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Le PNUD soutient une nouvelle technologie mobile pour combattre la pauvreté

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 août 2011

Trois millions de personnes vivant dans la pauvreté en Afrique et en Asie du Sud, dont 75% de femmes, auront prochainement accès à un service téléphonique mobile grâce à une initiative soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

La technologie est développée par l’entreprise britannique Movirtu dans le cadre de l’initiative globale Business Call to Action [Appel à l'action des entreprises] (BCtA) qui cherche à mobiliser le secteur privé dans le combat contre la pauvreté.

L’idée consiste à offrir un service téléphonique à très bas prix avec un type de compte basé « dans les nuages » permettant à chaque personne qui a accès à un téléphone mobile de le partager mais de garder son propre numéro. Cela permettra d’effectuer et de recevoir des appels individuels et d’avoir accès à des informations et des services bancaires, de soutien agricole ou autres.

« Nous savons que obtenir l’accès aux communications mobiles est une façon d’améliorer les vies et d’étendre les potentiels économiques des milliards de personnes qui vivent avec un à deux dollars par jour. En donnant accès à des comptes et des identifiants mobiles sécurisés, Movirtu aide à combler le fossé entre ceux qui ont facilement accès à des téléphones portables et ceux qui dépendent de téléphones communs ou qui sont obligés de payer des frais de location pour répondre à leurs besoins de communication », a expliqué le gestionnaire de programme par intérim de la BCtA, Amanda Gardiner.

Movirtu prévoit d’apporter la technologie à au moins 12 marchés en Afrique et en Asie du Sud au début de 2013, offrant l’accès à 50 millions de personnes. La cible est d’avoir trois millions d’utilisateurs réguliers.

« C’est un fait que de nombreuses personnes n’ont pas les moyens de s’offrir un téléphone portable. Avec la technologie de téléphonie « dans les nuages » de Movirtu nous offrons une identité mobile personnalisée aux usagers de téléphones partagés. Notre objectif est d’accroître le potentiel de gains de ceux qui vivent avec un à deux dollars par jour en les offrant les bénéfices économiques qui accompagnent une identité mobile complète », a indiqué la Vice-présidente exécutive du marketing, stratégie et planification de Movirtu, Ramona Liberoff.

Les femmes de communautés rurales seront les premières bénéficiaires de cet investissement. Selon l’Association globale des operateurs mobiles GSMA, les femmes à faible revenu en Afrique et en Asie du Sud ont 21% moins de chance d’avoir accès à la téléphonie mobile que les hommes. Les téléphones de Movirtu aideront environ 2,4 millions de femmes à combler ce fossé.

Les clients de Movirtu économisent en moyenne 60 dollars par an sur les dépenses des téléphones partagés. Le projet pilote de l’entreprise a lieu à Madagascar avec plus de 8.000 points de vente à travers le pays. A partir du 1er août, l’ensemble de 22 régions de Madagascar sont couvertes et des lancements dans d’autres pays seront annoncés plus tard dans l’année.

Source:http://fr.allafrica.com/stories/201108041361.html

 

 

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Réchauffement planétaire et tergiversation des pays du Nord.

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 15 décembre 2010

 

Les pays du Nord ont été interpelllé jeudi dernier à Cauncun (Mexique) par les pays du bassin du Congo.Ces derniers, par la voix du Ministre Congolais de l’Environnement, de la Conservation de la Nature et du Tourisme(RDC),José Endundo,demandent aux pays du Nord de recompenser les efforts consentis par leurs pays dans le cadre de la lutte contre le réchauffement planétiare.

Ils ont déclaré que «  Nous avons fourni des efforts. Nous sommes disposés à les poursuivre, mais, pour cela, les efforts devraient être réciproques. Les discussions qui traînent en longueur sur la REDD + (Réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts) notamment sur les mesures de sauvegarde et sur les engagements à long terme doivent cesser.

 

Ils se sont engagés collectivement, estiment-ils, pour développer des stratégies d’utilisation rationnelles des ressources naturelles pour en assurer la pérennité par la signature d’un plan de convergence sous-régionale sur cette question. Les pays de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale(COMIFAC) détiennent 15 millions d’hectares de forêts gérées de façon durable,ont-ils manifesté. Cinq hectares sont déjà certifiées et près de 40 millions d’hectares de forêts sont dédiés à la conservation stricte. Leur ambition est d’atteindre 100% de forêts de production certifiée, pendant que le processus continue, et une augmentation significative de la superficie des forêts d’içi à 2020.

Les pays du bassin du Congo s’opposent à ce que la RDD+ soit incluse dans le volet NAMAS, conscients de l’importance qu’ils apportent dans le processus de stabilisation du climat et de leur rôle dans le régime climatique en perspective.

La COMIFAC est composée des pays suivants: Cameroun, Tchad, Burundi, Rwanda, Sao Tomé et Principe, la République Démocratique du Congo (RDC), République du Congo, République Centrafricaine (RCA), Gabon et Guinée Equatoriale.

 

 

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L’internet, patrimoine mondial de l’humanité ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 13 décembre 2010

par CHRISTIAN COSTE, Libres propos

L’internet s’est invité dans nos vies plus vite qu’aucune technologie ne l’a jamais fait. Poussé par le commerce, il porte aussi des moyens de communication et d’expression inédits. Il facilite l’échange des biens, mais aussi des idées. Il anime le débat public et vivifie le contrôle des pouvoirs, quels qu’ils soient. Il est, à lui seul, une révolution comparable aux plus grandes, comme la roue, le codex, la boussole, l’imprimerie…

Naturellement il suscite les convoitises. Les gouvernements, surpris par son irruption, dans les toutes dernières années du XXe siècle, n’ont eu de cesse de vouloir maitriser cet OVNI qui prétendait échapper à leur régulation. La Chine a réinventé depuis 2006 une grande muraille pour le censurer et l’isoler. L’Iran limite volontairement les vitesses de téléchargement à un débit misérable pour les particuliers et les cybercafés et le censure. Même, les pays démocratiques entendent le maitriser au nom de la défense de l’ordre public. A cet égard l’affaire Wikileaks risque d’être à la liberté de l’internet ce que le 11 septembre fut aux libertés politiques en Amérique.

