Le PNUD soutient une nouvelle technologie mobile pour combattre la pauvreté

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 août 2011

Trois millions de personnes vivant dans la pauvreté en Afrique et en Asie du Sud, dont 75% de femmes, auront prochainement accès à un service téléphonique mobile grâce à une initiative soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

La technologie est développée par l’entreprise britannique Movirtu dans le cadre de l’initiative globale Business Call to Action [Appel à l'action des entreprises] (BCtA) qui cherche à mobiliser le secteur privé dans le combat contre la pauvreté.

L’idée consiste à offrir un service téléphonique à très bas prix avec un type de compte basé « dans les nuages » permettant à chaque personne qui a accès à un téléphone mobile de le partager mais de garder son propre numéro. Cela permettra d’effectuer et de recevoir des appels individuels et d’avoir accès à des informations et des services bancaires, de soutien agricole ou autres.

« Nous savons que obtenir l’accès aux communications mobiles est une façon d’améliorer les vies et d’étendre les potentiels économiques des milliards de personnes qui vivent avec un à deux dollars par jour. En donnant accès à des comptes et des identifiants mobiles sécurisés, Movirtu aide à combler le fossé entre ceux qui ont facilement accès à des téléphones portables et ceux qui dépendent de téléphones communs ou qui sont obligés de payer des frais de location pour répondre à leurs besoins de communication », a expliqué le gestionnaire de programme par intérim de la BCtA, Amanda Gardiner.

Movirtu prévoit d’apporter la technologie à au moins 12 marchés en Afrique et en Asie du Sud au début de 2013, offrant l’accès à 50 millions de personnes. La cible est d’avoir trois millions d’utilisateurs réguliers.

« C’est un fait que de nombreuses personnes n’ont pas les moyens de s’offrir un téléphone portable. Avec la technologie de téléphonie « dans les nuages » de Movirtu nous offrons une identité mobile personnalisée aux usagers de téléphones partagés. Notre objectif est d’accroître le potentiel de gains de ceux qui vivent avec un à deux dollars par jour en les offrant les bénéfices économiques qui accompagnent une identité mobile complète », a indiqué la Vice-présidente exécutive du marketing, stratégie et planification de Movirtu, Ramona Liberoff.

Les femmes de communautés rurales seront les premières bénéficiaires de cet investissement. Selon l’Association globale des operateurs mobiles GSMA, les femmes à faible revenu en Afrique et en Asie du Sud ont 21% moins de chance d’avoir accès à la téléphonie mobile que les hommes. Les téléphones de Movirtu aideront environ 2,4 millions de femmes à combler ce fossé.

Les clients de Movirtu économisent en moyenne 60 dollars par an sur les dépenses des téléphones partagés. Le projet pilote de l’entreprise a lieu à Madagascar avec plus de 8.000 points de vente à travers le pays. A partir du 1er août, l’ensemble de 22 régions de Madagascar sont couvertes et des lancements dans d’autres pays seront annoncés plus tard dans l’année.

Source:http://fr.allafrica.com/stories/201108041361.html

 

 

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Appel aux gouvernements à ratifier la convention sur le travail domestique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juillet 2011

Published on Fri, 2011-07-15 08:31

Source: Social Watch

Des participants de l’Assemblée Mondiale de Social Watch qui se tient  cette semaine à Manille ont demandé expressément aux gouvernements de ratifier la Convention 189 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) en défense des travailleurs, hommes et femmes,  domestiques, approuvée en juin.

Les délégués ont manifesté leur soutien à la Convention dans un atelier sur les migrations achevé mercredi.

Ce traité, qui bénéficie au moins à 100 millions travailleurs domestiques partout dans le monde, leur reconnaît les mêmes droits de travail qu’au reste des travailleurs : journées d’extension raisonnable, repos au moins de 24 heures consécutives par semaine, limites au paiement en épices, information claire dans les termes et conditions de l’emploi, liberté d’association et droit à la négociation collective.

La norme a été approuvée par 396 votes à faveur, 16  contre et 63 abstentions, et devra être ratifiée par les autorités des pays pour avoir force de loi.

« Nous recommandons une campagne au niveau national et régional pour ratifier » la Convention, a dit l’organisateur de l’atelier sur les migrations, Wahyu Susilo, d’Indonésie, du Forum International d’ONG sur le Développement en Indonésie (INFID).

Dans l’atelier on a aussi analysé la situation des travailleurs migrants dans le Golfe et ceux qui ont parti de Somalie, du Cambodge et l’Afghanistan vers d’autres pays après les guerres civiles qui les ont détruit.

On a aussi abordé des questions économiques et de genre autour de ces problèmes, a ajouté Susilo.

Agnes Matienzo, du Forum de Migrants en Asie (FMA), a postulé une initiative mondiale pour présenter la Convention 189 aux travailleurs et domestiques pour qu’ils soient au courant de son existence.

L’OIT l’  a eu besoin de six années pour approuver la conventiom, ce qui laisse en preuves les résistances des autorités nationales à traiter l’affaire, a rappelé le coordinateur régional du FMA, William Gois.

« Nous pourrions identifier des membres de Social Watch  qui se consacrent à montrer aux travailleurs ses droits, et même  aux migrants et a leurs familles », a dit Abdul Kadir Khalif Sh. Yusuf, de l’Organisation Somalienne pour le Développement d’Activités Communautaires (SOCON).

Le déplacement forcé de personnes est une pratique qui devrait aussi être évaluée, et le droit de migrer et de s’installer de toute personne dans le lieu qu’elle souhaite devrait être respectée, avait indiqué dans une conférence de presse précédente le coordinateur mondial de Social Watch Social, Robert Bissio.

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Somavia : Les mouvements sociaux et la lutte sociale doivent conduire les changements

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juillet 2011

Published on Fri, 2011-07-15 08:49

Source : Social Watch

“Le modèle actuel de croissance qui a évolué depuis le début des années 1980 est devenu économiquement inefficace, socialement instable, nocifs pour l’environnement et politiquement insoutenable. Il doit donc être modifié. Mais pour y arriver il y aura probablement encore des conflits sociaux” selon l’exprimé par Juan Somavia, directeur général de l’OIT, dans son message à l’Assemblée mondiale de Social Watch à Manille.

Somavia a souligné que les engagements faits par les gouvernements dans les grandes conférences des Nations Unies des années 1990, quand ils  “commencent à remettre en question les dogmes dominants avec une vision de développement durable”, sont devenu “ subordonné de plus en plus aux exigences d’un modèle de mondialisation dérégulée c’est qu’est devenu plus déséquilibré, injuste, et je crois politiquement insoutenable ”.

