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11e RÉUNION ANNUELLE D’AFRINIC A DAKAR : Plaidoyer pour un succès global de l’Internet en Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Engagée dans l’amélioration de la qualité des infrastructures des technologies de l’Information et de la Communication depuis sa création en 2004, le réseau de l’Internet pour l’Afrique, AfriNic, tient sa onzième réunion à Dakar

Ateliers sur la sécurité, discussions sur le Forum de la gouvernance de l’Internet, présentations de quelques leaders du secteur et de certaines institutions de régulation sur les décisions et les bonnes pratiques qui pourront influencer le succès global de l’internet en Afrique sont, entre autres, les activités de la onzième réunion du Réseau de l’Internet pour l’Afrique, AfriNic, qui se tient depuis le samedi 21 novembre 2009 à Dakar.

Hier, après deux jours de formation portant sur l’IPv6 (Internet protocole version 6), la cérémonie officielle d’ouverture s’est effectuée en présence d’Aminata Tall, Secrétaire générale de la Présidence de la République. S’exprimant sur cette onzième réunion d’AfriNic dont le thème est « Protéger l’avenir de l’Internet en Afrique : en prévision de la mise en œuvre du protocole IPv6 », Mme Tall, évoquant les prévisions d’AfriNic et des quatre autres registres Internet régionaux dans le monde, a estimé que les adresses IPv4 attribuées vont vraisemblablement se tarir bien avant l’échéance 2011.

 Ainsi, la mise en œuvre de l’IPv6 va permettre de résoudre les problèmes liés au développement et à la démocratisation d’Internet. Elle a rappelé que le président Abdoulaye Wade, coordonnateur du volet Tic du Nepad, affiche un intérêt particulier à l’évolution de la technologie dans le monde et cette onzième réunion d’AfriNic qui porte sur l’IPv6, la sécurité et le forum sur la gouvernance de l’Internet, répond à cette attente.

En attendant les recommandations de la rencontre qui prend fin vendredi, Aminata Tall a estimé qu’elles auront un impact considérable sur la suite à donner quant à la gouvernance de l’Internet. « Les stratégies qui seront mises en œuvre pourront contribuer décisivement à l’élaboration d’une charte collective de gouvernance concertée d’Internet dans un contexte de convergence technologique », a-t-elle affirmé.

De par l’amélioration de la qualité des infrastructures des technologies de l’Information et de la Communication, le Réseau de l’Internet pour l’Afrique, créé en 2004 à Dakar et qui s’est élargi à travers le continent, a fait beaucoup de chemin, selon son directeur exécutif, Adiel Akplogan. Ce dernier a salué en l’Agence de régulation des télécommunications et des Postes (Artp) l’une des rares structures à s’engager pour le développement des Tic et a cité le Sénégal comme un modèle.

Grâce à un staff de dix-huit personnes, AfriNic a visité plus de vingt-cinq pays en Afrique pour le déroulement de son programme intensif de formation à la gestion des technologies de l’Information et de la Communication.

 

Source:Lle Soleil

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Les nouvelles règles des télécoms et de l’accès à Internet en Europe

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

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« Au sommaire de la réforme des télécommunications de l’UE : un plus large choix offert aux consommateurs, une nouvelle dose de concurrence, un système européen efficace d’autorités de régulation indépendantes, de nouveaux investissements dans des infrastructures compétitives, plus d’espace pour de nouveaux services sans fil et un internet plus ouvert pour tous. La réforme vise aussi à renforcer le marché unique des télécommunications en favorisant une réelle concurrence et en proposant des règles du jeu cohérentes dans les 27 États membres de l’UE », a résumé Viviane Reding.

Le nouveau paquet réglementaire relatif aux réseaux et services de télécommunications en Europe a été proposé par la Commission européenne en novembre 2007 (IP/07/1677). Il fait l’objet d’un accord politique entre les négociateurs du Parlement européen, du Conseil des ministres des Télécommunications et de la Commission le 5 novembre (MEMO/09/491). Il a enfin été adopté mardi à une très large majorité par le Parlement européen réuni en session plénière à Strasbourg.

 

 

Voici les 12 principales mesures du nouveau paquet réglementaire.

 

1. Le droit des consommateurs européens à changer d’opérateur fixe ou mobile en un jour ouvrable tout en conservant leur ancien numéro de téléphone.

Dans l’UE, changer d’opérateur prend aujourd’hui en moyenne 8,5 jours pour un numéro de téléphone mobile et 7,5 jours pour un numéro de téléphone fixe, certains consommateurs devant parfois attendre deux à trois semaines (MEMO/09/126). À l’avenir, il sera possible de le faire en 1 jour ouvrable. En outre, en vertu de la nouvelle réglementation, la durée initiale d’un contrat signé avec un opérateur ne pourra dépasser 24 mois. Les opérateurs doivent aussi offrir à leurs clients la possibilité de conclure un contrat d’une durée maximale de 12 mois.

 

2. Une meilleure information des consommateurs.

En vertu de la nouvelle réglementation des télécommunications, les consommateurs recevront des informations leur permettant de mieux comprendre à quels services ils s’abonnent et, en particulier, ce qu’ils peuvent ou ne peuvent pas en faire. Les contrats doivent, entre autres, fournir des informations sur les niveaux de qualité minimale du service ainsi que sur les indemnisations et remboursements si ces niveaux ne sont pas atteints, indiquer les possibilités de figurer dans des annuaires téléphoniques offertes aux abonnés et comporter des informations claires sur les critères permettant de bénéficier d’offres promotionnelles.

 

3. Les droits du citoyen concernant l’accès à l’internet protégés par une nouvelle disposition sur la liberté de l’internet.

À la suite de la demande impérieuse du Parlement européen et après de longues négociations, la nouvelle réglementation des télécommunications prévoit désormais explicitement, par une nouvelle disposition sur la liberté de l’internet, que toute mesure prise par un État membre concernant l’accès à des services et applications ou leur utilisation par des réseaux de télécommunications doit respecter les libertés et droits fondamentaux des citoyens tels qu’ils sont garantis par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et les principes généraux du droit communautaire. De telles mesures doivent aussi être appropriées, proportionnées et nécessaires dans une société démocratique. En particulier, elles doivent respecter la présomption d’innocence et le droit à la vie privée. Pour toute mesure prise par un État membre concernant l’accès à l’internet (par exemple afin de lutter contre la pédopornographie ou d’autres activités illicites), les résidents de l’UE ont droit à une procédure équitable et impartiale préalable, y compris à être entendus, et à un recours juridictionnel effectif en temps utile.

