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Guerre au Nord-Kivu, Appui du Rwanda au Cndp : Kagame dément sans convaincre

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2008

Kinshasa, 20/12/2008 / Politique

Pince sans rire, Paul Kagame soutient ne jamais « connaître Nkunda ». Il a déclaré : « Je ne le connais pas. Je n’ai jamais parlé avec lui. Je ne l’ai vu qu’à la télévision comme tout le monde ». Amnésie ou démenti ? Nul ne le sait.Guerre au Nord-Kivu, Appui du Rwanda au Cndp : Kagame dément sans convaincre dans POLITIQUE kagame_ruberwa_tutsiLe président rwandais est monté au créneau pour rejeter le rapport des Nations unies sur le soutien qu’apporte son gouvernement au CNDP, la rébellion qui sévit dans l’Est de la RDC. Devant la presse, l’homme fort de Kigali dément, sans convaincre ne jamais connaître Laurent Nkunda. Là où Paul Kagame a failli dans sa stratégie de communication pour se tirer de l’étreinte du rapport onusien, c’est lorsqu’il affirme n’avoir jamais parlé avec Laurent Nkunda.

Face à ces déclarations, pour le moins surprenantes, aucun observateur sérieux n’y a prêté le moindre crédit. Et pourtant, l’histoire récente de ces deux hommes démontre qu’ils ont d’une manière ou d’une autre évolué ensemble. D’abord, lors de la marche victorieuse du Front patriotique rwandais (FPR) qui a conduit Paul Kagame au pouvoir, Laurent Nkunda avait pris part aux combats. Il est ainsi exclu que Kagame ne l’ait jamais rencontré à cette occasion. Un frère d’armes, pour les militaires, ne s’oublie pas. La solidarité du front ne s’efface pas par un coup de baguette magique ou une amnésie circonstancielle.

Comme pour contredire le général-président, des analystes rappellent le soutien total apporté au RCD. En cette période, des réunions mixtes d’états-majors se tenaient à Kigali tout comme à Goma et dans d’autres villes sous le contrôle de ce mouvement politico-militaire de 1998 à 2003. Personne de censé suivant l’évolution politique dans la sous-région des Grands Lacs africains ne peut accepter d’avaler cette mixture de Paul Kagame. Dans le pire des cas, il se pourrait que Laurent Nkunda n’ait été qu’un petit exécutant de basses besognes. Est-ce pour autant vrai que le président rwandais ne lui ait jamais adressé la parole ?

En bon stratège militaire, Paul Kagame oublie, sans aucun doute, que Laurent Nkunda a déclaré avoir en commun avec le Rwanda la neutralisation des interhamwe. Il est exclu que celui-là même qui exécute la besogne, si chère au Rwanda, ne soit pas en contact avec le président de ce pays. Une relecture de l’interview du président rwandais au journal belge Le Soir ne révèle-t-elle pas mieux son état d’esprit vis-à-vis de Nkunda ? L’autre preuve qu’administrent les analystes repose sur l’attaque de Bukavu par Mutebusi et le même Nkunda. Vers quel pays s’étaient-ils repliés ? N’est-ce pas le Rwanda ?

Dans le même élan, les spécialistes des renseignements militaires contactés considèrent que le président rwandais ne pouvait se permettre le luxe de s’interdire de scruter en profondeur la personnalité qui partage plusieurs centaines de kilomètres de frontières avec son pays. «Dans cette zone où pullulent des hors-la-loi de tout genre, ne pas parler avec celui qui soustraite la question des interhamwe est un mensonge éhonté », a confié un attaché militaire africain en poste à Kinshasa.

Une autre évidence qui bat en brèche les déclarations de Paul Kagame touche à l’approvisionnement du CNDP. Si ce mouvement rebelle s’est battu pour prendre le contrôle des frontières communes avec le Rwanda, c’est justement pour assurer ses arrières dans l’éventualité d’un retrait. Qu’un conseiller de Kagame reconnaisse la présence des démobilisés rwandais dans les rangs du CNDP démontre si besoin en était encore que le Rwanda connaît non seulement l’existence de ce mouvement mais aussi son chef.

Il est vrai que Kagame ne pouvait pas accepter publiquement ses collusions avec Nkunda, mais il s’y est mal pris en prenant l’opinion pour naïve et incapable d’analyses. Paul Kagame a simplement menti !