“Aujourd’hui, le courage, la détermination et l’espace pour penser et agir différemment sont beaucoup, beaucoup plus faibles. Donc cela reste un avantage dans le rôle de la société civile et les mouvements sociaux comme agents de changement. Et aujourd’hui, Social Watch est plus nécessaire que jamais” il a ajouté

“Nous savons que les transformations que nous souhaitons voir dans nos sociétés doivent être dictées par la force des mouvements sociaux et de la lutte sociale. Le progrès social exige une vigilance constante et un activisme constant”  a dit Somavia said. “, Nous avons tous été inspirés par le courage, la clarté, l’énergie des jeunes arabes, mais transformer le rêve en réalité est une tâche qui nous appartiens tous. […] l’histoire nous apprend que, de la lutte sociale peuvent surgir des changements positifs. […]lorsque vous choisissez de contester les dogmes dominants, lorsque vous choisissez de défendre les droits de l’homme, l’égalité entre les sexes et d’autres valeurs, lorsque vous voulez faire des sociétés meilleures, vous  faites aussi un autre choix : le choix de nager à contre-courant des intérêts. Alors, il est difficile et sera toujours difficile. Et c’est pourquoi l’engagement, la conviction, la persistance, l’énergie positive pour ne pas se laisser décourager est donc essentielle. Et vous avez cela, vous tous. Et c’est l’esprit de Social Watch.”

Le message de Somavia à l’Assemblée Mondiale de Social Watch Global se lit comme suit :

« Chers Social Watchers, Cher Roberto Bissio,

« Je vous remercie de m’avoir invité à votre Assemblée. Comme beaucoup d’entre vous le savent, je suis un grand enthousiaste de Social Watch. Je crois que ce mouvement de reddition de comptes que vous avez lancé au sein, et après, le Sommet mondial pour le développement Social à Copenhague a certainement prouvé sa valeur et mon âme de  société civile est incontestablement avec vous. Je vous remercie pour le travail magnifique que vous avez fait dans le suivi des engagements des gouvernements. Vous leur avez constamment rappelé, aussi bien qu’aux organisations internationales, aux entreprises et aux ONG  la nécessité d’agir sur eux.

« Les grandes conférences des années 1990 ont défini les agendas pour la transformation depuis l’ONU. Il fut un temps où les gouvernements ont commencé à remettre en question les dogmes dominants avec une vision de développement durable. Des nombreux gouvernements se sont ensuite apprêtés à donner une direction dans l’élaboration de nouvelles modèles. Mais les engagements des années 1990 sont devenus plus subordonnées aux exigences d’un modèle de mondialisation dérégulée qui est devenu à son tour  plus déséquilibré, injuste, et je crois que politiquement insoutenable.

« Aujourd’hui, le courage, la détermination et l’espace pour penser et agir différemment sont beaucoup, beaucoup plus faibles. Donc cela reste un avantage dans le rôle de la société civile et les mouvements sociaux comme agents de changement. Et aujourd’hui, Social Watch est plus nécessaire que jamais. Chers amis, il est tentant de regarder en arrière, mais nous devons faire le bilan de la réalité actuelle et viser l’avenir. La raison: les crises économiques et financières sont des manifestations claires d’une norme de croissance inefficace qui a créé des niveaux indécents de concentration de revenu et de richesse. Sans surprise, il y a  eu un affaiblissement distinctif d’un modèle basé sur  les droits de l’homme.

« Nous savons que les transformations que nous souhaitons voir dans nos sociétés doivent être dictées par la force des mouvements sociaux et de la lutte sociale. Le progrès social exige une vigilance constante et un activisme constant. Les objectifs du Millénaire pour le développement ont permis d’apporter une certaine attention et un moyen de mesurer les progrès et nous pouvons remarquer quelques succès dans la réduction de la pauvreté absolue depuis 1990. Mais en même temps, les faits montrent qu’à l’échelle mondiale,  3,5 milliards de personnes ont le même revenu que les gens 61 millions de personnes qui gagnent le plus. Même ici en Asie dynamique, nous voyons une croissance rapide de la production, mais aussi un ralentissement de la croissance en emplois décents et salaires.  Aussi, plus de 200 millions de personnes sont officiellement au chômage dans le monde entier, y compris près de 80 millions  de jeunes femmes et hommes, et le taux de chômage des jeunes sont parfois sept à dix fois plus élevés que le taux pour les autres. Et le nombre de travailleurs à emploi vulnérable, 1,5 million et ceux qui travaillent mais survivent avec moins de deux dollars par jour, environ 1,2 milliard de dollars, est cela est à nouveau à la hausse.

 

« Ce n’est certainement pas le chemin d’accès au développement durable. Les personnes, à juste titre, exigent plus d’équité dans tous les aspects de leurs vies. Dans les trois quarts des 82 pays avec information disponible, la majorité de personnes se montrent de plus en plus pessimistes quant à leur avenir, leur qualité de vie et leur vie future. Beaucoup d’entre eux se sentent pressés, y compris les classes moyennes. Au même temps, ils voient de nombreux gouvernements avec soit trop peu de force, soit trop peu de volonté pour régner sur la puissance irresponsable des opérateurs financiers qui ont une influence tellement négative sur nos sociétés. D’une part, nous avons des trop grandes institutions financières pour échouer, et d’autre part des nombreuses  personnes qui sentent qu’ils sont traités comme s’ils étaient trop petits pour compter. Cette situation ne peut durer. Les crises financières et économiques ont choqué le monde en mettant en évidence que le changement était essentiel.

« Pourtant il existe des nombreuses indications, trop nombreuses, de retour aux affaires comme d’habitude, et cela est un désastre. Alors, comment est-ce que nous pouvons faire pour continuer ? Pour commencer, en mettant un travail décent et la protection sociale comme principaux objectifs de la croissance et du développement durable.

« Peut-être la plupart des tensions que nous vivons naissent dans le monde du travail. Un travail décent et productif est capital à la dignité humaine, à la stabilité de la vie du peuple et de la famille, à la paix de nos communautés, ainsi que de nos sociétés et à la croissance économique solide et durable. Permettez-moi une citation: ‘ La pauvreté n’ importe où est une menace pour la prospérité partout ‘. Ce principe de la constitution de l’OIT reflète, comme vous l’avez dit, le droit de tous les gens de ne pas être pauvres. Et toute personne vivant dans la pauvreté sait qu’en travaillant hors de la pauvreté, un travail productif, est leur meilleure chance d’avoir une vie digne.

« Le travail n’est pas une marchandise, le travail est crucial à la dignité humaine, si on veut la paix on doit cultiver la justice sociale, ce sont les principes de fonctionnement de l’OIT. Et le marché du travail est une passerelle vers la justice sociale lorsqu’il respecte la dignité humaine, guidée par les notions de liberté, d’équité et de l’égalité. L’OIT et son agenda sont au cœur des processus sociaux réels. Nous sommes nés en tant qu’institution en 1919 à travers les luttes sociales de  la fin du XIXe siècle.

