L’énergie : le mal du siècle !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Albane Wurtz
Une étude du Programme des Nations unies pour le développement met en lumière le lien étroit entre pauvreté et déficit d’accès à l’énergie. Il apparaît que près d’un tiers de l’humanité vit dans le noir dont 80 % résident dans les pays les moins développés ainsi qu’en Afrique sub-saharienne. Le constat est sans appel : les Objectifs du Millénaire pour le Développement ne seront pas atteints en 2015.

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« 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité » (rapport du PNUD et de l’OMS)

Le tiers de l’humanité qui n’a pas accès à l’énergie pour ses besoins basiques (se chauffer, cuisiner ou allumer la lumière) est parmi le plus pauvre de la planète. Ce lien très étroit, mis en exergue par l’étude du PNUD et de l’OMS, renforce le sentiment d’injuste insécurité éprouvé par ces populations. Le prochain sommet onusien de Copenhague devra trouver des solutions aux problèmes d’accès à l’énergie et aux technologies propres. Le financement de l’aide à ces pays, parmi les plus pauvres de la planète, constituera un des enjeux majeurs du Sommet.

 

Les Objectifs pour le développement, fixés par l’ONU en l’an 2000, devaient permettre de diviser par deux la pauvreté d’ici 2015. L’étude du PNUD met donc un terme à tout espoir d’atteindre ces Objectifs. Et plus les pays sont pauvres, plus l’accès à l’énergie se raréfie. L’étude qui porte sur 140 pays en développement, dont 50 appartiennent à la catégorie des moins avancés (PMA), pointe du doigt ces disparités. « 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité, contre 28 % en moyenne dans les pays en développement », explique le rapport. Dans les faits, moins de 3 % des Burundais, des Tchadiens ou des Libériens ont le courant. Au Rwanda, en République centrafricaine ou en Sierra Leone, ils sont moins de 5 %.

Certains combustibles à l’origine de 2 millions de décès par an

Pour atteindre les Objectifs du Millénaire, le rapport estime qu’il faudrait qu’1,2 milliard de personnes supplémentaires bénéficient de l’électricité et 1,9 milliard de combustibles modernes pour se chauffer et cuisiner. Mais comme le déplore le responsable Energie et Environnement du PNUD, Minoru Takada, « l’accès à l’énergie n’apparaît pas comme une priorité aux gouvernements, ils préfèrent avoir des réalisations spectaculaires à montrer ».

Un autre problème de taille soulevé par le rapport : le type d’énergie utilisée par les plus pauvres. Dans les pays en développement, 45 % de la population (71 % en zone rurale) utilise la biomasse et le charbon pour se chauffer ou cuisiner. Or, les émanations induites par ces différentes sources d’énergie ne favorisent ni l’environnement, ni la santé. Les auteurs du rapport estiment même que 2 millions de décès sont dus chaque année à la pollution intérieure liée à ces émanations. S’ensuivent pneumonies, maladies pulmonaires, cancers du poumon qui causent la mort des populations, essentiellement les femmes et les enfants. L’accès aux technologies propres sera donc un autre des principaux enjeux abordés à Copenhague.

 

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Des télécentres communautaires pour les Conseils Agricoles Ruraux de Gestion (CARG) en RD Congo

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 4 septembre 2009

Le 3e millénaire est marqué par un bond spectaculaire sur le plan de la technologie, plus particulièrement sur le plan de la technologie numérique. Lors la première phase du Sommet Mondial sur la Société de l’Information, qui s’est tenue à Genève du 10 au 12 Décembre 2003, tous les pays membres de Nations Unies ont adoptés deux documents de base, notamment : la Déclaration de Principe et le Plan d’Action de Genève.

Du 16 au 18 Novembre 2005, lors de la deuxième phase qui s’est tenue à Tunis deux autres documents complémentaires ont été adoptés : l’engagement de Tunis et l’Agenda de Tunis. Des grandes orientations sont spécifiées dans l’Agenda de Tunis pour la mise en œuvre du Plan d’Action de Genève.

Parmi les 11 grandes orientations, le CAFEC se réfère au chapitre 9 relatif aux applications TIC et leur apport dans tous les domaines. Le domaine qui nous concerne dans le cadre de ce projet est l’AGRICULTURE et l’ECOLOGIE. C’est dans cette optique que le projet “ télécentre communautaire” a été conçu au bénéfice non seulement des agriculteurs, des éleveurs, des pécheurs, des maraichers, des commerçants …mais aussi des organisations rurales et de leurs communautés.

