Justice : Le Président Joseph Kabila Kabange a reçu le serment des hauts magistrats

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

Kinshasa, 18/06/2008 / Politique

« Je jure de respecter la Constitution et les lois de la République démocratique du Congo, et de remplir loyalement et fidèlement, avec honneur et dignité les fonctions qui me sont confiées.» Justice : Le Président Joseph Kabila Kabange a reçu le serment des hauts magistrats dans DEMOCRATIE ET ETAT DE DROIT jkk_drapelet_168dC’est en ces termes que le 1er président de la Cour suprême de justice, le procureur général de la République, les avocats généraux et les conseillers à la Cour suprême ont prêté leur serment. Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a pris acte mardi à Kinshasa, du serment prêté par seize magistrats du siège et dix du ministère public nommés le 09 février 2008. Les assermentés ont prêté le serment : « Je jure de respecter la constitution et les lois de la République Démocratique du Congo et de remplir loyalement, avec honneur et dignité, les fonctions qui me sont confiées ».

Parmi les assermentés figuraient :

I) Magistrats du siège :

- Le Premier président de la Cour suprême de justice : Tinkamanyire Bin Digeba ;
- Les présidents de la Cour suprême de justice : Pungwe Masuwa, Tuka Ika Bazangula et Mpinda Bakandowa ;
- Les conseillers à la Cour suprême : Kitoko Kimpela, Bumbulu Bomongo, Badinenganyi Bilolo, Terkasa Lufungula ; Lukamba Muganza, Tsasa Mbuzi, Abdala Mbokamiba, Bikoma Bahinga, Funga Molima et Maniragaba Nsekerabanza ;
- Le premier Président de la Cour d’Appel de la Gombe : Mushila Matunga Ntambwe ;
- Le Premier président de la Cour d’Appel de Matete Nkweso Akele ;

prestation_serment_magistra dans DEMOCRATIE ET ETAT DE DROITII) Magistrats du ministère public :

- Le Procureur général de la République : Mushagalusha Ntayondeza N’di ;
- Les Premiers avocats généraux de la République : Safari Kasongo, Kabange Numbi et Katwala Kaba Kashala ;
- Les Avocats généraux de la République Tshishimbi Diye, Nyembo Yakati, Munoko Vunda, Mikobi Minga ;
- Le Procureur général près la Cour d’Appel de la Gombe : Mumba Kakomo Victor ;
- Le  Procureur général près la Cour d’Appel de Matete : Ilunga Ikombe Yamana.

La prestation de serment par les magistrats du siège et du ministère public est une disposition prévue par la constitution en vue de permettre aux assermentés d’exercer les fonctions auxquelles ils ont été nommés sans être contestés par qui que ce soit. Ils sont ainsi investis des pleins pouvoirs que leur confient la constitution et les lois de la République.

Cette cérémonie qui s’est déroulée au palais de la Nation a été rehaussée de la présence de plusieurs autorités du pays, notamment les Présidents de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe et du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, des officiers supérieurs de l’armée et de la Police nationale congolaise, des magistrats et avocats ainsi que des ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques.

ACP

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La croissance des pays en voie de développement se maintient

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

16-06-2008
 La croissance des pays en voie de développement se maintient dans ECONOMIE arton18742

« Dans un contexte marqué par les turbulences financières dans les pays à revenu élevé et la cherté des denrées alimentaires et de l’énergie, la croissance des pays en développement s’est ralentie mais demeure soutenue. Les apports de capitaux privés aux marchés émergents, qui ont franchi la barre du billion de dollars en 2007, devraient redescendre autour de 800 milliards de dollars en 2009 – ce qui reste quand même le deuxième record de tous les temps », selon un nouveau rapport publié par la Banque mondiale.

En 2008, l’on prévoit un ralentissement de la croissance du PIB mondial qui passerait de 3,7 % en 2007 à 2,7 % en 2008, tandis que le taux de croissance extraordinaire des pays en développement en 2007 (7,8 %) devrait fléchir à 6,5 % en 2008. La croissance des pays en développement de ces dernières années a été alimentée en partie par l’augmentation des flux de capitaux, notamment du fait des banques étrangères qui ont accru leur présence dans les pays en développement par des acquisitions ou en ouvrant des agences locales. Fin juin 2007, les créances étrangères détenues par les grandes banques internationales sur les résidents des pays en développement s’établissaient à 3,1 billions de dollars, contre 1,1 billion de dollars fin 2002.

