L’école pasteur Aaron Baouidi dotée d’une bibliothèque

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

18-06-2008
L’école pasteur Aaron Baouidi dotée d’une bibliothèque dans CULTURE arton18822

La coopération culturelle entre les deux rives du fleuve Congo considère à sa juste valeur l’implantation d’une bibliothèque dans une école. Dans cet ordre d’idées, le représentant de l’Association l’œil de l’enfant (Aoe) en RD Congo, M. David Makinsasa a prononcé, en fin de semaine, le discours d’ouverture d’une bibliothèque à l’école Pasteur Aaron Baouidi, à Brazzaville. Evoquant le président de l’association, M. Ferdinand Mbala qui réside en Suisse, il a exhorté la communauté scolaire à notamment faire bon usage de cet outil de formation. L’école est située dans l’enceinte d’une des concessions paroissiales de l’Eglise Evangélique du Congo (EEC).

L’ambassadeur de la République du Congo à Kinshasa a été représenté à la cérémonie par la conseillère de l’Ambassade, Mme Angélique Kinata. « Au nom de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo, M. Pana Gustave Zoula, qui a favorisé ces contacts, je remercie l’Aoe pour la noble œuvre en vue de l’épanouissement de nos enfants. Que notre Dieu nous donne des opportunités de ce genre, pour la prospérité des établissements scolaires Aaron Baouidi et pour des lendemains meilleurs de nos enfants et de notre pays », a-t-elle déclaré. . La responsable de la paroisse de Ouénzé, pasteur Jeanne Rose Bakissa Mizelet a exprimé la joie de l’Eglise et des éducateurs de l’école acquéreuse, de voir leur bibliothèque passer de « l’état embryonnaire à une autre dimension ». La journée a été placée sous la modération de M. Georges Mayinga. Le programme prévoyait la présence des invités, parmi eux : le Vice-président de l’ECC, le directeur de l’enseignement protestant au Congo, le représentant régional de l’enseignement primaire de Brazzaville, le coordonnateur et tous les membre du Bureau consistoire, des représentants de l’œcuménisme et des pasteurs de la Paroisse de Ouénzé, dont notamment le pasteur Demh-Gildas Moukou-Bouka Le pasteur Responsable a rappelé, pour l’assistance, que la paroisse de l’arrondissement 5 de Ouénzé abrite deux écoles primaire, dont l’une est située à environ un kilomètre de la paroisse.

« En dehors de ces deux structures, nous avons aussi une école maternelle et un collège qui venait d’ouvrir ses portes en début de cette année scolaire finissant », a-t-elle relevé. Et de poursuivre : « Oh que c’est une grande richesse que d’avoir une bibliothèque, sachant qu’elle occupe une place de choix dans l’intelligentsia d’un pays ! Grande est notre joie de voir nos jeunes approfondir leur connaissance pour leur culture. Elle est aussi une occasion favorable pour notre part de donner le goût de la lecture à nos enfants en vue de leur épanouissement intellectuel. C’est une manière de les exercer aux recherches à des fins utiles pour leur avenir. La parole de Dieu ne nous dit-elle pas que « mon peuple périt par faute de connaissances ».

Si hier, notre bibliothèque se trouvait encore à l’état embryonnaire, aujourd’hui, elle prend une autre dimension. C’est pour nous l’occasion d’exprimer auprès de cette Association notre profonde gratitude et de la rassurer que nous ferons de notre mieux pour un bon usage de cette dotation », a-t-elle dit. « C’est une idée très initiale, qui me satisfait au plus haut point. Car la plupart de nos enfants se livrent à des jeux insolites. Pourtant, la meilleure des distractions, c’est la lecture », a confié le directeur de l’école, M. Mbizi Joseph. – « Nous éprouvions des difficultés pour apprêter la matière à transmettre. L’ouverture de la bibliothèque est un motif de joie, car cela marque une nouvelle ère », a témoigné l’institutrice Loubassou Fleurette.

