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Citations

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 31 décembre 2010

« L’humanité se compose de plus de morts que de vivants. »
« Science d’où prévoyance ; prévoyance d’où action. »
« Savoir c’est prévoir et prévoir c’est pouvoir. »
« Nous n’avons pas besoin de savoir ce que nous n’avons nul besoin de connaître. »

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La démocratie avance-t-elle en Afrique ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 31 décembre 2010

En dépit des résistances, plusieurs pays montrent la voie du respect des élections

Les afro-pessimistes voient dans l’actuelle crise ivoirienne une preuve supplémentaire de l’incapacité de l’Afrique à accepter la démocratie. Cependant, la multiplication d’élections libres dans plusieurs pays du continent laisse croire que les peuples en ont déjà pris le chemin.
La démocratie est-elle impossible en Afrique ? L’actualité électorale de la Côte d’Ivoire renoue avec ces scénarios tumultueux dans lesquels s’achèvent souvent les élections sur le continent noir : vaincu, le président sortant tente de prolonger son mandat, par le biais d’un hold-up électoral. Alors que la Commission nationale indépendante (Ceni), appuyée par tous les observateurs internationaux l’ont déclaré perdant à l’issue d’une consultation reportée six fois en cinq ans, Laurent Gbagbo refuse de s’incliner, au grand dam de la communauté internationale qui le prie de rendre son tablier. Le candidat du Front populaire ivoirien (FPI) déclaré vainqueur par le Conseil d’Etat dirigé par l’un de ses proches a même prêté serment samedi après-midi, nommant peu après un nouveau premier ministre. De son côté, loin du palais présidentiel, son adversaire, Alassane Ouattara, désigné champion de la compétition par la Ceni a fait de même, de sorte que pour le même pays, l’on a désormais deux présidents et deux premiers ministres.
Laurent Gbagbo semble donc avoir choisi de marcher sur les pas du zimbabwéen Robert Mugabe et du Kenyan Mwai Kibaki. En 2008, le premier, mis au ban de la communauté internationale qui accablait son pays de sanctions, avait largement perdu le premier tour de l’élection présidentielle. Mais le « camarade Bob » avait décidé de rester en place, amplifiant les crises multiformes qui secouaient déjà son pays. Un scénario similaire avait sanctionné l’élection présidentielle qui s’était tenue au Kenya fin décembre 2007, où tous les sondages post-électoraux donnaient le président sortant, Mwai Kibaki, battu. A Harare comme à Nairobi, les sortants avaient livré une guerre d’usure sans merci à leurs adversaires respectifs, Morgan Tsvangirai et Raila Odinga, sur fond de crise sociale. Ceux-ci avaient fini par accepter de composer avec eux dans un gouvernement d’union nationale, au nom de la paix sociale.
Le Bénin et le Mali précurseurs du respect du verdict des urnes
Laurent Gbagbo réussira-t-il comme ses pairs du Zimbabwe et du Kenya à étouffer le souhait d’alternance de ses concitoyens ? Les exemples des trois hommes donnent en tout cas du grain à moudre aux afro-pessimistes qui, comme l’avait autrefois déclaré l’ancien président français Jacques Chirac, pensent que « la démocratie est un luxe pour l’Afrique ». Cependant, l’efficience du jeu démocratique est contrastée sur le continent. Le nombre de pays jadis gouvernés par des pouvoirs autoritaires qui s’installent durablement dans le processus d’alternance caractéristique des grandes démocraties ne cesse de s’accroître. Ce qui n’est pas sans nourrir un important espoir.
Citons le cas du Bénin, jadis baptisé « enfant malade de l’Afrique », en raison de coups d’Etat à répétition. En deux décennies, ce pays d’Afrique de l’Ouest en est à sa quatrième élection présidentielle dont les caractères justes et démocratiques ont été reconnus par tous. Trois présidents s’y sont depuis succédés au pouvoir dans une ambiance de respect des règles démocratiques appréciable. Le premier à se plier à cette loi du choix libre du dirigeant par le peuple fut Mathieu Kérékou, devenu chef d’Etat pour la première fois par le biais d’un coup d’Etat, en 1972. En 1991, à la suite d’une conférence nationale auquel l’avait contraint, un an plus tôt, son peuple épris de liberté, il reconnut sa défaite lors de l’élection présidentielle, et céda sans sourciller son siège à l’opposant Nicéphore Soglo. Rentré dans l’opposition, Mathieu Kérékou fut élu démocratiquement cinq ans plus tard, en 1996, le peuple ayant sanctionné la gestion de Nicéphore Soglo. En 2001, Mathieu Kérékou l’emporta de nouveau, lors d’un scrutin validé par la communauté internationale. Il y a quatre ans, Kérékou et Soglo ont accepté de ne plus solliciter les votes de leurs concitoyens. Le premier a été empêché par la limitation à deux mandats à la tête de l’Etat, tandis que le second, âgé de plus de 70 ans, ne pouvait plus candidater. Deux dispositions constitutionnelles qu’ils ont scrupuleusement respectées, ouvrant la voie à l’élection de Yayi Boni, l’actuel chef d’Etat. Pour montrer qu’il y a une vie après les honneurs du palais, Nicéphore Soglo est même devenu maire de Cotonou, la capitale, mandat qu’il tient depuis 2002.
Le même scénario d’alternance caractérise la dévolution du pouvoir au Mali voisin, depuis le renversement dans la violence du dictateur Moussa Traoré en 1991. Après avoir géré la transition et organisé une conférence nationale comme il l’avait promis, le général d’armée Amadou Toumani Touré (ATT) s’est contenté de présider la transition. A l’issue des élections générales de 1992, il a cédé le pouvoir à un civil, Alpha Oumar Konaré. Et si ATT est depuis 2002 président de son pays, il ne l’est devenu que par la voie des urnes, après avoir quitté l’armée et gagné deux élections consécutives. Il a récemment annoncé qu’il ne se présentera plus, la Loi fondamentale malienne limitant à deux le nombre de mandat présidentiel.
Au Ghana, la démocratie semble aussi s’enraciner durablement. Ce pays anglophone a pourtant connu sa séquence des coups d’Etat. C’est par ce biais que l’ancien président Jerry Rawlings a pris le pouvoir. Il a cependant engagé des réformes de modernisation reconnues par la communauté internationale et a quitté volontairement ses fonctions. Depuis lors, ce sont les électeurs ghanéens qui choisissent leur président, comme ils l’ont fait pour le vainqueur de la présidentielle de l’année dernière, John Atta-Mils. Récemment, le président américain, Barack Obama, a salué la solidité de la démocratie dans ce pays.
Une réalité de plus en plus continentale
Trois autres exemples récents confirment cette tendance à la reconnaissance de la légitimité du vote comme moyen d’accession au pouvoir. Il y a cinq ans, le Liberia, pays anglophone meurtri par une longue guerre civile a élu Ellen Johnson-Sirleaf à la magistrature suprême et en a fait la première femme chef d’Etat en Afrique. Plus à l’est, au Botswana, la succession des chefs d’Etat se fait dans une ambiance très sereine. De sorte que, n’eût été la tentative d’expulser des bushmen de leurs terres ancestrales du désert du Kalahari par l’ancien président, Festus Mogae, lors de son dernier mandat qui s’est achevé en 2008, ce pays relativement prospère mais peu médiatisé ne serait pas apparu dans les journaux habitués à diffuser les mauvaises nouvelles venant d’Afrique. Enfin, en dépit des contestations qui ont émaillé le scrutin, la Guinée qui sort péniblement de la longue dictature du président Lansana Conté a réussi à se choisir un dirigeant par les urnes, après deux années de transition militaire chaotique.
Il n’y a donc pas de fatalité. Même si elle avance péniblement et connaît ça et là des résistances, la démocratie prend pied sur le continent africain. C’est peut-être le sens de l’histoire : les grandes démocraties d’aujourd’hui ont connu leur période de doute, d’instabilité et de régression. C’est seulement au prix de luttes et de sacrifices que les peuples ont acquis le droit de choisir ceux qu’ils souhaitent voir présider à leurs destinées.

Source:http://www.afrik.com/article21441.html

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Les Africains restent les moins connectés à Internet

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 31 décembre 2010

Le taux de pénétration sur le continent est le tiers de la moyenne mondiale en 2010

La révolution Internet n’aura pas lieu en 2010 sur le continent africain. Le taux de pénétration y est de 9,6% contre 30% en moyenne pour la planète. Les Africains n’ont pas encore saisi les opportunités du haut débit qui aggrave la fracture numérique.