Pourtant, sans tambour ni trompette, il y a longtemps que les États-Unis ont fait main basse sur l’internet. Car s’il est sans gouvernement, sa gouvernance est le domaine réservé de sociétés américaines. L’ICANN, qui distribue et réglemente les noms de domaine sans lequel l’internet ne saurait fonctionner, est une société californienne sous la tutelle du Département du Commerce américain . Verisign, qui fournit des services d’infrastructure pour les réseaux Internet, est aussi une société de droit américain.

Internet dépend donc pour l’essentiel de la juridiction américaine. Son gouvernement n’entend pas qu’il en soit autrement. Pourquoi modifier un système qui fonctionne ? Vouloir mettre en place une gestion mondiale partagée serait, à ses yeux, vouloir faire conduire un autobus par ses passagers. En outre, principaux contributeurs de la recherche et de la maintenance de l’internet, les États-Unis entendent contrôler ce qu’ils financent.

« Sommets mondiaux sur la société de l’information » et « Forums sur la gouvernance de l’Internet » se succèdent, impuissants à faire bouger cette ligne.

Pour susciter et accompagner le sursaut de l’opinion, il faut une déclaration de visibilité, éclatante et universelle, autour de laquelle pourra se construire une nouvelle gouvernance.

Pourquoi ne pas déclarer l’internet patrimoine mondial de l’humanité, selon la procédure de l’UNESCO ? Son document-cadre « Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial » définit précisément la notion de « valeur universelle exceptionnelle » comme « une importance culturelle tellement exceptionnelle qu’elle transcende les frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité. À ce titre, la protection permanente de ce patrimoine est de la plus haute importance pour la communauté internationale tout entière ».

La définition s’applique parfaitement à l’internet. Il appartient alors aux États d’engager la procédure. Avec « l’engagement total de l’État partie à préserver le patrimoine concerné, dans la mesure de ses moyens. Cet engagement prendra la forme de mesures juridiques, scientifiques, techniques, administratives et financières appropriées adoptées et proposées pour protéger le bien et sa valeur universelle exceptionnelle ».

Chaque État a intérêt à agir. Chacun en ce qui le concerne. Et bientôt tous se verront moralement contraints de la faire. Comment se justifier de rester sur le bord du chemin ? Déclaré patrimoine commun, l’internet devra être traité comme tel. Et son image imposera son statut.

Chiche ?

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Partenariats public-privé pour le développement d’infrastructures visant à faciliter le commerce et les transports

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 décembre 2009

Les infrastructures et les services qui facilitent le commerce et les transports sont aujourd´hui cruciaux pour la compétitivité des pays en développement sur le marché mondial. Parce que les services de logistique commerciale doivent être toujours plus rapides et toujours plus fiables, la facilitation du commerce et des transports – qui, dans le coût d´une marchandise, peuvent représenter une part plus importante que les droits de douane – mobilise un intérêt croissant. Cette question est particulièrement délicate dans le cas des pays en développement sans littoral dont les marchandises, pour accéder aux réseaux mondiaux de transport maritime, doivent non seulement emprunter les ports maritimes de pays voisins mais aussi traverser davantage de frontières et souvent couvrir des distances importantes par voie terrestre.

La création de partenariats public-privé est indispensable pour rendre plus efficaces et plus viables les infrastructures et les services pour le commerce et les transports. De plus en plus, les gouvernements recherchent des partenaires privés qui participeront au financement, à la mise en place, à l´exploitation et à l´entretien de ces infrastructures et de ces services. Les partenariats public-privé se sont révélés un excellent moyen de créer des infrastructures et des services publics; de nombreux modèles de partenariat témoignent de la diversité des relations contractuelles qui peuvent être établies.

La crise économique actuelle rend plus difficile l´investissement dans les infrastructures et les services de transport. Les sources de financement du secteur public comme du secteur privé se sont réduites. Il faut donc que tous les partenaires coopèrent étroitement pour éviter que l´actuelle baisse conjoncturelle des investissements dans le secteur des transports ne crée demain des problèmes de capacité et des obstacles au commerce.

Les experts examineront les divers modèles de partenariat public-privé et les meilleures pratiques en la matière, ainsi que le rôle de la technologie dans le développement et l´exploitation d´infrastructures et de services de transport efficaces qui facilitent le commerce et les transports internationaux dans les pays en développement. Ils se pencheront aussi sur la mise en œuvre du Programme d´action d´Almaty dans les pays en développement sans littoral et les pays en développement de transit ainsi que sur les problèmes propres aux pays les moins avancés et aux petits États insulaires en développement. Ils étudieront également les incidences que pourraient avoir les engagements qui seront pris à l´issue des négociations à l´Organisation mondiale du commerce sur la facilitation des échanges. Il sera rendu compte des conclusions et des recommandations des experts à la deuxième session de la Commission du commerce et du développement qui se tiendra du 3 au 7 mai 2010.

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Les femmes pourraient bien sauver la planète

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Les femmes seraient-elles plus « écolo-vertueuses » que les hommes ? Selon un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), les femmes des pays industrialisés auraient un comportement plus favorable à l’environnement. Mais ce rapport souligne surtout le rôle clé que les femmes pourraient jouer au sein des pays en voie de développement dans la lutte contre les changements climatiques, à condition qu’on leur en donne les moyens.

 

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Les femmes ont été en grande partie oubliées dans les discussions sur la lutte contre les bouleversements climatiques. Elle pourraient pourtant bien jouer un rôle-clé dans le développement durable de la planète.