Ce projet adopte une approche combinée en prenant compte les technologies traditionnelles radio et télévision pour ainsi permettre aux corporations professionnelles (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, maraichers, commerçants..) ainsi qu’aux différentes composantes de la communauté locale d’avoir accès à l’information et aussi de produire de l’information. Ce processus nous conduira à réintroduire l’usage de l’audiothèque et de la vidéothèque renforcée par une technologie d’éducation de masse. Il est évident que nous nous situons encore dans la culture de l’oralité.

A cet effet, un autre volet du projet s’articulera sur la gestion des connaissances en mettant en place une bibliothèque communautaire afin de reconstituer la mémoire collective de chaque communauté qui sera conservée sur des supports numériques. Des sites web seront crées selon les différents CARG et leurs communautés respectives.

Nous avons également prévu des cybermobiles pour atteindre les localités qui ne pourront pas accueillir de sitôt les télécentres communautaires. Les provinces concernées par le projet sont : la province de l’Équateur, la province Orientale, la province de Bandundu et la ville-province de Kinshasa.

Labomobile dont le siège est à Dakar et ayant une Représentation locale à Kinshasa , va apporter son soutien technique et technologique au projet en ce qui concerne , la formation , le déploiement des solutions technologies innovantes de labomobile .

Les premiers télécentres communautaires seront implantés dans la province de Bandundu , plus précisément dans la localité d’Idiofa et à Kinkole, une localité rurale de la ville-province de Kinshasa.

Le Conseil Agricole Rural de Gestion (CARG) est une structure de concertation associant:

-les différents acteurs du monde rural , l’exécutif et le législatif;

-l’administration, le secteur privé, les associations et les syndicats des paysans, les universités et centres de recherche, les congrégations religieuses soit la société civile au sens large du terme impliquée directement ou indirectement dans le secteur agricole et rural.

 

Voici le resumé des solutions mobiles pour ce projet

Des télécentres communautaires pour les Conseils Agricoles Ruraux de Gestion (CARG) en RD Congo dans EDUCATION pdf trackprojet.pdf

Pour plus d’information, adressez vous au:

CENTRE AFRICAIN D’ECHANGE CULTUREL

téléphone: +243998983491/+243811980914

email: cafec3@yahoo.fr

 

 

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La Banque mondiale propose une « nouvelle entente » pour résoudre la crise de l’énergie en Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 13 juin 2008

Communiqué de presse n°:2008/356/AFR
Le secteur de l’énergie, trop longtemps négligé en Afrique, nécessite maintenant une attention de toute urgence, ainsi qu’une « nouvelle entente », a déclaré la Banque mondiale mardi dernier.

 

« L’insuffisance de l’alimentation électrique limite la croissance du continent et freine la productivité de l’entrepreneuriat », a declaré Mme Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la région de l’Afrique pour la Banque mondiale, à l’intention de la huitième édition du Sommet Sullivan qui se tient à Arusha, en Tanzanie (du 1er au 4 juin 2008).

 

« Les entreprises de fabrication africaines comptent en moyenne 56 jours de panne d’électricité par an. En conséquence, elles perdent 5 à 6 % de leur chiffre d’affaires, le manque à gagner pouvant s’élever à 20 % des ventes dans le secteur non structuré », a noté Mme Ezekwesili. Le coût des pannes d’électricité représente environ 2 % du PIB. En moyenne, les tarifs d’électricité en Afrique ont presque doublé comparé à ceux des pays en développement depuis 2000 ; pourtant, malgré cette hausse, les revenus suffisent à peine à couvrir les frais d’exploitation, sans parler du coût des investissements.

 

Entre autres raisons, la représentante de la Banque mondiale a fait porter la responsabilité de cette situation à « la combinaison entre une mauvaise planification et un financement insuffisant », ainsi qu’à l’insolvabilité des services d’électricité face à la crise sectorielle.

 

En Afrique, le secteur de l’énergie est également freiné par une insuffisance des capacités (seulement 68 GW d’électricité produite, soit l’équivalent de l’énergie produite par l’Espagne) et un faible accès (seulement 25 % des habitants de l’Afrique subsaharienne reçoivent de l’électricité).