« Dans la révolte arabe et la révolution, nous avons entendu des appels passionnés pour l’emploi et la justice sociale, la liberté et la démocratie, tout incarnée dans le travail décent. Un autre modèle de croissance et de justice sociale est techniquement possible, mais, nous le savons, politiquement difficile–trop ancrée intérêts. Et c’est là où vous êtes clés. Social Watch peut jouer un rôle majeur dans la conduite de cet agenda. Il exige, par exemple, un nouveau mélange de politique qui génère des niveaux plus élevés d’investissement dans l’économie réelle, en particulier, des petites entreprises et non dans des produits financiers qui ne créent pas de valeur ou emplois ; donne une relation plus équitable entre les gains de productivité et les salaires ; produit la croissance du revenu  et établit un équilibre entre les stratégies d’exportation et le niveau national de la demande ; permet à tous de participer par le biais de la formation pertinente et des possibilités d’éducation ; permet l’équilibre et la synergie par le biais de la cohérence des politiques–par exemple, dans la création d’emplois verts ; place les droits au travail et le dialogue social au cœur de l’élaboration de la politique et cette politique doit être guidée par l’objectif de partager les avantages de la mondialisation équitable dans un contexte où la voix, la participation et la démocratie peuvent s’épanouir.

« Cette année à la Conférence internationale du travail, qui est notre conférence annuelle, nous avons eu deux problèmes majeurs qui peuvent être des éléments importants dans le nouveau paradigme pour la croissance et la justice sociale. Tout d’abord, la nouvelle convention sur les travailleurs domestiques apporte le système des droits de l’économie informelle. Les travailleurs domestiques se sont longtemps mobilisés pour obtenir la protection et le respect auquel ils ont droit, et maintenant nous devons nous assurer que la convention soit ratifiée et mise en œuvre. Et, deuxièmement, nous nous dirigeons vers l’approbation, l’an prochain,  des normes de l’OIT, sur une base de protection sociale universelle à promouvoir des stratégies de sécurité sociale qui sont protectrices et d’autonomisation, productives et durables, et encouragent la demande globale.

« Aujourd’hui, nous devons rappeler que le 80 pourcent des travailleurs n’ont pas accès à la sécurité sociale. Cela est défini dans le cadre des stratégies nationales plus larges afin de réduire la pauvreté et de formaliser l’emploi informel. Ceux-là, je pense,  sont des blocs de construction solides de la justice sociale et je vous invite à vous mobiliser autour d’eux et votre soutien peut être une valeur inestimable. Je tiens aussi à mentionner qu’il y a un mouvement de travail décent naissant qui se réuni autour du 7 octobre chaque année, journée qui a été déclarée par la Confédération syndicale internationale comme la Journée internationale du travail décent et vous pouvez y participer.

« Chers amis, laissez-moi conclure, nous avons tous été inspirés par le courage, la clarté, l’énergie des jeunes arabes, mais transformer le rêve en réalité est une tâche qui nous appartiens tous. Et la direction du changement n’est jamais garantie, nous devons tous être vigilants. Nous devons conduire le changement vers des résultats justes et équilibrées.  Et nous devons tous être tenus pour responsables.

« Le modèle actuel de croissance qui a évolué depuis les faits est devenu économiquement inefficace, socialement instable, nocif pour l’environnement et politiquement insoutenable. Il doit donc être modifié. Mais pour y arriver il y aura probablement une augmentation des conflits sociaux.  Toutefois, comme nous le savons, l’histoire nous apprend que, de la lutte sociale peuvent surgir des changements positifs.  Et comme vous le savez, lorsque vous choisissez de contester les dogmes dominants, lorsque vous choisissez de défendre les droits de l’homme, l’égalité entre les sexes et d’autres valeurs, lorsque vous voulez faire des sociétés meilleures, vous  faites aussi un autre choix : le choix de nager à contre-courant des intérêts. Alors, il est difficile et sera toujours difficile. Et c’est pourquoi l’engagement, la conviction, la persistance, l’énergie positive pour ne pas se laisser décourager est donc essentielle. Et vous avez cela, vous tous. Et c’est l’esprit de Social Watch.

« Ce que vous faites  est essentiel. Je vous souhaite la force et l’imagination pour poursuivre votre inestimable travail et vous invite à travailler avec l’OIT vers une nouvelle ère de la justice sociale. Je vous remercie vraiment beaucoup.

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La sécurité est un frein à l’adoption du cloud computing

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2010

Par Antoine Robin

Les responsables informatiques craignent pour la sécurité et la confidentialité des données hébergées « dans le nuage ». Les fournisseurs ne semblent pas capables de les rassurer.

Forrester publie les résultats de deux enquêtes menées auprès de 2 200 cadres et décideurs informatiques de grandes entreprises et de PME, en Europe (France, Allemagne, Royaume-Uni) et en Amérique du Nord, sur les tendances d’équipement en matériel et infrastructures. Sur les 231 décideurs français interrogés, environ la moitié – soit 39 % des grandes entreprises et 50 % des PME – estiment que la sécurité est un frein important à l’adoption du cloud computing dans leur entreprise. Les décideurs craignent notamment la divulgation d’informations sensibles en cas d’erreur de manipulation ou de piratage.

De nombreuses questions se posent en effet au sujet de la continuité de service, de la sécurité et de la confidentialité des données, de leur récupération en fin de contrat, de leur traçabilité, etc. Quels sont par exemple les engagements contractuels du prestataire opérant le nuage en cas de découverte d’une faille de sécurité ? Le cadre légal est également un sujet sensible. Les contraintes réglementaires relatives à la traçabilité et à l’usage des informations personnelles ne sont par exemple pas les mêmes en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Or, le nuage peut être hébergé, par définition, n’importe où.

Cette étude confirme les résultats d’autres enquêtes menées en 2009. En avril dernier, 75 % des participants au salon InfoSecurity déclaraient qu’ils souhaitaient augmenter le budget alloué à la sécurité des applications externalisées. Une précédente étude d’IDC révélait que la sécurité est un point déterminant dans l’adoption (ou pas) du cloud computing aux Etats-Unis. Et, en juin dernier, Hugh Penri-William, membre de l’Information Security Forum (ISF) qui regroupe les RSSI des plus grosses entreprises au niveau mondial déclarait que « 91 % des membres de l’ISF estiment que le cloud computing accroît les menaces de sécurité ».

Résultat ? Selon Forrester, la proportion de grandes entreprises ayant adopté ce modèle n’a pas évolué depuis 2008, stagnant à 3 %. Et seulement 4 % des PME ont mis en œuvre cette solution, contre 2 % en 2008.

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Réchauffement planétaire et tergiversation des pays du Nord.

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 15 décembre 2010

 

Les pays du Nord ont été interpelllé jeudi dernier à Cauncun (Mexique) par les pays du bassin du Congo.Ces derniers, par la voix du Ministre Congolais de l’Environnement, de la Conservation de la Nature et du Tourisme(RDC),José Endundo,demandent aux pays du Nord de recompenser les efforts consentis par leurs pays dans le cadre de la lutte contre le réchauffement planétiare.

Ils ont déclaré que «  Nous avons fourni des efforts. Nous sommes disposés à les poursuivre, mais, pour cela, les efforts devraient être réciproques. Les discussions qui traînent en longueur sur la REDD + (Réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts) notamment sur les mesures de sauvegarde et sur les engagements à long terme doivent cesser.