L’étude de l’UNFPA met en valeur le comportemnent des femmes, qui seraient plus soucieuses de l’environnement que les hommes. D’après l’étude, qui cite un document de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) de 2008, les femmes des pays industrialisés, plus que les hommes, auraient tendance à acheter des produits écologiques et à recycler leurs déchets. Par ailleurs, l’étude, s’appuyant elle-même sur d’autres études effectuées dans les pays nordiques, souligne que dans les pays industrialisés comme dans les pays en développement, les femmes ont un moindre impact sur l’atmosphère car elles prennent moins l’avion que les hommes et se déplacent moins qu’eux en voiture. Une différence qui ne serait cependant pas seulement liée à un choix, mais aussi à une inégalité d’accès aux ressources économiques.

 

Cette inégalité entre l’homme et la femme est le plus souvent néfaste pour la planète : chacun sait à quel point, dans les pays en voie de développement, la pauvreté et les difficultés d’accès à l’éducation sont facteurs de croissance démographique incontrôlée. L’étude rappelle que dans ces pays, investir dans l’éducation des femmes aboutit à freiner la croissance démographique, ce qui a un effet positif sur la réduction des gaz à effet de serre. De plus, au-delà de la question de la régulation des naissances, les femmes qui travaillent aux champs peuvent avoir un rôle actif dans l’adaptation aux changements climatiques, en développant des cultures résistantes aux inondations et aux sécheresses ou en protégeant les ressources en eau.

Des personnalités féminines engagées

L’étude s’appuie également sur les témoignages de plusieurs personnalités féminines à travers le monde, comme Wangari Maathai, lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2004 et fondatrice du « Green Belt Movement au Kenya ». Ce mouvement, qui était au départ un simple programme de plantation d’arbres par les femmes (plus de 40 millions d’arbres plantés à ce jour) est devenu un vecteur de l’autonomisation des femmes et de leurs familles, qui deviennent de véritables acteurs du développement durable et du développement économique équitable. Ces femmes-là veulent compter dans la lutte contre les changements climatiques.

Le rapport de l’UNFPA plaide la cause de leur implication, comme de l’implication des autres femmes de bonne volonté à travers le monde. Dans la lutte face aux bouleversements climatiques, l’engagement féminin pourrait bien faire la différence…

Pour consulter l’étude complète : State of world population 2009

 

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DISARMAMENT AT LAST

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 octobre 2009

At the end of the 1980s, the Reykjavik agreements, the end of the Cold War and the fall of the Berlin wall suggested that nuclearthreats and the arms race might progressively give way to arethinking of war strategies and therefore of the armament necessary to address new types of conflicts. This would likewiseleave a broad margin for the “dividends of peace,” which wouldenable us to inaugurate a new era with a renewed United Nations, endowed with the appropriate human, financial and technicalresources.But that was not the case. To the contrary, “globalization” replaced democratic values with the laws of the marketplace, and the world’smost prosperous countries (G-7, G-8…) ostracized the UnitedNations to the point of placing the World Trade Organization beyond its scope.

full information, download this document DISARMAMENT AT LAST dans COOPERATION INTERNATIONALE pdf ubuntustatementdisarmamentatlast.pdf

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Ces Etats qui accaparent les terres agricoles en Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 17 septembre 2009

 
Arabie Saoudite, Chine, Corée du Sud, Egypte… externalisent leur production nationaleL’insécurité alimentaire créée par la hausse des prix des denrées alimentaires provoque l’essor d’un phénomène en Afrique : l’acquisition d’exploitations agricoles par des étrangers. Gouvernements et firmes de certains pays achètent ou louent de vastes territoires agricoles pour assurer leurs propres besoins alimentaires.

La nouvelle a provoqué un tollé fin août à Kampala. L’Egypte, selon la presse du pays des pharaons, s’apprêtait à cultiver du blé pour sa propre consommation sur des terres ougandaises. L’Ouganda avait accepté de mettre à sa disposition, près de 850 000 hectares de terres, soit 2,2 % de la superficie totale du pays. L’information, d’abord démentie par le ministre ougandais des Terres, a été confirmée. Début novembre, le ministre égyptien de l’agriculture, Amin Abaza, a fait état de discussions « fructueuses » avec l’Ouganda, écrit La Dépêche. Il a affirmé que les autorités ougandaises ont accepté de louer des terres à l’Egypte et que sept grands groupes privés égyptiens étudient déjà les variétés de blé et de maïs appropriées au sol ougandais.

M. Abaza a également indiqué que son pays « étudie sérieusement » le projet de plusieurs groupes arabes de cultiver au Soudan des céréales, notamment du blé. Selon l’ONG Grain, en mars 2008, le Premier ministre jordanien a annoncé que son pays allait produire des aliments pour ses concitoyens sur des terres que lui avait attribuées Khartoum. Quelques mois plus tard, son ministre de l’Agriculture a mandaté une société privée pour gérer les investissements agricoles du gouvernement à l’étranger. Il s’agit pour la Jordanie de lutter contre l’insécurité alimentaire du pays.

Des cas de plus en plus nombreux

Plus récemment, en novembre, selon Financial Times, Daewoo Logistics, un groupe sud-coréen, a conclu avec le gouvernement malgache un accord portant sur la location de 1,3 million d’hectares de terres, ce qui représente la moitié des terres arables de la grande île. L’objectif ici est le même que dans les deux cas précédents : assurer l’alimentation de la Corée du Sud, quatrième importateurs de maïs au monde. Dès l’année prochaine, en échange de créations d’emplois dans l’île et de la construction d’infrastructures, le groupe sud-coréen va exploiter pendant 99 ans cette immense étendue de terres pour la culture du maïs et la production d’huile de palme.

