Le Bénin connait son premier réseau Wimax !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 19 août 2008

L’autre alternative au haut débit

Quelques jours seulement après le sommet de la SEN-SAD au cours duquel le Wimax a été expérimenté, Bénin Télécoms SA inaugure l’ère du wimax au Bénin. L’opérateur historique a déjà déployé les premiers sites à cotonou, Porto-novo, Abomey-calavi… Les 48 ans de la fête de l’indépendance ont permis de vérifier l’opportunité économique de cette solution à Parakou.

Ces premières connexion ont eu beaucoup de succès et la possibilité de mettre plus de 256 kb/s au usagers est réel. ce débit correspond à au moins une dizaine d’ordinateurs connectés à Internet. L’ouverture commerciale des réseaux a été communiquée : 200 000 fcfa pour les frais d’installation, puis 30 000fcfa de forfait par mois donnant droit à deux heures d’appel sur le réseau Libercom et trois heures d’appel sur le téléphone conventionnel. Au cas où l’usager ne voudra pas de ligne téléphonique, il lui faudra débourser 25 000fcfa de forfaits . Officiellement, l’inauguration n’a pas encore été faites.

L’usage principal du Wimax est de fournir un accès internet haut débit dans des zones ne bénéficiant pas de la couverture l’ADSL. Gérés par Bénin Télécoms, ces réseaux seront en désormais disponible dans des zones non couvertes, ou faiblement couvertes, en haut débit fixe. Après cet étape, vivement l’ère du haut débit numérique pour un Bénin véritablement numérique. Après les villes à statut particuliers, le cap pourrait etre mis sur les chefs lieux et toutes les villes secondaires.

Est-ce enfin le bout du tunnel dans la réduction de la fracture numérique des communes rurales en quête de haut débit ? Nous ne saurions l’affirmer pour le moment.

Nous nous rappelons cependant l’enthousiasme qui a suivi l’inauguration en 2002 de l’ADSL, l’objectif du gouvernement béninois était alors de couvrir à 100% la population par cette technologie qui inaugura l’ère du haut débit à faible coût. Mais face à la réalité des faits, force est de constater que la quasi totalité des communes du pays resteront des zones blanches. Avec l’avènement du wimax, ces communes ont désormais l’opportunité de se tourner vers une autre technologie alternative qui pourra booster le développement local et endogène. A condition qu’une volonté politique s’affiche clairement et se manifeste à travers une économie numérique qui rassure et encourage la multiplication des points d’accès à l’Internet haut débit sur toute l’étendu du territoire nationale.

Ainsi, les perspectives qui s’offriront désormais au Bénin lui permettent d’accroître le nombre d’abonnements en haut débit et en nombre d’accès et de taux de pénétration. De quoi réduire la fracture numérique au niveau de la soixantaine de communes rurales réunissant le démi million d’habitants et pouvant avoir accès à un nombre non négligeable d’entreprise, de collectivité locale et de secteur d’éducation se situant encore aujourd’hui dans les zones blanches non desservies par l’ADSL et n’ayant pas un accès moins onéreux au haut débit.

Une demande forte dans ces communes

Malgré l’ambition, qui vise à équiper tous les répartiteurs téléphoniques en haut débit, il est estimé des dizaines de communes trop éloignées de ces répartiteurs qui ne disposeront probablement pas de l’ADSL. Dans ces zones rurales, le besoin est considérable et la demande très forte en terme de besoin pour le développement. Il est estimé que l’absence de haut débit est un lourd handicap pour les entreprises, les foyers et les services municipaux de ces collectivité. Déjà en 2004 une étude du PASNTIC (Programme d’appui au Secteur des TIC) révéla que la quasitotalité des élus locaux de sa zone d’intervention (Nikki, Tchaourou, Djidja, Tanguiéta et Malanville) déclaraient déjà être sollicités par leurs administrés à ce sujet et surtout leur partenaire au développement. Et au sein des entreprise et services, les intentions d’abonnement sont fortes et bien supérieur au taux de pénétration du haut débit constaté dans les zones pourvues de l’ADSL à condition que le coût soit compétitif.

Le coût de raccordement autour de 15 000f cfa (150 euro = 100 000fcfa) pour un forfait de 30 000f cfa par mois en fonction des opérateurs présent au Bénin, n’a pas dissuadé les société et entreprises de ces communes. Une trentaine d’habitants de la commune de Malanville était en cette période là prête à être relié au haut débit. Pourtant, c’est une région où malgré la mise en oeuvre d’un plan permettant de pourvoir tous les répartiteurs en ADSL, la population ne sera jamais couverte.

Les réseaux sans fil Wimax, alternative à l’ADSL

L’espoir de désenclavement numérique des zones blanches du Bénin repose sur le développement du Wimax (technologie de réseau sans fil régional ou national à très haut débit) : C’est une solution idéale pour les territoires reculés. Cependant, même avec le Wimax, il restera à résorber un résidu de zone blanche, car cette technologie présente au moins deux barrières à l’entrée : D’une part, son déploiement ne sera pas rentable dans certaines zones à très faible densité de population d’autre part, le coût de raccordement au réseau peut être rédhibitoire pour nombre de communes: Il peut se chiffrer en centaines de million de francs cfa.

Serge Angelo AGNILA
Spécialiste TIC et Développement

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AFRIQUE: Ne pas pointer du doigt trop vite les chauffeurs routiers

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 6 août 2008

MEXICO, 5 août 2008 (PLUSNEWS) – Les bars situés le long des routes, les chauffeurs routiers et les travailleurs du sexe ont longtemps été considérés comme l’une des combinaisons les plus dangereuses pour la transmission du VIH, les routiers étant souvent accusés de propager le virus. Mais une étude présentée à la XVII Conférence internationale sur le sida au Mexique suggère que les chauffeurs sont mal connus.

Des études menées le long de certains des axes routiers les plus fréquentés en Afrique de l’Est ont révélé que les routiers ne constituaient souvent qu’une petite partie des clients sur les aires de stationnement.

Alan Ferguson, un chercheur de l’organisation non gouvernementale de recherche Constella futures, basée aux Etats-Unis, est membre d’une équipe qui s’est intéressée à la vulnérabilité face au VIH le long de l’axe routier entre le port kényan de Mombasa et la capitale ougandaise, Kampala. Leurs recherches ont révélé que le long de cette route, seuls 30 pour cent des clients des travailleuses du sexe étaient des chauffeurs routiers.

De même, une étude similaire, menée le long de la route principale entre Kampala et Juba, au Sud-Soudan, a montré que ces routiers constituaient 28 pour cent des clients de travailleurs du sexe. Les autres clients venaient de tous horizons, depuis les hommes d’affaires locaux aux enseignants en passant par les travailleurs sanitaires.

M. Ferguson a estimé qu’il était temps que les programmes de prévention explorent « au-delà » des chauffeurs routiers et qu’ils impliquent les communautés évoluant autour des aires de stationnement.

En Afrique de l’Ouest, les communautés qui vivent autour des postes frontières sont aussi vulnérables au VIH que les routiers et les travailleuses du sexe, a noté le docteur Justin Koffi, directeur exécutif du Projet Corridor Abidjan-Lagos, une initiative régionale de lutte contre le sida le long de l’axe routier entre les grandes villes portuaires ivoirienne et nigériane, financée par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, avec le soutien d’autres partenaires.

