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Plan d’action d’Hyderabad: promouvoir le développement des TIC

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 19 juillet 2010

La cinquième Conférence mondiale du développement des télécommunications (CMDT-10) s’est achevée le 4 juin 2010 à Hyderabad, en Inde, avec l’adoption d’un Plan d’action global destiné à promouvoir le développement des Technologies de l’information et de la communication (TIC).

Initié par l’Union internationale des télécommunications (UIT), le plan d’action définit aussi les programmes, projets et initiatives qui faciliteront la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les participants à cette rencontre ont rappelé qu’un large accès aux télécommunications est essentiel pour le développement économique, social et culturel dans le monde et la construction d’une société globale de l’information.

Le Plan d’action d’Hyderabad établit les priorités et les activités à entreprendre dans le secteur des télécommunications pour limiter la fracture numérique entre pays développés et pays en développement. Ce document identifie cinq domaines prioritaires pour promouvoir un développement équitable et durable des télécommunications et des réseaux à l’échelle mondiale. Il s’agit du développement des infrastructures, de la sécurité de l’information, du renforcement des capacités propres, du développement du cadre législatif et de la qualification des compétences à travers des formations.

Adopté par les délégués de gouvernements, ministres, ambassadeurs, représentants des grandes entreprises du secteur privé et des organisations régionales et internationales présents à Hyderabad, le Plan d’action entend promouvoir, à l’échelle internationale, une coopération et des partenariats qui permettront de soutenir et de renforcer les infrastructures de télécommunication dans les pays en développement.

Le Plan d’action d’Hyderabad constitue un tout qui encouragera le développement équitable et durable des réseaux et services de télécommunication/TIC. Il comprend des questions attribuées aux Commissions d’études, cinq Programmes ainsi que des initiatives régionales qui traitent des besoins spécifiques des régions. Les cinq Programmes sont les suivants:

  • Programme 1: Développement des infrastructures et des technologies de l’information et de la communication
  • Programme 2: Cybersécurité, applications TIC et questions relatives aux réseaux IP
  • Programme 3: Mise en place d’un environnement propice
  • Programme 4: Renforcement des capacités et inclusion numérique
  • Programme 5: Pays les moins avancés, pays ayant des besoins particuliers, télécommunications d’urgence et adaptation aux changements climatiques

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La RDC appelée à se mettre au pas du nouveau plan des télécoms de l’UIT

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 19 juillet 2010

Au terme de la Conférence mondiale sur le développement des télécommunications, édition 2010, l’Union internationale des télécommunications (UIT) fixe le plan directeur pour les quatre prochaines années. La RDC,  à l’instar des pays africains, devra se mettre au pas pour maintenir le rythme de croissance dans le secteur, indispensable pour son développement.

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C’est l’Inde qui a accueilli la 5ème Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT-10) tenue du 24 mai au 4 juin derniers dans la ville de Hyderabad. L’importance de la rencontre a vu converger 924 participants venus des 138 pays, sous l’égide de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Aux termes des échanges, un plan dit « Plan d’action d’Hyderabad » a été adopté. Ce document  propose une feuille de route visant à stimuler le développement mondial des réseaux et services de technologies de l’information et de la communication (TIC) au cours du prochain cycle de quatre ans.

Le déploiement des réseaux de prochaine génération (NGN) et l’amélioration de l’accès aux services large bande, aux technologies hertziennes et à l’Internet ont été reconnus comme autant d’éléments permettant d’accélérer la réalisation des grands objectifs du développement, rapporte l’UIT.  La Déclaration d’Hyderabad souligne que « l’accès aussi large que possible aux télécommunications/TIC est essentiel pour le développement collectif de l’humanité sur les plans économique, social et culturel, ainsi que pour l’édification d’une société mondiale de l’information. Cet accès ouvre de nouvelles possibilités d’interaction entre les êtres humains, de partage des connaissances et des compétences spécialisées, de transformation des vies humaines et de contribution au développement dans le monde ».