« La présence des banques étrangères dans les pays en développement améliore l’accès au crédit et les services financiers, ce qui est susceptible de stimuler l’efficacité et l’innovation dans les banques locales », indique Mansoor Dailami, chef de l’équipe Finances internationales dans le Groupe des perspectives du développement, et principal auteur du rapport. « Néanmoins, l’onde de choc partie des marchés américain et européens a atteint certains marchés financiers des pays en développement, ce qui souligne la nécessité d’améliorer et mieux coordonner la réglementation financière, l’apport de liquidités et la gestion macroéconomique ». Le rapport met en garde contre le risque d’un resserrement du crédit auquel seraient plus spécialement exposés les pays ayant de gros besoins de financement extérieur, surtout là où les apports de capitaux privés générateurs de dette dans le secteur bancaire ont favorisé un développement rapide du crédit intérieur, qui attise les tensions inflationnistes. En 2007 et 2008, plusieurs pays d’Europe et d’Asie centrale, ainsi que quelques-uns dans les régions Amérique latine et Caraïbes et Afrique subsaharienne, se trouvaient ainsi dans une situation très vulnérable.

Bien que certains pays à faible revenu soient entrés récemment sur le marché obligataire international, l’essentiel des apports de capitaux privés aux pays en développement vont à une poignée de grandes économies, dont les 4 pays du groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Les pays les plus pauvres restent toutefois tributaires de l’aide publique, qui s’est encore inscrite en baisse en 2007. L’aide publique nette au développement versée par les pays membres du Comité d’aide au développement de l’OCDE s’est élevée au total à 103,7 milliards de dollars en 2007, en recul par rapport au pic de 107,1 milliards de dollars en 2005. Malgré un léger fléchissement, le taux de croissance de 6,4 % anticipé pour les pays en développement à l’horizon 2009-10 se situe au-dessus de la moyenne de la première moitié de cette décennie (5,6 %) et est très supérieur à celle des années 80 et 90 (3,4 %). Ce phénomène est révélateur du bien meilleur potentiel de croissance que possèdent aujourd’hui les pays en développement grâce aux réformes structurelles et macroéconomiques entreprises ces dernières années.

Les apports nets d’IDE aux pays en développement et à revenu élevé sont restés en forte progression en 2007, avec des flux entrants mondiaux ayant totalisé 1,7 billion de dollars selon les estimations, dont un peu plus d’un quart aux pays en développement. Les apports nets d’IDE à l’ensemble des pays en développement ont atteint 471 milliards de dollars selon les estimations, une augmentation à mettre surtout sur le compte du Brésil (+16 milliards de dollars) et de la Russie (+22 milliards de dollars).

La Chine est restée la première destination de l’IDE parmi les pays en développement en 2007, bien que sa part continue de décliner par rapport aux autres pays. Les pays particulièrement actifs sur les marchés interbancaires internationaux – le Brésil, la Chine, la Hongrie, l’Inde, le Kazakhstan, la Russie, l’Afrique du Sud, la Turquie et l’Ukraine – doivent s’inquiéter du risque que leurs banques nationales puissent rencontrer des difficultés de financement sur les marchés internationaux dans l’éventualité où les pressions sur les liquidités se maintiendraient à des niveaux élevés sur les marchés interbancaires.

Jean-Marie Nkambua

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Lancement à Londres du Fonds pour la protection des forêts du bassin du Congo

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

18-06-2008
Lancement à Londres du Fonds pour la protection des forêts du bassin du Congo  dans ECONOMIE arton18811-f7153

Le Fonds pour la protection des forêts du bassin du Congo, un fonds fiduciaire multi-donateurs établi pour protéger les forêts de la région du bassin du Congo, a été lancé hier mardi 17 juin 2008 à Londres, au Royaume-Uni, en présence des deux coprésidents du fonds, la Prix Nobel Wangari Maathai et l’ancien Premier Ministre canadien Paul Martin, aux côtés des représentants de partenaires internationaux au développement, de la société civile, du secteur privé ainsi que de hauts responsables du gouvernement britannique.

Le partenariat inclut la Bad, 10 Etats membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), dont le Burundi, le Cameroun, le Tchad, la République centrafricaine, le Congo, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Gabon, Sao Tomé & Principe et le Rwanda, ainsi que le Royaume-Uni et la Norvège. Ce lancement permettra aux différents partenaires d’identifier des voies innovantes pour l’utilisation du fonds sur une dizaine d’années, jusqu’en 2018, pour financer le plan d’action de la Comifac dans 10 secteurs stratégiques pour conserver la forêt tropicale du bassin du Congo. La stratégie pour atteindre cet objectif prévoit, entre autres, de fournir de l’assistance aux communautés locales pour trouver des moyens de subsistance préservant la forêt et pour trouver de nouvelles approches pour une gestion durable des forêts. Le fonds appuiera des activités complémentaires à certains aspects du plan de convergence de la COMIFAC. Chaque semaine, une superficie de 25.000 terrains de football est défrichée dans la forêt tropicale du bassin du Congo. Selon l’Onu, si des actions ne sont pas prises maintenant, plus de 66 % de la forêt tropicale seront perdus en 2040. Ce fonds apporte la meilleure opportunité au monde pour protéger la deuxième plus grande forêt tropicale au monde après celle de l’Amazonie.

