• Accueil
  • > Archives pour juillet 2008

Haut débit : la France au onzième rang mondial

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 juillet 2008

Selon les derniers chiffres de Gartner, la France se classe en onzième position des pays les plus connectés à l’internet haut débit ; en tête du classement, figurent la Corée du Sud, Hongkong et les Pays-Bas.

Environ 93 % des foyers sud-coréens, 76 % des Hongkongais et 74 % des Néerlandais bénéficiaient en 2007 d’une connexion haut débit, contre 58 % en France. Les États-Unis et le Japon sont derrière avec tous deux 54 % en 2007.

Au niveau européen, l’Hexagone est en 4e place derrière les Pays-Bas, la Suisse et le Royaume-Uni.

La pénétration du haut débit en France devrait grimper à 73 % en 2012, selon la société d’études américaine. Dans le monde, 25 % des foyers devraient avoir un accès haut débit à cette date, soit 500 millions de foyers ainsi connectés dans quatre ans.

Publié dans INTERNET | Pas de Commentaire »

MATIERES PREMIERES: Le platine décroche. Jusqu’où ira-t-il ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 juillet 2008

Isabelle Mouilleseaux

Tout allait bien, lorsque soudain… patatra !
Regardez un peu ce décrochage ! En quelques séances seulement, le cours du platine est passé de 2 025 $ à 1 702 $ l’once (ce matin). Et dire que fin mai le métal gris cotait encore quelque 2 160 $ !

Que s’est-il passé ? Et surtout, que va-t-il se passer maintenant ? Tentons de faire un petit point ensemble…

Cours du platine en US$ l’once

Ne vous fiez pas aux résultats publiés en ce moment !
Pris en étau entre des coûts matières qui augmentent et des ventes qui diminuent pour cause d’envolée des prix de l’essence et de ralentissement économique, le secteur automobile à des soucis à se faire…

Pour l’instant encore, les constructeurs européens arrivent à présenter des résultats qui tiennent la route. La Tribune titrait il y a quelques heures : « Fiat, Volkswagen, PSA Peugeot Citroën jubilent. Les trois constructeurs automobiles européens annoncent des bénéfices en nette hausse à fin juin. »

Mais ne vous laissez pas aveugler. Le pire est devant nous.

Le platine, victime du ralentissement du secteur automobile européen
Sachant que l’industrie automobile représente environ 60% des débouchés du platine (pots catalytiques), il est essentiel pour le platine que les ventes automobiles se maintiennent.

Autre point : Le platine est utilisé dans les automobiles qui carburent au diesel. Or l’essentiel de ce marché est européen — aux Etats-Unis, seuls 3% des véhicules carburent au diesel.

Or comme vous le savez, la crise touche de plein fouet l’Europe depuis quelques semaines, ce qui affaiblit la demande. Regardez : les ventes automobiles européennes ont reculé de 7,8% en mai et 7,9% en juin par rapport à la même période il y un an.

La tendance est à l’embourbement
Deux causes majeures :

- le pouvoir d’achat qui baisse (c’est le fameux triptyque : pétrole cher – ralentissement économique – inflation)

- la convergence des prix essence/diesel

En effet, on constate un phénomène nouveau : la convergence du prix de l’essence et du diesel ces dernières semaines.

N’oubliez pas que si le véhicule diesel s’est si bien développé en Europe, c’est parce que le prix du diesel était nettement moins cher que celui de l’essence depuis des années. Ce n’est plus vrai depuis peu. Ce qui veut dire qu’on n’a plus vraiment intérêt à acheter un véhicule diésel au détriment d’un véhicule essence.

Les investisseurs ont réagi au quart de tour
Le ralentissement des ventes automobiles diesel qui se profile depuis peu à l’horizon a un impact direct sur la demande de platine. Et si la demande diminue par rapport à l’offre, le marché se déséquilibre et peut devenir excédentaire. Voilà ce qu’anticipent actuellement les investisseurs ! Voilà pourquoi le platine décroche.

Que nous dit le graphique ?
Humm… Rien de très bon à vrai dire.

Nous venons de franchir à la baisse une résistance solide, celle des 1 821 $. Jusque là, elle avait systématiquement contenu les pressions vendeuses. Cette fois, elle a lâché.

Ce seuil des 1 820 $ correspond au retracement Fibonacci de 38,2%.

Je m’explique…

Comme vous le savez, toute tendance haussière est constituée de replis ponctuels liés à des prises de bénéfices, que l’on appelle dans le jargon boursier des retracements.

Ainsi, de 2006 à 2008, le cours de platine est passé d’un point bas à 1 050 $ à un point haut de 2 299 $. Soit une tendance haussière d’une amplitude de 1 249 $ (2 299 $-1 050 $).

A cette amplitude, on applique les ratios de Fibonacci (38,2%, 50% et 61,8%).

Un signal de vente fort
La résistance des 1 820 $ correspond à un retracement de 38,2% (1 249 x 38,2% = 477 et 2 99 – 477 = 1 821 $, ouf !).

Parallèlement, tous les indicateurs techniques — RSI, Macd (voir graphique ci-dessus) — ont viré au rouge ! Même la moyenne mobile à 200 jours a été franchie à la baisse.

Prochains seuils clés à surveiller :
Le seuil des 1 674 $, qui correspond à un retracement Fibonacci de 50%. Une résistance sur laquelle le cours du platine pourrait venir rebondir.

S’il passe outre, le risque est alors grand de revenir vers les 1 527 $ (retracement des 61,8%).

Mon avis ?
Le cours à venir du platine sera très fortement corrélé :

- aux aléas d’Eskom* (impossibles à prévoir)

- à la confirmation de la convergence des prix du diesel et de l’essence en Europe (difficilement prévisible il y a quelques mois)

- à la santé du secteur automobile européen.

Suivez de très près ces trois facteurs clé et surveillez surtout l’évolution des comportements des Européens en matière d’achat automobile. Le futur du platine en dépend.

Techniquement : le cours du platine devrait rebondir sur le seuil des 1 527 $ s’il n’arrive pas à se raccrocher au seuil des 1 674 $.

*L’épée de Damoclès Eskom (EDF sud-africain) reste suspendue au-dessus de nos têtes jusqu’en 2013. Je vous rappelle que l’Afrique du Sud produit 80% du platine et que la moindre panne électrique entraîne des arrêts de production dans les mines.

Publicité

SURVEILLEZ LES MATIERES PREMIERES DE TRES PRES…
… ou demandez à notre spécialiste de le faire pour vous !

Depuis le début de l’année, certains privilégiés accumulent des gains de 33,33% et 48,45% dans le secteur du pétrole et du gaz… 16,11% dans le secteur des énergies renouvelables… 22,78%… 31%… et même 36% grâce au secteur minier !

La recette de leur succès est bien simple : ils suivent à la lettre les conseils de notre spécialiste des matières premières — et bénéficient ainsi des meilleures opportunités du marché. N’attendez pas pour en profiter vous aussi !

La parité euro/dollar canadien est en train de rebondir
Nicolas Rémy

Je vous propose de faire ici un point technique sur la parité EUR/CAD avec une vision à trois mois. La parité s’est en effet retournée et un pullback confirme la nouvelle tendance. De quoi attirer plus d’un investisseur à l’affût d’opportunités…

Evolution de la parité EUR/CAD depuis septembre 2003

Un signal fort
Prenons donc un peu de hauteur en observant un graphique en base hebdomadaire. Au printemps dernier, la parité a cassé à la hausse une oblique baissière qui coiffait les cours depuis février 2004, validant en même temps un double bottom, figure de retournement haussière, dont la ligne de cou se matérialise par la zone située à 1,5300/1,5500.

La tendance baissière de long terme est terminée
La cassure de cette oblique couplée à la validation d’une figure de retournement haussière renforce donc mon sentiment que la tendance baissière de long terme est belle et bien terminée et que la parité s’engage désormais vers de nouveaux plus hauts.

Plus près de nous maintenant…

Un pull back vient renforcer mon scénario haussier de LT
Après avoir cassé à la hausse une oblique baissière, la parité a donc été propulsée jusqu’à 1,6325.

Puis la parité a consolidé pendant les mois d’avril et de mai 2008 pour aller tester son ancienne zone de résistance, devenue support, située à 1,5300/1,5500. Cette zone a donc parfaitement joué son rôle puisqu’elle a contenu la pression vendeuse et a permis à la parité de reprendre le chemin de la hausse, validant une observation classique en analyse technique appelée pull back.

Ce mouvement de consolidation, ce pull back, me paraît donc être un argument de plus pour justifier non seulement que la zone des 1,5300/1,5500 est valide, mais aussi pour affirmer que le renversement de la tendance à long terme est bien en place.

Les indicateurs techniques confirment
D’un point de vue technique, les cours continuent de prendre appui sur leur moyenne mobile à 20 semaines, même si je n’exclus pas un accès de faiblesse sous cette moyenne mobile à court terme.

L’indicateur de tension RSI en base hebdomadaire reste au-dessus de sa zone de neutralité, et demeure soutenu par une oblique légèrement ascendante.

Mon scénario pour les prochaines semaines :
En conclusion, tant que le seuil de 1,5280 n’est pas enfoncé, je privilégie pour les prochains mois, la mise en place d’une nouvelle jambe de hausse vers les objectifs fixés à 1,6325 et 1,6825 en extension.

Seule la cassure de 1,5280 invaliderait mon scénario haussier et ternirait clairement mon point de vue positif. La parité pourrait alors aller chercher directement les 1,4900, voire 1,4530 en extension.

Publicité

METTEZ EN PRATIQUE LES CONSEILS DE NICOLAS REMY !

Investissez sur les devises en maximisant vos plus-values grâce aux recommandations détaillées de Nicolas Rémy !

