Par son Greffier : la Cpi à Kinshasa ; d’autres prévenus en perspective

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

17-06-2008
Par son Greffier : la Cpi à Kinshasa ; d’autres prévenus en perspective dans POLITIQUE arton18772

Mme Silvia Arbia, greffier de la Cour pénale de justice (Cpi) effectue une mission de trois jours en République démocratique du Congo. Arrivée dimanche 15 juin, elle pourra quitter la capitale congolaise ce mercredi. De ses entretiens, il est fort possible, compte tenu de la délicatesse de la mission de la Cpi, que ce séjour soit le moins médiatisé possible ou encore que les déclarations qui pourraient en sortir soient les plus laconiques possibles. Car, le monde qu’elle rencontre est un monde de nature avare aux déclarations. Il s’agit des responsables du monde judiciaire.

En effet, l’agenda de Mme Silva Arbia prévoyait des rencontres avec le ministre congolais de la Justice et Droits Humains, le Procureur général de la République et des hauts magistrats de la justice militaire. Cette visite, rappelle-t-on, est la première que la greffier de la Cpi entreprend en République Démocratique du Congo depuis sa nomination à ce poste en février dernier. Il s’agit donc d’une importante visite compte tenu notamment du fait que ce pays, la Rdc, a quatre citoyens dans les prisons de cette Cour internationale. En plus de cela, pays post-conflit, la Rdc est un des théâtres expérimentaux de cette Cour. Le procureur de la Cpi avait déjà initié des enquêtes pour les crimes de guerre commis dans ce pays. Il y a certes des responsables des groupes armés, essentiellement de l’Ituri qui sont aux arrêts, à savoir Katanga, Thomas Lubanga et Budjolo.

Le procès Thomas Lubanga prévue le 24 juin, n’aura pas lieu. Et selon certaines spéculations judiciaires, le leader de l’Upc pourrait être libéré parce que ses avocats auraient démontré que les enfants soldats qu’il encadrait dans son mouvement venaient librement s’enrôler ou qu’ils auraient été remis au mouvement par leurs parents. Si cette libération intervenait, ce sera un coup de théâtre. Car, en effet, ce serait étonnant que l’infraction soit annulée sur base de cette explication. Thomas Lubanga est-il poursuivi pour enrôlement forcé ou pour utilisation des enfants soldats dans son mouvement ? C’est comme si on acquitterait un criminel pour cause que la victime avait elle-même tendu le cou pour se faire égorger. Est-ce de cela que la greffier a parlé avec les milieux judiciaires congolais ? Apparemment non.

Thomas Lubanga pourrait être libéré

La CPI examinera mardi 24 juin la possibilité de libération de Thomas Lubanga. Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont convoqué cette audience de mardi 24 juin pour « prendre sous considération la libération » de Thomas Lubanga Dyilo, accusé d’enrôlement forcé d’enfants soldats, et dont le procès a été reporté mercredi, indique l’Afp. Dans une décision de 44 pages, les juges de La Haye écrivent qu’une « suspension dans la procédure s’impose (…) dans ces circonstances, une audience doit avoir lieu mardi 24 juin à 14HOO (12HOO GMT) afin de prendre sous considération la libération de l’accusé ».

Mercredi, indique la même source, ils avaient indiqué dans une décision orale la suspension du procès de Thomas Lubanga, 47 ans, le premier accusé de la CPI à répondre de crimes de guerre pour son rôle dans la guerre civile ayant ravagé l’Ituri. Le procureur avait l’intention de présenter des preuves potentiellement disculpatoires, obtenues en protégeant ses sources, notamment des agents des Nations Unies en RDC, et qui ne pouvaient donc, selon l’accusation, être transmises à la défense, ont expliqué les juges. Or, ceci « neutralise les opportunités qu’aurait eues l’accusé à préparer sa défense et bafoué son droit à un procès juste », selon les avocats de la défense.

60.000 morts en Ituri

Selon les ONG humanitaires, les affrontements interethniques et les violences entre milices en Ituri, pour le contrôle notamment de ses mines d’or, auraient fait 60.000 victimes depuis 1999. Mardi, le procureur avait indiqué aux juges qu’il restait 156 documents, obtenus des Nations Unies sous restrictions, et d’ONG humanitaires, qu’il n’avait pas le droit de transmettre à l’équipe de défense. Ceux-ci pourraient permettre de constater que l’accusé « souffrait de troubles mentaux », qu’il « avait été intoxiqué » et qu’il lui « manquait donc toute capacité de contrôle de sa conduite, ou de compréhension de l’illégalité de celle-ci », selon les juges.

Ils pourraient également permettre de constater que Thomas Lubanga avait agi « par auto-défense » ou qu’ »il avait fait des efforts pour démobiliser des enfants-soldats », selon la décision.

Lubanga aurait également eu un « commandement insuffisant » sur ses troupes, qui ont commis les crimes, et l’UPC et son aile militaire « étaient sous le contrôle de l’Ouganda, du Rwanda et d’autres pays », selon certains de ses documents.

Certains d’entre eux « avaient le potentiel » d’ »impacter matériellement sur la détermination de la culpabilité ou de l’innocence de l’accusé », expliquent les juges, tout en indiquant qu’ils ont ordonné la suspension des procédures « avec une grande répugnance ». « Les juges ont une conscience très nette qu’en suspendant ces procédures, les victimes ont, en ce sens, été exclues de la justice », estiment-ils, tout en laissant au procureur l’opportunité de faire appel de leur décision.

Quid du mandat contre Ntaganda

Si l’affaire Lubanga ne s’était pas fait inviter dans les entretiens de Mme Sylvia avec les autorités congolaises, il y a cependant un dossier qui ne pourra pas manquer au menu de ces entretiens. Il s’agit de la question de Bosco Ntaganda, chef d’Etat-Major du Cndp de Laurent Nkundabatware. La Cpi avait émis un mandat à son endroit. Mais, pendant tout le temps que le mandat est resté secret, personne n’a mis la main sur lui. La juridiction internationale a levé les scellés sur ce mandat. Les débats se sont engagés à ce sujet. Jusqu’à présent, le Cndp de Laurent Nkundabatware refuse de livrer. Mais qu’est-ce que les entretiens avec les autorités congolaises qui n’ont pas accès et à Nkundabatware et Bosco Ntaganda pourront-ils changer ?

L’Avenir

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Affaire Bdk : l’Onu accuse et annonce 100 morts

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

14-06-2008
Affaire Bdk : l’Onu accuse et annonce 100 morts dans POLITIQUE arton18726

L’affaire Bdk n’est plus d’actualité. Les autorités provinciales s’emploient à pacifier les esprits notamment en demandant aux adeptes de Bdk qui avaient fui dans la forêt de sortir de leur cachette pour participer à la reconstruction du pays dans le cadre de cinq chantiers. Le gouverneur de province a annoncé la création d’emplois pour les jeunes du Bas-Congo dont les membres de Bdk. Au niveau de la justice, parce qu’il n’y a pas de réconciliation qui tienne sans passer par la justice, les procès qui ont eu lieu à Mbanza-Ngungu ont été dans la grande transparence à la grande satisfaction de tous. Il nous revient que dans les prochains jours, d’autres procès auront lieu cette fois à Matadi.

En effet, le tribunal de Grande Instance du chef-lieu de la province du Bas-Congo a tenu à ce sujet, une audience le jeudi dernier. Vingt adeptes de Bdk comparaissent à ce procès. Il s’agit des personnes arrêtées lors des événements qui avaient endeuillé cette province. Le ministère public a annoncé trois chefs d’accusation contre ces vingt prévenus. Il s’agit de la participation à un mouvement insurrectionnel, l’atteinte à la liberté de culte et rébellion.