 

Ils se sont engagés collectivement, estiment-ils, pour développer des stratégies d’utilisation rationnelles des ressources naturelles pour en assurer la pérennité par la signature d’un plan de convergence sous-régionale sur cette question. Les pays de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale(COMIFAC) détiennent 15 millions d’hectares de forêts gérées de façon durable,ont-ils manifesté. Cinq hectares sont déjà certifiées et près de 40 millions d’hectares de forêts sont dédiés à la conservation stricte. Leur ambition est d’atteindre 100% de forêts de production certifiée, pendant que le processus continue, et une augmentation significative de la superficie des forêts d’içi à 2020.

Les pays du bassin du Congo s’opposent à ce que la RDD+ soit incluse dans le volet NAMAS, conscients de l’importance qu’ils apportent dans le processus de stabilisation du climat et de leur rôle dans le régime climatique en perspective.

La COMIFAC est composée des pays suivants: Cameroun, Tchad, Burundi, Rwanda, Sao Tomé et Principe, la République Démocratique du Congo (RDC), République du Congo, République Centrafricaine (RCA), Gabon et Guinée Equatoriale.

 

 

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Afrique Centrale: Fibre optique – L’Afrique centrale en réseau

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 12 août 2010

Sainclair Mezing 6 Août 2010

Le lancement du «backbone» va favoriser l’interconnexion des différents pays et accélérer l’intégration sous-régionale.

Les communications téléphoniques, la navigation sur Internet et le transport des données électroniques pourront bientôt se faire à moindres coûts dans des conditions de confort requises et en un temps record à travers les pays d’Afrique centrale. Avec le lancement hier à Yaoundé du projet «Réseau de télécommunications haut débit à fibre optique d’Afrique centrale», les pays de la sous-région bénéficieront d’une interconnexion entre eux et les Etats enclavés pourront avoir accès au câble sous-marin à fibre optique SAT-3 à partir du point d’atterrissement de Douala ou à d’autres câbles sous-marins en cours d’installation sur la côte. La mise en oeuvre de ce projet, né de la volonté des chefs d’Etat d’Afrique centrale réunis en mai 2007 à N’Djamena au Tchad, a pour ambition d’accroître la connectivité par un accès généralisé à l’Internet haut débit afin de permettre un développement durable et une intégration harmonieuse des pays de la sous-région. Financé à hauteur de 11 milliards 255 millions de francs par la Banque Mondiale, la Banque africaine de développement et d’autres partenaires, ledit projet est également appelé à réduire le fossé numérique au sein de la sous-région.

La première phase de ce projet qui a démarré par la pose d’une fibre optique le long de l’oléoduc connectant Komé au Tchad et Kribi au Cameroun, permet l’interconnexion entre le Cameroun, le Tchad et la République Centrafricaine. La deuxième phase, quant à elle, consiste à l’extension du réseau aux autres pays de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). Ce qui suppose l’existence dans ces autres pays de l’Afrique d’un réseau national haut débit à fibre optique (backbone).

Au Cameroun, le déploiement de cette nouvelle technologie a non seulement pour objectifs de contribuer à la mise en place de l’administration électronique (e-government), mais surtout de favoriser la réduction du coût des affaires. Plaque tournante sous-régionale, le Cameroun figure parmi les économies les plus complexes. En 2007, il occupait le 164e rang sur 181 pays à travers le monde en matière de paiement des impôts, tandis que le coût des services Internet était le plus élevé des pays concernés par le backbone (67 dollars) comparativement à la moyenne en Afrique subsaharienne (43 dollars) et la moyenne mondiale (21 dollars).

 

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Télécommunications : les pays de l’UEMOA se mettent en réseau

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 12 août 2010

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L’espace économique opte pour un marché commun à l’horizon 2012

Les ministres des télécommunications des huit pays membres de l’Union monétaire et économique ouest africain (UEMOA) ont planché fin juillet à Bamako, sur la mise en place d’un réseau commun de télécommunication dans l’espace économique. Celui-ci va se traduire par la connexion des Etats à l’Internet haut débit par fibre optique et la mise en circulation d’une puce téléphonique commune à tous les Etats. Les prix des communications devront sensiblement baisser.

C’est un pas en avant, dans l’intégration régionale des pays de l’Union monétaire et économique ouest africain (UEMOA) : réunis jeudi 29 juillet à Bamako, la capitale malienne, les ministres en charge des télécommunications des huit pays membres [1] de l’espace économique ont planché sur la mise en place d’un marché commun des télécommunications « ouvert et concurrentiel » à l’horizon 2012. Un projet qui verra la mise en place d’un réseau unique de télécommunication et l’adoption d’un model harmonisé de calcul des tarifs d’interconnexion d’ici fin 2011. Pour les usagers, le projet se traduira concrètement par la mise en place d’une puce téléphonique commune, au sein de l’Union.

Fibre optique

Sur le plan technique, un réseau haut débit à fibre optique, interconnectant les Etats membres de l’espace communautaire deux par deux est en cours d’exécution. Un premier tronçon devant relier le Burkina Faso au Niger a été achevé fin juin, entre Koupela (Burkina Faso) et Fada N’Gourma (Niger). Le deuxième, long de 150 km et qui doit lier le Burkina Faso et le Benin est en cours de construction. Sa livraison est programmée pour 2012. L’UEMOA compte sur la fibre optique pour rattraper son retard dans le domaine de l’accès des populations à Internet. L’harmonisation des tarifs et la mise en place d’une puce commune auront également pour effet d’induire une baisse substantielle des prix des communications téléphoniques.

Restent l’harmonisation des lois nationales et l’équipement des ménages en matériels informatiques. Fin juillet, seuls deux Etats, le Burkina Faso et la Guinée-Bissau, étaient prêts pour la transposition des directives de l’Union dans leurs lois internes régissant les télécommunications. Les Etats retardataires ont été exhortés à tout mettre en œuvre pour pouvoir respecter la date butoir du 31 décembre 2010. Les ministres ont également suggéré aux Etats de défiscaliser les matériels informatiques, afin de faciliter l’équipement des ménages et des structures d’éducation. Ils ont enfin invité l’UEMOA à soutenir les Etats membres, dans l’effort de basculement de leur radiodiffusion sonore et télévisuelle de l’analogique vers le numérique, à l’horizon 2015.

[1] Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo

 

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Comment les patrons du Net voient Internet en 2012

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 6 août 2010

Journal du Net

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Neuf chef d’entreprises Web, membres de l’Internet Managers Club, partagent leur vision de ce que sera Internet en 2012. Usages, technologies, tendances, découvrez leurs prévisions.

 

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Andrew Buckman, managing director, Webloyalty
L’internet en 2012 sous le signe du « self-cial service » : le self service social – comment auto-diagnoser ta vie avec l’aide de ton réseau avant de faire appel aux bons professionnels. Ta santé, tes finances, ta carrière, ta famille, ta voiture… tout est géré à partir du device dans ta poche et toutes tes décisions sont guidées par les expériences de tes amis grâce au suivi live de ta life sur internet.

