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Le PNUD soutient une nouvelle technologie mobile pour combattre la pauvreté

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 août 2011

Trois millions de personnes vivant dans la pauvreté en Afrique et en Asie du Sud, dont 75% de femmes, auront prochainement accès à un service téléphonique mobile grâce à une initiative soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

La technologie est développée par l’entreprise britannique Movirtu dans le cadre de l’initiative globale Business Call to Action [Appel à l'action des entreprises] (BCtA) qui cherche à mobiliser le secteur privé dans le combat contre la pauvreté.

L’idée consiste à offrir un service téléphonique à très bas prix avec un type de compte basé « dans les nuages » permettant à chaque personne qui a accès à un téléphone mobile de le partager mais de garder son propre numéro. Cela permettra d’effectuer et de recevoir des appels individuels et d’avoir accès à des informations et des services bancaires, de soutien agricole ou autres.

« Nous savons que obtenir l’accès aux communications mobiles est une façon d’améliorer les vies et d’étendre les potentiels économiques des milliards de personnes qui vivent avec un à deux dollars par jour. En donnant accès à des comptes et des identifiants mobiles sécurisés, Movirtu aide à combler le fossé entre ceux qui ont facilement accès à des téléphones portables et ceux qui dépendent de téléphones communs ou qui sont obligés de payer des frais de location pour répondre à leurs besoins de communication », a expliqué le gestionnaire de programme par intérim de la BCtA, Amanda Gardiner.

Movirtu prévoit d’apporter la technologie à au moins 12 marchés en Afrique et en Asie du Sud au début de 2013, offrant l’accès à 50 millions de personnes. La cible est d’avoir trois millions d’utilisateurs réguliers.

« C’est un fait que de nombreuses personnes n’ont pas les moyens de s’offrir un téléphone portable. Avec la technologie de téléphonie « dans les nuages » de Movirtu nous offrons une identité mobile personnalisée aux usagers de téléphones partagés. Notre objectif est d’accroître le potentiel de gains de ceux qui vivent avec un à deux dollars par jour en les offrant les bénéfices économiques qui accompagnent une identité mobile complète », a indiqué la Vice-présidente exécutive du marketing, stratégie et planification de Movirtu, Ramona Liberoff.

Les femmes de communautés rurales seront les premières bénéficiaires de cet investissement. Selon l’Association globale des operateurs mobiles GSMA, les femmes à faible revenu en Afrique et en Asie du Sud ont 21% moins de chance d’avoir accès à la téléphonie mobile que les hommes. Les téléphones de Movirtu aideront environ 2,4 millions de femmes à combler ce fossé.

Les clients de Movirtu économisent en moyenne 60 dollars par an sur les dépenses des téléphones partagés. Le projet pilote de l’entreprise a lieu à Madagascar avec plus de 8.000 points de vente à travers le pays. A partir du 1er août, l’ensemble de 22 régions de Madagascar sont couvertes et des lancements dans d’autres pays seront annoncés plus tard dans l’année.

Source:http://fr.allafrica.com/stories/201108041361.html

 

 

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Partenariats public-privé pour le développement d’infrastructures visant à faciliter le commerce et les transports

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 décembre 2009

Les infrastructures et les services qui facilitent le commerce et les transports sont aujourd´hui cruciaux pour la compétitivité des pays en développement sur le marché mondial. Parce que les services de logistique commerciale doivent être toujours plus rapides et toujours plus fiables, la facilitation du commerce et des transports – qui, dans le coût d´une marchandise, peuvent représenter une part plus importante que les droits de douane – mobilise un intérêt croissant. Cette question est particulièrement délicate dans le cas des pays en développement sans littoral dont les marchandises, pour accéder aux réseaux mondiaux de transport maritime, doivent non seulement emprunter les ports maritimes de pays voisins mais aussi traverser davantage de frontières et souvent couvrir des distances importantes par voie terrestre.

La création de partenariats public-privé est indispensable pour rendre plus efficaces et plus viables les infrastructures et les services pour le commerce et les transports. De plus en plus, les gouvernements recherchent des partenaires privés qui participeront au financement, à la mise en place, à l´exploitation et à l´entretien de ces infrastructures et de ces services. Les partenariats public-privé se sont révélés un excellent moyen de créer des infrastructures et des services publics; de nombreux modèles de partenariat témoignent de la diversité des relations contractuelles qui peuvent être établies.

La crise économique actuelle rend plus difficile l´investissement dans les infrastructures et les services de transport. Les sources de financement du secteur public comme du secteur privé se sont réduites. Il faut donc que tous les partenaires coopèrent étroitement pour éviter que l´actuelle baisse conjoncturelle des investissements dans le secteur des transports ne crée demain des problèmes de capacité et des obstacles au commerce.

Les experts examineront les divers modèles de partenariat public-privé et les meilleures pratiques en la matière, ainsi que le rôle de la technologie dans le développement et l´exploitation d´infrastructures et de services de transport efficaces qui facilitent le commerce et les transports internationaux dans les pays en développement. Ils se pencheront aussi sur la mise en œuvre du Programme d´action d´Almaty dans les pays en développement sans littoral et les pays en développement de transit ainsi que sur les problèmes propres aux pays les moins avancés et aux petits États insulaires en développement. Ils étudieront également les incidences que pourraient avoir les engagements qui seront pris à l´issue des négociations à l´Organisation mondiale du commerce sur la facilitation des échanges. Il sera rendu compte des conclusions et des recommandations des experts à la deuxième session de la Commission du commerce et du développement qui se tiendra du 3 au 7 mai 2010.

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Ces Etats qui accaparent les terres agricoles en Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 17 septembre 2009

 
Arabie Saoudite, Chine, Corée du Sud, Egypte… externalisent leur production nationaleL’insécurité alimentaire créée par la hausse des prix des denrées alimentaires provoque l’essor d’un phénomène en Afrique : l’acquisition d’exploitations agricoles par des étrangers. Gouvernements et firmes de certains pays achètent ou louent de vastes territoires agricoles pour assurer leurs propres besoins alimentaires.

La nouvelle a provoqué un tollé fin août à Kampala. L’Egypte, selon la presse du pays des pharaons, s’apprêtait à cultiver du blé pour sa propre consommation sur des terres ougandaises. L’Ouganda avait accepté de mettre à sa disposition, près de 850 000 hectares de terres, soit 2,2 % de la superficie totale du pays. L’information, d’abord démentie par le ministre ougandais des Terres, a été confirmée. Début novembre, le ministre égyptien de l’agriculture, Amin Abaza, a fait état de discussions « fructueuses » avec l’Ouganda, écrit La Dépêche. Il a affirmé que les autorités ougandaises ont accepté de louer des terres à l’Egypte et que sept grands groupes privés égyptiens étudient déjà les variétés de blé et de maïs appropriées au sol ougandais.

M. Abaza a également indiqué que son pays « étudie sérieusement » le projet de plusieurs groupes arabes de cultiver au Soudan des céréales, notamment du blé. Selon l’ONG Grain, en mars 2008, le Premier ministre jordanien a annoncé que son pays allait produire des aliments pour ses concitoyens sur des terres que lui avait attribuées Khartoum. Quelques mois plus tard, son ministre de l’Agriculture a mandaté une société privée pour gérer les investissements agricoles du gouvernement à l’étranger. Il s’agit pour la Jordanie de lutter contre l’insécurité alimentaire du pays.

Des cas de plus en plus nombreux

Plus récemment, en novembre, selon Financial Times, Daewoo Logistics, un groupe sud-coréen, a conclu avec le gouvernement malgache un accord portant sur la location de 1,3 million d’hectares de terres, ce qui représente la moitié des terres arables de la grande île. L’objectif ici est le même que dans les deux cas précédents : assurer l’alimentation de la Corée du Sud, quatrième importateurs de maïs au monde. Dès l’année prochaine, en échange de créations d’emplois dans l’île et de la construction d’infrastructures, le groupe sud-coréen va exploiter pendant 99 ans cette immense étendue de terres pour la culture du maïs et la production d’huile de palme.

