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Loppsi : un juge devra valider le blocage des sites Web

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 29 janvier 2010

LEMONDE.FR | 28.01.10


         

C‘est l’une des mesures emblématiques du projet de loi Loppsi (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) : la possibilité pour les forces de l’ordre d’imposer le blocage de sites Internet à caractères pédo-pornographiques aux fournisseurs d’accès à Internet. Pour le gouvernement, le blocage de ces sites est nécessaire dans le cas où ils sont hébergés à l’étranger, ce qui les met de facto à l’abri des poursuites judiciaires classiques.

Dans le projet de loi initial, le blocage devait être décidé par la seule autorité administrative. Retournement, mercredi, en commission des lois : un amendement du député UMP Lionel Tardy, adopté à l’unanimité contre l’avis du rapporteur, instaure la nécessité d’avoir recours à une décision judiciaire avant de pouvoir bloquer un site Internet. « Malheureusement, nous n’avions pas le choix », estime M. Tardy. « Il faut qu’un juge puisse mettre son nez dans ces décisions, même si cela doit ralentir la procédure : c’est le seul moyen d’éviter les dommages collatéraux, comme le blocage accidentel de sites légitimes. »

Surtout, les députés de la commission des lois ont craint que cette disposition soit invalidée par le Conseil constitutionnel. « La jurisprudence nous incite fortement à le faire », explique Lionel Tardy, « sous peine de voir une partie de la loi retoquée ». En juin dernier, le Conseil constitutionnel, saisi sur la loi Hadopi par l’opposition, avait en effet estimé que la coupure d’accès à Internet était une sanction trop importante pour pouvoir être prise en dehors d’une procédure judiciaire. Si le blocage d’un site ne recouvre pas tout à fait les mêmes implications que la coupure d’accès à Internet prévue par l’Hadopi, les députés ont préféré prendre les devants : le projet de loi sur le jeu en ligne, qui prévoit la possibilité de bloquer des sites de paris ou de jeux hors la loi, prévoit également l’intervention d’un juge avant blocage.

« LE GROS DU DÉBAT SE FERA DANS L’HÉMICYCLE »

L’amendement adopté par la commission des lois doit encore être validé par les députés en séance plénière. Le gouvernement pourrait donc tenter de revenir à la version précédente du texte, mais la manœuvre serait délicate, le poids d’un amendement validé à l’unanimité en commission des lois étant important.

Le débat sur le texte risque pourtant d’être animé : la Loppsi, qui fixe les grandes orientations de la police et de la gendarmerie pour cinq ans, couvre en effet un champ d’application très large. « Les débats en commission étaient calmes, mais le gros de la discussion se fera dans l’Hémicycle », juge Lionel Tardy. « Le vote est programmé les 9 et 10 février ; en pleine campagne pour les régionales, le vote d’un texte sur la sécurité, c’est l’occasion pour la gauche d’adopter une position dure, et de tenter de récupérer le vote des jeunes intéressés par les questions de liberté sur Internet ».

Une vision tactique que réfute Jean-Jacques Urvoas, député et secrétaire national chargé des questions de sécurité au Parti socialiste. « Nous ne sommes pas du tout dans cette optique ; nous n’allons pas nous épuiser dans une bataille d’amendement », explique M. Urvoas. Le temps de chaque groupe étant compté, l’opposition ne disposera que de huit heures pour défendre ses textes. C’est pourquoi le PS prévoit de se concentrer sur certains points du texte, dont M. Urvoas estime qu’ils sont « une question de principe ». Sont notamment concernées les dispositions sur le blocage des sites Web, la vidéosurveillance, le développement des fichiers policiers, et la possibilité donnée aux préfets d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans.

Pour le responsable des questions de sécurité au PS, c’est de toute manière l’esprit même du projet de loi qui va dans la mauvaise direction. « Le contenu de la Loppsi montre deux choses : on est dans une fuite en avant et dans une confiance aveugle dans la technologie. Aussi sophistiquée soit-elle, la technologie ne remplace pas les besoins de moyens humains. Or, le gouvernement supprime encore cette année 2 700 postes dans les forces de l’ordre ! », s’agace Jean-Jacques Urvoas.