Les exemples se multiplient ces derniers mois sur le continent. Dans son dernier rapport, Grain explique le phénomène par la conjugaison des graves crises alimentaires et financières qui frappent le monde et par l’inflation qui en découle. Pour garantir à leurs populations leur nourriture, certains pays riches dépendant des importations, veulent externaliser leur production alimentaire nationale en prenant le contrôle d’exploitations agricoles à l’étranger. Parmi ces « accapareurs » de terres, l’ONG cite, entre autres : l’Arabie Saoudite, le Japon, la Chine, l’Inde, la Corée, la Libye et l’Égypte.

Protéger les producteurs locaux

Ce phénomène se développe à un moment où la question des investissements pour relancer l’agriculture en Afrique se pose avec insistance. Elle a été longuement débattue les 8 et 9 décembre à Paris, lors d’une conférence intitulée « Investir dans l’agriculture en Afrique Sub-saharienne ». A cette occasion, le secrétaire d’Etat français à la coopération et à la francophonie, Alain Joyandet, a mis en garde contre ces investissements provenant de pays étrangers. D’après lui, ils ne devraient pas se faire « sans une protection des populations locales contre d’éventuelles crises alimentaires ».

Autre problème posé par l’exploitation des terres agricoles en Afrique par d’autres pays et par les multinationales étrangères : le droit à la propriété foncière. Dans plusieurs pays du continent, les législations autour de ce droit sont floues. Début décembre, à l’initiative de la Banque africaine de développement (BAfD) et de la Commission de l’Union africaine, des experts africains ont lancé une série de réunions consultatives régionales pour harmoniser un document de politique foncière pour le continent. Ils avaient alors insisté pendant leurs premières réunions sur le fait, que toute réforme agraire devait reconnaître le droit souverain d’un Etat à posséder les terres au nom des citoyens.

Un point de vue que Tidiane Ngaido, chercheur à l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, ne partage pas. Interrogé par RFI, il affirme que « ce n’est pas normal que l’Etat s’arroge le droit de propriété et distribue des terres à des sociétés qui viennent de l’Etranger. Il faut nécessairement une sécurisation foncière pour les populations. »

Selon de nombreux experts, la crise alimentaire de ces deux dernières années a durement frappé les pays pauvres en Afrique et en Asie, parce que les efforts de ces dernières années ont été déployés pour produire des denrées alimentaires destinées aux marchés extérieurs plutôt qu’aux marchés intérieurs. De ce fait, les acquisitions de terres pour produire des denrées alimentaires destinées à l’exportation ne feront qu’aggraver le problème.

Consulter :

- Le rapport de l’ONG Grain

Auteur/Source : par Stéphane Ballong, Afrik.com

Date : Vendredi 12 décembre 2008

 

Ces Etats qui accaparent les terres agricoles en Afrique dans AGRICULTURE doc rapportmainbassesurlesterresagricolesenpleinecrisealimentaireetfinancire.doc

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Développement durable

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 7 août 2009

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Le développement durable (ou développement soutenable, anglicisme tiré de Sustainable development) est une nouvelle conception de l’intérêt public, appliqué à la croissance économique et reconsidéré à l’échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects écologiques et culturels généraux d’une planète globalisée.

Il s’agirait, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland[1] :

« Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

Il s’agirait aussi, en s’appuyant sur de nouvelles valeurs universelles (responsabilité, participation et partage[2], principe de précaution, débat[3], innovation[4], …) d’affirmer une approche double :

  • Dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations à venir ;
  • Dans l’espace : chaque humain a le même droit aux ressources de la Terre.

Au contraire de la notion d’intérêt public qui caractérise les États et qui est mise en oeuvre d’office par leur ministère public, le programme de développement durable est un thème de gouvernance proposé comme réponse contractuelle des nouvelles institutions non gouvernementales et des entreprises transnationales, aux préoccupations de la société civile en ce qui concerne les impacts environnementaux et sociaux de l’activité des agents économiques sur leurs parties prenantes[5].

En dehors des activités financières, tous les secteurs d’activité sont concernés par le développement durable : l’agriculture, l’industrie, mais aussi les services, l’habitation, l’organisation familiale qui, contrairement à une opinion quelquefois répandue, ne sont pas immatériels.

 

Pour plus d’information, téléchargez les documents suivants:

Développement durable      dans COOPERATION INTERNATIONALE doc dveloppementdurable.doc

 

 

 

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L’Afrique peut devenir un acteur majeur du green business

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 23 juillet 2009

Actuellement perçus comme une contrainte et n’étant pas encore une priorité pour plusieurs pays africains, le changement climatique et l’écologie offrent pourtant de vastes opportunités pour le continent.

Dans le secteur économique émergent qu’est le green business, n’étant pas à la pointe des innovations technologiques, c’est de sa biodiversité et de son écosystème que l’Afrique peut tirer le plus grand profit et se positionner comme un acteur majeur.

Le continent africain dispose là d’un immense gisement de création d’emplois verts et d’éco-entreprises, de formation des jeunes et de revenus supplémentaires pour les Etats, les collectivités locales et les populations les plus démunies.

Toute la question est de savoir comment valoriser ces richesses et ce potentiel économique, comment valoriser ce capital naturel et l’ensemble des services qu’il peut rendre.

L’enjeu est considérable. Pour référence, une étude du Centre d’analyse stratégique, remise le mois dernier au Ministère français de l’écologie, estime, en moyenne, à 970 euros par hectare et par an les services rendus par la forêt française. Sur cette base de calcul, les 200 millions d’hectares de forêts que représente le Bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète derrière l’Amazonie, seraient valorisables à 194 milliards d’euros par an, répartis entre l’Angola, le Cameroun, le Congo (Brazzaville), la RDC, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad.

Valeur de stockage du CO2

Il est facile d’estimer la quantité de dioxyde de carbone (CO2) stockée par les arbres pendant leur cycle de vie, et donc, en fonction du coût de la tonne de CO2 sur le marché, de déterminer la valeur économique la forêt africaine (notamment le bassin du Congo).

La Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation de la forêt tropicale (REDD) permet d’obtenir des crédits carbone. Certes, la Banque africaine de développement gère le Fonds forestier du bassin du Congo, un fonds de 200 millions de dollars, dont les donateurs initiaux sont le Royaume-Uni et la Norvège. C’est sûrement un premier pas encourageant, mais le caractère volontaire de cette contribution et l’absence de données chiffrées sur le montant des émissions de CO2 à compenser, montrent la limite de cette initiative au vu de l’importance du bassin du Congo pour l’avenir du monde. Il est pour le moins urgent que la Banque africaine de développement initie une véritable estimation économique du rôle de la forêt africaine dans le stockage du CO2, en prévision des négociations climatiques qui auront lieu en décembre 2009 à Copenhague, au Danemark.

Intégration de la valeur écologique des arbres dans le prix du bois

Il est également impératif, aujourd’hui, d’étudier cette valeur écologique des arbres afin de l’intégrer dans le prix de vente du bois en tant que matière première.

Il s’agit d’établir une équité entre les bénéfices des Etats producteurs de bois et les industries d’exploitation et de transformation, qui bénéficient nettement de cette filière. La finalité n’est pas de pénaliser les industriels, mais de définir un prix pour l’exploitation du bois qui encourage la transformation dans le pays producteur et qui permet une gestion durable de la forêt (boisement et reboisement avec création d’emplois pour les populations locales).

Rôle de la forêt dans la préservation des ressources hydriques

Si l’évaluation économique du rôle de la forêt dans la lutte contre le changement climatique est relativement aisée, l’exercice est un peu plus difficile si on le considère dans le stockage et l’approvisionnement en eau, qui est pourtant l’une des ressources indispensables à l’autosuffisance alimentaire et au développement d’activités économiques. Quelle valeur économique accorder aux forêts africaines dans leur rôle de tampon hydrique ? Le couvert végétal a un impact important sur l’alimentation des nappes phréatiques souterraines et les cours d’eau. Comment traduire ces fonctions en indicateurs économiques ?

Manque à gagner agricole

Préserver la forêt oblige à ne pas utiliser les terres pour d’autres secteurs d’activités, comme l’agriculture, pourtant cruciale pour l’autosuffisance alimentaire et le développement économique de l’Afrique. Le continent doit exiger des compensations pour la sauvegarde de ce bien commun à l’humanité.

Valeur de la biodiversité africaine

La forêt africaine, de part sa richesse, regorge de nombreux principes actifs indispensables à la fabrication de médicaments. Quelle estimation monétaire pour la pharmacopée africaine qui contribue à la prospérité de l’industrie pharmaceutique, et dont les Africains ne bénéficient tque très peu ? Dans le même contexte, peut-on estimer la valeur culturelle de la biodiversité et des écosystèmes pour les populations locales ? Dans le bassin du Congo par exemple, comment évaluer les impacts de la transformation et de la modification de la forêt sur le mode de vie et la culture des Pygmées ?

Des gisements d’emplois verts pour l’Afrique

L’évaluation économique et la valorisation de la forêt et de la biodiversité peuvent, à court terme, générer de nombreux emplois pour les chercheurs et les jeunes diplômés africains dans différents domaines (sociologues, biologistes, ethnologues, écologues, économistes, etc.), car la discipline est nouvelle et nécessite un travail transversal et pluridisciplinaire. A moyen terme, la création d’emplois verts touchera les populations rurales par le développement de nouveaux métiers (analyste de la biodiversité, reconversion des pêcheurs, etc.). A long terme, on prévoit la création de banques de compensation écologique et de fonds d’investissement pour la biodiversité en Afrique.

Les décideurs politiques : acteurs incontournables de la compensation de la biodiversité

Depuis les années 70, les Etats-Unis ont mis fin à la « gratuité de la nature » avec la création des banques de compensation (Mitigation Banks). En effet, la loi sur la préservation des zones humides (Clean Water Act) permet aux opérateurs dont les activités ont un impact sur une zone humide de contribuer financièrent à la préservation d’une autre zone humide. De nombreuses entreprises se sont ainsi positionnées sur ce nouveau marché. Une étude récente démontre cependant que seules 46% des zones détruites ont été restaurées.

La France s’est également positionnée sur ce créneau, avec la création, en février 2008, de la CDC Biodiversité, filiale de la Caisse des dépôts et de consignation, dotée de 15 millions d’euros. Elle intervient auprès des entreprises, des collectivités, des maîtres d’ouvrage et des pouvoirs publics, dans leurs actions en faveur de la biodiversité : restauration, reconquête, gestion, valorisation et compensation. L’un de ses projets phares est la réhabilitation de 357 hectares d’une ancienne exploitation arboricole à Saint-Martin-de-Crau dans les Bouches-du-Rhône (sud de la France), qui a perdu près de 80% de sa superficie originelle et a été classée réserve naturelle nationale en 2001. Selon les calculs de la CDC Biodiversité, un opérateur qui, après avoir détruit une formation steppique, voudrait s’acquitter de ses obligations de compensation dans cette zone, devrait débourser 35.000 euros pour un hectare. La compensation de la biodiversité, mise en œuvre actuellement en France, est l’application d’une loi de 1976 sur les installations classées, qui indique que tous les projets doivent faire l’objet d’une étude d’impact présentant, entre autres, les mesures envisagées pour supprimer, réduire et, si possible, compenser les dommages d’un projet sur l’environnement.

