MATIERES PREMIERES: La course aux gisements pétroliers nous ouvre des opportunités

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 3 septembre 2008

Isabelle Mouilleseaux

Le secteur parapétrolier est sans aucun doute un secteur porteur. La tendance long terme de la demande de brut est clairement haussière, ce qui pousse les producteurs à investir dans l’exploration de nouveaux gisements. Alors pourquoi ne pas profiter du passage à vide du pétrole pour ausculter ce secteur de plus près, faire le tri et sélectionner les meilleures valeurs ? Il n’y aura ensuite plus qu’à investir au moment le plus opportun…

Renouveler coûte que coûte les réserves pétrolières…
Voilà l’un des principaux enjeux stratégiques des compagnies pétrolières. Leur survie à moyen long terme en dépend. Elles le savent…

Les états producteurs ne sont pas en reste : trouver de nouveaux gisements est une nécessité pour asseoir leur puissance économique et, de plus en plus souvent, politique.

Conséquence : une course effrénée aux nouveaux gisements est lancée tout autour de la planète. Même les gisements jusqu’ici totalement délaissés, car non rentables il y a quelques années encore, sont étudiés dans les plus petits détails.

Pour l’instant, on trouve encore…
On découvre de nouveaux gisements, régulièrement. En général ils sont de petite taille. Mais il y a des exceptions, comme cette énorme nappe découverte au large du Brésil à 5 000 mètres de profondeur sous la mer. Il y aurait également d’importantes quantités de brut sous les glaces de l’Arctique, et dans le sous-sol canadien sous forme de sables bitumineux…

Déployer des moyens technologiques impressionnants
Pour y accéder, il va donc falloir déployer des moyens technologiques impressionnants (dans certains cas de figure, les technologies n’existent pas encore !) afin de creuser et forer dans des conditions de plus en plus difficiles et pour transformer ces gisements en pétrole exploitable.

On le fait déjà, me direz-vous, certes. Heureusement, dans la plupart des cas, les gisements nouveaux sont accessibles avec les technologies actuelles.

Mais il faudra aller encore plus loin si l’on veut extraire le brut des mers du Brésil ou des glaces de l’Arctique, en misant sur des technologies encore plus pointues.

Tous ces investissements technologiques sont gigantesques en amont… et se chiffrent en milliards d’euros à l’échelle de la planète.

Puis il faudra installer des oléoducs et des gazoducs
Ce sont eux qui transportent le brut et le gaz sur des milliers de kilomètres, des pays producteurs vers les pays consommateurs. Depuis les terres et les mers hostiles vers les centres névralgiques.

Trois millions de kilomètres de pipelines en tous genres sillonnent ainsi la planète. Des pipelines dont le diamètre peut atteindre plus d’un mètre et qui amènent des millions de mètres cube de pétrole ou de gaz vers les ports d’embarquement et les raffineries.

25 000 km par an
Etant donné la hausse de la demande ces dernières années, les besoins en canalisations se développent rapidement. North Stream, South Stream, BTC… et tant d’autres ! Chaque année, on construit quelque 25 000 km de pipelines.

Ces canalisations peuvent être souterraines, en surface, ou installées sous la mer. Elles sont dotées de pompes puissantes visant à propulser le méthane et le brut vers leur destination.

Jetez donc un oeil au secteur
Vous vous êtes certainement déjà posé la question de savoir qui produit ces pipelines, ces pompes, les matériaux et équipements de forage, les canalisations sans soudure…

Les sociétés du secteur parapétrolier sont assises sur une mine d’or, tant la demande est forte et restera forte dans les années à venir. Leur avenir est très positif en termes d’activité. Car ce qui manque le plus en ce moment, ce ne sont probablement pas les gisements mais les prestataires de services qui permettent d’y accéder. D’où l’envolée des prix des prestations des dernières années, confrontation de l’offre et de la demande oblige…

Profiter du repli des cours du brut
Du point de vue de l’investissement, étant donné les fortes variations actuelles du cours brut, j’aurais tendance à privilégier les prestataires aux producteurs.

Le repli des cours du brut est sans doute une bonne occasion pour faire le tour de ces prestataires. Autant profiter du repli actuel des cours (auxquels les prestataires sont corrélés) pour faire sa sélection et être prêt à se positionner au moment le plus opportun sur ce secteur porteur.

Le brut à 108 $ et l’euro/dollar sous les 1,45
En attendant, au moment où je vous écris, le baril vaut 108 $ — il a cassé le support des 110 $ qui avait jusqu’ici bien résisté. Gustav s’est finalement transformé en simple tempête tropicale et les dégâts ont été limités. Rien à voir avec Katrina, heureusement. La pression est levée.

Parallèlement, l’euro/dollar est passé sous les 1,45 à 1,4493. Les spéculations quant à une baisse probable du taux directeur de la BCE jeudi vont bon train ! Nous verrons bien…

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