Nicolas peut vous révéler les meilleures opportunités au moment où elles se présentent. N’attendez pas pour en profiter : passez à l’action dès maintenant…

Venez nous rendre visite sur le site Internet de l’Edito Matières Premières en cliquant sur www.edito-matieres-premieres.fr

Si vous ne souhaitez plus recevoir l’Edito Matières Premières, rendez-vous sur notre page de désinscription.

Copyright © 2008 Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale du présent email STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.

L’Edito Matières Premières est une lettre électronique gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils évoqués dans cet e-mail, n’hésitez pas à vous abonner à l’une de nos lettres.

Pour plus d’informations :
www.publications-agora.fr
www.la-chronique-agora.com

Publié dans ECONOMIE, FINANCE | Pas de Commentaire »

Reform the UN:No Decision on GA Revitalization; Second Draft Report Being Prepared

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 juillet 2008

ReformtheUN.org Latest Development, Issue #270 –

New York, 24 July 2008 – Member States have rejected the initial draft Report on General Assembly Revitalization.

The Ad Hoc Working Group on General Assembly Revitalization met Monday, 21 July to discuss the 15 July draft Report of Working Group co-Chairs Ambassador Andrzej Towpik of Poland and Ambassador Eladio Loizaga of Paraguay.

Several delegations reportedly viewed the Report as misrepresenting Member States’ positions. A second draft is expected next week, following the submission of Member States’ written comments and proposals to the co-Chairs.

Once the Report can be agreed on, a Resolution will be brought before the General Assembly for adoption. The Resolution (according to the current draft) takes note of the Group’s Report and continues the mandate of the ad hoc Working Group on GA Revitalization into the 63rd GA Session. The goals would be to: “advance the process of implementation” of the existing Revitalization provisions, and “identify further ways and means to enhance the role, authority, effectiveness and efficiency” of the GA.

Draft Report

The draft Report conveys the results of the Working Group’s efforts in the 62nd Session. The Group’s goal (per Resolution 61/292 of 2 August 2007) was two-fold:

(1) To evaluate and assess the status of implementation of relevant General Assembly Resolutions, and

(2) To identify ways to further enhance the role, authority and effectiveness of the General Assembly.

The work of the Group followed three stages: (1) a general discussion and exchage of views on Revitalization issues, (2) a general discussion on the status and implementation of relevant General Assembly Resolutions, and (3) a detailed analysis of the status of implementation of 117 General Assembly Resolutions on Revitalization, as detailed in a 9 May chart created by the co-Chairs.

Based on consultations with Member States, the draft Report reflects the relevant discussions and Member States’ positions on the provisions, which were organized into three thematic “clusters.” The draft Report provides a snapshot of the current status of Revitalization provisions, leaving aside details on each provision. Highlights of the Cluster reports include:

Cluster I – Working methods, documentation, agenda, etc.

* A consolidated version of the General Assembly Rules of Procedure has been published (here) in all official languages.
* The Secretariat clarified that the Office of Legal Affairs has finished compiling precedents and past practices of the intergovernmental bodies of the organisation. (The documents will be made available following translation into all official languages.)
* Several Member States have stressed the importance of implementing provisions on timekeeping in meetings.
* Some delegations requested setting aside the provision that suggests the work of the General Assembly’s main committees should be conducted over two, instead of one, substantive periods.
* A number of delegations are interested in detailed discussions on the Capital Master Plan.
* Several delegations questioned the non-implementation of a provision asking for a detailed note from the Secretary-General on limiting documentation.
* One delegation argued that it would be technically impossible to implement the provision on consolidation of reports.
* Several delegations expressed concern over the continued issuance of late reports, in defiance of a provision to cease the practice.
* One delegation said the number of documents is excessive and hard to digest.
* One delegation called for the timely issuance of annotated preliminary lists, pursuant to a provision to this end.
* One delegation stated that the General Committee should not be permitted to take up functions beyond those specified in the General Assembly Rules of Procedure.

Cluster II – Selection of the Secretary-General (7 provisions)

* A number of delegations expressed strong dissatisfaction that no provisions in this Cluster had been implemented.

Cluster III – Role and authority of the General Assembly (38 provisions)

* Member States had differing views on financial, logistic and technical support for the President of the General Assembly.
* One delegation pointed out that the budget allocated to the President of the General Assembly has not increased for some time.
* The Secretariat has provided clarification on the President’s resources and the Department of Public Information (DPI) has responded to questions on public relations and publicity. (Both of which are included in the draft Report.)
* Several delegations expressed disappointment at the perceived lack of response by the Security Council in implementing a provision for improved annual reporting.
* One delegation requested information regarding the relationship between thematic debates and the views expressed by Member States.
* Several delegations asked why no regular information had been provided to Member States about the outcome of periodic meetings of the Presidents of the General Assembly, Security Council, and Economic and Social Council.

In addition to discussing the current status of provisions, the Report also makes specific recommendations for pursuing three further General Assembly Revitalization issues:

Further Issue

Recommendations

Implementation of Revitalization provisions

(1) To Member States: Prepare a document to annex to the Rules of Procedure, compiling relevant Revitalization provisions.

(2) To the Secretary-General: Continue to report on the

implementation of Resolutions on Revitalization, using the co-Chairs’ chart as a model.

(3) To the Secretary-General: Present the relevant mandates adopted each year in SG’s Annual Report on the Work of the Organisation.

Modern technologies

(1) To the Secretariat: Update its GA Paper Ballot Voting Proposals to correspond with arrangements made in the context of the Capital Master Plan.

(2) The financial aspects of any changed voting system should be clarified within the Fifth Committee (Administration and Budget) and in the context of the Capital Master Plan.

Strengthening the

leadership of the

President of the GA

(1) Technical, financial and logistical aspects of the Office of the President, including support provided by the Secretariat, needs to be clarified.

Member States’ Reactions

In considering the co-Chairs’ draft report, Member States made the following comments:

Algeria (on behalf of the Non-aligned Movement (NAM)): The Report is premature, and more general discussion is needed. The Report does not accurately reflect the views of Member States. (For example, the draft was not strong enough in reflecting the “disappointment” of delegations regarding cooperation between the Security Council and the General Assembly, thereby “exonerating” the Council.) Also, the Report was erroneous in reporting the number of Member States holding a specific position. (For example, the Report notes that a single delegation made known its concerns regarding the President of the General Assembly’s budget (Cluster III); in fact, the 118 delegations of NAM had made the point.)

Pakistan: Emphasized the importance of the language used in draft Reports. A factual narration of events, noting that divergent views exist on minor topics, does not adequately represent the tenor of meetings. Reports should instead emphasize areas of consensus.

France (on behalf of the European Union): The descriptive part of the draft Report is relatively balanced and a good compromise, but the EU may have further propositions to make before a final agreement can be reached.

Belarus: Needs more time to study the report. Appreciates DPI’s having issued the requested information in Annex IV of the draft Report, but more data may be necessary to determine whether DPI’s efforts are sufficient.

Mexico: It could be helpful to have separate discussions on the process of GA Revitalization, and the report of the Working Group.

Because Member States were not prepared to adopt the draft Report in its current form, the co-Chairs asked for detailed comments from Member States to assist them in drafting a revised Report. The deadline for written submissions is tomorrow (Friday, 24 July).

Next Steps

A second draft Report is being produced. Further consultations will follow next week.

Documents

Draft Report of the Ad Hoc Working Group on GA Revitalization (including draft Resolution) (21 July 2008)

Draft Resolution: Revitalization of the Work of the General Assembly (21 July 2008)

GA Revitalization Chart (9 May 2008)

General Assembly Paper Ballot Voting Proposals (May 2007)

Resolution 61/292 on General Assembly Revitalization (2 August 2007)

Publié dans COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de Commentaire »