Le Gouvernement britannique offre une dotation de 100 millions de dollars

En mars 2007, le Chancelier de l’Échiquier a annoncé l’intention du gouvernement britannique de mettre à la disposition du Fonds pour les forêts du Bassin du Congo (FBC) un montant initial de 50 millions de livres sterling britanniques (100 millions de dollars américains), dans le cadre d’un programme mondial de l’« Environmental Transformation Fund » (ETF), au profit duquel engagement de 750 millions de livres sterlings britanniques (1,5 milliards de dollars américains) est prévu. L’allocation au FBC a été décidée en réponse à des déclarations de personnalités africaines de premier plan impliquées dans la conservation de la forêt tropicale humide du Bassin du Congo. L’objet de l’allocation accordée au programme du FBC est, d’une part, de ralentir le taux de déforestation en renforçant les capacités des personnes et des institutions des pays du Bassin du Congo à gérer leurs forêts, et, d’autre part, d’aider les communautés locales à trouver des conditions de vie en harmonie avec la préservation des forêts. Le FBC a été institué pour durer jusqu’en 2018. Il sied de souligner que conformément à sa politique de protection de l’environnement, le Groupe de la Bad finance actuellement quelque 80 opérations en cours à hauteur de 2,7 milliards de $ dans tous les secteurs d’activité dans dix pays de la COMIFAC. L’institution est également en train de définir un programme d’intégration régionale sur la conservation de la biodiversité et l’amélioration de l’écotourisme dans la région des Grands Lacs pour un montant de 65 millions de $. Le programme, qui inclura également une composante d’appui institutionnel au secrétariat exécutif de la COMIFAC et ses organes partenaires, doit être présenté au conseil d’administration de la Bad cette année, avait annoncé M. Kaberuka. « Les forêts du bassin du Congo couvrent une grande partie de l’Afrique centrale et représentent la deuxième plus grande forêt tropicale humide restant au monde. En termes de taille, ces forêts, qui jouent un rôle économique et climatique majeur, représentent un énorme bassin d’eau et d’importantes réserves de carbone potentielles. Mais malheureusement, leur existence est menacée du fait de la pauvreté et de crises de gouvernance, y compris des conflits prolongés », avait noté M. Kaberuka.

Jean-Marie Nkambua

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Les bourgmestres de Kinshasa ont appréhendé le concept de la décentralisation

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

13-06-2008

Les lampions des travaux en atelier de renforcement des capacités des responsables communaux, organisé par la Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparente (LINELIT) avec l’appui de la fondation Konrad Adenauder sur le thème : l’implication des autorités communales de Kinshasa dans le processus de la décentralisation, se sont éteints hier jeudi 12 juin 2008 à la Paroisse Saint Joseph de Matonge. La clôture de ces assises a été présidée par le ministre provincial de la population, sécurité et décentralisation Godard Motemona, représentant du Gouverneur de la ville province de Kinshasa empêché. En effet, pendant deux jours les participants ont planché sur le concept de la décentralisation qu’ils ont comme ambition de mettre en œuvre au niveau des entités territoriales décentralisées. Etant donné que la décentralisation des entités territoriales favorise la prise de décisions par la population et permet à tous les citoyens de donner leur point de vue dans le processus de développement de leur localité. Elle permet le rapprochement entre gouvernés et gouvernants. C’est le transfert du pouvoir du sommet à la base.

A ce sujet, 4 points étaient au cœur des débats à savoir : -la retenue de 40% à la source et les défis de mobilisation des recettes pour la dotation des communes de Kinshasa ; les rapports ou transfert des pouvoir entre les communes, les gouvernements central et provincial dans un environnement décentralisé ; la gestion des ressources humaines dans le cadre de la décentralisation, cas de la ville de Kinshasa ; les rapports entre les autorités communales et coutumières de Kinshasa dans le cadre de la décentralisation. A l’issue de ces assises, il a été formulé des recommandations telles que : le gouvernement devra rendre effective la retenue à la source de 40 % et la rétrocession aux communes pour améliorer les niveaux de travail dans celles-ci, revisiter la loi financière, créer des marchés communaux ; mettre en œuvre rapidement la loi sur la décentralisation et le renforcement de la collaboration entre les bourgmestres et les chefs coutumiers. Selon le Professeur Pamphile Mabiala de la Fondation Konrad Adenauder, la décentralisation a ses avantages et ses inconvénients.

Les avantages sont fixés par les objectifs de mettre sur pied une administration efficace qui puisse travailler pour l’intérêt de la population en faisant des entités locales des niveaux de gestion efficace des affaires de l’Etat (..), elle a comme inconvénients, de faire passer l’Etat de l’unicité vers la multiplicité des pôles de décisions au sein de ses structures… pour ne citer que ceux-là. Il importe de souligner que l’on a plus à gagner, a-t-il renchérit dans le module de formation, en appliquant la décentralisation. Car elle permet la bonne gouvernance, la transparence dans la gestion, le devoir de rendre compte, une meilleure communication horizontale et verticale, une meilleure mobilisation des moyens adéquats pour résoudre les problèmes locaux et une implication plus efficace de l’autorité coutumière et de la société civile.