Les derniers chiffres publiés par l’Union internationale des télécommunications (UIT) démontrent encore une fois que le continent africain reste à la traîne en matière de connectivité. Le taux de pénétration d’Internet en Afrique est de 9,6% soit la moitié du taux de pénétration moyen dans les pays en voie de développement (21%) et le tiers du taux de pénétration moyen dans le monde (30%). Dans les pays développés, ce chiffre est de 71%. Le haut débit devrait aggraver la fracture numérique. Le taux de pénétration est inférieur à 1% alors qu’il est de 24,6% dans les pays développés.

77 millions d’internautes

Le Forum économique mondial a conçu un outil baptisé NRI (Networked Readiness Index) qui indique dans quelle mesure un pays est préparé à tirer profit d’Internet. En mars 2010, il classait la Tunisie en tête des pays africains (39e), suivi par Maurice, la cyber-île (53e) et l’Afrique du Sud (62e) dans son rapport 2009-2010. Sur le continent africain, les pays du Nord, exception faite de l’Algérie, sont mieux lotis que leurs voisins de l’Afrique sub-saharienne. Notamment en matière de coût, un véritable frein à la démocratisation des nouvelles technologies en Afrique.
Le nombre d’utilisateurs d’Internet dans le monde a doublé entre 2005 et 2010 pour atteindre les 2 milliards, dont la moitié se trouvera dans les pays en voie de développement. Le continent africain en comptera seulement 77 millions (estimation au 21 octobre 2010). Cependant, il y en a cinq fois plus qu’en 2005. La Chine, avec plus de 420 millions d’utilisateurs d’Internet, est le marché le plus important de la planète.

Source:http://www.afrik.com/article21594.html

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Skype : la conversation vidéo disponible aujourd’hui sur iPhone

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 31 décembre 2010

Une mise à jour de l’application introduit la possibilité de passer des appels vidéo en 3G et WiFi depuis et vers un iPhone4, 3G S, un iPod touch et les versions Windows, Mac OS X et Linux de Skype.

Skype n’a finalement pas attendu le Consumer Electronic Show (CES, 6-9 janvier) pour annoncer la fonction conversation vidéo pour son application iOS.
Elle est disponible dès aujourd’hui sur l’App Store pour l’iPhone 4, l’iPhone 3G S, l’iPod touch 4 et permet de passer et recevoir des appels vidéo entre ces terminaux mais également vers Skype sur Windows (version 4.2 et suivante), Skype sur Mac (version 2.8 et suivante) Skype pour Linux ainsi que le vidéophone d’Asus.

Bientôt Android

L’iPhone de 1ère génération n’est pas pris en charge. En revanche, l’iPad et l’iPod touch 3 peuvent recevoir les appels vidéo. La communication peut s’établir via une connexion 3G ou WiFi.
De quoi concurrencer directement le service FaceTime d’Apple qui ne fonctionne qu’en WiFi ? «  »Nous permettons à nos utilisateurs d’interagir avec tous les ordinateurs. Par ailleurs, notre nouvelle application avec la vidéo est aussi disponible pour l’iPhone 3GS, l’iPad et l’iPod Touch. Même si ces derniers n’ont pas de caméra frontale, ils peuvent recevoir la vidéo de leurs contacts. Enfin, les usagers récupèrent toute leur liste de contacts Skype, et c’est important pour eux, car ils ont souvent quelqu’un à appeler dès l’installation terminée », explique Rick Osterloh, directeur des produits grand public chez Skype, cité par LePoint.fr.

Dans son communiqué, Skype indique que sur les 6 premiers mois de l’année, les appels vidéo ont représenté 40% des minutes de communications « Skype à Skype ».

Apporter cette fonctionnalité aux autres versions mobiles de Skype devrait donc être une priorité, à commencer par Android et Symbian. Il n’est d’ailleurs pas impossible que l’on en sache plus la semaine prochaine lors du CES.
Une conférence de presse aura lieu le 6 janvier à Las Vegas en présence de Tony Bates, le P-DG de la compagnie luxembourgeoise au cours de laquelle Skype promet « une série d’annonces liées à la vidéo ». À suivre donc… (Eureka Presse)

(source:http://www.businessmobile.fr/actualites/skype-la-conversation-video-disponible-aujourd-hui-sur-iphone-39757147.htm#xtor=EPR-10010)

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Une invention qui pourrait bouleverser le monde de la téléphonie

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 décembre 2010

Victor Kossikouma Agbégnénou veut mettre sa trouvaille au service de l’Afrique

Une technologie qui permet de distribuer les services de téléphonie, Internet et images, sans recourir au moindre câblage. C’est l’étonnante invention d’un Toglais de la diaspora africaine en France, Victor Kossikouma Agbégnénou. Son pari : le téléphone pour tous, accessible partout, et parfois gratuit en appel local.

Une invention a vu le jour, grâce à un africain, et promet des lendemains meilleurs pour le continent noir. Il s’agit d’ un système de communication polyvalent sans fil, le PWCS ( Polyvalent Wireless Communication Systems). Une technologie étonnante qui permet, à partir d’une connection haut débit satellitaire, de distribuer les trois services de téléphonie, internet et images, sans recourir au moindre câblage. Le pari de l’inventeur : le téléphone pour toutes les bourses, accessible partout, et parfois gratuit en appel local. Ce sera le téléphone des peuples, peut-être du siècle. Une création 100% africaine qui va désenclaver les zones reculées et rétrécir la disparité numérique entre riches et pauvres. Même certaines villes et campagnes dans les pays développés en ont bien besoin.

L’Afrique d’abord

Cette invention est une oeuvre du laboratoire Ka-Technologies, grâce à l’ingéniosité et à dix années de recherche de son directeur, un Togolais de la Diaspora africaine en France,Victor Kossikouma Agbégnénou. Ce génie africain est sur le point de bousculer les idées reçues, l’ordre mondial de la technologie. A son sujet, le rédacteur en chef d’un magazine français d’informatique souligne avec enthousiasme qu’habituellement, c’est le Nord qui produit et le Sud consomme. Le PWCS vient transformer cette voie à sens unique et, lorsqu’il sera opérationnel, sera un moyen de construire plus de ponts que de murs entre les peuples.

Rien ne prédisposait ce Togolais, la quarantaine, à devenir le père du système de télécommunication le plus ambitieux de ce début du 21ème siècle. Il est Vétérinaire de formation, diplômé de l’Académie de Moscou et de l’Ecole supérieure de Maisons-Alfort en France. Ce docteur des animaux, déjà dépositaire de quatre brevets d’invention dans le domaine médical, a de quoi être fier de sa nouvelle trouvaille en télécom, le “PWCS.” Il montre à la face du monde que la thèse répandue selon laquelle des tares pèsent sur les épaules des noirs, les empêchant d’inventer, de retrouver leur situation antique des civilisateurs de l’humanité, est un mensonge sacré, un apât de type raciste.

Un pari difficile …

Le génie secourable, Docteur Kossikouma Agbégnénou, s’est vu proposer par des américains et suisses, le rachat de son brevet contre des millions de dollars. Mais il leur oppose un refus, son souci premier étant de privilégier le continent. “Ils sont venus me voir dans mon labo situé au sous-sol d’un immeuble sur l’avenue des Champs Elysées à Paris. Après de longues heures de discussions tendues, confie t-il, je leur ai dit que même si je dois vendre la license, ce sera assorti d’une condition indiscutable, celle qu’ils acceptent d’exploiter le produit partout ailleurs dans le monde, à l’exception de l’Afrique, me laissant ainsi le droit de traiter en personne avec le continent noir”. Mais face à l’intransigeance de ses visiteurs qui tenaient à retourner à tout prix à New York avec le brevet, l’inventeur a mis fin au deal : “Vous savez, je suis déjà dans une cave, je ne peux pas descendre plus bas”. Affaire close.

Ce rejet, inhabituel, n’est pas le plus facile des gestes à accomplir. “L’Afrique d’abord, Kossikuma après”, tel est le leitmotiv de cet homme dont le sens de l’intérêt général est sans commune mesure avec les habitudes courantes. Son pays d’origine, le Togo, est souvent cité comme un cas de corruption. Beaucoup d’autres sur le continent souffrent atrocement du même fléau. La terre qui l’a adopté, la France, n’est pas des plus vertueuses non plus. D’où alors Dr Agbégnénou tient-il cette intégrité morale et son détachement par rapport à l’argent ?

