Quel smartphone utilisent les professionnels de la sécurité ? Réponse en images

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 23 août 2010

par Christophe Auffray, ZDNet France

 

Avis d’expert – iPhone, BlackBerry, Nokia, Pocket PC sous Windows Mobile… Interrogés par ZDNet.fr, sept professionnels de la sécurité informatique témoignent sur le choix de leur smartphone. Surprise, l’iPhone est très représenté.

 

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Bertrand le Vavasseur, RSSI de Ma Banque : iPhone version 2.0

Dans cette filiale de la structure Banques Populaires Participations, l’iPhone d’Apple est le téléphone de prédilection des membres du comité de direction. C’est même un choix d’entreprise avec lequel le RSSI doit composer.

« Je dispose de deux téléphones, un plus classique, personnel, et donc un second terminal professionnel qui est l’iPhone avec la version 2.0 du firmware. Un certain nombre de choses m’agacent sur l’iPhone, comme l’absence de copier-coller, résolu dans la V3, ou la simple recherche dans ses emails » déclare Bertrand le Vavasseur, qui regrette également l’absence de la gestion du Flash dans Safari.

Ses besoins fonctionnels dans le domaine de la téléphonie restent finalement classiques : l’email, un carnet d’adresses et la prise de rendez-vous. « L’interface de l’iPhone est agréable. Un BlackBerry est doté d’une interface différente, mais tout aussi bien, de même qu’Android que j’ai eu l’occasion de tester » ajoute le RSSI.

Pour sécuriser l’utilisation de l’iPhone, Ma Banque s’appuie sur une application d’Apple permettant de définir des stratégies de verrouillage du terminal. Un système de mot de passe à 16 caractères a également été mis en place pour la gestion de la messagerie sous SSL qui est encryptée dans un VPN IPSec.

 

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Thierry Auger, RSSI de Lagardère : HTC SPV M700

Pour le responsable de la sécurité des systèmes d’information du groupe de média, le téléphone portable est un instrument de travail parmi d’autres dans la panoplie des outils professionnels.

Outre la voix, le terminal se doit donc d’être efficace dans le traitement des emails, des contacts, et de disposer d’un calendrier, mais aussi d’une fonction GPS.
« Ce que j’attends, c’est un fonctionnement propre sur toutes ces fonctions avec, lorsque c’est possible, la capacité de pouvoir protéger mes usages, sans problème d’interopérabilité, et avec une autonomie satisfaisante » détaille Thierry Auger.

Du fait de sa fonction de RSSI, la sécurité tient un rôle prépondérant dans le choix d’un téléphone. Le chiffrement devrait ainsi selon lui figurer parmi les fonctions par défaut. Finalité : protéger le patrimoine de l’entreprise.

 

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Patrick Lerouge (ci-dessus), responsable réseaux et sécurité opérationnelle de l’Inserm, et Guillaume Stevens : iPhone

Même si l’Inserm accorde une large place dans ses choix informatiques à l’Open Source, qui lui apporte la maîtrise de son système d’information, c’est l’iPhone d’Apple qui remporte actuellement l’adhésion pour la téléphonie. Des projets sont d’ailleurs en cours.

« Nous avons utilisé les web services mis à disposition par LinShare pour développer une application native sur iPhone. Celle-ci permet aux utilisateurs d’accéder à leur espace personnel : lecture et partage de documents. On espère avec Linagora développer encore plus le volet web services afin de proposer plus de fonctions à l’avenir : alerte en temps réel sur son iPhone lorsqu’un document est partagé, copier un fichier dans son espace personnel et le repartager avec d’autres utilisateurs… » explique Guillaume Stevens, responsable réseaux adjoint à L’inserm.

L’iPhone étant une plate-forme fermée, pourquoi alors s’y intéresser ? « Il y a deux raisons à cela. C’est un grand gadget qui va être utilisé par beaucoup d’utilisateurs. On le voit notamment au niveau de nos VIP. C’est un moyen pour nous à la DSI de pousser aussi nos applications et notre savoir-faire. Mais c’est aussi pour une raison de compétences en interne » éclaire Guillaume Stevens.

Quant à Patrick Lerouge, le responsable réseaux de l’Institut, l’iPhone lui a été imposé. « C’est toute une histoire. Je fais office de testeur parmi mes collègues, mais je n’ai pas que l’iPhone. J’utilise notamment aussi le Nokia E71 et un vieux Sony Ericsson P990i. Mais celui que j’utilise tous les jours, pour son ergonomie, c’est l’iPhone. On peut presque parler de choix imposé devenu un plaisir. »

 

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Cédric Foll, RSSI de l’Education nationale : iPAQ de HP sous Windows Mobile

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Cédric Foll n’est pas un utilisateur satisfait de son terminal mobile.