Soutien à Nkunda : la Suède suspend son aide budgétaire au régime de Kigali

Le Rwanda a rejeté hier le rapport de l’ONU l’accusant de soutenir et d’armer la rébellion tutsie dans l’Eest du Congo mais, emboîtant le pas à la Hollande, la Suède a suspendu son aide budgétaire au régime de Kigali. Le Conseil de sécurité de l’ONU étudie cette semaine le rapport de 132 pages du Groupe d’experts sur le pillage de la République démocratique du Congo (RDC). Les enquêteurs blâment aussi le Congo pour son appui aux rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), en lutte contre le régime à prédominance tutsie de Kigali.

nkunda_detroie dans POLITIQUEEt ils accusent les FDLR de participer au pillage des ressources du Congo, au même titre que le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du « général » Laurent Nkunda, Un Tutsi congolais. Dans une réponse de sept pages, le Rwanda décrit le rapport de l’ONU comme « inexact et partial », estimant qu’il « a été calculé pour détourner le blâme » du Congo et de l’ONU, « qui n’ont pu résoudre le conflit ».

Le Parlement hollandais pressait le ministre de la Coopération Bert Koenders depuis novembre pour qu’il gèle l’aide de 4 millions de dollars de La Haye au Rwanda.

Soutien détaillé

« J’attends les conclusions de l’ONU avant de décider », avait déclaré Koenders le 29 novembre, de retour de Kigali. Les conclusions, tombant cette semaine, sont accablantes pour le Rwanda. « La Suède prend au sérieux le rapport de l’ON U et a bloqué le versement annuel de 14;5 millions de dollars au budget du Rwanda », a annoncé hier Stockholm. L’enquête, effectuée en vertu d’un mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, révèle dans ses moindres détails le soutien systématique et multiforme du Rwanda à la rébellion de Nkunda.

Fournitures d’armes et de militaires, enrôlement d’enfants soldats, facilités bancaires sont autant de contributions de Kigali au combat contre ses exiles hutus en territoire congolais les empêchant de ramener la guerre au Rwanda. Les FDLR regroupent d’anciens « génocidaires » du régime Habyarimana renversé en 1994 par le FPR (Front patriotique rwandais) tutsi, et des Hutus rwandais nés au Congo après leur exil massif. Ils veulent reconquérir le Rwanda pour la majorité hutue (85%), tout comme la minorité tutsie (14%), exilée après l’abolition de la monarchie, ont repris le Rwanda par les armes avec la guerre de 1990-94.

Guerre inachevée

Cette guerre, inachevée, se poursuit dans l’est du Congo. Les victimes sont congolaises – mourant au rythme de « deux tsunamis » (500.000 personnes) par an, selon l’ONU. Et les ressources pillées pour la financer sont congolaises – diamant, or, coltan, bois, cheptel, café, plus des taxes imposées aux civils.

Des voix s’élèvent aussi en Grande-Bretagne, principal soutien de Kigali, avec les Etats-Unis, pour pousser le Rwanda à lâcher Nkunda et pacifier le Congo. « Paul Kagame, le président du Rwanda, est un favori des Britanniques qui lui versent des dizaines de millions de livres en soutien budgétaire. Mais son rôle dans l’Est du Congo est inquiétant. Il est temps de lui dire que l’aide cessera s’il ne met pas Nkunda au pas », écrit le directeur de la Royal African Society.

Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch (HRW), écrit que Londres doit « cesser de tourner en rond » et pousser l’Europe à déployer une force de soutien aux Casques bleus de la MONUC dans l’est du Congo. L’intervention de Roth coïncide avec le refoulement, pour la deuxième fois en trois mois, d’Alison Desforges, principale conseillère de HRW sur l’Afrique, par les autorités rwandaises le 2 décembre. Mme Desforges avait soutenu le FPR en 1994, mais elle ne se gène plus pour critiquer les violations commises par Kigali.

(SL/Th/GW/Yes)

Le Potentiel/ Le Palmarès

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Concertations Gouvernement–CNDP à Naïrobi : échec et inquiétude

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2008

Kinshasa, 22/12/2008 / Politique

Présenté par la facilitation, l’acte de prolongation de la cessation des hostilités, qui a pour but de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et de poursuivre les négociations dans un climat apaisé, n’a été signé que par la délégation gouvernementale, prouvant ainsi sa bonne foi.Concertations Gouvernement–CNDP à Naïrobi : échec et inquiétude dans POLITIQUE nkunda-terroristeAux concertations de Nairobi, au Kenya, seule la délégation gouvernementale a signé samedi soir l’acte de prolongation de la cessation des hostilités présenté par la facilitation. Le CNDP de Laurent Nkunda n’a pas signé le document.
Par ailleurs, au terme de la réunion du Comité interministériel région de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, l’on parle des pressions à exercer sur les parties congolaises. Aucun écho sur la prochaine réunion des chefs d’Etat des pays membres de la région des Grands Lacs. Ni encore sur l’application de la Déclaration de Dar es-salaam et le Pacte de sécurité, de stabilité et de développement de la région des Grands Lacs. Echec et inquiétude, comme si les pays de l’Afrique des Grands Lacs ont peur de s’assumer.