La rue reprend son droit de cité

Au moment où on attend qu’encore une fois, la vérité éclate devant la justice, la rue reprend son droit de cité avec des accusations parfois sans fondement. C’est le moment que  » l’Onu « , selon une dépêche de la Radiookapi.net fait état d’au moins  » cent personnes, dont de nombreux adeptes du mouvement Bundu dia Kongo (BDK) « , qui auraient été tuées  » lors d’une opération de police en février-mars au Bas-Congo « , en République démocratique du Congo (RDC),  » selon l’ONU, qui a dénoncé vendredi un « usage excessif de la force « .

Selon la même dépêche, c’est pour la première fois depuis ces violences que l’ONU communique officiellement un bilan et liste une série de violations des droits de l’Homme perpétrées par la police nationale congolaise (PNC), mais aussi de violences attribuées au BDK, dans un rapport de 36 pages rédigé par une équipe multidisciplinaire du Bureau de l’ONU pour les droits de l’Homme. Ce rapport qui n’est pas une grande première, parce qu’il relaie les bilans donnés par l’opposition sans la moindre enquête. Ce rapport contredit, le contraire nous aurait étonné, le bilan officiel des incidents qui était de 27 morts dont trois policiers. Le caractère dérisoire des conclusions de ce rapport réside notamment dans son imprécision. On parle d’au moins cent morts, principalement des partisans du BDK. Ces derniers auraient été tués  » pendant les opérations de la PNC lancées le 28 février 2008 « .

Pour les observateurs, c’est du déjà entendu. On ne pouvait s’attendre à autre chose lorsqu’on sait qu’il y a des services, mêmes internationaux, qui ressemblent à des crocs morts. Plus qu’il y a des morts, mieux les affaires vont bien pour eux. Accuser les services étatiques d’avoir tué, c’est la règle générale, voire une obligation. On ne peut pas avoir fait comprendre au monde entier qu’il y avait usage excessif des armes alors que des policiers ont été abattus, lapidés sauvagement. On ne peut pas ne pas donner un bilan lourd après avoir émis telle thèse d’usage excessif d’armes et après avoir présenté les adeptes de Bdk comme des enfants de choeur. Les conclusions de ces enquêteurs ne pouvaient qu’aller dans le sens d’un lourd bilan dès le moment où et l’opposition et l’Onu n’osent se poser la moindre question sur la motivation de ces incidents.

Manipuler pour désinformer

Ainsi donc, peut-on lire dans ce rapport, en ce qui concerne la justification du bilan :  » Ce lourd bilan (…) a été principalement causé par l’usage excessif ou illégitime de la force par la PNC, et, dans quelques cas, par des exécutions arbitraires « . Cette dernière partie de la phrase renferme toute l’intention à la base de ce rapport et de ce lourd bilan. Non seulement les policiers ont tiré sur des  » paisibles  » adeptes de Bdk, mais aussi, ils se seraient permis des exécutions  » arbitraires « . Cela bat en brèche la thèse des policiers en situation de légitime défense, devant des adeptes déchaînés et prêts à tout. On justifie ainsi la thèse d’une certaine opposition selon laquelle, les policiers auraient été envoyés au Bas-Congo pour tuer. Rien que pour tuer. Le rapport cité par la dépêche, fait état des déclarations des témoins qui auraient vu la police jeter des cadavres dans une rivière  » pour chercher à dissimuler des preuves « . C’est encore une accusation farfelue de l’opposition qui croit que dans des villages congolais, on peut tuer cent personnes et dissimuler les deuils en jetant des corps dans la rivière. Enfin, dans cette situation, les policiers avaient eu le temps de s’adonner à des actes de torture, selon le rapport. Les enquêteurs ne pouvaient pas ne pas compléter le tableau avec une des infractions vedettes, à savoir, la torture. Sans ce chef d’accusation, il serait difficile à ce service de l’Onu de terminer le portrait robot d’un  » Etat voyou « .

Pour l’opinion congolaise, ce scénario, est une curieuse, insolente et malhonnête répétition. Quand on voulait avoir la tête de Mobutu en 1990 après l’avoir pressé comme un citron, il avait suffi de lui mettre sur le dos le massacre des étudiants de Lubumbashi. Massacre, il est démontré aujourd’hui qui n’avait jamais eu lieu. Pour se débarrasser de Mzée Laurent Désiré Kabila, on a tenté d’en faire tantôt le bourreau des Tutsi, tantôt celui des Hutu rwandais. Qu’est-ce que l’Onu poursuit aujourd’hui à travers ce grossier montage de 100 morts dont on est incapable de donner l’identité plusieurs mois après ? Question importante à qui de droit.

Joachim Diana G.

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Affaire Mende : tentative de ramener la Rdc à la case départ

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

18-06-2008
Affaire Mende : tentative de ramener la Rdc à la case départ dans POLITIQUE arton18801-6c496

La motion intentionnelle de défiance qui circule à la Chambre basse du Parlement, contre le ministre congolais des Hydrocarbures Lambert Mende risque de couler les intérêts de tout un pays si l’on n’y prend pas garde. C’est un règlement de comptes pour beaucoup. Les interventions des honorables députés, Jean Bamanisa et Fidèle Babala le vendredi dernier à la chambre basse du parlement ont plongé tous les observateurs avertis dans un perplexe inédit surtout lorsqu’on sait que la Rdc commence à peine à tirer profit de son pétrole.

Dans leurs interventions, les deux députés ont fait preuve de manque ou encore d’insuffisance d’informations fiables sur ce domaine aussi sensible que celui des hydrocarbures. Des recommandations fondées, mais des déclarations gratuites et non fondées derrière lesquelles se cacherait toute une forêt. Du pétrole en Ituri dans le lac Albert. Il y en a seulement 5 blocs. 3 pour l’Ouganda et 2 pour la République démocratique du Congo. Rappelons que Kampala travaille avec le groupe Tullow Oil qui, au fur et à mesure que la paix se restaurait en Rdc, cette entreprise a manifesté les mêmes ambitions d’exploiter le deux congolais. Ce qui n’est pas du tout mauvais. Mais la prudence veut que l’on soit sage. En d’autres termes, connaître les intentions profondes et cachées de cette entreprise qui a toujours pactisé avec l’Ouganda, ennemi d’hier de la Rdc. Cette sagesse rappelle que l’ami de mon ennemi n’est pas mon ami. C’est sur cette prudence que doit jouer le gouvernement congolais.

Se débarrasser de l’héritage de 1+4

C’est justement pour cette raison que tous les contrats antérieurs signés dans une précipitation notoire avec le gouvernement congolais pendant la transition avec Tollow Oil devraient être annulés. Comme l’on se rappelle, ce fut une période très agitée pour la Rdc, où tout était géré par la magie 1+4.