… Mais pas impossible

Le produit est prêt pour passer à sa phase industrielle. Mais l’Afrique qui a toujours plus d’un tour dans son sac semble lui réserver un sort pour le moins cocasse. Après plusieurs va-et-vient sur le continent, l’inventeur fait l’amère constat que les autorités africaines sont paradoxalement réticentes à ouvrir les espaces nationaux et à accorder les autorisations officielles nécessaires.

Docteur Victor Agbégnénou, loin de baisser les bras, continue de se battre bec et ongles pour forcer la main aux décideurs, afin que soit rendu opérationnelle sa technologie de pointe qui, selon les experts, a 30 (trente) ans d’avance sur les occidentaux. Dans cette histoire, on peut dire que Mère-Afrique, une fois encore, voit certains de ses propres enfants combattre ses intérêts supérieurs, au profit de riches commerçants étrangers.

Au nom de la fierté africaine

C’est peut-être le lieu d’en appeler à une forte mobilisation de tout ce que regorge encore le continent comme hommes de valeurs, des personnalités dont l’opinion compte ( Kofi Annan, Joaquim Alberto Chissano, Alpha Oumar Konare,Olusegun Obasanjo), le conseil des sages de l’UA, la Fondation Mo Ibrahim, les élites africaines de la diaspora afin qu’ils accompagnent la promotion de ce produit stratégique auprès des décideurs politiques du continent. Le “PWCS” fait certainement partie des symboles palpables de la renaissance africaine et de l’indépendance dont il est abondamment fait mention ces derniers temps.C’est aussi un apport non négligeable au combat contre la fracture numérique dont le beau continent est la plus grande victime.

Washington DC USA

source: http://www.afrik.com/article21570.html

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Cloud computing : les freins contractuels et juridiques

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2010

par Thierry Lévy-Abégnoli le 22/09/2010

Des problématiques à la fois juridiques et contractuelles entravent l’essor du cloud computing. Localisation des données, sécurité, réversibilité, auditabilité ou qualité de services doivent être formalisées.

1. La localisation physique des données personnelles

« Les aspects juridiques sont l’une des raisons majeures pour lesquelles une entreprise renonce au cloud », constate Marc Boullier, responsable de l’offre cloud computing chez Solucom. Principale problématique : la réglementation sur la protection des données personnelles. « Selon la loi Informatique et Libertés, récemment mise à jour, le prestataire gérant des données à caractère personnel doit garantir leur confidentialité et leur sécurité », précise Murielle-Isabelle Cahen, avocate à la cour d’appel de Paris. Il en résulte une interdiction de transférer ces données vers des pays n’offrant pas un niveau de protection adéquat.

Les États-Unis n’ont pas été reconnus par la Commission Européenne comme offrant ce niveau et les fournisseurs sont loin d’avoir intégré cette problématique », ajoute Murielle-Isabelle Cahen . A minima, ceux-ci doivent préciser où sont situés les serveurs. S’ils sont en Europe, l’obligation déclarative est allégée. De fait, l’infrastructure de Microsoft Azure est située aux États-Unis et en Europe (à Dublin et Amsterdam). « Nous donnons le choix du lieu d’hébergement », commente Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft France. Il reste que seul le client est responsable de la déclaration à la CNIL. « Les données sont en effet celles de l’entreprise et de ses clients », précise Olivia Flipo, avocate en nouvelles technologies et consultante auprès de Syntec Informatique.

2. Des types de données très contraignants

Certaines données imposent des contraintes particulières. « Pour les données de santé, il faut un agrément national qui impose en pratique un stockage en France », affirme Olivia Flipo . Cet agrément est toutefois partagé. « Le décret correspondant précise 74 exigences dont certaines concernent l’application métier donc notre client, alors que notre service est de type infrastructure, mais nous devons par exemple nous engager sur la durée de conservation », explique Dominique Vo, manager IT & sécurité, cloud computing chez Orange. De même, les factures électroniques sont soumises à un régime particulier. « Le pays d’accueil doit être lié à la France par une convention prévoyant une assistance mutuelle en matière de fiscalité », affirme Murielle-Isabelle Cahen.

3. Des contrats de service avec pénalités

Comme dans les offres d’infogérance, les clauses des contrats de services ciblent performances, disponibilité, garantie de restauration, confidentialité et sécurité. Mais leur respect est rendu plus difficile par la mutualisation, qui pose la question de l’étanchéité entre clients. « C’est un faux problème car la virtualisation gère bien cette problématique », assure Marc Boullier. Orange affiche ainsi sa confiance dans la technologie VMware mais propose aussi de dédier dynamiquement des ressources physiques puisées dans un pool. Des pénalités sont prévues par certains prestataires. « Nous garantissons 99,95 % de disponibilité pour notre bus de services et 99,9 % pour les instances Azure. En cas de non-respect, nous réduisons de 10 % la facture du mois suivant, et même de 25 % si l’on descend sous 99 % », explique Bernard Ourghanlian.

4. Réversibilité : évaluer son coût et sa complexité

En vue d’un retour en arrière ou d’un changement de prestataire, l’entreprise doit prévoir une clause de réversibilité. « Il faut en chiffrer le coût et prévoir un système fonctionnant en parallèle, le temps de convertir les données », explique Olivia Flipo. La complexité de la réversibilité doit être bien évaluée. « Par exemple, avec Google App, la récupération des e-mails ne pouvant s’effectuer que message par message, il faut réaliser un programme batch », prévient Marc Boullier. La question des formats se pose moins pour l’IaaS que pour le Saas.

Daniel Chiossi responsable services en ligne, Orange Business Services »Avec notre offre Flexible Computing, de type IaaS et basé sur l’hyperviseur de VMware, Orange garantit simplement la restitution des données dans leur format d’origine, par exemple SQL ou Web. Quant aux VM, nous les restituons dans le format de VMware », explique ainsi Daniel Chiossi, responsable marketing des services en lignes, division entreprises chez Orange.

5. Conformité réglementaire et auditabilité

L’offre de cloud doit garantir la conformité par rapport au droit. « Il y a obligation légale de ne pas entraver l’exercice de la justice, qui doit le cas échéant accéder à certaines données, ce qui peut être impossible si le service est hébergé hors de l’UE », explique Marc Boullier.
Cela revient à un problème d’auditabilité par un tiers. Certaines entreprises peuvent aussi exiger la possibilité de réaliser elles-mêmes un audit. « L’infrastructure d’Azure étant très partagée, nous essayons plutôt de nous mettre d’accord avec nos clients sur des auditeurs tiers et des normes comme ISO 27001, reconnus par les deux parties », répond Bernard Ourghanlia.

6. Des contrats trop standardisés

On constate par rapport à tous ces aspects, un rapport de pouvoir entre client et fournisseur. « Face à Google ou Microsoft, seuls les très grands comptes peuvent obtenir un contrat spécifique. En attendant une certification européenne ou un label, il faut impérativement faire auditer le contrat par un cabinet d’avocats », conclut Marc Boullier.

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La sécurité est un frein à l’adoption du cloud computing

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2010

Par Antoine Robin

Les responsables informatiques craignent pour la sécurité et la confidentialité des données hébergées « dans le nuage ». Les fournisseurs ne semblent pas capables de les rassurer.

Forrester publie les résultats de deux enquêtes menées auprès de 2 200 cadres et décideurs informatiques de grandes entreprises et de PME, en Europe (France, Allemagne, Royaume-Uni) et en Amérique du Nord, sur les tendances d’équipement en matériel et infrastructures. Sur les 231 décideurs français interrogés, environ la moitié – soit 39 % des grandes entreprises et 50 % des PME – estiment que la sécurité est un frein important à l’adoption du cloud computing dans leur entreprise. Les décideurs craignent notamment la divulgation d’informations sensibles en cas d’erreur de manipulation ou de piratage.