Thierry Téné pour Les Afriques (France – Suisse)

Thierry Téné est directeur d’A2D Conseil, expert et formateur sur le développement durable, la RSE et le green business.
© DR

 

Source: http://www.infosdelaplanete.org/5499/l-afrique-peut-devenir-un-acteur-majeur-du-green-business.html

 

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Text of Obama’s speech in Ghana

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 13 juillet 2009

Text of President Barack Obama’s speech Saturday in Accra, Ghana, as provided by the White House:
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OBAMA: Good afternoon, everybody. It is a great honor for me to be in Accra and to speak to the representatives of the people of Ghana. I am deeply grateful for the welcome that I’ve

received, as are Michelle and Malia and Sasha Obama. Ghana’s history is rich, the ties between our two countries are strong, and I am proud that this is my first visit to sub-Saharan Africa as president of the United States of America. I want to thank Madam Speaker and all the members of the House of Representatives for hosting us today. I want to thank President Mills for his outstanding leadership. To the former presidents — Jerry Rawlings, former President Kufuor — vice president, chief justice — thanks to all of you for your extraordinary hospitality and the wonderful institutions that you’ve built here in Ghana.

I’m speaking to you at the end of a long trip. I began in Russia for a summit between two great powers. I traveled to Italy for a meeting of the world’s leading economies. And I’ve come here to Ghana for a simple reason: The 21st century will be shaped by what happens not just in Rome or Moscow or Washington, but by what happens in Accra, as well.
This is the simple truth of a time when the boundaries between people are overwhelmed by our connections. Your prosperity can expand America’s prosperity. Your health and security can contribute to the world’s health and security. And the strength of your democracy can help advance human rights for people everywhere.
So I do not see the countries and peoples of Africa as a world apart; I see Africa as a fundamental part of our interconnected world … as partners with America on behalf of the future we want for all of our children. That partnership must be grounded in mutual responsibility and mutual respect. And that is what I want to speak with you about today.
We must start from the simple premise that Africa’s future is up to Africans.
I say this knowing full well the tragic past that has sometimes haunted this part of the world. After all, I have the blood of Africa within me, and my family’s … my family’s own story encompasses both the tragedies and triumphs of the larger African story.
Some you know my grandfather was a cook for the British in Kenya, and though he was a respected elder in his village, his employers called him « boy » for much of his life. He was on the periphery of Kenya’s liberation struggles, but he was still imprisoned briefly during repressive times. In his life, colonialism wasn’t simply the creation of unnatural borders or unfair terms of trade — it was something experienced personally, day after day, year after year.
My father grew up herding goats in a tiny village, an impossible distance away from the American universities where he would come to get an education. He came of age at a moment of extraordinary promise for Africa. The struggles of his own father’s generation were giving birth to new nations, beginning right here in Ghana. Africans were educating and asserting themselves in new ways, and history was on the move.
But despite the progress that has been made — and there has been considerable progress in many parts of Africa — we also know that much of that promise has yet to be fulfilled. Countries like Kenya had a per capita economy larger than South Korea’s when I was born. They have badly been outpaced. Disease and conflict have ravaged parts of the African continent.
In many places, the hope of my father’s generation gave way to cynicism, even despair. Now, it’s easy to point fingers and to pin the blame of these problems on others. Yes, a colonial map that made little sense helped to breed conflict. The West has often approached Africa as a patron or a source of resources rather than a partner. But the West is not responsible for the destruction of the Zimbabwean economy over the last decade, or wars in which children are enlisted as combatants. In my father’s life, it was partly tribalism and patronage and nepotism in an independent Kenya that for a long stretch derailed his career, and we know that this kind of corruption is still a daily fact of life for far too many.
Now, we know that’s also not the whole story. Here in Ghana, you show us a face of Africa that is too often overlooked by a world that sees only tragedy or a need for charity. The people of Ghana have worked hard to put democracy on a firmer footing, with repeated peaceful transfers of power even in the wake of closely contested elections. And by the way, can I say that for that the minority deserves as much credit as the majority. And with improved governance and an emerging civil society, Ghana’s economy has shown impressive rates of growth.
This progress may lack the drama of 20th century liberation struggles, but make no mistake: It will ultimately be more significant. For just as it is important to emerge from the control of other nations, it is even more important to build one’s own nation.
So I believe that this moment is just as promising for Ghana and for Africa as the moment when my father came of age and new nations were being born. This is a new moment of great promise. Only this time, we’ve learned that it will not be giants like Nkrumah and Kenyatta who will determine Africa’s future. Instead, it will be you — the men and women in Ghana’s parliament — the people you represent. It will be the young people brimming with talent and energy and hope who can claim the future that so many in previous generations never realized.
Now, to realize that promise, we must first recognize the fundamental truth that you have given life to in Ghana: Development depends on good governance. That is the ingredient which has been missing in far too many places, for far too long. That’s the change that can unlock Africa’s potential. And that is a responsibility that can only be met by Africans.
As for America and the West, our commitment must be measured by more than just the dollars we spend. I’ve pledged substantial increases in our foreign assistance, which is in Africa’s interests and America’s interests. But the true sign of success is not whether we are a source of perpetual aid that helps people scrape by — it’s whether we are partners in building the capacity for transformational change.
This mutual responsibility must be the foundation of our partnership. And today, I’ll focus on four areas that are critical to the future of Africa and the entire developing world: democracy, opportunity, health, and the peaceful resolution of conflict.
First, we must support strong and sustainable democratic governments.
As I said in Cairo, each nation gives life to democracy in its own way, and in line with its own traditions. But history offers a clear verdict: Governments that respect the will of their own people, that govern by consent and not coercion, are more prosperous, they are more stable and more successful than governments that do not.
This is about more than just holding elections. It’s also about what happens between elections. Repression can take many forms, and too many nations, even those that have elections, are plagued by problems that condemn their people to poverty. No country is going to create wealth if its leaders exploit the economy to enrich themselves … or if police — if police can be bought off by drug traffickers. No business wants to invest in a place where the government skims 20 percent off the top … or the head of the port authority is corrupt. No person wants to live in a society where the rule of law gives way to the rule of brutality and bribery. That is not democracy, that is tyranny, even if occasionally you sprinkle an election in there. And now is the time for that style of governance to end.