Il aurait été imprudent pour la Rdc de gober ces contrats, signés pour des fins individuelles. A cet effet, on se rappelle très bien que pendant la rébellion, l’Ouganda était le parrain du Mlc qui combattait le régime de Kinshasa, dirigé par Kabila. Aujourd’hui, la motion des députés du Mlc et de l’indépendant Bamanyisa n’étonne personne. Pour qui roulent-ils si ce n’est pas pour leur parrain ? A cette question, seule leur conscience peut répondre, mais eux-mêmes ne peuvent rien apporter de solide. Encore que la ministre sud- africaine de l’Energie et des hydrocarbures avait tout dit. Si ce ministère était mal géré comme l’a prétendu l’honorable Jean Bamanisa, aujourd’hui ce secteur n’aurait pas aussi des candidats au point de se bousculer comme cela est le cas. C’est chaque jour que ce ministre accorde des audiences aux exploitants pétroliers désirant travailler avec la Rdc et la presse comme témoin oculaire est toujours associée à ces rendez-vous. Si magouille y avait, l’opinion l’aurait déjà su. Le diable est certes ailleurs. Car, pendant longtemps, ce secteur pourtant juteux et sources des grands capitaux au pays, est resté l’ombre de lui-même. Voilà qu’aujourd’hui les efforts fournis par le gouvernement commencent à porter des fruits. On veut tout balayer d’un revers de la main pour revenir à la case départ comme cela fût le cas autrefois. Le social dans ce secteur occupe une place de choix. Parce que les populations environnantes doivent tirer profit de leur produit. Cette politique est toujours privilégiée par le ministère qui, il n’y a pas longtemps avait fait déplacer les notables de Moanda pour prendre part à une signature d’accord avec une entreprise pétrolière oeuvrant dans la province du Bas- Congo. Le tout s’était fait sous le regard vigilant du vice- gouverneur Deo Nkusu.

Une Assemblée nationale sauvée de l’affairisme ?

Dans le couloir du ministère des Hydrocarbures, le spectacle que l’opinion a vécu le vendredi dernier au Palais du peuple est non seulement triste, mais porteur des germes de déstabilisation de la Rdc. Il est vrai que les Honorables Babala de l’opposition et Bamanisa (indépendant, affilié à l’Udemo) interppellants du jour, avaient le beau rôle pour cracher tout leur venin contre celui qu’ils croyaient une proie facile. Dans cette affaire où la haine n’avait d’égale que la détermination d’en finir avec un empêcheur de tourner en rond, Lambert Mende n’est pas la seule cible de ce qui apparaît à l’analyse comme un vrai complot. Les propos utilisés et les injures proférées à l’endroit du ministre Mende, homme d’Etat, un élu comme eux- mêmes, trahissent tout simplement une fois de vengeance qu’ils n’arrivaient plus à cacher. Ainsi donc, le plan « règlement des comptes » est tombé et l’opinion publique commence à comprendre les motivations réelles de cet acharnement à « bouffer » du Mende.

On a vu et entendu le Député Bamanisa, toute honte bue, prendre fait et cause pour une entreprise privée, transformant cette haute sphère du Pouvoir d’Etat qu’est le Parlement en place de la bourse, mieux en syndicat d’opérateurs économiques en difficultés dans leurs négociations avec le gouvernement. Même la judicieuse intervention de son collègue Kanku Clément (opposition) n’y fit rien. Pourtant, celui-ci le rappelait en fait à l’ordre en lui faisant remarquer que la représentation nationale n’était pas le lieu indiqué pour du lobbyng de ce genre. Son obsession à vouloir exécuter jusqu’au bout « deal » inavouable conclu avec ses amis des sociétés « Tullow et Héritage » (de droit ougandais) qui avaient décidé d’avoir la peau de Mende lui ont fait perdre toute rationalité. A telle enseigne qu’il a cru enfoncer le clou en accusant le Ministre des hydrocarbures d’avoir armé les militaires et les policiers de la République afin qu’ils sécurisent le territoire du pays ( Rdc), dont il siège à l’Assemblée nationale ! Si cela était vrai, quel est le tribunal qui condamnerait un acte aussi hautement patriotique au moment où le pays est fragilisé par un embargo injuste qui est seulement en train d’être laborieusement levé ? Par contre, ce qui serait condamnable c’est de laisser un opérateur économique armer et créer des milices pour déstabiliser la Rdc comme l’a notoirement fait « Héritage » que Bamanisa soutient bec et ongles. Mais là, l’honorable député donne sa langue au chat et fait semblant de n’avoir même pas suivi les sages recommandations des honorables Kanku et Ngabu.

On comprend facilement pourquoi, dès lors que M. Bamanisa n’est en réalité qu’un anti-patriote récidiviste. Il a ses agendas cachés en ce qui concerne la sécurité de la Rdc. Il suffit de se rappeler son emprisonnement en 1999 où il avait été écroué pour « trahison en participant à une entreprise de démoralisation de l’armée et de la nation ayant pour objet de nuire à la défense nationale ». Quoi donc de plus normal qu’on retrouve ce triste personnage du côté de ceux qui ont semé et sèment encore mort et désolation chez nous (Héritage) a armé les bandes criminelles de l’Upc de Thomas Lubanga pendant des années) en discréditant l’introduction dans le conventions pétrolières de dispositions par lesquelles les investisseurs sont appelés à sécuriser les sites sur lesquels ils se déploient. Comme on le voit, la voracité du député Bamanisa n’a pas de limites. C’est le genre à embrasser le diable. Pourvu que ses poches se remplissent. N’est ce pas la vraie raison de son acharnement à défendre l’indéfendable ? En tout cas, le peuple n’est ni amnésique ni naïf.

Jean Bamanisa : fuite en avant poussé par Tullow !

Les interpellations des ministres par les honorables députés à l’hémicycle du Parlement, au Palais du Peuple, se multiplient. Mais les réalités qui font l’objet de ces chauds échanges, elles, têtues, ne changent guère. Probablement parce que à force d’interroger (de tirer sur la corde ?) sur tout et sur rien, l’ont fini par exprimer tout le contraire des intentions, par principe louables, qui devraient animer les élus poseurs de questions et donneurs de leçons de gestion de ministères. Pour ce jour là, l’opinion nationale et les habitués des débats parlementaires sont restés sur leur soif, partiellement tout au moins ! Des deux ministres appelés aux justifications, Lambert Mende des Hydrocarbures et Philippe Futa de l’Economie, seul ce dernier a vraiment pu s’étendre à satiété sur les préoccupations des élus du peuple. En ce qui concerne la politique pétrolière du gouvernement, objet de la question orale de l’honorable Jean Bamanisa, il n’y a, pour ainsi dire, pas eu match.

L’interpellé, patron du tout jeune ministère des Hydrocarbures (sa création remonte à 2007 !), n’a pas pu faire autre chose qu’inviter les honorables à la patience, faute de pouvoir débattre dans le vide. C’est que nombre de préoccupations de Jean Bamanisa étaient prématurées, simplement. Pour la bonne et pertinente raison, subtilement rappelée par L. Mende, qu’il n’existait pas encore de décision gouvernementale à soumettre à la critique des honorables. L’opinion a ainsi appris, malgré tout le randam qui entoure la question de l’exploitation pétrolière en RD Congo, que « le gouvernement n’a pas à ce jour recommandé à Monsieur le Président de la République d’accorder de nouveaux titres sur les hydrocarbures à qui que ce soit sur différents bassins sédimentaires de notre pays (en dehors du bassin côtier Atlantique !) ».

Interpellation sans objet ?

Pas de débats parlementaires sans décision gouvernementale sujette à débats, donc. Mais cela l’auteur de la question orale l’ignorait-il ? On peut en douter. A cet effet, renseigne un document du ministère, Jean Bamanisa, homme d’affaires avisé, propriétaire d’entreprises prospères depuis les années 80, opérateur pétrolier de surcroît. L’honorable Jean Bamanisa ne l’ignore sans doute pas. L’homme est assez outillé pour ne pas s’exposer, pour un rien, aux risques politiques d’une sortie manquée. Il faut donc chercher ailleurs les raisons de cette précipitation surprenante. Et nombre d’observateurs parmi ceux qui ont assisté aux échanges de vendredi après-midi dans la salle des Congrès du Palais du Peuple ne vont pas loin pour dénicher ces raisons. « Bamanisa a bien trop pris faits et causes pour une des entreprises qui convoitent les gisements pétroliers du Graben Albertine pour prétendre être désintéressé », constate un député de l’UN (Union pour la Nation, de Jean-Pierre Bemba), indique la source.