De nombreuses questions se posent en effet au sujet de la continuité de service, de la sécurité et de la confidentialité des données, de leur récupération en fin de contrat, de leur traçabilité, etc. Quels sont par exemple les engagements contractuels du prestataire opérant le nuage en cas de découverte d’une faille de sécurité ? Le cadre légal est également un sujet sensible. Les contraintes réglementaires relatives à la traçabilité et à l’usage des informations personnelles ne sont par exemple pas les mêmes en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Or, le nuage peut être hébergé, par définition, n’importe où.

Cette étude confirme les résultats d’autres enquêtes menées en 2009. En avril dernier, 75 % des participants au salon InfoSecurity déclaraient qu’ils souhaitaient augmenter le budget alloué à la sécurité des applications externalisées. Une précédente étude d’IDC révélait que la sécurité est un point déterminant dans l’adoption (ou pas) du cloud computing aux Etats-Unis. Et, en juin dernier, Hugh Penri-William, membre de l’Information Security Forum (ISF) qui regroupe les RSSI des plus grosses entreprises au niveau mondial déclarait que « 91 % des membres de l’ISF estiment que le cloud computing accroît les menaces de sécurité ».

Résultat ? Selon Forrester, la proportion de grandes entreprises ayant adopté ce modèle n’a pas évolué depuis 2008, stagnant à 3 %. Et seulement 4 % des PME ont mis en œuvre cette solution, contre 2 % en 2008.

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Nord-Kivu : des avions et des mines, mais pas de routes, ni d’argent

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2010

Aujourd’hui, pour arriver dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu : embarquez dans un petit avion qui se pose sur une route près d’un village et croisez les doigts pour ne pas vous faire prendre en otage par un groupe armé… Mais maintenant qu’exploiter les abondantes mines de la région est interdit et qu’un aérodrome est en construction, la situation peut changer.

Mi-septembre, il est 16 h à Kilambo, une localité située à 23 km de Walikale, au Nord-Kivu, à l’est de la RD Congo. Des militaires forment un barrage pour bloquer la circulation des véhicules. Soudain, on entend le ronflement des réacteurs d’un avion qui, après une dernière manœuvre, se pose sur la route qui traverse le village. Des passagers s’extirpent de l’avion, en même temps que d’autres tentent d’embarquer, le tout dans une bousculade indescriptible.
Dans cette localité, pas de trace d’aérodrome. « Pas de tour de contrôle, aucune signalisation, ni pour l’atterrissage ni pour le décollage des avions. Les pilotes utilisent une fréquence radio pour se guider, car il n’y a aucun moyen de communication au sol », témoigne Jean-Paul Mukuba, lui-même pilote. Et pas de sécurité non plus, avec la recrudescence des prises d’otages avec demande de rançon. La dernière en date a eu lieu le 1er septembre dernier, avec l’enlèvement de deux membres d’équipage d’un petit aéronef, ainsi que trois employés d’une Ong américaine et des civils présents au moment du débarquement. Cette opération qui a fait un mort, suite à la riposte des Forces armées de la RD Congo (FARDC) pour libérer les otages, serait, selon divers témoignages, l’œuvre de miliciens du groupe Cheka. Ce groupe revendique principalement une répartition plus équitable des ressources minières. « Nous exigeons également l’arrêt des atterrissages sur la route de Kilambo, la construction de centres de santé, des écoles, comme dans les autres territoires du Nord-Kivu. De même, nous pensons qu’il faut démilitariser la zone minière et mettre en place un service de police », déclarait il y a peu un membre du groupe sur les ondes d’une radio locale.

Enclavement et insécurité

Situé en pleine forêt équatoriale, à la limite entre la Province Orientale et celle du sud-Kivu, Walikale est un territoire très enclavé. La route qui mène à Goma, longue de plus de 200 km, est impraticable, vu son état de délabrement et l’avion reste l’unique moyen pour accéder à ce territoire riche en minerais. L’exploitation minière reste d’ailleurs l’unique activité qui relie ce territoire au reste du monde. Paradoxe révoltant, malgré la richesse de son sous-sol (or, coltan, diamant, cassitérite, bauxite, etc.), celui-ci vit dans une pauvreté extrême, source de frustration pour la population locale. Ceci explique en partie l’insécurité grandissante dans la région.
Pour mettre fin à l’exploitation illégale des minerais par des groupes mafieux, le gouvernement, par la voix du Chef de l’État, a décidé le 10 septembre dernier, de suspendre l’exploitation minière dans cette partie du pays. Une mesure de nature à apaiser les tensions et les inquiétudes au sein de la population. « C’est l’occasion pour le gouvernement de reprendre le contrôle de la situation et de rétablir la sécurité. Les militaires vont s’occuper davantage de la sécurité des populations plutôt que de chercher à s’enrichir avec les minerais », affirme un habitant de Walikale qui a requis l’anonymat. Pour de nombreuses personnes interrogées, la responsabilité des officiers militaires dans l’exploitation mafieuse des ressources est évidente, car ils couvrent les atterrissages forcés sur les routes, les terrains de football ou les cours d’écoles. « Les autorités elles-mêmes utilisent les routes comme pistes d’atterrissage et ne peuvent donc pas interdire aux avions privés d’en faire autant. Il y a une connivence entre les officiels et les exploitants qui exportent les ressources minières de la province », fulmine un pilote de Walikale.

Pour assurer le désenclavement du territoire et protéger la route, la population, avec le soutien de l’administrateur du territoire, se mobilise pour la construction d’un aérodrome à Walikale centre. « Les travaux ont démarré malgré le manque de financement. Ce qui a été fait dans le quartier de Kigoma. Grâce à une taxe de 23 $ par rotation, prélevée par le service de l’aéronautique civile, nous avons réalisé un tronçon de 318 m sur les 1500 m prévus pour la piste d’atterrissage. Nous avons dégagé et bien damé le sol et si nous obtenons les financements nécessaires, nous allons attaquer la fondation », témoigne Pierre Bulambo, ingénieur responsable des travaux. L’argent collecté pour mener l’ouvrage à terme est déposé sur un compte bloqué, sous le contrôle du député Kalinda, afin de prévenir tout risque de détournement des fonds.

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La crise financière internationale et le secteur congolais des télécommunications

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2010

Le Potentiel,Kinshasa, 21/12/2010
La crise financière internationale, qui a fait éruption il y a maintenant près de trois ans, n’a pas épargné le secteur des télécommunications. Partout dans le monde, le secteur des Nouvelles technologies de l’information et de la communication a souffert d’une réduction de la demande, des restrictions opérationnelles et d’une baisse des investissements.
Notre préoccupation est celle de savoir : comment le ralentissement de l’économie mondiale, en général et congolaise, en particulier, a-t-il affecté le secteur congolais des télécommunications ? Autrement dit, notre souci est de savoir : si oui ou non, les entreprises des Télécommunications mobiles installées au Congo-Kinshasa, ont été affectées par la crise ?

Contexte de libéralisation du secteur

Jusqu’au milieu des années 1980, dans la plupart des pays, les services des télécommunications et le commerce international de service étaient considérés comme des domaines séparés de politiques. L’élaboration des politiques et des règlementations nationales dans le service des télécoms était liée à leur configuration de monopole.

C’est à partir de l’année 1989 que le secteur congolais des télécommunications connaitra une« libéralisation de fait » par l’entrée des opérateurs cellulaires privés Télécel et Comcell.

Cependant, il faudra attendre plus de douze ans pour que le cadre légal et réglementaire soit réformé par la publication de la loi-cadre n°013/2002 sur les télécommunications et la loi n°014/2002 portant création de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications du Congo, en sigle ARPTC.

La publication de ces différentes lois au cours de l’année 2002, va ouvrir la voie à la concurrence et permettre l’entrée massive des opérateurs privés sur le marché congolais des télécoms, avec les opérateurs comme : Vodacom-Congo, Zain-Congo (ex-Celtel), Tigo-Congo (ex-Oasis), Congo Chine Télécom, Standard-Congo (ex-Congo Korea Télécom), Starcel, Lam-Télécom, Sogetel, Supercell, etc.

Impact sur la politique d’investissement des télécoms

L’investissement dans l’infrastructure de télécommunications, est toujours source de croissance économique plus soutenue et plus durable. Outre les deux lois ci-haut citées, la promulgation du code des investissements en février 2002, qui visait à attirer et à stimuler les investissements au Congo-Kinshasa, a permis, une année après, que le marché congolais de la téléphonie mobile connaisse un très fort développement.