Les exemples se multiplient ces derniers mois sur le continent. Dans son dernier rapport, Grain explique le phénomène par la conjugaison des graves crises alimentaires et financières qui frappent le monde et par l’inflation qui en découle. Pour garantir à leurs populations leur nourriture, certains pays riches dépendant des importations, veulent externaliser leur production alimentaire nationale en prenant le contrôle d’exploitations agricoles à l’étranger. Parmi ces « accapareurs » de terres, l’ONG cite, entre autres : l’Arabie Saoudite, le Japon, la Chine, l’Inde, la Corée, la Libye et l’Égypte.

Protéger les producteurs locaux

Ce phénomène se développe à un moment où la question des investissements pour relancer l’agriculture en Afrique se pose avec insistance. Elle a été longuement débattue les 8 et 9 décembre à Paris, lors d’une conférence intitulée « Investir dans l’agriculture en Afrique Sub-saharienne ». A cette occasion, le secrétaire d’Etat français à la coopération et à la francophonie, Alain Joyandet, a mis en garde contre ces investissements provenant de pays étrangers. D’après lui, ils ne devraient pas se faire « sans une protection des populations locales contre d’éventuelles crises alimentaires ».

Autre problème posé par l’exploitation des terres agricoles en Afrique par d’autres pays et par les multinationales étrangères : le droit à la propriété foncière. Dans plusieurs pays du continent, les législations autour de ce droit sont floues. Début décembre, à l’initiative de la Banque africaine de développement (BAfD) et de la Commission de l’Union africaine, des experts africains ont lancé une série de réunions consultatives régionales pour harmoniser un document de politique foncière pour le continent. Ils avaient alors insisté pendant leurs premières réunions sur le fait, que toute réforme agraire devait reconnaître le droit souverain d’un Etat à posséder les terres au nom des citoyens.

Un point de vue que Tidiane Ngaido, chercheur à l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, ne partage pas. Interrogé par RFI, il affirme que « ce n’est pas normal que l’Etat s’arroge le droit de propriété et distribue des terres à des sociétés qui viennent de l’Etranger. Il faut nécessairement une sécurisation foncière pour les populations. »

Selon de nombreux experts, la crise alimentaire de ces deux dernières années a durement frappé les pays pauvres en Afrique et en Asie, parce que les efforts de ces dernières années ont été déployés pour produire des denrées alimentaires destinées aux marchés extérieurs plutôt qu’aux marchés intérieurs. De ce fait, les acquisitions de terres pour produire des denrées alimentaires destinées à l’exportation ne feront qu’aggraver le problème.

Consulter :

- Le rapport de l’ONG Grain

Auteur/Source : par Stéphane Ballong, Afrik.com

Date : Vendredi 12 décembre 2008

 

Ces Etats qui accaparent les terres agricoles en Afrique dans AGRICULTURE doc rapportmainbassesurlesterresagricolesenpleinecrisealimentaireetfinancire.doc

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Les Coûts de la Corruption

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 1 août 2009

Par Mamadou KOULIBALY

La corruption, c’est le fait d’être corrompu, c’est-à-dire transformé en mal. Il s’agit donc d’une perversion, d’une altération d’un phénomène, d’un individu, d’une personne ou d’un acte.

Au-delà d’être un fait, la corruption est aussi un acte. Celui de corrompre quelqu’un en s’assurant son concours à prix d’argent pour qu’il agisse contre son devoir.

Il s’agit dans ce cas, d’un pourrissement de l’acte, de sa dépravation,

donc d’une action de décadence. Dans cette acception, la corruption relève de la morale individuelle, même si elle peut conduire à des coûts macroéconomiques non intentionnels.

Le devoir est l’obligation à quelque chose, qu’une personne peut avoir envers une autre par la loi, la morale ou les convenances.

Donc soudoyer quelqu’un, le corrompre pour qu’il agisse contre son devoir, c’est violer et provoquer la violation de règles de conduite en usage dans une société.

 

Le corrupteur, comme le corrompu, refuse de se conformer aux règles en vigueur et qui sont considérées comme honnêtes et justes. La corruption est donc un vice individuel qui débouche sur une décadence collective. Donc, aussi bien à l’échelle micro-, méso- que macroéconomique, elle a des coûts directs et indirects.

 

 

Pour plus d’information, téléchargez le document suivant:

Les Coûts de la Corruption     dans ANALYSE doc lacorruption.doc

 

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L’Afrique peut devenir un acteur majeur du green business

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 23 juillet 2009

Actuellement perçus comme une contrainte et n’étant pas encore une priorité pour plusieurs pays africains, le changement climatique et l’écologie offrent pourtant de vastes opportunités pour le continent.

Dans le secteur économique émergent qu’est le green business, n’étant pas à la pointe des innovations technologiques, c’est de sa biodiversité et de son écosystème que l’Afrique peut tirer le plus grand profit et se positionner comme un acteur majeur.

Le continent africain dispose là d’un immense gisement de création d’emplois verts et d’éco-entreprises, de formation des jeunes et de revenus supplémentaires pour les Etats, les collectivités locales et les populations les plus démunies.

Toute la question est de savoir comment valoriser ces richesses et ce potentiel économique, comment valoriser ce capital naturel et l’ensemble des services qu’il peut rendre.

L’enjeu est considérable. Pour référence, une étude du Centre d’analyse stratégique, remise le mois dernier au Ministère français de l’écologie, estime, en moyenne, à 970 euros par hectare et par an les services rendus par la forêt française. Sur cette base de calcul, les 200 millions d’hectares de forêts que représente le Bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète derrière l’Amazonie, seraient valorisables à 194 milliards d’euros par an, répartis entre l’Angola, le Cameroun, le Congo (Brazzaville), la RDC, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad.

Valeur de stockage du CO2

Il est facile d’estimer la quantité de dioxyde de carbone (CO2) stockée par les arbres pendant leur cycle de vie, et donc, en fonction du coût de la tonne de CO2 sur le marché, de déterminer la valeur économique la forêt africaine (notamment le bassin du Congo).

La Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation de la forêt tropicale (REDD) permet d’obtenir des crédits carbone. Certes, la Banque africaine de développement gère le Fonds forestier du bassin du Congo, un fonds de 200 millions de dollars, dont les donateurs initiaux sont le Royaume-Uni et la Norvège. C’est sûrement un premier pas encourageant, mais le caractère volontaire de cette contribution et l’absence de données chiffrées sur le montant des émissions de CO2 à compenser, montrent la limite de cette initiative au vu de l’importance du bassin du Congo pour l’avenir du monde. Il est pour le moins urgent que la Banque africaine de développement initie une véritable estimation économique du rôle de la forêt africaine dans le stockage du CO2, en prévision des négociations climatiques qui auront lieu en décembre 2009 à Copenhague, au Danemark.

Intégration de la valeur écologique des arbres dans le prix du bois

Il est également impératif, aujourd’hui, d’étudier cette valeur écologique des arbres afin de l’intégrer dans le prix de vente du bois en tant que matière première.

Il s’agit d’établir une équité entre les bénéfices des Etats producteurs de bois et les industries d’exploitation et de transformation, qui bénéficient nettement de cette filière. La finalité n’est pas de pénaliser les industriels, mais de définir un prix pour l’exploitation du bois qui encourage la transformation dans le pays producteur et qui permet une gestion durable de la forêt (boisement et reboisement avec création d’emplois pour les populations locales).