Là, poursuit le document, gît tout le problème de cette question orale, en fait. L’élu de Kisangani dans la province orientale a dévoilé l’église pour laquelle il prêche : Tullow. Sans en identifier les prophètes et les dieux. Et c’est là où le bât blesse. Car, Tullow, selon les informations recueillies par nos rédactions, n’est autre que cet exploitant pétrolier proche de Kampala, qui a déjà raflé tous les permis d’exploitation pétrolière de l’autre côté de l’Ouganda (3 blocs) et qui convoite l’ensemble des blocs situés du côté RD Congolais, souligne la source. « Ce que veut cette entreprise, selon un député de l’Ituri joint par nos rédactions, c’est ni plus ni moins que le monopole du pétrole du Graben Albertine. Or, sur cette question, le gouvernement semble opposé à l’attribution de permis d’exploitation à des entreprises qui ont partie liée avec le voisin ougandais. L’histoire récente du pays appelle à la prudence dans les relations commerciales avec d’anciens pilleurs des richesses nationales congolaises », a-t-on lu dans le document en question.

Autre coïncidence que l’on ne doit pas au hasard, les deux interpellateurs du vendredi 13 juin ont un passé des plus discutables dans le secteur de l’exploitation pétrolière. Tous deux ont connu des séjours carcéraux à la suite de transactions pétrolières demeurées ténébreuses. En octobre 1999, Jean Bamanisa découvre les horreurs de la prison de Makala à la suite d’une manipulation malencontreuse de prix pétroliers. Peu de temps après, c’est autour de l’honorable Babala de séjourner au même lieu, pour exportation frauduleuse de produits pétroliers vers les territoires rebelles sous contrôles du Mouvement de Libération du Congo (Mlc). Difficile donc de croire que les interpellations, au Palais du Peuple, sont toutes motivées par le nationalisme des poseurs de questions.

Prince Taty Yassa

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Mayobo exclu du Palu : la décision exige son départ du gouvernement

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juin 2008

16-06-2008
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La décision est tombée le samedi. Dans beaucoup de milieux du Palu, elle n’a surpris personne. Dans l’espace politique cependant, cette nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans la mesure où Godefroid Mayobo n’est pas n’importe qui. Il a été élu sur la liste du Palu comme député national dans la circonscription de Mont-Amba. Mais ce qui a fait sa popularité, c’est sa qualité de porte-parole du leader du Palu, le patriarche Antoine Gizenga. L’homme s’est propulsé au devant de l’actualité politique nationale avec la nomination de Antoine Gizenga comme Premier ministre. Pendant les consultations pour la formation du gouvernement, Mayobo est devenu un homme important par lequel tout passait. Il est devenu un véritable alter ego du Premier ministre ; à tel point que qui avait vu Mayobo, a vu Antoine Gizenga.

C’est ici que commence aussi bien l’ascension que les difficultés de ce mathématicien, assistant à l’Institut supérieur des sciences appliquées (Ista). Comme dit un adage bantou, plus le singe monte plus haut plus il fait découvrir sa nudité. Ce qui arrive à Mayobo, tire son origine à cette ascension. Le voyage du chef de l’Etat au Bandundu est à ce point de vue, porte-malheur pour Godefroid Mayobo. C’est ici que commence aussi bien l’ascension que les difficultés de ce mathématicien, assistant à l’Institut supérieur des sciences appliquées (Ista). Comme dit un adage bantou, plus le singe monte plus il fait découvrir sa nudité. Ce qui arrive à Mayobo tire son origine à cette ascension. Le voyage du chef de l’Etat au Bandundu est à ce point de vue, porte-malheur pour Godefroid Mayobo.

Il n’a pas compris Gizenga

Poursuivant son option de tenir ses réunions notamment en province, le Gouvernement Gizenga, avec le chef de l’Etat en tête, s’est réuni en mai dernier dans la province du Bandundu. Pour Antoine Gizenga qui rentrait dans son fief plus de quarante ans après, dont 30 ans d’exil forcé, avait demandé à tout le monde de comprendre que dans la délégation qui se rendait au Bandundu, la personne à mettre en vedette, c’est le chef de l’Etat. Car, c’ est lui qui amenait tout le monde au Bandundu. Le premier ministre avait également fait comprendre qu’il aura l’occasion de faire une visite au Bandundu à l’occasion de laquelle il pourra être en vedette. C’est ainsi par exemple qu’arrivé par avion dans la ville où il a grandi, à savoir, la ville de Kikwit, Gizenga a trouvé des foules qui l’attendaient. Mais il a demandé à tout le monde d’attendre le chef de l’Etat avant de déclencher le processus d’accueil mis en place. Dans l’ensemble, la population de Kikwit a respecté le mot d’ordre. Mais, les dirigeants du Palu n’ont pas apprécié la présence  » des groupes marginaux qui n’hésitaient pas à faire autre chose que ce qui était protocolairement prévu.

A savoir, selon des sources proches du Palu, on a trouvé des groupes organisés qui venaient accueillir Mayobo en lieu et place du Chef de l’Etat. Pire, apprend-on de la même source, ces groupes se permettaient même de défier les autres militants du Palu. On s’est donc trouvé en face d’un groupe en faveur d’un membre du Palu mais qui marchait contre les ordres du parti. Une semaine après, le Palu ayant fini de digérer les actes de rébellion ( ?) de Godefroid Mayobo, après réunion du CENAL (Comité exécutif national) a pris la décisioin grave. . C’est ainsi que le samedi dernier, la décision du CENAL est tombée. Godefroid Mayobo, ministre près du Premier ministre est exclu définitivement du Palu et le parti lui retire également la qualité de le représenter au gouvernement. La décision est signée par Remy Mayele Mijiba, Secrétaire permanent du Palu. Comme on le voit, c’est une décision très grave dans la mesure où Mayobo n’est pas n’importe qui dans ce parti. Il est de ces personnes qui ont tout bravé pour rester fidèle au patriarche et au parti.

Malheureusement, certains proches du ministre ont vite fait de lui leur leader au point de défier et la ligne et la hiérarchie du parti. Beaucoup de déclarations ont été mises sur le compte de Godefroid Mayobo depuis que le Palu a reçu la gestion du gouvernement de la République, déclarations qui n’ont pas fait de vagues grâce à la sagesse du Premier ministre. On a mis sur le compte de Godefroid Mayobo l’ambition d’être le dauphin de Antoine Gizenga. Partant de ces intentions, on a vu l’ombre de Godefroid Mayobo dans ce qui se tramait pour remplacer le Premier ministre. Ce qui est arrivé au Bandundu est apparu aux yeux des membres du Palu comme la preuve de tout ce qui était jusque-là du domaine de la rumeur.

La crainte que l’on a c’est que le Palu s’est amputé d’un élément de grande qualité. Mayobo, c’est le débatteur du parti avec des arguments massus et mathématiques. Bref, c’est une des têtes pensantes du Palu. Comme on n’a jamais deux personnes égales dans une société, Mayobo est irremplaçable. Mais, il n’est pas la première pièce maîtresse du Palu à quitter le parti. On avait enregistré à l’époque le départ de Mama Thérèse Pakasa, celle-là même qui avait incarné le Palu et avait pris le risque pendant la dictature. On ne peut pas ne pas citer le départ de Jean-Claude Biebie et de Gérard Gifuza. Le Palu a survécu à tous ces départs. Il va de soi qu’il survivra à Mayobo. Mais, il ne faut pas que l’on remplace le vice par un autre vice. Il est temps que le Palu tire et très rapidement les leçons de l’histoire. Nous espérons qu’il n’y aura pas la chasse à l’homme sans toutefois laisser le ver dans le fruit. Ci-dessous, la décision d’exclusion du ministre Godefroid Mayobo du Palu.