L’argent aime l’art

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 juillet 2008

Ingrid Labuzan

La success story du Louvre
Les caisses de notre bon vieux Louvre n’ont jamais été aussi pleines. Sa renommée est immense — dans un dossier qu’il lui consacre, le Time dit du Louvre qu’il est le musée le plus populaire au monde, avec 8,3 millions de visiteurs l’année dernière, soit deux millions de plus que le British Museum et presque deux fois plus que le Metropolitan, à New York. Pourtant, ce ne sont pas ces visiteurs qui abreuvent le Louvre d’une manne financière nouvelle.
Le « Louvre Inc. », comme titre le Time,est devenu un pro du business, emmené dans sa conquête par son directeur Henri Loyrette, à ce poste depuis 2001. Sous son égide, le Louvre s’ouvre, s’exporte, bref devient une marque, fort rentable d’ailleurs. Il se fait migrant, exposant ses oeuvres aux quatre coins du monde, à Atlanta, Oklahoma City, Kobe, Valence et Macao. Mais surtout, le Louvre fait des petits et permet une forme de franchise.
La décision d’autoriser la création d’un autre musée du Louvre à Abu Dhabi a fait scandale. Culturellement, l’initiative est discutable. Financièrement, elle est juteuse : le Louvre Abu Dhabi va verser 1,3 milliard de dollars (1 milliard d’euro) sur 30 ans aux musées français. Le Louvre (le français, le vrai) touchera 600 millions de dollars contre le droit d’utiliser le nom « Louvre » pendant 30 ans, ainsi que 300 millions pour divers services, dont le prêt de 300 oeuvres.
L’autre mini révolution qui agite le Louvre est sa conversion à la politique des donations dont les Américains sont experts. Le Louvre a adopté les techniques de fund raising d’outre-Atlantique et donne désormais dans le gala et le people pour récolter de l’argent. En juin dernier, 270 invités de marque ont déboursé 10 000 $ pour avoir le privilège de dîner dans une galerie du Louvre, au pied de la Victoire de Samothrace. Après le dîner, le gratin a pu se détendre en assistant à un concert de Duran Duran sous la pyramide. Une soirée qui a donc permis au Louvre de récolter 2,7 millions de dollars.
Les donations ont représenté, en 2007, 49% des revenus du Louvre. Ces derniers se sont montés à 390 millions de dollars, sans compter les versements de la part d’Abu Dhabi. Par comparaison, le Metropolitan n’a engrangé « que » 291 millions pour la période 2006/2007.
Dernier signe, enfin, du bond dans la modernité qu’a fait la vénérable institution française : le Louvre accueille désormais des oeuvres d’art contemporain. Comme Jan Fabre et son Autoportrait en plus grand ver du monde. Pour ceux qui ne l’auraient pas vu, sachez que c’est un long ver avec une tête d’homme, glissant au travers de pierres tombales. Les puristes s’indignent. Les amoureux de l’art contemporain se réjouissent. Les réalistes ont compris le pouvoir de l’art contemporain.
L’art contemporain a la cote
Vous serez heureux d’apprendre qu’il y a au moins un secteur que la crise ne touche pas : celui de l’art, et surtout de l’art contemporain. Dans ce milieu là aussi on bat des records. Dans l’art, payer cher, c’est bien.
Il serait de bon ton de payer des oeuvres plus cher que ce qu’elles ont été estimées. Le Bassin aux Nymphéas de Monet a ainsi été adjugé lors d’enchères à 51,7 millions d’euros, le prix le plus élevé jamais atteint pour une peinture de l’impressionniste. L’acheteur reste mystérieux. Se pourrait-il que ce soit Abu Dhabi, en quête de fournitures pour l’un de ces cinq musées en construction ?
D’autres ne chérissent pas l’anonymat, les récents achats de al-Thani et d’Abramovich ne sont pas passés inaperçus. La fortune du Russe Abramovitch s’élèverait à 12 milliards de dollars. Il s’est offert une peinture de Lucien Freud pour 33 millions de dollars et un triptyque de Francis Bacon pour 86 millions de dollars. Al-Thani préfère quant à lui l’art islamique, pour lequel il a déjà dépensé plusieurs millions. Avec ces milliardaires et les pays du Golfe, qui tentent de mettre sur pied des collections toutes plus impressionnantes les unes que les autres, les marchands d’art sont rassurés : le secteur a encore de beaux jours devant lui.
Y aurait-il un risque de bulle ? L’intérêt pour l’art contemporain est de plus en plus marqué, les prix ont flambé. Un Richard Price qui valait 60 000 $ en 2001 est désormais estimé à six millions. Des Bacon qui s’adjugeaient pour 10 millions de dollars en 2001 pourraient aujourd’hui partir à 80 millions. Des hausses qui font rêver et naître des vocations de collectionneur. Et qui encouragent également les banques à prêter de fortes sommes aux amateurs d’art. Un tableau : un refuge contre la baisse des actions ?
D’après Ben Lewis, facétieux spécialiste britannique de l’art contemporain, les happy few qui possèdent de nombreuses oeuvres accueillent à bras ouverts les nouveaux entrants dans leur petit milieu. Le petit nouveau achète une oeuvre, battant tous les records de prix, et d’un coup tous les possesseurs d’oeuvres du même artiste voient la valeur de leurs possessions grimper en flèche. « Il semble que plus les actions, les banques et l’immobilier deviennent bancals, plus les riches sont enclins à mettre leur argent dans l’art. (…) Plus l’économie mondiale devient inéquitable, mieux c’est pour l’art », remarque Ben Lewis dans Prospect.

Publié dans ECONOMIE, FINANCE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Reform the UN: States to Consider Second Draft Resolution on Environmental Governance

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 23 juillet 2008

ReformtheUN.org Latest Development, Issue #270 –

New York, 22 July 2008 – UN Member States will meet tomorrow (Wednesday, 23 July) to receive the second draft of a General Assembly Resolution on international environmental governance (IEG), following their submissions of detailed feedback on the first draft.

In consultations held during May and June, the topic of improving financing for the IEG system and for environmental activities emerged as particularly controversial.

The second draft Resolution is likely to reflect a number of “easy fixes” as well as sections of entirely new language in response to Member States’ concerns.

First Draft Resolution on International Environmental Governance

The first draft Resolution, “Strengthening the environmental activities in the UN system,” was presented by IEG co-Chairs Ambassadors Claude Heller of Mexico and Peter Maurer of Switzerland on 2 May 2008.

The draft Resolution was based on the co-Chairs’ June 2007 “Options Paper,” which outlined possible ways to organize the institutional framework in response to previously agreed measures for environmental issues. The measures discussed in the Options Paper had all been agreed in previous meetings on sustainable development and the environment; what remains to be agreed is how to implement them. The Options Paper covered seven key areas of concern, or “building blocks” for improved IEG.

The first draft Resolution included the co-Chairs best recommendations for addressing the Option Paper’s building blocks, and it suggests a gradual approach that the co-Chairs describe as “ambitious incrementalism.” For example, based on consultations, the co-Chairs decided that the time was not right to undertake the creation of a UN Environment Organization (UNEO). (Click here for the co-Chairs’ full presentation notes.)

On financing the IEG system and environmental activities, the first draft Resolution calls for:

* The UN Environment Programme (UNEP) to create and maintain a web-based database for self-reporting by donors and recipients of financial flows for environmental activities in the UN system;
* Multilateral Environmental Agreements (MEAs) to use the Global Environment Facility (GEF) as financial mechanism for the agreement;
* Expansion of the GEF’s scope and increased donations from Member States;
* UNEP’s Governing Council to urgently provide the resources needed for implementation of the UNEP activities identified; and
* A doubling of the UN budget’s contributions to UNEP.

On the “broader transformation” of IEG, the first draft Resolution commits to continuing discussions of the issue and the continuation of IEG consultations in the 63rd Session. The draft also requests from the Secretary-General a “comprehensive report on the implementation of the present resolution, including an analysis of challenges faced by the United Nations international environmental governance architecture and recommendations on further measures to strengthen it.”

Many of the documents to which the co-Chairs referred in their comments (and records of related events) are available here.

The co-Chairs expressed their sense that Member States were more ready now to take a decision about making changes in the IEG system than in the past. To receive detailed input on the draft Resolution and discuss moving to negotiations, the co-Chairs launched a new round of consultations.

Summary of Consultations

Over the course of three meetings on 21, 28 May, and 4 June, 2008, the first draft resolution received mixed responses from Member States. While some Member States welcomed the draft, others suggested that it needed revisiting. Specifically, States called for the draft Resolution to:

* Better address environmental governance within the broader framework of sustainable development;
* Focus on the core issues of improving resources for the United Nations Environment Programme (UNEP);
* Strengthen UNEP without encroaching on the legal rights of other Multilateral Environment Agreements (MEAs), and to avoid duplications of the core functions of other departments in the UN;
* Adequately reflect the implementation of the Bali Strategic Plan – an inter-governmentally agreed approach to strengthen technology support and capacity building in developing countries, and countries with economies in transition – in the draft resolution;
* Focus on capacity building, financing, and technology transfer within developing countries; and
* Implement the resolution within existing resources.

Member States’ comments included:

Antigua and Barbuda (on behalf of the Group of 77 and China): There is a growing consensus that the current status quo requires significant improvement, and IEG must be seen in the context of sustainable development. Noted also that all three pillars of sustainable development (social development, environmental sustainability and economic development) should provide the context for IEG and strengthening UNEP. IEG reform should be responsive to the challenges of sustainable development in four ways: (1) The effective promotion of capacity building, including but not exclusively through enhancing the implementation of the Bali Strategic Plan; (2) Enhancing financial support with “new and additional resources”; (3) Facilitating technology transfer with the view of overcoming the technology gap and overdependence; and (4) Information sharing and exchange of practices. Finally, the negotiations process should be open, transparent and all-inclusive. The group would prioritize accuracy, appropriateness, effectiveness and careful assessment, as opposed to haste.

Slovenia (on behalf of the European Union): Pleased that all the points in the Options Paper were reflected in the draft Resolution. However, some areas of the Resolution need further clarification.

United States: Called on governments to carefully vet the ambitious scope of the draft Resolution, sections of which are too “packed” with detailed political and institutional concepts. Agreed with the co-Chairs on dividing the text topic by topic as the most efficient way to discuss it. On UNEP being strengthened, stressed that the legally separate positions of the MEAs should be respected. The scope and complexity of the issues suggests that it may not be possible to conclude the process within the 62nd GA.

Norway: Progress must be made to rectify the current shortfalls of IEG, and the UN must build on the existing strategies of UNEP to do so. Further, “We need action-based scientific advice on environment and sustainable development”.

Indonesia: Noted that “there can be no quick fix in setting up the right model” and called for the Resolution to distinguish between environmental governance and environmental management. In addition to the search for new funding sources, voluntary contributions from developed countries must be revised. The relationship between UNEP and the MEAs should be clarified. The draft is inadequate on several issues that should engage, but not create additional burden for, developing countries, including:

(1) The immediate strengthening of UNEP to contribute to the establishment of a more authoritative and credible system that responds effectively to environmental challenges.

(2) A sharper focus on sustainable development aside from reinforcing UNEPs role, and the integration of environmental protection into the development planning and strategies of Member States.

(3) Treating poverty alleviation as a central feature of the environmental governance resolution and ensuring its adequate reflection in it.

(4) A sharper focus of the Resolution should be on capacity building within developing countries and on the need to provide them with technological support so they could comply with the mandates and agreements reached in the area of environment.

(5) Exploring possible sources of predictable, adequate, timely resources to help in improving financing for the IEG system.

Iran: Stressed the importance of a transparent and all-inclusive process, and requested that Member States consider the draft as a singular package. Questioned the accountability of UNEP to GEF, and GEF to the Conference of Parties: “…which organization is accountable to UNEP since UNEP is called the principal body (even though it has no power in the end) of the UN environmental issues?”

Barbados: Other major commitments in the environment and sustainable development arena falling outside the scope of the MEAs should not be relegated.

New Zealand: The draft Resolution sets out concrete steps that would encourage better IEG. The overall goal is the improved implementation of environmental policies at the national level.

