La justice pénale internationale marque un point

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 juin 2008

InfoSud

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Philip Grant. Photo C.Vann

2 juin 08 - L’arrestation de l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba est le premier acte fort de la Cour pénale internationale. Marque-t-elle pour autant un tournant dans l’activité de la Cour et de la justice pénale internationale ? Interview de Philip Grant, directeur de TRIAL.

Isolda Agazzi/Infosud – La Cour pénale internationale (CPI) fonctionne depuis six ans, mais à ce jour elle n’avait arrêté aucune personnalité de grande envergure. Avec l’arrestation de Jean-Pierre Bemba, le 24 mai à Bruxelles, elle a surpris tout le monde et marqué un grand coup. L’ancien vice-président de RDC est accusé de crimes de guerre et contre l’humanité commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Philip Grant, avocat au barreau de Genève et directeur de TRIAL (Track Impunity Always), une association qui lutte contre l’impunité, salue une évolution positive. Mais il considère que le véritable tournant pourrait venir de la définition de nouveaux crimes par la CPI l’année prochaine. Dont celui d’agression. Verra-t-on un jour l’ancien Premier ministre Tony Blair dans le banc des accusés pour l’intervention militaire en Iraq ?

L’arrestation de Jean-Pierre Bemba marque-t-elle un tournant dans l’activité de la Cour ?

Pour les ONG, c’est certainement une évolution positive, car elle montre que le procureur est capable de sortir d’accusés de niveau moyen. Pour le Darfour, il a mis en accusation deux personnes de responsabilité subalterne et pour la RDC des chefs de milice accusés de faits relativement « légers ». Avant l’arrestation de Bemba, on était déçu : en six ans, la Cour n’avait poursuivi que onze personnes. C’est un peu faible au regard des 450 millions de dollars qu’elle a dépensés !

Actuellement, il y a quatre enquêtes ouvertes : au Darfour, en RDC, en Ouganda et en République Centrafricaine. Le procureur a une attitude très réservée vis-à-vis du public et on lui reproche son manque de communication. Mais l’arrestation de Jean-Pierre Bemba nous a positivement surpris et peut-être y a-t-il d’autres enquêtes en cours et des actes d’accusations secrets. La seule chose que nous savons est que le procureur est en train de vérifier la recevabilité de trois autres situations.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Si l’arrestation de Bemba constitue une évolution positive, le véritable tournant pourrait venir de la conférence de révision du traité, prévue pour l’année prochaine, qui devrait définir le crime d’agression. L’article 5 du Statut de Rome (qui a créé la Cour) prévoit que la compétence de la CPI se limite aux crimes les plus graves : génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et agression. Mais lors de l’adoption du Statut, en 1998, les Etats ont renvoyé à plus tard la définition de ce dernier crime.

Certes, la Charte de l’ONU définit l’agression comme toute attaque contre un autre Etat sans l’aval du Conseil de sécurité ou ne relevant pas de la légitime défense. Mais la Cour n’applique pas la Charte, elle applique son Statut. Et dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, la définition de ce crime devient encore plus difficile. Ainsi, certains juristes considèrent la guerre en Iraq comme une agression et ils auraient bien vu Tony Blair sur le banc des accusés – la Grande-Bretagne étant partie à la CPI, contrairement aux Etats-Unis.

Les résistances vont donc être très fortes. Et qui sait ? Dans un avenir pas si lointain, la guerre électronique, ou le fait de provoquer des tornades sur un Etat voisin, pourraient être considérés comme des agressions.

Et même si les Etats arrivent à définir ce crime, ils devront encore se mettre d’accord sur qui a compétence de saisir la Cour. A ce jour, ce sont les Etats, le procureur ou le Conseil de sécurité. Mais pour le crime d’agression, on pourrait imaginer que ce soit le Conseil de sécurité ou l’Assemblée générale de l’ONU.

Pourrait-il y avoir d’autres innovations ?

Oui, car les Etats peuvent proposer d’autres amendements, comme le crime de terrorisme, qui a un précédent dans la création du tribunal spécial pour juger les assassins de l’ancien premier ministre Hariri au Liban. Quant à l’ingérence humanitaire, elle pourrait être considérée comme une exception au crime d’agression. Mais tout amendement sera difficile à appliquer, car il requiert la ratification des 7/8 des Etats parties.