Joachim Diana G.

DECISION N° PL/SPRSGCP/N°OO3/2008 DU 14 JUIN 2008 PORTANT EXCLUSION DEFINITIVE DU PARTI ET DU GOUVERNEMENT DE MONSIEUR Godefroid MAYOBO, MEMBRE DU COMITE EXECUTIF NATIONAL (CENAL) DU PARTI LUMUMBISTE UNIFIE (PALU)

Le Secrétaire Permanent représentant le Secrétaire Général Chef du PARTI ;

- Vu la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, spécialement en son article 6 ;
- Vu la déclaration du Bureau Politique du 28 Août 1964 portant création du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) ;
- Vu les Statuts et l’Historique du Parti ;
- Vu la Réforme des Structures Politiques du Parti du 11 Novembre 1992 ;
- Vu les Pouvoirs Statutaires du Secrétaire Permanent Représentant le Secrétaire Général Chef du Parti ;
- Vu le Règlement Intérieur du Parti Lumumbiste Unifié (PALU), spécialement en son Article 120 ;
- Attendu que Monsieur MAYOBO Godefroid, membre du CENAL, a été désigné par le Parti pour assister Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Antoine GIZENGA, dans ses fonctions de Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République ;
- Attendu que le précité s’est rendu coupable des manquements graves à la discipline du Parti, en créant des Associations concurrentes et déloyales, en l’occurrence : les Amis de Mayobo (FRANAKI) et la Fondation MAYOBO et les a utilisées contre les intérêts du Parti ;
- Attendu que, au regard de l’article 120 du Règlement Intérieur du Parti, ces faits sont constitutifs des manquements graves ;
- Vu la décision prise à la majorité des membres présents à la réunion extraordinaire du Comité Exécutif National (CENAL) en date du 14 juin 2008 ;

- Considérant la gravité des faits lui reprochés ;
- Vu l’urgence ;

DECIDE :

Article premier : Monsieur est exclu définitivement du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) ;

Article 2 : De ce fait, il perd son mandat politique ;

Article 3 : La présente décision abroge toutes les dispositions antérieures et contraires à la présente décision ;

Article 4 : La présente décision entre en vigueur à la date de sa signature.

Le Peuple vaincra !

Fait à Kinshasa, le 14 Juin 2008.

Pour le Parti Lumumbiste Unifié (PALU),

Le Secrétaire Permanent Représentant le Secrétaire Général Chef du Parti Remy MAYELE MIJIBA

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MATIERES PREMIERES:Nickel, maïs et soja s’envolent ; plomb et argent chutent (I)

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 17 juin 2008

L'Edito Matières Premières

Lundi 16 juin 2008
Paris, France

MATIERES PREMIERES:Nickel, maïs et soja s'envolent ; plomb et argent chutent (I)  dans ECONOMIE ligne

Dans cette édition :

puce dans ECONOMIE  Nickel, maïs et soja s’envolent ; plomb et argent chutent (I)
tab  Notre point hebdomadaire sur les matières premières
tab  Isabelle Mouilleseaux

puce  Nickel, maïs et soja s’envolent ; plomb et argent chutent (II)
tab  Notre point hebdomadaire sur les matières premières
tab  Isabelle Mouilleseaux

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Isabelle Mouilleseaux

Détérioration du marché de l’emploi aux Etats-Unis, chute de l’indice de confiance des ménages, nouvelle hausse de l’inflation, révision à la baisse du taux de croissance annuel par la Banque mondiale… les chiffres en provenance des Etats-Unis ne sont pas très rassurants.

Et pourtant, le dollar a rebondi contre l’euro cette semaine. Il faut dire que MM. Paulson et Bernanke remuent ciel et terre pour convaincre les marchés que le dollar va remonter parce qu’il doit remonter. Une sorte de destin…

Et force est de constater que, cette semaine, la méthode Coué a fait son petit effet. Le dollar se reprend. Les investisseurs anticipent une hausse des taux, ce que n’apprécient pas du tout nos matières.

En Chine, l’inflation reste toujours le problème numéro 1. Le pays est submergé… Du coup, la banque centrale impose un énième tour de vis, obligeant les banques de dépôt à augmenter leurs réserves de 1%, à 17,5%. Conséquence ? Un plongeon impressionnant de la bourse de Shanghai qui perd 14% en une semaine et 54% depuis son pic d’octobre 2007. Reste à savoir si tout cela ne va pas finir par affecter la croissance économique… Nos métaux de base voient rouge !

Allons-y…

1. Energie : extrême volatilité
La volatilité atteint des sommets : depuis le début du mois, les cours ont varié de plus de 2% dans la journée, pour les deux-tiers des jours de cotation. Ce sont des variations incroyables.

Cette semaine, le cours des futures à trois mois cotés à New York est repassé au-dessus des 137 $ le baril à plusieurs reprises avant de revenir sous les 131 $.

Et ce que je ne m’explique pas, c’est pourquoi le cours du brut grimpe alors que le dollar reprend des couleurs. La corrélation négative qui unissait brut et dollar était presque parfaite durant toute la période de baisse du dollar. Elle semble aujourd’hui de moins en moins vérifiée alors que la devise américaine rebondit : la parité euro dollar est revenue de 1,5570 euro mercredi à 1,5350 euro vendredi.

Même les pays producteurs de pétrole commencent à s’inquiéter de la hausse des cours. Elle est tellement intense qu’elle pourrait bien finir par faire fléchir significativement la demande. Cependant, l’OPEP reste de marbre, refusant toujours de relever les quotas.

Le salut viendra-t-il de l’Arabie Saoudite, plus gros producteur mondial ? Le royaume se dit prêt à augmenter significativement sa production dès le prochain mois.

Les bulls ont profité des menaces de grève chez Chevron au Nigeria, d’une baisse des stocks US et d’un appétit chinois pour le brut qui ne se dément pas pour propulser les cours à la hausse.

Le WTI a terminé la semaine autour des 135,42 $ sur le Nymex et le Brent à 134,70 $ sur l’ICE londonien, livraison à trois mois. Le baril WTI vient à l’instant d’atteindre un nouveau record à 139,89 $.

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Cours du WTI en US$ le baril sur le Nymex, cours spot

2. Métaux précieux : mauvaise semaine à l’exception du palladium
A l’exception de la journée de mercredi, la semaine fut mauvaise. L’or a souffert du rebond du dollar contre l’euro. Les investisseurs ont tablé sur une hausse des taux aux Etats-Unis afin de contenir l’inflation — en hausse de 0,6% le mois dernier.

Mercredi dernier, le peu de soutien est venu du reflux ponctuel du billet vert et des menaces de grève nationale des syndicats en Afrique du Sud. Ils protestent contre les licenciements consécutifs à la crise électrique.

Autre facteur de soutien : la hausse persistante de l’inflation et l’autorisation des fonds spéculatifs au Japon.

Livraison juillet, l’once a terminé la semaine autour de 868,90 $ sur le Nymex.

L’argent accuse le coup plus sévèrement, perdant 5% sur la semaine, dans le sillage de l’or.

Le palladium a nagé à contre-courant, Norilsk Nickel évoquant une diminution de l’offre russe. Pour mémoire, c’est le plus gros producteur de palladium. Quant aux stocks russes de palladium, ils font la pluie et le beau temps sur le marché du palladium depuis des années.

Selon certains spécialistes, le stock russe pourrait être définitivement vidé d’ici à cinq ans, ce qui rendrait le marché déficitaire. Voilà qui a soutenu les cours du métal, malgré une probable baisse de la demande de véhicules dans les pays occidentaux. Le palladium cotait 456 $ l’once ce midi.