Malgré le faible niveau de Produit Intérieur Brut par habitant évalué à 79,3 Usd à fin 2002 et à 190,89 Usd à fin 2009 (au prix de 2000), ce marché est passé d’un taux de pénétration de 2,2% en 2003 à plus de 15% à fin 2009, avec un parc d’abonnés évalué à 9.458.587.

Bien avant l’éclatement de la crise financière en 2007, le monde des télécommunications en Afrique était en perpétuel mouvement jusqu’à donner le tournis.

Ce secteur a connu une forte expansion au cours de dix dernières années (1998-2008). A titre d’exemple, l’Egyptien Orascom, le Sud-Africain MTN et le Koweitien Zain ; ces trois ont investi en Afrique pour un total d’environ 13 milliards Usd.

Selon Patrick Sandouly, avant la crise financière, la stratégie des opérateurs de télécommunication dans les pays africains, a consistée, tout d’abord, à grandir dans les zones urbaines, où ils ont pu atteindre le maximum de clients avec le minimum d’infrastructures.

Pour élargir leur clientèle, ils devront maintenant investir dans les réseaux pour s’installer dans les zones de plus en plus pauvres. Si telle est la situation au niveau continental, qu’en est-il du marché congolais des télécoms ?

La politique d’investissement de sociétés des télécommunications congolaises, s’est-elle modifiée du fait de la crise financière et économique mondiale ? Selon les études récentes, entre 2008 et 2009, on a assisté, au plan continental, à plusieurs rachats d’actions des sociétés de télécommunications.

Les gros opérateurs croient au continent et mettent les bouchés double. Tel est le cas de la société des télécommunications du Mali, en sigle Sotelma et de Ghana Télécom. Pour la première société, Maroc Télécom, l’opérateur historique des télécommunications marocaines venait d’acquérir, mi-janvier 2009, 51% de Sotelma, lors d’une opération de privatisation, en versant 252 millions d’euros à l’Etat du Mali.

Alors que le Britannique Vodafone (la maison mère de la succursale congolaise) vient de verser 900 millions de dollars en août 2009 pour acquérir 70% de Ghana Telecom. Le Koweitien Zain, pour sa part, vient d’augmenté son capital de 4,9 milliards de Dollars et investirait en Afrique 4 milliards de dollars d’ici 2010.

En septembre 2009, alors que l’opérateur indien Bharti Airtel renonçait à fusionner avec le Sud-africain MTN, le Koweitien Zain, très présent sur le continent, trouvait finalement un accord avec un consortium indo-malaisien mené par le groupe Vavasi pour lui céder 46% de son capital pour un montant de près de 13 milliards de dollars.

Depuis janvier 2009, d’importants contrats continuent à être conclus, notamment au Togo, au Burkina Faso, en Namibie, au Ouganda, au Rwanda, voire même au Congo-Kinshasa.

Et ceci, en dépit de la crise financière et économique mondiale. Selon les sources du ministère congolais des Postes, Téléphones et Télécommunications, au cours des années 2009 et tout au long de 2010, une vingtaine de demandes d’achats de licence de téléphonie mobile, fixe et de réseaux Internet a été enregistrée.

Il s’agit de demandes de sociétés telles que MTN, France Télécom, la Congolaise de Développement Rural (Coder Com), Ktel Africa, Télécom So et beaucoup d’autres. Comment peut-on expliquer, en pleine crise financière internationale, l’intérêt des investisseurs en télécoms pour le marché congolais, s’ils étaient affectés par la crise ou si la rentabilité financière n’y est pas ?

Comment comprendre l’engouement pour ce marché si les avantages fiscaux contenus dans le nouveau code des investissements congolais et/ou la liberté de rapatriement des dividendes telle que garantie par la nouvelle réglementation de change ne s’y prêtent pas ?

La thèse d’une incidence faible de la crise financière sur le secteur congolais des télécommunications demeure soutenable. Comme indiqué ci-dessus, l’intérêt de télécoms pour le marché congolais est d’autant plus grand que les nouveaux marchés accessibles et rentables sont de plus en plus rares.

Au fil du temps, les opérateurs télécoms ont appris à apprécier la rentabilité de la téléphonie mobile en Afrique en général et au Congo-Kinshasa, en particulier. Pour ce dernier pays, l’analyse des données disponibles sur les sociétés de télécoms permet de comprendre que ce secteur est dans sa phase expansive, comme illustré par les données du tableau 1.

Il ressort de ce tableau que le volume d’investissements réalisé par les opérateurs de télécommunications mobile et fixe est beaucoup plus important en 2003 et 2004. Evalué à plus 1.067,9 millions Usd en 2003, les investissements dans le secteur de télécommunications se sont hissés à plus 1.688,4 millions Usd à fin 2004 avant de chuté en 2005 et 2006.

Cet accroissement du volume des investissements au cours des années 2003 et 2004 s’explique, toutes choses égales par ailleurs, par la libéralisation du marché de télécommunications, consacrée par la publication de la loi portant nouveau code des investissements, la loi-cadre n°013/2002 sur les télécommunications et la loi n°014/2002 portant création de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications du Congo.

On observe, en outre, en pleine crise financière, que le volume des investissements réalisé dans ce secteur a enregistré un accroissement de 37,20%, passant de 473,2 millions Usd en 2007 à 649,2 millions Usd en 2008. Par contre en 2009, les investissements réalisés ont connu une baisse de 48,51%, soit 334.287.382 Usd.

Ce fléchissement observé entre 2008 et 2009, s’explique par les effets de la crise financière internationale sur les possibilités d’accès au crédit pour la majorité d’investisseur. Le nombre d’emplois direct créés entre 2004 et 2008 est passé de 1192 à 2004 et est estimé à plus de 1700 en 2008.

Toutefois, il convient de préciser qu’en dépit de la baisse d’investissement privé en télécoms observée entre 2008 et 2009, le gouvernement congolais a adopté une politique visant à stimuler le déploiement de la connexion haut débit et en large bande (dans le cadre d’un service mobile câblé et celui sans fil) dans les zones peu desservies en déployant (dans sa première phase) la fibre optique de Muanda à Kinshasa.

Ainsi, le gouvernement congolais a investi dans la fibre optique pour un volume respectif de 32 millions de dollars en 2008 et 30.767.692 Usd en 2009. Il est fort dommage de constater que de mars 2009 à ce jour, ce projet semble mourir de sa belle mort par suite de l’immobilisme du personnel appelé à le piloter. Qu’à cela ne tienne.

Quelle est la situation actuelle du marché congolais des télécoms ? Il ressort du tableau n°2 que les sociétés des télécommunications œuvrant au Congo-Kinshasa, ont connu, avant et pendant la crise, des performances en termes du parc d’abonnés et de taux de pénétration du territoire congolais. En effet, de 1.246.225 en 2003, les abonnés à la téléphonie mobile atteignent plus 9,4 millions à fin 2009, soit un accroissement 7,6 fois plus en sept ans.

D’une année à l’autre, le taux de croissance du parc d’abonnés est passé respectivement de 59,7% en 2004, 37,9% en 2005, 60,8% en 2006, 46,9% en 2007 et 41,6% en 2008.

D’un taux de couverture du territoire national et/ou le taux de pénétration (rapport entre parc d’abonnés sur la population totale) de 2,15% en 2003, il passe à 7,12% en 2006 avant de doublé et atteindre 15,25% en 2009.

Cette tendance amorcée depuis 2004 milite en faveur d’une évolution positive du marché congolais des télécommunications.

Toutefois, il convient de relever qu’entre 2008 et 2009 en pleine crise financière internationale, le marché de télécommunications a enregistré une baisse de son parc d’abonnés de 4,82%. Cette baisse est le fait des sociétés Vodacom Congo et Supercell qui ont vu leur parc d’abonnés baissé respectivement de 15,57% et de 20,89% alors que le parc d’abonnés de leurs concurrentes s’est accru de 1,79% pour Zain, 3,28% pour Tigo et 5,51% pour Congo Chine Télécom au cours de la dite période.

En cherchant à comprendre si la baisse est due aux effets de la crise financière internationale, il nous a été rapporté lors de notre interview avec les responsables de Vodacom que la baisse du parc d’abonnés enregistré en 2009 est le fait non de la crise financière mais de l’opération d’identification initiée et exigée par le gouvernement congolais.

Ainsi, la société Vodacom s’est vu obligée de supprimer 629.392 numéros activés et détenus par certains abonnés qui ne se sont pas fait identifier ou qui ne les ont pas utilisés pendant une longue période de temps.