Toutes les actions de la Cour ont eu lieu en Afrique. Y a t-il deux poids deux mesures ?

Je ne pense pas, car ce sont les dirigeants africains eux-mêmes qui ont demandé l’intervention de la Cour. De plus, la plupart des conflits se déroulent en Afrique et de nombreux Etats africains ont librement ratifié le Statut de la Cour.

Au-delà de la Cour, certains perçoivent le mécanisme de compétence universelle comme une justice du Nord sur le Sud. Qu’en pensez-vous ?

Je ne suis pas d’accord, surtout que les milieux néo-impérialistes ne soutiennent pas les mécanismes de la justice internationale. En Amérique latine il y a des enseignements très intéressants à tirer du recours à la compétence universelle. Le retour de Pinochet au pays a mis en branle l’appareil judiciaire du pays et a permis au Chili d’assumer ses responsabilités. Aujourd’hui, des centaines de procédures sont en cours au Chili et en Argentine. Le mur de l’impunité a explosé et l’actuel président argentin a enfin aboli les lois d’amnistie.

Le principe de la compétence universelle en Suisse

Si la Suisse est un des pays les plus progressistes vis-à-vis de la CPI, il n’en va pas de même de l’application du principe de la compétence universelle. Ce principe permet de poursuivre, dans n’importe quel pays, une personne soupçonnée de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, indépendamment de sa nationalité et de celle des victimes et du lieu de commission des crimes présumés.

Ce principe n’est pas très clair en Suisse, car les compétences sont éclatées entre les procureurs cantonaux, le procureur de la Confédération et le procureur militaire. Mais le Conseil fédéral vient d’adopter un projet de loi visant à mettre le droit suisse en conformité avec Statut de Rome. Une loi qui va s’avérer utile même pour l’exercice du principe de la compétence universelle, car elle permettra d’avoir des crimes et des règles d’exercice des compétences correctement définis.

TRIAL, une association suisse créée en 2002 pour lutter contre l’impunité devant les tribunaux suisses et la CPI, a déposé plusieurs affaires en Suisse au nom de la compétence universelle. Ces plaintes ont abouti à quelques procès – notamment contre un Bosno-serbe et un Rwandais – et d’autres affaires sont en cours.

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Le label Ecoles Internet

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 juin 2008

Quels sont les objectifs de ce label ?

Le label Ecoles Internet, créé en 2008, a pour objet de promouvoir les usages d’internet dans le cadre d’une égalité d’accès et d’appropriation pour tous les élèves des écoles primaires.

Pour ce faire il est destiné à :

- Valoriser les nombreuses écoles qui ont déjà une dynamique liées aux usages d’internet.
- Inciter à une intégration maîtrisée d’internet dans les usages scolaires, périscolaires ou extrascolaires.
- Permettre l’identification mutuelle entre acteurs volontaires.
- Faciliter la connaissance mutuelle des initiatives.
- Favoriser la mutualisation des initiatives.
- Sensibiliser les décideurs locaux à l’existence de dispositifs multimedia et internet mutualisables.

Par son caractère incitatif et progressif, cette labelisation vise donc à promouvoir les efforts des acteurs locaux pour le développement des usages des Technologies d’Information et de Communication. Qui est concerné par ce label ?

Le label concerne concerne toutes les écoles primaires du territoire national français (métropole et outre-mer) : maternelles et élémentaires dans le temps scolaire et le hors temps scolaire.

Les acteurs susceptibles d’agir pour engager une ou plusieurs écoles dans le processus de labellisation Ecoles Internet sont :

- Les élèves,
- Les enseignants,
- Les directeurs d’école,
- Les Inspecteurs de l’Education Nationale (IEN),
- Les chargés de mission TICE auprès de l’IA-DSDEN,
- Les formateurs et animateurs TICE, les conseillers pédagogiques,
- Les élus locaux à l’éducation,
- Les éducateurs,
- Les animateurs,
- Les parents d’élèves. Quels sont les principes qui régissent ce label ?