Le platine a résisté, la menace d’une année déficitaire planant sur les investisseurs.

Cours à
3 mois
Vendredi
6 juin
2008
Vendredi
13 juin
2008
Variation / semaine

* cours en $ sur le LME à trois mois

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LE CAC 40 ZONE AUTOUR DES 4 600 POINTS : QUE FAIRE ?

Si vous avez suivi les conseils de Raphaël Garaud et de Philippe Béchade, vous ne vous êtes pas inquiétés de la chute du principal indice français : vous avez éliminé de votre portefeuille les cinq bombes à retardement financières qui menaçaient les marchés depuis plusieurs mois — et vous devez détenir en portefeuille de nombreuses pépites au potentiel de gains exceptionnel !

Si ce n’est pas le cas… cliquez ici sans plus attendre.

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Nickel, maïs et soja s’envolent ; plomb et argent chutent (II)
Isabelle Mouilleseaux

3. Métaux de base : accalmie
Après plusieurs semaines de glissade, les choses se calment un peu sur les marchés des métaux de base. Ils souffrent du rebond du dollar, du ralentissement économique américain et ils ont les yeux tournés vers la Chine, seule planche de salut.

A noter, l’impressionnant rebond du nickel et la poursuite de la chute du plomb.

L’étain a toujours de bons fondamentaux devant lui. La demande chinoise reste forte et l’offre est toujours aussi étroite.

D’après notre ami Frédéric Guervala, qui habite en Indonésie, « le ministère de l’énergie limite à 100 000 tonnes/an la production d’étain dans la province de Bangka. Ce qui va donc plutôt dans le sens du gouverneur qui vise à contrôler le rythme d’exploitation ».

On peut donc s’attendre à un rétrécissement de l’offre.

Le plomb s’enfonce toujours, assommé par une nouvelle hausse de 2 100 tonnes des stocks sur le LME. Nous en sommes tout de même à un stock cumulé de 74 500 tonnes !

emp0806162
Cours du plomb sur le LME en US$ la tonne

Même constat pour le zinc qui se déprécie au fur et à mesure que son stock croit sur le LME.

Le cuivre est lui aussi touché par une forte volatilité, à l’image du pétrole. Il a souffert d’une baisse des importations chinoises sur mai et du rebond du dollar qui calme les ardeurs des investisseurs.

En fin de semaine, il a toutefois repris quelques couleurs, la baisse des stocks de Shanghai de 12% aidant. Ce chiffre rassure les investisseurs quant à l’appétit de l’ogre chinois pour le cuivre. Il ne souffre pas encore d’indigestion…

Le yoyo continue pour le nickel qui a très fortement rebondi jeudi. BHP Billiton a annoncé la fermeture de l’un de ses hauts fourneaux (dans l’ouest australien) pour une durée de quatre mois, afin de procéder à des réparations.

Voilà qui réduit l’offre disponible de nickel de 100 000 tonnes par mois (2% de l’offre mondiale), ce qui dope les cours. Du coup, les investisseurs ont été contraints de déboucler brutalement leurs positions vendeuses. Débouclage massif qui a conduit à un rebond de 7% dans une seule journée !

4. Soft commodities : la météo fait grimper les cours
Le maïs a gagné 12% sur la semaine, le blé et le soja 7%.

Le maïs a atteint un record à 7,52 $ le boisseau livraison décembre sur le Cbot, gagnant 12% sur la semaine. Les pluies incessantes et les inondations menacent les récoltes. 60% du maïs seulement semble sain, contre 77% l’an dernier à la même époque.

L’USDA attise le feu en annonçant que la production pourrait cette année reculer de 10%, à 11,7 millions de boisseaux. Le rendement des champs américains chutant de 154 à 149 boisseaux l’acre.

Concernant les stocks US, l’USDA prévoit une baisse de 53% ! Le niveau atteindra ainsi un plus bas depuis 13 ans. Quant aux stocks mondiaux, ils atteindraient un point bas depuis 24 ans. Voilà qui va stresser les marchés et les faire sur-réagir au moindre aléa.

Tout ceci a propulsé les cours du maïs à la hausse cette semaine. Vendredi, le boisseau cotait 7,25 $ livraison juillet sur le Cbot.

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Cours du maïs en US cents le boisseau sur le Cbot

Si les conditions climatiques américaines sont désastreuses pour le maïs, elles le sont aussi pour le soja. La récolte dans l’Illinois, le Missouri et l’Indiana est sous pression tant les pluies sont incessantes.

D’après l’USDA seulement 57% de la récolte de soja est saine contre 70% l’an passé à la même époque. En outre, l’offre de soja atteindrait cette année un niveau bas record.

Les investisseurs estiment que 25% des récoltes de maïs et de soja sont menacées de mauvais rendements.

Livraison juillet, le soja affichait 15,57 $ le boisseau sur le Cbot vendredi.

Le blé a été tiré à la hausse par le maïs et le soja. Les investisseurs parient sur un basculement d’une partie de la demande de maïs vers le blé (notamment dans le cadre de l’alimentation animale pour les élevages).
Livraison juillet, le boisseau de blé affichait vendredi 8,73 $ sur le Cbot.

Le riz est resté inchangé. Livraison juillet, il cotait 20,29 $ sur le Cbot.

5. Concernant le maïs :
Pour information, je vous fais part d’un commentaire contradictoire de l’un de nos lecteurs à propos de mon article sur le maïs, ceci afin de vous permettre d’aiguiser votre jugement sur la question :

« Vous parlez de l’éthanol comme industrie ‘écologiquement destructrice’. Vous devriez consulter le dernier rapport de l’ADEME qui mentionne le très bon rendement énergétique de l’éthanol fabriqué à partir de céréales. De plus les biocarburants de seconde génération vont encore améliorer ce rendement. Il faut aussi savoir que pour chaque tonne de grain prélevée pour la fabrication d’éthanol, il y a en retour plus de la moitié sous forme de drêches qui sert à l’alimentation animale« .

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L’OMPI se félicite de l’adhésion de l’OAPI à un important traité sur les dessins et modèles industriels

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 17 juin 2008

L’OMPI se félicite de l’adhésion de l’OAPI à un important traité sur les dessins et modèles industriels dans CULTURE  dans DEMOCRATIE ET ETAT DE DROIT

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AFNOG et AFRINIC

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 17 juin 2008

AfNOG
Africa Network Operators Group (AfNOG) est le Groupe d’Opérateurs Réseaux Africains. C’est un forum de coopération et d’échange d’informations techniques qui vise à promouvoir la discussion de questions d’implémentation qui exigent une coopération communautaire à travers la coordination et la coopération entre les fournisseurs de services réseaux.
L’objectif d’AfNOG est le partage d’expérience concernant les défis techniques dans la mise en place, la conception et le fonctionnement des réseaux IP dans le continent africain. (www.afnog.org)

AfriNIC
Le Registe Internet de l’Afrique (AfriNIC), ONG à but non lucratif, est le Registre Internet Régional en charge de l’enregistrement et de l’allocation des ressources Internet pour l’Afrique et l’Océan indien. Ses principales missions consistent à proposer une distribution professionnelle et efficace des ressources numériques Internet à la communauté Internet Africaine, de soutenir et de promouvoir l’usage des technologies Internet à travers le continent et de renforcer l’auto-gouvernance Africaine en encourageant une politique de développement participative.
La structure organisationnelle d’AfriNIC a été créée pour encourager un auto-management où les orientations générales et l’organisation sont déterminées par la communauté et par les membres qui ont élu leurs représentant au Comité de Direction. Les discussions sont conduites à travers des réunions publiques et des listes de discussion par e-mail. Tout le monde, individu ou entité, peut y participer. Basé à l’île Maurice, AfriNIC tient son Assemblée Générale une fois par an et des réunions publiques sont organisées deux fois par an.

