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Le nom de domaine, arme des juges ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 septembre 2008

WEDNESDAY, SEPTEMBER 24. 2008
Une nouvelle histoire de saisie par la justice américaine de noms de domaine inquiète au sein de la Registrar Constituency (le collège des registrars) de l’ICANN, où l’un des membres a tiré la sonnette d’alarme sur un ordonnance judiciairedélivrée le 18 septembre par un tribunal du Kentucky et demandant le transfert de 141 noms de domaine (tous des .COM) vers un compte public du Kentucky. Les noms seraient utilisés pour promouvoir des activités de jeu en ligne, ce qui est illégal dans l’état du Kentucky.
22 registrars sont concernés. Il y a des registrars américains bien sûr, mais plusieurs ne le sont pas. Parmi ces derniers, certains ont déjà indiqué qu’ils ne s’estiment pas soumis aux injonctions d’un état américain et qu’ils vont faire la sourde oreille. Pour les registrars américains, cette stratégie est certainement très risquée, même si aucun n’est domicilié dans le Kentucky. D’ailleurs, au moins un de ces registrars a déjà procédé au transfert des noms qu’il gère.
La crainte logique de la Registrar Constituency, qui est l’entité officielle de représentation des registrars au sein de l’ICANN (INDOM en est membre), est de voir ce type d’ordonnance judiciaire utilisé de plus en plus souvent, et avec peu de discernement, si celle du Kentucky abouti.
Au-delà, il convient également de se poser la question du véritable cadre juridique des noms de domaine utilisés pour des activités qui peuvent être légales dans un pays, voir même un état, mais pas dans les autres. Peut-on imaginer des .COM enregistrés par un chinois chez un registrar américain et utilisés pour vendre des objets Nazi, confisqués par un tribunal français ? La réponse est certainement positive, mais dans un tél cas, le registrar en question obéirait-il ?
Posted by Stephane Van Gelder in Registrars at 15:58 | Comments (0) | Trackbacks (0)

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Amorce d’une seconde vague d’investissement dans le haut débit avec Wananchi finançant un réseau HFC de 100 millions de dollars US pour une offre triple au Kenya et en Tanzanie

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 septembre 2008

Après la téléphonie mobile, une seconde vague africaine d’investissement se profile à l’horizon avec Wananchi, une société kenyane. Elle s’est engagée à investir plus de 100 millions de dollars US dans un réseau HFC (Réseau hybride à fibres optiques et à câble coaxial) à Nairobi et Mombasa pour lancer une offre triple et a aussi des plans d’expansion en Tanzanie. Lorsque les câbles de fibre optique SEACOM et TEAM seront opérationnels au second trimestre 2009, Wananchi offrira des débits entre 3, 6 et 10 megas et de la téléphonie sur IP. Russell Southwood s’est entretenu avec Euan Fanell, le nouveau Directeur Général du groupe.

Fanell, un vétéran de l’industrie des câblo-opérateurs a travaillé plus de vingt ans avec Mark Schneider, le Président du groupe ainsi que son père, Gene. Il a rejoint Wananchi après un passage à Liberty, un des principaux câblo-opérateurs à Denver et une période à la direction de sa propre société à Baltimore. Son expérience ne se limite pas aux Etats-Unis sachant qu’il a aussi géré des activités aux Philippines et en Arabie Saoudite.

Q: Quel est selon vous le potentiel d’abonnés au Kenya pour une telle offre triple sur votre réseau hybride?

Au Kenya, nous construisons un réseau hybride à Nairobi et Mombassa. Il couvrira demi-million de domiciles à Nairobi et entre 150,000 et 200,000 foyers à Mombassa. C’est notre marché cible pour une offre triple. Malheureusement la construction d’un tel réseau hybride prendra du temps. Il faudra compter entre 3 et 4 ans pour sa réalisation complète.

A présent nous avons moins de 15,000 abonnés au câble mais ce chiffre est fonction de la taille du réseau. Sa capacité actuelle est de couvrir 38,000 foyers. Pour ce qui concerne l’Internet, nous avons moins de 10,000 abonnés.

Q: Vous êtes aussi entrain de déployer un réseau WiMAX. Ce réseau n’aura pas la capacité de supporter des services TV. Comment cela fonctionnera-t-il pour le consommateur?

La rationalité pour le WiMAX, c’est la rapidité de déploiement. C’est beaucoup plus rapide que la construction d’un réseau hybride à fibres optiques et à câble coaxial (HFC). Nous pouvons aussi déployer ce type de technologie dans des zones qui ne sont pas économiquement viables pour des services basés sur une plateforme hybride. La plateforme WiMAX supportera deux types de services: le haut débit sans fil et la téléphonie sur IP. La plateforme hybride quant à elle offrira de la voix, de la vidéo et des données et nous avons déjà le réseau câblé.

Certains des foyers dans les deux grandes villes se verront offrir au départ de l’Internet haut débit et de la téléphonie sur IP via notre réseau WiMAX. Lorsque le réseau hybride sera étendu à leur zone, il leurs sera alors possible d’avoir du haut débit plus rapide et des services TV.

En termes de bouquets de services que nous offrons, nous procédons en deux étapes. Le Kenya ne dispose pas encore de câble international sous-marin de fibre optique. A présent tous nos services Internet se font via des connexions satellitaires et cela nous limite tant en termes de vitesse d’accès qu’en terme de prix que nous pouvons offrir.

Le Fonds Africain des Télécoms, Média et Technologies a investi 10% dans le projet de câble sous-marin de fibre optique TEAM. Dès sa mise en activité prévue pour le second trimestre 2009, nous serons en position d’offrir des débits de 3,6 et 10 mégas mais jusqu’à cette date nous nous limitons à 512Kbps pour les particuliers et 1Mbps pour les entreprises.