 

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Emmanuel Vivier, cofondateur et directeur de la stratégie de Vanksen et CultureBuzz.fr 

Les deux années précédentes ont été incontestablement l’avènement des réseaux sociaux avec, d’un coté, Facebook et Twitter pour une cible grand public, puis Linkedin et Viadeo se partageant la cible pro et entreprises. Les prochaines années seront à mon sens celles d’un recentrage sur la technologie. Alors qu’elle fut délaissée et moribonde après les années ‘bulle’ celle-ci va revenir au galop sur un marché mature et démocratisé de l’Internet, avec notamment l’Internet mobile en toile de fond, voir fondu ouvrant ainsi une nouvelle ère…

Cette nouvelle ère c’est Apple qui fut le premier à la toucher, à la déceler en lançant l’iPhone puis l’iPhone 3GS…Désormais, nous pouvons surfer sur Internet à grande vitesse, prendre des photos et des films les envoyer sur Youtube, changer les statuts de son réseau social préféré…Publier un article sur son blog le tout en effleurant son iPhone…Oui, cela existe aujourd’hui et cela ne va pas s’arrêter. Il y a peu, Apple, encore lui, a lancé son dernier ‘screen touch product’ l’Ipad.

Nous y voyons même s’il ne fait pas l’unanimité ce que sera l’Internet dans deux ans… Nous pouvons envisager que dans deux ans nous serons plus tactiles qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux auront permis de structurer, canaliser, fédérer des groupes, des affinités qui se rencontreront physiquement plus facilement et plus rapidement qu’aujourd’hui.

Le clavier va peu à peu laisser p lace au doigt et à l’œil

On peut imaginer des lieux dédiés un peu partout destinés à accueillir ces rencontres dans des endroits confortables, agrémentés ou non de collations, de drinks, suivant des cibles et des thématiques définies, le virtuel et le réel ne faisant plus qu’un… Sur le plan technologique, nous serons également plus tactile, nous aurons au moins une tablette de type Ipad sur nous, plus souple physiquement, plus complète permettant via Skype par exemple, de faire une Visio conférence nomade de chez soi, du bureau, du TVG, sans problème de coupure de réseau… D’appeler ses amis, de créer des improvisations, des shows, des évents musicales privées à regarder avachie dans son canapé… Les screen touch auront envahi l’industrie automobile, il sera possible pour nos chères têtes blondes de passer le doigt sur une icône pour écouter de la musique, regarder un film, surfer sur Internet alors qu’il y a peu ils se contentaient de lire un DVD dans le même appuie-tête…Le tout contrôlé par papamaman qui pourront également, s’ils le souhaitent, écouter via Bluetooth la musique de leur progéniture…

Concrètement, le clavier va peu à peu laisser place au doigt et à l’œil…Avec la réalité augmentée il sera facile de consulter sur son GPS, au fur et à mesure que le véhicule défilera, les restaurants, les stations services en 3D, ou l’intérieur d’une boutique de mode avec en temps réel la visualisation de la dernière collection printemps été… Bref, tout ce qui était à l’étude il y a dix ans sera prêt et bien en place… De nouveaux services verront le jour, il faudra plus d’écoute, plus d’assistance, à la fois pour les très jeunes et les seniors… A noter que le mobile et les opérateurs actuels auront un effort à faire au niveau du rapport prix/services. Peu à peu, de nouveaux acteurs vont entrer en piste, cassant peut-être les offres actuelles à l’instar de Free pour Internet…

Nous allons nous diriger vers une démocratisation de l’offre mobile qui est encore beaucoup trop élevée… Le tout associé à un Internet nomade. Tout laisse à penser que mobile et Internet seront l’enjeu des deux années à venir, nous nous dirigeons vers ce que nous voulions il y a 10 ans : un Internet accessible partout, donc nomade, au meilleur prix…
 

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Emmanuel Vivier, cofondateur et directeur de la stratégie de Vanksen et CultureBuzz.fr

2012, ou l’année du ‘web punk’ contre le ‘web jukebox’

Depuis 10 ans, Internet s’est développé avec un formidable essor… 1.0 , puis web 2.0, synonyme de toujours plus de choix, de contenus, d’outils, de liberté et de perspectives avec les nouvelles possibilités du mobile (merci l’iPhone). Pourtant, 2012 sera l’année d’une véritable bataille entre deux conceptions du web diamétralement opposées, entre le ‘web punk’ et le ‘Web jukebox’.

Le web 2.0 a démocratisé les outils pour créer, et distribuer l’information, et le contenu… Avec lui, les marques et les media ont perdu leur quasi monopole sur la communication de masse. N’importe quel ado peut créer et partager une vidéo avec le monde entier, n’importe quelle fan de cuisine lancer son magazine, blog,… concurrençant peu à peu l’élite médiatique et du divertissement. Certes, la qualité est variable, mais tels des fourmis, les internautes 2.0 sont  tellement nombreux, leur production tellement prolifique, leurs outils en constante amélioration… que leur impact est impossible à négliger. Bienvenue dans le ‘web punk’, où 400 millions de personnes publient sur un blog, 94 millions tweetent, podcastent,… avec passion et liberté.

Un web propre, au contenu validé par Apple

Menacés, media, labels et studios ont pris le web de haut, puis essayé de résister (la bataille contre le P2P..) en regrettant la bonne époque du Minitel et du paiement au temps passé. Après 10 ans d’errance, un nouveau prophète semble enfin leur proposer une planche de salut : Steve Jobs. Avec son écosystème innovant et astucieux, mixant terminal sécurisé (100 millions d’iphone + ipod + iPad) pour consommer audio, vidéo et applications, plate-forme de paiement et de distribution (iTunes), ergonomie et design, Apple a réalisé un vrai coup de maître suivi par Microsoft avec Xbox, Sony & Playstation, Google et YouTube. Bienvenue dans le camp du ‘web Jukebox’.

Un web propre, au contenu validé par Apple. Adieu porno, chaos… et liberté. Bonjour monétisation. Bye bye téléchargement illégal, CPM de misère… Bienvenue dans un ‘web Playskool’ où certes les copyrights sont respectés, les auteurs rémunérés, mais un web prémâché, prêt à consommer, et entièrement contrôlé… 2012 sera donc une année capitale dans l’avenir du web…. si les créateurs de contenus doivent et peuvent enfin espérer être rémunérés, le temps dira s’ils ne fuient pas la liberté extrême du web 2.0 pour se mettre sous la protection d’Apple and co, futurs Wallmart de demain qui auront droit de vie ou de mort digitale sur chaque contenu, sur son prix, son format…
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Alain Garnier, cofondateur et pdg de Jamespot 

2012. Il paraît que c’est la fin du monde annoncé par les Maya… Alors Internet aura-t-il survécu malgré tout ? Que peut-il bien se passer en 14 ans humains (une année Internet correspondant à une année Chien et va donc sept fois plus vite) ? Que se passe-t-il en moins de deux ans, ce qui implique déjà exister dans les cartons de la R&D mais qui accepte une évolution d’usage très fort ? Ce n’est donc pas de la science fiction mais bien des problématiques accessibles dont l’usage n’est pas encore devenu massif.