L’élève David Bakissa a, lui, émis le vœu que « la bibliothèque aide l’école à améliorer la qualité de l’enseignement donné aux élèves ». Pour le Vice-président de L’ECC, pasteur Matthieu Fridolin Djema s’est voulu rassurant : « Passée l’époque où l’enseignement protestant était aliéné. Avec l’avènement de la démocratie, l’heure n’est plus à la tergiversation. La science a commencé à percer, nous devons meubler la cervelle de nos enfants par une série d’installations des bibliothèques dans les écoles de nos paroisses (…) Monter une bibliothèque, c’est bien ; la conserver, c’est mieux. Que chaque enfant de Dieu soit le premier conservateur », a-t-il souligné.

A Kinshasa, l’Aoe est étable au quartier 13/N’Djili.19 écoles ont déjà scellé le partenariat avec cette structure. Elles sont des réseaux d’enseignement respectivement catholique, kimbanguiste, protestant, salutiste. Il nous revient qu’à l’initiative du couple Emmanuel Zarraka, membre fervent de la paroisse de Ouénzé, la délégation de Kinshasa a « poursuivi » la fête, sous la conduite de l’évangéliste Raymond Moukoué, à une réception d’anniversaire.

Payne

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Les autorités communales de la ville province de Kinshasa édifiées sur la décentralisation

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

12-06-2008

La ligue Nationale pour les élections Libres et Transparentes (Linelit) organise du 11au 12 juin avec l’appui de la fondation Konrad Adenauder (FKA), un séminaire atelier de renforcement des capacités des responsables communaux, axé sur le thème  » l’implication des autorités communales de Kinshasa dans le processus de Décentralisation « . Pendant deux jours, les bourgmestres, leurs adjoints et les chefs de bureaux communaux vont se familiariser avec le concept de décentralisation qu’ils ont comme ambition de mettre en œuvre au niveau des entités territoriales décentralisées qu’ils dirigent. Le coup d’envoi des travaux de l’atelier a été donné par le ministre provincial de la population, sécurité et decentalisation, Godard Motemona .C’était en présence du bourgmestre de la commune de Kalamu. Dans son allocution, le président de la Linelit, Jérôme Bonso a donné quelques tentatives de définition du concept  » décentralisation « . Le terme décentralisation implique l’idée de la répartition des pouvoirs entre l’Etat et les collectivités publiques locales. C’est aussi le transfert des compétences et de l’autonomie de gestion de certains services à des collectivités locales dotées de la personnalité juridique a-t-il ajouté. Et de préciser que la décentralisation entant que système de gestion n’est pas encore d’application, d’où elle est considérée comme un mécanisme de promotion de la bonne gouvernance qui favorise et accélère le développement des provinces et d’autres entités territoriales décentralisées afin d’accroître le développement à la base.

La décentralisation prescrite par la constitution du 18 février 2006, selon le professeur Biyoya, participerait moins à la nécessité de la simple distribution des fonctions et de l’autorité, que du besoin d’une part de consolider l’unité nationale mise en mal par des guerres successives, et d’autre part, créer des centres d’impulsion de développement à la base. D’où la gouvernance locale et la décentralisation permettent aux citoyens de participer à la vie publique pour le partage de responsabilités et d’adhésion des populations à la gestion de cette vie publique.

La décentralisation des entités territoriales favorise la prise de décisions par la population, et elle permet à tous les citoyens de donner leur point de vue dans le processus de développement de leur localité. Elle permet le rapprochement entre gouvernés et gouvernants.C’est le transfert du pouvoir du sommet à la base. A en croire le président de la Linelit, la mise en œuvre de la décentralisation passe par la mise en place dans chaque entité territoriale décentralisée des structures locales qui regroupent tous les acteurs étatiques et non étatiques. Aussi a-t- il émis le vœu de voir l’adoption par le parlement et la promulgation par le chef de l’Etat de la loi sur la décentralisation, la tenue des élections locales et l’installation effective de toutes les institutions des provinces et des entités territoriales décentralisées être accélérées pour la concrétisation de la décentralisation et la participation citoyenne afin de s’approprier les cinq chantiers. Prenant la parole au nom de la représentante résidente de la FKA, le professeur Mabiala a demandé aux participants de faire des recommandations utiles qui aideraient la population à bien appréhender ce concept éminemment important.