Rébecca Muzama

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Le Festival de Gungu sera organisé du 20 au 26 juin 2008

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008


20-03-2008
   Le Festival de Gungu sera organisé du 20 au 26 juin 2008 dans CULTURE arton17066

Sous le haut patronage de la maman Anne Gizenga Mbuba

Le Festival Socio culturel et Touristique de Gungu est un nouveau né au sein de la grande famille culturelle et touristique de la Rd Congo. Elle est une expérience de la promotion socio culturelle et touristique initiée par des particuliers depuis 1986. Elle vise essentiellement la sauvegarde et la revalorisation du patrimoine culturel ancestral ainsi que la promotion touristique, sociale et économique en milieu rural. Cette année, il va se tenir du 20 au 23 juin 2008 à Gungu dans la province du Bandundu, la 8ème édition de ce Festival. Une fois de plus, l’occasion sera donnée de présenter au public, une étonnante originalité et plusieurs variétés rendues par des initiés de la manière la plus naturelle. La ville de Gungu où va se tenir cette édition du Festival Socio Culturel sous le patronage de la maman Anne Gizenga Mbuba, épouse du Premier Ministre de la Rd Congo , est l’un des dynamiques berceaux culturels et touristiques du continent. Elle recevra sur son sol les peuples venant des territoires limitrophes, notamment d’Idiofa, de Feshi, de Tshikapa, de Bulungu et de Masimanimba. Ces espaces englobent une quinzaine d’ethnies que sont les pende, les lunda, les ambun, les kwese, les wongo, les pindi, les bashileele, les tshokwe, les sonde, les yansi, les mbala…

Tous ces peuples réunis, viendront présenter des numéros originaux dans une variété culturelle bien agencée. Cela, pour une structure regroupant 30 secteurs où vont s’exprimer plus au moins 5.000 artistes, devant plus de 15.000 spectateurs par jour. Le public va avoir lieu à une compétition des groupes, aux chorégraphies traditionnelles, à la motivation des groupes ainsi qu’aux attractions diverses. Il y aura aussi très grande fête à l’image ancestrale et le dernier jour, il sera organisé un carnaval. Toutes ces productions vont se faire en plein air de jour comme de nuit au clair de la lune et dans une fraîcheur agréable. On pourra se baigner à volonté dans des rivières. Et dans le cadre touristique, il y aura possibilité chaque jour avant et après le festival, d’organiser des visites guidées aux sites de la Lukwila, une merveille inédite de la nature, située à 70 km de Gungu, aux chutes de Kakobola à 35 km de Gungu ainsi qu’aux sites de Mashita-Mbanza à 60 km de Gungu. Sans oublier, sur place, de faire un crochet au Musée de Gungu. Une possibilité sera accordée aux touristes et autres visiteurs de voir de visu les objets d’art de la région, anciens comme nouveaux, qui pourront être achetés aux conditions intéressantes. Cependant, l’attention des organisateurs vient d’être focalisée par le groupe traditionnel « Leele Lwa Mbenga » (Leele Folk) de bashileele qui, visiblement, va être retenu pour participer à la 8ème édition du Festival de Gungu. Groupe traditionnel jouissant d’une bonne réputation partout où il a eu l’occasion de s’exprimer, « Leele Lwa Mbenga Folk » vulgarise à travers ses chants et danses la culture congolaise en général et « bashileele » en particulier. Dans le cadre de l’organisation interne de ce groupe traditionnel, une réunion de concertation s’est tenue le dimanche 16 mars 2008 à l’immeuble « La Jeunesse » situé au quartier 1, Sans Fil, dans la commune de Masina. Au cours de cette assemblée, le Pdg « La Jeunesse » a été élu Président d’honneur du groupe « Leele Lwa Mbenga Folk ».

En ce qui concerne le Festival de Gungu, les inscriptions se prennent avant le 15 juin 2008 au n° 5/A, avenue Bobozo, quartier industriel dans la commune de Limete. On peut appeler au (00243) 815153981 ou (00243) 813899588. Au besoin, écrire à « festgungu@hotmail.fr » Nous y reviendrons

Kingunza Kikim Afri

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« Au service d’un Congo aux mille visages », le dévouement d’un citoyen pour son pays

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

7-05-2008
« Au service d’un Congo aux mille visages », le dévouement d’un citoyen pour son pays dans CULTURE arton18024

« Au service du Congo aux mille visages, je vous baptise et vous souhaite longévité et plein succès », a déclaré le recenseur de l’ouvrage, le patriarche, Justin Bomboko à l’occasion de la présentation officielle de ce livre. C’était le week-end dernier à Limete. « Au service d’un Congo aux mille visages » est donc, une somme des mémoires et des souvenirs de M. Albert Mpase qui les met à la portée du grand public afin d’aider la génération montante et toute la classe élite congolaise, ainsi que des chercheurs de pouvoir s’inspirer sur ce que la Rdc fut. Jadis, colonie et aujourd’hui Etat, la République démocratique du Congo a traversé beaucoup de sentiers depuis 1960, et ceux qui ont vécu cela, n’ont en tous cas pas raison de se taire. Ce livre comprend trois niveaux. Le premier évoque les origines de l’auteur, le deuxième porte sur la carrière du fonctionnaire, sa vie comme agent de l’Etat, responsable de l’Esurs et ses qualités de footballeur.