La plateforme WiMAX pourra offrir des débits d’un méga ou plus mais les 10 mégas dont les entreprises ont peut-être besoin.

Q: Comment fonctionnera votre service de téléphonie IP?

Il n’a pas encore été lancé mais nous comptons l’avoir en place à la fin de cette année ou au plus tard au début de l’année prochaine. Ce sera un service axé sur les communications longues distances. Nous travaillons en ce moment sur un accord d’interconnexion avec les opérateurs locaux et les discussions vont dans le bon sens.

Q : Vous n’avez pas eu à souffrir de délais dans ces négociations ?

Non, l’autorité de régulation (Communications Commission of Kenya) a établi un guide de travail pour les opérateurs.

Q : Quels bouquets TV comptez-vous offrir ?

Nous offrons en ce moment différents bouquets TV. Il y a un service de base en langue anglaise qui inclut les chaînes de la BBC et de Sky ainsi que des chaînes documentaires, de musique et de sport. Le bouquet comprend 38 chaînes et revient à 1,000 KS par mois (14.5$US).

Nous offrons ensuite une programmation avec plus de contenu avec un bouquet de chaînes de GTV incluant des films de premier choix et les matches de la ligue de foot. L’abonnement mensuel est à 2,200KS par mois (31.89$US) pour huit chaînes supplémentaires.

Nous avons deux autres bouquets. L’un propose environ 80 chaînes incluant les 38 chaînes de base, plus les meilleurs programmes de la télévision indienne comme Star TV et ZTV et des films de Bollywood et des chaînes sportives. L’abonnement mensuel est de 1,500KS par mois (21.74$US). Pour un supplément, il est possible d’ajouter les chaînes de GTV.

Au final, nous proposons un service de base en langue indienne incluant 40 chaînes à 800KS par mois (11.59$US).

Sur notre plateforme hybride, nous serons en mesure d’héberger 200 chaînes et les clients choisiront ce qu’ils veulent voir. Un bouquet de GTV sera alors au même prix qu’ailleurs.

Q : Est-ce que vous comptez offrir un service de vidéo à télécharger ou ce que l’on appelle de la vidéo à la demande ?

Lorsque nous serons en phase d’expansion du réseau hybride au courant de l’année prochaine, nous lancerons un service de vidéo à la demande et de films à la carte.

Q : Est-ce que vous allez vous lancer dans la production ou est-ce que vous vous contentez d’un rôle de distribution ?

Nous cherchons à étendre nos activités au-delà de la distribution. En termes d’investissements, nous souhaitons accompagner des projets phares et réaliser des partenariats avec d’autres sociétés comme GTV pour bénéficier des économies d’échelle. Il n’est pas question de production ou de contenu local à moins d’un partenariat avec une chaîne locale de télévision.

Q: Quel est le montant que le Fonds Africain des Télécoms, Média et Technologies va investir dans ce réseau hybride et WiMAX?

A présent, le Fonds dispose de 50 millions de dollars US et peut compter sur 25 millions supplémentaires. Nous sommes en fait dans une phase de recherche de financement et nous souhaitons réunir entre 25 et 50 millions de dollars US en complément. Cela nous permettra de poursuivre le déploiement dans les deux villes et de compléter le réseau WiMAX. Nous avons maintenant 30 BTS WiMAX fournies par Telsima et nous envisageons d’en avoir éventuellement 110.

Q : Est-ce que vous comptez étendre vos activités à l’extérieur du Kenya ?

Ce fonds a récemment racheté un FAI à Dar es Salaam en Tanzanie et nous sommes entrain de négocier l’acquisition d’un câblo-opérateur. Nous comptons reproduire notre stratégie commerciale élaborée pour le Kenya.

Q : Plusieurs sociétés ont annoncé leurs intentions de lancer une offre triple au Kenya. Quels sont les concurrents sérieux, selon vous ?

Dans le segment du sans fil, il y a Access Kenya qui a aussi déployé un réseau WiMAX, Africa Online et les opérateurs mobiles comme Zain et Safaricom. C’est un secteur d’activité très concurrentiel. Dans le segment de la fibre optique, il faudra compter sur Orange, un solide concurrent tant dans le domaine des applicatifs que dans celui du déploiement des infrastructures. Nous pourrons faire de la fibre au domicile. Il y a aussi de plus petits opérateurs qui envisagent des déploiements plus modestes. Nos services sont destinés tant aux particuliers qu’aux entreprises.

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Contribution d’ACSIS au Forum sur la Gouvernance de l’Internet

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 17 septembre 2008

ACSIS
African Civil Society for the Information Society
Cadre Légal: Arrêté N° 03917/MINT/DAGAT/DEL/A
DAKAR-SENEGAL
Site Web: www.acsis-africa.org

Pour un réel impact du FGI dans les paysles moins avancés

Contribution du réseau de la société civile africaine pour la société de l’information ACSIS aux travaux préparatoires du FGI 2008 en Inde

Le réseau de la société civile africaine pour la société de l’information (ACSIS) suit avec attention les travaux préparatoires à la réunion annuelle du Forum sur la Gouvernance de l’Internet qui se tiendra en Inde en décembre prochain. Elle voudrait par ce biais contribuer au document de programme provisoire de la rencontre, dans le cadre des consultations publiques devant avoir lieu le 15 septembre 2008 en Suisse, et en profiter pour faire quelques commentaires généraux à l’étape actuelle de mise en œuvre du FGI.