Comme lors des votes sur la loi Hadopi, le vote de la Loppsi pourrait cependant réserver quelques surprises. Certains points du texte ne rencontrent pas un soutien sans faille dans les rangs de la majorité, et une partie des députés pourraient décider de voter avec leurs pieds en ne participant pas à la séance. Et une forte présence des députés de l’opposition pourrait permettre de modifier des articles-clés du projet de loi. D’autant plus que certaines dispositions importantes, et notamment la définition des responsabilités exactes des fournisseurs d’accès à Internet, ont été abordées très rapidement en commission. « Sur ces questions, tout se jouera dans l’Hémicycle », estime Lionel Tardy.

 

Damien Leloup

 

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Le patron de l’Icann prédit l’échec des « Internets parallèles »

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 29 janvier 2010

LEMONDE.FR avec AFP | 29.01.10

Certains pays travaillent dans l’ombre à la création de réseaux Internet alternatifs à des fins politiques, mais ces tentatives devraient échouer, a assuré mercredi Rod Beckstrom, le patron de l’Icann, l’organisme qui gère le Web.

Des informations qui circulent dans la blogosphère affirment que la Russie et la Chine développent de nouvelles manières d’organiser l’Internet afin de s’affranchir de l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), organisation indépendante mais que beaucoup jugent trop liée aux Etats-Unis. La Chine, en particulier, dispose de suffisamment de ressources pour créer son propre réseau. Rien n’empêche théoriquement un Etat de s’affranchir de la tutelle de l’Icann, mais le réseau ainsi créé tournerait en circuit fermé. Ce qui pourrait précisément intéresser la Chine, qui pratique déjà un filtrage et une censure à grande échelle du Web.

« On ne va pas spéculer sur le nom de ceux qui font ça, ça ne regarde qu’eux », a dit M. Beckstrom, refusant de nommer les Etats en cause. « Ces gens veulent tester leurs propres aptitudes à faire ce genre de choses et changer leur suffixe national » (l’adresse identifiant un pays à l’image du « .fr » français), ajoute-t-il. « Certain s’inquiètent peut-être pour la sécurité, certains veulent avoir des alternatives au cas où des problèmes régionaux émergeraient, d’autres pourraient avoir des objectifs politiques », a-t-il expliqué.

Soulignant que l’Icann visait à « garder tout le monde autour de la table des discussions », il a souligné qu’un schisme de l’Internet était improbable en raison de la popularité du Web. L’Icann, organisme à but non lucratif mis en place à l’origine par le gouvernement américain, s’est engagé le mois dernier à mieux rendre compte de ses activités, avec un droit de regard accru pour les autorités autres qu’américaines.

 

 

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Les profits d’Apple atteignent un nouveau record

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 27 janvier 2010

Avant la présentation mercredi d’un nouveau produit, Apple annonce un chiffre d’affaires, au premier trimestre, de 15,683 milliards de dollars, en progression de 32 % par rapport à l’an passé et un bénéfice record de 3,378 milliards de dollars.

AFP – Le fabricant informatique américain Apple a publié lundi un bond de 49% de son bénéfice au premier trimestre de son exercice fiscal décalé, un chiffre meilleur que prévu à 3,378 milliards de dollars, porté notamment par un doublement des ventes d’iPhone.

Le chiffre d’affaires de la période octobre-décembre est monté de 32% sur un an à 15,683 milliards de dollars, dépassant largement les attentes des analystes (12,06 milliards de dollars). Le bénéfice par action, à 3,67 dollars, est également bien au-delà du consensus du marché (2,07 dollars).

Cité dans un communiqué, le PDG Steve Jobs a affirmé qu’Apple était désormais en rythme annualisé une société dépassant les 50 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, jugeant cela « surprenant ».

Alors que la presse et les analystes ont été conviés à assister mercredi à la présentation de la « dernière création » d’Apple, selon toute vraisemblance une nouvelle tablette multimédia, M. Jobs a fait durer le mystère: « les nouveaux produits que nous prévoyons de lancer cette année sont très solides, à commencer par cette semaine avec un nouveau produit majeur qui nous ravit », a-t-il dit.