Mme Viviane Reding, membre de la Commission européenne chargé des télécommunications, a déclaré à ce sujet: «La nouvelle disposition sur la liberté de l’internet représente une grande victoire pour les droits et les libertés des Européens. De plus, le débat entre le Parlement et le Conseil a démontré que nous devons trouver de nouveaux moyens, plus modernes et plus efficaces, de protéger la propriété intellectuelle et la création artistique en Europe. La promotion d’offres légales, y compris transnationales, doit devenir une priorité pour les responsables politiques. Les « lois des trois coups », qui pourraient interdire l’accès à l’internet sans procédure équitable et impartiale préalable ni recours juridictionnel effectif en temps utile, ne trouveront certainement pas leur place dans le droit européen.»

 

4. De nouvelles garanties pour un internet plus ouvert et plus neutre.

La nouvelle réglementation des télécommunications garantira aux consommateurs européens un choix toujours plus large entre fournisseurs concurrents de services à haut débit. Les fournisseurs de services internet ont à leur disposition des outils puissants qui leur permettent de faire la distinction entre les divers modes de transmission de données sur l’internet, comme la communication vocale ou de poste à poste. Si la gestion du trafic autorise la mise en place de services de grande qualité (comme la TV sur IP) et contribue à garantir la sécurité des communications, les mêmes techniques peuvent aussi servir à abaisser la qualité d’autres services à des niveaux inacceptables ou à renforcer des positions dominantes sur le marché. C’est pourquoi, en vertu de la nouvelle réglementation européenne, les autorités nationales de régulation seront habilitées à fixer des niveaux de qualité minimale pour les services de transmission en réseau, de façon à promouvoir la «neutralité de l’internet» et la «liberté de l’internet» pour les Européens. En outre, grâce aux nouvelles exigences en matière de transparence, les consommateurs doivent être informés – avant la signature d’un contrat – de la nature du service auquel ils s’abonnent, y compris des techniques de gestion du trafic et de leur incidence sur la qualité du service ainsi que de toute autre restriction (par exemple, capacités de bande passante ou vitesse de connexion disponible).

La Commission a également pris l’engagement politique d’exercer un contrôle rigoureux de la neutralité de l’internet et de mettre à profit ses compétences actuelles, ainsi que de nouveaux instruments à sa disposition en vertu du paquet de réformes, pour rendre compte périodiquement de la situation en la matière au Parlement européen et au Conseil des ministres. «Après réforme de la réglementation, la Commission sera la première ligne de défense de l’Europe en ce qui concerne la neutralité de l’internet», a déclaré Mme Reding.

 

5. La protection des données personnelles des consommateurs et contre le pollupostage (spam).

Le respect de la vie privée des Européens est une priorité de la nouvelle réglementation des télécommunications. Le nom, l’adresse électronique et les données bancaires des clients des fournisseurs de télécommunications et de services internet, et surtout les données concernant chaque appel téléphonique et session internet, ne doivent pas se retrouver, accidentellement ou délibérément, entre de mauvaises mains (IP/09/571). Les opérateurs doivent assumer la responsabilité qui va de pair avec le traitement et le stockage de ces informations. Par conséquent, la nouvelle réglementation impose de notifier obligatoirement les violations de données à caractère personnel – une première en Europe. En d’autres termes, les fournisseurs de communications seront contraints d’informer les autorités et leurs clients des atteintes à la sécurité de données personnelles. Cette disposition incitera les fournisseurs de réseaux et services de communications à mieux protéger les données personnelles de leurs clients.

Par ailleurs, les règles concernant la protection de la vie privée et des données sont renforcées, p. ex. relativement à l’utilisation des «cookies» et dispositifs similaires. Les internautes seront mieux informés sur les cookies et sur ce qu’il advient de leurs données personnelles et ils pourront exercer plus facilement un contrôle sur leurs informations personnelles dans la pratique. En outre, les fournisseurs de services internet auront le droit de protéger leur entreprise et leur clientèle par des actions en justice à l’encontre des polluposteurs.

 

6. Un meilleur accès aux services d’urgence avec le 112.

La nouvelle réglementation permettra de faire appel plus facilement aux services d’urgence en étendant les conditions d’accès de la téléphonie traditionnelle aux nouvelles technologies, en renforçant l’obligation des opérateurs de transmettre aux services d’urgence des informations sur la localisation de l’appelant et en sensibilisant davantage le public au numéro d’urgence européen, le 112.

De plus, ont été renforcées les dispositions concernant l’accès aux services de télécommunications pour les handicapés afin que ceux-ci puissent bénéficier des mêmes fonctionnalités que les autres utilisateurs, mais par d’autres moyens. Pour la première fois, la réglementation de l’UE en matière de télécommunications contiendra une disposition sur la disponibilité d’équipements terminaux offrant les services et fonctions nécessaires aux handicapés.

 

7. L’indépendance accrue des autorités nationales de régulation des télécommunications.

La nouvelle réglementation des télécommunications renforcera l’indépendance des autorités nationales de régulation en soustrayant leurs activités à toute influence politique et en instaurant une protection contre le licenciement arbitraire de leurs dirigeants.

 

8. Une nouvelle instance européenne qui contribuera à assurer une concurrence équitable et une cohérence accrue de la réglementation sur les marchés des télécommunications.

La réforme vise à fournir un outil très important pour faire du marché unique européen des télécommunications une réalité: l’ORECE ou BEREC (Organe des Régulateurs Européens des Communications Électroniques), nouvelle autorité européenne des télécommunications qui remplacera la coopération peu structurée et à huis clos existant aujourd’hui au sein du «Groupe des régulateurs européens» par une approche plus transparente et plus efficace. Les décisions de l’ORECE seront prises, en principe, à la majorité des dirigeants des 27 autorités nationales de régulation: à la majorité simple lorsqu’il s’agit de rendre un avis dans le contexte de l’analyse effectuée par la Commission des mesures notifiées par les autorités nationales, à la majorité des deux tiers dans les autres cas. Ces décisions seront préparées par un bureau supranational indépendant composé d’experts. L’ORECE prodiguera aussi conseils et soutien et complétera les travaux indépendants des autorités nationales de régulation, en particulier lorsqu’il s’agira de décisions de portée transnationale. Les gouvernements des 27 États membres doivent encore arrêter leur décision quant au siège de l’ORECE.