Rôle de la forêt dans la préservation des ressources hydriques

Si l’évaluation économique du rôle de la forêt dans la lutte contre le changement climatique est relativement aisée, l’exercice est un peu plus difficile si on le considère dans le stockage et l’approvisionnement en eau, qui est pourtant l’une des ressources indispensables à l’autosuffisance alimentaire et au développement d’activités économiques. Quelle valeur économique accorder aux forêts africaines dans leur rôle de tampon hydrique ? Le couvert végétal a un impact important sur l’alimentation des nappes phréatiques souterraines et les cours d’eau. Comment traduire ces fonctions en indicateurs économiques ?

Manque à gagner agricole

Préserver la forêt oblige à ne pas utiliser les terres pour d’autres secteurs d’activités, comme l’agriculture, pourtant cruciale pour l’autosuffisance alimentaire et le développement économique de l’Afrique. Le continent doit exiger des compensations pour la sauvegarde de ce bien commun à l’humanité.

Valeur de la biodiversité africaine

La forêt africaine, de part sa richesse, regorge de nombreux principes actifs indispensables à la fabrication de médicaments. Quelle estimation monétaire pour la pharmacopée africaine qui contribue à la prospérité de l’industrie pharmaceutique, et dont les Africains ne bénéficient tque très peu ? Dans le même contexte, peut-on estimer la valeur culturelle de la biodiversité et des écosystèmes pour les populations locales ? Dans le bassin du Congo par exemple, comment évaluer les impacts de la transformation et de la modification de la forêt sur le mode de vie et la culture des Pygmées ?

Des gisements d’emplois verts pour l’Afrique

L’évaluation économique et la valorisation de la forêt et de la biodiversité peuvent, à court terme, générer de nombreux emplois pour les chercheurs et les jeunes diplômés africains dans différents domaines (sociologues, biologistes, ethnologues, écologues, économistes, etc.), car la discipline est nouvelle et nécessite un travail transversal et pluridisciplinaire. A moyen terme, la création d’emplois verts touchera les populations rurales par le développement de nouveaux métiers (analyste de la biodiversité, reconversion des pêcheurs, etc.). A long terme, on prévoit la création de banques de compensation écologique et de fonds d’investissement pour la biodiversité en Afrique.

Les décideurs politiques : acteurs incontournables de la compensation de la biodiversité

Depuis les années 70, les Etats-Unis ont mis fin à la « gratuité de la nature » avec la création des banques de compensation (Mitigation Banks). En effet, la loi sur la préservation des zones humides (Clean Water Act) permet aux opérateurs dont les activités ont un impact sur une zone humide de contribuer financièrent à la préservation d’une autre zone humide. De nombreuses entreprises se sont ainsi positionnées sur ce nouveau marché. Une étude récente démontre cependant que seules 46% des zones détruites ont été restaurées.

La France s’est également positionnée sur ce créneau, avec la création, en février 2008, de la CDC Biodiversité, filiale de la Caisse des dépôts et de consignation, dotée de 15 millions d’euros. Elle intervient auprès des entreprises, des collectivités, des maîtres d’ouvrage et des pouvoirs publics, dans leurs actions en faveur de la biodiversité : restauration, reconquête, gestion, valorisation et compensation. L’un de ses projets phares est la réhabilitation de 357 hectares d’une ancienne exploitation arboricole à Saint-Martin-de-Crau dans les Bouches-du-Rhône (sud de la France), qui a perdu près de 80% de sa superficie originelle et a été classée réserve naturelle nationale en 2001. Selon les calculs de la CDC Biodiversité, un opérateur qui, après avoir détruit une formation steppique, voudrait s’acquitter de ses obligations de compensation dans cette zone, devrait débourser 35.000 euros pour un hectare. La compensation de la biodiversité, mise en œuvre actuellement en France, est l’application d’une loi de 1976 sur les installations classées, qui indique que tous les projets doivent faire l’objet d’une étude d’impact présentant, entre autres, les mesures envisagées pour supprimer, réduire et, si possible, compenser les dommages d’un projet sur l’environnement.

Thierry Téné pour Les Afriques (France – Suisse)

Thierry Téné est directeur d’A2D Conseil, expert et formateur sur le développement durable, la RSE et le green business.
© DR

 

Source: http://www.infosdelaplanete.org/5499/l-afrique-peut-devenir-un-acteur-majeur-du-green-business.html

 

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Discours de President de l’Assemblee Generale de l’ONU a l’Audition Populaire sur la Crise

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 juin 2009

Discours de Miguel d´Escoto Brockmann, Président de l’Assemblée Générale
des Nations Unies, à l´événement de la société civile: « Audition
Populaire sur la Crise »

Church of the Holy Trinity, 316 East, 88th. Street
New York City, 20 Juin 2009

Chers amis,
Représentants d’organisations non gouvernementales et  réseaux de la
société civile, Frères et Sœurs,
1. Il est véritablement un plaisir être avec vous ici dans l’église de la
Très Sainte Trinité àla veille de la Conférence des Nations Unies sur la
crise financière et économique mondiale et ses incidences sur le
développement. Je sais que je suis entre amis et famille ici, et mon cœur
se chauffe avec l´énergie et la formidable solidarité qui ont apporté avec
vous de toutes les parties du monde.
2. Je vous remercie tous pour leur dur travail au nom de la Conférence, et
ce qui est plus important, au nom des milliers de millions de personnes
dont la voix n’ont pas encore entendu déjà que nous cherchons à construire
un monde plus juste et équitable. Je tiens à remercier, en particulier à
Roberto Bissio de Social Watch et à ELISA Peter de NGLS et à ses équipes
pour travailler très dur pour organiser cet événement et l’invitation qui
m’ont fait à y participer.
Ils ont travaillé patiemment avec mon bureau au nom de la société civile
et nous ont aidés dans les arrangements pour que  beaucoup de vous aient
accès au siège de l’ONU la semaine prochaine pendant la réunion de trois
jours.

3. Je pense que beaucoup de vous sont impatients d’entendre nouvelles sur
les perspectives de la Conférence. Comme vous le savez, la Conférence a
été entourée de polémique depuis le début, dans le passé mois de décembre
à la Conférence de révision sur le financement du développement à Doha.
Là, les États membres m’ont demandé d’organiser une réunion au plus haut
niveau en réponse à la catastrophe économique mondiale déployés autour de
nous.

4. À Doha, j’étais reconnaissant par la présence et l’appui de tant
d’organisations non gouvernementales et j´ai bienvenue sa Déclaration
parallèle, qui est un appel à l’action lucide et de longue portée sur les
questions que les États membres continuent de s’efforcer. Vous êtes très
devant de nous. J’ai partagé la vision décrite dans la Déclaration et j’ai
demandé à publier dans notre site web comme un utile point de référence
dans les négociations intergouvernementales sur le document final de la
Conférence, les qui restent en ces moments.

5. Pendant des mois de difficiles négociations pour définir les objectifs
de la Conférence, les États membres ont décidé qu´ils devraient aborder
les répercussions de la crise surtout dans les plus vulnérables, les
économies des pays en développement, mais que cela ne serait suffisante.
Il a été décidé également, non sans forte résistance, qu’il était
également important que la Conférence explore les réformes et les
changements dans l’architecture financière internationale qui pourraient
apporter une nouvelle stabilité et de bonne gouvernance de l’économie
mondiale.

6. Malheureusement, de nombreux pays ne veulent pas que ces objectifs
ambitieux triomphent à cette Conférence. Mais je voudrais partager avec
vous quelques attentes que beaucoup, sinon la majorité des États membres,
ont à cette réunion et son suivi.

7. Cette conférence est pour ramener le débat sur les réformes économiques
à l’Organisation des Nations Unies. Nous devons veiller à ce que les pays
les plus touchés par la crise disposent d’une voix réel dans la solution
de cette crise mondiale. Nous avons eu sommets du G8 et le G20 et d´autres
groupes ad hoc. Nous allons maintenant donner au G192 la possibilité
d’exprimer leurs préoccupations, besoins et recommandations concrètes. La
participation du G192 est nécessaire si nous voulons tout le monde
derrière une reprise durable et, plus important encore, que tous les pays
bénéficient de la récupération.