Doudou Esungi

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Le Pnud et les professionnels des médias se serrent les coudes

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

13-06-2008
Le Pnud et les professionnels des médias se serrent les coudes dans DEVELOPPEMENT arton18703

Le bureau du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) en Rdc et les professionnels des médias congolais se serrent les coudes pour mieux lutter contre le vih/ sida et les violences sexuelles sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Au cours d’un atelier organisé mercredi dernier par cette agence onusienne sur l’élaboration des messages sur le sida et les abus sexuels, les journalistes tant de la presse écrite que de l’audiovisuel, des médias publics et privés ont procédé à l’élaboration des messages forts qui seront utilisés dans une série de campagnes de sensibilisation qui sera menée sur tout le pays d’après la chargée de communication du Pnud, Mme. Clarisse Museme.

Dans l’avant- midi, toute l’attention des participants était focalisée sur la production des messages concernant le vih/ sida. Mais bien avant, les journalistes ont pu découvrir au moyen d’une projection faite par l’équipe du Pnud, des activités réalisées par celle-ci tout au long de l’année 2007. Cette projection reprend le bilan de toutes ces actions. Il s’en est suivi la constitution de trois groupes de travail.

Chacun de trois devrait produire une série de messages précis et concis qui tiennent évidemment compte des principes d’or d’élaboration d’un message. C’est-à-dire, chaque message devrait répondre à certaines questions que l’on se pose par rapport à un problème quelconque. Car un message traduit en fait un souhait de ce qui devrait être fait mais qui n’est pas fait. Face à cet idéal non réalisé, un bon message présente un problème, s’oriente vers une cible et suscite de l’intérêt. « Problème, cible et intérêt », caractérisent donc un message. C’est à cet exercice pas facile pour ceux qui confondent un message à un slogan, que les professionnels des médias s’étaient attelés pendant toute l’avant- midi pour ce qui est du sida.

Dans les après- midi, ils avaient procédé pratiquement de la même manière mais seulement avec une cible différente. Ici, il était question d’élaborer des messages sur les violences sexuelles, un véritable fléau qui fait encore parler de lui dans beaucoup de coins de ce pays post- conflit. Mais seulement maintenant avec les efforts de réconciliation et de l’unification, les violences sont de moins en moins fréquentes dans les milieux de militaires et policiers au moment où les hommes en uniforme sont eux aussi impliqués dans la lutte contre ce fléau. D’après Mme. Sylvie Sona du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), une des structures de l’initiative conjointe, la courbe sur les abus sexuels est entrain d’être renversée. Le phénomène est plutôt en train de prendre l’ampleur dans le milieu civil.

Dans les messages proposés, les journalistes ont par exemple suggéré la vulgarisation de la loi sur les violences sexuelles, la prise en charge des victimes par l’Etat et la lutte contre l’impunité afin de décourager la pratique, la disponibilité des Arv dans des structures appropriées, … La journée s’est clôturée par la mise en commun de tous les messages élaborés par les trois groupes et la synthèse des travaux.

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Le président du Conseil du sénat sud africain en visite à Kinshasa

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

12-06-2008
Le président du Conseil du sénat sud africain en visite à Kinshasa dans POLITIQUE arton18679-d6417

Les relations entre la République démocratique du Congo et la République sud africaine sont sans nuage, pour parler comme les diplomates. La visite qu’a entamée depuis hier mercredi 11 juin 2008 M. Mninwa Johannes Mahlangu, président du Conseil national des provinces d’Afrique du sud (l’équivalent du sénat de la RDC) est un témoignage vivant de cette amitié entre ces deux pays membres de la Sadc.