D’après M. Koffi, des études ont révélé que les taux de prévalence du VIH au sein des communautés frontalières étaient deux fois plus élevés que les moyennes nationales, mais que les programmes de sensibilisation sur le VIH dans ces zones restaient pourtant faibles.

Les familles des chauffeurs routiers sont aussi oubliées dans les programmes actuels de prévention, a noté le docteur Asif Altaf, de l’International transport workers federation. « Que se passe-t-il pour les familles ? La femme qui revient à la maison ? Ces programmes doivent prendre en compte le facteur familial, sinon le cycle [de transmission du virus] continuera », a-t-il prévenu.

La vie d’un chauffeur routier

Les routiers sont néanmoins toujours vulnérables. L’étude de Constella futures a révélé que le long de la route entre Mombasa et la frontière ougandaise, environ 2 400 camions en moyenne étaient garés la nuit à proximité de 39 « points chauds », qui attiraient quelque 5 600 travailleurs du sexe.

M. Ferguson a noté que dans la mesure où certains chauffeurs avaient pris conscience du risque d’avoir des relations sexuelles occasionnelles non protégées, certains avaient opté pour des relations sexuelles avec des partenaires semi-régulières le long de la route. Comme cela implique un certain niveau de confiance et d’intimité, l’utilisation du préservatif est moindre.

Des études ont révélé qu’un nombre significatif de travailleurs des transports routiers continuaient à avoir des relations sexuelles occasionnelles non protégées, en dépit de la conscience des risques. Des niveaux élevés de fatalisme résultant de la dangerosité de leur métier, des abus répandus d’alcool et de substances, et la stigmatisation de ce groupe, sont des explications possibles pour ce comportement.

Elizabeth Mataka, l’envoyée spéciale des Nations Unies pour le sida en Afrique, a mis en garde contre la tentation d’accuser les chauffeurs routiers d’être responsables de la propagation du VIH. Ce sont les conditions difficiles de travail de ces routiers qui les rend vulnérables au virus, a-t-elle noté.

M. Altaf a confirmé que les chauffeurs routiers ne bénéficiaient pas de conditions de travail convenables, étant mal payés et travaillant seuls et loin de chez eux pendant de longues périodes.

Les longues périodes d’attente forcée aux frontières, le temps d’obtenir le feu vert des douanes pour le chargement, constituent un autre facteur contribuant à la vulnérabilité de ce groupe. En Afrique de l’Ouest, par exemple, ces délais aux frontières vont de quelques jours à quelques mois.

Dans ces conditions, les relations sexuelles -« un phénomène physiologique normal »- sont un moyen de faire passer le temps, a dit M. Altaf.

« Je suis du Bangladesh et les gens là-bas disent que les routiers sont mauvais parce qu’ils boivent toujours de l’alcool. Mais qu’est-ce qu’on a d’autre ? », a-t-il demandé. « Quand on est sur la route, il n’y a que les relations sexuelles le long de la route, et les bars le long de la route ».

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Paris réaffirme son engagement dans la lutte contre le SIDA

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 août 2008

PARIS – La France a réaffirmé son engagement dans la lutte contre le SIDA mardi, en réponse aux questions que soulèvent l’absence de ministre à la Conférence mondiale sur le SIDA à Mexico et la réduction de la subvention du ministère des Affaires étrangères à l’Agence nationale de recherche sur le SIDA et les hépatites (ANRS).
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Le ministère des Affaires étrangères a souligné que Paris avait dépêché à Mexico « une délégation de haut niveau composée des principaux responsables des organismes français impliqués dans la lutte contre le SIDA ». L’équipe est dirigée par Louis-Charles Viossat, ambassadeur chargé de la coordination de l’action extérieure de la France dans la lutte contre le SIDA, qui devait communiquer mardi aux participants à la conférence « un message du président de la République » Nicolas Sarkozy, document dont la teneur n’a pas été précisée.
La délégation doit aussi rendre publique « au cours des débats » « une contribution conjointe de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé », a-t-on précisé. Et de rappeler lors du point de presse électronique que « le secrétaire d’Etat chargé de la Coopération, Alain Joyandet, s’est rendu à Dakar les 2 et 3 août pour inaugurer, avec l’ancien président américain Bill Clinton et le président d’Unitaid Philippe Douste-Blazy, une structure de soins spécialisée dans le traitement des malades du SIDA ».
Selon le ministère, la France contribue pour un total de 379,7 millions d’euros au financement spécifique de la lutte contre le SIDA, à quoi s’ajoutent plusieurs contributions dans le domaine de la santé.
La France est « le premier contributeur européen et le deuxième dans le monde au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. » « Le volume et l’évolution des contributions consacrées à la lutte contre le SIDA dans le monde témoignent donc bien de la priorité accordée par la France à cet enjeu », assure le Quai d’Orsay.
Quant à la réduction de la subvention à l’ANRS, le ministère répond qu’il « ne participe qu’au volet international des activités » de l’ANRS, « qui exerce l’essentiel de ses activités en France ». « Les crédits qui lui sont versés par ce ministère ont certes diminué en 2008 par rapport à 2007, mais s’établissent à 1,5 million d’euros (…). Cette diminution, liée aux contraintes budgétaires, reste limitée par rapport à l’ensemble des crédits engagés par la France dans la lutte contre le SIDA dans le monde », se défendent les Affaires étrangères. AP

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Première liaison directe optique sous-marine à haut débit entre le Royaume Uni et l’Inde

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 août 2008

Alcatel-Lucent retenu pour la construction du segment Atlantique-Méditerranée du réseau de câble sous-marin Europe India Gateway
A propos d’Alcatel-Lucent | Espace Presse | Communiqués de presse

Paris, le 31 juillet 2008 — Alcatel-Lucent (Euronext Paris et NYSE : ALU) a signé un contrat pour déployer le segment Atlantique-Méditerranée du réseau de câble sous-marin Europe India Gateway (EIG) d’une longueur de 15 000 kilomètres. EIG constitue la première liaison sous-marine haut débit à fibres optiques reliant directement le Royaume-Uni à l’Inde, ce qui améliorera significativement la capacité et diversifiera les voies d’acheminement entre les pays des trois continents. A l’issue du projet, dont l’achèvement est prévu au deuxième trimestre 2010, EIG offrira une capacité maximale de 3,84 Tbps, fournissant des facilités de transmission supérieures pour l’Internet, l’e-commerce et les services vidéo, voix et données.

EIG a été annoncé en mai 2008 à Londres par le consortium EIG. Ce consortium EIG comprend actuellement: AT&T, Bharti Airtel, BT, C&W, Djibouti Telecom, Du, Gibtelecom, IAM, Libyan Post, Telecom, and Information Technology Company, Mauritius Telecom, MTN Group Ltd, Omantel, PT Comunicações, S.A., Saudi Telecom Company, Telecom Egypt, Telkom SA Ltd et Verizon Business. Alcatel-Lucent est l’un des deux fournisseurs de ce projet dont la valeur dépasse les 700 millions de dollars.