Brazil: The consultation process is not a subject for negotiations, and it needs to be discussed in a manner that reinforces the notion of sustainable development of the UN system. Strengthening UNEP’s regional and national offices is an essential building block to the IEG debate. IEG discussions should focus more on capacity building, transfer of technology, information sharing and identifying new and additional sources of financing.

Ecuador: Stressed the need for UNEP to be strengthened. Welcomed the Resolution’s reference to the Bali Strategic Plan.

Japan: Called for better coordination between international organizations. Japan does not necessarily oppose the idea of strengthening UNEP, but any such measures should be done carefully. Scientific knowledge is diverse and therefore should not be overly streamlined or simplified.

India: Called for caution in proceeding with the process of strengthening UNEP. Greater integration and coordination of the MEA agreements is necessary. Voiced concern about consolidating finances for the Global Environmental Facility. Also, other environmental commitments should be noted in the draft Resolution.

Australia: Welcomed that the draft Resolution recognized UNEP as the UN agency propagating environmental policies and activities. However, it is imperative for discussions to focus on the core issues of 1) improving environmental outcomes on the ground, and 2) stronger and better resources for UNEP. Encouraged continuing progress on integrating environmental considerations into policy-making.

Republic of Korea: Supported the idea of strengthening the capacity of UNEP to enhance the UN’s ability to balance the implementation of agreed international goals and policies, but cautioned against duplication of the core functions of other departments at the UN. It remains necessary to ensure that adequate global financing would be available to address the diversifying issues.

Bangladesh: Implementation of the Bali Strategic Plan needs to be adequately reflected in the draft. The text should also recognize that Least Developed Countries are the most vulnerable to environmental degradation.

Canada: Supported the strengthening the UNEP and increasing coherence and synergies among the various environmental factors, but expressed concerns about organizational, legal and financial obligations that demanded careful consideration.

In response to Member States’ comments, Ambassador Maurer made the following points:

* Member States need to reflect on whether the proposals they put forward will bring the process closer to or further away from consensus.
* Solutions will depend on Member States, and on finding the right balance between long-term and short-term issues.

In conclusion, co-Chair Maurer asked for Member States’ continued feedback and noted that several countries (including those of the G77) had outstanding sections on which to submit their feedback.

Detailed comments on each paragraph of the Preambular (PP) and Operative (OP) sections of the draft soon will available here.

Next Steps

After the May-June round of consultations, co-Chairs began work on a second draft Resolution, and they have convened another meeting for tomorrow morning (Wednesday, 23 July).

Documents/Resources

UNEP Statement on Draft Resolution on Strengthening Environmental Governance (4 June 2008)

WMO Statement on Draft Resolution on Strengthening Environmental Governance (4 June 2008)

Indonesia — Statement on Draft Resolution on Strengthening Environmental Governance (21 May 2008)

Stakeholder Forum — Joint Statement with ANPED on Draft Resolution on Strengthening Environmental Governance (21 May 2008)

UNESCO Statement on Draft Resolution on Strengthening Environmental Governance (21 May 2008)

WMO Statement on Draft Resolution on Strengthening Environmental Governance (21 May 2008)

Draft Resolution: Strengthening the Environmental Activities in the UN System (2 May 2008)

Presentation of Draft Resolution on IEG – Co-chairs’ Talking Points (2 May 2008)

Co-Chairs’ Options Paper – Informal Consultative Process on the Institutional Framework for the UN Environmental Activities (14 June 2007)

Publié dans COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de Commentaire »

Colmatage d’une faille de grande envergure sur les serveurs DNS

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 juillet 2008

Sécurité – Microsoft, Cisco, Sun, Apple, Alcatel…. Une cinquantaine d’acteurs mettent à jour leurs serveurs de noms de domaine DNS, pour corriger un problème décelé il y a plusieurs mois et tenu secret le temps de créer un patch. Il aurait permis à des pirates de contrôler des sites.

« C’est le temps de détection de la faille qui est inquiétant, après qu’elle soit … »

Commentaire de apatride

Une faille de très grande envergure, décelée au niveau des serveurs DNS gérant les noms de domaine, a été corrigée par Microsoft, Cisco Systems et Sun Microsystems, et une quarantaine d’autres acteurs tels que Alcatel, Siemens ou encore Apple.

Elle avait été repérée en début d’année par un expert en sécurité, Dan Kaminsky, directeur de la société IOActive. Pour éviter un mouvement de panique générale en la rendant publique, il a signalé sa découverte seulement aux industriels concernés. Sans donner de détails, il indique que « le degré de gravité de la vulnérabilité est mesuré par le nombre d’entreprises qui ont préparé activement un patch ». Ils seraient une cinquantaine – le US-CERT, centre d’alerte officiel du gouvernement américain, en donne la liste complète.

Quelques informations ont filtré sur la nature du problème, par l’entremise de Microsoft, et confirmées par l’expert. Il apparaît que des pirates auraient pu rediriger à leur guise les clients de banques ou sites d’e-commerce vers un serveur DNS corrompu et s’emparer de leurs données à leur insu.

Mise à jour souvent faite automatiquement

Le 31 mars dernier, relate Dan Kaminsky, 16 experts se sont réunis chez Microsoft pour plancher sur le problème. Décidant d’une publication commune synchronisée, ils ont évalué le nombre de personnes pouvant être affectées dans le monde et le temps nécessaire pour préparer un correctif ad hoc.

Microsoft propose ainsi le patch dans son dernier lot mensuel de correctifs (bulletin de sécurité MS08-037, paru mardi 8 juillet, comme Cisco. Les autres industriels concernés – ceux disposant de serveurs de noms de domaine ou de clients DNS (AT&T, Akamai, Juniper Networks, Netgear, Nortel et ZyXEL) n’ont pas encore annoncé la sortie de patches ou correctifs.

La mise à jour sera appliquée automatiquement sur la plupart des systèmes, ou devra l’être impérativement dans un délai de 30 jours dans les cas où elle se fait manuellement. Les FAI, également concernés, vont également appliquer les mises à jour sur leurs systèmes. A noter que les routeurs utilisés par les particuliers ne sont pas affectés.

La période de 30 jours est un délai de précaution, indique Dan Kaminsky, qui compte donner tous les détails techniques sur la faille lors des conférences sur la sécurité Black Hat 2008, organisées les 7 et 8 août à Las Vegas.

Pour aider, Dan Kaminsky a mis en ligne un outil permettant de vérifier la vulnérabilité des systèmes.

Publié dans INTERNET, SECURITE, TELECOMMUNICATIONS, TIC | Pas de Commentaire »

MATIERES PREMIERES: Brut, soja, aluminium et zinc décrochent, l’or résiste…

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 juillet 2008

Isabelle Mouilleseaux

Le cours du brut plonge, les grains, soja en tête, consolident, les métaux de base broient du noir devant les perspectives économiques peu engageantes, l’or et l’argent résistent face au rebond des marchés actions…

1. Energie : sévère correction
Les bears reprennent la main ! Le match contre les bulls est toujours aussi tendu et se poursuit à un rythme endiablé. Pas une semaine sans que le baril de pétrole ne soit propulsé tantôt à la hausse, tantôt à la baisse.

Les bulls marquent des pics record à coup de « service volley ». Dernier en date : 147,27 $ en début de semaine pour le brut léger.

Et les bears renvoient des passing d’une puissance inouïe, qui repoussent le brut derrière la ligne blanche, très loin au fond du court. Voilà comment notre brut arrive à perdre près de 17 $ sur la semaine ! Il a touché un point bas jeudi à 129,29 $.

Soyons francs, cette semaine les bears ont été bien aidés côté fondamentaux. Regardez :

- Apaisement des tensions entre l’Iran et Israël.

- Changement radical d’attitude diplomatique des Etats-Unis qui, depuis trois décennies, ignorent le pouvoir politique iranien. Pour la première fois, les Américains vont être présents aux côtés de l’Europe dans le cadre des discussions avec l’Iran pour trouver un compromis. On n’avait pas vu cela depuis 30 ans ! Le marché a été impressionné… et a aussitôt intégré dans les cours ce changement d’attitude majeur.

-A cela s’ajoute la confirmation du repli de 3% de la consommation d’essence aux Etats-Unis sur le premier semestre 2008. Du jamais vu depuis 17 ans… Ce qui explique d’ailleurs la nouvelle hausse du stock US de brut cette semaine.

-Enfin, les perspectives moroses de l’économie mondiale laissent présager un repli de la demande mondiale d’or noir.

Les cours se stabilisaient en fin de semaine autour de 131,20 $ pour le WTI et de 131,78 $ pour le Brent, livraison septembre.

Quelles perspectives pour le brut ?
Comme l’explique Marc Dagher dans l’Investisseur Or & Matières : « En cas de fort rebond du marché actions, il faut envisager une phase de consolidation sur les cours de l’or noir. Techniquement, ce scénario est confirmé à la fois par l’enfoncement de la borne inférieure du canal haussier en place depuis février dernier et à la fois par une divergence baissière en cours de validation sur le RSI. Attendez un retour vers les 123,60 $ pour vous positionner à l’achat ».

Le gaz naturel enregistrait lui aussi un gros repli de 7,5% sur la semaine, revenant vers les 10,7 $. Là aussi, les stocks US de gaz naturel sont en hausse.

2. Métaux précieux : bonne résistance de l’or au rebond des marchés actions
Mardi, l’or touchait un point haut à 986,44 $, poussé par le record de l’euro contre dollar à 1,6038 et par les craintes inflationnistes, le baril évoluant à ses plus hauts niveaux.

Après la chute violente des marchés actions ces dernières semaines, les traders étaient dans les starting blocks pour sauter sur la première occasion qui pourrait les ramener vers leurs marchés actions. Et ce seront finalement les résultats meilleurs que prévus de Wells Fargo (services financiers) qui auront été l’élément déclencheur.

Le coup de sifflet a mis fin au chaos et à la débandade. Fin de la récré sur les marchés matières : tout le monde sur les marchés actions !