Le label Ecoles Internet est basé sur des principes fondamentaux :

- Volontariat des écoles dans leur décision de participer.
- Respect de la liberté pédagogique.
- Indépendance d’un comité de labelisation chargé de délivrer le label.
- Valorisation des écoles à travers leurs « initiatives », le premier bénéficiaire devant être l’élève.
- Respect de la confidentialité des données hors description des initiatives.
- Logique de prise de conscience des voies d’évolution.
- Elaboration des critères d’évaluation par un comité de pilotage. Quels sont les bénéfices d’un tel label ?

- Les bénéfices pour les enseignants sont :

- La reconnaissance de leur appropriation de l’internet
- La matérialisation de la pratique,
- L’échange d’expérience entre collègues sur la base d’initiatives identifiées.

- Les bénéfices pour l’ensemble des acteurs :

- L’adéquation des équipements aux usages,
- Un espace de ressources et de mutualisation auto-produit,
- La mutualisation des initiatives.

Comment participer au label Ecoles internet ?

En accord avec les différents membres de la communauté éducative de votre établissement scolaire, vous pouvez participer librement au label Ecoles Internet.

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Les membres sud-africains de l’ISO déposent un recours contre l’OOXML

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 juin 2008

Les membres sud-africains de l'ISO déposent un recours contre l'OOXML dans TIC formats-documents97x72Réglementation – Alors que Bruxelles enquête sur sa normalisation, le format OOXML de Microsoft fait l’objet d’une réclamation, dénonçant des vices de forme lors du vote. L’ISO l’a reçue de ses membres sud-africains, qui souhaitent l’annulation de cette normalisation.

Le format OOXML de Microsoft va-t-il perdre son statut de norme ISO (DIS 29500), voté en avril dernier ? Sa ratification officielle est en tout cas retardée, suite à l’objection formelle que vient de déposer l’Afrique du Sud. Dans les faits, après un vote, les membres de l’ISO ont deux mois pour manifester leur désaccord ; ce que vient de faire le South African Bureau of Standards (SABS), membre votant au sein de l’ISO.

Une mauvaise nouvelle de plus pour le format de Microsoft, alors que Bruxelles enquête sur la régularité du processus de vote. La Commission a aussi récemment reçu une plainte britannique mettant en cause la pertinence du format.
L’appel des représentants sud-africains est de même teneur. Ils évoquent un processus accéléré volontairement, comme les règles de l’ISO le permettent, mais sans laisser le temps aux débats qui auraient été nécessaires selon eux, notamment pour confronter le format OOXML aux autres standards, afin d’étudier les « contradictions éventuelles ».

En outre, la publication du texte final du format dans un délai d’un mois, comme l’exige le règlement de l’ISO, n’est pas encore intervenue. Ce qui conduit les détracteurs à affirmer que le processus de vote et le résultat final nuisent à la réputation de l’ISO.

Une action similaire en parallèle au Royaume-Uni
Des charges qui ont vite fait réagir les opposants au format. Il s’agit « d’excellentes nouvelles » pour le directeur du Unix and Open Systems User Group britannique, Alain Williams. Ce dernier a déposé une demande auprès de la British Standards Institution (BSI), équivalent du SABS, pour qu’elle objecte la normalisation de l’OOXML.

L’initiative sud-africaine a également réjoui Steve Pepper, qui était à la tête de la commission norvégienne d’examen technique d’OOXML. Il en a démissionné suite à son vote groupé favorable, et a adressé un courrier de protestation à l’ISO. Pepper espère faire revenir son pays sur sa décision. S’il y parvient, explique-t-il, seuls deux autres votes défavorables seront nécessaires pour rejeter le format de Microsoft. Il appelle donc les commissions d’autres pays à dénoncer les irrégularités du vote pour en obtenir une révision.

« La victoire de Microsoft à l’ISO a conduit à entraver sa propre adoption d’OOXML, sur lequel il n’a désormais plus la mainmise. Le Service Pack 2 d’Office 2007 proposera en natif le format ODF, grand rival d’OOXML. Mais à cause des modifications apportées pendant la validation ISO à OOXML, ce dernier ne sera pas supporté complètement par Office avant une nouvelle version encore inconnue de la suite. »

L’ISO se refuse à tout commentaire sur le sujet d’ici fin mai, terme de la période officielle d’objection au vote.

Par David Meyer, ZDNet UK

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La biodiversité, un frein à l’insécurité alimentaire mondiale

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 juin 2008

 »Notre planète regorge de richesses naturelles et cette grande diversité biologique est fondamentale pour affronter la plus grave crise alimentaire des temps modernes », souligne M. Alexandre Müller, Sous-Directeur général de la FAO.