Sur la fin 2009, les ventes d’iPhone ont doublé à 8,7 millions d’appareils vendus, tandis que celles de baladeurs iPod se sont un peu essoufflées (-8%) à 21 millions d’unités.

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Le nouveau chef de la diplomatie belge ouvre une  » Maison Schengen  » pour les demandeurs de visa à Kinshasa, a rapporté Colette Braeckman, journaliste belge et correspondant de Le Soir, qui était dans la suite de l’homme d’Etat belge. Le nouveau Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Belgique Steven Vanackere qui vient de visiter la RD Congo vient de marquer d’une pierre blanche sa politique congolaise par un geste significatif en décidant l’ouverture d’une  » Maison (espace) Schengen  » pour les demandeurs de visa à Kinshasa.

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 27 janvier 2010

 

 

Depuis des années, les grilles de l’ambassade de Belgique sont l’un des lieux les plus rébarbatifs de Kinshasa. Non seulement parce que sur l’ancienne  » place Braconnier  » s’entassent de mendiants, handicapés, changeurs et changeuses des monnaies devises et autres vendeuses de boissons et de fruits, mais surtout parce que chaque jour, sous la pluie et le soleil, des dizaines de demandeurs de visa font patiemment la file. Les uns souhaitent présenter leurs dossiers, les autres s’intéressent sur l’état d’avancement de leur demande ou ramènent des documents manquants.
Dans ces files, on crie, on s’interpelle, on se chuchote quelques tuyaux pour faire avancer les choses, des tuyaux que les progrès de la biométrie et de l’informatique rendent de plus en plus aléatoires… D’ici peu, les conditions pénibles de cette attente devraient s’améliorer sensiblement. En partenariat avec le Portugal et avec l’appui de la Commission européenne, la Belgique ouvrira une  » Maison Schengen « , un centre qui accueillera les demandeurs de visa pour la Belgique, la France, le Portugal, l’Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas. Déjà les travaux ont commencé dans des locaux cédés par l’école Belge, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, et une modeste plaque argentée  » Maison Schengen  » a été dévoilée par le Vice-premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere. Ce dernier a souligné que la mission de ce centre sera de réceptionner les demandes de visa, insistant sur le fait que les  » sollicitants  » seront désormais accueillis dans des conditions plus dignes et plus respectueuses. Cette idée, visiblement, est chère au cœur du ministre :  » bon nombre d’habitants de cette ville rêvent de venir en Europe, mais il est évident que ce ne sera pas possible pour tous. Mais même en cas de refus, il faut que la dignité des gens soit respectée, que le processus s’améliore… « .
Selon le ministre, plusieurs raisons expliquent pourquoi la Belgique a pris l’initiative d’une  » Maison Schengen « . Tout d’abord le fait que ce pays, fondateur de Schengen, a toujours tenu à être à la pointe des avancées en matière de coopération européenne, de circulation des personnes et d’amélioration du processus d’octroi des visas. En plus d’une exigence personnelle de dignité, le ministre insiste aussi sur les nouvelles techniques : la mise en œuvre de la biométrie (reposant entre autres sur les empreintes digitales) devrait rendre la fraude plus difficile.
Les données ainsi recueillies devraient rejoindre une base de données commune aux Etats européens. Et cela afin, assure Vanackere, de rendre impossible le  » visa shopping « , où l’on voyait les demandeurs de visa tenter leur chance d’une ambassade à l’autre, tandis que les  » petits malins  » utilisaient le système dit  » ngulu  » littéralement,  » petits cochons « , par lequel des musiciens, membres d’un orchestre ou suivants d’un artiste connu, cédaient leur passeport dûment muni d’un visa en bonne et due forme afin que le précieux document serve plusieurs fois… Si la Belgique a pris le leadership de cette  » Maison Schengen « , c’est aussi parce que ses services consulaires accueillent bon an, mal an entre 13 et 14.000 demandes de visa, dont 75% reçoivent une réponse positive, un chiffre important qui représente les trois quarts du  » marché des visas  » à Kinshasa.
A noter cependant que la  » Maison Schengen  » ne représentera que la première étape de la demande de visa, celle de la constitution du dossier et de la demande. Les Etats européens en effet ne cèdent qu’à regret leurs prérogatives et l’évaluation, positive ou négative, des demandes ainsi que le processus de décision demeureront de la compétence de chaque ambassade. Ces dernières devront aussi s’entendre sur la répartition des frais de visas, qui devraient alimenter le fonctionnement de ce nouveau service administratif. Avant de quitter le chantier de cette maison qui deviendra un nouveau visage de l’Europe à Kinshasa, Vanackere insiste une fois de plus :  » la procédure devrait devenir plus rapide et, quelle que soit la décision finale, il faut que nos hôtes soient accueillis de manière correcte, dans la dignité… « .
Richard MALOLE