Par contre, pour la société Supercell qui œuvre uniquement à l’Est du pays et qui jouissait d’un certain monopole pendant la période de la guerre, elle a vu plusieurs de ses abonnés quitter son réseau au profit de ses concurrentes. Ce qui a entrainé la baisse progressive de son parc d’abonner depuis l’unification du pays et plus particulièrement en 2009, avec 20,89%.

Cette baisse serait due, d’après nos enquêtes sur terrain, à la tarification appliquée par la société (qui coûte cher) du fait que tous les appels en émission comme en réception transitent par le Rwanda avant atteindre le correspondant, ce qui occasionne un coût supplémentaire par appel et pour l’abonné.

De ce qui précède, nous pouvons conclure que le secteur n’a pas été affecté, en termes de parc d’abonnés, par les effets de la crise financière internationale. Car, les baisses enregistrées par certaines sociétés résultent des facteurs autres que ceux dus à la crise financière mondiale. Il n’y a donc pas de raisons que la crise, ait eu des conséquences sur la demande des services de Télécoms au Congo-Kinshasa.

Impact sur les chiffres d’affaires des sociétés de télécoms

Depuis 2003 les activités de télécoms installées au Congo ont connu une croissance en termes de chiffre d’affaires, comme repris dans le tableau 3.

En effet, depuis 2003 le chiffre d’affaires s’est accru en moyenne de plus 20%, passant respectivement de 264 millions de dollars en 2003 à 556,17 millions Usd en 2006 et atteint plus de 803,2 millions Usd à fin 2009. Sur le plan d’exploitation, l’analyse de la marge d’Ebitda (rapport entre le bénéficie d’exploitation sur le chiffre d’affaires) révèle que le niveau d’activité n’est pas retombé en dessous de 40% entre 2008 et 2009.

Par ailleurs, il ressort de la comptabilité des sociétés de télécommunications, qu’avant la crise financière, c’est-à-dire entre 2006 et 2007, que le secteur congolais des télécoms a enregistré un taux de croissance du chiffre d’affaires d’environ 20%, alors que pendant la crise financière internationale, ce taux n’a cessé de baisser. Ainsi, il s’est accru de 20% en 2007, 11,28% en 2008 et clôture l’année 2009 à 8,2%. L’accélération moins rapide du chiffre d’affaires du secteur résulte de la baisse du niveau d’activités surtout des opérateurs Vodacom et Supercell.

En effet, un examen des données comptables des opérateurs pris un à un, renseigne que les deux leaders Vodacom et Zain ont enregistré respectivement, entre 2006 et 2007, un taux d’accroissement du chiffre d’affaires de 42,44% et 106,84%. Par contre, entre 2007 et 2008, le chiffre d’affaires de Vodacom a baissé de 2,42% alors que celui de la société Zain s’est accru 10,67%.

Quant aux sociétés Tigo/Oasis et Congo Chine Télécom, il a été observé une nette amélioration de leurs chiffres d’affaires respectifs de l’ordre de 101,6% en 2008 contre 62,5 % en 2007 et de 216,7 %, en 2007 contre 228,42% en 2008. En 2009, les sociétés Zain, Tigo et Congo Chine Télécom ont vu leurs chiffres d’affaires croitre alors que celui de Vodacom et de Supercell n’ont cessé de décliner.

Pour le cas spécifique de la société Supercell, la chute progressive et continue de son chiffre d’affaires date de 2006. Ce dernier a baissé respectivement de 34,4% en 2007, 61,5% en 2008 et atteint 78,8% à fin 2009. Le comportement du chiffre d’affaires de cette dernière, laisse présager, toutes choses égales par ailleurs, sa fermeture d’ici 2012.

Il convient toute fois de préciser que la baisse du chiffre d’affaires de Vodacom et de Supercell est non le fait de la crise financière internationale mais plutôt elle résulte de la baisse du parc d’abonnés qui, in fine, a conduit à la baisse du niveau d’activité observable à travers l’évolution du chiffre d’affaires, comme indiqué précédemment.

Il ressort de ce qui précède qu’en dépit de l’évolution préoccupante des activités de ces deux sociétés, au cours des années 2008 et 2009, les effets pervers de leurs activités sur le secteur congolais de télécommunications ont été atténués par l’évolution favorable des activités de leurs concurrentes.

Part des télécoms dans le Pib et le budget de l’Etat

Par ailleurs, les sociétés de télécommunication congolaises ont estimées que la fermeture et le désinvestissement dans le secteur minier congolais, aurait eu une incidence significative sur l’évolution de leur chiffre d’affaires en 2009. Ces allégations semblent occulter deux facteurs important qui ont joué en faveur des activités des télécommunications.

D’une part, l’évolution positive du parc d’abonnés et les opportunités de nouveaux produits à offrir à la clientèle et d’autre part, l’amélioration de cours boursiers et la reprise des activités dans le secteur minier depuis le début de l’année 2009.

Depuis sa libéralisation en 2002, le secteur congolais des télécommunications occupe de plus en plus une place dominante dans les activités économiques congolaises. Les données disponibles indiquent, qu’entre 2004 et 2008, ce secteur a contribué à la formation du Produit Intérieur Brut congolais à hauteur de 6,12% en moyenne.

D’après la Banque centrale du Congo (rapport annuel, 2006, p14), le secteur de transport et « télé » communication participe à la croissance économique entre 2001 et 2006, en raison de 15,1%. Alors que les télécommunications, à elles seules, y ont respectivement contribué en raison de 5,18% en 2004, 5,97% en 2005, 6,30% en 2006, 6,64% en 2007, 6,64% en 2008 et 6,25% en 2009. Comme repris dans le tableau 5.

Il appert, entre 2004 et 2008, la contribution des télécoms dans le produit intérieur brut congolais se révèle être supérieur à la moyenne africaine de 4% enregistrée en 2006. En effet, selon plusieurs sources, la téléphonie mobile a contribué dans la formation du Produit Intérieur Brut (PIB) de la plupart des pays avec respectivement 5,3% au Ghana, 4,3% en Afrique du Sud, 4,1% au Niger, 4,0% au Nigeria et au Rwanda, 3,8% en Ouganda, 3,5% en Tanzanie et 3,4% au Kenya. La performance congolaise s’expliquerait, toutes choses égales par ailleurs, par plusieurs facteurs.

Parmi lesquels : (i) la nouveauté de la téléphonie mobile sur le marché de la Télécommunication au Congo-Kinshasa resté longtemps dominé par l’opérateur public inopérant ; (ii) le dynamisme et la croissance observé sur le marché des télécoms depuis l’ouverture du marché à la concurrence ; (iii) le rythme sans cesse croissant du parc d’abonnés ; (iv) les stratégies marketing, c’est-à-dire, les actions commerciales menées par les opérateurs du secteur ; (v) et enfin, les efforts consentis par ces derniers en matière de déploiement des réseaux sur l’étendue du territoire national et encouragé par le régime d’exonération dont jouissent l’importation des matériels et équipements des réseaux. Que dire de la contribution du secteur des télécoms dans le budget de l’Etat congolais ?

Fiscalité de sociétés de télécoms de 2006 à 2008

Les opérateurs de télécoms se sont toujours plaints que leurs activités font l’objet d’une fiscalité lourde et qu’elles contribuent annuellement, à hauteur de 37% dans le budget de l’Etat congolais. Qu’indiquent les faits ? Le tableau 6 retrace l’ensemble de la charge fiscale supportée par chaque opérateur Télécom, au cours des années 2006 à 2008.

De l’examen de ce tableau, il en ressort que le marché congolais de télécommunications est dominé par une structure duopolistique où nous avons d’un coté les leaders (Vodacom, Celtel-Zain et Oasis-Tigo, surtout les deux premiers) qui dictent les règles de jeu et de l’autre, les suiveurs qui calquent leur comportement sur celui de acteurs dominants. Les trois opérateurs (Vodacom, Zain et Tigo) supportent en moyenne près de 98% de l’ensemble des impôts payés par le secteur.

Il appert que le secteur des télécoms a contribué au budget de l’Etat avec respectivement 7,04% en 2006 ; 9,53% en 2007 et 12,42% en 2008. Ce qui infirme largement les allégations des sociétés de télécommunications selon lesquelles elles contribuent avec 37% dans les recettes publiques.