8. C’est une Conférence sur le changement. Les autres groupes ont
contribué à propositions utiles de mesures d’urgence pour contrer la crise
et protéger leurs propres intérêts, comme si elles étaient les de tous.
Mais ont évité dans une large mesure propositions de réforme qui empêchent
ces troubles se reproduisent. Cette Conférence doit être vu comme une
occasion pour entamer une discussion sur la gouvernance économique globale
et les moyens de faire que nos institutions internationales soient les
plus représentatives et ouvertes, à l’heure actuelle et dans les décennies
à venir.

9. Dans les six derniers mois, la situation financière et économique s’est
dégradée condamnant par égal à des dizaines de millions de personnes à
l’extrême pauvreté dans les pays industrialisés et les pays en
développement. Et en dépit de la nécessité croissante de grands
changements de nombreux États membres, en particulier dans le Nord, ils
répugnent de plus en plus aux réformes du FMI et la Banque mondiale, avec
l’espoir que les choses vont à revenir à des affaires comme toujours. Et
ils ont également cessé très clair qui ne veulent une sérieuse
conversation mondiale ayant lieu dans l’Organisation des Nations Unies.

10. Alors j’espère, comme nous tous, que l’actuel effondrement ne dégénère
en une longue dépression mondiale, je partage l’opinion répandue que nous
ne pouvons et nous ne devons revenir aux affaires comme toujours.

11. Profondément et maintenant non complètement couverts, les changements
systémiques sont en cours. Les économistes et les décideurs continuent
sans être sûrs  quand nos économies sortiront de ce chaos, mais nous
savons que seront radicalement ordonnées. En dépit de cette incertitude,
nous devons saisir cette occasion pour identifier les changements qui ne
stabilisent seulement nos économies dans le court terme, mais également,
faire méthodiquement les changements et créer des instruments qui
garantissent la stabilité et l’équité pour toutes les nations et tous les
peuples.

12. Cette conférence est le résultat d’un processus difficile. Imaginez :
la réforme du Conseil de Sécurité a conduit jusqu’à présent 15 ans. Avec
l’aide d’éminents économistes comme Joseph Stiglitz, la Commission
d’experts présidentiels a présenté en quelques mois une remarquable série
de recommandations à tenir compte. En dépit des moments de désillusion
parfois j’ai, je ne être surpris par les allées et venues qui ont
caractérisé les négociations vers un document final qui reflète les
résultats de la Conférence.

13. Dans ces moments, les États membres continuent de négocier le document
final. Je pense que le document qui sera finalement adopté est très
différent des versions que vous pouvez avoir vu tout au long du chemin.

14. Pendant la préparation du processus, le soutien au développement de la
Conférence a été érodé. Certains gouvernements sont résolus à résister un
possible défi à son contrôle sur les principales institutions financières
et monétaires. Autres sentent qu’un processus de sérieuse révision
renforcerait politiques et institutions qui compromettent leur
développement économique et ses droits souverains.

15. Toutefois, cette conférence devrait être considérée comme le début
d’un dialogue que nous devons continuer d’urgence dans les prochains mois
et ans. Nous devons reconstruire la confiance, qui est essentiel pour les
relations internationales, la vie économique et la confiance dans nos
institutions mondiales.

16. Et cela, bien sûr, comprend la revitalisation de l’Organisation des
Nations Unies, que dans son état actuel est incapable de remplir les
mandats consacrés dans sa Charte. Pour moi est clair que l’ONU doit être
le lieu où diriger la crise économique et financière mondiale.

17. Cette conférence est sur les citoyens du monde pauvres et vulnérables.
Tandis que les personnes dans presque tous les pays sont touchées par la
récession et la peur de l’avenir, les pays en développement sont les plus
touchés en dépit de qui ont contribué moins aux calamités économiques que
maintenant existent sur eux. Ne peuvent imprimer argent pour amortir
l’impact sur leurs économies nationales. De même que le nord industrielle
ont besoin immédiatement accès aux marchés de crédit, garanties de
commerce équitable et plus allégement de la dette. Etc .. etc

18. Cette conférence est de faire face au fait que nous sommes tous sur
cela. Ceci n’est pas une conférence de donateurs. Les pays en
développement ne recherchent aumônes. L’encouragement des paquetages du
Nord aura un plus grand impact et rétablira la nécessaire demande globale
seulement si s’étend aux pays petits et moyens. S’ils ne sont pas partie
du stimulus, la reprise mondiale se met en danger.

19. C’est une conférence qui doit promouvoir de nouvelles idées sur
comment nous allons reconstruire l’économie. Il s’agit de créer de
nouveaux paradigmes qui remplaceraient l’hyper-consumérisme, avec une
nouvelle prise de conscience de notre administration de la Mère Terre,
comportant des incitations puissants et durables pour développer de
nouvelles sources d’énergie, qui ont besoin des canaux de financement et
technologie pour des millions de petits agriculteurs et les pêcheurs pour
assurer la sécurité alimentaire pour tous. La liste des défis et
possibilités est interminable. Vous le savez mieux que moi.

20. En conclusion, permettez-moi-à-dire quelques mots sur le rôle des
organisations de la société civile. Cette conférence est sur l’émergence
d’une nouvelle conscience sur des milliers de millions de personnes qui
leur ont été refusé les possibilités de la mondialisation, qui étaient
aussi normales pour nous. Vous êtes à la pointe de ce travail. Nous devons
aider les gens à reconnaître l’injustice inhérente du modèle néolibéral et
l’échec du marché tout-puissant.

21. Les entreprises et de nombreux gouvernements ont perdu le sens
d’engagement avec le bien-être des gens. L’activité des affaires sont les
affaires, on nous dit. Mais la crise actuelle nous offre l’occasion
d’injecter un nouvel esprit de responsabilité et de solidarité avec nos
frères et sœurs moins fortunés. C’est une occasion pour insérer les codes
de moralité et éthique qui atténuent l’égoïsme et la témérité qui ont
caractérisé les excès des dernières décennies.

22. Vous comme représentants de la société civile, ont été conscients des
complexités de cette baisse et de leurs interconnexions avec d’autres
crises mondiales, depuis les changements climatiques, à la pandémie du
sida, de l’alimentation, de l’énergie et d’autres problèmes. Vous avez
aidé l’Organisation des Nations Unies à reconnaître qu’une approche
holistique est nécessaire pour faire face à ces défis.
23. Ma vision des réformes et les changements nécessaires coïncident
beaucoup plus étroitement avec les présentées par la société civile -par
leurs réseaux- qu’avec les faites par de nombreux États membres. J’ai été
critiquée par exprimer mes vues comme Président de l’Assemblée Générale.
Cette critique reflète l’érosion de l’autorité de la présidence pendant
des décennies, quelque chose que j’ai essayé de changer durant mon bref
mandat.
24. Mon objectif – je le vois comme mon obligation comme président malgré
que certains l’ont décrite comme coûte- a été de rétablir l’autorité et la
crédibilité de l’Assemblée Générale et, par extension, de tout le système
des Nations Unies aux yeux du monde. Il s’agit clairement d’une tâche
ardue bataille, mais je demeure convaincu que l’ONU est le seul forum
représentatif où peuvent être discutées en forme productive des questions
de la gouvernance globale.

25. Travailler à ce niveau, avec de nombreux concurrents, souvent par
petits intérêts nationaux, est difficile. Mais je demeure convaincu que
cette organisation mérite votre appui. Vous doivent pousser agressive dans
le processus de restauration de la fonction centrale de l’Organisation des
Nations Unies comme un véritable arbitre de « Nous, peuples ». C’est un
processus qui doit surveiller et influencer de toutes les formes possibles
comme représentants de la société civile.