A la tête d’une délégation de 14 membres dont quatre élus et plusieurs chefs coutumiers qui siègent à la Chambre haute du parlement de son pays, l’homme d’Etat sud africain est arrivé à Kinshasa sur invitation du président de la Chambre haute du parlement congolais, Léon Kengo wa Dondo. Selon les deux parties, il s’agit d’une visite de travail qui rentre dans le cadre du renforcement des liens d’amitié qui existent entre la RSA et la RDC ; c’est ce qu’a laissé entendre dès sa descente d’avion M. Mahlangu, qui a insisté particulièrement sur l’osmose qui doit exister entre les sénats des deux pays. Cette approche est d’autant plus souhaitée que la vie politique des deux nations est condamnée à une recherche constante d’équilibre à cause du rôle que les deux pays sont appelés à jouer dans la sous région de l’Afrique australe. C’est pourquoi le souci louable d’entretenir des relations empreintes de sérénité notamment au niveau des sénats sud africain et congolais, est partagé avec la même intensité par le numéro Un du sénat congolais, Léon Kengo wa Dondo qui en fait sa hantise ; ce dernier n’a pas perdu une minute pour démarrer les entretiens avec son homologue venu de Pretoria. Dès 17 heures, heure de Kinshasa, les deux têtes de liste ont eu un premier tête-à-tête au Grand Hôtel de Kinshasa.

Le programme de visite de la délégation sud africaine qui s’étend jusqu’à dimanche15 juin 08prochain, permettra aux interlocuteurs en présence de vider tous les sujets qui intéressent la politique et la diplomatie de la république démocratique du Congo et de l’Afrique du sud. Selon le communiqué du cabinet du Rapporteur de sénat congolais remis à la presse hier mercredi, outre une rencontre prévue dans l’enceinte de l’Ambassade sud africaine à Kinshasa entre les chefs coutumiers sud africains membres de la délégation en visite en RDC et une Association des chefs coutumiers rd congolais, les sud africains auront dès aujourd’hui des entretiens avec le premier ministre Antoine Gizenga Fundji. Vendredi ce sera le tour du chef de l’Etat Joseph Kabila de recevoir la délégation sud africaine afin de faire avec elle le tour d’horizon des sujets que ses membres ont traité avec les officiels congolais. Après un aussi vaste échange de vue, une invitation pour visiter aussi le Conseil national des provinces d’Afrique du sud ne manquera pas d’être lancée au président du sénat de la RDC Léon Kengo wa Dondo.

Bblm

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La censure des œuvres musicales : une mesure salutaire mais tardive

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

14-06-2008

L’information a fait le tour des rédactions mais n’a pas encore suscité des réactions populaires pour ou contre, dans la ville de la musique et de la nonchalance, Kinshasa. C’est pourquoi elle mérite d’être diffusée comme il se doit aussi bien par les chroniqueurs musicaux que par ceux qui analysent la marche des institutions de la troisième République congolaise avec ses lacunes et ses réussites.

La Commission nationale de la Censure vient d’interdire de diffusion sur les antennes des radios et télévisions de la République démocratique du Congo un certain nombre d’œuvres musicales. Il s’agit entre autres de la chanson  » Orgazzy  » de Fally Ipupa, des albums  » Temps présent  » de Werrason,  » Que demande le peuple  » de Félix Wazekwa  » C’est par là la solution  » de Didier Lacoste,  » Tshikimbwa  » de Bill Clinton Kalonji… La première idée qui s’impose à l’esprit comme une évidence est celle qui encourage la mesure des censeurs ; mais les responsables des orchestres visés ont vite fait d’installer le doute dans les esprits en parlant d’une question d’argent qui sera vite réglée, alors que l’opinion pense qu’il s’agit d’une sanction définitive par ce que ces œuvres constituent parmi tant d’autres, des attaques délibérées à la décence et aux bonnes mœurs. A propos des équilibres fondamentaux qui ont été écrasés depuis des décennies en RDC par la longue tradition des antivaleurs, voyons ce que les musiciens congolais que je me refuse à qualifier  » d’artistes  » ont produit en terme d’immoralité dans leurs œuvres qui pourrissent la culture bantoue dont le peuple congolais est une des authentiques émanations. La musique étant l’art de combiner des sons agréables à l’oreille, rares sont les chansons produites par la nouvelle génération de musiciens, qui répondent à ce critérium ; voilà pourquoi le terme artiste est inapproprié en comparaison avec les générations antérieures de musiciens congolais qui ont produit des chefs-d’œuvre intemporels dont la RDC s’enorgueillit encore jusqu’à présent.