 

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Les paiements mobiles ont atteint une masse critique d’utilisateurs en Afrique de l’Est – Quelle est la prochaine étape ? 

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 15 janvier 2010

Vers la fin de l’année 2009, les services bancaires sur mobile ont finalement atteint une masse critique en Afrique de l’Est. Il a fallu un peu de temps aux opérateurs mobiles pour bien positionner leurs campagnes marketing et pour les utilisateurs de s’habituer à l’idée de transférer de l’argent qui n’est plus de l’argent liquide. Russell Southwood tire les leçons de ce processus et se demande quelle sera la prochaine étape.

Juste avant Noël, le nombre total d’utilisateurs du service bancaire mobile « M-Money » a franchi la barre d’un million en Tanzanie et compte plus de 500,000 utilisateurs en Ouganda. Le Kenya, pays pionnier dans ce type service, compte 7.6 millions d’utilisateurs et ce chiffre n’inclut pas les utilisateurs d’Orange Money ou ceux du concurrent Zain avec son produit Zap (400,000 utilisateurs). L’opérateur Essar quant à lui s’apprête à commercialiser  son produit yuCash. Chacun de ces pays a atteint une masse critique d’utilisateurs.

Cette masse critique constitue le point crucial ou le nombre d’utilisateurs devient suffisamment important pour que les clients existants encouragent un plus grand nombre de personnes à utiliser le service en posant tout simplement la question « pourquoi est-ce que tu ne l’utilises pas? ». Au Kenya ou des données mensuelles sont disponibles pour le service M-Pesa, 591,000 utilisateurs ont été recensés six mois après son lancement. Deux mois plus tard, le chiffre frôlait un million et le reste c’est de l’histoire avec presque un doublement à ce point.

En Ouganda, M-Pesa a été testé après le Kenya mais des services plus récents comme MTN Money et Zap sont apparus comme des nouveautés sur le marché. Dix mois après son lancement commercial, MTN Money compte 413,000 utilisateurs en Ouganda et avec 2,600 nouveaux utilisateurs par jour, l’opérateur projette d’avoir plus d’un million de clients à la fin 2010. Zap Money qui a commencé à offrir ce service il y a seulement six moins deçà,  frôle les 100,000 utilisateurs en Ouganda et a passé ce cap, il y a plusieurs mois déjà au Kenya et en Tanzanie.

Un élément important de l’adoption de MTN Money a été une force de vente directe comptant 760 personnes quadrillant les rues chaque jour. Ces vendeurs ont expliqué le service à la population et l’ont invité à s’inscrire : les utilisateurs doivent fournir une preuve de leur identité selon la réglementation bancaire en vigueur.

George Boozas, responsable du service Zap, corrobore cette idée : « nous devons nous rapprocher de nos clients sur le terrain et régulièrement les sensibiliser. Nous avons des vendeurs dans certaines zones qui expliquent le fonctionnement du service. En parallèle à notre équipe sur le terrain, nous nous appuyons aussi  sur nos 30,000  vendeurs pour faire passer l’information ».