Bien que les statistiques ci-haut ne comprennent pas les taxes et redevances payées par les télécoms auprès d’autres ministères, mais il serait trivial de postuler que ces taxes payées soient abondantes au point atteindre plus de 3% de recettes publiques totales.

Perspectives du marché congolais de télécommunications

Actuellement, les opérateurs œuvrant dans ce secteur, disposent d’une large gamme d’opportunités à exploiter. Avec la migration de fréquence radio analogique vers les numériques, le Broadband qui prend de plus en plus le relais du GSM (avec les technologies de troisième génération en sigle 3G où le Wimax), capables de délivrer un accès sans fil haut débit à Internet.

L’accès sans fil aux réseaux fixes commence aussi à percer, avec des innovations comme la WiFi (wireless fidelity), dont l’impact sur l’accès à des services Internet rapides via des réseaux locaux pourrait également bénéficier aux particuliers et aux entreprises.

Les paiements par téléphone mobile avec le lancement des produits permettant aux usagers de transférer de l’argent, de payer leurs factures et de régler leurs achats par l’intermédiaire de leur téléphone portable.

D’ailleurs, aujourd’hui, la téléphonie mobile peut faciliter l’essor rapide de la bancarisation en Afrique en général et au Congo-Kinshasa, en particulier. La seule question à poser est celle du rapport des opérateurs avec les banques, les établissements financiers et les institutions de micro-finance qui doivent garantir les différentes transactions, en tant qu’émettrices agréées de monnaie électronique.

La question sensible reste celle de l’interopérabilité des réseaux. Un abonné Vodacom, Tigo ou CCT pourra-t-il envoyer de l’argent à un abonné Airtel/Zain, standard ou Supercell et vice-versa ?

Telle semble être la première contrainte. La seconde est celle liée au fait que les multinationales solidement installées dans le secteur de transfert d’argent (Western Union, Mister cash, Money gram, Soficom, etc.) n’ont pas dit leur dernier mot.

C’est donc dans ces trois domaines ; les communications mobiles, Internet haut débit et les paiements par téléphone mobile, qu’un gisement de développement continu à exister. C’est aussi dans ces domaines que le secteur des télécommunications devra relever des défis particulièrement difficiles, avec la mise sur pied des licences de troisième génération que compte lancer le Congo-Kinshasa au cours de l’année 2011-2013.

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La guerre du pétrole n’aura pas lieu entre la RDC et l’Angola sur le plateau continental congolais, tranche Muzito devant le Sénat !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2010

Stéphane Etinga/Le Potentiel,Kinshasa, 21/12/2010
Le Premier ministre A. Muzito rejette catégoriquement devant le Sénat qui l’a interpellé à ce sujet toute compromission du gouvernement de la RDC avec l’Angola autour de la controversée exploitation pétrolière du plateau de continental congolais par le voisin angolais
Après sa prestation du mardi 14 décembre 2010, le Premier ministre, Adolphe Muzito, s’est de nouveau présenté au Sénat lundi pour lever tout pan de voile sur le plateau continental de la RDC. Sans circonlocutions, Adolphe Muzito est allé droit au but, rassurant la chambre haute du Parlement sur la « détermination » du gouvernement à « préserver sans faille les intérêts supérieur de la nations dans le secteur pétrolier ».

Invité pour la deuxième fois au Sénat, sur base de la question orale avec débat de l’honorable Siluvangi concernant le dossier du plateau continental qui oppose la RDC à l’Angola, le Premier ministre Adolphe Muzito a exclu toute forme de compromission de son gouvernement.

Devant la chambre haute du Parlement, il a fait part de la «détermination» du gouvernement à «préserver sans faille les intérêts supérieurs de la Nation dans le secteur pétrolier».

 C’est de cette manière que le chef du gouvernement a conclu son intervention, répondant ainsi aux nombreuses questions soulevées une semaine auparavant par les sénateurs.

Réponses en deux catégories

Après avoir planté le décor, le Premier ministre s’est alors penché sur les questions soulevées par le Sénat. Il a regroupé ce «complément d’informations de clarification» en deux catégories : la première sur la gestion du dossier du plateau continental dans ses différentes dimensions et la seconde en rapport avec la politique gouvernementale en matière d’exploitation pétrolière.

Concernant notamment la zone d’intérêt commun et la promesse de versement de 600 millions Usd par le gouvernement angolais, Adolphe Muzito a rappelé la genèse des faits.

Après ce survol dans lequel le chef du gouvernement s’est particulièrement appuyé sur l’accord du 30 juillet 2007 qui présente la zone d’intérêt commun comme «un espace défini de commun accord en vue d’une exploitation commune entre nos deux Etats», il a fait remarquer qu’«il n’y a donc pas de contradiction avec les propos d’un de mon ministre qui a demandé de «mettre une croix sur les 600 millions de dollars américains. L’accord du 30 juillet 2007 n’ayant jamais été appliqué».

Concernant l’exploitation dans la zone économique exclusive et la gestion des bénéfices générés par l’exploitation pétrolière, le chef du gouvernement a rappelé la convention de Montego Bay qui dispose que «l’Etat côtier dispose des droits souverains sur l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol des fonds marins dans la zone économique exclusive. Il exploite tout aussi souverainement les ressources halieutiques et minérales notamment les hydrocarbure».

Kinshasa exige compensation

Or, depuis déjà les années 1980, a-t-il reconnu, les Angolais ont commencé les activités d’exploration-production dans ces espaces maritimes. Aussi, « il est établi aujourd’hui qu’il y a exploitation sur certaines parties de notre Plateau Continental ».

Mais, pour ce qui est des bénéfices éventuels auxquels la République démocratique du Congo a droit, « seules des statistiques réelles de la production permettraient d’en définir la hauteur », pense le Premier ministre.

Concernant l’extension du plateau continental au-delà de 200 milles marins, Adolphe Muzito a rappelé que «la requête préliminaire que nous avions introduite n’avait pour but que d’assurer notre présence dans le peloton des pays qui prétendent à l’extension de leur plateau continental au-delà de 200 milles marins conformément la Convention de Montego Bay».

Actuellement, a-t-il indiqué, la RDC se trouve «au stade de récolte de données qui vont permettre d’élaborer notre requête définitive, conformément au manuel des procédures établi par les Nations unies. Nous veillerons scrupuleusement au bon déroulement et au bon aboutissement de ce processus».

Concernant l’expertise mobilisée et la composition de la Commission nationale d’études sur le plateau continental de la RDC, pour éviter tout amalgame sur le sujet, il a pris soin de lire à l’attention du Sénat, la liste qui comporte les experts et les délégués des Institutions et Organismes impliqués dans cette commission présidée par le Professeur Kabuya-Lumuna Sando, auxquels se sont joints deux experts internationaux, à l’occurrence M. Jean Folack, expert océanologue du Cameroun, et M. Louis Foyang, du Cameroun.

Il n’a pas manqué de rassurer ceux qui s’inquiètent de l’implication des autochtones dans les différentes structures traitant certaines matières spécialisées telles que celles liées au plateau continental de la République démocratique du Congo. Concernant le budget nécessaire pour la meilleure performance de la Commission nationale d’études sur le plateau continental, il est revenu sur le délai de travail de cette structure spécialisée, soit 4 ou 5 ans avant de faire aboutir le processus d’extension de notre plateau continental au-delà de 200 milles marins.

Le budget minimum nécessaire, a-t-il dit, est évalué à 12 millions Usd, comprenant le fonctionnement, l’acquisition et le traitement des données, la mobilisation des experts internationaux, les missions, etc. L’acquisition des données exige à elle seule, a-t-il relevé, quelque 5 millions Usd et « c’est un préalable auquel le gouvernement prête toute son attention ». Certes, a dit Muzito, les budgets alloués à ce jour sont modestes et insuffisants. A cet effet, il a dit que « des modalités étaient en cours d’examen de façon à diversifier les sources de financement. Cela se fera, d’autant plus facilement que notre Etat a déjà signé, depuis 1969, une Convention qui accorde le droit d’exploration et d’exploitation dans ces espaces maritimes à certaines sociétés privées œuvrant en RDC ».