1. Sur le programme d’Hyderabad en cours d’élaboration, le réseau ACSIS :

a) apprécie les efforts déployés pour que le programme de la rencontre d’Hyderabad ne soit mécaniquement articulé autour des quatre ou cinq
thématiques principales discutées à Athènes et à Rio ;
b) propose une reformulation du thème 2 : ainsi, au lieu de retenir « Promoting cybersecurity, and Trust », il est plus adéquat d’adopter une
formulation comme celle-ci : «Promoting cybersecurity, and Freedom of expression in the information society » ;
en effet, il est crucial de donner plus de visibilité aux droits de l’homme afin de réaliser un équilibre avec la forte évocation des
considérations sécuritaires, toute chose susceptible de conduire à une vision ultra-sécuritaire de la gouvernance de l’internet ;
c) recommande qu’il soit discuté des normes et standards ouverts sous le thème traitant de l’ « Openness » ;
d) recommande qu’il soit également discuté des contraintes auxquelles fait face l’éducation numérique, du fait du renforcement
exagéré du régime de la propriété intellectuelle ;
e) recommande aux organisateurs du FGI de renforcer les dispositifs de participation à distance prévus et de donner plus de visibilité
aux initiatives alternatives des acteurs, en particulier sur le site web du FGI ;
f) recommande de donner une bonne visibilité aux « Best practice forums » et de les consolider, car ils sont susceptibles de favoriser
le renforcement de capacités des participants et pays du Sud ;
g) recommande, à ce state de mi-parcours du processus, qu’un réel début d’évaluation du FGI soit réalisé dans le cadre de la session
« Stock-taking and Way forward » prévue en Inde, notamment afin que l’impact rôle du Forum pour les pays en développement soit examiné;

2. De façon plus générale, sur la mise en œuvre du FGI, ACSIS voudrait relever
les points suivants :

Le réseau reste toujours préoccupé par l’impact réel que le Forum sur la Gouvernance de l’Internet devrait avoir sur la consolidation de la gouvernance de l’internet pour le développement en Afrique. En effet, il a du mal à percevoir les impacts concrets à ce jour du Forum pour les pays les moins avancés dont la majorité se trouvent en Afrique. Bien que le paragraphe 72 de l’Agenda de Tunis, attribue une fonction d’espace d’échanges sur les enjeux de politiques publiques au Forum, et bien que de nombreux échanges aient eu lieu, notamment au cours des deux dernières rencontres annuelles du Forum, l’impact de ces débats en Afrique n’est pas encore fortement perçu. Cet impact, il est vrai, reste tributaire de l’action de tous les acteurs concernés par la gouvernance de l’internet en Afrique, toutefois, afin que l’empreinte du FGI soit réellement perceptible, il importe que des
mécanismes concrets soient suscités ou mis en place par pour rendre visible la contribution du FGI et pour susciter ou soutenir des actions de consolidation de la gouvernance de l’internet dans les régions sus-nommées. Il est entendu que ces actions devraient impliquer tous les acteurs interpellés par ces questions, y compris donc la société civile. Il est indispensable pour la pleine réalisation de cet objectif,
qu’une lecture plus dynamique et plus volontariste du mandat du FGI soit effectuée (en particulier celle des alinéas d), e) f), h) et i) du paragraphe 72) qui appellent en réalité à davantage d’actions concrètes;

Ainsi, dans le même ordre d’idées que ce qui précède, ACSIS recommande
vivement :

a) que des publications (sous forme électronique et/ou imprimé, sous forme de manuel et/ou de recueil d’expériences, etc.) soient réalisées à mi-parcours et d’ici la fin des cinq années définies par l’Agenda de Tunis pour le Forum, en vue de capitaliser les résultats et expériences acquis, en particulier ceux pouvant servir à la promotion de la gouvernance de l’internet dans les pays les moins avancés ;

b) que des groupes de travail thématiques ciblés soient mis en place autour
de questions clés de la gouvernance de l’internet et que leurs travaux soient
soutenus et capitalisés ;

c) qu’il y ait davantage de transparence, d’ouverture à tous les acteurs concernés et de facilitation de la participation de la société civile, dans les
discussions et processus de mise en place des normes et standards liés à l’internet ;

d) que des ressources adéquates soient mises à disposition pour la mise en œuvre des activités du Forum sur la Gouvernance de l’Internet et que les Nations Unies endossent davantage le processus et ses résultats ;

e) que davantage de ressources informationnelles majeures et fondamentales du site du FGI soient transcrites dans les différentes langues des Nations Unies ; ceci contribuera à une certaine démocratisation du FGI qui s’avère nécessaire pour faciliter la participation effective de tous les acteurs ;

f) que le FGI sensibilise davantage les autres acteurs de la gouvernance de l’internet au niveau international, pour la mise que des actions concrètes envers les pays les moins avancés ;

g) que les différents acteurs africains de la gouvernance de l’internet, y compris l’ensemble de la société civile africaine, puissent activement jouer leur rôle dans ce domaine, notamment en prévision de la réunion du FGI qui se tiendra en Afrique en 2009 ;

h) qu’un appel pressant soit lancé, dans les documents finaux devant sanctionner la rencontre Hyderabad, envers les gouvernements des pays les moins avancés, afin qu’ils initient ou soutiennent de façon de plus décisive, des activités nationales structurées pour renforcer la gouvernance de l’internet ; en effet, jusqu’à présent, peu de gouvernements ont mis en place des stratégies cohérentes et holistiques sur ces questions en Afrique par exemple ;

i) que dans cet appel, il soit rappelé aux gouvernements africains, que les stratégies nationales doivent être mises en oeuvre sur la base des principes du SMSI, en particulier avec l’inclusion et la prise en compte des acteurs de la société civile ; à ce jour en Afrique, ces principes sont peu suivis ;

j) les processus d’évaluation du FGI doivent se réaliser dans un cadre multilingue, afin de permettre la prise en compte de toutes les préoccupations des acteurs au niveau mondial.