EIG reliera trois continents avec des atterrages prévus au Royaume-Uni, Portugal, Gibraltar, Monaco, France, Libye, Égypte, Arabie Saoudite, Djibouti, Oman, Émirats Arabes Unis et Inde. En apportant la diversité requise pour un trafic haut débit qui repose à ce jour largement sur les parcours classiques entre l’Europe et l’Inde, EIG fournira également une interconnexion transparente avec d’autres systèmes de câbles majeurs reliant l’Europe, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Nord.

Alcatel-Lucent aura la responsabilité globale réseau pour sa partie du système EIG. Alcatel-Lucent assurera la conception, la fabrication, l’installation, l’intégration et la mise en service du segment Atlantique-Méditerranée sur 7 100 kilomètres. Alcatel-Lucent utilisera son 1678 Metro Core Connect et déploiera son 1626 Light Manager (LM), la dernière génération d’équipement de transmission DWDM (Dense Wavelength Division Multiplexing) pour fournir une connectivité sans couture à 40 Gbps sur les deux liaisons terrestres du Royaume Uni et d’Egypte. La technologie d’Alcatel-Lucent donnera au réseau EIG des capacités de transmission du niveau térabit et accélèrera la livraison de services et d’applications haut débit.

« EIG sera doté de la technologie sous-marine la plus moderne pour nous aider à faire face à la croissance constante des taux d’adoption du haut débit et satisfaire nos clients avec des services de la plus haute qualité », a déclaré John Russel, Président du comité de direction du consortium. « Le savoir-faire clés en main d’Alcatel-Lucent et son avance technologique en matière de réseaux sous-marins nous permettra de répondre à la demande croissante d’applications innovantes, grâce à une infrastructure hautement flexible et évolutive. »

« EIG confirme la nécessité de diversifier les voies d’acheminement par câble et d’accroître la capacité afin de satisfaire la demande de bande passante requise pour prendre en charge le trafic haut débit », a ajouté Etienne Lafougère, Président des activités de réseaux sous-marins d’Alcatel-Lucent. « Ce nouveau contrat témoigne de la fiabilité de nos solutions sous-marines et de notre capacité à fournir tous les éléments d’un réseau de transport mondial. »

A propos d’Alcatel-Lucent
Alcatel-Lucent (Euronext Paris et NYSE: ALU) propose des solutions qui permettent aux fournisseurs de services, aux entreprises et aux administrations du monde entier d’offrir des services voix, données et vidéo à leurs propres clients. Leader dans les réseaux haut débit fixes, mobiles et convergés, les technologies IP, les applications et les services, Alcatel-Lucent développe des solutions complètes qui rendent possibles des services de communications innovants pour les utilisateurs, qu’ils soient chez eux, au travail ou en déplacement. Présent dans 130 pays, Alcatel-Lucent est un partenaire local avec une dimension internationale. L’équipe de service d’Alcatel-Lucent est la plus développée et la plus expérimentée de l’industrie. Le Groupe compte également l’une des plus grandes capacités de R&D dédiées aux communications. Alcatel-Lucent qui a réalisé des revenus de 17,8 milliards d’euros en 2007, est une société de droit français, avec son siège social à Paris. Pour plus d’informations, visitez le site d’Alcatel-Lucent à l’adresse http://www.alcatel-lucent.com

Contactez le service de presse d’Alcatel-Lucent: press@alcatel-lucent.com

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Halte à la destruction des forêts du Congo – Put an end to the destruction of the Congolese forests

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 4 août 2008

Merci d’avance de diffuser ce message dans votre entourage et de demander à vos connaissances de copier/coller le texte ci-dessous et de le poster aux adresses emails mentionnées

Thank you in advance to communicate this message to your friends and to ask them to copy/paste the text below and to email directly to the mentioned email addresses

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TO :

info@danzerforestland.com

CC :

info@be.greenpeace.org;info@danzergroup.com;services@danzergroup.com;info@danzereuropeveneer.com;info@danzereuropeveneer.com;info@danzerservices.com;LCC@globalnet2.net;stavros.dimas@ec.europa.eu;Gerassimos.Thomas@ec.europa.eu;Antoine.Quero-Mussot@ec.europa.eu;Simon.Mordue@ec.europa.eu;Benoit.Le-Bret@ec.europa.eu;Odile.Beynet@ec.europa.eu;contactgreens@europarl.europa.eu;monica.frassoni@europarl.europa.eu;daniel.cohn-bendit@europarl.europa.eu;ian.hudghton@europarl.europa.eu;marie-helene.aubert@europarl.europa.eu;eva.lichtenberger@gruene.at;claude.turmes@europarl.europa.eu;vorzimmer.puk4@bundestag.de;auswaertiger-ausschuss@bundestag.de

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SUJET : Halte à la destruction des forêts du Congo – Put an end to the destruction of the Congolese forests

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A l’attention des responsables du groupe Danzer, de Greenpeace, de la Commission Européenne et des autorités allemandes

Ceux qui dévastent les forêts du Congo au nom de leur profit à court terme et du capitalisme contribuent activement à dégrader fortement notre environnement commun déjà mal en point…

Cela suffit ! Nous ne pouvons plus tolérer que nos sociétés ravagent notre bien commun.

Les institutions européennes ne peuvent plus fermer les yeux. Il est temps d’intervenir et de mettre de l’ordre.

La forêt du Congo est la dernière grande forêt au monde à ne pas encore être complètement ravagée par l’homme.

C’est trop tard pour l’Amazonie : l’extension de conversion des terres forestières en terres agricoles continuent …

Il n’est pas trop tard pour le bassin du Congo.

www.danzergroup.com

Greenpeace dénonce l’évasion fiscale orchestrée par les compagnies forestières européennes :

www.greenpeace.org/france/news/arnaques-au-congo-greenpeace (vous pouvez downloader le rapport complet de Green peace à la fin de la page)

Une société forestière allemande expose, en plein conseil d’administration, sa stratégie de corruption en Afrique centrale : www.congopage.com/article.php3?id_article=1756

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To the attention of the responsibles of the Danzer Group, Greenpeace, the European Commission and the German authorities

Those one who are destroying the Congolose forests are destroying our commun patrimoine.

Enough is enough ! We can not tolerate that European companies are engaged in this desctruction process.

The European institutions can not continue to close their eyes. It is time to put order.

The Congolese forests are the last ones not yet fully destroyed by humans.

It is too late for Amazonia, it is not too late for Congo.

www.danzergroup.com

Greenpeace dénonce l’évasion fiscale orchestrée par les compagnies forestières européennes : www.greenpeace.org/france/news/arnaques-au-congo-greenpeace (vous pouvez downloader le rapport complet de Green peace à la fin de la page)

Une société forestière allemande expose, en plein conseil d’administration, sa stratégie de corruption en Afrique centrale : www.congopage.com/article.php3?id_article=1756

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Celtel devient Zain

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 4 août 2008

Le premier opérateur international de la téléphonie mobile dans les marchés émergents vient de changer non seulement de nom mais aussi de look. Le 1er août est désormais une date historique. En RDC, une conférence de presse a immortalisé l’événement à l’espace GB.
L’événement est de taille, le changement de dénomination de l’opérateur Celtel à Zain renferme en lui tout un message. La RDC n’est pas oubliée sur la marche vers la mondialisation. Désormais, le Congo-Kinshasa est placé sur orbite. Là où gravite tous les acteurs du village planétaire au secteur de la téléphonie mobile.