Pour ce qui est du dernier point, le recenseur en toute douceur, pour dire qu’il s’agit de la carrière politique de Mpase, actuellement sénateur. Concernant le premier niveau de l’auteur, Justin Bomboko a indiqué que le « jeune Mpasé » mérite quelques éléments d’attentions. Né en en 1928, un an après ka visite du roi Albert 1er à la colonie à l’hôpital d’Inongo sous la surveillance d’une européenne, sœur Théodore responsable de la maternité. Il commence ses études primaires à N’selenge Forescom, centre situé à 5 km du village N’selenge. A ce moment il faut dire que les études constituaient une véritable corvée pour les écoliers. En dépit de cela, le jeune Mpasé se retrouvera parmi les quinze meilleurs élèves aptes à continuer leurs études à Inongo. A la fin du cycle primaire en 1964 leur classe sera proclamée première ( pour le concours de écoles pères de Scheut). Cette mention spéciale a permis à Albert Mpase de venir poursuivre ses études à Kisantu pour quelques temps seulement pour s’envoler à Louvain en Belgique. C’est le bas, qu’il va passer des années fructueuses et d’intenses activités politiques qui annonçaient le changement du devenir du pays. Encore un point interressant souligne le recenseur. C’est le deuxième. Albert Mpase fait ses entrées dans l’administration publique en 1953 où il évoluera comme temporaire au secrétaire. Il prête serment et obtient des facilités de logement.

En même temps, il entreprend des activités sportives qui à l’école, constituaient sa grande passion. Et c’est dans Daring Imana qu’il va faire ses émoules à travers des tournées effectuées en Afrique, en Europe. S’agissant de sa carrière politique, retenons que sur une liste exhaustive, 13 points, notamment ; son passage au plan décennal sous la direction du vice- gouverneur général du Congo Belge et du Rwanda-Urundi, M. Henri Cornelis ; sa participation à l’exposition des Bruxelles, les tentatives de réconciliation par des étudiants noirs de Belgique en vue de rapporcher le président Joseph Kasa-Vubu et le premier ministre Lumumba ; les 100 jours de la commission constitutionnelle de Luluabourg ; Directeur de cabinet du gouverneur Adoula ; 13 ans et 13 jours au sein de l’Université Lovanium et Unaza ; ministre de l’Esu ; 7 ans d’expérience parlementaire au sein du comité central du Mpr ; 5 ans au cabinet chargé de la dotation présidentielle ; 13 ans à la tête du Conseil d’Administration d’une entreprise d’économie mixte : la Midema. « Je suis heureux de la présence remarquable des honorables députés et des autres personnalités présentes dans la salle. Je me suis employé à mettre par écrit l’essentiel de différentes péripéties vécues depuis ma prime jeunesse jusqu’à ma retraite », a déclaré l’auteur de « Au service d’un Congo aux mille visages ». Ce parcours sinueux a-t-il poursuivi, m’a conduit à intérioriser la réalité d’après laquelle la politique s’occupe des actions des hommes sur d’autres hommes, accomplies dans un présent passé en vue d’un avenir lui- même en partie présente en nous et pour nous. Il espère que cette substance scientifique va contribuer et susciter de la matière à réflexion et des initiatives auprès des scientifiques et acteurs politiques sur ce que Rdc attend d’eux.

Yassa.

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Le Centre Espace/Cofadef de Kinkole, lieu idéal du rayonnement de la culture congolaise

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

16-05-2008
Le Centre Espace/Cofadef de Kinkole, lieu idéal du rayonnement de la culture congolaise dans CULTURE arton18187-87e2a

M. Esdras Kambale Bahekwa, ministre de la Culture et des Arts a inauguré le week-end dernier à Kinkole dans la commune de la N’Sele le Centre de Promotion et des Expressions culturelles traditionnelles.  » Espace-Cofadf  » ou la Congolaise des Festivals des Arts et des danses folkloriques Afouka-Cofadf, une banque de données des cultures pygmées, une structure culturelle de promotion des folklores congolais, un département chargé de l’organisation des festivals des arts traditionnels et des danses folkloriques.