Tout en reconnaissant l’importance de la biodiversité pour la sécurité alimentaire, la FAO tire la sonnette d’alarme. Elle estime qu’environ les trois quarts de la diversité génétique variétale des plantes cultivées ont disparu au cours du dernier siècle et que des centaines de races animales sur les 7.000 recensées dans ses bases de données sont à risque d’extinction.

Seules douze espèces végétales et quatorze espèces animales assurent désormais l’essentiel de l’alimentation de la planète. L’érosion de la diversité génétique implique le recul des opportunités de croissance et d’innovation nécessaires pour relancer l’agriculture en pleine flambée des prix alimentaires.

En outre, avec le déclin de la biodiversité servant à l’alimentation et à l’agriculture, les approvisionnements alimentaires sont plus vulnérables et moins durables. L’agriculture devient moins capable de s’adapter aux défis environnementaux que la planète doit relever, comme le changement climatique ou la pénurie d’eau.

M. Müller, responsable du Département de la gestion des ressources naturelles et de l’environnement à la FAO, ajoute: L’érosion de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture met gravement en péril la sécurité alimentaire mondiale.

Il nous faut redoubler d’efforts pour protéger et gérer judicieusement la biodiversité au service de la sécurité alimentaire. Son utilisation durable est capitale pour garantir un système d’approvisionnements alimentaires durable et stable.

Nous exhortons la communauté internationale à intensifier son engagement et son action envers une intégration des questions de sécurité alimentaire et de biodiversité.

Les déclarations de M. Müller coïncident avec l’ouverture en Allemagne de la Conférence mondiale sur la biodiversité (Bonn, 19-30 mai 2008), organisée par la Convention sur la diversité biologique (CDB), et à laquelle participent des représentants de quelque 190 pays ainsi que d’organisations internationales.

L’interface biodiversité-agriculture, le rythme accéléré de la déforestation et les moyens d’affronter les enjeux liés au changement climatique par l’utilisation de la biodiversité figurent parmi les thèmes à l’ordre du jour de la réunion de Bonn.

Le lien entre biodiversité et agriculture sera également le thème de la Journée internationale de la diversité biologique qui sera célébrée à Bonn et dans le monde entier le 22 mai.

Des progrès à la FAO

La FAO considère depuis longtemps la diversité biologique comme étant au coeur de son mandat portant sur la nutrition, l’agriculture, les forêts et les pêches, et ses États membres sont en première ligne pour intégrer la biodiversité dans le contexte alimentaire et agricole.

Depuis la dernière réunion de la CDB, la FAO a fait de grands pas en avant dans de nombreux domaines:

  • elle a publié la première évaluation mondiale sur l’état des ressources zoogénétiques, qui a été suivie de l’adoption par ses États membres d’un plan mondial d’action;
  • la Conférence de la FAO a également ratifié un plan de travail décennal innovant, destiné à protéger toute la diversité génétique intéressant le mandat de l’Organisation;
  • un nouveau mécanisme international pour l’échange des ressources phytogénétiques et le partage des avantages tirés de leur utilisation a été mis en place par le biais du Traité international de la FAO sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture;
  • dans le monde entier, la FAO travaille avec les pays, les agriculteurs, éleveurs, gardiens de troupeaux, petits pêcheurs et communautés forestières et rurales, ainsi qu’avec les chercheurs, en vue de l’utilisation durable de la biodiversité et de sa conservation pour les générations futures.

Par ailleurs, la FAO coopère avec la CDB sur un vaste éventail de questions englobant la biodiversité forestière, marine et côtière et les zones protégées. Les initiatives de coopération phares entre les deux organisations concernent la biodiversité agricole et la biodiversité forestière.

La réunion de Bonn se tient deux ans avant la date limite fixée pour la réalisation de l’Objectif 2010 pour la biodiversité, adopté en 2002 par 110 Chefs d’État et de Gouvernement, consistant à réduire de façon significative le rythme de perte de la biodiversité au niveau mondial et national d’ici à 2010.

Parallèlement, la communauté internationale doit affronter la crise alimentaire la plus grave des temps modernes avec l’escalade des prix du pain, du riz, du maïs, du lait, de l’huile, du soja et d’autres aliments de base dans tous les pays en développement.