Cette toile des ondes tissée par 14 pays africains, à savoir le Burkina Faso, Gabon, le Kenya, Madagascar, Malawi, Niger, Nigeria, République du Congo, République démocratique du Congo, Ouganda, Sierra Léone, Tanzanie, Tchad et Zambie va s’étendre jusqu’au Ghana à la fin de cette année. Cet essaimage bénéfique, pour les échanges tant commerciaux qu’intercommunautaires, ambitionne de relier les 50 millions d’abonnés du Moyen-Orient à ceux d’Afrique. En Asie, il est opérationnel sous le label Zain à Bahreïn, en Irak, en Jordanie, au Koweït, au Liban et au Soudan. Très bientôt, c’est en Arabie Saoudite également qu’il compte s’établir aussi.

Aussi, le grand événement est-il marqué par le lancement du premier réseau inter continental sans frontière. Ce service destiné à atteindre 500 millions de personnes de la cote ouest-africaine au Moyen-Orient couvrira un espace géographique plus vaste que les Etats-Unis d’Amérique. Dans cet espace d’échanges, des communications transfrontalières abordables permettront aux abonnés de se mouvoir dans un réseau unique en ce qui concerne leurs communications.

Le but poursuivi par cette opération de changement de dénomination, « nous rassemblons nos opérations en Afrique et au Moyen-Orient sous une (seule) identité unique et forte. Nous croyons que la marque Zain fournit une plate-forme optimale sur laquelle nous pouvons bâtir l’une des 100 plus grandes marques mondiales avec pour objectif ultime de mieux servir nos clients. La marque s’appuie sur le succès de nos opérations en Afrique et propulsera le Groupe Zain vers son ambition de devenir l’une des dix meilleures sociétés de télécommunications mobiles au monde d’ici 2011», a souligné Dr Saad Al Barrak.

Deux continents interconnectés comme vient de le réussir le Groupe Zain est une grande première du genre à travers le monde. A travers un réseau unique, « il sera ainsi plus facile et plus abordable de rester en contact et de soutenir les entreprises et le commerce inter continental. C’est l’essence même de la promesse de la marque Zain qui consiste à créer «un monde merveilleux», a-t-il conclu.

« UN MONDE MERVEILLEUX »

De « La vie en mieux » à « Un monde merveilleux », de Celtel à Zain, c’est vers un dynamisme toujours accru que l’opérateur créé en 1983 au Koweït. Il est connu comme premier opérateur de la téléphonie mobile de la région sous l’appellation de MTC jusqu’en septembre 2007. Réputé pour son rôle pionnier dans l’innovation technologique et les services offerts aux usagers et doté d’une capitalisation de 25 milliards de dollars américains, la firme cotée à la bourse du Koweït, assure à tous une mutation sécurisée de Celtel à Zain, de « La vie en mieux » à « Un monde merveilleux ». Dans cette marche ascendante vers la recherche d’un leadership dans le secteur, la RDC n’est pas en reste. Elle chemine avec Zain qui ne lésine pas sur les moyens afin de s’introduire dans le « Top 10 » de meilleures sociétés de télécommunications avec comme rampe de lancement les abonnés d’Afrique et du Moyen-Orient. Par ailleurs, Zain compte se hisser parmi les 100 meilleures marques du monde. Un vaste programme entamé depuis. Son début avait commencé avec le rachat de Celtel en 2005. Une adaptation aux différents marchés est conçue et mise en marche à travers une identité unique en vue d’arriver à « Un monde merveilleux ».

En Arabe, Zain veut dire « beau, bon et merveilleux». En Afrique, en Europe tout comme en Asie, dans plusieurs langues, Zain renferme une expression très positive. L’impact recherché est de faire bénéficier à l’Afrique de toutes les publicités, les brochures, les uniformes des employés, les comptoirs de magasins de Zain. Une manière pour cette firme de valoriser les 10 milliards d’investissement consentis pour le continent noir. Le changement de nom et d’identité visuelle permet à la société de grossir. Le relèvement des critères et des conditions d’embauche ouvre la voie aux Africains de construire des carrières professionnelles sur place avec des opportunités à l’extérieur. Dans la moule de la vision de devenir leader dans le monde de la téléphonie mobile, Zain s’appuiera sur une flexibilité permettant une adaptation rapide aux défis de nouveaux marchés, à la concurrence qui est toujours rude ainsi qu’aux besoins de changement liés à l’expansion.

UN LOGO COLORÉ POUR UNE ÈRE DE PROSPÉRITÉ

Le nouveau logo de la marque Zain reflète la fraîcheur, l’audace et la vitalité grâce à la volonté qui communique l’idée d’une aura, quelque chose d’important dans la vie de tout homme et qui renvoie à la croissance, la progression, la diversité. Une identité visuelle qui a fait ses preuves ailleurs au Moyen Orient. Déjà, une croissance de revenus estimée à 26% est enregistrée pour des bénéfices net de 551,5 millions de dollars américains au 28 juillet 2008 pour les 22 pays où Zain est opérationnel. Les revenus consolidés sont ainsi de l’ordre de 3,488 milliards dollars américains au premier semestre 2008. « Nous commençons à récolter les fruits de nos grands investissements récents réalisés en particulier en Irak, au Nigeria et au Soudan », s’est réjoui Dr Al Barrak.

Suite à l’entrée réussie de Zain Arabie Saoudite à la Bourse de Riyad, et au prix de l’action dont la valeur initiale est entre-temps multipliée par deux, les investissements réalisés jusqu’à ce jour par Zain dans les réseaux excèdent 1,5 milliard Usd en Arabie Saoudite.

Des milliers d’utilisateurs bien disposés participent à présent à la mise à l’essai du réseau, et Zain confirme le lancement commercial des opérations vers fin août 2008. Selon Dr Saad AI Barrak : « Nous sommes impatients de lancer notre réseau moderne et nos offres commerciales en Arabie. Saoudite pour offrir à la population saoudienne des services télécoms de niveau international. Nous sommes sûrs que notre investissement en Arabie Saoudite portera ses fruits et récompensera nos actionnaires. »

Le Réseau unique qui est fort apprécié en Afrique et qui a largement fait ses preuves sur ce continent en enjambant les frontières et en offrant des tarifs attractifs aux clients, fait son entrée le 14 avril 2008 dans quatre pays du Moyen-Orient. Zain offre ainsi ses services mobiles à 14 millions de clients au Bahreïn, en Iraq, en Jordanie et au Soudan. Selon Dr. Saad AI Barrak : « Les offres préférentielles de notre Réseau Unique mobile, qui ignore frontières et frais élevés de roaming, sont chaleureusement accueillies et nous nous attendons à ce qu’elles déclenchent le développement de notre base clients, car nous visons à relier les deux continents. » L’Arabie Saoudite et le Ghana rejoindront notre Réseau Unique dès le lancement de nos services. Zain envisage de déployer son Réseau Unique dans toutes ses opérations, selon les autorisations réglementaires.