Les représentants du directeur général de la Dgm, du gouverneur de la ville-province de Kinshasa, celui du bourgmestre de la Commune de la N’Sele ainsi que de nombreux invités et friands de la culture et du folklore traditionnels avaient rehaussé de leur présence la manifestation. Trois temps forts étaient au menu de la matinée culturelle, à savoir le mot de circonstance du ministre de la Culture et des Arts, la courte adresse du représentant du Dg de la DGM et un concert des pygmées suivi d’un spectacle pende. Prenant le premier la parole, le ministre Esdras Kambale a remercié les initiateurs de la saison culturelle, principalement M. Jean-Marie Baba Asilia, président directeur artistique de Afouka-Cofadf.  » Nous avons besoin des lieux comme celui-ci pour l’expression de notre diversité culturelle, lieu idéal de rayonnement de la culture congolaise. Il a remercié le sponsor Bralima tout en priant les artistes et les personnalités ainsi qu’à l’assistance de relayer la nouvelle selon laquelle Kinkole est désormais un centre culturel qui vaut la peine d’être visité …  » La culture congolaise est immensément riche, elle est véhiculée par nos langues, nos rites, nos danses,… notre ministre, celui de la Culture et des Arts mène un combat effréné pour le rayonnement de la culture congolaise à travers le monde. La Dgm, au nom de son Directeur général ne peuvent que soutenir le ministre dans son combat « , a dit en substance l’homme de la Dgm.

Puis, c’était le tour des pygmées du village Bohukama conduit par papa Albert Botamba, président des pygmées de la Rdc. C’est la race la plus démunie de la République démocratique du Congo mais très riche culturellement. Ils ont égayé l’assistance au cours d’un bref concert avec un récital original. Dans une des chansons, Mboyo appelle ses concitoyens à la prudence avec la métaphore du poisson Ekeke qui, s’étant permis le luxe de s’offrir un bain de soleil su la plage, a fini ses jours dans la marmite du premier pêcheur. La chanson Twa qui raconte la misère de Danga, un sujet pygmée ayant décidé de quitter le village et d’aller à la quête d’une embauche chez les civilisés Bantu ou blancs, s’en est allé un dimanche matin pour revenir abattu et humilié pace que chassé par le Mundele ou le Muntu simplement parce qu’il était pygmée. Moralité : prenez conscience de votre existence d’humilié, du rejeté, du renié par la société… « . Toute la richesse, la particularité et la diversité de la chanson pygmée réside dan le message, l’enseignement que chaque chanson véhicule.

Le spectacle pende écourté en 25 minutes au lieu de 45

Le spectacle pende initialement chronométré en 45 minutes n’a pas pu épuiser le timing faute de courant électrique. L’assistance n’a eu droit qu’à l’histoire, mieux au drame du chasseur Pende appelé Luanda, très beau, adulé par tout le monde et par les dames de l’empire lunda. Luanda en excelle dans l’art du sexe et cocufier les notables du village, il pousse son toupet jusqu’à aller cocufier le chef du village. Conséquence : Luanda sera frappé de malédiction Mbangu (un masque).

Le groupe folklorique pende invité au festival mondial de la culture à Cuba

Le groupe folklorique pende dont on a vu le spectacle samedi dernier à Kinkole est invité au Cuba au mois de juin au festival mondial de la culture. Il représentera la République démocratique du Congo. Il aura lieu à Faradero, une des villes cubaines les plus touristiques. A Cuba, ce groupe va certainement s’attirer de la sympathie des uns et des autres suite à la qualité artistique de sa production.

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Odette Ndeji de « Rubil Africa », prix de meilleure interprétation féminine

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

2-06-2008
Odette Ndeji de « Rubil Africa », prix de meilleure interprétation féminine dans CULTURE arton18474

La compagnie culturelle Rubil Africa du Katanga a participé à la 22ème édition des Journées congolaises du théâtre pour et par l’enfance et la jeunesse (Joucotej). Pour la 22ème édition, du 24 au 31 mai courant, les artistes invités sont venus de l’Afrique centrale (Angola, Cameroun, Congo (Brazzaville&Pointe-Noire) et de la RD Congo (Bas Congo, Katanga, Kinshasa, Sud-Kivu).

Pour sa première participation, cette troupe que parraine la Gécamine s’est imposée, en obtenant un des prix du jury, qui a été décerné à l’actrice Odette Ndeji pour la « meilleure interprétation féminine ». En effet, la primée a rendu avec talent le rôle principal de vagabond (shéguée), dans la pièce intitulée : « Un monde sans barrière ». C’est un texte du dramaturge Yvon Mwanza Kibawa, metteur en scène et président de la troupe. La pièce ressort l’idée d’un monde sans frontières où, cohabitent riches et pauvres, puissants et shégués (enfants abandonnés), élus et ex-électeurs en attente de réalisation des promesses politiques juteuses. « C’est dans ce monde où ils vivront main dans la main, heureux, unis… C’est cette planète merveilleuse qu’essaient de façonner les acteurs et actrices », a relevé le metteur en scène.

La réussite de la représentation a été l’oeuvre d’une « chaîne » constituée de : Yvon Mwanza, Michel Lwembe, Bibiche Mujinga, Odette Ndeji, jouant les rôles respectivement de Bombola l’honorable, Kyalo le domestique, Mariana l’épouse de l’honorable et la shéguée. La régie a été actionnée conjointement par Fiston Kilwa et Célestin Kasongo, de l’Alliance franco-congolaise de Lubumbashi (Afcl) (partenaire de la troupe), de même que Didier Kayembe et Ange Mujinga. Ces derniers ont tenu l’un et l’autre le maquillage. La délégation conduite par l’homme des lettres et chef de service social, M. Musenge François a été honorée de la présence du professeur Bukome Donatien et de M. Alexis Tulume, respectivement président et animateur culturel de l’Afcl.