In the 21st century, capable, reliable and transparent institutions are the key to success — strong parliaments; honest police forces; independent judges … an independent press; a vibrant private sector; a civil society. Those are the things that give life to democracy, because that is what matters in people’s everyday lives.
Now, time and again, Ghanaians have chosen constitutional rule over autocracy and shown a democratic spirit that allows the energy of your people to break through. We see that in leaders who accept defeat graciously — the fact that President Mills’ opponents were standing beside him last night to greet me when I came off the plane spoke volumes about Ghana; victors who resist calls to wield power against the opposition in unfair ways. We see that spirit in courageous journalists like Anas Aremeyaw Anas, who risked his life to report the truth. We see it in police like Patience Quaye, who helped prosecute the first human trafficker in Ghana. We see it in the young people who are speaking up against patronage and participating in the political process.
Across Africa, we’ve seen countless examples of people taking control of their destiny and making change from the bottom up. We saw it in Kenya, where civil society and business came together to help stop postelection violence. We saw it in South Africa, where over three-quarters of the country voted in the recent election — the fourth since the end of apartheid. We saw it in Zimbabwe, where the Election Support Network braved brutal repression to stand up for the principle that a person’s vote is their sacred right.
Now, make no mistake: History is on the side of these brave Africans, not with those who use coups or change constitutions to stay in power. Africa doesn’t need strongmen, it needs strong institutions.
Now, America will not seek to impose any system of government on any other nation. The essential truth of democracy is that each nation determines its own destiny. But what America will do is increase assistance for responsible individuals and responsible institutions, with a focus on supporting good governance — on parliaments, which check abuses of power and ensure that opposition voices are heard … on the rule of law, which ensures the equal administration of justice; on civic participation, so that young people get involved; and on concrete solutions to corruption like forensic accounting and automating services … strengthening hot lines, protecting whistle-blowers to advance transparency and accountability.
And we provide this support. I have directed my administration to give greater attention to corruption in our human rights reports. People everywhere should have the right to start a business or get an education without paying a bribe. We have a responsibility to support those who act responsibly and to isolate those who don’t, and that is exactly what America will do.
Now, this leads directly to our second area of partnership: supporting development that provides opportunity for more people.
With better governance, I have no doubt that Africa holds the promise of a broader base of prosperity. Witness the extraordinary success of Africans in my country, America. They’re doing very well. So they’ve got the talent, they’ve got the entrepreneurial spirit. The question is, how do we make sure that they’re succeeding here in their home countries? The continent is rich in natural resources. And from cell phone entrepreneurs to small farmers, Africans have shown the capacity and commitment to create their own opportunities. But old habits must also be broken. Dependence on commodities — or a single export — has a tendency to concentrate wealth in the hands of the few and leaves people too vulnerable to downturns.
So in Ghana, for instance, oil brings great opportunities, and you have been very responsible in preparing for new revenue. But as so many Ghanaians know, oil cannot simply become the new cocoa. From South Korea to Singapore, history shows that countries thrive when they invest in their people and in their infrastructure … when they promote multiple export industries, develop a skilled work force and create space for small and medium-sized businesses that create jobs.
As Africans reach for this promise, America will be more responsible in extending our hand. By cutting costs that go to Western consultants and administration, we want to put more resources in the hands of those who need it, while training people to do more for themselves. That’s why our $3.5 billion food security initiative is focused on new methods and technologies for farmers — not simply sending American producers or goods to Africa. Aid is not an end in itself. The purpose of foreign assistance must be creating the conditions where it’s no longer needed. I want to see Ghanaians not only self-sufficient in food, I want to see you exporting food to other countries and earning money. You can do that.
Now, America can also do more to promote trade and investment. Wealthy nations must open our doors to goods and services from Africa in a meaningful way. That will be a commitment of my administration. And where there is good governance, we can broaden prosperity through public-private partnerships that invest in better roads and electricity; capacity-building that trains people to grow a business; financial services that reach not just the cities but also the poor and rural areas. This is also in our own interests — for if people are lifted out of poverty and wealth is created in Africa, guess what? New markets will open up for our own goods. So it’s good for both.
One area that holds out both undeniable peril and extraordinary promise is energy. Africa gives off less greenhouse gas than any other part of the world, but it is the most threatened by climate change. A warming planet will spread disease, shrink water resources and deplete crops, creating conditions that produce more famine and more conflict. All of us — particularly the developed world — have a responsibility to slow these trends — through mitigation, and by changing the way that we use energy. But we can also work with Africans to turn this crisis into opportunity.
Together, we can partner on behalf of our planet and prosperity and help countries increase access to power while skipping — leapfrogging the dirtier phase of development. Think about it: Across Africa, there is bountiful wind and solar power; geothermal energy and biofuels. From the Rift Valley to the North African deserts; from the Western coasts to South Africa’s crops — Africa’s boundless natural gifts can generate its own power, while exporting profitable, clean energy abroad.
These steps are about more than growth numbers on a balance sheet. They’re about whether a young person with an education can get a job that supports a family; a farmer can transfer their goods to market; an entrepreneur with a good idea can start a business. It’s about the dignity of work; it’s about the opportunity that must exist for Africans in the 21st century.
Just as governance is vital to opportunity, it’s also critical to the third area I want to talk about: strengthening public health.
In recent years, enormous progress has been made in parts of Africa. Far more people are living productively with HIV/AIDS, and getting the drugs they need. I just saw a wonderful clinic and hospital that is focused particularly on maternal health. But too many still die from diseases that shouldn’t kill them. When children are being killed because of a mosquito bite, and mothers are dying in childbirth, then we know that more progress must be made.