MTN pour sa part compte 606 agents dont 26 agents-chefs qui supervisent directement 200 des 606 agents. Zap a 3,000 revendeurs et estime qu’il reste de la marge pour étendre ce réseau. Tout comme MTN, Zap compte dans son réseau revendeurs un certain nombre de revendeurs-chef en charge d’un groupe de revendeurs. Au Kenya, Safaricom compte 12,000 agents et compte rationaliser sa relation avec ses revendeurs à travers des sociétés spécialisées dans l’activité de revente. L’opérateur Zain compte quant à lui 6,000 agents et Essar envisage de recruter jusqu’à 3,000 agents.

Le montant moyen d’un transfert avec MTN Money est de 70,000 shillings (36 dollars US) et le montant maximum d’un transfert est 1 million de shillings (514 dollars US). L’opérateur mobile est entrain de négocier avec la banque centrale de l’Ouganda, le relèvement du plafond du montant maximum à hauteur de 50 millions de shillings (25,720 dollars US). Le service Zap fonctionne sur le même principe que MTN Money et l’opérateur effectue 12,000 transferts par jour pour un montant moyen de 15 dollars US.

Les paiements mobiles sont en constante évolution. MTN Money compte lancer durant le premier trimestre 2010, un service de paiement des factures d’électricité, de gaz et d’eau. Zap, quant à lui explore l’idée d’étendre et d’intégrer son service aux transactions bancaires traditionnelles et aux paiements des factures d’électricité, de gaz et d’eau. Pour M-Money, la prochaine grosse étape dans cette bataille des paiements mobile sera l’intégration des transferts internationaux permettant à la diaspora d’envoyer de l’argent au pays.

En octobre 2009, Safaricom a lancé M-Pesa dans certains points de vente au Royaume-Uni. Les kenyans installés en Grande-Bretagne peuvent maintenant envoyer de l’argent à leur famille et amis au Kenya qui le recevront directement sur leur mobile. Durant la phase pilote Safaricom a travaillé avec Western Union, Provident Capital Transfer et Ken TV. 19 points de vente situés dans des zones géographiques avec une importante diaspora kenyane avaient été sélectionnés pour la phase pilote.

Les frais de transfert varient entre 4£ et 6.90£. Au niveau international, les frais de transfert représente entre 6-17% du montant du transfert par conséquent ces frais ne seront qu’attractifs pour des transactions plus élevées. Le montant maximum d’un transfert international via M-Pesa est de 250£ avec une limite mensuelle de transfert par utilisateur fixée à 1,000 £ au Royaume-Uni.

En Afrique, les paiements mobiles sont en passe de gagner plus de poids. Zap est maintenant disponible dans tous les pays de l’Afrique de l’Est où Zain est présent et l’opérateur envisage d’étendre ce service à l’ensemble de ces 22 opérations avant la fin 2010. Selon George Boozas, « le Nigéria est prêt pour le lancement de Zap. Le service sera ensuite déployé dans trois autres pays ». MTN a lancé son service en Ouganda et au Ghana et compte bientôt le lancer aussi au Rwanda et dans les autres pays où MTN est présent. Orange Money a été lancé en Côte d’Ivoire et au Kenya et comme les autres opérateurs, Orange compte déployer ce service dans tous les pays africains où il opère.

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Une éclipse annulaire de Soleil visible vendredi en Afrique et en Asie

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 15 janvier 2010

 

PARIS — Une éclipse annulaire de Soleil, la plus longue du troisième millénaire, qui ne se reproduira pas sur une telle durée avant le 23 décembre 3043, sera visible vendredi de l’Afrique centrale à la Chine, selon l’Institut de mécanique céleste à Paris et la Nasa.

Le Soleil étant au plus près de la Terre en janvier et la Lune actuellement trop loin et donc trop petite pour réussir à le masquer complètement, un anneau du disque solaire restera visible lorsque la Lune s’intercalera entre la Terre et le Soleil: l’éclipse sera annulaire.

Comme lors d’une éclipse totale, le disque lunaire masquera cependant bien le centre du Soleil vendredi, mais sans réussir à le cacher totalement.

Le Soleil a un diamètre 400 fois plus grand que celui de la Lune, mais il est aussi environ 400 fois plus distant. Vu de la Terre, leur disque est sensiblement de même taille, avec des variations cependant.