La période de souscription à l’augmentation de capital, qui a été approuvée à l’Assemblée annuelle générale de mars 2008, se situera entre le 17 août 2008 et le 18 septembre 2008. L’augmentation de capital permettra d’augmenter ce dernier d’environ 4,4 milliards Usd. Dr. Saad AI Barrak conclut : « Zain aspire à se classer parmi les dix premiers opérateurs télécoms du monde d’ici 2011 et l’augmentation de notre capital nous permettra de disposer des liquidités dont nous avons besoin pour poursuivre notre ambitieuse stratégie d’expansion et, en même temps, de réduire les coûts d’emprunt des opérations et d’augmenter la valeur actionnariale sur le long terme. » .

LA MARQUE ZAIN ET L’AIDE A LA COMMUNAUTÉ

La marque Zain s’est présentée à quelque 50 000 spectateurs le 27 juin 2008 et en même temps à plus d’un milliard de téléspectateurs dans le monde qui suivaient en direct le grand concert parrainée par le groupe Zain et donné en plein air à Hyde Park à Londres pour honorer l’ancien président d’Afrique du Sud et lauréat du prix Nobel de la paix, Nelson Mandela, à l’occasion de son 90ème anniversaire. L’événement a permis de lever des fonds substantiels pour les œuvres caritatives de Nelson Mandela et en même temps de fournir l’occasion à des artistes africains, parrainés par Zain, de partager également la scène ce jour-là. Zain a ainsi permis aux populations africaines de participer à l’événement en mettant son réseau mobile à la disposition de tous ceux qui souhaitaient exprimer leurs vœux et félicitations à Nelson Mandela. Tous les fonds récoltés par le concert ont été remis à la fondation « 4664 de Mandela ».

Zain annonce en mai 2008 son accord de partenariat avec Americain Earth Institute et avec Ericsson en participant au projet Millenium Village, pour fournir à plus de 40 000 habitants de régions éloignées dans 10 pays d’Afrique subsaharienne l’accès à la téléphonie mobile et à l’Internet.

Par BIENVENU MARIE BAKUMANYA

Kinshasa, 2/08/2008 ( via Congo-kinshasaweb.net)

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Dérive des monnaies et monnaies à la dérive

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 août 2008

Simone Wapler

En ce moment, un franc suisse vaut un dollar. Et alors, me direz-vous, la belle affaire. Les optimistes me diront que c’est commode pour les Suisses qui désirent faire du tourisme aux Etats-Unis. Les optimistes font souvent fi du poids de l’Histoire.

Petit retour en arrière. Un jour, le vieux franc français ne valut plus tripette. Une Première Guerre mondiale, le Front Populaire et une Deuxième Guerre mondiale avaient eu la peau de notre monnaie nationale, qui n’était plus depuis belle lurette le franc or. Le général De Gaulle tapa du poing sur la table. Il tenait à restaurer la fierté française. Une monnaie forte est l’apanage d’une nation forte, pensait-il. Il instaura le nouveau franc le 27 décembre 1958. Un NF — comme nouveau franc — valait 100 anciens francs. A sa naissance, un NF valait aussi un franc suisse. Oui, De Gaulle l’avait voulu ainsi, une parité parfaite. Il était bien commode pour les Suisses de faire du tourisme en France, et vice versa.

Puis, en 1999, 15 pays de l’Union européenne décidèrent de se doter d’une devise unique : l’euro. Le franc français disparut donc. En 2002, pièces et billets en euro firent leur apparition. A cette époque, le franc suisse valait 4,5 francs français — je vous fais grâce des décimales. Ceci permet de mesurer l’érosion du « nouveau franc ». Il avait perdu 80% de sa valeur en 50 ans. Une dérive impressionnante par rapport à nos voisins suisses.

Et comment s’est comporté le dollar par rapport au franc suisse ? Revenons à la nuit des temps, au système dit de l’étalon or en vigueur de 1873 à 1914. Dans ce système :

- un dollar valait 1/20 d’once d’or
- un franc suisse valait 1/40 d’once d’or

Donc, si vous m’avez bien suivie, un dollar valait deux francs suisses et la valeur du dollar a été divisée par deux par rapport au franc suisse en un peu moins d’un siècle.

De l’étalon or à l’étalon papier
La balise officielle, le point fixe du système monétaire du XXe siècle était, en principe, le dollar. De l’étalon or, le système monétaire international a glissé, après la Seconde Guerre mondiale, vers le système dit de Bretton Woods. Pour simplifier, seul le dollar restait convertible en or et les dollars devenaient la plus grosse réserve des banques centrales. De 1944 à 1971, l’or a conservé le même cours officiel : 0,888671 gramme pour un dollar.

Le seul problème, c’est que cette balise, ce point fixe qu’aurait dû être la monnaie américaine, n’a jamais arrêté de dériver. De 1944 à 1971, la quantité de dollars passait de 3 à 50 milliards. Mais les réserves d’or de la banque centrale américaine n’ont pas augmenté dans la même proportion.

Pour éviter toute défiance vis-à-vis du billet vert, le marché privé de l’or fut manipulé par le pool de l’or de façon à maintenir la parité (fictive) du dollar. Cette association réunissait le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la Suisse. Ces pays se livraient à des opérations de ventes d’or massives sur le marché privé pour casser la hausse du cours de l’once. Ils rachetaient ensuite à la baisse et compensaient entre eux leurs opérations. Tout ces pays s’accommodaient finalement bien de l’étalon papier qui leur évitait d’avoir à acheter de l’or et à le conserver.

Mais en 1966, De Gaulle, donne un coup de pied dans la fourmilière : il demande à changer ses dollars en or. Le stock d’or de la France passe de 3,7 milliards de dollars en 1964 à 5,2 milliards en 1966. Un vent de défiance souffle. En 1971, les accords de Bretton Woods se terminent. Le dollar dévalue.

Depuis, nous vivons dans un monde de monnaies fiduciaires, dites flottantes. Les dérives s’accentuent.

Des monnaies flottantes et dérivantes
Dans un monde de monnaies fiduciaires convertibles, la parité de la monnaie est le reflet de la confiance qu’ont les étrangers dans la richesse du pays émetteur.

Aujourd’hui un dollar achète :

- 0,0338 gramme d’or, vingt-six fois moins qu’en 1934, quarante-six fois moins qu’en 1914 ;
- un franc suisse, deux fois moins qu’en 1914 ;
- 0,65 euro, un tiers de moins qu’en 2000 ;
- 1,3 litre de pétrole, douze fois moins qu’en 1970.

Lorsqu’une monnaie va à la dérive, son pays aussi. Dans ce sens, De Gaulle avait raison. Le dollar est une monnaie fiduciaire, donc basée sur la fiducie qui veut dire confiance. Le capital confiance des Etats-Unis est érodé. Trop de dollars émis à partir de dettes ont inondé le monde.

Les monnaies fiduciaires permettent beaucoup de compromissions, d’arrangements. Il est difficile de savoir où l’on va lorsque tout dérive. Le dollar n’est pas un point fixe, un repère immuable. Certains essaient de se servir du pétrole comme point fixe. Le monde sent que le yuan chinois n’est pas mûr pour prendre la place du dollar en tant que monnaie de référence. Le monde — et surtout les pourvoyeurs de matières premières – aimeraient bien trouver un repère commode. Autrefois, la Chine basait sa monnaie sur le … jade. Pourquoi pas. Mais il faut reconnaître que le repère le plus largement partagé dans le monde c’est l’or, la relique barbare.