En outre, le réseau ACSIS

4) lance également un appel à toute la société civile internationale, au Secrétariat du FGI et aux organisations internationales, afin qu’un forum de la société civile sur la gouvernance de l’internet soit organisé avant la tenue de la réunion annuelle du FGI en Egypte en 2009 ;

5) demande enfin expressément au Secrétariat du FGI, de sensibiliser les autorités indiennes sur la nécessité de faciliter les formalités de visa pour la participation à la rencontre d’Hyderabad ;

6) demande au Secrétariat du FGI secrétariat de FGI de renforcer la mobilisation des ressources afin de mettre de mettre à la disposition des membres de la société civile des pays Sud et en particulier ceux d’Afrique, un nombre suffisant de bourses de participation à la rencontre d’Hyderabad.

7) félicite le Secrétariat du FGI pour tous les efforts qu’il entreprend pour la réussite du Forum sur la Gouvernance de l’Internet.

12 septembre 2008.

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MATIERES PREMIERES: Dollar Index : correction technique ou changement de tendance ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 3 septembre 2008

Gabriel André

La corrélation dollar/matières premières toujours d’actualité…
Le Dollar Index, vous le savez, est un indice qui mesure la valeur du dollar américain contre un panier de devises (euro, yen, livre sterling, dollar canadien, couronne suédoise et franc suisse).

Cette année, l’indice a touché des plus bas historiques puisque le billet vert a été vendu massivement pendant que les prix des matières premières explosaient à la hausse. La corrélation négative entre le dollar et les commodities se vérifie encore, mais cette fois-ci dans l’autre sens. Entre mi-juillet et mi-août, les corrections observées sur les marchés ont confirmé cette corrélation.

Fondamentalement, les perspectives économiques n’ont pourtant pas changé. C’est la perception des investisseurs qui a changé. Et dans ce cas, ce sont les charts qu’il faut scruter avec attention et l’analyse technique qu’il est intéressant d’utiliser.

Premier excès : trop bas, trop vite
En fait, le marché a subitement considéré que le dollar était tombé trop bas trop vite. De plus, le contexte économique de son concurrent, l’euro, est très difficile. Ce n’est pas nouveau certes, mais les derniers chiffres montrent que les pays de l’Euroland vont devoir lutter ferme contre les effets conjugués d’une croissance faible et d’une inflation forte.

Second excès : la surévaluation
Les investisseurs, parallèlement, se sont aussi aperçu que les prix de l’énergie et des autres actifs tangibles — comme les métaux précieux et de base — étaient sans doute surévalués. Les craintes d’une demande asiatique en repli et des prises de profit ont fait récemment pencher la balance en faveur des vendeurs.

Les niveaux chartistes montraient clairement des configurations long terme de survente sur le dollar. Ainsi, entre le haut de juillet 2001 à 124,36 points et les deux récents points bas d’avril et de juillet derniers, le Dollar Index a perdu plus de 42% de sa valeur.

Où en est-on maintenant ? Est-ce que le retracement va se poursuivre dans les semaines qui viennent ?

Jetons un oeil au graphique moyen terme.
Grosso modo, le Dollar Index est donc en chute libre depuis juillet 2001. La seule contre-tendance significative de ces sept années a eu lieu en 2005, année où le dollar s’est apprécié contre l’ensemble des devises.

cours de l’or en dollar
Evolution du Dollar Index depuis début 2005

Depuis le dernier trimestre 2006 et jusqu’à très récemment, une nouvelle phase baissière sur le billet vert a propulsé l’indice vers des plus bas historiques. Cette phase baissière correspond au boom mondial des matières premières.

Un double-bottom favorise un rebond technique…
Ces points bas sont ceux du 22 avril dernier, à 71,45 (point B sur le graphique). L’indice a légèrement rebondi puis a rechuté vers ce point bas moins de trois mois plus tard, le 15 juillet dernier (point C). Il a depuis fortement rebondi jusqu’au niveau des 77,5 points, autour desquels il gravite ces derniers jours.

cours de l’or en dollar
Evolution du Dollar Index sur un an

Les points bas d’avril et de juillet, tous deux suivis de rebonds, forment ce que l’on appelle un « double-bottom », ou « double-creux ». Cette figure chartiste constitue un solide support pour l’évolution des cours. L’indice a rebondi effectivement de 8% en un peu plus d’un mois mais il devrait probablement baisser à nouveau prochainement.

Pour l’instant, le fondamental ne suit pas encore
En effet, le récent rebond n’est pas durable car essentiellement technique. Pour que le billet vert reprenne des couleurs à long terme, il faudrait plus que cela. Il faudrait que de nouveaux fondamentaux économiques incitent les gros flux de capitaux à acheter du dollar : ce n’est pas (encore ?) le cas.

Pour l’instant donc, le rebond technique n’est pas encore une tendance. Une tendance est toujours constituée d’une succession de vagues, suivie de mouvements de corrections. Il est donc trop tôt pour parler de mouvement haussier de long terme pour le dollar.

Plusieurs arguments font pencher la balance pour une baisse du Dollar Index à court terme
Tout d’abord, les oscillateurs techniques montrent que la hausse récente a été très rapide sur un laps de temps très court, il y a donc une configuration de surachat qui devrait mécaniquement générer une baisse corrective. Le RSI (Relative Strength Index) a ainsi déclenché un signal baissier après être monté jusqu’à 85 puis après avoir cassé à la baisse le niveau de 70.