 

« Pour remédier à cette pénurie d’électricité chronique et faire progresser la politique d’électrification, l’Afrique doit investir environ 3 % de son PIB (soit plus de 20 milliards de dollars par an) dans le secteur de l’énergie (principalement dans les biens de production) et affecter un montant similaire aux frais d’exploitation et de maintenance », a déclaré Mme Ezekwesili, soulignant que cette politique nécessiterait une planification soignée et une coopération internationale, dans le respect des règles de transparence et de bonne gouvernance.

 

Elle a proposé d’adopter une action soutenue, concertée et simultanée pour les priorités stratégiques et interdépendantes, dans le but d’augmenter les capacités de production régionale et d’améliorer l’efficacité et la gestion des services publics.

 

« Le commerce régional de l’électricité est le moyen le plus rentable de développer les ressources énergétiques du continent, assurant des taux de rentabilité des investissements appréciables pour les interconnexions transfrontalières », a dit Mme Ezekwesili. De plus, en permettant le développement de projets hydroélectriques à grande échelle, dont le coût était considéré jusqu’à présent prohibitif, ce commerce régional contribuera de manière significative à réduire les émissions de carbone.

 

La représentante de la Banque mondiale a vivement encouragé les gouvernements africains à faire en sorte que toute source nouvelle d’approvisionnement énergétique soit distribuée de manière plus équitable parmi les populations d’Afrique, par le déploiement de programmes d’électrification. Elle a incité les gouvernements à s’assurer que les subventions destinées à l’énergie, qui sont actuellement absorbées par le désir de maintenir le prix de l’électricité au-dessous de sa valeur pour les plus aisés, soient réaffectées au financement de l’accès à l’électricité pour les plus démunis.

 

Reconnaissant qu’une extension du réseau électrique demandera du temps, la Banque mondiale a démontré la rentabilité des modèles hors réseau, basés sur des technologies innovantes en matière d’énergie renouvelable. Par exemple, les lanternes solaires à faible coût sont un produit de consommation courante qui devrait être accessible et abordable pour le public rural et l’initiative « Éclairer l’Afrique », lancée par la Banque mondiale il y a quelques semaines au Ghana, soutient le développement de ce type de marché, a-t-elle souligné.

 

Le piège de l’obscurité dans lequel se trouve le continent s’explique en partie, selon elle, par le fait que certaines des ressources énergétiques les plus rentables d’Afrique sont concentrées dans des pays éloignés des principaux centres demandeurs et trop pauvres pour trouver les milliards de dollars nécessaires au financement de leur mise en valeur. Par exemple, la République démocratique du Congo et l’Éthiopie possèdent à elles seules 60 % du potentiel hydroélectrique de l’Afrique subsaharienne.

 

Contacts médias

 A Washington : Herbert Y. Boh +1 202 473 3548

hboh@worldbank.org

En Tanzanie : Rosalie Ferrao 255 222163251

rferrao@worldbank.org

 

 


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Dans votre réservoir, un détonant cocktail d’hydrocarbures

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 10 juin 2008

Devant une raffinerie de pétrole, au Venezuela (Claudia Daut/Reuters).

Comment transforme-t-on du pétrole gluant en essence ou en gazole tellement limpides qu’on en boirait presque, si en plus ça sentait la bière? De quoi se composent ces liquides vitaux de notre humanité énergivore? Le petit chimiste qui se planque en chacun de nous attend impatiemment sa réponse. Tentons le défi de le satisfaire.

Le pétrole est issu de la décomposition de très, très vieilles matières végétales. Il est une sorte de fossile de plantes, formé au terme d’un processus de plusieurs dizaines de millions d’années. Avec le temps, le pétrole s’enrichit de millions de composés appartenant à plusieurs familles chimiques.

Nous ne nous intéresserons ici qu’à celle des hydrocarbures, majoritaire dans le pétrole et les carburants. Mais ne perdez pas de vue (au besoin, prenez des jumelles) que le pétrole est un mélange bien plus complexe que ma description forcément incomplète.