 

9. Un nouveau droit de regard de la Commission sur les mesures concernant la concurrence sur les marchés des télécommunications.

La nouvelle réglementation de l’UE en matière de télécommunications conférera à la Commission européenne le pouvoir de contrôler les mesures de régulation proposées par les autorités nationales (p. ex. sur les conditions d’accès au réseau d’un opérateur dominant ou sur les tarifs de terminaison d’appel fixe ou mobile). L’objectif est d’éviter que des règles incohérentes engendrent des distorsions de concurrence sur le marché unique des télécommunications. Si la Commission, en coopération étroite avec l’ORECE, estime qu’un projet de mesure notifié par une autorité nationale est susceptible de constituer une entrave au marché unique, elle peut formuler une recommandation exigeant de l’autorité nationale qu’elle modifie ou retire la mesure prévue. La nouvelle réglementation autorise également la Commission à adopter d’autres mesures d’harmonisation sous la forme de recommandations ou de décisions (contraignantes) s’il subsiste à long terme, dans l’UE, des divergences d’approches réglementaires entre autorités nationales, y compris concernant les mesures, p. ex. sur les conditions d’accès à haut débit ou les tarifs de terminaison d’appel mobile.

 

10. La séparation fonctionnelle comme solution aux problèmes de concurrence.

Les autorités nationales de régulation disposeront d’un moyen supplémentaire pour obliger, en dernier recours, les opérateurs de télécommunications à séparer les réseaux de communications de la fourniture de service. Cette nouvelle mesure est préconisée depuis 2007 par la Commission européenne et les 27 autorités nationales. La séparation fonctionnelle peut permettre d’accroître rapidement la concurrence sur les marchés tout en préservant les mesures incitatives en faveur de l’investissement dans de nouveaux réseaux. La séparation fonctionnelle est appliquée depuis janvier 2006 au Royaume-Uni où elle a fait exploser le nombre de connexions à haut débit (de 100 000 lignes dégroupées en décembre 2005 à 5,5 millions trois ans plus tard). La nouvelle réglementation de l’UE en matière de séparation fonctionnelle accroîtra la sécurité juridique dans les pays qui sont en train de passer à différentes formes de séparation (Pologne, Italie) et garantira la cohérence générale des pratiques dans l’intérêt du marché unique, de la concurrence et du consommateur.

 

11. Accélérer la diffusion du haut débit pour tous les Européens.

À l’heure actuelle, dans les zones rurales de l’UE, seulement 70% de la population peut avoir un accès internet à haut débit (IP/09/343). La réforme contribuera à réduire cette «fracture numérique» par une meilleure gestion du spectre radioélectrique et la mise de radiofréquences à la disposition effective de services sans fil à haut débit dans des régions où construire une nouvelle infrastructure en fibres coûte trop cher, et en permettant aux États membres d’étendre leurs dispositions relatives au service universel au-delà de l’accès internet à bas débit.

La réforme met en particulier beaucoup plus l’accent sur la souplesse d’utilisation du spectre du point de vue technique et des services, qui permettra aux opérateurs d’introduire plus aisément des technologies et services innovants. Cette souplesse accrue procurera d’importants gains économiques et peut entraîner une augmentation annuelle du PIB estimée à 0,1%. Elle permettra notamment au «dividende numérique», à savoir les radiofréquences libérées par le passage de la télévision analogique au numérique, de contribuer à la relance économique comme cela est également souligné dans la récente communication de la Commission sur la transformation du dividende numérique en avantages sociaux et croissance économique (IP/09/1595).

Le 16 octobre 2009, le Parlement et le Conseil ont déjà adopté une autre mesure importante proposée par la Commission parallèlement aux négociations sur le paquet de réformes des télécommunications (IP/09/1545) : la modernisation de la directive GSM qui doit permettre aux opérateurs d’introduire de nouveaux services, d’abord 3G et, par la suite, utilisant d’autres technologies novatrices, dans la bande de fréquences auparavant réservée exclusivement aux services GSM. Cela doit épargner au secteur 1,6 milliard d’euros en coûts d’investissement estimés pour un réseau européen unique, et permettre d’atteindre plus rapidement une couverture 3G complète. La directive GSM révisée favorisera l’adoption, dans l’UE, des services 3G dont la clientèle était estimée à plus de 90 millions d’utilisateurs en décembre 2008. À plus 20% des abonnés, c’est actuellement en Italie, en Autriche, en Suède et au Royaume-Uni que le taux de pénétration des services 3G est le plus élevé.

 

12. Favoriser la concurrence et l’investissement dans les réseaux d’accès de nouvelle génération.

La nouvelle réglementation procure une sécurité juridique pour les investissements dans des réseaux d’accès de nouvelle génération (NGA). Ces réseaux, utilisant de nouvelles technologies de fibre optique et sans fil, remplacent les réseaux traditionnels en fil de cuivre moins efficaces et permettront des connexions internet à haut débit. La réforme de la réglementation des télécommunications réaffirme l’importance de la concurrence dans ce nouveau secteur et préserve les mesures incitatives en faveur de l’investissement en tenant compte des risques qu’il y a à donner accès à des réseaux NGA et en permettant la conclusion d’accords de coopération entre investisseurs et opérateurs souhaitant accéder à ces réseaux. De la sorte, la nouvelle réglementation assurera également aux opérateurs de télécommunications un juste retour sur investissement. Sur la base de la nouvelle réglementation, la Commission prévoit de publier au premier semestre de 2010, compte tenu des résultats des consultations publiques organisées en 2008 et 2009 (IP/08/1370 et IP/09/909), une recommandation sur la régulation de l’accès aux réseaux NGA. Les règles régissant le partage des éléments du réseau, comme les conduites ou les câbles à l’intérieur des bâtiments, entre opérateurs sont également mises à jour dans le cadre de la réforme. Gage de concurrence accrue et d’une meilleure qualité de service aux entreprises et aux particuliers, elles contribueront aussi à réduire le coût financier global que représente le déploiement de réseaux NGA pour les opérateurs.