Quant à la danse, les musiciens congolais actuels ont manifestement du mal à faire la jonction avec la diversité culturelle du territoire national. Ils nous offrent en cette matière un même plat, préparé dans leurs laboratoires secrets et assaisonnés du nudisme à l’occidentale. Cela donne un cocktail explosif surtout quand ce spectacle surréaliste est entrecoupé de paroles obscènes du plus dévastateur effet dans les foyers familiaux. Les musiciens actuels ont fini par enfoncer le dernier clou sur le bois du cercueil de la pudeur publique en République démocratique du Congo. Désabusés, les parents ont tourné leurs regards implorants vers l’Etat, considéré par eux comme le dernier espoir contre le laxisme généralisé. D’où le soulagement de la population à l’annonce de la mesure de la Commission de censure nationale. Mais rapidement, le doute reprend le dessus au regard de l’expérience. Il est de notoriété publique que le suivi dans l’application d’une mesure n’est pas le fort des Congolais. L’argent est puissant et les gens ont si peu de conviction. Certains des  » opus  » ainsi frappés de bannissement comme la chanson  » Orgazzy  » de Fally Ipupa sont sur le marché du disque depuis au moins une année et demie. Beaucoup d’interrogations sont évidemment sur les lèvres pour expliquer le pourquoi de cette mesure tardive… Les gens se sont gavés de ses images sensuelles et de ses paroles suggestives. C’est pourquoi, il serait bon de faire payer une amende à la hauteur de la fortune amassée par ce garçon sur l’autel de la pudeur publique.

Au moment où on commence à censurer, ce qui n’était plus arrivé depuis longtemps, l’opinion est d’avis qu’on ne s’arrêtera plus en chemin. Si tel est le cas désormais, alors c’est un grand moment qui va coïncider avec le déclin de certaines carrières pour de nombreux jeunes gens qui sont arrivés en musique par effraction. De plusieurs coins du pays, on se prend à rêver d’une détente de conscience. Pourvu que les pouvoirs publics ne trahissent pas une fois de plus cet élan des cœurs pour l’assainissement des mœurs, et qui a pour ambition d’accompagner la réalisation des cinq chantiers.

Bomela tondo Bo-Lisoma Malko

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Le 16 juin : Journée de l’Enfant Africain ; quel bilan pour la RdCongo ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

13-06-2008

La journée d’hier était consacrée aux droits de l’Enfant Africain en Rd Congo suivant un décret de l’Union Africaine consacrant le souvenir du massacre des enfants de Soweto perpétré le 16 juin 1976, dans une Afrique du sud sous la férule de l’Apartheid. Dans le monde, la journée des Droits de l’enfant est fixée au 20 novembre depuis 1989, suite à la convention internationale à laquelle 192 pays étaient parties prenantes. L’important réside sans doute dans la prise de conscience du problème mais surtout dans sa prise en charge en vue d’actions conséquentes. Si la Rd Congo a finalement opté pour la dénomination des droits de l’Enfant Africain, l’on peut supposer que la cause se trouve dans l’ampleur et la similitude de la question dans les pays du sud. Mais tout le monde s’accorde à dire que la défense des droits de l’enfant va de soi, étant donné sa situation de personne vulnérable depuis la petite cellule familiale.

D’ailleurs pour rappel, cette Convention Internationale des Droits de l’Enfant du 20 Novembre 1989 préconisait déjà entre autres, « aide et assistance spéciales à l’enfant », mais l’on devrait surtout retenir « une famille comme milieu d’épanouissement et de développement harmonieux de l’enfant ». C’est pourquoi d’après cette convention, l’enfant doit être élevé dans les conditions « d’utilité sociale, cultivant sa personnalité dans le sens d’une vie individuelle dans la société et d’un esprit de paix, de dignité, de tolérance, de liberté, d’égalité et de solidarité ». Ce sont des valeurs qui échappent à beaucoup de parents, voire à l’Etat où le laisser-aller domine, livrant les enfants à la rue. Une véritable jungle où les plus chanceux, plus encore les plus malins dominent.