Les acheteurs de dollar, pour la plupart des traders court terme qui ont eu le nez creux de passer long sur les plus-bas de mi-juillet, ont déjà commencé à prendre leurs bénéfices. Les autres, ceux qui sont vendeurs de dollar depuis plus longtemps, ont là une occasion de moyenner leurs positions à la baisse.

Parallèlement, la hausse de l’indice a buté sur un niveau de résistance assez classique sur les marchés de devises : les ratios de Fibonacci.

La semaine dernière, les cours ont buté sur le niveau de retracement de 38,2%, c’est-à-dire que le rebond a corrigé 38,2% de la dernière tendance baissière significative (ici les points extrêmes de cette baisse sont le plus-haut du 13 octobre 2006, point A, et le plus-bas d’avril dernier, point B).

Un repli et une consolidation probables
Toutefois, la plus grosse résistance se situe un peu au-dessus, au niveau de 78,5 points, qui a été un plus-bas significatif en 2004 (point D). Vous le savez, en analyse technique, les anciens bas deviennent les nouveaux hauts et vice versa. Ce niveau devrait donc être difficile à franchir en l’absence de données fondamentales qui puissent donner un véritable momentum au Dollar Index.

Un scenario de repli vers 75 est donc probable, ce qui corrigerait la forte hausse de ces dernières semaines. Ensuite, les investisseurs vont écouter attentivement les déclarations des banques centrales et scruter minutieusement les dernières statistiques économiques pour éventuellement créer une nouvelle tendance.

Les Etats-Unis ne sont pas en grande forme économique et financière, l’Europe non plus. Tant que rien ne bouge côté macro-économique, une phase de consolidation entre 71 et 78 est le plus probable.

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MATIERES PREMIERES: La course aux gisements pétroliers nous ouvre des opportunités

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 3 septembre 2008

Isabelle Mouilleseaux

Le secteur parapétrolier est sans aucun doute un secteur porteur. La tendance long terme de la demande de brut est clairement haussière, ce qui pousse les producteurs à investir dans l’exploration de nouveaux gisements. Alors pourquoi ne pas profiter du passage à vide du pétrole pour ausculter ce secteur de plus près, faire le tri et sélectionner les meilleures valeurs ? Il n’y aura ensuite plus qu’à investir au moment le plus opportun…

Renouveler coûte que coûte les réserves pétrolières…
Voilà l’un des principaux enjeux stratégiques des compagnies pétrolières. Leur survie à moyen long terme en dépend. Elles le savent…

Les états producteurs ne sont pas en reste : trouver de nouveaux gisements est une nécessité pour asseoir leur puissance économique et, de plus en plus souvent, politique.

Conséquence : une course effrénée aux nouveaux gisements est lancée tout autour de la planète. Même les gisements jusqu’ici totalement délaissés, car non rentables il y a quelques années encore, sont étudiés dans les plus petits détails.

Pour l’instant, on trouve encore…
On découvre de nouveaux gisements, régulièrement. En général ils sont de petite taille. Mais il y a des exceptions, comme cette énorme nappe découverte au large du Brésil à 5 000 mètres de profondeur sous la mer. Il y aurait également d’importantes quantités de brut sous les glaces de l’Arctique, et dans le sous-sol canadien sous forme de sables bitumineux…

Déployer des moyens technologiques impressionnants
Pour y accéder, il va donc falloir déployer des moyens technologiques impressionnants (dans certains cas de figure, les technologies n’existent pas encore !) afin de creuser et forer dans des conditions de plus en plus difficiles et pour transformer ces gisements en pétrole exploitable.

On le fait déjà, me direz-vous, certes. Heureusement, dans la plupart des cas, les gisements nouveaux sont accessibles avec les technologies actuelles.

Mais il faudra aller encore plus loin si l’on veut extraire le brut des mers du Brésil ou des glaces de l’Arctique, en misant sur des technologies encore plus pointues.

Tous ces investissements technologiques sont gigantesques en amont… et se chiffrent en milliards d’euros à l’échelle de la planète.

Puis il faudra installer des oléoducs et des gazoducs
Ce sont eux qui transportent le brut et le gaz sur des milliers de kilomètres, des pays producteurs vers les pays consommateurs. Depuis les terres et les mers hostiles vers les centres névralgiques.

Trois millions de kilomètres de pipelines en tous genres sillonnent ainsi la planète. Des pipelines dont le diamètre peut atteindre plus d’un mètre et qui amènent des millions de mètres cube de pétrole ou de gaz vers les ports d’embarquement et les raffineries.

25 000 km par an
Etant donné la hausse de la demande ces dernières années, les besoins en canalisations se développent rapidement. North Stream, South Stream, BTC… et tant d’autres ! Chaque année, on construit quelque 25 000 km de pipelines.

Ces canalisations peuvent être souterraines, en surface, ou installées sous la mer. Elles sont dotées de pompes puissantes visant à propulser le méthane et le brut vers leur destination.

Jetez donc un oeil au secteur
Vous vous êtes certainement déjà posé la question de savoir qui produit ces pipelines, ces pompes, les matériaux et équipements de forage, les canalisations sans soudure…

Les sociétés du secteur parapétrolier sont assises sur une mine d’or, tant la demande est forte et restera forte dans les années à venir. Leur avenir est très positif en termes d’activité. Car ce qui manque le plus en ce moment, ce ne sont probablement pas les gisements mais les prestataires de services qui permettent d’y accéder. D’où l’envolée des prix des prestations des dernières années, confrontation de l’offre et de la demande oblige…

Profiter du repli des cours du brut
Du point de vue de l’investissement, étant donné les fortes variations actuelles du cours brut, j’aurais tendance à privilégier les prestataires aux producteurs.