 

 

Prochaines étapes :

  • signature des dispositions législatives par les présidents du Parlement européen et du Conseil le 25 novembre;

  • entrée en vigueur de l’ensemble du paquet de réformes des télécommunications avec sa publication au Journal officiel de l’Union européenne (18 décembre);

  • création de l’Organe des régulateurs européens des communications électroniques (printemps 2010);

  • transposition des dispositions du paquet de réformes des télécommunications dans le droit national des 27 États membres de l’Union européenne (en juin 2011 au plus tard).

 

 

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Réchauffement : les températures pourraient croître de 7 degrés d’ici 2100!

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Yann Cohignac
Un groupe de chercheurs vient de publier des prévisions alarmantes sur le réchauffement de notre planète : celle-ci pourrait voir ses températures augmenter de 7 degrés à l’horizon 2100 ! Un avertissement de plus de la part de la communauté scientifique à moins de quinze jours de la Conférence de Copenhague.

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« Tout retard dans la prise de mesures pour lutter contre le réchauffement climatique risque d’entraîner des dégâts irréparables » (Institut de recherche sur les impacts du climat de Postdam)

« Le changement climatique s’accélère au-delà de ce qui était attendu », alerte l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Postdam (Allemagne) : « La température moyenne de l’air devrait se réchauffer entre 2 et 7 degrés en 2100 par rapport à la période pré-industrielle » (XIXème siècle). Selon les experts, qui ont publié hier (24 novembre) une étude de 64 pages sur le sujet (une synthèse des travaux parus depuis le 4ème rapport du Groupe intergouvernemental sur le climat, en 2007), il s’agit du « dernier appel des scientifiques à l’intention des négociateurs sur le climat de 192 pays qui doivent prendre le train de la protection climatique à Copenhague » (7 au 18 décembre).

 

« Il doivent accepter la dure réalité du changement climatique et les risques sans précédent qui l’accompagnent », note Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l’institut. Intitulé « Copenhagen Diagnosis » (« le diagnostic de Copenhague »), le rapport fait un constat inquiétant qui rend encore plus difficile l’objectif de limitation du réchauffement à 2 degrés (point de non-retour), décidé en juillet par plusieurs pays développés et émergents : les émissions mondiales de CO2 enregistrées en 2008 sont supérieures de 40 % à celles de 1990.

Un changement… de la face du globe

« Si l’on tient compte des calottes glaciaires et des glaciers, la montée du niveau des mers pourrait excéder un mètre en 2100, voire deux mètres. C’est bien plus que ce qui était prévu. Au-delà de 2100, le niveau de la mer pourrait s’élever de plusieurs mètres pendant quelques siècles », précise les climatologues. Le Giec avait en effet présumé une élévation des océans de 18 à 59 cm à l’horizon 2100, en ne prenant cependant pas en considération une possible accélération de la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique.

Les villes côtières comme Buenos Aires ou New York seraient alors exposés à une véritable catastrophe. Sans parler de l’archipel de Tuvalu, dans le Pacifique, ou des côtes du Bangladesh et de la Chine. Autres dangers : la forêt primaire amazonienne pourrait se transformer en savane et la saison des pluies en Afrique occidentale serait fortement perturbée.

Consulter « Copenhagen Diagnosis »

 

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L’énergie : le mal du siècle !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Albane Wurtz
Une étude du Programme des Nations unies pour le développement met en lumière le lien étroit entre pauvreté et déficit d’accès à l’énergie. Il apparaît que près d’un tiers de l’humanité vit dans le noir dont 80 % résident dans les pays les moins développés ainsi qu’en Afrique sub-saharienne. Le constat est sans appel : les Objectifs du Millénaire pour le Développement ne seront pas atteints en 2015.

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« 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité » (rapport du PNUD et de l’OMS)

Le tiers de l’humanité qui n’a pas accès à l’énergie pour ses besoins basiques (se chauffer, cuisiner ou allumer la lumière) est parmi le plus pauvre de la planète. Ce lien très étroit, mis en exergue par l’étude du PNUD et de l’OMS, renforce le sentiment d’injuste insécurité éprouvé par ces populations. Le prochain sommet onusien de Copenhague devra trouver des solutions aux problèmes d’accès à l’énergie et aux technologies propres. Le financement de l’aide à ces pays, parmi les plus pauvres de la planète, constituera un des enjeux majeurs du Sommet.

 

Les Objectifs pour le développement, fixés par l’ONU en l’an 2000, devaient permettre de diviser par deux la pauvreté d’ici 2015. L’étude du PNUD met donc un terme à tout espoir d’atteindre ces Objectifs. Et plus les pays sont pauvres, plus l’accès à l’énergie se raréfie. L’étude qui porte sur 140 pays en développement, dont 50 appartiennent à la catégorie des moins avancés (PMA), pointe du doigt ces disparités. « 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité, contre 28 % en moyenne dans les pays en développement », explique le rapport. Dans les faits, moins de 3 % des Burundais, des Tchadiens ou des Libériens ont le courant. Au Rwanda, en République centrafricaine ou en Sierra Leone, ils sont moins de 5 %.

Certains combustibles à l’origine de 2 millions de décès par an

Pour atteindre les Objectifs du Millénaire, le rapport estime qu’il faudrait qu’1,2 milliard de personnes supplémentaires bénéficient de l’électricité et 1,9 milliard de combustibles modernes pour se chauffer et cuisiner. Mais comme le déplore le responsable Energie et Environnement du PNUD, Minoru Takada, « l’accès à l’énergie n’apparaît pas comme une priorité aux gouvernements, ils préfèrent avoir des réalisations spectaculaires à montrer ».

Un autre problème de taille soulevé par le rapport : le type d’énergie utilisée par les plus pauvres. Dans les pays en développement, 45 % de la population (71 % en zone rurale) utilise la biomasse et le charbon pour se chauffer ou cuisiner. Or, les émanations induites par ces différentes sources d’énergie ne favorisent ni l’environnement, ni la santé. Les auteurs du rapport estiment même que 2 millions de décès sont dus chaque année à la pollution intérieure liée à ces émanations. S’ensuivent pneumonies, maladies pulmonaires, cancers du poumon qui causent la mort des populations, essentiellement les femmes et les enfants. L’accès aux technologies propres sera donc un autre des principaux enjeux abordés à Copenhague.