« La compagnie Théâtre des Intrigants, organisatrice du festival, a remis l’invitation de notre troupe auprès de l’actuel Adg de la Gécamine, M. Paul Fortin. Celui-ci se trouvant en pleine restructuration de notre société minière à vocation commerciale. Ami de la culture, le numéro un de la société n’a pas hésité à soutenir la troupe, afin qu’elle prenne part au festival. Ainsi, outre L’Adg, la troupe remercie les personnalités de la société qui ont rendu possible son déplacement et son séjour à Kinshasa : MM. Calixte Mukasa, Urbain Mayaya, Dr André Mwelwa et Godfriend Kasonde, respectivement Adga, directeur des ressources humaines, directeur des projets, coordonnateur des programmes sociaux », a confié à la presse le chef de la délégation. Et d’ajouter : « Aux temps mémorables de sa floraison, avec environ 450.000 tonnes de production annuelle du cuivre, cette société d’Etat a vu l’organisation planifiée des activités culturelles, sportives et celles de loisirs. Cette responsabilité relevait des services sociaux de la société. Est-ce présentement le retour de cet amour des choses de l’esprit ? En tout cas, c’est-là un signal fort de la part des nouveaux dirigeants de la société. Car une organisation sociale et culturelle est la jauge du développement d’une communauté humaine. Et par-dessus le marché, l’impact de toute exploitation des richesses d’une nation », a-t-il renchéri.

Payne

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Joucotej et Rencontre des Conteurs et Griots : les deux festivals pour le mois de mai courant

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

19-05-2008
Joucotej et Rencontre des Conteurs et Griots : les deux festivals pour le mois de mai courant dans CULTURE arton18199-ef25d

Les onze prochains jours de ce mois de mai connaîtront le lancement conjoint des festivals : Journées nationales de Théâtre pour et par l’enfance et la jeunesse (Joucotej) et Rencontre des Conteurs et Griots (RCG). L’un couvre la période du 24 au 31 mai et, l’autre, celle du 22 au 31 du même mois. Cette information ressort d’un point de presse co-animé par le président de Joucotej, Kulumbi Nsin et le directeur artistique de RCG, Valentin Kwamba.

Les deux festivals n’ont pas fait exception à un « principe » établi, celui de l’éloignement psychologique des gestionnaires du Fonds dit de promotion de la culture (Fpc). « C’est la 22ème édition du festival Joucotej. Sa création remonte en 1987, par la Compagnie Théâtre des Intrigants. Depuis cette année, elle se tient tous les ans sans interruption. Cette année, le thème retenu est : La Démocratie : la bonne gouvernance ; les droits de l’enfant. 15 troupes professionnelles proviendront notamment du Cameroun, Congo (Brazzaville et Pointe-Noire), Togo, de la RD Congo. Les provinces du Bas Congo, Katanga et Sud-Kivu mobiliseront 3 troupes », a déclaré le premier orateur. Un document se rapportant à la présentation des Joucotej relève notamment ce qui suit :

« Les Joucotej ont pour public cible les enfants et les jeunes (…) L’intérêt que le grand public manifeste pour ce festival a occasionné des réflexions qui nous poussent à ce jour à organiser des spectacles pour cette catégorie de spectateurs. A partir de la 19ème édition, les organisateurs élaborent une double programmation : l’une pour les enfants et les jeunes en matinée, et l’autre pour les adultes en soirée. Depuis la création du festival « Les Joucotej », celles-ci se distinguent des autres par leur spécificité. Elles reçoivent sur la même scène des spectacles joués par des adultes dits professionnels et ceux par des enfants et des jeunes dits amateurs. Les spectacles des professionnels servent d’illustration par rapport aux animations théâtrales et l’activité « Vendredi au Théâtre » que la Compagnie Théâtre des Intrigants organise en amont le long de l’année scolaire »

RCG : A la 9ème édition, le festival autonome et itinérant

Depuis 1995, la Compagnie Tam-tam a mis en place le projet du festival international « Rencontre des Conteurs et Griots ». Le caractère exceptionnel de la 9ème édition relève du fait que le festival est devenu autonome et itinérant. Désormais une biennale, le festival a pour objectifs : Sauvegarder la culture africaine et revaloriser des arts de la parole ; contribuer à la promotion, production et diffusion des arts de la parole ; créer un esprit professionnel au sein des artistes de ces disciplines ; initier la jeunesse aux métiers de l’oralité.