Bref, l’autruche sort la tête du sable… Les investisseurs sont prêts à accepter à nouveau un minimum de risque.

Le mouvement a été tel que même le dollar en a profité, remontant jusque vers les 1,5820 contre l’euro. Les métaux précieux, face à ce mouvement d’ampleur — le CAC n’avait pas connu un tel rebond hebdo depuis cinq ans ! –, ont bien résisté.

A New York, l’once d’or cotait vendredi en fin de journée 956,90 $ sur le marché spot, 961,80 $ livraison septembre.

L’argent a suivi l’or dans son rebond (jusqu’à 19,46 $) puis dans son repli. Il finissait la semaine autour de 18,70 $.

Le platine et le palladium ont connu un repli plus marqué, car les investisseurs anticipent un retour à la normal de l’approvisionnement électrique en Afrique du Sud. Jusqu’au prochain court-circuit !

Mais surtout, ils craignent les perspectives noires qui planent actuellement sur l’industrie automobile américaine. L’un des principaux débouchés pour ces métaux.
Cours à
3 mois

Vendredi
11 juillet
2008

Vendredi
18 juillet
2008
Variation / semaine
Aluminium* 3 317 3 033 -8,56%
Cuivre* 8 270 8 085 -2,24%
Plomb* 1 965 1 970 0,25%
Nickel* 21 600 20 400 -5,56%
Etain 22 900 23 425 2,29%
Zinc* 2 025 1 820 -10,12%
Acier (Méditerranéen) 1 178 1 100 -6,62%
Or (spot) 959 957,85 -0,08%
Argent (spot) 18,71 18,22 -2,62%
Platine (spot) 2 035,50 1 855,50 -8,84%

* cours en $ sur le LME à trois mois

3. Métaux de base : toujours dans le rouge !
Les métaux ont également souffert du rebond des marchés et des perspectives économiques qui s’assombrissent. Car qui dit ralentissement économique, dit ralentissement de la demande en métaux. Logique…

De quoi souffre le cuivre ? De la hausse de la production chinoise, de la réduction des importations chinoises et de la hausse des stocks à Shanghaï. Ca fait beaucoup…

L’aluminium, qui avait battu record sur record ces derniers temps, a fortement consolidé (-8,5%) cette semaine. Il a été frappé de plein fouet par le rebond du dollar, la chute du brut et le rebond des marchés actions. Coup de grâce : le rebond des stocks d’aluminium !

Même constat pour le zinc qui perd 10% sur la semaine ! Il était déjà très mal en point. Cette fois,il est véritablement lâché par les traders. Mais peut-être pas encore achevé…

Les plus gros producteurs chinois (qui représentent quelques 18% de la production mondiale de zinc) se sont réunis. Et contrairement à ce qui s’est passé pour l’aluminium, ils ne se sont pas mis d’accord pour réduire conjointement leur production afin de limiter la surproduction actuelle du zinc et mettre un terme à la dégringolade des cours.

Voilà qui a enfoncé le clou davantage encore…

Après son plongeon il y a 15 jours, le plomb s’est bien repris. Et maintenant ?

Comme nous l’explique Nicolas Rémy dans Signal Matières & Devises, « Le mouvement de hausse n’est, selon moi, pas encore épuisé. Les indicateurs (graphiques et techniques) sont encore bien orientés sur une base journalière tandis que, sur une base intraday, les cours valident une figure de continuation classique en drapeau. J’attends donc une poursuite de la hausse vers l’objectif majeur de 2 360 $ sur le métal. »

Cours du plomb en US$ la tonne

4. Soft commodities : bye bye les grains
Côté grains, l’ambiance est à la consolidation, vague de prises de bénéfices oblige. Pas de doute, l’appétit des investisseurs pour le risque est de retour…Le flux des capitaux repart en direction des marchés actions.

Et comme la météo est actuellement clémente aux Etats-Unis, les facteurs de hausse sur le marché des grains sont rares. Même le recul du brut fait pression sur les cours à la baisse !

Le maïs continue ainsi de se replier, atteignant 6,13 $ le boisseau livraison septembre sur le Cbot.

Côté blé, vous allez pouvoir vous frotter les mains : on s’attend à une récolte exceptionnelle. En Europe, la récolte 2008/2009 devrait atteindre 2,7 millions de tonnes, ce qui vient encore amplifier les pronostics de production mondiale de blé.

Votre boulanger n’aura ainsi plus aucune excuse pour relever le prix de sa baguette !

Vendredi, le cours du blé refluait à 8,08 $ le boisseau, livraison septembre sur le Cbot.

Fort repli également du côté du soja cette semaine. Tiré à la baisse par le rebond des marchés actions, le repli du brut et par le blé et le maïs.

Mais surtout, le Parlement argentin a refusé d’adopter une nouvelle taxe à l’exportation sur le soja. C’est une victoire incontestée des producteurs de céréales argentins sur le gouvernement ! Les premiers voulaient exporter leur soja sur les marchés internationaux et profiter des prix élevés ; le second voulait réduire au maximum les exportations afin de proposer le soja aux argentins en priorité, à un prix bas (et donc lutter contre l’inflation).

Voilà qui va lever la pression sur les marchés internationaux !

Livraison septembre, le soja cotait vendredi 14,62 $ le boisseau sur le Cbot.

Publicité

C’EST LE MOMENT DE PASSER VOTRE ORDRE D’ACHAT !
Pétrole… gaz… énergies renouvelables… environnement… softs… secteur minier…

Pour profiter des meilleures opportunités du secteur des matières premières, optez pour la sélection de valeurs de Sylvain Mathon !

Sylvain accumule depuis le début de l’année des gains à deux chiffres sur ce marché ultra-profitable. N’attendez pas pour profiter de ses recommandations détaillées : il suffit de cliquer ici…

Poursuite de la hausse de la livre sterling
face au dollar ?
Jérôme Revillier

La semaine dernière a finalement fait beaucoup de bruit pour rien. En effet, si on regarde les principales paires face au dollar, l’euro, le yen et le dollar australien ont clôturé la semaine sur leurs niveaux d’ouverture, soit la stabilité parfaite. Seul la livre sterling, soutenue par l’inflation en Grande-Bretagne, a gagné un peu de terrain.

La semaine a pourtant été volatile. L’euro a touché un plus haut à 1,6038 face au dollar mais le mouvement a manqué de force, lâché par le pétrole qui s’est affaibli très notablement.

Cette semaine, outre les chiffres de l’immobilier et les ventes de biens durables aux Etats-Unis, ce sont plutôt les prix du pétrole et les déboires de Fannie Mae et Freddie Mac — et; plus largement, la capacité de la Fed à prendre les mesures nécessaires pour contenir la crise — qui vont continuer à donner la direction du marché.

Bank of America va donner ses résultats, tout comme de nombreuses banques régionales aux Etats-Unis.

Le secteur bancaire étant sous pression, il sera intéressant de voir les chiffres de ces établissements.

Le Livre Beige de la Fed sera publié mercredi et permettra une analyse plus en détails de la situation de chaque région des Etats-Unis. L’activité industrielle et la consommation seront deux points importants à étudier pour essayer d’anticiper l’évolution de l’économie américaine et surtout pour se faire une idée sur la prochaine décision de la Fed (le 5 août).

En Zone euro, le ralentissement se dessine également. L’indice ZEW a touché un plancher à -63,7. L’inflation, certes forte, est toujours principalement tirée par le prix du pétrole et des matières premières. La balance commerciale bascule quant à elle dans le rouge ce trimestre avec un déficit de 1,5 milliard de dollars.

Tout ceci pourrait bien faire incliner la position de la BCE et ainsi assouplir son discours dans les prochains mois.

La politique de la Fed, il faut bien le dire; a rarement été aussi dure, comme le prouve une des dernières interventions de J.C. Trichet. Il continue son combat contre l’inflation, qui a touché les 4%.

« Nous poursuivons un seul objectif, qui est la stabilité des prix à moyen terme », a-t-il déclaré en réponse à une question sur le ralentissement économique en Zone euro.

Pas drôle ce Jean-Claude…

Je vous laisse avec un point sur GBPUSD et les points techniques des paires majeures.

Bonne semaine.

1. Le point sur le GBPUSD

Technique : La parité a finalement clôturée la semaine à 1,9984 continuant ainsi sa progression face au dollar US. On a même touché les 2,0150 renouant ainsi avec les niveaux de la fin mars. Cependant, le cours ne s’est pas maintenu très longtemps sur ces niveaux avec un repli assez violent sur les alentours de 1,9970. Techniquement, la tendance reste incertaine (avec un léger biais haussier).

Economique : Grosse semaine à venir pour la Grande-Bretagne. Après avoir annoncé ce lundi un nouveau ralentissement des prix de l’immobilier (Indice Rightmove), son comité monétaire a publié les minutes de la dernière réunion qui avait abouti à un statut quo. Viendront en fin de semaine les très attendues ventes de détails et une première estimation du PIB du dernier trimestre qui pourraient confirmer un ralentissement outre-Manche. En effet, le PIB du trimestre précédent a été révisé en baisse à +0,3% au lieu de +0,4%.

Scénario : Cette semaine, le point pivot à 1,9970 coïncide également avec un niveau psychologique important qui avait contenu la baisse la semaine dernière. Seul un dépassement de ce niveau puis un affranchissement de la barrière psychologique des 2 $ pourrait permettre une poursuite de la hausse sur le Cable.

A la baisse, une rupture des 1,9940/1,9930 pourrait nous ramener directement sur les 1,98 voir plus bas à 1,9640.