 

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Centrale osmotique : la Norvège se lance dans une nouvelle énergie renouvelable

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Yann Cohignac

La princesse norvégienne Mette-Marit a inauguré hier (24 novembre) le premier prototype de centrale osmotique. La technologie, 100 % propre et renouvelable, n’en est encore qu’à ses balbutiements, mais elle est très prometteuse.

 

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La centrale osmotique de Statkraft utilise l’énergie issue du mélange entre l’eau salée (en bleu sur le schéma) et l’eau douce (en vert)

C’est à Tofte, à 60 km au Sud d’Oslo, que la compagnie publique Statkraft, l’un des plus importants producteurs d’électricité et d’énergies renouvelables d’Europe, a choisi d’installer un prototype de centrale d’un nouveau genre : celle-ci utilise en effet l’énergie osmotique pour produire du courant. Silencieuse, non polluante et renouvelable, cette technologie exploite la réaction induite par la rencontre de l’eau douce et de l’eau salée.

 

Ce phénomène, appelé osmose, libère une grande quantité d’énergie capable de faire fonctionner une turbine génératrice d’électricité. Concrètement, la centrale de Statkraft fait circuler dans deux réservoirs séparés par une membrane (fine pellicule qui laisse passer l’eau tout en retenant le sel) l’eau salée de la mer et l’eau douce d’un fleuve. Cette dernière est alors naturellement attirée, créant une forte pression.

Un potentiel considérable ?

Pour l’instant, le prototype est à l’essai et ne fournira que quelques centaines de watts. La capacité atteindra ensuite entre 2 et 4 kilowatts. Mais Statkraft ne compte pas en rester là : selon l’entreprise, le potentiel annuel de cette énergie serait de 12 térawatts pour la Norvège. De quoi alimenter 540 000 foyers en électricité. Et au niveau mondial, entre 1 600 et 1 700 TWh pourraient être déployés chaque année, soit la moitié de la production énergétique totale de l’Union européenne. « Si cela ne suffira pas en soi à sauver la planète, nous estimons que l’énergie osmotique sera une part importante du portefeuille global d’énergies renouvelables », a affirmé Baard Mikkelsen, le directeur général de l’énergéticien.

L’énergie osmotique a de plus l’avantage de produire un flux d’électricité stable et indépendant des conditions météorologiques, contrairement aux autres énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien. Les pays dépourvus de montagnes, incapables d’avoir recours à l’hydroélectricité, pourraient ainsi produire leur propre énergie verte efficacement.

Une première centrale dès 2015

Statkraft, qui travaille sur la technologie depuis maintenant 10 ans et qui a investi quelque 150 millions de couronnes (environ 17 800 000 d’euros) dans le projet avec divers organismes européens, prévoit la construction d’une première centrale commercialisable d’ici 2015. Elle devrait pouvoir fournir 10 000 ménages (25 MW).

D’ici là, l’énergie osmotique aura encore des progrès à faire pour devenir rentable. A noter également qu’elle connaîtra des limites géographiques : ce type de centrale devra en effet être systématiquement implanté à proximité d’estuaires.

Site de Statkraft

 

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Copenhague : la mission de Fodé Sylla dénoncée

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Yann Cohignac
Le ministère du Développement durable a confié la semaine dernière à Fodé Sylla, ex-président de SOS Racisme, une mission auprès des pays africains en vue du Sommet de Copenhague : soutenir son action. Pour le réseau Sortir du Nucléaire, il s’agit surtout d’appuyer les activités du groupe Areva…

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« Fodé Sylla a pour mission de convaincre les dirigeants africains de soutenir les manœuvres des autorités françaises qui tentent de faire inclure le nucléaire dans les options favorables au climat » (Réseau Sortir du Nucléaire)

Le 19 novembre, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et du Développement durable, a fait appel à Fodé Sylla, ancien président de l’association SOS Racisme, ex-député européen, et membre du Conseil économique et social, pour l’aider dans les négociations de Copenhague à venir. Sa mission : « Appuyer l’action du ministre et entretenir les contacts avec les ministres africains de l’environnement » d’ici la conférence de l’ONU sur le climat à Copenhague. Une tâche similaire à celle du mois dernier, lorsque M. Borloo lui avait demandé de l’accompagner au Forum mondial du développement durable, à Ouagadougou.

 

Mais pour le réseau Sortir du Nucléaire, il y a là matière à polémique, car M. Sylla est « présenté comme ancien président de SOS Racisme, alors qu’il est aussi – et surtout – salarié de la multinationale Areva » (depuis plusieurs années). Autrement dit, officieusement, il « a pour mission de convaincre les dirigeants africains de soutenir les manœuvres des autorités françaises qui tentent de faire inclure le nucléaire dans les options favorables au climat ». Et la fédération de dénoncer une mission de la diplomatie française « littéralement fusionnée avec les intérêts de la multinationale Areva » (communiqué).

« Don’t nuke the climate ! »

Le réseau anti-nucléaire conteste donc « avec la plus grande vigueur » cette nomination et demande son annulation car « il n’est pas difficile de comprendre que, quand M. Sylla suggère à un dirigeant africain de soutenir la France lors du Sommet de Copenhague, c’est en même temps la multinationale Areva qui laisse planer la menace de rétorsions économiques ou au contraire de récompenses ». Dans son communiqué, Sortir du Nucléaire cite d’ailleurs Fodé Sylla pour appuyer son argumentaire : « Une entreprise comme Areva a besoin de l’Afrique, et l’Afrique a besoin d’une entreprise comme Areva » (le groupe exploite notamment sur le continent la mine d’Imouraren, au Niger).

Les militants rappellent en outre qu’ils sont totalement opposés à « l’idée que le nucléaire permette de lutter contre le changement climatique », qui progresse de plus en plus à l’approche de Copenhague. L’association anime pour cela la campagne internationale « Don’t nuke the climate » (« N’atomisez pas le climat »).

 

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Les femmes pourraient bien sauver la planète

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Les femmes seraient-elles plus « écolo-vertueuses » que les hommes ? Selon un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), les femmes des pays industrialisés auraient un comportement plus favorable à l’environnement. Mais ce rapport souligne surtout le rôle clé que les femmes pourraient jouer au sein des pays en voie de développement dans la lutte contre les changements climatiques, à condition qu’on leur en donne les moyens.