26. J’ai souhaité terminer ici, en ce qu’on pourrait appeler une note
optimiste. Mais je suis un homme d’espoir, non pas un optimiste.
L’optimisme est seulement espoir bon marché. Comme personne d’espoir oui
je crois, de fait, qu’un autre monde est possible et engageons nos vies à
leur réalisation. Pleinement en sachant que le chemin sera accidenté et
embarras et que le moment de la récolte les fruits de nos travaux peuvent
appartenir à d’autres personnes.

Ainsi que mes chers frères et sœurs continuons poursuivant. Avec la grâce
de Dieu sera gagné. ! Oui nous pouvons!
Je vous remercie.

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Social Watch a l’ONU

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 24 juin 2009

CONFÉRENCE DE PRESSE D’ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE SUR LA CONFÉRENCE DE L’ONU SUR LA CRISE FINANCIÈRE MONDIALE ET SON INCIDENCE SUR LE DÉVELOPPEMENT
 
Les représentants de la société civile ont, cet après-midi, appelé à la création d’un conseil de sécurité économique des Nations Unies et à un accroissement du rôle de l’ONU dans le règlement à long terme de la crise financière et économique actuelle.
 
À la veille de l’ouverture de la Conférence sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement, des responsables d’organisations non gouvernementales (ONG) ont ainsi partagé avec les correspondants des médias leurs points de vue sur cette question au cours d’une conférence de presse organisée au Siège de l’ONU, à New York.
 
Le représentant de « Social Watch », une plate-forme d’ONG impliquées dans les processus de suivi de l’application des résolutions des Nations Unies dans le domaine du développement, a noté que, chaque mois qui s’écoulait, les statistiques disponibles décrivaient une crise beaucoup plus grave que prévue, « dont, de surcroît, les répercussions frappent plus durement les pays qui, en fait, sont les moins responsables de cette situation, à savoir les pays en développement ».
 
M. Roberto Bissio a souligné que les conséquences immédiates de la crise dans les pays pauvres –baisse drastique des investissements, effondrement du crédit et baisse du volume des envois de fonds des travailleurs migrants– s’étaient aggravées avec les mesures d’urgence prises par les pays les plus industrialisés pour protéger leur économie.  « Ce faisant, les pays riches ont porté un coup très dur à la compétitivité des pays en développement, rendant encore plus vitale la nécessité de repenser la place qu’occupent ces derniers au sein de l’économie mondiale », a-t-il souligné.
 
Selon M. Bissio, la Conférence qui débute demain doit être l’occasion d’insister sur l’exigence non seulement morale, « mais aussi économique », d’aider efficacement les économies en développement à redémarrer.  « Injecter des capitaux pour permettre aux pays pauvres de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) est un investissement sûr pour la simple raison que ces liquidités seront dépensées; ces pays n’ayant rien à épargner, ils sont en un sens condamnés au dynamisme économique », a insisté l’intervenant.
 
M. Kristian Weise, de l’Union mondiale/OT-Danemark, a souhaité, après avoir indiqué que la crise actuelle pourrait, fin 2009, avoir mis au chômage plus de 50 millions de personnes dans le monde, « dont un grand nombre de jeunes », que la Conférence de l’ONU sur la crise financière permette d’avancer sur le projet de création d’un conseil de sécurité économique des Nations Unies.
 
« Cette idée, lancée par la Chancelière allemande Angela Merkel et appuyée par le Président français Nicholas Sarkozy était soutenue depuis près d’une décennie par la société civile », a-t-il affirmé.  Pour M. Weise, une telle institution permettrait de changer de cap en termes de gouvernance, et ce en passant du cadre de décision « opaque et non représentatif » du G-20 à celui « plus démocratique de l’ONU, où chaque pays a le droit de vote ».
 
M. Weise a ensuite noté que la refonte du système financier international était devenue inévitable: « La situation actuelle est absurde.  Les défaillances de ce système, comme c’est aujourd’hui le cas, sont corrigées par les principales victimes de la crise -les contribuables des pays occidentaux- et affectent directement les populations des pays en développement qui, elles aussi, ne sont nullement responsables de la situation actuelle », a-t-il relevé.
 
Kristian Weise a souhaité que les débats de la Conférence mettent l’accent sur le besoin de procéder à une redistribution des richesses et de mettre un terme à l’« impunité dont jouissent les grandes compagnies multinationales motivées uniquement par le profit ».  « La durabilité de l’économie mondiale passe par l’égalité d’accès des pays aux échanges commerciaux, qui sont le moyen par lequel sont générées les richesses », a-t-il estimé.
 
De son côté, Mme Paulin Vande Pallen, du Réseau pour le droit des femmes au Ghana, a souhaité que la Conférence se penche sur le sort particulier des femmes, « à l’heure où sévit une crise qui les touche plus violemment encore que les autres groupes humains ».  Plaidant pour une participation renforcée des femmes aux plans de relance économique, Mme Vande Pallen a exhorté les États Membres à faire en sorte que la Conférence décide de la mise en place de mécanismes de suivi efficaces, « afin que l’ONU devienne l’enceinte légitime et inclusive au sein de laquelle les pays trouvent ensemble une solution à la crise ».
 
Mme Bhumika Muchalla, du « Réseau Tiers monde », a, quant à elle, fait sienne la recommandation faite par l’économiste Joseph Stiglitz, Président de la Commission d’experts du Président de l’Assemblée générale sur la réforme du système monétaire et financier international, de mettre rapidement en place un nouveau système mondial de réserve monétaire.  « Un tel système ne pourra plus être basé sur le dollar comme monnaie de réserve », a-t-elle dit, en accusant le dollar américain d’être devenu « une monnaie dont l’instabilité explique, en partie, l’éclatement et la gravité de la crise actuelle ».
 

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Les routes de la prospérité en Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 mars 2009

 

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Construction d’une route en Afrique du Sud : le nombre insuffisant de routes, de réseaux d’électricité et d’autres infrastructures modernes handicape le développement économique de l’Afrique.
© Guy Stubbs / African Pictures

Afrique
Les routes de la prospérité en Afrique [Fr] [En]

Africa Renewal (ONU)
Le 15-01-2009 (Publié sur internet le 25-03-2009)
3323 mots

Le continent cible son déficit d’infrastructures.

Même vu de l’espace, le vaste complexe hydroélectrique de Cahora Bassa, situé sur le fleuve Zambèze au Mozambique, est facile à repérer. Construit à l’origine par les autorités coloniales portugaises et devenu ensuite propriété du Mozambique indépendant, ce barrage a de gigantesques turbines qui produisent assez d’électricité pour alimenter des millions de foyers et d’entreprises en Afrique du Sud et dans le reste de la région.

Pendant ce temps, à des milliers de kilomètres de là dans une région rurale du Mali, d’un coup habile de sa houe, une femme ouvre une brèche dans une petite levée de terre pour permettre à l’eau retenue dans un bassin peu profond de s’écouler entre les rangs bien alignés du mil et des haricots qu’elle a plantés. Quand une quantité d’eau suffisante aura irrigué ses cultures, elle fermera la brèche de quelques poignées de boue et de terre et vaquera à d’autres tâches.

La gigantesque centrale hydroélectrique et ce simple système d’irrigation sont des exemples d’infrastructure : routes, ports, réseaux électriques, systèmes d’adduction d’eau et d’assainissement, lignes téléphoniques, émetteurs de radio et de télévision, et plus récemment réseaux de téléphonie mobile, qui rendent possible le développement et la croissance économiques.

L’Afrique ne possède pas le minimum d’infrastructures nécessaire pour répondre aux besoins de ses populations et réduire la pauvreté. Des centaines de millions d’Africains n’ont même pas les équipements les plus élémentaires, que ce soient des routes de campagne, des services de santé de base, des écoles ou des services bancaires et commerciaux. L’absence d’équipements de transport, de distribution d’énergie et de communication modernes et fiables constitue un défi majeur pour le développement économique de l’Afrique et entrave grandement la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et d’autres objectifs économiques et sociaux essentiels.