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Afrinic, le registre régional de l’Afrique :Entretien avec Adiel Apklogan, son directeur général

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 17 juin 2008

Afrinic, le registre régional de l’Afrique :Entretien avec Adiel Apklogan, son directeur général dans TIC arton8479

Afrinic, l’African Internet Numbers Registry IP Addresses, est le dernier né des registres régionaux dans le monde qui gèrent l’adressage sur Internet. L’Afrique, en se dotant de son propre registre, franchit un pas décisif dans la gouvernance de ce médium et prend en main le développement de son cyberespace. C’est ce que nous explique Adiel Apklogan, le directeur général d’Afrinic.







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cravatte dans TIC Après l’American registry for Internet numbers (Arin) pour l’Amérique du Nord, l’Asia pacific network information center (Apnic) pour l’Asie et le Pacifique, le Latin American and Caribbean Internet addresses registry (Lacnic) pour l’Amérique Latine et centrale et les Réseaux IP européens (Ripe-Ncc) pour l’Europe, l’African network information center (Afrinic) gère pour l’Afrique, depuis février 2005, les adresses IP (Internet Protocol). C’est une révolution pour le continent africain qui prend enfin sa part de pouvoir dans la gouvernance de l’Internet. Le Continent, qui détient actuellement moins de 1% des adresses allouées dans le monde (l’Afrique du Sud en rassemble 80%), trouve, avec cette organisation non gouvernementale, une des clés pour s’ouvrir une porte sur le développement grâce à Internet.

Afrik.com : Depuis quelle date Afrinic est installée et combien de temps avez-vous mis pour mettre en place le cinquième registre mondial [1] ?
Adiel Apklogan :
Afrinic est un projet qui a mis 7 ans à se concrétiser, nous existons officiellement depuis février 2004. Depuis cette date, nous avons entamé une transition avec les quatre autres registres mondiaux, ce qui nous a permis, depuis le 21 février dernier, d’opérer en tant que registre à part entière. Nous avons ainsi repris la gestion des ressources Internet pour l’Afrique.

Afrik.com : Qu’est-ce que cela change concrètement dans le paysage Internet de l’Afrique ?
Adiel Apklogan :
C’est un pas très significatif. Bien avant l’existence d’Afrinic, tous les opérateurs réseaux et les fournisseurs d’accès et plus généralement les utilisateurs d’Internet devaient s’adresser aux registres existants pour pouvoir obtenir leurs adresses IP. Processus durant lequel ils rencontraient des difficultés qui tenaient aux critères d’attribution qui ne correspondaient pas à leurs réalités. En Afrique, la taille des réseaux et la demande des utilisateurs finaux n’est pas comparable à ceux des autres continents. Par conséquent, les critères qu’ils devaient remplir pour obtenir ces ressources auprès des registres européens étaient un frein pour eux et donc, par ricochet, un obstacle pour le développement de leur réseaux… Parce que sans adresse IP, impossible de mettre en place un réseau. La mise en place d’Afrinic reprend ces critères en les adaptant au marché africain et aux besoins des opérateurs. Concrètement, les critères d’allocations des adresses ont changé. Par exemple, il fallait justifier de l’utilisation, jusqu’à récemment, de 4 000 adresses pour être registre local. Ce qui est trop important pour un fournisseur d’accès africain. Nous avons ramené ce critère à 1 000. Nous avons aussi notre politique sur le service de proximité, notamment en matière de formation. Pour vous donner un exemple : depuis plus d’une dizaine d’années d’opération des registres, il y a eu moins 10 formations en Afrique alors qu’en Europe, il y en a eu plus de 500. Nous allons également essayer de réduire les coûts, même s’ils ne constituent pas vraiment un frein au développement de l’Internet sur le continent.

Afrik.com : C’est donc un véritable tournant, une nouvelle arme pour combler le fossé numérique …
Adiel Apklogan :
Pour moi, c’est une étape fondamentale dans la prise en charge des nouvelles technologies pour le développement. Afrinic permet à l’Afrique d’être présente sur l’échiquier mondial en termes de gouvernance, car c’est un continent qui a été pendant longtemps absent du paysage politique d’Internet. Les décisions se sont prises sans nous, sans prendre en compte nos réalités. Avec Afrinic, l’Afrique aura désormais son mot à dire dans l’érection des règles globales de gestion de l’Internet. Aujourd’hui, il est question d’IPv6 (nouveau protocole d’adressage [2], c’est maintenant qu’il faut donner son avis. Afrinic, c’est aussi l’opportunité de pouvoir défendre aujourd’hui notre vision d’Internet. Elle permettra, par ailleurs, aux gouvernements africains de développer l’Internet en faisant entendre leurs voix. Dans la cadre du SMSI [3], il y a eu beaucoup de faux pas stratégiques parce les politiques, qui nous ont représentés, ne maîtrisaient pas les réalités techniques de l’Internet. Nous avons, par conséquent, une énorme responsabilité quant à la sensibilisation des gens en Afrique sur ce que nous faisons. De plus, les ressources financières que les opérateurs africains apportaient aux autres registres vont pouvoir désormais être consacrées à la formation en Afrique. Ce n’est pas une solution magique mais elle mérite le soutien des politiques qui est de plus en plus important. Afrinic constitue donc en effet une arme indirecte pour réduire le fossé numérique.

Afrik.com : Qui est à l’origine de la création de cette organisation ?
Adiel Apklogan :
En 1996, un certain nombre d’opérateurs africains, qui se sont frottés à toutes les difficultés énoncées précédemment, ont décidé de mettre fin à cette dépendance. C’est d’ailleurs une chance qu’Afrinic soit le fait de techniciens. Il y a alors eu une longue période de discussions et de réflexion jusqu’en 2002 où un véritable coup d’accélérateur a été donné. Après qu’en 2001, un conseil d’administration ait été mis en place de façon formelle pour pouvoir opérer la transition. Puis en 2002, un mémorandum d’entente a été signé, à Lomé (Togo), entre cette instance et les autres registres. Enfin, en 2003, les candidatures lancées l’année précédente pour accueillir le siège d’Afrinic, ont été pourvues. L’Ile Maurice accueille donc le siège administratif d’Afrinic, l’Afrique du Sud la coordination technique, l’Egypte le centre de duplication – c’est la sauvegarde du système – et le Ghana, la coordination de la formation.

Afrik.com : Afrinic gère les adresses IP et non les noms de domaine…
Adiel Apklogan :
Afrinic, à l’instar des autres registres, ne gère pas les noms de domaine dont le traitement est effectué au niveau national par chaque pays. Chaque pays est supposé en avoir un, ce qui n’est pas toujours le cas en Afrique. Et, pour l’instant, il n’y a pas d’institution globale qui gère les noms de domaine en Afrique. De fait, en Europe, il y a par exemple l’Association des gestionnaires de noms de domaine. Et c’est là que vient l’exception d’Afrinic, car de plus en plus de pays africains nous demandent de les aider à former leurs gestionnaires. Une carence qui est due au fait qu’Internet est arrivé en Afrique comme une technologie salvatrice que tout le monde s’est approprié « assez facilement ». Le fonctionnement d’Internet a été, par conséquent, négligé tout aussi bien par les gouvernements que par les opérateurs, parce qu’ils n’avaient certainement pas les moyens financiers d’investir dans la formation. Et aussi à cause de l’hégémonie américaine en matière de gouvernance au début de l’avènement du médium. Pour remédier à cette situation, nous sommes en train de créer une organisation qui va accompagner les pays africains dans la prise en charge de la gestion des noms de domaine.