 

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Les femmes ont été en grande partie oubliées dans les discussions sur la lutte contre les bouleversements climatiques. Elle pourraient pourtant bien jouer un rôle-clé dans le développement durable de la planète.

L’étude de l’UNFPA met en valeur le comportemnent des femmes, qui seraient plus soucieuses de l’environnement que les hommes. D’après l’étude, qui cite un document de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) de 2008, les femmes des pays industrialisés, plus que les hommes, auraient tendance à acheter des produits écologiques et à recycler leurs déchets. Par ailleurs, l’étude, s’appuyant elle-même sur d’autres études effectuées dans les pays nordiques, souligne que dans les pays industrialisés comme dans les pays en développement, les femmes ont un moindre impact sur l’atmosphère car elles prennent moins l’avion que les hommes et se déplacent moins qu’eux en voiture. Une différence qui ne serait cependant pas seulement liée à un choix, mais aussi à une inégalité d’accès aux ressources économiques.

 

Cette inégalité entre l’homme et la femme est le plus souvent néfaste pour la planète : chacun sait à quel point, dans les pays en voie de développement, la pauvreté et les difficultés d’accès à l’éducation sont facteurs de croissance démographique incontrôlée. L’étude rappelle que dans ces pays, investir dans l’éducation des femmes aboutit à freiner la croissance démographique, ce qui a un effet positif sur la réduction des gaz à effet de serre. De plus, au-delà de la question de la régulation des naissances, les femmes qui travaillent aux champs peuvent avoir un rôle actif dans l’adaptation aux changements climatiques, en développant des cultures résistantes aux inondations et aux sécheresses ou en protégeant les ressources en eau.

Des personnalités féminines engagées

L’étude s’appuie également sur les témoignages de plusieurs personnalités féminines à travers le monde, comme Wangari Maathai, lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2004 et fondatrice du « Green Belt Movement au Kenya ». Ce mouvement, qui était au départ un simple programme de plantation d’arbres par les femmes (plus de 40 millions d’arbres plantés à ce jour) est devenu un vecteur de l’autonomisation des femmes et de leurs familles, qui deviennent de véritables acteurs du développement durable et du développement économique équitable. Ces femmes-là veulent compter dans la lutte contre les changements climatiques.

Le rapport de l’UNFPA plaide la cause de leur implication, comme de l’implication des autres femmes de bonne volonté à travers le monde. Dans la lutte face aux bouleversements climatiques, l’engagement féminin pourrait bien faire la différence…

Pour consulter l’étude complète : State of world population 2009

 

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Les nettoyeurs du Net

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 24 novembre 2009

Yves Eudes

Quand on tape sur Google »Paul Lambert » (le nom a été changé à la demande de notre interlocuteur), la première page de résultats affiche une liste de textes informatifs sur l’usine de biocarburants qu’il a créée en Italie. Les clients, les fournisseurs, les candidats à l’embauche et les concurrents qui cherchent à se renseigner sur cet homme d’affaires découvrent un site d’entreprise très bien fait, des articles élogieux sur ses procédés innovants, des évaluations signées par des experts en marketing et en développement durable.

Or, il y a quelques mois, la situation était très différente. Sur les dix premiers résultats Google, six étaient des documents rappelant que, dans les années 1980 et 1990, l’homme était un trafiquant d’armes international, et qu’il avait été mêlé à deux scandales politico-financiers. A l’époque, il avait même écrit un livre sur son métier. Puis il s’était expatrié et avait refait sa vie.

Par quel miracle, en quelques mois, « Paul Lambert » s’est-il refait une virginité numérique ? Il a fait appel aux services de Hington & Klarsey, une jeune agence basée en Angleterre, spécialisée dans la gestion de la « e-reputation ». L’équipe, qui réunit des informaticiens, des juristes et des gens de communication, a mis au point un procédé très efficace. Elle mène des recherches pour identifier les auteurs des textes visés et les responsables des sites qui les publient. Puis elle leur demande de supprimer les contenus compromettants, ou au moins de les modifier, en remplaçant le nom de leur client par ses initiales. Xavier Desfeuillet, directeur exécutif de Hington & Klarsey, se dit partisan de la manière douce : « Nos arguments sont avant tout d’ordre moral. Nous expliquons aux éditeurs que ces informations sont sans valeur, car obsolètes. Elles nuisent à notre client sans rendre service à quiconque. » Ainsi, il réussit à convaincre le quotidien L’Humanité de supprimer de ses archives en ligne un article sur son client, datant de 1993.

Bien sûr, ce système est imparfait. L’une des affaires impliquant « M. Lambert » fut évoquée lors d’une enquête parlementaire, dont le compte rendu reste publié sur un site officiel. Par ailleurs, des blogueurs militants, qui ont republié certains articles et rédigé des commentaires, refusent de les effacer, et s’insurgent contre cette forme de censure.

Dans d’autres cas, l’agence ne parvient pas à identifier les propriétaires du site, ou n’obtient aucune réponse car ils vivent dans un pays lointain. Certains essaient aussi d’extorquer de l’argent pour effacer un contenu dérangeant. Quand le « nettoyage » s’avère impossible, les agences ont recours à une autre technique, le « noyage » : on neutralise les documents gênants en les faisant reculer dans la hiérarchie des résultats des moteurs de recherche. Qui se soucie de ce que Google publie en quatrième ou en cinquième page ?

L’agence crée alors une série de sites dont l’adresse contient le nom du client, ce qui les propulse en tête du classement. Pour plus de crédibilité, elle leur accole des mots-clés comme « news », « market » ou « audit » … Il faut ensuite les remplir de « contenu positif » rédigé dans un style neutre et professionnel, souvent accompagné de photos et de vidéos. Vient enfin l’étape cruciale du référencement : l’agence possède des centaines de pages Web apparemment indépendantes, dont la fonction essentielle est de publier des liens en direction des sites dont on veut faire la promotion. Ceux-ci sont alors repérés en priorité par les algorithmes de Google.

