les activistes n’enquêtent même pas sur les « experts » qu’ils commanditent ?

Oui, c’est un véritable « médiagate » qui s’ouvre sous nos yeux. Et c’est maintenant qu’il faut porter le fer : qui sont les « experts » ? A quel degré pouvons-nous croire ce qu’ils(elles) disent ? Pourquoi sont-ce toujours les mêmes « experts », avec le même angle d’analyse ? Pourquoi n’y a-t-il jamais deux « analystes » opposés ?

La guerre qui s’est installée en Irak a été le produit des mensonges médiatiques (la fameuse affaire des « armes de destruction massive ») et des commentaires récurrents par des analystes pousse-au-crime dont les petites affaires dépendaient de leur pouvoir de conviction. C’est encore et toujours « Tintin et l’Homme à l’oreille Cassée » ! Tintin reporter, et nous sommes pourtant au 21ème siècle.

Mais que n’avez-vous encore rien dit messieurs les grands éditorialistes de nos médias hexagonaux ! Où sont vos messages pour regarder devant votre porte, examiner de près les intérêts de vos analystes extérieurs ?

Car ce qui est vraiment en jeu, c’est le basculement de l’industrie de l’information aux mains de l’industrie de l’influence.

Et ce n’est pas un mince enjeu, compte tenu des puissances inégalées des « technologies de l’information et de la communication » et des méthodes de l’influence. Le fameux « mur » entre les rédactions et les services de pub est définitivement effondré, et la « connaissance fine des usagers » transforme tout média en moyen de manipuler des lecteurs plus ou moins consentants. Nous sommes au régime de la « publicité comportementale », et nous voyons avec ce militaro-médiagate que l’influence touche tous les terrains de la vie sociale, du nucléaire à l’agriculture, de la gouvernance des villes à l’éducation, et jusqu’à la question centrale de la guerre et de la paix.

Oui Messieurs des grands médias, nous attendons votre coup de projecteur sur les conséquences de ces révélations du New York Times. Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous rendre public les conflits d’intérêts de vos analystes et experts ? Allez-vous chercher des experts indépendants, des universitaires dont les laboratoires ne sont pas en marché avec tel ou tel acteur du domaine d’expertise ?

Ou allez-vous à nouveau fermer les yeux ? Manier le cynisme de ceux qui savent cela depuis si longtemps… ce cynisme qui n’est aujourd’hui que le dernier rempart de celles et ceux qui ne veulent surtout rien changer.

Le cynisme n’est pas de mise : nous passons avec l’enquête du New York Times de l’hypothèse à la démonstration… et ce n’est pas rien. Nous laisserons-nous entraîner dans la prochaine guerre par ce même type d’expert et d’analyste aux intérêts croisés ? Allez-vous, allons-nous, rester complices de la désinformation et des opérations de guerre psychologique ?

Il est temps de sortir le balai et de nettoyer, car les temps qui viennent vont être difficiles. Nous avons besoin d’une information crédible. Ce n’est pas le moment de démissionner devant l’industrie de l’influence, mais celui de relever la tête.

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Matières Premières

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 mai 2008

L'Edito Matières Premières

Vendredi 23 mai 2008
Paris, France

Matières Premières dans ECONOMIE ligne

Dans cette édition :

puce dans ECONOMIE  Le pétrole à 135 $ : quelle position adopter ?
tab  Une consolidation est inévitable mais dame Météo va prendre la main…
tab  Isabelle Mouilleseaux

puce  Dernières tendances du marché du café (II)
tab  Un marché soumis à une forte spéculation
tab  Emmanuel Gentilhomme

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Le pétrole à 135 $ : quelle position adopter ?
Isabelle Mouilleseaux

Le marché est devenu fou !
Comment miser sur la hausse du pétrole ? Avons-nous atteint le Peak Oil ? Quand atteindrons-nous les 150 $ ?…

Les questions fusent de toutes parts, la mayonnaise monte et « le marché est devenu fou » nous dit un représentant de l’OPEP.

Les spéculateurs font flamber les cours du pétrole. Tout le monde en parle : il suffit d’ouvrir les journaux, d’écouter la radio… A quand le brut en prime time à la télé ?

Posons-nous cinq minutes et prenons un peu de recul face à toute cette agitation, afin d’y voir plus clair…

Les futures crient « pénurie droit devant nous ! »
Les futures à trois mois sur le WTI viennent d’atteindre les 135 $ ! Soit une hausse de 40% depuis le début de l’année. Fulgurant !

Pour moi, cela ne fait aucun doute, à long terme le cours du pétrole atteindra les 200 $, puis certainement les 300 $ et même beaucoup plus. Je dis bien à long terme. Et pour vous prouver que ce ne sont pas des paroles en l’air, sachez que les futures à horizon 2016, cotent actuellement 442 $ sur les marchés à terme !

Le message que nous font passer les marchés financiers est très clair : nous courrons à la pénurie. Raréfaction des ressources, Peak Oil tout proche, épuisement des gisements, hausse des coûts d’extraction… au moment même où la demande va être explosive !

On s’en doutait depuis longtemps mais aujourd’hui le marché en prend acte
Comme le dit l’un des gérants de BlackRock : « La Chine consomme aujourd’hui moins de pétrole par personne que les Etats-Unis en 1905 (…). Si la Chine et l’Inde devaient porter leur consommation par tête au niveau actuel des Etats-Unis, ces deux pays à eux seuls auraient besoin de 160 millions de barils par jour, deux fois plus que l’offre disponible aujourd’hui » (environ 87 millions de barils).