L’atome de carbone a quatre bras, ce qui lui permet de serrer pas mal de mains

Les hydrocarbures sont des molécules ne contenant que deux sortes d’atomes: de l’hydrogène (le H de « hydro ») et du carbone (le C de « carbure »). La nature aux lois imperturbables ayant donné quatre mains au carbone, ce dernier ne peut serrer la louche à d’autres atomes que quatre fois, pas une de plus (sauf cas particulier).

Par exemple, il peut attraper quatre atomes d’hydrogène pour former l’hydrocarbure le plus simple: le méthane, gaz célèbre puisqu’il nous fait régulièrement péter de rire.

Des molécules d'hydrocarbures (DR).Le carbone peut aussi s’acoquiner avec un autre carbone, formant alors un début de chaîne (C – C). Il reste à chacun trois mains libres, avec lesquelles il happe trois H et une nouvelle molécule apparaît: le gaz éthane (voir schéma). Et ainsi de suite: on peut allonger la chaîne en bout-à-boutant des C à tire-larigot, chacun se liant alors à trois H ou bien à un nouveau C qui lui-même, etc.

L’enchaînement des carbones peut se faire en ligne mais aussi présenter des ramifications ou même former une jolie ronde pour donner des molécules dites « cycliques ». Finalement, ce jeu de Lego moléculaire conduit à des milliers de molécules différentes, toutes composées de C enchaînés et complétés par des H.

La distillation permet de séparer les hydrocarbures par leur taille

L’étape fondamentale de la purification du pétrole s’appelle la distillation, qui permet de séparer les hydrocarbures selon leur taille. Le principe de l’opération est de chauffer le pétrole dans un grand chaudron au-dessus duquel on installe une tour de plusieurs dizaines de mètres de hauteur.

En chauffant le liquide, on provoque l’évaporation de ses molécules, comme en chauffant l’eau des nouilles vous formez de la vapeur d’eau. Le gaz monte alors dans la tour, et -c’est le point central du bazar- plus un gaz est léger, plus il monte haut!

On récupère donc au sommet de la tour les hydrocarbures les plus petits, ceux qui contiennent entre un et quatre atomes de carbone: méthane, éthane, propane et butane, consommés par vous et moi sous forme gazeuse.

Plus bas dans la tour, on récolte les hydrocarbures contenant cinq à dix carbones (abréviés C5 à C10): c’est le « naphta », dont on fera de l’essence. Plus bas encore, les molécules de C10 à C13 seront à l’origine du kérosène des avions. Puis on rencontre les produits de C13 à C20, qui formeront le gazole et le fuel domestique.

Enfin, tout en bas, les molécules lourdes nommés « résidus atmosphériques » (plus de 20 carbones) sont utilisées comme fuel dans les bateaux, bitume sur les routes, etc.

Le carburant a une composition variable, avec quelques constantes

Ceux qui attendent ici une liste complète des composants de l’essence et du gazole perdront moins de temps en essayant de se lécher le coude gauche. Les deux carburants renferment plusieurs milliers de molécules, leur composition varie même selon l’origine du pétrole, les techniques de purification et les produits ajoutés en post-distillation.

Je ne peux guère vous dire mieux que l’essence contient entre 20 et 30% d’hydrocarbures comme le méthane ou l’isooctane (voir schéma), 30 à 45% de molécules comme le benzène, etc.

En revanche, certaines règles doivent être absolument respectées pour que les carburants soient autorisés à envahir nos réservoirs. Le benzène justement, aussi toxique pour l’homme qu’un face-à-face avec une horde de gnous en colère, ne doit jamais dépasser la limite de 1%. D’autres paramètres encore plus techniques sont également soumis à des règles inébranlables: densité, viscosité, température d’évaporation…

Un autre critère bien connu est nommé « indice d’octane », qui chez nous vaut 95 ou 98. Cela veut-il dire que l’essence contient 95 ou 98% d’octane? Presque. Avec l’indice d’octane, on caractérise en fait la capacité du carburant à s’enflammer tout seul. Dans un moteur à essence, le carburant ne doit exploser que grâce à l’étincelle produite par une bougie, et surtout pas avant. Si le carburant explose quand ça lui chante, le moteur fonctionne moins bien.

L’auto-allumage doit donc être contrôlé. Les chimistes ont bossé sur le sujet, et leur verdict est tombé: pour que le moteur tourne au poil, l’essence doit se comporter comme un mélange qui ne contiendrait que deux molécules: l’isooctane et l’heptane (hydrocarbure à sept carbones). Le SP95 doit ainsi exploser comme un mélange 95% isooctane-5% heptane, et le SP98 doit ressembler à un mélange 98%-2%.