Ces prestations haut de gamme sont réservées aux chefs d’entreprise, aux stars du show business et aux hommes politiques, car elles peuvent coûter des dizaines de milliers d’euros. Pour les citoyens ordinaires, d’autres agences proposent des services plus modestes, à des tarifs abordables. Aux Etats-Unis, la gestion de « e-reputation » est en train de devenir une industrie, fonctionnant sur le modèle des compagnies d’assurances. Pour un abonnement de 15 dollars par mois, la société californienne Reputation Defender effectue ainsi sur Internet une veille permanente pour le compte de ses clients. A chaque fois que leur nom ou leur photo apparaît sur un nouveau site, elle les avertit. Si le client estime que ce contenu est dérangeant, la société lance une offensive pour le faire effacer. Elle facture 29 dollars par document supprimé.

Michael Fertik, le patron de Reputation Defender, affirme posséder plusieurs milliers de clients modestes : psychologue accusé d’avoir acheté son diplôme, parents découvrant que leur fils raconte des secrets de famille sur des forums… Il note aussi la multiplication des affaires impliquant des images. La mode des photos érotiques prises dans l’intimité du couple se répand dans la jeunesse occidentale. Quand la passion s’estompe, les images restent à l’abandon sur un disque dur, mais en cas de crise ou de dispute, elles surgissent au grand jour : par vengeance, des hommes éconduits ou trompés les affichent sur Internet. Parfois, la femme contre-attaque en publiant des textes assassins sur son compagnon. Du coup, les deux parties deviennent clientes de Reputation Defender.

En France, une start-up baptisée Reputation Squad vient de se lancer sur le même créneau. Parmi ses premiers clients, un homme qui fut victime d’une escroquerie, largement couverte par les médias. Des années après l’affaire, son nom figure toujours dans de nombreux articles sur Internet. Personne ne lui reproche rien, mais il exècre ce statut d’éternelle victime.

Quand les documents sont diffamatoires ou attentatoires à la vie privée, les agences peuvent utiliser des méthodes plus musclées. La société parisienne Les Infostratèges n’hésite pas à envoyer aux blogueurs et modérateurs de forums des rappels à la loi et des menaces de poursuites. Avec les sites des médias classiques, c’est plus compliqué, mais Didier Frochot, le juriste des Infostratèges, imagine déjà une réforme ambitieuse : « Les sites officiels comme Legifrance (qui publie sur Internet les arrêts de différents tribunaux) anonymisent leurs archives au bout de deux ans, pour accorder aux justiciables un droit à l’oubli. Les médias devraient faire la même chose. S’ils n’arrivent pas à s’autodiscipliner, il faudra faire voter une loi contraignante. » M. Frochot a saisi la CNIL de cette question, sans résultat à ce jour.

Certaines victimes s’adressent, plus classiquement, à des avocats, qui apprennent sur le tas le métier de nettoyeur du Net. Me Blandine Bonvoisin, avocate à Lille, a récemment reçu dans son cabinet une employée de banque en plein désarroi. Son fils de 15 ans, qui s’était amusé à taper le nom de sa maman sur Google, est tombé par hasard sur un film pornographique datant de 1987, dont elle était la vedette. Côté familial, le mal est fait, mais l’ex-actrice craint à présent que ses collègues ne fassent la même découverte. L’avocate estime que le recours aux tribunaux sera suffisant : « La plaignante doit prouver qu’elle subit un préjudice, mais dans le cas d’une oeuvre pornographique, ce sera facile. Par ailleurs, à l’époque du tournage, ma cliente n’a pas pu céder ses droits pour une exploitation via Internet, car il n’existait pas. »

 

 

Les avocats s’estiment très efficaces dans les cas de non-respect de la présomption d’innocence. En 2002, la responsable d’une association est mise en examen dans une affaire d’abus de confiance. Garde à vue, licenciement… Son nom est cité dans les médias, et les articles les plus accusateurs sont repris et commentés sur des forums. En 2006, elle bénéficie d’un non-lieu, mais personne n’en parle. Résultat, deux ans plus tard, quand on tapait son nom sur Google, on tombait sur des articles non datés, donnant l’impression qu’elle était toujours au centre d’une affaire en cours : « Je cherchais du travail, se souvient-elle ; à cause d’Internet, les recruteurs étaient tous au courant de mon passé judiciaire. Bien qu’innocentée, j’étais terrassée par la honte. » Elle crée sa propre entreprise, mais sa réputation sur Internet lui fait perdre plusieurs clients. En 2008, elle a enfin assez d’argent pour faire appel à une avocate.

Pour des raisons techniques, le problème risque de s’aggraver très vite. Des nouveaux logiciels de reconnaissance visuelle vont bientôt permettre de retrouver toutes les photos d’une personne sur Internet à partir d’une seule image de son visage. Les moteurs de recherche, qui ne scannent aujourd’hui qu’une partie des serveurs accessibles via Internet, s’enfoncent de plus en plus profondément dans les bases de données, et vont dénicher des documents jusque-là épargnés, notamment dans les réseaux sociaux et les archives à l’abandon. Des étudiants qui avaient publié dans les années 1990 des blagues de potaches sur le réseau universitaire Usenet, oublié de tous, découvrent aujourd’hui avec horreur qu’ils ont refait surface sur les forums de Google Groups.

A l’époque, les documents Usenet étaient archivés par une société privée, dont le fonds a été racheté par Google. Une jeune Française a récemment essayé de supprimer de Google Groups des messages très intimes laissés dix ans plus tôt sur Usenet, en vain. Elle fait alors appel à une avocate, qui écrit à Google, sans résultat. Elle va jusqu’à porter plainte, mais le juge décide que le droit français n’est pas applicable à un service appartenant à une société californienne. En désespoir de cause, elle saisit la CNIL, qui lui répond que ce jugement est regrettable, mais qu’elle n’y peut rien. Puis un jour, la jeune femme constate que les messages ont mystérieusement disparu. Malgré tout, elle a résilié son abonnement Internet.

 

 

 

 
 

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Les opérateurs confrontés à la saturation des réseaux

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 24 novembre 2009

Cécile Ducourtieux
Au moment où les budgets d’investissement pour 2010 sont en train d’être bouclés, les opérateurs de téléphonie mobile, en France et dans les autres pays occidentaux, doivent résoudre une équation économique particulièrement épineuse. Ils sont contraints de dépenser toujours plus dans leurs réseaux, sérieusement menacés de saturation par l’explosion des connexions à Internet via des terminaux mobiles. Mais les revenus qu’ils tirent de ces nouveaux usages n’augmentent pas en proportion. Pis encore : les premiers à profiter de ces dépenses dans des infrastructures plus efficaces risquent d’être les nouveaux géants de l’Internet : Google, Yahoo!, Facebook, voire Apple…

« C’est difficile pour nous d’investir quand les perspectives de gain sont si floues. Nous avons besoin d’un partage des frais raisonnable », affirme Jeff Brueggeman. Le responsable des relations institutionnelles d’AT & T, premier opérateur américain, s’exprimait lors du colloque de l’institut d’études français Idate, où il fut beaucoup question, les 18 et 19 novembre à Montpellier, du sujet.