Trois grandes composantes d’usage me paraissent centrales. La mobilité, la socialisation globale du Web et enfin l’irruption du numérique dans le réel. Commençons par la mobilité. Aujourd’hui, l’essentiel des accès au Net se font depuis un ordinateur fixe ou quasi fixe (portable). Demain, la tendance va s’inverser pour laisser la place à des objets communicants s’appropriant une part de l’accès au Net. C’est bien sûr le téléphone mobile, permettant de naviguer, mais aussi d’acheter, de consulter en temps réel les informations, bref il est devenu le compagnon permanent de notre vie numérique.

Mais c’est aussi de nouveaux « devices » mobiles, connectés à Internet et qui auront des tâches dévolues. Les tablettes actuelles en sont la préfiguration et permettront de manière très simple d’être connecté à Internet pour des usages précis : tablette dans la cuisine pour les recettes, tablette sur le réfrigérateur pour les courses, grand écran connecté à Internet dans la chambre ou le salon pour regarder des films. Bref, depuis un accès Internet fixe, on pourra s’y connecter de partout, c’est ce que j’appelle la mobilité.

En fait, je suis sûr d’une seule chose : on ne va pas s’ennuyer !

Ensuite, la socialisation du Web, déjà bien entamée par ce que nous montre Facebook, va s’étendre à l’ensemble des fonctions du Web. Que ce soit pour l’achat (en temps réel, je vais pouvoir chatter avec les amis et les amis de mes amis pour avoir leurs avis sur un achat, un service), ou pour lire (en temps réel ce que je lis est mis en relation avec les lectures et avis de ceux avec qui je veux partager), ou pour organiser un voyage, un événement, etc… C’est ce que j’appelle la  socialisation globale du Web. Aucune information n’existera plus sans le lien avec des personnes qui en donneront le sens et la valeur.

Pour moi, l’évolution la plus importante concerne l’irruption du numérique dans le monde réel et son interaction. Il s’agit pour être concret de remplacer ou d’ajouter des éléments numériques dans le monde réel de manière contextuelle pour celui qui le regarde. On peut découvrir un aperçu lors d’une des conférences TEDX portée par une entreprise appelée 6e Sens. On y voit quelqu’un regarder une étiquette dans un magasin et sur laquelle apparaît des informations relatives aux questions qu’il se pose, et pouvoir interagir en cliquant sur cette étiquette pour acheter le produit. Bref, on ne va plus sur Internet. Le monde contient Internet et Internet contient les informations du monde.

Au-delà de ces trois grandes évolutions, on va voir aussi la domination du SaaS sur le logiciel, l’apparition d’un géant qui fera trembler Google, le problème de privacy qui va aller croissant, le bazar des nouveaux TLDs, un grand désastre de cloud computing ou des millions de personnes vont perdre des données, l’apparition d’un Internet à plusieurs vitesses, une monnaie Internet qui va apparaître, et, enfin, un grand black out du Net qui va montrer combien nous en sommes tous devenus très dépendants.

 

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Daniel Bréchignac, fondateur de Brechignac Associates

1- Google régresse en pénétration et en revenus, le marché confirme qu’il doit partager le marché du search avec un challenger tel que Microsoft-Yahoo et les grands réseaux d’agrégation des inventaires publicitaires en liens contextuels. L’effritement de son revenu sur le search tente d’être compensé par des services facturés à la demande sur les professionnels notamment et/ou des applications verticales (search sur intranets et autres google docs sécurisés).

2- La concentration des régies digitales se poursuit avec une contre-attaque du groupe Orange qui se retrouve face à Lagardère et MSN-Yahoo. Les premiers modèles de places de marché font leur apparition avec une extension du modèle économique des liens sponsorisés (enchères sur pricing model variable : cpm, cpc, cpa). L’achat de la publicité en ‘display’ peut désormais se faire directement sur des plates-formes électroniques de ‘bid and ask’ comme sur une place de marché financière.

3- Les plates-formes d’affiliation ne progressent plus et les premières concentrations s’opèrent. Elles sont violemment challengées par les « advertising exchanges » des grands réseaux publicitaires. Elles doivent revoir leurs rémunérations à la baisse.

4- Les agences média confirment leur main mise sur une approche ‘mass-media’ du canal internet et sur les campagnes de branding. Elles confirment l’utilisation sommaire du media notamment sur la remontée de datas qu’elles continuent de négliger.

5- Le ciblage comportemental confirme qu’il ne permet pas aux régies de défendre leurs marges et de faire remonter le niveau des prix nets. Aucun case study probant ne sort pour démontrer que le modèle est plus puissant qu’un media planning sommaire mais performant économiquement.

6- En e-commerce, la restructuration en cours avec la débâcle des VPCistes historiques se confirme. De nouveaux  indépendants émergent sur les ruines des ventes catalogues avec un canal papier qui devient une source de trafic comme une autre et un facteur de légitimité pour des pur players e-commerce. La vente en ligne confirme sa fonction de transfert de business model pour les VPCistes historiques, mais devant la réforme impossible de leurs structures internes, leur rentabilité s’écroule et ils sont obligés de laisser la place à de nouveaux acteurs libérés de la culture du catalogue.

7- Les pur players e-commerce se concentrent majoritairement sur leur croissance hors frontières. Le secteur bricolage-décoration a commencé à décoller. La crise a nettoyé le nombre d’acteurs et des groupes d’enseignes e-commerce  commencent à structurer le marché.

 

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Hervé Bloch, fondateur et pdg de Digilinx

Certains illuminés pensent qu’en 2012, des astéroïdes cachés pour l’instant dans l’orbite de la Terre vont venir frapper notre planète. Et si tout simplement Internet continuait sa folle ascension dans le monde et initiait de nouveaux horizons…

Une chose est certaine, le mobile sera incontestablement le point d’entrée de la toile le plus courant. Qui aurait cru que l’iPod, Myspace ou Yahoo allaient un jour se ringardiser ? Cela veut-il dire que l’iPad sera en 2012 une vulgaire tablette de première génération, Facebook un média social obsolète et Google, un moteur de recherche inefficace ? Il est donc difficile d’imaginer l’Internet en 2012 quand tout va si vite. Il sera évidemment de plus en plus présent, sous toutes ses formes, avec ses travers honteux et ses gisements d’opportunités.

Je vais essayer d’évoquer la question par génération.

La génération X commencera à s’intéresser à la révolution digitale. Ils n’auront pas le choix. Le clivage va être de plus en plus fort, et il est impensable aujourd’hui de ne pas pénétrer cet univers quand on pense que Facebook est le 4ème pays le plus peuplé du monde. Il faudrait activer le tourisme digital !

La génération Y commencera à arriver sur le marché du travail, cette génération qui passe plus de temps sur internet que devant la tv. La carrière passera incontestablement par l’utilisation des réseaux sociaux professionnels. La tribu sociale passera incontestablement par les médias sociaux et Facebook sera probablement encore là. De nouveaux médias sociaux de niches feront probablement leur apparition. L’internet social sera probablement le meilleur moyen de combler le vide laissé par l’éclatement de la cellule familiale.