Comme les orbites de la Terre et de la Lune ne sont pas parfaitement circulaires, les distances Terre-Lune et Terre-Soleil varient. La Terre est plus proche du Soleil en janvier, c’est le moment où le disque solaire nous apparaît le plus gros.

Le 17 janvier à 01H40 GMT, la Lune doit atteindre le point de son orbite le plus éloigné (apogée) à 406.435 km de la Terre, précise l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) sur son site. Son diamètre apparent sera alors le plus petit.

L’éclipse annulaire sera visible vendredi dès 05H14 GMT dans l’ouest de la République centrafricaine et le sud-ouest du Tchad, selon la Nasa. L’ombre de la Lune traversera ensuite la République démocratique du Congo, l’Ouganda, le Kenya et la Somalie avant d’atteindre l’océan Indien où la durée de l’éclipse annulaire sera maximale: 11 minutes et 8 secondes.

« Une si longue durée » d’éclipse annulaire ne se reproduira pas « avant plus de mille ans (le 23 décembre 3043) », selon le site de la Nasa consacré aux éclipses.

Visible sur une bande d’environ 300 km de large, l’éclipse annulaire atteindra les Maldives à 07H26 GMT. On pourra l’observer pendant 10 minutes et 45 secondes à Male, la capitale, « la plus longue durée dans une ville dotée d’un aéroport international », précise la Nasa.

L’ombre de la Lune poursuivra sa trajectoire, touchant vers 07H51 GMT le sud de l’Inde et le Nord du Sri-Lanka, puis la Birmanie et enfin la Chine vers 08H41 GMT.

L’ombre aura parcouru 12.900 km à la surface de la Terre lorsque s’achèvera à 08H59 GMT l’éclipse annulaire, qui pourra aussi être vue sous forme d’éclipse partielle (la Lune semble seulement grignoter un morceau du disque solaire), dans d’autres régions du monde.

Une éclipse solaire totale est prévue le 11 juillet prochain, presque entièrement au dessus du Pacifique Sud. Vu de la Terre, le disque de la Lune aura alors la bonne taille pour cacher tout le Soleil.

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La Commission générale de terminologie et de néologie a arrêté dans le Journal Officiel du 27 décembre une nouvelle liste de termes techniques francisés.

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 janvier 2010

La Commission générale de terminologie et de néologie a arrêté dans le Journal Officiel du 27 décembre une nouvelle liste de termes techniques francisés.  dans INTERNET dot

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Un beau cadeau de Noël ? La Commission générale de terminologie et de néologie a arrêté dans le Journal Officiel du 27 décembre une nouvelle liste de termes techniques francisés. Certains d’entre eux sont déjà depuis longtemps rentrés dans les mœurs : le DSI ou directeur des systèmes d’information à la place de l’anglais CIO, ou le « cœur » pour désigner un processeur, avec les dérivés associés bicœur, quadricœur, multicœur.

D’autres auront plus de mal à passer au langage courant. Aussi poétiques soient-elles, les expressions « encre en poudre  » plutôt que toner, « ordiphone » pour un PDA ou un smartphone, ou « service de la Toile » en lieu et place de Web Service devraient rejoindre le cimetière des vocables inusités comme le fameux « causette » que la Commission avait voulu un temps imposer à la place de chat.

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Terme anglais Equivalent français
bundle, package offre groupée
chief information officer (CIO) directeur des systèmes d’information (DSI)
chief technology officer (CTO) directeur des techniques informatiques (DTI)
circle of trust cercle de confiance
clickstream parcours sur la toile, parcours
core, processor core cœur de processeur, cœur
daemon, disk and execution monitor démon
DNS registrar, domain name registrar, registrar registraire ou bureau d’enregistrement
event handler, handler gestionnaire d’évènement
folksonomy. indexation personnelle
handler, event handler gestionnaire d’évènement
mailer daemon démon de messagerie
opt-in option d’adhésion
opt-out option de retrait
package, bundle offre groupée
PDA, smartphone terminal de poche ou TP ou ordiphone
pharming dévoiement
semantic web toile sémantique
skyscraper bannière
toner encre en poudre
top-level domain, TLD domaine de premier niveau ou domaine de tête
top-level domain registrar, TLD registrar office d’enregistrement
trust environment espace de confiance
Web service service de la toile

 

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Les 9 événements qui ont fait l’année technologique 2009

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 janvier 2010

Par Nicolas DE SCITIVAUX / Tony TODD

Une révolution des réseaux sociaux ?