Il importe de rendre sa dignité à l’enfant depuis sa naissance par un enregistrement à l’état civil. Les mesures d’encadrement tardent encore à venir ou sont inadaptées aux réalités du terrain où la demande est forte. Le gouvernement devrait créer des écoles pour les pupilles de l’Etat, genre internats, pour encadrer les orphelins que les nombreux conflits dans notre pays ont multiplié par dix. Au-delà de ces questions, l’on devrait absolument reparler de l’éducation perturbée de l’enfant par la militarisation de sa vie alors qu’il n’a pas fini son apprentissage de la vie. Les violences et voies de fait perpétrées sur la personne de l’enfant sont récurrentes et d’autant plus perturbateurs notamment avec l’épidémie culturelle dite « enfant sorcier », les viols , les abandons par les parents géniteurs, les expulsions du champ de l’instruction par l’indécision ou manque de suivi conséquente des mesures prises pourtant par l’autorité.

Tout ceci fait montre d’une déliquescence éducationnelle dont le faible pourcentage du budget alloué à l’enseignement est l’illustration. Tout ceci trahit le manque de politique positive en ce domaine. Nous espérons que le changement des mentalités tant évoqué par le gouvernement actuel puisse un jour commencer par le changement de l’attitude des parents que sont nos décideurs afin que l’enfant congolais ne soit pas à la traîne face aux enfants africains en général.

Bolenge Ngbanzo

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Traitement des bruts pétroliers en Rdc : bientôt une usine de raffinerie

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

16-06-2008
Traitement des bruts pétroliers en Rdc : bientôt une usine de raffinerie dans ECONOMIE arton18759

Bientôt une usine de raffinerie sera implantée sur le sol congolais pour le traitement des bruts pétroliers, et cela grâce à la coopération d’investissement entre la Rdc et l’Italie. A l’issue d’une audience accordée le samedi dernier par le ministre congolais de Hydrocarbures, Lambert Mende Omalanga à un consortium des entreprises pétrolières italiennes, russes, britanniques et américaines, il ressort la disponibilité des investisseurs italiens de construire une grande raffinerie pouvant traiter le brut pétrolier sur le territoire de la République démocratique du Congo. Ce consortium était représenté par M. Oberdan Lenzi. En marge de cet investissement majeur, dont l’emplacement sera connu dans les quatre semaines lors du dépôt des concessions de l’audit, soulignons que le consortium interviendra dans les actions sociales. Ceci va permettre d’améliorer les conditions de vie des populations autochtones.

La réussite du projet dépendra de la ferme volonté des deux parties face aux engagements pris. A cet effet, soulignons que du côté congolais, tout est mis au profit de la matérialisation dudit projet, qui n’attend plus qu’à voir son grand jour. Les populations environnantes où sera implanté ce projet sont elles aussi mises au parfum et impliquées dans sa réalisation. Ce projet bénéficie de l’apport de tous.

Le ministre congolais des Hydrocarbures, Lambert Mende, content de ce projet s’est déclaré disponible à soutenir ce projet d’investissement dans le cadre du vaste projet de développement intégral, incarné en République démocratique du Congo par les cinq chantiers du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, devenus ceux de toute la république.

Yassa

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Les enfants parlementaires pour l’adoption rapide de la loi sur la protection de l’enfant

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

16-06-2008

Les enfants parlementaires du comité provincial de Kinshasa remercient la chambre basse du parlement pour avoir réservé le bénéfice de l’urgence à la loi portant code de protection de l’enfant, alors qu’elle n’était pas dans l’agenda initial de la session en cours. Au sénat, ces parlementaires, accompagnés par le coordonnateur Théodore Kabanga, ont sollicité une audience auprès du président de la chambre haute du parlement pour lui faire comprendre la nécessité de l’adoption rapide de cette loi. A cet effet, 250 exemplaires de mémorandum étaient déposés au secrétariat du Sénat pour être distribués aux sénateurs. Ceci rentre dans le cadre des activités de la commémoration de la journée du 16 juin, dédiée à l’enfant africain, dont le thème retenu cette année est ; « Droit à la participation, que les enfants soient vus et entendus ».