Le repli des cours du brut est sans doute une bonne occasion pour faire le tour de ces prestataires. Autant profiter du repli actuel des cours (auxquels les prestataires sont corrélés) pour faire sa sélection et être prêt à se positionner au moment le plus opportun sur ce secteur porteur.

Le brut à 108 $ et l’euro/dollar sous les 1,45
En attendant, au moment où je vous écris, le baril vaut 108 $ — il a cassé le support des 110 $ qui avait jusqu’ici bien résisté. Gustav s’est finalement transformé en simple tempête tropicale et les dégâts ont été limités. Rien à voir avec Katrina, heureusement. La pression est levée.

Parallèlement, l’euro/dollar est passé sous les 1,45 à 1,4493. Les spéculations quant à une baisse probable du taux directeur de la BCE jeudi vont bon train ! Nous verrons bien…

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COMPTE RENDU DES ACTIVITES DE L’UNIVESITE NUMERIQUE D’ETE ORGANISEE PAR LE FONDS MONDIAL DE SOLIDARITE NUMERIQUE

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 3 septembre 2008

INTRODUCTION

Du 25 au 28 Août 2008, le Fonds Mondial de la Solidarité Numérique (FSN) a organisée en collaboration avec l’Association pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA) avec les soutiens de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Agence Française de Développement (AFD), l’Université Numérique d’été à Yasmina Hammamet à Tunis dans le cadre du 9e Festival International d’Internet sous l’initiative de l’Association Tunisienne de l’Internet et du Multimédia (ATIM).
La délégation de la Société Civile Africaine pour la Société de l’Information, connu sous l’acronyme d’ACSIS (Africain Civil Society for Information Society) a été conduite par la Présidente en la personne de Madame DELPHINE NANA accompagnée par deux Coordonnateurs Sous Régionaux notamment, le Coordonnateur Sous Régional de l’Afrique de l’Ouest, Monsieur BARRY ABOUBACAR et le Coordonnateur Sous Régional de l’Afrique Centrale, Monsieur BAUDOUIN SCHOMBE.
Les membres du cabinet ACSIS ont été spécialement invités à cette rencontre grâce à une forte implication de Madame NNENNA NWAKANMA, Vice Présidente du FSN et de Monsieur CISSE KANE, Responsable du programme e-déchets au FSN, à qui tous les membres ACSIS présentent les remerciements plus sincères.

JOUR 1

Suivant le programme de cette manifestation,sous la modération de Monsieur ALAIN MADELIN, Président du Fonds Mondial de la Solidarité Numérique, l’ouverture officielle a été conduite par Monsieur LAZHAR BOUOUNI, Ministre Tunisien de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie de la Tunisie en présence de Madame NNENNA NWAKANMA,Vice Présidente du FSN, de Monsieur MOEZ SOUABNI, membre du Conseil Supérieur de la Communication et Président de l’Association Tunisienne de l’Internet et du Multimédia et de Monsieur THOMAS HURLEY, Directeur du Département Développement Humain de la Banque Africaine de Développement (BAD)

Après cette ouverture officielle de l’Université numérique d’été qui s’est déroulée en début d’après midi, Monsieur SYLVAIN CHARAT, Directeur du programme de « l’Education numérique pour tous » a présenté à la plénière le « Tableau Blanc Interactif » (TBI), une révolution du numérique dans le domaine de l’éducation.

La révolution numérique : une opportunité pour relever les défis de l’éducation sur le continent africain.

La révolution numérique et l’accès aux connaissances à travers les technologies de l’Information et de la Communication (TIC) offrent de nouvelles perspectives au développement en Afrique, notamment dans le domaine de l’éducation :
-en surmontant les barrières géographiques, permettant ainsi d’atteindre les zones rurales et enclavées ;
-en procurant aux enseignants et aux apprenants des moyens accrus par l’accès à l’information ;
-en propageant la possibilité de produire et d’échanger du contenu
-en favorisant l’autoformation, la formation entre pairs et la formation continue ;
-en produisant des méthodes et des ressources d’apprentissages novatrices.

La diffusion et l’usage ciblé des TIC sont non seulement essentiels pour relever les défis de l’éducation en Afrique, mais aussi pour permettre à notre continent de participer pleinement à la société de l’information.

Dans le contexte africain, le renforcement des systèmes éducatifs est un objectif capital des politiques nationales et internationales telles que reconnues à la Conférence Mondiales sur l’Education pour Tous, à Jomtien en 1990 et au Forum International de Dakar sur l’Education pour Tous en 2000.
En effet sur l’ensemble du continent africain, on observe depuis 2000 un accroissement significatif du taux brut de scolarisation primaire. Le nombre d’élèves achevant le cycle primaire est également en évolution. Bien que ces résultats pondérés par des disparités sur l’ensemble du continent, la tendance montre des progrès importants aussi bien dans l’admission que dans l’achèvement du cycle primaire. Malgré les résultats encourageants de cette dernière décennie, sur 72 millions d’enfants non scolarisés à travers le monde, 33 millions sont en afrique. La qualité de l’enseignement reste un défi et a besoin d’être améliorée.
D’autre part, l’accroissement du taux d’achèvement du cycle primaire engendre une augmentation de la demande d’enseignement post-primaire.

L’Education Numérique pour le développement

C’est un programme du Fonds de Solidarité Numérique qui comprend deux parties :

1.la Classe Numérique Mobile (CNM)

L’objectif de la CNM est de mettre à disposition des enseignants africains la technologie du tableau blanc interactif (TBI) souvent appelé par les enseignants « Tableau Magique ».
Avec le tableau magique et le CNM, le numérique éducatif entre dans une nouvelle ère et ouvre des potentialités novatrices pour améliorer la qualité et la diffusion du savoir pour réaliser l’objectif de l’éducation pour tous.