L’année 2009 a vu les réseaux sociaux parvenir à maturité. Facebook n’est plus nouveau, et le petit dernier, Twitter, existe depuis plusieurs années. Mais les événements qui se sont déroulés en Iran en juin, après le black-out médiatique qui a suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, ont poussé nombre de citoyens à faire entendre leur voix sur Facebook et Twitter, et à poster de nombreuses vidéos sur YouTube.

 

Android contre iPhone : la guerre du smartphone

Malgré le succès instantané de l’iPhone d’Apple, 2009 aura surtout été l’année d’un autre système d’exploitation pour mobile : Android de Google. Il peut être installé sur les terminaux des différents fabricants de téléphones, et les rumeurs laissent à penser que Google pourrait même sortir son propre mobile en janvier 2010, le Nexus. Mais si son succès semble assuré, la route d’Android est encore longue s’il veut un jour réellement concurrencer Apple et sa communauté de développeurs d’applications. Plus de 2 milliards d’”Apps”, parmi les centaines de milliers disponibles, ont déjà été téléchargées par les utilisateurs d’iPhone.

 

Windows 7, une lueur d’espoir pour Microsoft ?

Après le désastre Windows Vista, Microsoft a choisi 2009 pour lancer son Windows 7, le successeur de l’impopulaire système d’exploitation. Les « fans » ont même été contraints d’organiser des fêtes pour le lancement, donnant naissance à quelques aberrations du département marketing de Microsoft sur YouTube. Mais dans son ensemble, Windows 7 a été plutôt bien accueilli par les technophiles qui, jusqu’ici, avaient préféré se cantonner à des versions antérieures d’XP. Et si la version beta d’Office 2010, disponible depuis fin 2009, reçoit le même accueil que Windows 7, le géant de Redmond pourra espérer de très bonnes ventes en 2010.

 

Les applications Google, les données dans les nuages

Ces dernières années, les utilisateurs de Google ont pu se servir de ses applications gratuites, dont Google Docs, pour subvenir à leurs besoins de logiciels bureautiques en ligne. Mais 2009 a marqué un tournant pour les Google Apps, qui ont adopté une attitude commerciale plus agressive, avec la possibilité d’intégrer sa messagerie électronique Gmail et la suite de bureautique Google au domaine Internet d’une entreprise. Un défi directement lancé à Microsoft, qui souhaite à tout prix conserver sa place de leader mondial des solutions bureautiques.

 

« Annus horribilis » pour les pirates

Dans le domaine de la lutte contre le piratage, l’année 2009 a été marquée par le procès perdu en Suède par les dirigeants du site Internet The Pirate Bay, le plus populaire des sites de torrents (fichiers utilisés par le protocole d’échange BitTorrent). Plusieurs gouvernements ont également entériné des lois renforçant la lutte contre le piratage, dont la France avec l’abracadabrantesque feuilleton de la loi Hadopi, finalement adoptée le 15 septembre et qui entre en vigueur le 1er janvier 2010.

 

Le triomphe du jeu « Call of Duty : Modern Warfare 2″

Le dernier épisode de la franchise du jeu de guerre « Call of Duty« , édité par Activision-Blizzard, a totalisé 550 millions de dollars de recettes cinq jours seulement après son lancement, le 9 novembre. Un record qui lui vaut la palme du meilleur lancement de jeu de tous les temps. Avec plus de 13 millions de copies écoulées depuis. Avec plus 5 millions de téléchargements illégaux, « Modern Warfare 2″ décroche également le titre du jeu le plus piraté.

 

« Avatar » ou le futur des salles obscures ?