L’issue ne fait aucun doute : ce sera la hausse. Tout le monde le sait depuis longtemps. Mais aujourd’hui le marché en prend enfin acte.

L’écart entre offre et demande ne cesse de se resserrer.
Alors que L’Agence internationale de l’énergie escomptait pouvoir atteindre en 2030 une production de 116 millions de barils/jour, elle semble revoir en ce moment ses estimations en très forte baisse. Nous ne serions pas capables de passer les 100 millions de barils jour à terme. Soit à peine plus qu’aujourd’hui.

Or entre 2002 et 2010, la demande passera de 12 millions à 89 millions de barils/jour. Elle devrait atteindre en 2020, les 106 millions de baril/jour et en 2025, les 115 millions. Les trois-quarts de la hausse étant le fait des pays émergents.

Le trou entre l’offre et la demande est béant. Les marchés frissonnent. Les cours grimpent.

Tout va bien dans le meilleur des mondes, vous dit-on…
Quelles sont les conséquences de cette hausse brutale des cours du brut ?

Les deux précédents mois ont été fort agréables. Tout le monde s’accordait à dire que la crise financière était derrière nous, que la crise économique serait bien moins grave que prévue, juste quelques soubresauts à prévoir… rien de plus !

Conséquence : depuis deux mois, les indices boursiers voient la vie en rose.

Ne vous laissez pas entraîner par les « beaux parleurs »
Les acteurs du marché ont décidé qu’à l’avenir les choses ne seraient plus jamais comme avant.

Car « avant », lorsque le cours du pétrole grimpait, les indices boursiers reculaient. Les investisseurs anticipant de moindres résultats pour les entreprises, leurs marges étant sous pression.

Aujourd’hui, tout cela n’est plus d’actualité. Les traders ont décidé qu’une hausse très significative du cours du brut n’empêchait pas une hausse des cours des indices. Effectivement, depuis deux mois, bourses et brut grimpent en parallèle.

Cela ne vous rappelle pas quelque chose ? Pensez au boom de la « nouvelle économie », il y a dix ans. On nous expliquait alors que dorénavant, il n’y aurait plus de cycles économiques comme par le passé. L’économie ne connaitrait donc plus qu’un seul sens : la hausse. Vous connaissez la suite…

Ouvrons les yeux : nous assistons à un rebond dans un marché globalement baissier
Avec un euro à 1,58 et un brut à 135 $, pouvez-vous imaginer un seul instant que les marges des entreprises ne seront pas impactées ! Je n’y crois pas un instant. Tôt ou tard, les analystes devront revoir leurs prévisions à la baisse et les indices boursiers corrigeront.

Et encore, s’il n’y avait que cela… Jetez donc un coup d’œil à la consommation US ou française, au resserrement du crédit outre-Atlantique et, dans une moindre mesure, en Europe, à la multiplication des défauts de paiement des entreprises, à la crise immobilière la plus grave aux Etats-Unis depuis 50 ans ou à l’inflation qui grignote le pouvoir d’achat.

Non, tout n’est pas aussi rose qu’on veut bien nous le faire croire.

Ce à quoi nous assistons sur les marchés actions depuis deux mois n’est probablement rien d’autre qu’un rebond temporaire, au coeur d’une correction de moyen terme entamée l’été dernier.

Soyez prudent…

La météo fixera le cours plafond du brut dans les six mois à venir
On entend de tout ! Les estimations à six mois vont de 70 $ dollars le baril à 200 $.

Mon avis ? Cette fourchette est totalement justifiée.

80 $ dollar est un plancher absolu. Nous n’irons jamais en deçà, effet de cliquet oblige. L’offre satisfaisant actuellement la demande, le pétrole devrait fondamentalement afficher un cours de 80 $. Malheureusement les marchés sont anxiogènes et hyper stressés !

En revanche, impossible de vous donner une limite supérieure. Car nous entrons dans la période des ouragans. Il suffirait d’une nouvelle tornade Katrina pour propulser le baril largement au delà des 150 $. Dame Météo fixera le prix maximum selon son humeur…

Tôt ou tard la bulle se dégonflera
Il suffit de regarder le graphique du brut pour s’en convaincre. Et que se passe-t-il quand il y a une bulle ? Tôt ou tard, elle finit toujours par se dégonfler.

La période des ouragans se termine en septembre/octobre. Jusque là, le marché restera probablement tendu. Mais ensuite, nous devrions assister à une consolidation.

J’espère voir revenir le cours du brut vers les 115 $. Ce serait déjà pas mal. Voire jusqu’à 100  $.

Mon conseil :
Première chose à faire : relevez vos stops sur tous vos titres corrélés positivement, de près ou de loin, au cours du pétrole. Vous verrouillez ainsi vos gains latents.

Je déconseille d’entrer aujourd’hui sur le pétrole. A moins de parier sur le passage d’un ouragan dévastateur ! Mieux vaut attendre un pullback. Il viendra tôt ou tard, au plus tard au début de l’automne. Soyez patient.

Eventuellement, si vous détenez des certificats sur le pétrole, ou des warrants, prenez partiellement vos bénéfices. Vous concrétisez ainsi une partie de votre plus-value.

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