In God We Trust (nous faisons confiance à Dieu) est la devise nationale des Etats-Unis. Elle est inscrite sur le billet vert. Pour notre part, nous préférons en ce moment In Gold We Trust (nous faisons confiance à l’or). Nous ne sommes pas tout seul, car sinon comment expliquer que l’or ait vu son prix en dollar quintupler en huit ans.

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Le rapport de l’OMPI sur l’activité en matière de brevets dans le monde confirme l’internationalisation croissante de l’innovation

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 août 2008

Genève, 31 juillet 2008
PR/2008/562

Selon l’édition de 2008 du rapport de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) sur l’activité en matière de brevets, l’augmentation du nombre de demandes de brevet déposées dans les pays d’Asie du Nord‑Est (principalement en Chine et en République de Corée) et aux États‑Unis d’Amérique, a stimulé la hausse du nombre de dépôts de demandes de brevet dans le monde, qui a dépassé 1,76 millions en 2006, soit une progression de 4,9% par rapport à 2005.
Le rapport, qui repose sur les chiffres de 2006 (dernière année pour laquelle des statistiques mondiales complètes ont été publiées), indique également que le nombre de brevets délivrés dans le monde a augmenté de 18%, quelque 727 000 brevets ayant été accordés pendant la seule année 2006. Cet accroissement sensible du nombre de brevets délivrés est dû, en partie, aux efforts déployés par les offices de brevets pour réduire les retards dans le traitement des demandes et à l’augmentation considérable du nombre de brevets délivrés par la Chine et par la République de Corée. Selon ces statistiques, le nombre total de brevets en vigueur dans le monde s’établissait à 6,1 millions environ à la fin de 2006.

“Une forte augmentation de l’innovation en Chine, en République de Corée et aux États‑Unis d’Amérique a favorisé la hausse globale du nombre de dépôts de demandes de brevet en 2006. Il s’agit là d’une confirmation des tendances observées jusqu’ici, indiquant une orientation nouvelle dans les centres d’innovation dans le monde entier”, a notamment déclaré le directeur général de l’OMPI, M. Kamil Idris, avant d’ajouter : “Si l’utilisation du système des brevets est essentiellement concentrée dans un certain nombre de pays, les statistiques montrent que l’activité en matière de brevets augmente dans les pays émergents. Cette évolution est encourageante”.

M. Francis Gurry, vice‑directeur général de l’OMPI, chargé de superviser les activités de l’Organisation dans le domaine des brevets, a souligné que, compte tenu de son importance politique croissante, une meilleure prise en considération de l’“évolution et de l’utilisation du système des brevets est essentielle à la compréhension des débats d’orientation portant notamment sur le rôle de la propriété intellectuelle dans la croissance économique et le développement, le rapport entre la politique en matière de propriété intellectuelle et d’autres questions fondamentales relevant de la politique des pouvoirs publics, telles que la santé et l’environnement, et les initiatives lancées afin de renforcer l’efficacité du système des brevets en tant que tel.” Selon lui, “le rapport, qui est à inscrire dans le cadre de la volonté constante de l’OMPI d’améliorer la fourniture de données statistiques sur l’activité en matière de brevets, permet aux utilisateurs d’analyser et d’observer les dernières tendances dans ce domaine sur la base d’une information objective et détaillée.”

Internationalisation croissante de l’activité en matière de brevets

Si les statistiques mettent en lumière les schémas de concentration dans l’activité en matière de brevets, elles font aussi apparaître la tendance croissante des utilisateurs à déposer leurs demandes dans plusieurs pays. Cette orientation vers une internationalisation de plus en plus marquée de l’activité dans ce domaine est illustrée par la hausse des dépôts de demandes internationales dans le cadre du Traité de coopération en matière de brevets (PCT) et des demandes déposées par des non‑résidents. “Le PCT est le système de dépôt international de demandes de brevet le plus utilisé, environ 49% de l’ensemble des demandes internationales de brevet étant déposées par cette voie”, a indiqué M. Gurry, qui a mis l’accent sur les initiatives visant à simplifier l’utilisation du PCT et sur les efforts constants de l’OMPI pour renforcer l’efficacité du système.

Le nombre de demandes internationales de brevet déposées selon le PCT s’est élevé, selon les estimations, à 158 400 en 2007, soit une hausse de 5,9% par rapport à l’année précédente. Les déposants des États‑Unis d’Amérique sont, de loin, les plus grands utilisateurs du système du PCT, un accord multilatéral administré par l’OMPI qui offre un système simplifié de dépôt international de demandes de brevet. En 2006, 33,6% de l’ensemble des dépôts de demandes selon le PCT provenaient des États‑Unis d’Amérique, soit deux fois plus que le nombre de dépôts provenant du deuxième plus grand utilisateur du système, à savoir le Japon, avec 17,5% de l’ensemble des dépôts de demandes selon le PCT. M. Gurry a observé que “les pays émergents tels que l’Inde, le Brésil et la Turquie utilisent de plus en plus le système pour déposer des demandes internationales”.

Le nombre de demandes de brevet déposées par des non‑résidents dans le monde entier a augmenté, passant de 35,7% en 1995 à 43,6% en 2006. Par ailleurs, entre 2005 et 2006, le nombre total de demandes de brevet déposées par des non‑résidents a enregistré une hausse de 7,4%, tandis que le nombre total de demandes déposées par des résidents augmentait de 3,1%. Les demandes de brevet déposées à l’étranger par des ressortissants des États‑Unis d’Amérique ont représenté 21,9% du nombre total de demandes de brevet déposées par des non‑résidents, contre 21,7% pour les ressortissants du Japon et 10,8% pour ceux de l’Allemagne. La part globale des dépôts de demandes de brevet dans le monde par des non‑résidents provenant des huit plus grands pays d’origine (Allemagne, États‑Unis d’Amérique, France, Japon, Pays‑Bas, République de Corée, Royaume‑Uni et Suisse) a augmenté, passant de 66 à 74% entre 2000 et 2006.

Le degré d’internationalisation varie selon les pays et en fonction de leur niveau de développement économique. La part de dépôts de demandes de brevets par des non‑résidents est très élevée dans les offices de brevets de Hong Kong (RAS) de la Chine, d’Israël, du Mexique et de Singapour – où plus de 90% du nombre total de demandes sont déposées par des non‑résidents.

L’activité en matière de brevets dans les pays émergents a également augmenté en 2006. Les offices de brevets de l’Inde (24 505), du Brésil (24 505) et du Mexique (15 505) ont tous reçu un nombre important de dépôts en 2006. Dans la plupart des pays émergents considérés, la majeure partie des demandes ont été déposées par des non‑résidents.