« J’utilise un Pocket PC sous Windows Mobile 6.1, et je n’en suis pas du tout heureux. Ce n’était pas un choix. C’est ce qui m’a été confié professionnellement ».
Quel outil alors aurait permis de répondre aux besoins du RSSI ? « Un téléphone rapide et stable. Même s’il faut bien avouer que je ne suis pas un grand adepte des téléphones mobiles, j’estime honnêtement que Microsoft a du retard » lâche Cédric Foll.

« En téléphonie, j’ai besoin d’un GPS, d’un accès Internet relativement confortable, et surtout de faire de la gestion d’agenda et de mes emails. Or ce n’est pas le cas avec ce terminal. Il n’intègre pas de GPS, le navigateur est obsolète. J’aime bien ce que fait Apple avec l’iPhone, mais pas au point d’en acheter un avec mes propres deniers » ajoute-t-il.

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Gérôme Billois, consultant sécurité chez Solucom : iPhone

Même si dans le cadre de leurs missions dans les entreprises, les consultants en sécurité sont généralement amenés à recommander d’autres plates-formes, dont le BlackBerry, ils ne sont pas insensibles aux attraits de l’iPhone.

« Nous avons une demande très très forte d’entreprises qui souhaitent s’équiper d’iPhone. Nous avons d’ailleurs publié une étude sur ce sujet. Les grandes conclusions sont qu’à l’heure actuelle ce terminal n’est pas au niveau de gestion qu’ont pu atteindre d’autres plates-formes, comme le BlackBerry, et dans une moindre mesure Windows Mobile » conclut Gérôme Billois.

« C’est la même chose sur la sécurité. Il y a une forte progression des fonctionnalités de sécurité de l’iPhone. Par contre, il n’est pas encore possible de gérer de façon simple le déploiement sur un parc d’iPhone des fonctionnalités de sécurité. Si on veut vraiment amener un niveau de sécurité élevé sur l’iPhone, il n’y a pas de solutions existantes. Il faut recourir à des méthodes qui ne sont pas forcément classiques. C’est une plate-forme qui doit encore progresser » ajoute le consultant.

A titre personnel, Gérôme Billois a néanmoins opté pour un iPhone. « Mes usages professionnels sont très classiquement l’agenda, sur lequel l’iPhone est d’ailleurs un peu juste, les contacts, les emails, et Internet pour rechercher de l’information en déplacement. Après pourquoi l’iPhone plutôt qu’un BlackBerry ? C’est l’ergonomie avant tout qui a joué dans mon choix. C’est la facilité d’utilisation et aussi le côté ludique avec un grand nombre d’applications disponibles. »

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Philippe Bodemer, DG de Kaspersky France : Nokia E75

Pour un professionnel nomade, le choix semble désormais s’orienter de manière privilégiée vers les téléphones de type smartphone. C’est d’ailleurs le choix fait par le patron français de l’éditeur d’antivirus Kaspersky.

« J’utilise un smartphone plutôt qu’un téléphone mobile puisque je suis connecté directement à mon ordinateur principal. Cela me permet de garder la totalité de mon agenda à jour, la totalité de mes contacts et aussi d’accéder à des informations un peu plus sensibles, comme des tableaux statistiques ».

Quant à la possibilité d’installer des applications sur un smartphone, elle n’est pas systématiquement perçue comme nécessaire.

« Je n’utilise pas d’autres applications que celles incluses. J’ai avant tout besoin de pouvoir consulter mes rendez-vous, mes contacts, au sens large c’est-à-dire également les adresses physiques et les numéros de fax. J’ai besoin d’accéder à Internet, de lire et envoyer des emails, de consulter des tableaux… Je n’ai pas besoin pour cela d’installer d’autres logiciels » estime Philippe Bodemer.

 

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Thierry Cossavella, Athena Global Services : iPhone

Le dirigeant du distributeur de l’antivirus Eset Nod 32 est un utilisateur ravi de l’iPhone. « J’ai utilisé de nombreux smartphones depuis qu’ils existent. J’ai changé souvent et l’iPhone est de loin mon préféré. L’ouverture au niveau des applications est une stratégie totalement différente de ce qu’a fait Apple avec le Mac. »

Mais finalement qu’a de plus l’iPhone ? « La simplicité et la convivialité d’utilisation. Il a été pensé intelligemment. Ce qui fait sa force, c’est aussi le nombre d’applications disponibles et qui ne cesse de croître. Je n’ai jamais non plus à la redémarrer. Mon précédent smartphone sous Windows CE devait être réinitialisé quasiment tous les jours. L’utilisation en plein écran est un autre intérêt du produit », énonce Thierry Cossavella.

Acquis à l’iPhone, il n’oublie pas néanmoins de relever certaines faiblesses, en particulier dans le domaine de la sécurité. Il regrette aussi l’impossibilité de stocker des fichiers et d’utiliser ainsi l’iPhone comme une clé USB. Une fonctionnalité classique pour la majorité des terminaux du marché.

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