Pour connaître la qualité d’un gazole, on calcule son indice de cétane

Voilà pour l’indice d’octane. Mais connaissez-vous l’indice de cétane, qui caractérise le gazole? Le cétane est encore un hydrocarbure, de formule C16H34 (16 carbones, 34 hydrogènes). Il entre dans la composition du gazole, et son indice mesure là aussi la capacité d’auto-allumage du carburant. Sauf que dans le gazole, c’est une qualité recherchée!

En effet, un moteur diesel ne marche pas comme un bête moteur à essence. Pour la simple raison que le gazole, formé de molécules plus grosses (vous vous souvenez?), est incapable de réagir à la piqûre d’une bougie. Trop lourd pour exploser sous étincelle, seule une forte pression peut le réveiller. Lorsque celle-ci est suffisamment élevée dans le piston du moteur, le gazole explose spontanément, comme un grand garçon.

Contrairement à l’essence, l’auto-allumage du gazole est donc une excellente chose! L’indice de cétane mesure cette aptitude. En France, le gazole a un indice de 51, c’est-à-dire qu’il nous déclare sa flamme aussi bien qu’un produit contenant 51% de cétane.

On vous déconseille tout de même de l’utiliser pour déclarer la vôtre. Quoique, d’ici quelques mois, il deviendra peut-être un produit de luxe, qu’on sera ravis de s’offrir en petits flacons enveloppés de coton soyeux. Avec « cétane 51″ rondement calligraphié sur le flacon, ça aurait de la gueule, non?

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Le prix du pétrole ne pourra pas grimper inexorablement

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 10 juin 2008

Propos recueillis par Elodie Grangié -  09/06/2008 16:09  - L’Expansion.com 

 

Le prix du pétrole ne pourra pas grimper inexorablement  dans ACTUALITES lefrancois_247

Thierry Lefrançois, économiste au Département Global macro chez Natixis

Alors que certains analystes pronostiquent un baril bientôt à 150 voire 200 dollars, Thierry Lefrançois, économiste au Département Global macro chez Natixis, continue de tabler sur un prix d’équilibre de 123 dollars en 2009. Explications.

Vous prévoyez pour 2009, un prix du baril autour de 123 dollars, le record de 139,12 dollars atteint vendredi remet-t-il en cause cette prévision ?
Non, rien ne dit que cette hausse brutale va être pérenne. Si il y a un cercle vicieux entre la faiblesse du dollar et la hausse du pétrole, il ne faut pas oublier qu’une augmentation trop importante de ce dernier va peser sur l’activité économique. Notre prévision de croissance de la demande mondiale est ramenée à 1% par an sur les trois prochaines années. Ce deuxième effet va contrecarrer le premier. Le prix du pétrole ne pourra pas grimper inexorablement. Nous tablons donc toujours, sur un équilibre autour de 123 dollars le baril, en 2009.

Quels indices laissent à penser que la demande va diminuer ?
Plusieurs signes vont dans ce sens. Tout d’abord, le prix de l’essence commence à peser sur les ménages qui tentent d’économiser. Une enquête aux Etats-Unis révèle que les américains prévoient de partir moins loin cet été à cause d’une essence à 4 dollars le galon. Ensuite, l’Indonésie, la Malaisie et l’Inde viennent supprimer les subventions sur l’essence. Enfin, les compagnies aériennes ont annoncé une réduction du nombre de leurs vols. Après les Jeux Olympiques, la demande chinoise va fléchir. Actuellement, le pays stocke et maintient les prix à la pompe bas afin d’éviter tous mouvements sociaux. En septembre 2008, le gouvernement devrait réduire ses stocks et les prix de l’essence augmenter.

Peut on imaginer que les pays de l’OPEP, augmentent leurs capacités de production ?
Non. Si l’on se réfère aux estimations de Total, la production mondiale ne pourra pas dépasser 100 millions de barils/jours . En effet, l’Arabie Saoudite a décidé de ne pas augmenter sa capacité de production au delà de 12,5 millions de barils/jour, qui doit être atteinte en 2012. Le marché est bien approvisionné et déjà l’offre excède la demande depuis le début de l’année. Il se crée donc des stocks dans le monde. Sur la base des fondamentaux, l’OPEP considère donc que point n’est besoin de mettre plus de pétrole sur le marché.