3. Les niveaux techniques clés pour les six paires majeures :

EURUSD

GBUSD
USDJPY USDCAD AUDUSD USDCHF
Résistance 2 1,6144 2,03 109,27 1,0220 0,99 1,0412
Résistance 1 1,5995 2,0155 108,11 1,0138 0,9812 1,0319
POINT PIVOT 1,5889 1,9984 105,92 1,0055 0,9737 1,0165
Support 1 1,5740 1,9812 104,76 0,9973 0,9625 1,0072
Support 2 1,5634 1,9641 102,57 0,9890 0,9550 0,9918

Publié dans ECONOMIE | Pas de Commentaire »

OMCT: Agir contre les causes économiques, sociales et culturelles de la torture

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 juillet 2008

Des ONG africaines de défense des droits de l’homme, s’étant réunies
à Maputo pour s’intéresser aux causes économiques, sociales et
culturelles de la torture, appellent les Gouvernements à faire
disparaître la pratique de la torture sur le continent africain
Le 11 mai dernier, les représentants de 18 ONG des Droits de l’Homme se sont
réunis à Maputo, au Mozambique, pour participer au séminaire régional
Africain de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) sur les causes
profondes économiques, sociales et culturelles de la torture et ont rédigé et
adopté la Déclaration de Maputo contre la Torture et d’autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants. Dans ce document, les participants
au séminaire – qui représentaient des organisations venues du Bénin, du
Burundi, du Cameroun, de la République Centrale Africaine, du Congo
Brazzaville, de la République Démocratique du Congo, d’Egypte, du Ghana, du
Kenya, du Liberia, de Madagascar, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, du Togo,
de Zambie et du Zimbabwe – se sont montrés extrêmement préoccupés par la
suppression de l’interdiction absolue de torturer et ont insisté pour que des
initiatives concertées soient prises au niveau national et international afin de
faire disparaître ces pratiques.
La Déclaration de Maputo a été rédigée pendant le séminaire régional de l’OMCT qui
a eu lieu du 7 au 11 mai 2008 pour faire prendre conscience des causes premières
économiques, culturelles et sociales de la torture et d’autres formes de violence.
L’objectif du séminaire était d’examiner comment les violations des droits sociaux,
économiques et culturels sont liées à la violence et de quelle manière le fait d’agir sur
ces causes premières peut en retour faire baisser le niveau de la violence. Pendant le
séminaire, les participants ont choisi, présenté et analysé des situations collectives
particulières dans leur propre pays et ont identifié la façon dont il fallait agir dans la
réalité pour attaquer le problème des causes premières. Pour chaque dossier, ils ont
établi des recommandations concrètes destinées aux instances gouvernementales, aux
organisations des droits de l’homme des Nations Unies, à d’autres institutions comme
l’Union Européenne ainsi qu’aux acteurs du secteur privé.

Ce séminaire fait partie d’un projet plus étendu de l’OMCT conçu pour
s’attaquer aux causes économiques, sociales et culturelles de la torture. L’Union
Européenne par l’intermédiaire de l’Initiative Européenne pour la Démocratie
et les Droits de l’Homme soutient fortement ce projet qui est aussi appuyé par
l’Agence Suisse du Développement et de Coopération, l’Organisation Inter-
Eglise pour la Coopération et le Développement, la Fondation Karl Popper et la
Fondation des Droits de l’Homme au Travail.
Déclaration de Maputo sur l’Abolition de la Torture et de tout autre traitement
ou sanction cruel, inhumain ou dégradant
Les participants au séminaire, tous impliqués dans la lutte contre la torture et tout
autre traitement ou sanction, cruel, inhumain et dégradant en Afrique, ont abordé le
problème des obstacles très importants rencontrés au cours de leurs activités. Afin
d’exprimer leur vive inquiétude, ils ont adopté la Déclaration de Maputo contre la
Torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (voir
Annexe) dans laquelle ils exhortent les gouvernements africains, « à faire de l’Afrique
un continent où ces pratiques seront abolies ».
Dans la Déclaration, les participants, déplorent vivement « le fait que certains États
justifient et pratiquent ouvertement la torture et d’autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants, ainsi que l’attitude de complicité et de coopération –
ouverte ou silencieuse – d’autres États face à de tels actes, qui entrave sérieusement
notre travail et revient à légitimer les régimes répressifs qui pratiquent la torture ». Ils
expriment leur anxiété la plus vive à l’égard d’initiatives prises par certaines
personnalités publiques, des juristes et des intellectuels pour enfreindre l’interdiction
absolue de ces pratiques et la complicité de certains medias pour justifier ces pratiques
illégales.

Les participants encouragent l’Union Africaine, l’Union Européenne et les Nations
Unies à entreprendre une démarche concrète pour renforcer leur collaboration et leur
activité visant à abolir la torture et autre traitement cruel, inhumain et dégradant et
augmenter leur collaboration et soutien aux organisations de la société civile
impliquées dans le développement et la protection des droits de l’homme. Ils invitent
les ONG de défense des droits de l’homme dans le monde entier à souscrire à la
Déclaration et demandent sa diffusion la plus large possible.
Agir sur les causes profondes économiques, sociales et culturelles de la torture
Dans la Déclaration de Maputo, les signataires reconnaissent aussi que « les violations
des droits économiques, sociaux et culturels constituent très souvent les causes
profondes de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants contre lesquels nos organisations luttent ». Effectivement, d’après les
documents préparés avant le séminaire, les participants ont analysé des dossiers bien
spécifiques pour identifier le genre d’initiative à prendre par les ONG pour mettre un
terme aux graves violations des droits de l’homme et pour agir à la base contre la
pauvreté, l’inégalité et la discrimination.
Parmi ces situations, on peut citer :
– Les conditions de vie proches de l’esclavage des communautés indigènes
chasseurs-cueilleurs, qui en raison de leur faible niveau économique et de leur
marginalisation, sont soumises au travail forcé, et voient niés la plupart de
leurs droits économiques, sociaux et culturels ;
– La violence infligée officiellement aux travailleurs d’une zone d’exportation
appelant au respect de leurs droits élémentaires ;
– Manifestations demandant aux gouvernements d’adopter des mesures contre la
hausse des prix des denrées alimentaires et la détérioration des conditions de
vie, manifestations violemment réprimées ;
– Conflits concernant l’attribution des terres et les expulsions en masse qui ont
entraîné la résistance armée par les populations et la répression violente
exercée par les forces gouvernementales ;
– la pratique de la torture et le mauvais traitement des prisonniers, dont des
enfants, qui ne peuvent s’offrir les services d’un avocat et sont toujours en
garde à vue pendant le procès ;
– l’expulsion par la force des communautés indigènes qui, de ce fait, sont
soumises à des violations toujours plus importantes de leurs droits
économiques, sociaux et culturels ;
– l’expulsion d’une communauté insulaire pour installer à la place un complexe
hôtelier et un casino.