Tendances observées dans l’activité en matière de brevets

La part des demandes de brevets déposées dans le monde par des ressortissants des dix principaux pays d’origine (à savoir les pays dans lesquels sont domiciliés les déposants) est passée de 82,4% (2000) à 85,2% (2006). Les ressortissants du Japon (514 047 demandes), des États‑Unis d’Amérique (390 815 demandes), de la République de Corée (172 709 demandes), de l’Allemagne (130 806 demandes) et de la Chine (128 850 demandes) ont déposé 76% du nombre total de demandes de brevet dans le monde en 2006. La hausse sensible du nombre de demandes de brevets déposées au niveau national a augmenté la part de la Chine dans le nombre total de demandes de brevet déposées dans le monde, passée de 1,8% à 7,3% au cours de la période 2000 – 2006. Entre 2005 et 2006, le nombre total de demandes de brevet déposées dans le monde entier par des ressortissants de la Chine, de la République de Corée et des États‑Unis d’Amérique a augmenté de 32,1%, 6,6% et 6,7%, respectivement.

En ce qui concerne les offices, en 2006, pour la première fois depuis 1963, l’Office des brevets et des marques des États-Unis d’Amérique (USPTO) a reçu le plus grand nombre de demandes de brevet (425 966), suivi par l’Office des brevets du Japon (408 674). Les offices des brevets de la Chine (210 501) et de la République de Corée (166 189), ainsi que l’Office européen des brevets (135 231), ont aussi reçu un grand nombre de dépôts.

La période 2000-2006 a également vu un accroissement significatif du nombre de dépôts émanant de l’Australie, de la Chine, de l’Inde et de la République de Corée. Le taux moyen d’accroissement annuel des dépôts émanant de ces pays a largement dépassé celui de tous les pays d’Europe et d’Amérique du Nord pour lesquels on dispose de données. Le Japon, le Royaume-Uni et la Suède ont enregistré une augmentation modérée des dépôts de demandes (moins de 1% par an).

Bien que le nombre de demandes de brevet déposées dans le monde ait progressé de manière régulière, le taux d’accroissement est inférieur à celui observé pour d’autres indicateurs économiques tels que le produit intérieur brut (PIB) et les échanges commerciaux. Cela dit, les dépenses de recherche‑développement (R–D) et le volume des dépôts de demandes de brevet sont étroitement corrélés. Les pays ayant un niveau élevé d’investissement dans
la R–D tendent à enregistrer un plus grand nombre de dépôts par résident, comme c’est le cas aux États‑Unis d’Amérique, au Japon, en Chine, en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et en République de Corée.

Brevets délivrés

La grande majorité (73% environ) des 727 000 brevets délivrés dans le monde en 2006 émanait d’un petit nombre de pays d’origine : Japon, États‑Unis d’Amérique, République de Corée et Allemagne. Entre 2000 et 2006, le nombre de brevets délivrés à des déposants de la Chine et de la République de Corée a progressé respectivement de 26,5% et 23,2% en moyenne annuelle.

Titularité des brevets en vigueur

Les brevets en vigueur en 2006 étaient détenus dans leur grande majorité par des déposants du Japon (1,6 million environ) et des États‑Unis d’Amérique (1,2 million environ). Entre 2004 et 2006, le nombre de brevets en vigueur détenus par des déposants de la Finlande (85%) et de la République de Corée (47%) a augmenté de manière significative. Plus de la moitié des brevets en vigueur en 2006 résultaient de demandes déposées au cours de la période 1997‑2003. De nombreux brevets ne sont pas maintenus en vigueur tout au long de la durée de validité de 20 ans à compter du dépôt, généralement parce que le coût de leur maintien en

vigueur dépasse le rendement économique du produit ou service correspondant. Les taxes de maintien en vigueur sont payables à intervalles réguliers tout au long de la durée de validité du brevet. Seule une minorité d’entre eux sont maintenus en vigueur pendant toute cette durée.

Secteurs technologiques

En 2005 (dernière année pour laquelle les données correspondantes sont disponibles), l’activité de brevet la plus intense s’est exercée dans les secteurs ci‑après : informatique (144 594), télécommunications (116 770) et machines électriques (121 350). Entre 2001 et 2005, les dépôts de demandes de brevet dans les domaines de l’informatique, de l’optique et des semi‑conducteurs ont progressé respectivement au rythme annuel de 5,3%, 5,0% et 4,9%. Les dépôts de demandes de brevet portant sur des produits pharmaceutiques ont augmenté de manière modérée (+1,7%), alors qu’ils ont diminué dans le domaine de la biotechnologie (-2,7%).

Les tensions récentes sur les ressources énergétiques ont stimulé l’activité de brevet dans le secteur de l’énergie, notamment en ce qui concerne l’énergie solaire (thermique et photovoltaïque), les piles à combustible et l’énergie éolienne. Les déposants du Japon ont déposé le plus grand nombre de demandes dans les domaines de l’énergie solaire et des piles à combustible, alors que l’Allemagne et le Japon étaient les deux principaux pays d’origine pour les technologies de l’énergie éolienne.

Charge de travail des offices de brevet

En 2006, les principaux offices de brevets sont restés confrontés à des retards importants dans les demandes à traiter. M. Gurry a déclaré que “si le rapport fait apparaître des tendances prometteuses concernant l’utilisation du système des brevets, il souligne également la nécessité de trouver des solutions pour remédier aux retards persistants dans l’examen des demandes dans de nombreux offices de propriété intellectuelle”. Le nombre de demandes de brevet en instance d’examen à l’USPTO atteignait 1 051 502 en 2006. De même, ces dernières années, l’Office des brevets du Japon a enregistré une brusque augmentation du nombre de demandes en instance, quelque 836 801 demandes de brevet étant en attente de traitement fin 2006. Ce phénomène tient pour une large part à la réduction du délai de demande d’examen – qui a été ramené de sept ans à trois ans –, ce qui risque d’accroître la charge de travail du JPO en matière d’examen des demandes pendant plusieurs années. Le nombre de demandes en instance dans d’autres grands offices de brevets, tels que l’office européen des brevets et les offices de l’Allemagne et du Canada, est également important.

Pour plus de renseignements, on peut s’adresser à la Section des relations avec les médias et avec le public (OMPI) :

tél. : +4122-3388161 ou +4122-3389547
tlcp. : +4122-3388280
mél. : publicinf@wipo.int

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Perfectionnement du DRS de Nominet

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 août 2008

L’institution de règlement des litiges relatifs au .UK a procédé à un ajustement du DRS, faisant de cette procédure un modèle du genre.

Le Nominet DRS était déjà un exemple de principes et procédures relatifs au règlement des litiges de noms de domaine. On lui connaissait comme points forts notamment l’existence d’une médiation préalable et d’une procédure d’appel.

Tout étant perfectible, Nominet poursuit aujourd’hui ses efforts en améliorant encore son système tant sur le fond que sur la procédure et même dans le fonctionnement de l’institution. Nous ne rapporterons ici que les modifications qui nous paraissent les plus significatives.

Les modifications sur le fond

En l’absence de réponse. – Nominet envisage d’abord la situation dans laquelle le défendeur daigne répondre. Dans ce cas, il est donné au demandeur la possibilité d’obtenir une décision par laquelle l’expert ne sera pas tenu de rendre une décision complète. Il devra simplement vérifier que le demandeur détient effectivement des droits légitimes pour engager la procédure et que le nom de domaine est enregistré ou utilisé de mauvaise foi. Dans ce cas, le coût de la procédure est ajusté à la prestation de l’expert (200£ HT).