Que préconisez vous au gouvernement français pour lutter contre la grogne des professionnels des transports mais aussi des particuliers ?
Un réduction de la TIPP ou des subventions aux professionnels du transports ne sont pas une solution. Le gouvernement doit prendre toutes les mesures pour réduire la consommation. Tous les efforts doivent être concentrés pour développer la recherche dans des énergies alternatives et moderniser les moyens de transports.

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Affaire SNEL-MagEnergy : l’ANEP défie Antoine Gizenga en jugeant illégal l’ordre du Premier ministre !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 14 mai 2008

Kinshasa, 13/05/2008 / Politique

Pour les observateurs, MagEnergy n’est nullement un commissionnaire et ne prétend pas commercialiser quatre turbines de la centrale d’Inga. Affaire SNEL-MagEnergy : l’ANEP défie Antoine Gizenga en jugeant illégal l’ordre du Premier ministre ! dans ENERGIE gizenga_autoritesA un jour du débat sur l’affaire Snel–Mag Energy à la plénière de l’Assemblée nationale, d’autres cartouches sont larguées sur la place publique. C’est d’ailleurs le cas, déclarent certains observateurs, de la conférence de presse tenue lundi par l’Anep (Association nationale des entreprises du portefeuille) qui est sortie de sa léthargie pour s’impliquer dans le dossier. Mais, loin de s’en douter, il y a une déclaration qui, poussée plus loin, soulignent les mêmes observateurs, tend à accuser le Premier ministre Gizenga.

Au cours de la conférence de presse tenue lundi et axée sur la « Position de l’Anep concernant le dossier qui oppose la Snel à MagEnergy », l’administrateur secrétaire exécutif de l’Anep, le Pr. Richard Ngub’Usim Mpey-Nka, donnant l’avis de sa structure (Anep), a déclaré aux chevaliers de la plume réunis : « S’agissant de l’insubordination sus évoquée, l’Anep rappelle que le principe du privilège de l’Autorité (exécution d’abord et réclamation après) a été inversé par l’article 28 de la Constitution en vigueur qui dispose que nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal (…) La preuve de l’illégalité manifeste de l’ordre incombe à la personne qui refuse de l’exécuter ».

Partant de la déclaration précitée, étant entendu que l’insubordination en question fait allusion à l’ordre donné à la Snel de poursuivre le contrat avec MagEnergy, les observateurs vont jusqu’au bout de la logique. Car, relèvent-ils, le dossier avait été présenté au Conseil des ministres par le ministre de l’Energie et ensuite renvoyé à la commission économico-financière du Gouvernement qui l’a approuvé avant que le Premier ministre Antoine Gizenga Fundji n’autorise la poursuite du contrat Snel–MagEnergy dans sa lettre du 13 février 2008. En évoquant donc les dispositions de l’article 28 de la Constitution, c’est en fait le Premier ministre Gizenga qui est ainsi accusé d’avoir donné un ordre illégal, concluent les observateurs.

Du coup, l’affaire SNEL–MagEnergy ressemble à une « rébellion » contre la tutelle technique, contre la commission Ecofin du Gouvernement, contre le Gouvernement et contre la personne du Premier ministre même Antoine Gizenga Fudji. Voilà qui surprend plus d’un observateurs qui souhaite que du choc des idées à l’Assemblée nationale, jaillisse la lumière. Pourquoi refuse-t-on d’exécuter l’ordre de l’autorité au risque de discréditer tout un pays ?

Le protocole d’accord signé entre Snel et MagEnergy n’est pas caduc

inga_dossier dans POLITIQUE S’appesantissant sur le dossier, les observateurs émettent quelques avis : le protocole d’accord incriminé n’est pas caduc pour la bonne et simple raison qu’avant son expiration, MagEnergy avait mobilisé des fonds et que c’est la date de mise à disposition de fonds qui constitue, en réalité, la date du démarrage des travaux de réhabilitation. Et, MagEnergy mobilisait déjà 1 million Usd le 05 avril 2006. Ce protocole, ajoutent-ils, conclu pour un an au départ, ne pouvait pas être caduc au 14 avril 2006 parce que le ministre du Portefeuille ne l’avait signé que le 20 mai 2005. De plus, soulignent toujours les observateurs, son objet ne consistait pas en la recherche de financements par la partie MagEnergy pour réhabiliter quatre turbines, mais en la recherche et la mise en place des financements pour les études et les travaux. Ce que MagEnergy a déjà réalisé, soutiennent d’ailleurs les mêmes observateurs. Ce n’est qu’après que viendrait la construction de la ligne Inga–Kabinda–Pointe-noire.