La 3D, avenir du septième art ? Au terme d’une année marquée par une fréquentation record des salles de cinéma aux Etats-Unis – et en France -, le cinéaste vedette d’Hollywood James Cameron parvient à imposer son magistral « Avatar » en haut du box-office américain. Le film est, au passage, le plus cher de tous les temps (500 millions de dollars).

 

On a bombardé la Lune…

Le 9 octobre, la Nasa, l’agence spatiale américaine, a fait percuter la surface de la Lune par l’une de ses sondes, révélant ainsi la présence importante d’eau sous forme de glace sur l’unique satellite naturelle de la Terre. Une découverte majeure qui pourrait jouer en faveur de l’implantation d’une base lunaire américaine dans les prochaines années.

 

Plus petits, plus rapides et moins chers

Les Netbooks, ces mini-ordinateurs portables, ont connu le succès en 2009 avec plus de 33 millions d’unités vendues. Avec un prix moyen se situant autour de 400 euros l’unité, le marché du Netbook a su profiter de la crise financière et affiche une croissance de 72 % par rapport à l’année 2008, contre seulement 5 % pour les ordinateurs portables classiques durant la même période.

Source : France24

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L’avènement de l’Internet sur téléphone change les usages

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 janvier 2010

Deux ans et demi après le lancement de l’iPhone (juin 2007), dix-huit mois après celui de son magasin d’applications AppStore, beaucoup d’observateurs prédisent l’avènement d’une nouvelle ère : après celle de l’Internet « fixe », auquel on accède depuis un ordinateur, voici celle de l’Internet « mobile », accessible depuis un téléphone, en se déplaçant. Selon eux, c’est bien plus qu’un simple changement de terminal d’accès : c’est une révolution.

Les analystes de la banque Morgan Stanley – dont Mary Meeker, qui fut l’un des plus grands thuriféraires des valeurs Internet à la fin des années 1990 – sont de ceux-là. Ils viennent de cosigner un rapport remarqué sur le sujet, publié le 15 décembre. « L’Internet mobile pourrait être la technologie la plus rapidement adoptée et la plus porteuse de changements qui ait jamais été dans l’univers de l’information », affirment-ils.
A la base de leur raisonnement, le fait qu’avec le téléphone mobile, l’Internet change d’échelle : étant donné les niveaux d’adoption de ce terminal dans le monde, ce sont dix fois plus d’utilisateurs potentiels qui pourraient y accéder (plusieurs milliards de téléphones sont en circulation). Le caractère bien plus personnel du téléphone – on l’a toujours dans sa poche – que du PC pourrait donner naissance à des usages inédits et plus systématiques de la Toile. Imaginons, explique en substance le rapport, le mariage entre la mobilité et la popularité du réseau social Facebook, qui a déjà plus de 350 millions d’utilisateurs par mois et sur lequel les membres se connectent souvent plusieurs fois par jour… Autre rupture, le couplage des fonctions de géolocalisation du téléphone et du Web : « Dès lors que les sociétés savent où vous êtes, cela change tout pour elles », assure le rapport.
Une grande inconnue
Dans cinq ans, il y aura plus de connexions à la Toile via le mobile que via les ordinateurs, prédisent les analystes de Morgan Stanley. Peut-être voient-ils juste. Mais la grande inconnue reste la vitesse d’adoption de l’Internet mobile. Cela pourrait prendre du temps, si le prix des téléphones et celui de l’accès au Web ne diminuent pas assez vite, et si les éditeurs de services peinent à trouver un modèle économique…
Pour l’heure, l’univers de l’Internet mobile – qui passe avant tout par le système des applications – reste moins riche que celui du « fixe ». Il n’y a pratiquement pas de commerçants en ligne. Et il ressemble à l’Internet du milieu des années 1990, celui popularisé par AOL. A l’époque, les internautes ne surfaient pas encore à proprement parler sur le Web, ils ne pouvaient pas, comme maintenant, butiner où bon leur semblait, grâce à des navigateurs et à d’efficaces moteurs de recherche. Ils n’avaient accès qu’à une Toile expurgée : une sélection d’applications en ligne.

 

Cécile Ducourtieux
Source : lemonde.fr

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