La génération Z fera la loi sur la toile et il faudra trouver les moyens de protéger cette communauté digitale née avec une souris dans le berceau. Ma fille aura 3 ans et elle disposera probablement d’un écran tactile relié à la toile pour échangera vec ses copines les dernières  iconographies d’Hello Kitty. Mais il ne faudrait pas que des pédophiles s’invitent dans ces sites infantiles. En tant que père, je suis terrorisé par cette dérive. L’Internet du futur devra lutter contre ces cybercriminels.

Barack Obama est le premier candidat présidentiel américain, si ce n’est le premier homme politique au monde, à avoir réussi une campagne à 360° avec un fort investissement sur la toile. L’année 2012 sera en France une année de cyber politique et je m’en réjouis d’avance.

Alors prêt à voter pour son candidat via iPad ???

 

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Godefroy Jourdan,  Directeur Général Adjoint Internet Spir Communication

2012 : l’Internet mobile devient mature

Le scenario que je privilégie pour les trente prochains mois est celui d’une seconde révolution Internet portée par les téléphones mobiles. Le fait qu’Apple ait annoncé 250 milions de dollars de revenus de commercialisation des applications iPhone sur iTunes en décembre 2009, ou encore que Gartner prévoit 22 milliards de dollars de revenus en 2013 pour l’Apple AppStore, témoigne que nous entrons dans une ère nouvelle de l’Internet où les contenus se monétisent.

Les éditeurs et détenteurs de contenus premium profiteront des nouveaux écosystèmes intégrés (harware + software, + CRM), qui favorisent la concentration des usages sur un nombre limitée d’applications, au détriment des sites web mobiles. La très forte intensité d’usage des mobinautes, connectés en temps réel et partout à l’Internet grâce à leur téléphone, ne se démentira pas. Ce scenario laisse à penser que chacun des leaders positionnés aujourd’hui développera un business de plusieurs milliards de dollars. Ainsi, Apple pourrait avoir vendu 200 millions d’iPhones en cumul à fin 2012. L’iPhone restera un téléphone haut-de-gamme, générant plusieurs milliards de téléchargements d’applications et quelques milliards de dollars de publicité via le réseau iAd.

Goggles démocratisera définitivement la réalité augmentée.

Microsoft pourrait connaître un grand succès avec la nouvelle évolution de son Kin, qui rivalisera avec Nokia et Google sur le marché gigantesque des smartphones moyens de gamme. Le Nexus Two de Google sera le téléphone dont tout le monde parle : son moteur de recherche d’images Goggles, parfaitement au point, changera la vie quotidienne de ses utilisateurs et démocratisera définitivement la réalité augmentée. La majorité des quotidiens et de nombreux magazines seront diffusés exclusivement en version digitale, le Web leur servant uniquement de support de conquête et de relations clients, le mobile de support de consommation de l’information.

Enfin, la publicité vivra une mutation très forte, le géociblage s’imposant de manière systématique du fait de la masse critique de contacts potentiels. Les annonceurs se détourneront un peu plus de la publicité audiovisuelle au profit de campagnes mobiles associant créations multimédia et ciblage spatio-temporel personnalisé. Et l’ensemble du dispositif législatif de protection des données personnelles sera en cours de révision au Parlement européen. Le monde de 2012 ne sera guère différent de celui d’aujourd’hui : nos usages Internet mobiles ressembleront forts à ceux que nous connaissons. Il y aura simplement beaucoup plus d’utilisateurs, un usage plus systématique et quelques nouveaux services malins.

 

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Olivier Luet, manager e-business chez Plastic Omnium

Minority Report, ça vous dit quelque chose ?

Hé bien précipitez-vous pour le voir car il y a des chances qu’en 2012 internet ressemble bientôt à ça : un internet quotidien, modulaire, communautaire, un brin totalitaire (?) et multidimensionnel et pendant que vous y êtes, feuilletez la saga ‘Hypérion’ de Dan Simmons pour vous projeter encore plus loin.

Divagations me direz-vous ? Et bien je vous renvoie à la présentation de Pattie Maes à TED (février 2009-longbeach Californie) qui parle du ‘sixième sens’, ce sens qui nous donnera accès quotidiennement à une masse colossale d’informations venant d’internet et qui nous aidera à prendre des décisions aussi triviales que ‘quelle livre choisir’ ? ou ‘Ce produit a-t-il un indice carbone faible’ ?.

Le prototype de ce 6e sens existe déjà ! Cette présentation nous montre qu’internet s’affranchit rapidement du support ordinateur, pour essaimer vers d’autres supports tels les ‘Smartphones’, les télévisions, dernièrement les tablettes, les voitures… et techniquement rien n’est impossible. Verra-t-on prochainement des abris bus intelligents donnants des infos sur le trafic, véritables interfaces connectées et où l’on pourra se connecter ?

Cette présentation nous montre également qu’Internet ‘augmentera’ notre réalité. Promenez-vous en ville et vous saurez (via Smartphone aujourd’hui, autre support demain) où sont les restos les plus proches, quels avis ont été déposés dessus, et votre Smart-truc vous y guidera. La ‘réalité augmentée’ fera partie de notre quotidien : elle vous présentera le plat du jour devant un resto inconnu, elle vous procurera du contenu devant un monument historique, ou devant un individu en vous présentant les réseaux sociaux sur lesquels il est présent.

Internet en 2012 sera communautaire et installera le ‘social commerce’ à la place du e ou du m-commerce. Aujourd’hui déjà, ce n’est plus la marque qui contrôle son image. En 2012, plus de 80 % du contenu sur Internet sera généré par les internautes et non par les marques (aujourd’hui, 25 % du contenu relatif aux 20 plus grandes marques internationales est généré par les internautes).

 

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Carlos Diaz, cofondateur et pdg de Blue-Kiwi Software

BtoB, BtoC ?

En 2012, la distinction entre BtoB et BtoC n’existera plus : 400 millions d’utilisateurs de Facebook, 75 millions sur twitter, des millions de blogs…Le problème est évident : l’entreprise doit aujourd’hui gérer le « Crow » (la foule) et les opinions, visibles de tous.

Des responsables de marques aux directeurs marketing et innovation, en passant par les nouveaux community managers (ou community conversationalists), tout le monde s’efforce de capter les messages en provenance des communautés sur le Web. L’époque du site web « vitrine et mur de verre » est définitivement révolue, il convient désormais de créer des ponts entre la marque et ses clients.

Effet de mode ? Si l’on se réfère à une étude Nielsen datée de mars 2009, il ressort que blogs et réseaux sociaux sont devenus le 4e usage le plus populaire sur internet (66,8 %) devant l’email (65, %). Plus intéressant encore, ce taux de croissance est le double de celui des autres usages. Quant à Facebook, il a dépassé le stade de phénomène de mode pour jeunes adolescents puisqu’un tiers des utilisateurs a entre 35 et 49 ans et un tiers plus de 50 ans.