Tous les opérateurs le constatent : le trafic de données sur les réseaux mobiles s’envole. « Il double d’une année sur l’autre », selon Frédéric Pujol, de l’Idate. Chez SFR, il a été multiplié par quatre entre fin 2008 et fin 2009. En cause : l’énorme succès des téléphones multimédia, du type iPhone d’Apple commercialisé depuis juin 2007 (plus de 30 millions écoulés dans le monde). « Ces terminaux consomment encore assez peu de débit, mais ils mobilisent beaucoup le réseau, en envoyant en permanence des informations de signalisation », explique M. Pujol. Les « clés 3G » qui, branchées sur un ordinateur portable, lui permettent de se connecter à Internet via le réseau mobile, y sont aussi pour beaucoup (1,7 million d’entre elles était en circulation dans l’Hexagone au 30 septembre). « Leurs utilisateurs consomment dix fois plus de trafic qu’un client mobile lambda », dit-on chez SFR.

Au point que les réseaux commencent à saturer. « On est en train de voir sur le mobile ce qu’on a vécu entre 2000 et 2002 sur le réseau fixe : les besoins commencent à excéder les débits disponibles », confie-t-on chez l’un des trois opérateurs mobiles français.

Aux Etats-Unis, AT & T, distributeur exclusif dans le pays de l’iPhone, a eu des soucis cet été, notamment pour l’accès aux services de télévision via les mobiles. Les câblo-opérateurs américains, comme Time Warner Cable, auraient aussi du mal à suivre. En France, certains dégraderaient ponctuellement le service pour les clients trop gourmands, afin de continuer à assurer les connexions de tous les mobiles présents, dans une même zone très fréquentée (plus il y a d’utilisateurs dans une zone couverte par une antenne-relais, plus les débits diminuent). « C’est difficilement tenable, question d’image », avoue M. Pujol.

Mais globalement, les opérateurs ne se laissent pas déborder : ils adaptent leur réseau en permanence. Les solutions ne manquent pas. Il y a d’abord la ressource hertzienne, qui reste correcte. En France par exemple, pour transporter les communications par voie radio (entre le terminal mobile et les antennes-relais), Orange (France Télécom), SFR et Bouygues Telecom disposent chacun de trois canaux de fréquences de 5 mégahertz (MHz) dans la bande de fréquence des 2,1 gigahertz (GHz). « Pour l’instant, un seul des canaux voire deux dans les zones denses sont utilisés« , selon Laurent Fournier, du fabricant de composants pour mobiles Qualcomm. « Densifier le nombre d’antennes-relais, c’est difficile avec le débat sur leur nocivité supposée. Alors on maximise l’utilisation des fréquences en rajoutant dans les antennes-relais des fonctionnalités logicielles fournies par les équipementiers. On déploie ainsi le HSPA qui permet des débits de l’antenne-relais vers le téléphone d’au moins 14 mégabits par seconde (Mbps) contre 2 Mbps jusqu’alors » confie un technicien chez Orange.

Les opérateurs redimensionnent aussi, avec de la fibre optique, la liaison entre les antennes-relais et le réseau terrestre de collecte. Et « boostent » ce dernier en ajoutant des routeurs encore plus puissants. Il y a enfin l’alternative des réseaux mobiles de quatrième génération (4G), avec notamment le protocole LTE (long term evolution), qui permettra des débits vingt fois supérieurs. Il est testé aux Etats-Unis par AT & T et Verizon. Au Japon, NTT veut lancer une offre commerciale dès 2010.

 

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Forum Gouvernance de l’Internet à Sharm El Sheik, Egypte 2009

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 24 novembre 2009

Du 15 au 18 novembre, le 4e forum sur la gouvernance de l’Internet a eu lieu à Sharm El Sheik en Egypte. les ateliers organisés lors de ce forum ont été focalisés sur des thématiques principales: l’accès, les ressources critiques de l’Internet, la diversité, l’ouverture, la sécurité, le renforcement des capacités et le développement.

Parallèlement à cet atelier, d’autres activités ont été également programmées notamment:

1. En ce qui concerne les meilleures pratiques :

-L’Internet en Suède: aujourd’hui, demain et les perspectives dans la recherche;

-l’accessibilité à toutes les personnes vivant avec handicap;

-Stimulation du contenu d’Internet de qualité : Utilisant le mécanisme de concours pour démontrer l’avantage de l’Internet ;

-AICTO relève les défis des développements d’Internet dans la région arabe;

- Les pratiques dans la politique et les opérations de ccTLD (fusionnées) ;

- Forum des pratiques : Protection des enfants sur le Net dans les pays en voie de développement : quelles stratégies ?

- Débat ouvert : Le forum sur la  gouvernance de l’Internet dans le Commonwealth;

- Débat ouvert : ICANN ;

- Débat ouvert : Protection en ligne des enfants ;

- Débat ouvert : Forum ouvert de l’UIT sur la Cybersécurité ;

- Débat ouvert : OCDE ;

- Forum ouvert : L’UNESCO,

- Forum des pratiques : ACCÈS A L’INFORMATION UTILISANT DES LANGUES LOCALES EN INDONÉSIE,

- Forum des pratiques : DÉVELOPPEMENT DE TECHNOLOGIE TRANSFORMATRICE DE DIVERSITÉ DE LANGUE,

- Les pratiques pour un Web accessible,

- Forum ouvert du Conseil de l’Europe : Liberté d’expression et d’accès à l’information dans les environnements (frontaliers) en ligne : coopération internationale en liaison avec les ressources d’Internet critiques.

 

 

Pour plus d’information:  Forum Gouvernance de l'Internet à Sharm El Sheik, Egypte 2009 dans INTERNET pdf igf2009documentsdesynthse.pdf

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