Appel au développement équitable des TIC

De l’avis des participants, ce nouveau plan d’action  doit avoir pour vocation de « jouer un rôle décisif pour le développement du secteur des TIC dans le monde entier, en particulier dans les pays en développement ». A cet effet, les décideurs et les régulateurs présents se sont engagés à fournir un accès abordable aux télécommunications et aux TIC afin d’encourager la création d’un environnement durable, en prêtant une attention particulière aux pays les moins avancés (PMA) et aux pays ayant des besoins particuliers. Il a également été rappelé que la généralisation des TIC était à l’origine de nouveaux débouchés permettant d’améliorer les services de cyber gouvernement, tels que les soins de santé et l’éducation, et d’accélérer la lutte contre la pauvreté et de favoriser la création d’emplois, en particulier pour les populations démunies et marginalisées, y compris les femmes, les enfants, les populations autochtones et les personnes handicapées, soutient un communiqué de l’UIT.

Le Plan d’action d’Hyderabad, s’il est mis en pratique par les déférents acteurs (Etats et opérateurs économiques), constitue un tout qui encouragera le développement équitable et durable des réseaux et services de télécommunication/TIC dans le monde. Il comprend les cinq programmes suivants: Développement des infrastructures et des technologies de l’information et de la communication ; Cyber sécurité, applications TIC et questions relatives aux réseaux IP ; Mise en place d’un environnement propice ; Renforcement des capacités et inclusion numérique ; Pays les moins avancés, pays ayant des besoins particuliers, télécommunications d’urgence et adaptation aux changements climatiques.

« La téléphonie mobile enregistre une croissance phénoménale et nous approcherons la barre des 5 milliards d’abonnés (dans le monde, ndlr) au mobile dans le courant de l’année. De l’avis général, jamais une technologie n’a connu un engouement aussi rapide au cours de l’histoire », a déclaré Ahmadou Touré, Secrétaire général de l’UIT, prenant la parole à la séance de clôture de la CMDT-10. Et d’ajouter « Pourtant, la fracture numérique subsiste – en particulier en ce qui concerne l’accessibilité des services large bande et de l’Internet. Les secteurs public et privé doivent s’attacher en priorité à réduire cette fracture si nous voulons tirer pleinement parti des capacités des TIC pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ».

TIC ,« secteur hautement prioritaire » en Afrique

Une des grandes priorités du Plan stratégique sera d’aider les administrateurs, les régulateurs, les radiodiffuseurs et d’autres parties prenantes à mettre en place la radiodiffusion numérique et à fournir une assistance aux pays en développement dans le domaine de la gestion du spectre. Aussi, les télécommunications et les TIC apportent-elles quelques-unes des solutions en ce qui concerne la lutte contre les changements climatiques, l’un des grands problèmes auxquels est confrontée la communauté internationale.

Ce nouveau plan souligne de la manière la plus claire qu’en contribuant à la surveillance des changements climatiques, à l’atténuation de leurs effets et à l’adaptation aux conséquences négatives de ces changements, les TIC vertes et les écotechnologies participent en effet à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Etant donné que les conséquences du changement climatique et de la montée du niveau des mers sont particulièrement préoccupantes pour les pays les moins avancés (PMA) et les petits Etats insulaires en développement (PEID).

Autant dire que l’Afrique en général et la RDC en particulier devront s’approprier ce schéma directeur.D’ailleurs, les dirigeants africains avaient déjà compris l’enjeu en centrant les débats du 14ème sommet  de l’Union africaine, tenu du 31 janvier au 2 février 2010 à Addis Abeba, sous le thème « TIC en Afrique : Défis et perspectives pour le développement ». A cet effet,  les dirigeants africains ont demandé à la Commission de « mettre en place une approche intégrée, ainsi qu’un mécanisme de coordination impliquant les principaux acteurs africains et les partenaires au développement pour la mise en œuvre et le suivi de la Déclaration ». Et de présenter un « calendrier numérique sur les principales étapes à parcourir lors du développement des TIC ». C’est au cours de ce sommet que les dirigeants africains ont déclaré les TIC « secteur hautement prioritaire ».