MagEnergy n’est pas un commissionnaire, mais une filiale de MagIndustries cotée à la bourse de Toronto

Et là où MagEnergy est traité de commissionnaire, on rappelle que MagEnergy n’est que l’une de quatre filiales de la compagnie publique canadienne MagIndustries cotée à la bourse Toronto. Un commissionnaire, avance-t-on, ne peut pas signer une convention de partenariat avec une entreprise comme la Snel. Encore que, durant les trois dernières années, Mag a dépensé 250 millions Usd entre le Congo-Brazzaville et la RDC avec une capitalisation boursière estimée à plus de 544 millions Usd. Au Congo-Brazzaville, poursuit-on dans les milieux des observateurs, Mag emploie 2.000 travailleurs où il a investi 800 millions Usd dans le projet de potasse. « Un commissionnaire peut-il prendre le risque de mettre en jeu 20 millions Usd en RDC ? ».

MagEnergy n’entend pas commercialiser la production de quatre turbines

Un autre reproche que les observateurs jugent non fondé, c’est lorsqu’on accuse MagEnergy de chercher à commercialiser quatre turbines de la centrale d’Inga. Les observateurs font observer que, conformément à l’accord, le remboursement de MagEnergy ne se fera pas en commercialisant les quatre turbines, mais à travers une répartition à raison de 80% pour la Snel et 20% pour MagEnergy sur la turbine de réserve à commercialiser après la réhabilitation de quatre turbines. C’est donc la Snel qui va se tailler la part du lion, concluent-ils. De plus, les 200.000 Usd que la Snel payait à MagEnergy, ce n’était pas pour lui permettre d’aller chercher des financements, mais parce que MagEnergy a pris en charge, d’ailleurs à la demande de la Snel, les travaux d’urgence qui n’étaient pas prévus dans l’accord. Encore que ce paiement a été arrêté.

(Yes)

M.M./Forum des As

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ENERGIE-ENVIRONNEMENT: Les énergies renouvelables en pleine croissance

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 10 mai 2008

Mattias Creffier – EN BREF

BRUXELLES, 28 février (IPS) – La capacité des énergies renouvelables au niveau mondial est passée à 240 gigawatts en 2007, contre 207 gigawatts l’année précédente, souligne l’organisation américaine Worldwatch Institute dans son rapport annuel.

Chaque année, cet institut de recherche basé à Washington analyse la part que prennent l’énergie solaire ou hydraulique, les éoliennes, la géothermie ou la biomasse, soit les énergies dites « non fossiles », dans la production énergétique mondiale.

En 2007, les énergies renouvelables représentaient une capacité de 240 gigawatts. Si l’on compare avec d’autres années antérieures, cela constitue une hausse de près de 50% par rapport à 2004 par exemple, précise l’institut. L’an dernier, les énergies renouvelables représentaient donc environ 3,4% de la production énergétique mondiale, sans compter la part des grandes centrales hydrauliques (15%), dont l’impact écologique et social est cependant controversé, souligne l’organisation.

Le secteur des énergies vertes reste dominé par les éoliennes, dont la capacité au niveau mondial a cru de 28% pour atteindre 95 gigawatts en 2007. Plus de 70 pays à travers le monde ont aujourd’hui investi dans ce type d’énergie, selon le Worldwatch Institute. En termes de capacités, l’Allemagne est le champion toutes catégories de l’énergie tiré des éoliennes, suivie de l’Espagne et des Etats-Unis.

Le secteur technologique qui enregistre cependant la croissance la plus spectaculaire est celui de l’énergie solaire et des panneaux photovoltaïques, dont la capacité a augmenté de 50% pour passer à 7,8 gigawatts en 2007. Ici aussi, l’Allemagne est en avance, car elle a assuré à elle seule la moitié de cette croissance annuelle. Elle est suivie du Japon et des Etats-Unis, mais l’Espagne n’est pas loin derrière, notamment grâce à ses projets d’installations solaires dans les provinces de Murcia et d’Alicante, qui devraient chacune à terme atteindre une capacité de 20 mégawatts.