2.les portails d’éducation numérique

Le FSN veut initier et soutenir le développement de portails communautaires. Ces portails se regroupent en quatre parties :
-les réseaux sociaux qui réunissent des enseignants qui créent, développent, utilisent et partagent des ressources numériques ;
-les banques de programmes clés en main qui contiennent des cours on-line complets avec des conseils pédagogiques, des exercices, des modules à incorporer dans les leçons des enseignants (base de données d’outils pédagogiques). Cette banque réunira les ressources numériques francophones, anglophones et arabophones disponibles, les ressources anglophones pouvant servir de référence pour développer leur contrepartie en langue française et arabe ;
-un atelier permanent de création de programmes et de modules ;
-un espace de formation avec des formations initiales et de perfectionnement ainsi que des formations au numérique.

L’Université Numérique d’été

L’idée est de mettre en œuvre les sites Internet, en commençant par le site francophone, avec des ateliers de création de contenus numériques utilisant des ressources TV, des éditeurs, des enseignants des Ministères de l’Education Nationale et des réseaux d’enseignants des systèmes non formels. La technique liée à la pédagogie débouche sur un site attractif pour les enseignants.
Ces sites auront un comité de parrainage chargé de mobiliser le soutien aux programmes ainsi qu’un comité d’évaluation qui valide les programmes.

Objectifs

-mobiliser les communautés éducatives africaines et francophones pour accompagner le programme de développement des tableaux blancs interactifs (TBI) dès la rentrée 2008 ;
-constituer une banque de données francophone, préparée avec les réseaux de professeurs africains, les médias africains et des partenaires francophones tels que TVS Monde, RFI, Télé Québec, Radio Canada, la RTBF, la télévision Suisse Romande ;
-fabriquer des contenus numériques adaptés – l’éducation à distance , l’autoformation, les communautés Internet de professeurs, le tableau blanc interactif – nécessaires à un programme de développement adapté à un enseignement de masse ;
-donner aux communautés éducatives une meilleure connaissance des outils, des pratiques pédagogiques, de leur mise en œuvre et des ressources disponibles ;
-fabriquer in situ un premier capital numérique éducatif adapté à l’Afrique ;
-déterminer les stratégies et modalités de suivi et de développement.

Après l’intervention de Monsieur AHLIN BYLL-CATARIA, Secrétaire Exécutif de l’ADEA sur les enjeux de l’éducation numérique en Afrique, deux entreprises Françaises ont présentées l’outil central du programme TBI (Tableau Banc Interactif) notamment sur fonctionnalités , les différentes solutions éducatives et la problématique des contenus
(Référence : www.smarttech.com). Cette présentation a été enrichie par SMART Tunisie, SMART Maroc et SMART France. Une deuxième présentation fut celle
sur les ressources gratuites en ligne pour les enseignants (référence : www.prometheanworld.com/fr)

Ces deux présentations ont été suivies d’un état des lieux sur l’enseignement à distance et apprentissage libre et perfectionnement des enseignants et formateurs pour des stratégies globales et intégrées ainsi que les perspectives possibles pour la première communication, faites par le groupe de travail de l’ADEA.
La seconde communication s’est appesantie sur l’offre de « contenus numériques : quels usages ? ». Cette thématique a été développée par Monsieur Gilles Braun, Chef de Bureau des ressources numériques, délégation du Ministère français de l’Education nationale (France).

La fin de cette première journée a été joyeusement clôturée par le 9e festival International de l’Internet à EL Kantaoui à Sousse.

JOUR 2

La première partie de la matinée a été consacrée à la présentation des ressources disponibles : programmes complets, leçons, modules, éléments de création….

Deux réunions parallèles ont eu lieu :

-Présentation des ressources pédagogiques francophones :

Les principales ressources utilisées dans les solutions :
-Smart (www.smarttech.com) et Promethean (www.prometheanworld.com/fr) ;
-les ressources « Paraschool » : une banque de données de 17 000 items pour faire travailler les élèves sir des contenus interactifs. Plus de la moitié concernent les sciences. (Référence : daniel.lebret@paraschool.com/ camille.daire@paraschool.com)
-les « grains éducatifs ».
Ces ressources ont été présentées par Daniel Lebret et Eric Lucas, Directeur de Paraschool

Les ressources des télévisions francophones présentées par Jérôme Carujo de TV5 (jerome.carujo@tv5.org):
Ces ressources comprennent différents programmes dont :
-des géo fiches ;
-des sciences ;
-un dictionnaire multifonction
-cités du monde : une approche interculturelle
-7 jours sur la planète
-apprendre.tv : gastronomie….

Une attention particulière sur la création du concept des « Maisons TV5MONDE », une initiative de Monsieur Paul Ismaël Ouedraogo , Secrétaire Général de la Commission Francophone du Burkina Faso
(Référence : www.tv5.org)

Présentation des ressources pédagogiques arabophones

Sous la modération de Monsieur Helal, Recteur de l’Université de Sousse, cette présentation a été développée par Monsieur Moez Souabni, Organisateur du 9e festival de l’Internet sur « les contenus numériques en langue arabe et par Monsieur Alain Maestracci de France Telecom sur «  le Portail E-Arabic ».

Après ceux deux réunions parallèles, le panel suivant a abordé le thème sur « les enseignants producteurs de ressources pédagogiques » sous la modération de Virgilio Juvane, Coordonnateur du groupe de travail de l’ADEA sur la profession enseignante (GTPE).