Ces cas ainsi que d’autres ont été analysés par des groupes de travail, qui les ont
enrichis grâce à un échange enthousiaste d’expérience et d’idées. Les participants
peaufinent actuellement dans leurs pays respectifs les propositions pour agir qui en
ont résulté, et qui pourront être soumises aux gouvernements, organismes
internationaux et aux acteurs du secteur privé en collaboration avec l’OMCT.
Cérémonie d’ouverture et mise en place d’un cadre de travail
La cérémonie d’ouverture le 7 mai, a débuté avec l’intervention de l’Ambassadeur
Glauco Calzuola, Chef de la Délégation de la Commission Européenne au
Mozambique, et celle de l’Ambassadeur de Suisse Thomas Litscher, en présence de
représentants du Programme de Développement des Nations Unies et des
Gouvernements Suédois et Finlandais.
Pour établir un cadre aux discussions du séminaire, diverses présentations basées sur
l’expérience et la recherche de l’OMCT1 furent proposées, pour montrer comment le
non respect des droits économiques, sociaux et culturels peut engendrer la violence et
comment le système des droits de l’homme aux Nations Unies peut être utilisé pour
attaquer ces causes premières (Dr Michael Miller, Directeur de Recherche et du
Développement à l’OMCT). Ms Francesca Restifo, chargée de recherche à l’OMCT et
le Docteur Anna-Lena Svensson-McCarthy, Avocate et Consultante dans le domaine
des Droits de l’Homme ont également présenté la collaboration avec l’Union
Européenne dans le développement des droits économiques, sociaux et culturels et
dans la lutte contre la torture. Enfin, Ms Fotini Antnopoulou de la Délégation de la
Commission Européenne au Mozambique a présenter comment les ONG peuvent
interagir avec l’Union Européenne au niveau national. En outre, une session spéciale a
été consacrée à examiner la façon dont les institutions des droits de l’homme de
l’Union Africaine peuvent être utilisées pour aborder le problème de la violence et de
ses causes profondes.
Des orateurs invités ont fourni aux participants des réponses sensées à la violence, en
particulier la violence faite aux enfants au Mozambique et en Afrique du Sud. Mr
Mioh Nemoto (UNICEF au Mozambique) a donné un aperçu des conditions socio-
économiques dans le pays et a présenté les activités de défense de l’enfance de
l’UNICEF. Ms Nely Chimedza (Organisation Internationale pour les Migrants,
Programme d’Aide au Trafic d’Etres Humains en Afrique) a discuté des réponses
concrètes à apporter pour enrayer le trafic des enfants et Mr Chris Bjornson (Save the)
1
Voir la publication de l’OMCT « Attaquer les causes à l’origine de la torture – pauvreté, inégalité et
violence – étude interdisciplinaire » (Genève, Septembre 2006), et le Rapport de la Conférence
Internationale « Pauvreté, Inégalité et Violence : Y a-t-il une réponse des Droits de l’Homme »
(Genève, 4-6 Octobre 2005) toutes les deux disponibles sur le site www.omct.org.
Children, Royaume Unis) a présenté la situation des enfants migrants sans papiers et
non accompagnés dans la Région d’Afrique du Sud. Toutes les présentations ont été
suivies de discussions animées avec les participants.
Les participants ont reconnu avoir apprécié le fait d’avoir pu approfondir leur
compréhension des causes profondes économiques, sociales et culturelles de la
violence. Ils ont aussi souligné l’importance d’une action ciblée pour attaquer ces
causes à la base et ont appelé à mettre sur pied un réseau régional africain d’ONG
intéressées par le sujet pour un échange d’informations et d’idées. L’OMCT a été
sollicitée pour ce projet et pour poursuivre son soutien aux ONG africaines qui
souhaitent s’attaquer aux causes économiques, sociales et culturelles de la violence.
Dans le cas où vous désireriez adhérer aux principes de la Déclaration de Maputo,
veuillez écrire à : Dr. Michael Miller, Directeur, Recherche et Développement,
OMCT, mm@omct.org
———
Annexe
La Déclaration de Maputo
Contre la Torture et d’autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants
Nous, les organisations soussignées : les Organisations Non-Gouvernementales
Africaines des Droits de l’Homme qui luttent contre la torture et les autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants, et l’Organisation Mondiale Contre la
Torture (OMCT), réunies à l’occasion du Séminaire de la Région Afrique « Agir
contre les causes profondes – économiques, sociales et culturelles – de la torture et
des autres formes de violence » qui s’est tenu à Maputo, au Mozambique, du 7 au 11
Mai 2008 ;
Reconnaissons que les violations des droits économiques, sociaux et culturels
constituent très souvent les causes profondes de la torture et des autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants contre lesquels nos organisations luttent,
et qu’il est possible de réduire voire de mettre un terme à de tels actes en agissant sur
ces causes profondes ;
Appelons à mener une action concertée au niveau national et international, en
collaboration avec les autres partenaires de la société civile, afin d’identifier, de lutter
et d’agir sur ces causes profondes au même titre que sur les violations des droits civils
et politiques qui peuvent donner lieu à des actes de torture et à d’autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants ;
Réaffirmons avec force le caractère absolu en toute circonstance de l’interdiction de la
torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants établi par
les normes internationales des droits de l’homme et le droit international humanitaire,
ainsi que le fait que la torture et les autres actes inhumains constituent dans certaines
circonstances des crimes contre l’humanité au regard du Statut de la Cour Pénale
Internationale. Nulle circonstance ne peut en aucun cas justifier la torture et d’autres
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et de tels actes doivent
constituer des infractions dans le droit pénal des États. Responsables devant la
communauté internationale, les États sont tenus de proscrire la torture et les autres
peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, d’empêcher que de tels actes ne
se produisent, de poursuivre et de condamner leurs auteurs, et de fournir réparation
aux victimes ;
Déplorons vivement le fait que certains États justifient et pratiquent ouvertement la
torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que
l’attitude de complicité et de coopération – ouverte ou silencieuse – d’autres États
face à de tels actes, qui entrave sérieusement notre travail et revient à légitimer les
régimes répressifs qui pratiquent la torture et d’autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants ;
Exprimons par ailleurs notre profonde inquiétude face aux tentatives de certains
personnages publics, juristes, universitaires et autres cherchant à remettre en question
l’interdiction absolue de la torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants, et face à la complicité de certains médias qui participent à ces
tentatives de justification de tels traitements contraires au droit;
Soulignant le fait que par notre travail de défense des droits de l’homme et de la
dignité humaine, nous constatons au jour le jour les conséquences physiques et
psychologiques dévastatrices de la torture et des autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants pour les victimes, qu’il s’agisse de femmes, d’hommes,
d’enfants, de jeunes, de pauvres ou d’exclus, de peuples indigènes, de minorités ou
d’autres groupes, ainsi que pour leurs familles et pour la société dans son ensemble,
sans oublier leur effet déshumanisant sur ceux qui pratiquent la torture et d’autres
formes de mauvais traitements ;
Accueillons avec satisfaction les conclusions exprimées le 29 avril 2008 par le
Conseil de l’Union européenne, qui rappelle « que l’UE s’est résolument engagée à
s’acquitter pleinement, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, des obligations
qui lui incombent en ce qui concerne la torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains et dégradants, et qu’elle est particulièrement attachée à l’interdiction
absolue de la torture et des traitements cruels, inhumains et dégradants. » ;
Appelons tous les États à faire des déclarations dans le même sens condamnant sans
appel la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants ;
Appelons en particulier les gouvernements africains à mettre fin à la torture et aux
autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et à faire de l’Afrique un
continent où ces pratiques seront abolies, à mettre fin à l’impunité, par l’identification,
la poursuite et la condamnation des individus coupables, directement ou
indirectement, de torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants, et à garantir justice, réparation, assistance et réhabilitation aux victimes de
torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;
Reconnaissons le rôle essentiel joué par les organisations de la société civile pour
mettre effectivement fin à la torture et aux autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants, et pour garantir aux victimes justice, réparation, assistance
et réhabilitation ;
Appelons à un renforcement des organisations de la société civile luttant contre la
torture et d’autres formes de mauvais traitements, et demandons aux gouvernements
de développer leur coopération avec ces entités, dans le cadre de la lutte contre la
torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;
Encourageons l’Union Africaine, l’Union européenne et l’Organisation des Nations
Unies à adopter des mesures concrètes en vue de renforcer leur coopération et afin de
développer leurs activités dans le domaine de la lutte contre la torture et autres peines
ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, en particulier les actions menées dans
le cadre des Orientations pour la politique de l’UE à l’égard des pays tiers en ce qui
concerne la torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants,
et à accroître leur coopération et leur soutien aux organisations de la société civile qui
travaillent à la promotion et la protection des droits de l’homme ;
Invitons toutes les organisations intéressées à rejoindre l’initiative de l’Organisation
Mondiale Contre la Torture, en adhérant à cette Déclaration et en la diffusant au plus
grand nombre, et prions les organisations comme les individus de faire parvenir cette
Déclaration à tous les gouvernements africains, à l’Union Africaine, à l’Union
européenne, à l’Organisation des Nations Unies et à toute autre institution pertinente.
• Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Burundi
• Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), République
Centrafricaine
• Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Togo
• Association pour les Droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC),
République du Congo
• Centre for Security and Development Studies (CSDS), Libéria
• CLEEN Foundation, Nigeria
• Comité des Observateurs des Droits de l’Homme (CODHO), République
Démocratique du Congo
• Comité de Réflexion et d’Orientation Indépendant pour la Sauvegarde des
Acquis Démocratiques (CROISADE), Niger
• Defence for Children International (DCI), Ghana
• Enfants Solidaires d’Afrique et du Monde (ESAM), Bénin
• Independent Medico-Legal Unit (IMLU), Kenya
• International Commission of Jurists (ICJ), Kenya
• Land Centre for Human Rights (LCHR), Egypte
• Mouvement pour la Défense des Droits de l’Homme et des Libertés
(MDDHL), Cameroun
• Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), Suisse
• Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO),
Sénégal
• Women in Law and Development in Africa (WiLDAF), Zambie
• Zimbabwe Lawyers for Human Rights (ZLHR), Zimbabwe
Maputo, Mozambique
Le 11 Mai 2008
——–
Par ailleurs, les organisations et personnes suivantes ont adhéré aux principes de la
Déclaration de Maputo :
• African Centre for Treatment and Rehabilitation of Torture Victims (ACTV),
Ouganda
• Antenna International, Suisse
• L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM),
France
• Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH), République du
Congo – Brazzaville
• Bulgarian Helsinki Committee, Bulgarie
• Centre Action Social Réhabilitation et Réadaptation pour la Victime de la
Torture (SOHRAM-CASRA), Turquie
• Centre for Human Rights, Democracy and Transitional Justice Studies,
République Démocratique du Congo
• Centre for Minority Rights Development (CEMIRIDE), Kenya
• Centro de Atencion Psicosocial (CAPS), Pérou
• Khulumani Support Group, Afrique du Sud
• Jananeethi Institute, Inde
• Justiça Global, Brésil
• La Ligue Camerounaise des Droits Humains, Cameroun
• Movement for the Survival of the Ogoni People (MOSOP), Nigéria
• Nora Wilson, Toronto, Canada
• Philippine Alliance of Human Rights Advocates (PAHRA), Philippines
———

Publié dans COOPERATION INTERNATIONALE, DROITS DE L'HOMME, ECONOMIE | Pas de Commentaire »

Reform the UN:Working Group Continues Assessment of GA Revitalization Efforts

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 juillet 2008

ReformtheUN.org Latest Development, Issue #269 – Working Group Continues Assessment of GA Revitalization Efforts

New York, 21 July 2008 – The General Assembly’s Ad Hoc Working Group on General Assembly Revitalization met twice last month, on 19 and 23 June, to continue its assessment of the implementation of existing provisions on General Assembly revitalization. Their consultations will resume this afternoon to consider the draft report on the group’s efforts in the 62nd Session.

Chaired by Ambassadors Andrzej Towpik of Poland and Eladio Loizaga of Paraguay, the Working Group is tasked with enhancing the role, authority, effectiveness and efficiency of the General Assembly.

Currently, the Group is assessing the status and implementation of 117 relevant General Assembly revitalization provisions taken since the 51st Session, as detailed in a chart created by the co-Chairs (dated 9 May). The assessment is the first step in devising action to fill any gaps identified between existing provisions. The chart organizes the provisions into three clusters, as follows:

* Cluster I – GA working methods, documentation, agenda, etc. (72 provisions)
* Cluster II – Selection of the Secretary-General (7 provisions)
* Cluster III – Role and authority of the General Assembly (38 provisions)

Current Implementation of Each Cluster

Member States used the meetings as an opportunity to query and seek clarity on specific provisions in the chart (19 June) and to hear feedback from representatives of the Secretariat and the Department for General Assembly and Conference Management (DGACM) (23 June).

Cluster I

The majority of Cluster I provisions were agreed without significant discussion. Debate focused on three specific issue areas:

* Modern technologies
* Consolidation of documentation/reports
* Preparation and issuance of reports

On modern technologies, the Republic of Korea called for pre-printed ballot papers to be used in the General Assembly, in light of reports that votes were lost at the recent Human Rights Council elections because the ballots said “ROK” or “Korea,” instead of “Republic of Korea.”