Afrik.com : Pourquoi une naissance si tardive – près de quinze ans après la démocratisation de l’Internet – en Afrique alors que le registre semble être un fondamental dans le fonctionnement de l’Internet ?
Adiel Apklogan :
C’est ce que j’expliquais. On a d’abord considéré Internet comme une arme économique sans aller plus au fond des choses. Pendant longtemps, les politiques ne se sont pas intéressés à Internet tout simplement à cause du monopole des opérateurs de télécommunication qui a perduré en Afrique. Pour eux, Internet a longtemps été « un gadget » dont ils n’ont pas tout de suite mesuré l’importance comme médium. Toute la partie gouvernance n’a donc pas été prise en compte, elle a été laissée aux registres étrangers qui ont offert leurs services.

Lire aussi :
L’Afrique gèrera désormais ses adresses IP

[1] Un registre a pour fonction d’allouer et d’enregistrer (dans une base mondiale dénommée Whois dans le cadre des registres régionaux), les adresses IP (Internet Protocol). Ce protocole permet de transférer les informations sur Internet en attribuant un identifiant unique aux équipements connectés à Internet : de votre ordinateur à votre téléphone mobile 3G, en passant par votre Palm pilot. Le registre s’assure également, c’est la fonction de routage, que ces adresses sont annoncées et joignables sur Internet. Il permet aussi de mettre un nom – le nom de domaine – sur chaque adresse IP. Au total, le registre gère les fondamentaux de la communication sur Internet, forme et conduit des projets très pointus afin de faciliter le quotidien des opérateurs de l’Internet. Chaque registre régional – cinq régions ont été délimitées – est mandaté par l’Internet assigned numbers authority (Iana), la structure en charge de l’allocation des adresses IP au sein de l’Internet corporation for assigned names and numbers (Icann).

[2] Lancé au milieu des années 90. Les experts craignaient alors qu’à cause du gaspillage des adresses sous le protocole IPv4, il n’y ait plus de combinaisons possibles pour l’adressage. Avec l’Ipv6, l’adresse IP sera composée de 128 chiffres au lieu de 32 comme c’est actuellement le cas

[3] Sommet mondial de la société de l’information


Grand-s
Adiel Apklogan

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About AfriNIC

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 17 juin 2008

 

 

AfriNIC is a non-governmental and not-for-profit membership based organisation. Its main role is to serve Africa region as Regional Internet Registry, alike the four other continents which have their own RIR.

AfriNIC’s mission is:

“To provide professional and efficient distribution of Internet number resources to the African Internet community, to support Internet technology usage and development across the continent and strengthen self Internet governance in Africa by encouraging a participative policy development.”

The AfriNIC organizational structure is set to encourage a bottom-up self governance management model where policies and other organisational functions are determined by the community in general and members who elect representatives that seat on the Board of Directors. The discussions are conducted via both public meetings and e-mail discussion lists. There are no requirements or pre-requisites for any person or entity to participate. AfriNIC has a General assembly which meets once a year whereas Public Policy Meetings are organised twice a year (one back-to-back with the General Assembly). Learn more about AfriNIC service region

Background

The allocation of the Internet address space is primarily carried out by the IANA (Internet Assigned Name Authority) under a contract with ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). IANA allocates IP address blocks to RIRs (Regional Internet Registries) which have the authority to re-allocate them within their respective geographical areas (of continental scope). Internet Service Providers (or LIRs – Local Internet Registries) and certain other organisations that satisfy the criteria defined in each RIR policy obtain IP address space from the RIR that serves their area. In order to encourage topological address space assignment, other organisations should ordinarily obtain their IP address space from LIRs (their ISP).

The first initiative for establishment of AfriNIC started in 1997 before ICANN, when some of the earlier Internet adopters from Africa (Niii Quaynor – Ghana, Alan Barrett – South Africa, Sana Bellamine – Tunisia and Nashwa Abdel-Baki – Egypt) proposed a document to set up an organisation to manage Number resources in Africa. The idea behind the initiative was to adapt the allocation policies applied by the already established RIRs (RIPE NCC and APNIC) to Africa’s realities. This proposal resulted to a consensus in 2000 with the setup of AfNOG (the African Network Operators group). It was decided that the overall overseeing of AfriNIC will be done by representatives elected from the six identified sub-regions in Africa (Northern, Western, Central, Eastern and Southern). The resulting organisation was registered in Mauritius with its various operations distributed among three other countries as follows:

• Technical Operations in South Africa
• Backup and Disaster Recovery in Egypt
• Training coordination in Ghana.

Board Members

Primary

Until 2004, Number Resources were managed in Africa by the European registry (RIPE NCC), the American Registry (ARIN) and the Asian Registry (APNIC). In April 2005, ICANN recognized AfriNIC as the fifth Regional Internet Registry in the world according to criteria defined in its ICP-2 document (Criteria for establishment of Regional Internet Registries).

Region of Coverage

About AfriNIC dans TIC rirs-map

At present, there are four other RIRs: RIPE-NCC (serving Europe and surrounding areas), APNIC (serving Asia and Pacific region), ARIN (serving North America) and LACNIC(serving Latin America and the Caribbean).

Organisational Structure

orgStructure dans TIC

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Le Métier de documentaliste

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 16 juin 2008

 

metierdocPréface de Martine Sibertin-Blanc, présidente de l’ADBS

C’est avec un grand plaisir que je préface cette nouvelle édition, au nom de l’ADBS et de tous les professionnels qu’elle rassemble. D’abord, je tire mon chapeau à nos deux artistes, Jean-Philippe Accart et Marie-Pierre Réthy, d’avoir remis l’ouvrage en route pour la troisième fois, explorant sans réserve ni a priori de nouvelles voies et formes du métier de documentaliste.

Documentaliste ? Là est la question : peut-on toujours parler de « documentaliste » en 2008 ? Certes être documentaliste, c’est être un professionnel de l’information, mais les professionnels de l’information exercent maintenant dans les entreprises sous des appellations les plus diverses : de veilleur à architecte de l’information, de records manager à chef de projet web (ou gestionnaire de contenu). Ces différentes fonctions font-elles partie d’un seul métier, ou s’agit-il de métiers différents qui feraient appel à des compétences communes ?

Le débat est loin d’être clos, et c’est un fait que cette troisième édition -véritable refonte de l’ouvrage rendue nécessaire par l’irruption du Net – était très attendue ; elle constitue un rendez-vous important pour la profession, car il s’en est passé bien des choses depuis l’édition de 2003 !

Si je ne retenais que 2 choses…

- les évolutions technologiques ont conduit à une révolution. Et après une révolution, rien n’est plus comme avant : le monde a changé, notre place dans ce monde a changé. Cet ouvrage, associé aux « éléments de contexte » que donne au fil des jours le web de l’ADBS, nous aide à mieux comprendre et se situer dans le champ des possibles : la veille, l’intelligence économique, le knowledge management, le records management, l’information structurée, l’information non structurée, la gestion de l’information, les services, le marketing documentaire… mais aussi le volet plus technologique autour des réseaux et de l’ingénierie documentaire

- l’utilisateur n’est plus tout à fait le même. Et ce n’est que le début… N’oublions pas que dès demain les jeunes – qui passent maintenant plus de temps à produire sur Internet qu’à consommer de la télévision – seront nos utilisateurs. Ils sont nés dans la société de l’information et ne connaissent que ça. Il faut que les services que nous leur proposerons aient un sens pour eux !

Paris, janvier 2008

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