La signature de cette prolongation de la cessation des hostilités a pour but de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et de poursuivre les négociations dans un climat apaisé. Selon un analyste à Nairobi, la signature unilatérale par le gouvernement, faute d’avoir obtenu un cessez-le-feu, est un acte de sa bonne foi. Cela signifie que le gouvernement ne développera plus d’hostilité envers le CNDP, a expliqué le même analyste.

Selon la facilitation, le CNDP a justifié son refus de signer le document, alléguant que ses positions auraient été attaquées par les FARDC. Allégations qui se sont révélées sans fondement, a indiqué la facilitation, après vérification auprès d’au moins trois sources dont la Monuc. Néanmoins, les deux délégations auraient réaffirmé leur volonté de continuer le dialogue le 7 janvier prochain. Le temps de permettre peut-être au CNDP, qui a très souvent joué à l’enfant gâté, selon les termes d’un analyste, d’être un peu plus responsable.

Pour clôturer les débats sur la forme, il ne reste plus que l’adoption des termes de référence et la participation des autres institutions nationales comme facilitateurs, tel que demandé par le CNDP. Ainsi, le deuxième round des négociations entre le Gouvernement et le CNDP s’est soldé par un échec. On continue par conséquent à jouer les prolongations avec toutes les conséquences que cela pourrait entraîner. Notamment de consolider le statu quo avec un début de la balkanisation de la République démocratique du Congo.

Grands Lacs : pacte sur la paix et la sécurité

Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères, ou leurs délégués, des 11 Etats membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs se sont réunis samedi à Nairobi, au Kenya, pour parler du pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement de cette région. La RDC y était représentée par son ministre de la Coopération régionale, Raymond Tshibanda.

L’objectif de la rencontre consistait en l’évaluation de la mise en oeuvre du Pacte sur la sécurité, la paix et le développement dans cette région, notamment la question de la sécurité à l’Est de la RDC. A ce sujet, le facilitateur des concertations de Nairobi entre le CNDP et le gouvernement congolais, Olusegun Obasanjo, et son assistant Mkapa, ont présenté aux conférenciers pendant près d’une heure l’état d’avancement des discussions entre les deux parties. Des intervenants à la séance inaugurale de la conférence interministérielle ont exprimé leur satisfaction à ce propos.

Cependant, le ministre kenyan des Affaires étrangères a déclaré que des fortes pressions devraient être exercées sur les parties pour que cette crise [de l’Est de la RDC] soit définitivement résolue. Il a par ailleurs demandé à l’Onu de donner à la Monuc un mandat pro actif et plus impliquant, non seulement pour garder la paix, mais aussi la renforcer.

Sentiment d’inquiétude. L’on s’attendait à ce que les participants dégagent des pistes de solution à proposer pour qu’ils les entérine. Or, aucun écho sur la prochaine réunion des chefs d’Etat des pays membres de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Ce qui laisse à supposer que les pays membres des Grands Lacs hésitent sur la nouvelle impulsion à donner à la Déclaration de Dar es-Salaam et au Pacte de paix et de sécurité dans la région des Grands Lacs. Cette hésitation risque de porter un coup dur en la confiance envers cette institution.

D’autres questions prévues à l’ordre du jour de la conférence ont été, le rapport du secrétariat exécutif sur la mise en oeuvre des recommandations de la dernière réunion ministérielle, les contributions des Etats membres et l’adoption du budget du secrétariat exécutif pour l’exercice 2009-2010.

Les conclusions de cette réunion devront être examinées lundi prochain par la Commission paix et sécurité de l’Union africaine, a indiqué pour sa part, le vice-président de cette institution panafricaine. Les Etats représentés à cette réunion sont l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie.