Secondary meaning. – L’une des difficultés le plus souvent rencontrées en matière de litiges concernant les noms de domaine concerne les termes descriptifs ayant acquis, par la pratique, une autre signification (secondary meaning). Nominet a décidé de clarifier la pratique extrajudiciaire, d’ailleurs elle-même influencée par le droit anglais.

Légitimité de certains actes. – Le commerce de noms de domaine est devenu une activité à part entière. Domainer n’est pas synonyme de cybersquatteur. Nominet intègre cette distinction en précisant que certaines activités, souvent immédiatement taxées de cybersquatting, ne consistuent pas en elles-mêmes des actes de cybersquatting. On vise expressément les activités commerciales ayant les noms de domaine pour objet, le fait de tenir un portefeuille volumineux de noms de domaine ou encore la marchandisation de trafic (sites parking et pay per click). Ces nouvelles données ne légitiment pas pour autant toutes les situations dans lesquelles ces activités sont en cause. Tout est affaire de casuistique.

Menace d’utilisation abusive. – Nominet intègre une caractéristique importante du cybersquatting : la menace d’utilisation abusive d’un nom de domaine figure désormais au rang des actes de mauvaise foi. Gageons que cela s’appliquera également à une menace implicite qui consisterait dans le seul enregistrement d’un nom de domaine dont le titulaire ne peut ignorer que son utilisation génèrera nécessairement un risque de confusion dans l’esprit de l’internaute.

Les modifications de procédure

Contenu de la réponse à la réponse du défendeur. – Nominet a souhaité préciser expressément que dans sa réponse au défendeur, le demandeur ne peut soulever de nouveaux élements mais seulement discuter des points soulevés par le défendeur dans sa réponse.

Sur le fonctionnement de l’institution

Évaluation préalable des décisions avant publication. – Nominet crée un groupe d’experts chargé d’évaluer les décisions avant toute publication. Etant donné que ce sont précisément les experts de ce groupe qui, par ailleurs, formeront les commissions d’appel, un effet d’homogénéité bénéfique devrait s’en ressentir. Il faut s’en féliciter.

Ces améliorations, toutes légitimes et bienvenues, font du système Nominet un modèle du genre.

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Une société indienne propose des stations de base solaires aux opérateurs africains

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 août 2008

La société indienne VNL vient de lancer sur le marché des stations de base solaires à moindre prix et elle entend cibler les opérateurs mobiles africains. Bien que l’augmentation des prix du pétrole se soit un peu calmée, les coûts récurrents liés à l’achat de diesel pour alimenter les doubles générateurs des stations de base (BTS) dans de nombreux réseaux mobiles continuera à grignoter les marges bénéficiaires. Russell Southwood s’est entretenu avec Anil Raj, le DG de VNL lors de son passage à Londres.

La stratégie commerciale de VNL est de réduire les coûts des opérateurs mobiles africains de différentes manières. La société fabriquera des stations de base qui fonctionneront à l’énergie solaire à un coût moindre que l’équivalent fonctionnant au diesel. Elle propose différents types de BTS, toutes beaucoup moins chères que les stations de base existantes. En dernier lieu, les stations de base ont été simplifiées pour permettre une installation rapide des équipements via des sociétés franchisées. Selon Anil Raj, le DG de VNL, l’installaton d’un BTS est simple avec deux câbles connecteurs, l’un vert allant dans la prise de courant et l’autre rouge se connectant à l’antenne. Ensuite l’équipement lance un programme d’auto-installation.

A l’instar d’autres BTS solaires, Raj affirme que VNL sera la première compagnie à avoir une unité de production tandis que les autres ont été largement fabriquées sur une base expériementale. Comme les coûts de fabrication pour produire des stations de base solaires sont relativement élevés, VNL a conçu un équipement avec une puissance et des fonctionnalités réduites. Les cellules photovoltaïques constituent 50% du coût de l’équipement et l’addition de batteries pousse le coût un peu plus vers le haut. VNL a envisagé que des marchés plus marginaux n’utiliseront pas les technologies GPRS et EDGE.

La société a utilisé différents composants pour réduire la demande en puissance pour permettre tout de même de fabriquer des BTS avec une capacité de 10,000 utilisateurs. Un BTS standard nécessite une puissance de 3,000 Watts mais VNL propose des BTS avec des puissances de 35W et 100W. Par conséquent les panneaux solaires ont seulement une surface de 6-8m² au lieu de 200m² comme à l’heure actuelle.

Le premier appel téléphonique vers un BTS test a eu lieu, il ya un peu plus d’un an et plus de 2 millions d’appels tests ont été réalisés depuis ce premier essai. Les premiers BTS vont être mis en service par l’opérateur indien de BTS Quippo Telecom Infrastructure Ltd qui offrira en location l’espace sur ses tours et les BTS solaires. Dans sa première année de production VNL envisage de construire 10,000 unités. La vente en série est prévue pour le début de l’année prochaine et la société est déjà en négociations avancées avec plusieurs importants opérateurs africains qui se chargeront de l’installation et de la maintenance des BTS.

Deux exemples de prix de BTS permettent de comprendre comment les opérateurs mobiles pourront réduire leurs coûts. Le premier type de BTS est installable sur le toit d’une maison et coûte 3,000 dollars US : il a été conçu pour un batiment en brique capable de supporter un réservoir d’eau. L’unité pèse 100 Kg. Le second type de BTS est un 2TRX dont le prix est de 15,000 dollars US auquel il faudra ajouter les coûts de génie civile de 5,000 dollars US pour atteindre un montant total de 20,000 dollars US. Les BTS ont une durée de vie de huit ans. Quand bien même ces chiffres apparaissent optimistes, ils permettront de réaliser des économies en considérant les coûts actuels d’achat et d’installation d’un BTS qui sont de l’ordre de 90,000 à 120,000 dollars US.

Que se passera-t-il si le soleil n’est pas au rendez-vous ? Tous ceux qui connaissent l’Afrique savent qu’il y a eu des problèmes avec l’utilisation de l’énergie solaire parce que bien qu’il fasse chaud, bien souvent il n’y pas assez de lumière solaire pendant certaines périodes. L’architecture du BTS a été conçue avec une batterie de secours d’une durée d’utilisation de 72 heures et la capacité de fonctionner simultanéement tandis que la batterie se charge.

VNL table sur le fait que les opérateurs mobiles proposeront d’opérer sur un modèle de franchise (cela est déjà pratiqué par Celtel avec des BTS standard au Nigéria) en procurant une formation initiale qui permettra ensuite à la personne en charge du BTS d’assurer son bon fontionnement et les réparations de base sous instructions téléphoniques tout en réalisant la distribution des cartes SIM. Finalement, 2009 sera peut être l’année où les opérateurs de BTS offriront aux opérateurs mobiles l’accès à des tours communes et la location de BTS. L’augmentation des coûts d’exploitation couplée à la baisse des tarifs d’appel en raison de la plus grande concurrence encouragerea sans doute les opérateurs mobiles à regarder de plus près cet aspect de la question.

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