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Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 juin 2008

OOXML : le Brésil et l’Inde s’opposent aussi à la normalisation ISO

La normalisation ISO du format OOXML de Microsoft vient de se découvrir deux nouveaux opposants. Après l’Afrique du Sud, ce sont l’Inde et le Brésil qui font appel auprès de  l’ISO (International Organization for Standardization) et de l’IEC (International Electrotechnical Commission ) de la décision prise par le comité technique en mars dernier.

La période permettant d’interjeter appel étant terminée depuis le 29 mai, il n’y aura pas de nouveaux opposants. Cette fois encore, les griefs portent sur la procédure jugée précipitée qui a permis la normalisation du format promu par Microsoft.

La France a dit non
Cette procédure fait d’ailleurs l’objet d’une enquête de la Commission européenne.

La France, par la voix de l’Afnor (association française de normalisation), qui délivre la norme NF et représente le pays à l’ISO s’est prononcée contre cette validation, appelant plutôt à un rapprochement plus intelligent avec le format OpenDocument.
L’Inde, le Brésil, la Nouvelle-Zélande et la Chine s’y sont aussi opposés. En revanche, les États-Unis et l’Allemagne ont voté pour.

Par La rédaction, ZDNet France

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Tuberculose ultra-résistante; attention danger!

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 juin 2008

Tuberculose ultra-résistante : attention danger !
02/11/2006 ( Afrique )
Marie Agnès Leplaideur

(Syfia France) Mortelle et contagieuse, la tuberculose ultra-résistante effraie les scientifiques qui n’y étaient pas préparés. À l’ouverture de la Conférence mondiale sur la santé respiratoire à Paris le 31 octobre, ils ont estimé que 95 millions de dollars seront nécessaires en 2007 pour faire face à l’urgence. Surtout en Afrique où la tuberculose liée au sida progresse rapidement.

  Afrique
 

XDR-TB. Ce n’est pas le nom de code d’un agent secret mais celui d’une maladie qui donne des sueurs froides aux médecins et experts de la santé du monde entier. Ces lettres désignent, en anglais, la tuberculose ultra-résistante, une nouvelle forme de la maladie qu’on ne sait pas soigner. Elle a été mise en évidence par les Centers for disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis dans 17 pays répartis dans toutes les régions du monde. Alors qu’on l’estimait extrêmement rare avec quelques centaines de cas dans le monde, le diagnostic fait, début septembre, pour le seul KwaZulu Natal en Afrique du Sud, sur 53 malades majoritairement sidéens, dont 52 sont morts dans les semaines qui ont suivi, a ébranlé la communauté médicale. Depuis, les réunions se succèdent pour chercher des parades. Ce sera le cas lors de la 37e Conférence mondiale sur la santé respiratoire, à Paris du 31 octobre au 4 novembre.

Impossible à traiter

On connaissait depuis les années 90, la tuberculose dite « multi-résistante » (tuberculose-MR) : la maladie résiste alors aux deux principaux médicaments anti-tuberculeux que sont l’isoniazide et la rifampicine. En 2004, selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), elle touchait déjà 500 000 personnes dans le monde, en particulier en Asie et dans l’ex-URSS et s’étendait rapidement en Afrique. Cette résistance se développe lorsque le malade ne reçoit pas le traitement complet composé de 4 ou 5 médicaments ou ne le suit pas assez longtemps. Une fois qu’un malade a développé une tuberculose-MR, les bacilles résistants peuvent contaminer son entourage.
Alors que la tuberculose peut guérir facilement et à peu de frais, la tuberculose-MR nécessite des traitements antibiotiques dits de seconde ligne, plus coûteux et qui ont plus d’effets secondaires. Ainsi au Rwanda, le traitement d’un tuberculeux coûte de 10 à 12 $ et le malade guérit en 8 mois pratiquement à coup sûr. Celui de la tuberculose résistante dure 18 à 24 mois et coûte 3 000 $. En outre, seuls 60 à 70 % des malades guérissent.
La tuberculose à bacilles ultra-résistants (tuberculose-UR) représente une nouvelle étape de la résistance aux traitements, développée par certains malades. Elle se définit par la résistance du bacille à 3 des 6 classes de médicaments de seconde ligne. Et celle-ci, selon l’OMS est « pratiquement impossible à traiter ». C’est pourquoi les présidents des groupes de travail Stop TB (Halte à la tuberculose), qui réunissent autour de l’OMS donateurs publics et privés, organisations gouvernementales et Ong, estiment que « de nouveaux outils sont nécessaires pour transformer radicalement la lutte contre la tuberculose et contenir la menace de souches mortelles, résistantes aux médicaments ». Ils insistent sur l’urgence de nouvelles recherches. Selon eux, les médicaments, diagnostics et vaccins actuellement utilisés qui datent d’il y a 40 voire 100 ans sont dépassés et inadaptés aux besoins actuels.