Parlant de la motivation, le deuxième orateur a lié le conte aux richesses du patrimoine congolais. « Il est presque méconnu et négligé pourtant il fait partie de grandes richesses de notre patrimoine culturel et constitue l’un des moyens de communication et d’éducation », a-t-il dit. Et d’ajouter : les rencontres professionnelles sont organisées où les amoureux des arts de la parole se retrouvent autour d’une table pour réfléchir sur les problématiques de leurs métiers. Plusieurs thèmes ont été exploités dont : Quel avenir pour le métier de conteur ; la professionnalisation du métier de conteur ; l’harmonisation des dates de festivals des arts de la parole en Afrique centrale.

Les participants, a tenu à préciser l’orateur, viendront notamment du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo (Brazzaville et Pointe-Noire), de la Côte d’Ivoire, du Niger, de la RD Congo. Un prospectus remis à la presse indique ce qui suit : « Après avoir accueilli plusieurs artistes étrangers et mis l’accent sur la formation des artistes locaux (Kinshasa) durant 11 éditions organisées annuellement dont 3 expérimentales et 9 effectives, la 9ème édition du festival international RCG va aller maintenant dans des provinces. Comme d’habitude, plusieurs ateliers de formation seront organisés à l’intention des artistes des provinces pour leur permettre de se professionnaliser ».

Payne

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Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

Pour sauvegarder le patrimoine culturel congolais ; Memnon archiving services propose des pistes concrètes
20-05-2008
 dans CULTURE arton18243

Une société Bruxelloise dénommée Memnon archiving services vient à la rescousse de la Rd-Congo en proposant des services susceptibles de sauvegarder son patrimoine culturel. Au nombre de ces services, figurent la numérisation audiovisuelle (son, image, photographie) et des principaux documents « papier, le stockage informatique sécurisé des archives numériques, le développement d’un site Internet de consultation, la formation du personnel (numérisation et documentation des archives), la valorisation du patrimoine et la contribution à l’éducation nationale. C’est du moins ce qui ressort de la conférence de presse organisée le 16 mai 2008 par le directeur général de Memnon archiving services (Belgique), M.Michel Merten. C’était en présence du Conseiller principal chargé des infrastructures du Chef de l’Etat, Kimbembe Mazunga.

Dans son exposé, le n°1 de Memnon archiving services a dressé un tableau sombre de la situation des archives en Rdcongo. A l’en croire, la Rdcongo comme beaucoup d’autres pays en Afrique sub-saharienne, conserve ses archives tant audiovisuelles, photographiques, cartes géographiques ou encore les archives administratives diverses, dans des conditions fort précaires pour leur pérennité. Et si l’on ne prend garde a-t-il indiqué, la Rdcongo pourrait être rapidement et totalement coupée d’une grande partie de son histoire. Sur le terrain, le manque d’attention se manifeste déjà avec des conséquences déplorables. Ce qui fait que les générations futures risquent d’ignorer une grande partie de leur mémoire collective, du patrimoine historique, culturel et politique. Il faut retenir que les archives sonores et audiovisuelles sont conservées sans tenir compte des conditions techniques nécessaires. Conséquence : ces archives sont détruites par l’humidité, les intempéries, la chaleur et la poussière. Quant aux archives « papiers », elles s’amoncellent dans les services administratifs et techniques. Certaines personnes ayant accès à ces archives ne mesurent pas l’importance de celles-ci. Pour preuve, on les voit les vendre sous diverses formes et pour différents usages proscrits, en l’occurrence comme papier d’emballage.

En outre, il n’existe pas de dispositifs techniques modernes de gestion du patrimoine ni de politique de numérisation et de sauvetage. Il va sans dire que l’outil informatique et de partage du savoir, demeure un moyen nécessaire pour mettre la Rdcongo sur les rails des nouvelles technologies de l’information. Cette situation se justifie par le fait que beaucoup d’institutions détentrices d’archives en Rdc ne bénéficient d’aucune subvention capable d’assurer l’entretien et la bonne conservation des archives qui constituent pourtant la mémoire collective de la nation. A cela s’ajoute l’observance d’un manque de culture généralisée de gestion du patrimoine archivistique. « Jusque là, Memnon archiving services développe des activités de numérisation et de sauvegarde du patrimoine culturel au Maroc (Marrakech), en Mauritanie (Nouakchott), et en Rdcongo (Kinshasa) », a indiqué le n° de la firme belge.

En Rdcongo, cette société est opérationnelle depuis juin 2006. En cette année, elle a commencé l’étude et l’identification des besoins de sauvegarde des archives sonores, audiovisuelles, photographiques et écrites faisant partie du patrimoine de la Rdc. Plusieurs services publics ont été identifiés et ciblés notamment le ministère de la Culture et des Arts , l’Hôtel de ville de Kinshasa, l’Assemblée nationale, le ministère des Finances, le ministère de la communication et des médias, le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire ainsi que le ministère de l’Esps. Hormis le partenariat avec ces institutions, Memnon prévoit au quatrième trimestre de l’année en cours, un forum sous-régional sur la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel des pays francophones post-conflits de l’Afrique central.

Doudou Esungi

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