5140-2 dans ECONOMIELagos, Nigéria : un travailleur nigérian employé par une entreprise chinoise creuse une tranchée pour la pose d’un câble de télécommunication. La Chine est en train de devenir un investisseur étranger de premier plan dans les projets d’infrastructure africains.
© Georges Osodi / AP

Le manque d’infrastructures se fait sentir le plus gravement dans les régions rurales longtemps négligées de l’Afrique où vivent la majorité des 920 millions d’habitants du continent. Ce fardeau pèse le plus lourdement sur les épaules des femmes, que l’absence d’électricité ou de gaz domestiques oblige souvent à passer des heures à ramasser du bois pour la cuisine et le chauffage.

Le plan de développement pour l’Afrique connu sous le nom de Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) a pour objectif central de surmonter le déficit d’infrastructures du continent. Ce plan, adopté par les dirigeants africains en 2001, met l’accent sur la planification régionale de nouveaux projets d’infrastructure destinés à permettre une circulation plus efficace et plus aisée des marchandises, des personnes et de l’information à travers tout le continent.

Lacunes et carences

Le déficit d’infrastructures est énorme, a confirmé Donald Kaberuka, Président de la Banque africaine de développement (BAD), aux journalistes qui couvraient la réunion spéciale du 22 septembre, tenue lors de l’Assemblée générale de l’ONU et consacrée aux besoins de développement de l’Afrique. Dans un contexte où les économies africaines connaissent un taux de croissance annuel de 5% ou plus et face aux exigences de plus en plus lourdes imposées aux infrastructures existantes de la région, nous prenons tous du retard, a-t-il affirmé. De l’Afrique du Sud jusqu’à l’Afrique du Nord, nous constatons un déficit d’infrastructures.

Selon une série d’évaluations des infrastructures africaines effectuée en 2006 par la Banque africaine de développement (BAD) et le Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA) :

  • dans les pays les plus pauvres de l’Afrique, moins d’un habitant sur cinq a l’électricité
  • 56% seulement ont accès à de l’eau potable
  • à peine un tiers des habitants des régions rurales vivent à proximité d’une route
  • seulement 4% des terres agricoles africaines sont irrigués
  • plus de 60% de la population ne dispose pas d’équipements sanitaires de base

Les infrastructures existantes de l’Afrique subsaharienne sont non seulement insuffisantes par rapport à ses besoins, note une analyse détaillée de la Banque mondiale inti­tulée Etude diagnostique des infrastructures nationales en Afrique (Africa Infrastructure Country Diagnostic ou AICD), mais leur développement a un retard considérable sur celui des infrastructures d’autres régions pauvres. L’Afrique a moins du quart des kilomètres de routes revêtues des autres régions en développement et environ un huitième de leur capacité de production électrique par habitant.

Le handicap de la ‘distance économique’

Le mauvais état des réseaux de transport et de communication ajoute ce que M. Kaberuka qualifie de distance économique aux échanges de l’Afrique. Des coûts de transport élevés dus aux problèmes d’infrastructure rendent les exportations du continent moins compétitives sur les marchés mondiaux et ses importations plus coûteuses pour les consommateurs africains.

L’ICA, dont les membres comprennent les pays industrialisés du G8, des agences de développement multilatérales et la Development Bank of Southern Africa (DBSA), estime que la médiocrité des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires majeure de 30 à 40% le coût des marchandises échangées entre pays africains. Les frais de transport nécessaires pour faire parvenir les importations africaines aux clients situés à l’intérieur des terres sont supérieurs de 50% à ceux des autres régions en développement à bas revenus.

La commission pour l’Afrique parrainée par le gouvernement britannique a estimé que les goulots d’étranglement dans les transports et l’inefficacité du secteur représentent l’équivalent d’une taxe à l’exportation de 80% pour les textiles ougandais, ce qui décourage l’investissement et ralentit la création d’emplois dans cette industrie. Le manque d’espace de stockage et d’équipements de commercialisation modernes est un facteur important dans l’insécurité alimentaire, les pertes par avaries se montant jusqu’à 30–40% des récoltes dans certains pays.

Effacer le déficit africain

Supprimer ce déficit en infrastructures est donc une question vitale pour l’Afrique, mais le coût sera élevé. Le rapport du Secrétaire général considère que plus de 52 milliards de dollars d’investissements publics et privés seront annuellement nécessaires pour combler d’ici à 2010 le retard de l’Afrique dans le domaine des infrastructures. Selon l’ONU, cette estimation comprend une contribution annuelle d’environ 38 milliards de dollars de la part des bailleurs de fonds, répartie entre les secteurs suivants :

  • énergie – 20 milliards de dollars
  • transports – 11 milliards de dollars
  • eau et assainissement – 5,7 milliards de dollars
  • informatique et communications – 1 milliard de dollars

L’Etude diagnostique des infrastructures nationales en Afrique cite un chiffre supérieur, d’environ 75 milliards de dollars par an répartis à parts sensiblement égales entre le coût de l’ouverture de nouveaux chantiers et celui du fonctionnement et de l’entretien des infrastructures. Environ un tiers des infrastructures existantes en Afrique ont besoin d’être réparées ou rénovées, et la proportion est encore plus forte dans les régions rurales et les pays qui se relèvent d’un conflit. L’étude estime que cette détérioration est le résultat d’un sous-investissement dans les opérations d’entretien et représente au fil du temps un important gaspillage de ressources.

La Banque mondiale juge que des erreurs de gestion contribuent aux problèmes. Les sociétés de distribution d’eau et d’électricité africaines ne collectent que 70 à 90% du montant de leurs factures.

Les problèmes techniques ajoutent au gaspillage. Par exemple, les réseaux de distribution d’électricité africains perdent deux fois plus de courant pendant la transmission que des systèmes plus modernes – pertes qui peuvent atteindre annuellement 2% du PIB. La Banque estime que globalement, impayés et gaspillages des compagnies d’eau et d’électricité coûtent chaque année 6 milliards de dollars aux contribuables africains qui doivent assumer ces pertes.

Les équipements de production d’électricité sont dans un état particulièrement désolant. Selon la Banque mondiale, l’Espagne à elle seule produit autant d’électricité que toute l’Afrique subsaharienne – ce qui représente par habitant environ un dixième du montant d’électricité produit dans les autres régions en développement. L’AICD estime à 5% du chiffre d’affaires les pertes annuelles que font subir aux entreprises les pannes d’électricité. Ces pertes peuvent être quatre fois plus importantes dans l’économie non officielle qui emploie un plus grand nombre d’Africains que toute autre activité à l’exception de l’agriculture.

L’Afrique apporte sa contribution

Financer les besoins en infrastructures de l’Afrique constitue un autre défi, bien que l’étude de l’AICD révèle que les niveaux d’investissement courants, quoiqu’insuffisants, ne sont pas aussi bas qu’on le pensait.

Le financement local se monte à 35 milliards de dollars par an — deux tiers des 50 milliards de dollars environ dépensés globalement pour les infrastructures africaines. Les contributions extérieures atteignent approximativement 13 milliards de dollars par an, l’aide publique au développement (APD), les investissements privés et les financements de sources non traditionnelles, particulièrement chinoises, s’en répartissant annuellement une part à peu près égale d’environ 4 milliards de dollars.

La plus grande partie du financement pour les nouvelles infrastructures provient des budgets gouvernementaux et se concentre dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement, et des transports. Ces dépenses peuvent constituer les postes les plus lourds de ces budgets et atteindre parfois 6–8% du PIB. Les coûts de fonctionnement et d’entretien sont généralement financés par une redevance payée par les usagers.