Capter et faire transiter en interne les bonnes conversations

Pourtant, force est de constater que ces nouveaux medias sociaux ont été exclusivement conçus pour des usages individuels et grand public. A défaut de lieux d’échanges proposés par les entreprises et les marques elles mêmes, ces nouveaux espaces d’oxygène s’imposeront de plus en plus dans les années qui viennent comme les espaces d’échanges privilégiés voire uniques. Aujourd’hui, ouvrir une Facebook Fan Page ou créer un compte Twitter est un bon début, mais ne constitue qu’une réponse partielle et court termiste. En effet, les débats présents ne sont pas ceux de l’entreprise mais restent encore ceux de la plate-forme qui les accueille.

Je suis certain que d’ici 2012, les entreprises capitaliseront sur ces nouveaux outils d’une façon plus contrôlée et créeront des espaces conversationnels privées plus adaptées à leur logique business. Au-delà de la simple conversation, elles mettront en place des stratégies et des processus capables de collecter sur le net les meilleures idées et conversations et de les rapatrier en interne pour les mettre au service des bons interlocuteurs et de les traduire en actions business. Une sorte de coconversation temps réel, de focus-groupes permanents qui inversent le modèle B2C traditionnel pour introduire une dimension nouvelle C2B.

In fine, plus que l’information recueillie, c’est sa transformation en valeur et la valorisation des individus impliqués qui compteront.

Capter et faire transiter en interne les bonnes conversations et construire avec les parties prenantes des relations fortes et authentiques pour transformer le tout en business quantifiable constitue déjà le challenge de l’entreprise 2.0.

 

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Réchauffement : les températures pourraient croître de 7 degrés d’ici 2100!

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Yann Cohignac
Un groupe de chercheurs vient de publier des prévisions alarmantes sur le réchauffement de notre planète : celle-ci pourrait voir ses températures augmenter de 7 degrés à l’horizon 2100 ! Un avertissement de plus de la part de la communauté scientifique à moins de quinze jours de la Conférence de Copenhague.

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« Tout retard dans la prise de mesures pour lutter contre le réchauffement climatique risque d’entraîner des dégâts irréparables » (Institut de recherche sur les impacts du climat de Postdam)

« Le changement climatique s’accélère au-delà de ce qui était attendu », alerte l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Postdam (Allemagne) : « La température moyenne de l’air devrait se réchauffer entre 2 et 7 degrés en 2100 par rapport à la période pré-industrielle » (XIXème siècle). Selon les experts, qui ont publié hier (24 novembre) une étude de 64 pages sur le sujet (une synthèse des travaux parus depuis le 4ème rapport du Groupe intergouvernemental sur le climat, en 2007), il s’agit du « dernier appel des scientifiques à l’intention des négociateurs sur le climat de 192 pays qui doivent prendre le train de la protection climatique à Copenhague » (7 au 18 décembre).

 

« Il doivent accepter la dure réalité du changement climatique et les risques sans précédent qui l’accompagnent », note Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l’institut. Intitulé « Copenhagen Diagnosis » (« le diagnostic de Copenhague »), le rapport fait un constat inquiétant qui rend encore plus difficile l’objectif de limitation du réchauffement à 2 degrés (point de non-retour), décidé en juillet par plusieurs pays développés et émergents : les émissions mondiales de CO2 enregistrées en 2008 sont supérieures de 40 % à celles de 1990.

Un changement… de la face du globe

« Si l’on tient compte des calottes glaciaires et des glaciers, la montée du niveau des mers pourrait excéder un mètre en 2100, voire deux mètres. C’est bien plus que ce qui était prévu. Au-delà de 2100, le niveau de la mer pourrait s’élever de plusieurs mètres pendant quelques siècles », précise les climatologues. Le Giec avait en effet présumé une élévation des océans de 18 à 59 cm à l’horizon 2100, en ne prenant cependant pas en considération une possible accélération de la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique.

Les villes côtières comme Buenos Aires ou New York seraient alors exposés à une véritable catastrophe. Sans parler de l’archipel de Tuvalu, dans le Pacifique, ou des côtes du Bangladesh et de la Chine. Autres dangers : la forêt primaire amazonienne pourrait se transformer en savane et la saison des pluies en Afrique occidentale serait fortement perturbée.

Consulter « Copenhagen Diagnosis »

 

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L’énergie : le mal du siècle !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Albane Wurtz
Une étude du Programme des Nations unies pour le développement met en lumière le lien étroit entre pauvreté et déficit d’accès à l’énergie. Il apparaît que près d’un tiers de l’humanité vit dans le noir dont 80 % résident dans les pays les moins développés ainsi qu’en Afrique sub-saharienne. Le constat est sans appel : les Objectifs du Millénaire pour le Développement ne seront pas atteints en 2015.

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« 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité » (rapport du PNUD et de l’OMS)

Le tiers de l’humanité qui n’a pas accès à l’énergie pour ses besoins basiques (se chauffer, cuisiner ou allumer la lumière) est parmi le plus pauvre de la planète. Ce lien très étroit, mis en exergue par l’étude du PNUD et de l’OMS, renforce le sentiment d’injuste insécurité éprouvé par ces populations. Le prochain sommet onusien de Copenhague devra trouver des solutions aux problèmes d’accès à l’énergie et aux technologies propres. Le financement de l’aide à ces pays, parmi les plus pauvres de la planète, constituera un des enjeux majeurs du Sommet.

 

Les Objectifs pour le développement, fixés par l’ONU en l’an 2000, devaient permettre de diviser par deux la pauvreté d’ici 2015. L’étude du PNUD met donc un terme à tout espoir d’atteindre ces Objectifs. Et plus les pays sont pauvres, plus l’accès à l’énergie se raréfie. L’étude qui porte sur 140 pays en développement, dont 50 appartiennent à la catégorie des moins avancés (PMA), pointe du doigt ces disparités. « 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité, contre 28 % en moyenne dans les pays en développement », explique le rapport. Dans les faits, moins de 3 % des Burundais, des Tchadiens ou des Libériens ont le courant. Au Rwanda, en République centrafricaine ou en Sierra Leone, ils sont moins de 5 %.

Certains combustibles à l’origine de 2 millions de décès par an

Pour atteindre les Objectifs du Millénaire, le rapport estime qu’il faudrait qu’1,2 milliard de personnes supplémentaires bénéficient de l’électricité et 1,9 milliard de combustibles modernes pour se chauffer et cuisiner. Mais comme le déplore le responsable Energie et Environnement du PNUD, Minoru Takada, « l’accès à l’énergie n’apparaît pas comme une priorité aux gouvernements, ils préfèrent avoir des réalisations spectaculaires à montrer ».

Un autre problème de taille soulevé par le rapport : le type d’énergie utilisée par les plus pauvres. Dans les pays en développement, 45 % de la population (71 % en zone rurale) utilise la biomasse et le charbon pour se chauffer ou cuisiner. Or, les émanations induites par ces différentes sources d’énergie ne favorisent ni l’environnement, ni la santé. Les auteurs du rapport estiment même que 2 millions de décès sont dus chaque année à la pollution intérieure liée à ces émanations. S’ensuivent pneumonies, maladies pulmonaires, cancers du poumon qui causent la mort des populations, essentiellement les femmes et les enfants. L’accès aux technologies propres sera donc un autre des principaux enjeux abordés à Copenhague.

 

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