D’après le coordonnateur des Ong des Droits de l’enfant, Théodore Kabanga qui a justifié le déplacement des enfants parlementaires pour le Palais du peuple, l’objectif était que, les enfants viennent parler eux- mêmes pour remercier la chambre basse du parlement pour avoir adopté très rapidement la loi portant la protection des enfants. « Le mémo explique pourquoi il y a urgence d’adopter la loi portant code de protection de l’enfant », a déclaré le coordonnateur des Ong des Droits de l’enfant à l’issue d’une manifestation, organisée le vendredi dernier au Palais du peuple où les enfants parlementaires s’étaient rendus pour déposer leur mémo. Dans leurs messages, ils interpellent le pouvoir exécutif congolais sur la nécessité de l’adoption de cette loi pour sauver la face du pays lorsque les Nations unies lui auront demandé de présenter le bilan sur cette catégorie de la population. Aussi, il y a urgence de le faire parce que la République démocratique du Congo est en retard d’exécution de ses engagements internationaux.

Au niveau national, ces parlementaires estiment que l’urgence s’impose car, la notion des droits de l’enfant n’est pas encore une réalité dans plusieurs familles et communautés. C’est ainsi soulignent-ils dans leur mémo, que des enfants non enregistrés à l’Etat civil, les enfants maltraités, tués, accusés de sorcellerie, objets de trafic, privé de leurs droits à la succession, se comptent par millions. « Par ailleurs, nombreux sont les enfants qui vivent ou travaillent dans la rue, qui sont victimes d’exclusion sociale, d’exploitation économique ou sexuelle, qui n’ont pas accès à l’école ou qui fument du chanvre », … Rappelons que les enfants parlementaires ont bénéficié de l’appui technique de la coalition des Organisati

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Kadhafi, les Etats-Unis d’Afrique et nous

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

17-06-2008

La communauté des Etats sahélo sahariens tient sa réunion aujourd’hui à Cotonou capitale de la République du Bénin. Cette communauté est l’une des plus importantes du continent avec une vingtaine de pays membres. Elle a été crée à l’initiative du guide de la révolution libyenne Mouammar Kadhafi qui n’a jamais caché son désir de fédérer tout le continent africain en une union appelée  » Etats-Unis d’Afrique « . Le chef de l’Etat libyen est arrivé hier lundi à Cotonou à la tête d’une lourde délégation, dont les inévitables Amazones de sa garde prétorienne qui l’accompagnent toujours dans ses déplacements officiels.

Le meeting qu’il a tenu à Cotonou est un classique de l’attaque en règle contre les chefs d’Etats africains réticents à son idée d’intégration continentale. Kadhafi qui a déjà essuyé les critiques de toutes sortes au sujet de son projet, continue patiemment d’insister sur l’opportunité de la création de ces  » Etats-Unis d’Afrique  » pour diminuer la faiblesse du continent dans le concert des nations. Cette fois, on le donne partant avec les faveurs des pronostics car chaque jour qui passe ne fait que rehausser sa côte de popularité sur le continent. Sa dernière sortie médiatique a été on ne plus rassurante. Kadhafi a refusé net le projet proposé par le président Français Nicolas Sarkozy de l’union des pays riverains de la méditerranée. Si le président de la Jamahiriya reste pour beaucoup de ses pairs africains un illustre inconnu plus ou moins dangereux, les populations africaines commencent à cultiver pour le guide libyen une sorte d’attachement filial en dépit de ses dérapages politiques qui se traduisent souvent par des soutiens à des rébellions dans des pays africains même éloignés du sien. C’est pourquoi Kadhafi s’évertue à demander à ses collègues du continent d’organiser des référendums sur son projet de fédération, convaincu que les masses d’Afrique vont plébisciter son idée. Réussira-t-il à les convaincre ? Rien n’est moins sûr. En Afrique les choses ne sont pas simples. Nous pensons que la majeure partie de ces difficultés provient de l’Occident. Cette affirmation ne procède pas d’un formatage néocolonial à l’envers, mais de l’analyse des réalités quotidiennes qui ont pour champ de déroulement, l’Afrique. Le fait pour ces pays développés, que l’initiative de fédérer l’Afrique vienne d’un leader arabe parmi les plus anticonformistes et imprévisibles, est une raison supplémentaire de saboter ce projet. Kadhafi leur offre souvent involontairement des arguments de types réactionnaires pour entretenir leur défiance à son égard. Tenez : à peine l’Occident lui a-t-il ouvert une fenêtre d’honorabilité, qu’il s’est empressé de la refermer. Reçu en grande pompe par le président Français Nicolas Sarkozy, cet accueil princier intéressé des milieux politico économiques français ne l’a pas empêché d’être le porte-parole de ceux qui récusent l’Union méditerranéenne. Il faut dire que cet acte de courage éminemment politique n’est pas à la portée de beaucoup de chefs d’Etats du continent. Kadhafi est visiblement le dépositaire d’une certaine idée de l’Union qu’il poursuit avec tant d’énergie et dans laquelle il a déjà dépensé beaucoup de capitaux de son pays. Pour les occidentaux, cette idée qui sous tend les agissements du leader libyen est infiniment plus dangereuse sur le plan du choc des civilisations. Il est vrai que les masses africaines qui luttent pour sortir de l’impasse de la crise économique sont aux antipodes de ces considérations conflictuelles.