Member States raised questions about the feasibility of the modern technologies proposed in a paper from the Secretariat (distributed by the co-Chairs on 18 June) – “GA paper ballots voting proposal” – and expressed a desire to hear about these technologies in the context of the Capital Master Plan. In response, the Secretariat representative assured Member States that the forthcoming Capital Master Plan considered optical scanning and “smart card” voting options. A third option – a wireless touchpad – has not yet been analyzed or considered.

On the issue of the consolidation of documents, Algeria and other delegations voiced concerns about the status of implementation of specific provisions. In one such provision, the Secretary-General had been requested to submit a note to the General Committee. Japan noted that the Secretary-General had not provided the note. Co-Chair Towpik responded that the Secretariat had promised an attempt to respond soon.

Another provision called for Member States to lessen documentation wherever possible. Japan noted that Member States have done little to adhere to the provision.

In general, Member States reacted negatively to the consistent lateness of reports. The Non-aligned Movement (NAM) noted that Resolution 50/206C provides guidelines for improved time management of reports. The co-Chairs stated that they would seek further information from the Secretary-General on the issue.

In further response, the DGACM representative outlined that the reporting process entailed three distinct concepts – submission, processing, and issuing. He noted that if reports are initially submitted on time and within the word limit that the DGACM has a 100 percent track record of timely processing.

Cluster II

Cluster II provisions call for greater Member States involvement (via the General Assembly) in the UN Secretary-General selection process.

Algeria, Pakistan, Belarus and Uruguay noted that there has been no progress on any Cluster II provisions since their adoption and called for the lack of progress to be included in the co-Chairs’ note. Co-Chair Towpik replied that any delay in implementation was likely the result of the issue’s high political sensitivity.

Cluster III

Cluster III discussions focused on three specific issue areas:

· Financial, logistical, and technical support for the President of the General Assembly (PGA)

· Annual report of the Security Council

· Public relations activities

On the issue of support for the PGA, Pakistan asked for the co-Chairs to further clarify their comments in the chart, noting an apparent inconsistency with the reporting. The DGACM representative responded with a thorough detailing of the financial, logistical and technical support offered to the PGA.

Regarding the annual report of the Security Council, Algeria expressed disappointment with the Council’s lack of response to calls for improved reporting to the GA and contested the co-Chairs’ assessment that there was “gradual improvement” being demonstrated in this area.

Regarding public relations activities, Member States demonstrated support for all Resolutions on increasing UN visibility. Argentina expressed a strong belief that the image of the UN should be improved, and Slovenia asked why no assistant to the spokesperson of the PGA had been provided since January 2008. The DGACM representative responded that providing this support to the PGA spokesperson was barely tenable for the limited time period under which it was already granted (September-December).

Belarus renewed NAM’s 30 May request for an update on a provision asking the Department of Public Information (DPI) to enhance public awareness of the General Assembly’s work. The co-Chairs assured Member States that DPI was preparing a detailed response.

Next Steps

The co-Chairs noted that the work of the group had evolved from general discussion into an examination of individual provisions. The co-Chairs suggested that, given the progress to date and due to time constraints, it was important to devote the remaining meetings to preparation and discussion of the required draft report to the Secretary-General. The report would comment on implementation as well as identify measures to enhance the role and authority of the General Assembly.

Algeria, Nicaragua and Cuba supported the co-Chairs’ motion to start working on the draft report. The EU and the Republic of Korea, while supporting the idea of submitting views for the draft report, did not feel it was necessary to devote so much time to it.

The co-Chairs concluded the meeting noting that:

· Remaining meetings should be devoted to the discussion of the report.

· The chart should be attached to the report.

· One of the next meetings of the Working Group should include a briefing on the voting solutions and time to discuss them.

On 15 July, the co-Chairs distributed the draft report to all missions in preparation for a meeting on Monday, 21 July. According to the GA President’s spokesperson, the draft includes proposals for further action in the form of a draft resolution for the General Assembly to adopt.

Documents

Co-Chairs’ Letter Presenting « GA Paper Ballots Voting Proposal » (18 June 2008)

General Assembly Revitalization Chart (9 May 2008)

Publié dans COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de Commentaire »

MATIERES PREMIERES: le cours d’aluminium

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 19 juillet 2008

Les cours de l’aluminium peuvent encore grimper. Voici pourquoi (II)
Isabelle Mouilleseaux

Poursuivons aujourd’hui notre étude sur l’aluminium. Je vous le disais hier, la Chine domine le secteur par sa production et ses exportations d’aluminium. Mais elle a un grave problème : son offre électrique est insuffisante pour répondre à la demande, et les coupures électriques menacent l’industrie chinoise.

Or l’industrie de l’aluminium est terriblement énergivore. A tel point que l’Afrique du Sud, confrontée aux mêmes problèmes électriques, a fortement réduit sa production d’aluminium !

Je crains fort que la Chine ne soit contrainte à faire des choix stratégiques douloureux. Choix qui auront un impact fort sur le cours du l’aluminium. Allons-y…

Baisser les capacités de production au moment où la demande s’envole ?
Les capacités mondiales de production d’aluminium vont très fortement augmenter dans les cinq prochaines années. Et c’est la Chine qui doit le plus augmenter ses capacités.

Sachant que l’électricité ne suffit déjà pas aujourd’hui à alimenter les producteurs d’aluminium chinois, qu’en sera-t-il si on développe massivement l’industrie ? La Chine pourrait bien être obligée de freiner ses ambitions…

Inutile de vous dire que si les capacités n’étaient pas mises en oeuvre, cela n’empêcherait pas la demande de croître comme prévu. Ce qui impactera le stock et les cours…

Imposer des taxes à l’export pour garder l’aluminium en Chine ?
Etant donné que la demande d’aluminium chinoise est forte, et sachant que les problèmes électriques menacent la production, cela ne fait aucun sens d’exporter. La Chine n’aurait-elle pas intérêt à garder pour elle sa production ? Je vous pose la question…

Elle n’a qu’à prendre une seule décision pour trancher dans ce sens : augmenter les taxes à l’export. Et dans ce domaine, la Chine excelle !

Voilà qui plongerait le marché mondial de l’aluminium en déficit significatif.

Le prix de l’aluminium devra alors grimper jusqu’à ce que les producteurs chinois aient à nouveau intérêt à exporter plutôt qu’à vendre sur le marché domestique. En clair, il va falloir qu’en grimpant, le cours absorbe l’impact de la taxe à l’export chinoise.

Je vous laisse méditer…

Résumons :
La Chine, leader de l’aluminium, a au moins deux choix stratégiques à faire. Et ces choix font peser une très lourde épée de Damoclès sur la production future d’aluminium d’une part, et sur les exportations chinoises d’aluminium d’autre part. Tout cela alors qu’on s’attend à une demande en fort développement dans les prochaines années.

La menace de chute massive des stocks d’ aluminium dans les prochaines années est réelle.

Regardez donc comment réagissent les cours des métaux de base quant les stocks atteignent un point bas. Ils flambent ! Dernier exemple en date : l’étain. Est-ce l’avenir de l’ aluminium ? Il faudra patienter pour voir…

Autre chose à présent…

Les 20 Chinois qui produisent 71% de l’aluminium du pays tapent du poing sur la table !
Face à la hausse des coûts de production et aux problèmes électriques, les 20 plus gros producteurs d’aluminium chinois ont décidé la semaine dernière de réduire leur production de 10%.

Voilà qui fera chuter la production mondiale de plus de 80 000 tonnes par mois et d’un million de tonnes sur un an. C’est considérable. Le marché chroniquement excédentaire (de 275 000 tonnes l’an passé) deviendrait soudainement massivement déficitaire si les producteurs ne revenaient pas rapidement sur leur décision.

Voilà pourquoi le contrat à trois mois sur l’aluminium a touché un nouveau record à 3 380 $ la tonne.

Toute la question est de savoir combien de temps cette restriction auto-imposée durera !

Si j’étais un producteur d’aluminium chinois…
Sachant que les prix de l’aluminium sont élevés, je ne serais pas spécialement pressée de ré-augmenter ma production. Autant continuer d’exporter à des prix élevés, même si les exportations reculent un peu. Tant que cela passe !

On pourrait aussi se demander si cette baisse volontaire de la production n’a pas pour objectif d’éviter une taxation à l’export. Comme je vous le disais, les exportations chinoises s’envolent alors que la menace électrique pèse. La Chine a donc intérêt à limiter ses exportations en relevant les taxes. Ce qui serait dommageable aux industriels de l’aluminium.

En réduisant leur production, ils arriveront certainement au même résultat, mais en maitrisant le processus.

Les perspectives pour le cours de l’aluminium ?
A court terme, si les prix de l’électricité en Chine se maintiennent, et tant qu’il n’y aura pas de hausse des taxes sur les exportations, l’aluminium chinois continuera d’alimenter les marchés mondiaux. Normalement, cela devrait faire refluer un peu les prix sur le LME. C’est ce qui se passe sur les derniers jours.

Cela dit, tant que le marché sera obnubilé par l’étroitesse de la production électrique chinoise, les prix resteront élevés.

Le seuil des 3 500 $ la tonne pourrait être franchit cette année, et le cours pourrait évoluer entre 3 500 $ et 4°000 $ la tonne à plus long terme si la Chine devait pencher pour une hausse des taxes à l’export et une réduction de ses capacités de production à venir.

Goldman Sachs a d’ailleurs relevé ses anticipations de cours. Pour eux, l’offre excédentaire mondiale, qui s’élevait à 275 000 tonnes en 2007, devrait se réduire cette année à 62 000 tonnes.

Publié dans ECONOMIE | Pas de Commentaire »

12
 

LE CMV |
LES ANCIENS DU CHAMPS DE CL... |
Bienvenue chez moi ! |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | consensus
| presseecrite
| lesjournalistes