Diagnostiquer et isoler les malades

En attendant de nouveaux traitements, une extrême vigilance est de rigueur avertissent tous les spécialistes si on ne veut pas voir se répandre comme une traînée de poudre cette maladie pour l’instant mortelle. À l’ouverture de la Conférence de Paris, les leaders mondiaux de la lutte contre la tuberculose ont annoncé que 95 millions de dollars seront nécessaires pour lutter contre la tuberculose-UR en 2007. L’Afrique est particulièrement menacée : selon l’OMS, en 2004, près de 2,3 millions d’Africains ont contracté la tuberculose dont l’incidence augmente de plus de 4 % par an dans le sillage du sida, dont elle est la première infection opportuniste. La tuberculose-MR y est déjà largement présente.
De nombreux pays essaient certes d’appliquer la méthode préconisée par l’OMS, le DOTS (Traitement directement observé, Courte durée), selon laquelle le malade prend ses médicaments sous l’œil d’un agent médical. Mais les systèmes de santé et particulièrement le personnel ne peuvent pas suivre tout le monde. Ainsi au Rwanda, faute de centres de santé en nombre suffisant, certains patients doivent faire des dizaines de kilomètres à pied, montant et descendant les collines, pour prendre les comprimés devant l’infirmier. Ils en arrivent à bouder le traitement surveillé et ne le suivent pas rigoureusement chez eux. Ce qui fait le lit des résistances.
L’urgence est aujourd’hui de pouvoir diagnostiquer la tuberculose-MR voire UR afin de soigner à temps et isoler rapidement les malades pour éviter la contamination. Au Rwanda, les 80 personnes atteintes sont, depuis août 2005, totalement isolées à l’hôpital. Elles ne reçoivent aucune visite sauf celles des médecins munis de masques. L’OMS préconise également l’isolement pour les cas de tuberculoses-UR connus en Afrique du Sud
Il est donc très important, selon l’agence onusienne, de mettre au point rapidement des « tests de dépistage de la tuberculose plus efficaces et plus abordables dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où se produisent actuellement la plupart des cas de tuberculose ». Halte à la tuberculose vient ainsi d’annoncer qu’elle va distribuer du matériel permettant un diagnostic en deux semaines au lieu de trois mois actuellement. Cela permettra sans doute de sauver des vies, en particulier celle de sidéens, plus sensibles à cette infection qu’elle soit multi ou -ultra-résistante.

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Alcool : la spirale infernale

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 juin 2008

 
 
17/11/2006 ( Monde )
Emmanuel De Solère Stintzy

(Syfia France) La nuit est douce. Les amis présents. Au bar, l’ambiance monte progressivement. D’un geste presque mécanique, vous portez à vos lèvres votre bouteille de bière. Vous entamez la soirée. L’alcool, lui aussi, commence son circuit. Ingéré par la bouche, il passe d’abord dans le tube digestif, transite par l’estomac et traverse la paroi intestinale.