L’auteur de l’étude affirme que parmi les pays du Nord bailleurs de fonds traditionnels de l’Afrique, les agences de développement multilatérales, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et la Commission européenne fournissent une très forte proportion de l’APD consacrée en Afrique aux infrastructures — jusqu’à 70%. Les bailleurs de fonds bilatéraux ne jouent pas un rôle aussi important.

5140-FR dans ENVIRONNEMENT et DEVELOPPEMENT DURABLE

Après une longue période de déclin, le financement multilatéral des infrastructures africaines a recommencé à progresser et atteint 8,8 milliards de dollars en 2007 – augmentation de 4 milliards par rapport à 2005 (voir tableau).

La contribution des bailleurs de fonds a une importance beaucoup plus grande pour les pays qui s’efforcent de reconstruire leurs infrastructures à la suite de conflits armés ou de catastrophes naturelles. Ils sont dans une situation très difficile. Ils ont d’énormes besoins de reconstruction et de croissance bien que leurs économies soient de taille réduite et ils devraient bénéficier prioritairement de l’aide internationale.

Des résultats à améliorer

L’AICD explique que même s’il est important d’augmenter le niveau comparativement bas du financement des infrastructures par les bailleurs de fonds extérieurs et le secteur privé, une simple amélioration de la capacité des gouvernements africains à gérer leurs budgets d’infrastructure dégagerait des milliards de dollars supplémentaires pour l’investissement. Bien des progrès restent à faire. L’étude note que certains pays allouent plus d’argent que nécessaire à des secteurs particuliers – ce qui peut mener à lancer un trop grand nombre de chantiers dans certaines régions et de négliger les besoins pressants des autres. Ces excès de dépenses annuels sont estimés à 8 milliards de dollars, près d’un quart du budget global de l’Afrique pour les infrastructures.

Le document demande aussi que les gouvernements africains améliorent leurs politiques et leurs réglementations concernant les infrastructures, afin de les rendre accessibles à un plus large public et d’attirer de plus importants investissements. La dérégulation des marchés africains des télécommunications a par exemple suscité une vague d’investissements privés dans ce secteur, ce qui a alimenté sa croissance spectaculaire. Le rapport de l’AICD note aussi que les subventions des gouvernements et les tarifs qu’ils imposent pour l’eau et l’électricité tendent à favoriser les populations urbaines et les groupes les plus aisés, réduisant l’accès des plus pauvres aux services de base et affaiblissant les incitations à investir dans leur expansion.

L’étude rapporte également que dans les endroits qui disposent de services de distribution d’électricité, d’adduction d’eau et d’assainissement et de services téléphoniques, un nombre important de foyers ne sont toujours pas branchés, ce qui suggère que les frais de raccordement et les tarifs sont trop élevés. Selon la Banque mondiale, de 1990 à 2005 le pourcentage de foyers africains raccordés aux réseaux d’eau et d’électricité existants a stagné. L’étude conclut qu’augmenter les tarifs pour ceux qui peuvent payer plus et modifier les frais de raccordement et les subventions au bénéfice des plus pauvres permettrait à l’Afrique de ses investissements dans les infrastructures.

Les priorités régionales du NEPAD

Satisfaire les besoins en infrastructures de l’Afrique est au cœur du programme-cadre que constitue le NEPAD. Le Plan d’action à court terme du NEPAD, d’un montant de 8 milliards de dollars, comprend 20 projets prioritaires destinés à lancer l’intégration économique régionale et à attirer les investissements à moyen et long terme nécessaires pour combler le retard du continent dans le domaine des infrastructures.

Ces priorités comprennent :

  • le gazoduc ouest-africain pour transporter le gaz naturel nigérian vers les pays voisins et alimenter leurs centrales électriques
  • la modernisation et l’expansion des équipements de manutention de conteneurs de Mombassa, un port stratégique du Kenya
  • l’initiative du bassin du Nil destinée à renforcer la coopération régionale et la gestion conjointe de ce fleuve, le plus long du monde et qui traverse 10 pays
  • le renforcement des capacités de gestion et de planification des communautés économiques régionales pour assurer le développement transfrontalier des infrastructures.

Le NEPAD place l’intégration régionale au centre du plan ambitieux qu’il a conçu pour les infrastructures. Il prévoit des investissements régionaux dans l’agriculture, l’électricité, l’eau, les transports, l’informatique et les systèmes de communication. Ceci favorisera les échanges interafricains, créera des économies d’échelle dans les investissements et le commerce, réduira les coûts élevés des transports et des communications et permettra la libre circulation des personnes et des biens à travers les nombreuses frontières de l’Afrique.

L’analyste de l’AICD explique que l’accent mis par le NEPAD sur l’intégration régionale est essentiel si le continent veut créer les marchés nécessaires à un développement efficace de ses infrastructures et à la poursuite de sa croissance économique.

Selon l’étude, surmonter l’écart énorme qui existe entre les besoins en électricité et les capacités actuelles n’est possible que par une planification à l’échelle régionale. Vingt-et-un des 48 pays d’Afrique subsaharienne ont des systèmes de production et de distribution d’électricité de taille trop petite pour être efficaces. En conséquence, les coûts d’exploitation se montent en moyenne à 30 cents le kilowattheure dans ces pays, contre 10 cents de l’heure pour les réseaux plus importants.

Bien que l’Afrique ait un riche potentiel hydroélectrique, environ 60% de ces ressources sont concentrées dans deux pays, la République démocratique du Congo et l’Ethiopie. Mais les économies de ces deux pays sont de taille insuffisante pour utiliser les quantités considérables d’électricité qui devraient être produites pour justifier les coûts de construction des équipements. Seuls des marchés régionaux auraient la taille requise.

Une nécessaire flexibilité

L’approche pratique du NEPAD qui envisage le développement des infrastructures de bas en haut est un autre avantage, affirme l’analyste de l’AICD, car elle laisse aux pays et aux régions la flexibilité nécessaire pour fixer leurs propres priorités dans le cadre de plans régionaux à long terme. Il n’y a pas vraiment de solution unique. Il faut déterminer ce qui anime vraiment les économies nationales et régionales. Selon lui, le Programme de développement spatial du NEPAD remplit exactement cette fonction en identifiant les corridors d’activité économique existants, tels que les itinéraires de transport très fréquentés ou les districts agricoles particulièrement productifs, où des investissements ciblés donneraient le meilleur rendement.

L’expert de l’AICD explique qu’en ce qui concerne les réseaux de transport de l’Afrique, il serait sans doute plus rationnel de se concentrer initialement sur l’amélioration des infrastructures dans les corridors à fort trafic de l’époque coloniale orientés vers le littoral, plutôt que de construire de nouveaux réseaux routiers et de distribution d’électricité destinés à élargir les échanges interafricains. Avec les corridors maritimes qui véhiculent déjà la plus grande partie du trafic commercial, il faut tracer correctement environ 10000 kilomètres de routes et de voies ferrées. Pour développer correctement les échanges terrestres, il faut tracer correctement environ 100000 kilomètres de routes et de voies ferrées.

Les critiques répondent que le problème de cette approche est qu’elle renforcera probablement la dépendance de l’Afrique envers ses échanges extérieurs au détriment du commerce régional et du fort potentiel de croissance que pourrait faire naître l’expansion des échanges interafricains. Plutôt que de se concentrer sur des marchés internationaux hautement compétitifs où les petites économies africaines et le manque d’industries locales sont des handicaps majeurs, les pays africains feraient mieux de multiplier et de développer les liens avec leurs voisins.

La bonne nouvelle, a conclu M. Kaberuka lors de sa conférence de presse à l’ONU, est qu’après des années de laisser-aller et de retards, nous mettons fortement l’accent sur les infrastructures. Nous ne prétendons pas que les infrastructures suffiront à surmonter les défis du développement de l’Afrique; mais il est essentiel que nous élargissions nos efforts. C’est important pour l’agriculture, pour l’éducation et pour la santé. Il importe que nous réduisions la ‘distance économique’ en Afrique.