Aussi, ont-ils invité, à  cet effet, les partenaires au développement, en particulier les institutions de financement, à soutenir la mise en œuvre de cette Déclaration.  Pour rappel, depuis le début de cette décennie, la RDC a connu une croissance  du taux de pénétration de la téléphonie cellulaire. Selon les statistiques de l’UIT, alors que la RDC ne comptait à peine 12000 abonnés à la téléphonie cellulaire en 1999, ce chiffre s’évalue à plus de 9 millions 263 milles en 2008. Cependant, la téléphonie fixe reste en marge bien que la RDC est passée de 10000 lignes fixes en 1999 à 37000 en 2008, selon l’UIT.  Autant dire que les défis restent dans ce secteur quand on sait que le taux de pénétration de la téléphonie mobile est inégalement répartie sur l’ensemble du territoire, restant très élevé dans les grandes villes et très faibles dans les milieux les plus reculés des provinces.

Par: Yollande L. Lumpovedi

 

 

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IP Convergence : VoIP sur réseaux 3G, les analystes divisés

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 6 juillet 2010

« Tremblez opérateurs » affirme le Gartner… « Nous sommes encore loin de la maturité », rétorque l’Idate. La VoIP va-t-elle devenir la killer-app de la téléphonie mobile ?

Alors qu’aux Etats-Unis, l’opérateur AT&T vient enfin d’accepter que ses clients utilisent la VoIP sur ses réseaux 3G, la question de la VoIP mobile devient de plus en plus prégnante.

Inquiets pour leurs trafic voix, les opérateurs mobile (notamment français) interdisent contractuellement à leurs clients cette utilisation qui permet notamment de réaliser pas mal d’économies, surtout en roaming puisque les appels passent pas le réseau IP.

Mais selon les analystes, cette posture arcboutée risque ne pas tenir bien longtemps face à la pression des consommateurs séduits par les applications de type Skype ou Google Voice, succès sur PC mais encore bridés sur mobiles alors que les réseaux 3,5G sont pourtant bien adaptés à cette technologie.

50% du trafic voix en 2019 ?

A l’occasion du salon IP Convergence qui a lieu actuellement à Paris, des experts ont donné leurs points de vue. Autant dire qu’ils sont divisés.

Pour le Gartner, plus de 50% du trafic voix-mobile passera par la VoIP d’ici 2019. Une aubaine pour les géants de la téléphonie par Internet. Pour le cabinet d’études, l’émergence des réseaux 4G (LTE en 2011-2012) donnera un nouveau coup de fouet à la VoIP sur mobile et parle d’adoption de masse…

Gartner prévoit que dans moins de dix ans, 30% du trafic voix de téléphonie mobile sera opéré par des acteurs tiers comme Google, Yahoo, Skype… Traduction : « tremblez opérateurs, vos rentes sont en danger, il s’agit de réagir maintenant »…

Du côté de l’Idate, on n’est pas franchement d’accord avec cette vision du marché. « L’heure de la VoIP mobile n’a pas encore sonné. VoIP fixe et mobile sont d’abord de faux jumeaux », une contrainte qui freinera l’essor de la technologie.

Par ailleurs, « les solutions existantes ne permettent pas une expérience utilisateur optimale. Le service ne fonctionne que dans un environnement 3G semi-nomade ou dans les zones couvertes en WiFi. Enfin, ces services provoquent une utilisation plus intensive de la batterie des téléphones et ne fonctionnent pas nativement sur de nombreux terminaux ».

Conclusion : « On est encore loin de la maturité, souligne l’Idate. Pour l’institut français, il faudra encore attendre que « les solutions soient stables et que les réseaux 3,5G (HSxPA) et surtout 4G se généralisent en zones denses ».

En attendant, les opérateurs continuent à freiner des quatre fers. Une situation qui excède certaines associations de consommateurs. En Europe, la Voice over the Net Coalition (VON) demande à la Commission d’agir pour garantir le droit des usagers à utiliser toute technologie de communication mise à leur disposition.

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