Le développement dont a besoin l’Afrique est lié à l’avènement d’une union véritable des politiques et des peuples du continent qui favoriserait la libre circulation des biens et des personnes, synonyme d’essor économique. L’Afrique ayant déjà perdu de nombreux panafricanistes, il n’est pas inintéressant de se pencher objectivement sur l’acharnement de Mouammar Kadhafi à vouloir créer les Etats-Unis d’Afrique. L’histoire nous renseigne que les grands visionnaires sont comme la comète de Haley : extrêmement rares.

Bomela tondo Bo-Lisoma Malko

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L’enregistrement de l’enfant à l’Etat civil, une priorité

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

17-06-2008

A l’occasion de la célébration de la 18e journée de l’enfant africain, commémorée le 16 juin de chaque année, cette fois le thème international retenu est :  » droit à la participation, l’enfant doit être vu et entendu « ,tandis que le thème national retenu est le droit à la citoyenneté. Cette célébration est une occasion d’assurer le bien être de chaque enfant et faire le point sur la situation de l’enfant dans son pays. C’est dans le cadre de la célébration de cette journée que la Direction Urbaine de l’Intérieur (DUI) sous couvert du Ministère provincial de la population, décentralisation et sécurité a organisée un atelier de formation qui a pour objet « le remplissage de la procuration et son utilisation efficiente « . Débuté hier lundi cet atelier de formation s’étendra jusqu’au samedi 21 juin à la Paroisse Saint Joseph de Matonge.

En effet, l’Etat civil demande aux parents d’enregistrer leurs enfants dans les 30 jours qui suivent la naissance, par ce simple geste, les parents reconnaissent devant l’Etat la filiation et l’identité de leurs enfants et leur assurent une protection devant la loi. C’est ainsi que cet atelier connaît la participation de 90 agents de maternité chargés de l’animation prénatale, de 350 chefs de quartiers et de 24 agents de l’Etat civil. Chaque participant aura 2 jours.

Cette activité est le résultat d’un atelier intersectoriel entre les responsables des maternités, la justice c’est-à-dire le Procureur de la République et le bureau de l’Etat civil. Rappelons que cet atelier avait pour objet : l’enregistrement des naissances à l’Etat civil du 09 au 10 juin dernier. A cet effet, les statistiques démontrent qu’en 2007, 31.408 enfants avaient été enregistrés contre 200.000 enfants nés dans les différentes maternités de la ville de Kinshasa. Le taux de représentativité étant faible vu le nombre des naissances chaque année, les experts ont cherché des mécanismes devant promouvoir cette action. De ce fait, le ministère de l’Intérieur a proposé au Fonds des Nations pour l’Enfance, UNICEF en sigle pour le renforcement des techniques d’enregistrement des naissances à l’Etat civil par le biais de la procuration. L’octroi du document de la procuration permet que l’enfant soit enregistré à la maternité, au bureau du quartier et à la Commune. Cette pratique assouplit l’administration et permet que chaque enfant soit enregistré et ait l’acte de naissance. A la fin de la formation, chaque participant aura un lot de procurations.

Rébecca Muzama

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