Africa Renewal (ONU)

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La cybercriminalité ferait perdre chaque année 1 000 milliards de dollars aux entreprises

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 3 février 2009

Selon l’éditeur McAfee, les entreprises sous-estiment les risques liés à la perte et au vol de données sensibles.  C’est l’évaluation globale des pertes subies par les entreprises, à la suite de la perte de données ou d’actions cybercriminelles, présentée par l’éditeur d’antivirus McAfee, à l’occasion du forum économique mondial de Davos. En effet, l’éditeur a interrogé 800 DSI dans quatre pays industrialisés (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon) et quatre pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Dubaï). En analysant les réponses, il établit qu’en 2008, ces entreprises ont perdu l’équivalent de 4,6 milliards de dollars en données informatiques sensibles (données clients, données financières, brevets, etc.). Ces pertes auraient, par ailleurs, entrainé un coût de 600 millions de dollars pour colmater les brèches de sécurité en question. Ramenées à l’ensemble des entreprises dans le monde, ces pertes de données équivaudraient donc à près de 1 000 milliards de dollars. Quand les salariés deviennent voleurs . Ce chiffre énorme est à prendre avec des pincettes, car, dans son étude, l’éditeur n’explique pas vraiment comment il évalue une donnée perdue ou volée. L’étude met également l’accent sur la peur des DSI face aux propres employés de leur entreprise. Ainsi, la crise économique inciterait de plus en plus de salariés au vol et au recel de données sensibles, pour gagner de l’argent ou se faire embaucher par un concurrent. Ainsi, 42 % des DSI interrogés pensent que les salariés licenciés représentent le plus grand danger pour la sécurité des données. La cybercriminalité, autre conséquence de la crise ?

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MATIERES PREMIERES: Dollar Index : correction technique ou changement de tendance ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 3 septembre 2008

Gabriel André

La corrélation dollar/matières premières toujours d’actualité…
Le Dollar Index, vous le savez, est un indice qui mesure la valeur du dollar américain contre un panier de devises (euro, yen, livre sterling, dollar canadien, couronne suédoise et franc suisse).

Cette année, l’indice a touché des plus bas historiques puisque le billet vert a été vendu massivement pendant que les prix des matières premières explosaient à la hausse. La corrélation négative entre le dollar et les commodities se vérifie encore, mais cette fois-ci dans l’autre sens. Entre mi-juillet et mi-août, les corrections observées sur les marchés ont confirmé cette corrélation.

Fondamentalement, les perspectives économiques n’ont pourtant pas changé. C’est la perception des investisseurs qui a changé. Et dans ce cas, ce sont les charts qu’il faut scruter avec attention et l’analyse technique qu’il est intéressant d’utiliser.

Premier excès : trop bas, trop vite
En fait, le marché a subitement considéré que le dollar était tombé trop bas trop vite. De plus, le contexte économique de son concurrent, l’euro, est très difficile. Ce n’est pas nouveau certes, mais les derniers chiffres montrent que les pays de l’Euroland vont devoir lutter ferme contre les effets conjugués d’une croissance faible et d’une inflation forte.

Second excès : la surévaluation
Les investisseurs, parallèlement, se sont aussi aperçu que les prix de l’énergie et des autres actifs tangibles — comme les métaux précieux et de base — étaient sans doute surévalués. Les craintes d’une demande asiatique en repli et des prises de profit ont fait récemment pencher la balance en faveur des vendeurs.

Les niveaux chartistes montraient clairement des configurations long terme de survente sur le dollar. Ainsi, entre le haut de juillet 2001 à 124,36 points et les deux récents points bas d’avril et de juillet derniers, le Dollar Index a perdu plus de 42% de sa valeur.

Où en est-on maintenant ? Est-ce que le retracement va se poursuivre dans les semaines qui viennent ?

Jetons un oeil au graphique moyen terme.
Grosso modo, le Dollar Index est donc en chute libre depuis juillet 2001. La seule contre-tendance significative de ces sept années a eu lieu en 2005, année où le dollar s’est apprécié contre l’ensemble des devises.

cours de l’or en dollar
Evolution du Dollar Index depuis début 2005

Depuis le dernier trimestre 2006 et jusqu’à très récemment, une nouvelle phase baissière sur le billet vert a propulsé l’indice vers des plus bas historiques. Cette phase baissière correspond au boom mondial des matières premières.

Un double-bottom favorise un rebond technique…
Ces points bas sont ceux du 22 avril dernier, à 71,45 (point B sur le graphique). L’indice a légèrement rebondi puis a rechuté vers ce point bas moins de trois mois plus tard, le 15 juillet dernier (point C). Il a depuis fortement rebondi jusqu’au niveau des 77,5 points, autour desquels il gravite ces derniers jours.

cours de l’or en dollar
Evolution du Dollar Index sur un an

Les points bas d’avril et de juillet, tous deux suivis de rebonds, forment ce que l’on appelle un « double-bottom », ou « double-creux ». Cette figure chartiste constitue un solide support pour l’évolution des cours. L’indice a rebondi effectivement de 8% en un peu plus d’un mois mais il devrait probablement baisser à nouveau prochainement.

Pour l’instant, le fondamental ne suit pas encore
En effet, le récent rebond n’est pas durable car essentiellement technique. Pour que le billet vert reprenne des couleurs à long terme, il faudrait plus que cela. Il faudrait que de nouveaux fondamentaux économiques incitent les gros flux de capitaux à acheter du dollar : ce n’est pas (encore ?) le cas.

Pour l’instant donc, le rebond technique n’est pas encore une tendance. Une tendance est toujours constituée d’une succession de vagues, suivie de mouvements de corrections. Il est donc trop tôt pour parler de mouvement haussier de long terme pour le dollar.

Plusieurs arguments font pencher la balance pour une baisse du Dollar Index à court terme
Tout d’abord, les oscillateurs techniques montrent que la hausse récente a été très rapide sur un laps de temps très court, il y a donc une configuration de surachat qui devrait mécaniquement générer une baisse corrective. Le RSI (Relative Strength Index) a ainsi déclenché un signal baissier après être monté jusqu’à 85 puis après avoir cassé à la baisse le niveau de 70.

Les acheteurs de dollar, pour la plupart des traders court terme qui ont eu le nez creux de passer long sur les plus-bas de mi-juillet, ont déjà commencé à prendre leurs bénéfices. Les autres, ceux qui sont vendeurs de dollar depuis plus longtemps, ont là une occasion de moyenner leurs positions à la baisse.

Parallèlement, la hausse de l’indice a buté sur un niveau de résistance assez classique sur les marchés de devises : les ratios de Fibonacci.

La semaine dernière, les cours ont buté sur le niveau de retracement de 38,2%, c’est-à-dire que le rebond a corrigé 38,2% de la dernière tendance baissière significative (ici les points extrêmes de cette baisse sont le plus-haut du 13 octobre 2006, point A, et le plus-bas d’avril dernier, point B).

Un repli et une consolidation probables
Toutefois, la plus grosse résistance se situe un peu au-dessus, au niveau de 78,5 points, qui a été un plus-bas significatif en 2004 (point D). Vous le savez, en analyse technique, les anciens bas deviennent les nouveaux hauts et vice versa. Ce niveau devrait donc être difficile à franchir en l’absence de données fondamentales qui puissent donner un véritable momentum au Dollar Index.

Un scenario de repli vers 75 est donc probable, ce qui corrigerait la forte hausse de ces dernières semaines. Ensuite, les investisseurs vont écouter attentivement les déclarations des banques centrales et scruter minutieusement les dernières statistiques économiques pour éventuellement créer une nouvelle tendance.

Les Etats-Unis ne sont pas en grande forme économique et financière, l’Europe non plus. Tant que rien ne bouge côté macro-économique, une phase de consolidation entre 71 et 78 est le plus probable.

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