Pas de conflit avec l’Angola

Concernant les relations avec l’Angola, le Premier ministre est revenu sur la «politique de notre pays qui se fonde sur des relations de bon voisinage avec chacun de ses 9 pays voisins». De même qu’ à sa précédente intervention, il s’est de nouveau appuyé sur les récentes déclarations du chef de l’Etat, citant l’article 91 alinéa 2 de la Constitution qui stipule que : « le gouvernement définit, en concertation avec le président de la République, la politique de la nation et en assume la responsabilité ».

Il a alors exclu tout conflit avec l’Angola. « Quand je dis qu’il n’y a pas de conflit avec l’Angola, cela ne veut pas dire que tous nos intérêts sont nécessairement convergents. J’ai voulu relever devant votre auguste Assemblée que le dialogue a été installé sur des questions qui nous préoccupent ».

« En effet, même si il n’y a pas encore de solution à ce jour, la question du tracé de nos frontières a fait l’objet de plusieurs rencontres et projets d’accord » a affirmé le Premier ministre. Il a rappelé tous les accords et pourparlers menés avec l’Angola pour des relations apaisées entre les deux pays.

Fort de la pertinence de ces engagements, Adolphe Muzito a trouvé des mots justes pour rassurer le Sénat. « Vous comprenez mieux, au vu de cet aperçu historique, comment nous sommes arrivés à l’accord du 30 juillet 2007 … ». Et d’enchainer en ces termes : « Vous constatez donc que le dialogue est installé depuis plusieurs années, et qu’il s’organise même dans le cadre de la grande commission mixte RDC-Angola…». Il n’a pas non plus manqué de relever un certain nombre de projets intégrateurs qui existent entre les deux pays, facteurs, se défend-t-il, « à la fois d’entente et de coopération économique ».

Politique des hydrocarbures

Avant de présenter les grandes lignes de la politique des hydrocarbures du gouvernement, le Premier ministre a fait mention du grand retard de la RDC dans la production pétrolière comme dans d’autres secteurs.

 «Le gouvernement est conscient de ce retard qui laisse intact notre potentiel de développement dans tous les secteurs. Nous travaillons pour sortir le pays de cette situation».

Quant à la politique du gouvernement dans le secteur pétrolier. Elle se résume, note le Premier ministre, en une ambition : «celle d’installer une culture pétrolière dans la République et d’amener notre pays à compter aussi sur ses ressources en hydrocarbures. Autant, sinon plus, qu’on a compté sur les ressources minières !»

Selon lui, le gouvernement entend concrétiser cette ambition sur trois grands piliers qui sont : «primo, la pré-exploration. Celle-ci porte sur les réserves en hydrocarbures dont dispose le pays sur l’ensemble du territoire ; secundo, un investissement continu dans les ressources humaines ; tertio, une vision intégrée de l’exploitation des ressources qui sont présentes dans les bassins que nous venons de citer. L’évacuation des hydrocarbures nécessite la construction d’un réseau important de pipelines et de gazoducs ».

Il s’agira donc aussi, fait savoir le Premier ministre, de construire des pipelines et de gazoducs permettant l’ écoulement des hydrocarbures vers les terminaux de Moanda pour l’Ouest et de Mombassa en Ouganda ou de Dar-Es-Salam en Tanzanie pour la partie Est. Dans l’objectif de stimuler l’exploitation pétrolière, et d’accroitre les revenus de l’Etat, il a dit que des dispositions administratives requises pour l’accès au titre minier pour les hydrocarbures ont été adaptées et améliorées dans le sens de favoriser au maximum un partenariat gagnant-gagnant. « Le gouvernement met et continuera à mettre un accent particulier pour que les sociétés pétrolières s’engagent à promouvoir l’environnement physique et social des populations locales ou riveraines ».

A la question de savoir « pourquoi la production pétrolière de la RDC est stagnante malgré les travaux de forage de plusieurs puits. Elle a été de 25.000 barils/j avec 100 puits, elle est toujours à 25.000 barils/j avec 300 puits ? ».

Muzito a tenté de replacer, se fixant sur les préalables. Ainsi, il a fait savoir que la production pétrolière d’un puits obéit à une fonction de croissance jusqu’à atteindre son déclin définitif.

D’après les sociétés, a-t-il dit, la production du brut congolais dans le Bassin côtier qui est resté stationnaire à 25.000 barils/jour durant plus de 3 décennies, est liée au fait que les 100 puits initiaux réalisés ont été les meilleurs. Car, ils ont visé les meilleures zones de productivité et c’est pourquoi leur rendement est resté supérieur.

Ce n’est cependant qu’un argument de défense pour les pétroliers. Car, de l’avis du Premier ministre, « le gouvernement pense que les sociétés de production n’ont pas d’arguments techniques pour justifier l’état stationnaire du niveau de production du Bassin côtier et croit que le faible effort d’exploration constaté dans le chef des sociétés en opération dans le Bassin côtier est à la base de cette situation ».

«Ces deux visions ont opposé et opposent encore les producteurs pétroliers au gouvernement », a avoué le Premier ministre. Un problème sur lequel d’intenses discussions sont menées avec les sociétés au mieux des intérêts de l’Etat congolais, a-t-il fait observer.

Exploitation par l’Angola sur certaines parties du Plateau continental  de la Rdc

Le Premier ministre, Adolphe Muzito, a réaffirmé l’engagement de la RDC à consolider sa souveraineté politique et économique.

« La RDC réaffirme son engagement à consolider sa souveraineté politique et économique ainsi que ses relations de bon voisinage avec ses neuf pays limitrophes».

 La déclaration est du Premier ministre, Adolphe Muzito, devant les sénateurs réunis, le lundi 20 décembre, en séance plénière.

Il répondait à la question orale avec débat posée par le sénateur Raphaël Siluvangi à propos de la délimitation du Plateau continental de la RDC.

Concernant la Zone d’intérêt commun et la promesse de versement de 600 millions de dollars par le gouvernement angolais, le Premier ministre a précisé que le versement de cette somme étant conditionné par plusieurs éléments qui n’ont pas été réunis, l’accord signé doit, selon lui, être considéré comme nul et de nul effet.

D’où une nouvelle stratégie de négociation s’impose sur les nouvelles modalités de gestion des zones d’intérêts communs.

Pour ce qui est de l’exploitation de la zone économique exclusive et la gestion des bénéfices générés par l’exploitation pétrolière, le chef du Gouvernement a reconnu qu’il y a exploitation sur certaines parties de notre Plateau continental par l’Angola.

Quant aux bénéfices éventuels auxquels la RDC a droit, il a estimé que seules des statistiques réelles de la production permettraient d’en définir la hauteur.

Commission nationale d’études du plateau continental

Abordant la question de l’extension du Plateau continental au-delà de 200 miles marins, Adolphe Muzito a indiqué qu’actuellement, on est au stade de récolte des données qui vont permettre d’élaborer la requête définitive conformément au manuel des procédures établi par les Nations Unies.

S’agissant de la composition d’experts mobilisés faisant partie de la Commission nationale d’études sur le Plateau continental de la RDC, il a cité leurs noms en soulignant que leur bureau est placé sous la direction du professeur Kabuya Lumuna.

A propos de l’implication des autochtones dans les différentes structures traitant du Plateau continental, le chef du gouvernement a estimé que cette question sera abordée dans le chapitre de la préoccupation sur l’impact des activités d’exploitations concernant les communautés locales.

Il a laissé entendre que la Commission citée ci-dessus devra travailler de 4 à 5 ans avec un budget minimum de 12 millions USD.

Pour lui, le dialogue est installé avec l’Angola sur des questions préoccupant les deux pays.

Invité à conclure après l’exposé du Premier ministre, le sénateur Siluvangi dit qu’il est resté sur sa soif, estimant que le gouvernement ayant la volonté de ne rien entreprendre et de rien à promettre à la population sur la question posée.

Il a déclaré que le Gouvernement tente de nier l’indéniable en pratiquant la politique de l’autruche. Raphaël Siluvangi a repris les propos de son collègue Henri-Thomas Lokondo qui, lors du débat, avait cité le général De Gaule en soulignant que les pays n’ont pas d’amis, mais des intérêts à défendre.

Il a insisté aussi sur la qualité des experts membres de la commission d’études du Plateau continental et fait une série d’autres recommandations dont celle, approuvée par la plénière consistant à créer une sous-commission rattachée à la commission sénatoriale en charge de l’Environnement, qui devra se charger du suivi des travaux relatifs au Plateau continental de la RDC.

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