(SL/Ern./GW/Yes)

Le Potentiel/Radio Okapi

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Conseil des ministres : Mise sur pied de trois commissions ministérielles permanentes au sein du gouvernement

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2008

Kinshasa, 22/12/2008 / Politique

Le Conseil des ministres, réuni vendredi à la Cité de l’Union africaine, sous la direction du Premier ministre Adolphe Muzito, a décidé la mise en place de trois commissions ministérielles permanentes au sein du gouvernement, dans le cadre de l’adaptation des textes antérieurs au nouveau contexte institutionnel qui se dégage de l’ordonnance présidentielle instituant le gouvernement actuel, a indiqué le ministre de la Communication et des médias et porte-parole de cette institution.Conseil des ministres : Mise sur pied de trois commissions ministérielles permanentes au sein du gouvernement dans POLITIQUE conseil_ministresLes membres du gouvernement ont examiné, sur le plan économique, le dossier relatif à la révisitation des contrats miniers, a indiqué M. Mende. Il a relevé, en ce qui concerne la situation sécuritaire, qu’un calme relatif règne sur toute l’étendue du territoire national, hormis quelques actes de provocation observés dans le district de l’Ituri (province Orientale) et dans l’entité provinciale du Nord-Kivu.
Et­ dessous le texte intégral du compte-rendu du conseil : « Le Conseil des ministres s’est tenu ce vendredi 19 décembre 2008 à la cité de l’Union africaine sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, Adolphe Muzito.

L’ordre du jour comportait les points ci-après :

  1. Points d’informations sur l’état du territoire et la situation sécuritaire du pays ;
  2. Audition du rapport sur la revisitation des contrats miniens ;
  3. Examen et adoption des textes réglementaires sur le fonctionnement du gouvernement, les attributions des ministères et la fixation des cabinets ministériels ;
  4. Examen du projet de code sur les marchés publics ;
  5. Examen du projet de loi sur l’Aviation civile.

1. Points d’information sur l’état du territoire et la situation sécuritaire du pays

Abondant le premier point de l’ordre du jour, le Conseil des ministres a constaté qu’un calme relatif règne sur toute l’étendue du territoire national à l’exception de quelques attaques contre les FARDC provoquées la semaine dernière dans le district de l’Ituri par des éléments hors­ la-loi d’une milice dénommée FPJC (Front populaire pour la justice congolaise). Les FARDC, appuyées par la MONUC, ont d’ores et déjà récupéré plusieurs localités qui avaient été occupées par cette milice.

Il a été également fait état d’un calme précaire dans la province du Nord-Kivu où, en dépit des négociations en cours, les miliciens du CNDP continuent des manœuvres de provocations en vue de déstabiliser cette partie de la République Démocratique du Congo.

En matière de sécurité publique, suite aux inondations provoquées par les pluies diluviennes du 8 décembre 2008 avec destruction de quelques 500 maisons d’habitations à Mbandaka, une délégation du gouvernement, conduite par le ministre de l’intérieur, s’y est rendue le 10 décembre pour y convoyer une assistance du gouvernement aux sinistrés.

300 tentes, des produits pharmaceutiques, vêtements et une enveloppe de 70.000 dollars américains ont été mis à la disposition de la population de Mbandaka par le gouvernement. Les difficultés que connaissent certaines entreprises du Portefeuille à forte incidence socio-économique frappées par une conjoncture défavorable autant que par des graves dysfonctions ont été également évoquées par le conseil. Une commission interministérielle présidée par le vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction a été mise sur pied pour présenter dans les dix jours un état des lieux sur lesdites sociétés en vue de permettre la finalisation de mesures éventuelles de redressement.

2. Rapport sur la révisitation des contrats miniers

Il convient de noter que la révisitation des contrats miniers a été effectuée par les entreprises publiques du secteur et leurs partenaires privés en présence des représentants du gouvernement. Le rapport présenté à cet effet par le ministre des Mines, a permis au conseil de mettre à jour quelques anomalies dans ce secteur au détriment de l’Etat. Cette révisitation a été initiée notamment pour obtenir une participation plus active des entreprises minières publiques dans la vie des joint-ventures constituées avec leurs partenaires privés ainsi qu’un engagement social plus visible de tous les partenaires dans ces joint-ventures. Il a été en outre convenu que dorénavant, en cas de litige, quelle que soit la juridiction saisie, la loi congolaise sera d’application.

Décisions suivantes ont été prises :

1. Le Conseil des ministres a décidé d’approuver les contrats et conventions minières qui présentent des éléments nouveaux de nature à favoriser le redressement et le développement des entreprises publiques. Il s’agit de 9 contrats de la GECAMINES, un contrat de l’OKIMO ainsi que la Convention minière liant l’Etat à ANVIL Mining Congo.

2. Le Conseil des ministres a approuvé les contrats n’ayant pas encore produit leurs études de faisabilité, mais pour lesquels des avancées notables ont été observées notamment en ce qui concerne le commencement des travaux sur terrain. Sont concernés : 110 contrats de la GECAMINES, 5 contrats de la « MIBA, 2 contrats de SODIMICO, un contrat  de EMK-MN et 3 contrat » de SAKIMA.