  Monde
 

Votre bière n’est pas encore terminée. Pourtant, en l’espace de quinze minutes à une heure (si vous êtes à jeun ou pas), l’alcool aura été transporté par le sang dans tout votre corps. En particulier dans les organes les mieux desservis par vos vaisseaux sanguins : le foie, le coeur et le cerveau.
En bout de chaîne, seule une très faible quantité sera éliminée par les poumons et l’air expiré, les reins et l’urine, la peau et la transpiration. Voire par les yeux et les larmes, si vous avez l’alcool triste ou particulièrement gai. Les 90 à 95 % restants seront lentement transformés au niveau du foie. Il faudra en moyenne 7 heures à votre corps pour éliminer 1 g d’alcool.
Au bar, passablement excités, certains commencent à perdre mémoire et jugement. D’autres ont de plus en plus de mal à parler et à marcher droit. Avachis sur leurs tables quelques-uns se sont carrément endormis. Heureusement, personne n’a encore atteint les 3 g/l de sang et le coma alcoolique profond…
Ce soir, vous êtes de votre côté décidé à limiter les dégâts. Vous savez que la moindre baisse de vigilance peut être source de comportements déviants : agressivité inhabituelle, conduite en état d’ivresse, rapports sexuels à risque sans préservatif, etc.
Sur le long terme, vous en avez entendu parler, la consommation d’alcool à doses fortes ou moyennes répétées contribue à plus de 60 maladies et affections : cancers, maladies du foie et du pancréas, troubles cardiovasculaires, maladies du système nerveux et troubles psychiques.
En permanence imbibé, l’organisme n’a plus le temps de transformer la totalité de l’alcool consommé. Ralenti par cette drogue qui agit sur lui comme une substance psycho active au même titre que le cannabis, le cerveau est lui aussi débordé. D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’alcoolisme entraînerait chaque année la mort de près de 2 millions de personnes sur notre planète. À méditer, au moment de trinquer pour un dernier verre avec vos amis. Et si, pour une fois, c’était avec un jus de fruits ?

 

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Eric Plouvier: »Jean-Pierre Bemba: une pièce de choix »

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 juin 2008

LA PAROLE À… Éric Plouvier, enquêteur de la FIDH : « Jean-Pierre Bemba : une pièce de choix »
30/05/2008 ( Congo Kinshasa (RDC -ex-Zaïre) )
Claude Adrien De Mun

(Syfia Ouganda) Me Éric Plouvier, enquêteur de la Fédération internationale des droits de l’homme, revient sur l’importance de l’arrestation de Jean-Pierre Bemba, samedi dernier en Belgique. L’ex vice-président de la RD Congo, battu aux présidentielles de 2006, arrêté à la demande de la Cour pénale internationale (CPI), devrait bientôt être extradé aux Pays-Bas pour y être emprisonné et jugé.

Eric Plouvier: Congo Kinshasa (RDC -ex-Zaïre)
map_Congo_Kinshasa dans DEMOCRATIE ET ETAT DE DROIT

Selon la CPI, Jean-Pierre Bemba serait pénalement responsable de deux chefs de crimes contre l’humanité (viols, tortures) et de quatre chefs de crimes de guerre (viols, tortures, atteintes à la dignité de la personne, pillages) commis en République centrafricaine entre octobre 2002 et mars 2003, après que les rebelles de son mouvement (MLC, Mouvement de libération du Congo) aient aidé, en vain, le président centrafricain d’alors, Ange-Félix Patassé, à déjouer une tentative de coup d’État.
Avocat au Barreau de Paris et enquêteur pour la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) sur les crimes commis en RCA, Eric Plouvier salue « un acte positif dans la voie de répression des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ».

- Syfia international : Pourquoi Jean-Pierre Bemba n’a-t-il pas été arrêté avant ? – Éric Plouvier

: Le président Patassé avait fait un discours à la Nation dans lequel il reconnaissait officiellement qu’il y avait eu des problèmes à cause des troupes de Jean-Pierre Bemba. L’enquête réalisée par la FIDH après les évènements a été transmise immédiatement à la CPI, accompagnée d’une demande adressée au procureur, Luis Moreno-Ocampo, de déclencher une enquête. Il a fallu presque six ans pour que la CPI engage un acte de poursuite coercitif contre un individu soupçonné d’être responsable des crimes les plus graves.
On peut raisonnablement penser à cet égard que la situation politique personnelle de Jean-Pierre Bemba n’est pas étrangère à ce qui lui arrive aujourd’hui. À savoir qu’il a été battu aux élections présidentielles en RDC après avoir été vice-président, et qu’il s’est exilé. Il était donc dans une situation de fragilité.

- La CPI entend faire du procès de Jean-Pierre Bemba celui des viols perpétrés en temps de guerre. Avez-vous eu connaissance de viols systématiques de la part de ses troupes envoyées comme mercenaires en RCA ?
- Oui, la FIDH a eu à recueillir de très nombreux témoignages faisant état de viols commis par les militaires de Jean-Pierre Bemba. Il était le responsable de la chaîne de commandement. Il aurait pu empêcher les faits qui lui sont reprochés, et notamment les viols, au regard de leur intensité et de leur durée. Il existe une responsabilité politique objective de la part d’un chef de guerre, dans les actes accomplis par ses troupes.