Yet because of incentives — often provided by donor nations — many African doctors and nurses go overseas, or work for programs that focus on a single disease. And this creates gaps in primary care and basic prevention. Meanwhile, individual Africans also have to make responsible choices that prevent the spread of disease, while promoting public health in their communities and countries.
So across Africa, we see examples of people tackling these problems. In Nigeria, an interfaith effort of Christians and Muslims has set an example of cooperation to confront malaria. Here in Ghana and across Africa, we see innovative ideas for filling gaps in care — for instance, through E-Health initiatives that allow doctors in big cities to support those in small towns.
America will support these efforts through a comprehensive, global health strategy, because in the 21st century, we are called to act by our conscience but also by our common interest, because when a child dies of a preventable disease in Accra, that diminishes us everywhere. And when disease goes unchecked in any corner of the world, we know that it can spread across oceans and continents.
And that’s why my administration has committed $63 billion to meet these challenges — $63 billion. Building on the strong efforts of President Bush, we will carry forward the fight against HIV/AIDS. We will pursue the goal of ending deaths from malaria and tuberculosis, and we will work to eradicate polio. We will fight — we will fight neglected tropical disease. And we won’t confront illnesses in isolation — we will invest in public health systems that promote wellness and focus on the health of mothers and children.
Now, as we partner on behalf of a healthier future, we must also stop the destruction that comes not from illness, but from human beings — and so the final area that I will address is conflict.
Let me be clear: Africa is not the crude caricature of a continent at perpetual war. But if we are honest, for far too many Africans, conflict is a part of life, as constant as the sun. There are wars over land and wars over resources. And it is still far too easy for those without conscience to manipulate whole communities into fighting among faiths and tribes.
These conflicts are a millstone around Africa’s neck. Now, we all have many identities — of tribe and ethnicity; of religion and nationality. But defining oneself in opposition to someone who belongs to a different tribe or who worships a different prophet has no place in the 21st century. Africa’s diversity should be a source of strength, not a cause for division. We are all God’s children. We all share common aspirations — to live in peace and security; to access education and opportunity; to love our families and our communities and our faith. That is our common humanity.
That is why we must stand up to inhumanity in our midst. It is never justified, never justifiable to target innocents in the name of ideology. It is the death sentence of a society to force children to kill in wars. It is the ultimate mark of criminality and cowardice to condemn women to relentless and systemic rape. We must bear witness to the value of every child in Darfur and the dignity of every woman in the Congo. No faith or culture should condone the outrages against them. And all of us must strive for the peace and security necessary for progress.
Africans are standing up for this future. Here, too, in Ghana we are seeing you help point the way forward. Ghanaians should take pride in your contributions to peacekeeping from Congo to Liberia to Lebanon … and your efforts to resist the scourge of the drug trade. We welcome the steps that are being taken by organizations like the African Union and ECOWAS to better resolve conflicts, to keep the peace and support those in need. And we encourage the vision of a strong, regional security architecture that can bring effective, transnational forces to bear when needed.
America has a responsibility to work with you as a partner to advance this vision, not just with words, but with support that strengthens African capacity. When there’s a genocide in Darfur or terrorists in Somalia, these are not simply African problems — they are global security challenges, and they demand a global response.
And that’s why we stand ready to partner through diplomacy and technical assistance and logistical support, and we will stand behind efforts to hold war criminals accountable. And let me be clear: Our Africa Command is focused not on establishing a foothold in the continent, but on confronting these common challenges to advance the security of America, Africa and the world.
In Moscow, I spoke of the need for an international system where the universal rights of human beings are respected, and violations of those rights are opposed. And that must include a commitment to support those who resolve conflicts peacefully, to sanction and stop those who don’t, and to help those who have suffered. But ultimately, it will be vibrant democracies like Botswana and Ghana which roll back the causes of conflict and advance the frontiers of peace and prosperity.
As I said earlier, Africa’s future is up to Africans.
The people of Africa are ready to claim that future. And in my country, African Americans — including so many recent immigrants — have thrived in every sector of society. We’ve done so despite a difficult past, and we’ve drawn strength from our African heritage. With strong institutions and a strong will, I know that Africans can live their dreams in Nairobi and Lagos, Kigali, Kinshasa, Harare, and right here in Accra.
You know, 52 years ago, the eyes of the world were on Ghana. And a young preacher named Martin Luther King traveled here, to Accra, to watch the Union Jack come down and the Ghanaian flag go up. This was before the march on Washington or the success of the civil rights movement in my country. Dr. King was asked how he felt while watching the birth of a nation. And he said: « It renews my conviction in the ultimate triumph of justice. »
Now that triumph must be won once more, and it must be won by you. And I am particularly speaking to the young people all across Africa and right here in Ghana. In places like Ghana, young people make up over half of the population.
And here is what you must know: The world will be what you make of it. You have the power to hold your leaders accountable, and to build institutions that serve the people. You can serve in your communities and harness your energy and education to create new wealth and build new connections to the world. You can conquer disease and end conflicts and make change from the bottom up. You can do that. Yes you can … because in this moment, history is on the move.
But these things can only be done if all of you take responsibility for your future. And it won’t be easy. It will take time and effort. There will be suffering and setbacks. But I can promise you this: America will be with you every step of the way — as a partner, as a friend. Opportunity won’t come from any other place, though. It must come from the decisions that all of you make, the things that you do, the hope that you hold in your heart.
Ghana, freedom is your inheritance. Now, it is your responsibility to build upon freedom’s foundation. And if you do, we will look back years from now to places like Accra and say this was the time when the promise was realized; this was the moment when prosperity was forged, when pain was overcome, and a new era of progress began. This can be the time when we witness the triumph of justice once more. Yes we can. Thank you very much. God bless you.
Thank you.

 

Copyright © 2009 The Associated Press. All rights reserved.

Source: http://editions-sources-du-nil.over-blog.com/article-33724628.html

 

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