3. Le Conseil a pris acte de la résiliation par les entreprises publiques minières et leurs partenaires privés de contrats qui les liaient, sous réserve d’un accord formel de résiliation et de l’approbation formelle de la dite résiliation par le ministère du secteur.

Il s’agit de trois contrats pour la GECAMINES, quatre contrats pour SODIMICO, trois contrats pour SAKIMA, un contrat pour la MIBA, trois contrats pour OKIMO et un contrat pour l’Entreprise minière de Kisenge Manganèse.

4. Le conseil a approuvé l’option proposée par le ministre des Mines de faire renégocier les contrats et conventions qui n’ont pas abouti en vue de leur finalisation en tenant compte de divers avantages que l’Etat congolais pourrait en tirer.

Une    commission gouvernementale ad hoc a été Constituée à cet effet. Le cas échéant, le concours de nos partenaires au développement, notamment la Société civile nationale et internationale (Centre Carter, Osisa, etc. sera requis. Il s’agit des contrats GECAMINES-KMT    et    Mwana Africa-OKIMO     et des conventions entre l’Etat et TFM, AGK, Banro et MDDK.

5. Le Conseil des ministres a retenu l’option que les pas de porte attendus soient répartis à concurrence de 50 % pour l’Etat et 50 % pour l’entreprise publique concernée. Il sera demandé à chaque requérant de signer avec l’entreprise publique un projet minier. La joint-venture mettra à jour un projet relatif à la réalisation des Infrastructures à caractère social.

6. Les cumuls de fonctions au sein des joint-ventures sont interdits aux mandataires de l’entreprise publique partenaire. Le Conseil des ministres a arrêté par ailleurs une série de principes qui devront être prises en compte à l’avenir dans ce secteur.

3. Examen et adoption des dossiers

Le conseil des ministres a été saisi de trois projets de textes réglementaires.

Il s’est agi d’un travail d’actualisation et d’harmonisation de textes antérieurs qu’il a fallu adapter au nouveau contexte institutionnel créé par l’ordonnance présidentielle mettant en place le gouvernement dirigé par Monsieur le Premier ministre Muzito. Trois commissions ministérielles permanentes font leur apparition dans l’espace gouvernemental :

  1. Commission des besoins sociaux de base,
  2. Commission politique, défense et sécurité,
  3. Commission économique et de la reconstruction.

Les trois textes enrichis ont été adoptés par le conseil et seront soumis incessamment à la sanction de Son Excellence Monsieur le Président de la République et du Premier ministre.

4. Examen du projet du code sur les marchés publics

Le ministre du Budget a présenté au Conseil des ministres un projet de code sur les marchés publics. Un débat enrichissant a mis l’accent sur les impératifs de transparence et de lutte contre la corruption avant son adoption par le conseil. Il sera transmis pour adoption au Parlement.

5. Projet de loi sur l’Aviation civile

Le ministre des Transports et voies de communication a brossé l’économie du projet de loi sur l’Aviation civile pour apporter les correctifs indispensables à l’ancien texte régissant cette matière sensible et rendre notre législation conforme aux normes de l’Aviation civile mondiale.

Après débats et délibérations, le projet a été adopté et sera envoyé aux chambres parlementaires.

Commencée à 10h30’, la réunion a pris fin à 19h15’.

Concernant la politique économique dans le cadre du budget « 2008 » ma lumière des conseils du FMI, a dit M.Brian qui a insisté que cette démarche est obligatoire avant tout programme formel avec le FMI à l’avenir. Cela peut aider a-t-il soutenu au processus d’atteindre le point d’achèvement pour l’allégement de la  dette.

(SL/Ern./GW/Yes)Acp

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ATELIER D’ECHANGE SUR LA PERENNITE DES TELECENTRES EN RD CONGO

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 16 décembre 2008

Du 23 au 25 octobre 2008, le Centre Africain d’Echange Culturel a organise au Centre Pastoral de Lindonge en collaboration avec Media Action, un atelier sur la perennite des telecentres en RD Congo sous le parrainage du Ministere des PTT.
A cet atelier ont participe, en plus du Ministere des PTT, qui a apporte une expertise constructive aux activites de l’atelier, le Ministere de la Sante, le Ministere du Plan, le Ministere de l’Agriculture et du Developpement Rural.
Les etudiants de la faculte de Communication de l’Unikin ont ete tres fortement representes et actifs lors des echanges. La presentation des meilleures pratiques de la technologie numerique a ete un des points fort de l’atelier.

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