- Au cours de l’enquête que vous avez réalisée, quels sont les témoignages que vous avez recueillis, susceptibles d’étayer cette arrestation ?
Dès 2002, nous (la FIDH, Ndlr) avons pu entendre des témoignages de victimes de viols qui étaient encore dans les hôpitaux de Bangui et avons poursuivi ces enquêtes en 2004, 2005 et 2006. D’autres organisations ont participé à l’expression de la vérité et la commission nationale d’enquête a également fait un travail d’enquête. Les crimes de nature sexuelle ont été importants par leur durée et leur nombre.

- Le Mouvement de libération du Congo (MLC) créé par Jean-Pierre Bemba est accusé par l’organisation de défense des droits de l’homme américaine Human Rights Watch de crimes encore plus étendus et nombreux en RD Congo. Pourquoi la CPI a-t-elle opté pour les crimes commis uniquement en République centrafricaine ?

Je ne peux pas me prononcer sur les crimes commis en RDC. Il faut savoir que la CPI est également saisie de la situation en RDC. C’est un dossier à part.

- Jean-Pierre Bemba est le quatrième Congolais arrêté par la CPI. À ce jour, ce tribunal n’a que des Congolais dans ses prisons. Comment se fait-il, dans un monde où les crimes de guerre sont légion, que les Congolais soient, à l’heure actuelle, les seuls à devoir rendre des comptes ?

La Cour pénale internationale est une grande première dans l’Histoire. C’est la première fois qu’une juridiction a une vocation internationale pour juger les crimes les plus graves. C’est un grand défi lancé aux nationalismes judiciaires qui sont souvent synonymes d’impunité.
Mais la CPI en est à ses débuts. Il s’agit d’une lourde machine, car l’appréciation que fait le bureau du procureur intègre une dimension politique : il ne faut pas que le déclenchement des poursuites conduise à une situation de conflit pire que la situation précédente. Dès lors, Jean-Pierre Bemba, neutralisé politiquement, est un personnage plus facile pour la CPI que ne le serait une personne qui aurait encore du pouvoir.
C’est la première fois que la CPI a une affaire aussi prestigieuse. Jean-Pierre Bemba est une pièce de choix pour le bureau du procureur. Il s’agit d’un acte positif dans la voie de répression des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

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La course à la succession de Be

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 juin 2008

mba

par  RFI

Article publié le 28/05/2008 Dernière mise à jour le 28/05/2008 à 14:10 TU

Quatre jours après son arrestation, l’ancien vice-président de RDC Jean-Pierre Bemba a demandé mercredi à la justice belge de le remettre en liberté, tout en se disant prêt à collaborer avec la Cour pénale internationale (CPI). A Kinshasa, son absence aiguise les appétits au sein de son mouvement, le MLC.

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Azarias Ruberwa, chef du RCD.(Photo : AFP)

Azarias Ruberwa, chef du RCD.
(Photo : AFP)

Avec 42% des voix face à Joseph Kabila à la présidentielle de 2006, Jean-Pierre Bemba était apparu comme l’opposant le plus apte pour devenir le porte-parole de l’opposition.

Pour certains, les choses vont sans doute se compliquer avec son arrestation. Son parti, le MLC, Mouvement de libération du Congo, serait miné par des rivalités internes, aujourd’hui exacerbées par l’absence de son leader.

Les ambitions sont nombreuses

Les différents clans seraient désormais engagés dans la course pour la succession. Les jeux se feraient au mépris des textes qui régissent ce parti.

D’autre part, certains de ses alliés de la plate-forme électorale, l’Union pour la nation, ont déjà faussé compagnie au MLC. Des personnalités comme l’ancien Premier ministre, Lunda Bululu, ont rejoint le RCD d’Azarias Ruberwa pour tenter d’obtenir la rotation de la fonction de porte-parole de l’opposition. Les ambitions sont encore plus nombreuses au milieu d’une classe politique habituée à faire et à défaire les alliances pour des raisons « du ventre ».

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