Sous cette thématique, il a été question de l’évolution du modèle de « l’éditeur de programmes pour les enseignants » à celui de « l’enseignant éditeur des programmes ».
Des principales suites logicielles destinées à la création de programmes ont été présentées par Promethean, Smart et Memnis (Université de Lausanne).
La contribution des logiciels libres a fait l’objet d’un débat très tendu par rapport à sa fonctionnalité.

Présentation du portail « Sankoré »

Ce portail, réalisé en partenariat avec Hachette, regroupe les principaux outils destinés à la pratique du TBI et à la création de programmes (Constitution de communautés enseignantes, formations et conseils pédagogiques, bases de données et de ressources, moteur de recherche, outils de création, instruments de travail collaboratif.
Ce portail a été présenté par Monsieur Bruno Walther, Ogilvy

L’après midi de la deuxième journée a été consacré aux travaux en groupe. Les participants ont été repartis en quatre groupes :
-G1 : groupe du non formel
-G2 : groupe de l’enseignement primaire formel
-G3 : groupe de l’enseignement secondaire : langues, histoire et géographie
-G4 : groupe de l’enseignement secondaire : mathématiques et sciences.

Objectifs des travaux en groupe

Objectif N° 1 : Créer les réseaux d’enseignants et de pédagogues francophones et élaborer des propositions pour leur extension

Objectif N° 2 : Esquisser des structures pertinentes d’organisation des banques de données francophones et définir un programme de travail pour leur développement

Objectif N° 3 : Construire quelques exemples de contenus adaptés et indiquer la stratégie pour la mise en place d’ateliers permanents de production

Objectif N°4 : Déterminer des stratégies de dissémination et de soutien au service de la formation, de l’inter-formation et de l’auto-formation des enseignants

Objectif N° 5 : Suggérer des projets expérimentaux et des taches pour le suivi de l’université d’été aux niveaux national, régional, continental et international.

Ces objectifs opérationnels réalisent l’objectif global de l’université d’été qui est de soutenir à travers la construction d’un site Internet approprié le développement de portails communautaires francophones regroupant des réseaux d’enseignants et de pédagogues, des banques de données, des ateliers permanents de formation et des espaces de formation. Tous concourent à l’objectif général : contribuer aux objectifs d’éducation pour tous en offrant des opportunités élargies aux enseignants et élèves d’accroître l’efficacité et la qualité des processus et des résultats d’enseignement-apprentissage grâce à l’accès facilité à des supports et ressources pédagogiques numériques (équipements et contenus).

La 3e partie de l’après midi a été consacrée :
-aux ateliers d’initiation à la pratique du TBI, à la préparation des cours et à la création de ressources ;
-aux ateliers de production pour les quatre groupes
Chaque groupe a été invité à approfondir les problématiques correspondant aux objectifs 1 et 2 et à produire des conclusions qui seront présentées lors de la clôture.

En soirée libre, trois réunions ont été organisées :
1-l’éducation non formelle et la révolution de l’éducation numérique pour tous, animées conjointement par Madame Koumba Boly, Coordonnatrice du Groupe de travail de l’ADEA sur l’éducation non formelle et le Réseau pour l’Education Pour Tous en Afrique (REPTA) ;
-les leçons du modèle indien, animée par Monsieur James Stanfield, Professeur à l’Université de Newcastle (Royaume-Uni)

2 Contenus numériques en langues africaines adaptés au FBI, animée par Messieurs Emmanuel Sagara et Fary Ka de l’Académie Africaine des Langues ;

3 Réunion du groupe d’experts sur l’édition de programmes TBI : ce groupe avait pour vocation à produire des recommandations sur l’ergonomie et les fonctionnalités optimum des programmes destinés au TBI sur le continent africain.

JOUR 3

La première partie de la matinée a été subdivisée en deux panels :

Panel 1: La solidarité numérique au service de l’éducation : mécanismes de financement innovants, partenariats, coopération décentralisée.
Sous la modération de Monsieur Sibry Tapsoba,Manager, Chef de division, Education, Science et Technologie, ce panel a été animé par :
-Alain Clerc, Secrétaire Exécutif du Fonds Mondial de Solidarité Numérique ;
-Ahlin Byll-Cataria, Secrétaire Exécutif, ADEA
-Pascale Chabrillat, Caisse de Dépôts et Consignations
-Jean Pouly, Directeur de l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique

Panel 2 : la formation des enseignants
Deux thèmes ont été débattus, notamment :
-Enseignement à distance et apprentissage libre et perfectionnement des enseignants et formateurs pour des stratégies nationales globales et intégrées, animé par le Groupe de travail de l’ADEA sur l’enseignement à distance et l’apprentissage libre (GTEDAL)

-Formation des enseignants au numérique et formation des enseignants par le numérique. La pratique du TBI au service de la formation des enseignants, animé par Monsieur Claude-Albert Benhamou, Professeur des Universités , Délégué aux usages de l’Internet.

De la 2e à la 4e partie de la matinée, les activités de l’université numérique se sont articulées autour des ateliers de production pour les quatre groupes en rapport avec les objectifs des travaux en groupe tels que présentés ci haut.

Cette journée a été en clôturée en beauté par un dîner de Gala.

JOUR 4

La première partie de la journée du 28 Août était exclusivement réservée aux comptes rendus des ateliers et conclusions tirées des panels.
Enfin , il y a eu la lecture de la conclusion générale sur le projet de l’Education numérique pour tous par Monsieur Alain Madelin, Président du Fonds Mondial de la Solidarité Numérique.

Fait à Kinshasa, le 03 Septembre 2008

Baudouin SCHOMBE

Coordonnateur Sous Régional ACSIS/ Afrique Centrale

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