En 2007, la production de biocarburants, c’est-à-dire des carburants issus de matières végétales, a atteint 53 milliards de litres, soit une hausse de 43% par rapport à 2005, précise encore le Worldwatch Institute. L’organisation souligne également la part croissante que prennent les biodiesels tirés d’huiles végétales dans cette production, par rapport au bioéthanol produit à partir de maïs ou de sucre. L’Allemagne est en tête des producteurs de biodiesels, tandis que les Etats-Unis et le Brésil sont au coude à coude en ce qui concerne la production de bioéthanol.

En termes d’investissements dans le domaine des énergies renouvelables, le rapport constate également que ceux-ci sont passés de 55 milliards de dollars en 2006 à 71 milliards de dollars en 2007. Le secteur emploie aujourd’hui environ 2,4 millions de personnes à travers le monde, conclut le rapport. (FIN/IPS/2008) MDG7

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RDC-ENERGIE: Un projet belge de semi-biodiesel tiré de l’huile de palme

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 10 mai 2008

Jelle de Mey

RDC-ENERGIE: Un projet belge de semi-biodiesel tiré de l’huile de palme dans ENERGIE 2956708b5d ANVERS, 9 avril (IPS) – Alors que la production de biocarburants à l’échelle industrielle est montrée du doigt un peu partout dans le monde, la Haute Ecole anversoise Karel de Grote vient de mettre au point un procédé permettant de produire du semi-biodiesel à partir de l’huile de palme congolaise.

Le projet a été mis en place à la demande d’une organisation non gouvernementale congolaise, le Centre de Développement Intégral (CDI) de Bwamanda, active depuis 1969 dans la province de l’Equateur (nord-ouest) et dans la capitale Kinshasa.

Cela faisait déjà un bon moment que cette ONG envisageait de produire du biodiesel, afin de réaliser des économies d’énergies pour ses propres camions, ses bateaux ou ses groupes électrogènes, à travers un procédé qui n’aurait pas de répercussion sur l’environnement et sur la sécurité alimentaire de la région.

Bwamanda est une région rurale située à plus de mille kilomètres de la capitale Kinshasa. Elle dépend des bateaux pour son approvisionnement en carburants et elle est confrontée à l’augmentation du prix des transports et à la hausse du prix de l’énergie. Deux paramètres qui risquent à terme d’entraver le développement de l’économie locale, estiment les collaborateurs de l’ONG.

Mais l’huile de palme, qui est abondante dans cette région, ne permet pas en soit de faire tourner les moteurs et l’ONG s’est donc tournée vers la Haute Ecole Karel de Grote, qui possède une expertise technique dans le domaine des biocarburants. A Anvers, une équipe de chercheurs, d’étudiants et de professeurs ont donc mis au point un prototype permettant de transformer l’huile de palme brute en carburant, grâce à un procédé de purification chimique.

La production de carburant à partir de l’huile de palme est connue et déjà largement utilisée dans d’autres régions du monde, mais le prototype développé par l’école anversoise est quelque peu différent, car il est destiné à des besoins bien précis. « Le défi consistait en effet à trouver une manière simple, écologique et peu couteuse de développer un carburant à partir de l’huile de palme. Le produit final n’est pas vraiment un biodiesel, mais plutôt une huile de palme purifiée qui peut être utilisée dans les moteurs ou les groupes électrogènes », explique Serge Tavernier, qui a coordonné le projet au sein de l’école anversoise.

Pour les petits producteurs

La production de carburant à partir de l’huile de palme peut encourager l’économie agricole locale. L’ONG compte en effet acheter aux petits producteurs l’huile pressée de manière artisanale et espère ainsi augmenter leur pouvoir d’achat. « Désormais, nous pourrons transformer cette huile de palme, qui n’est pas forcément de la meilleure qualité, en un carburant destiné aux vieux camions, aux groupes électrogènes et, par la suite, à nos propres bateaux », explique Rob Dormaels, responsable logistique pour le CDI Bwamanda.
L’objectif de l’ONG est donc de produire dans la province de l’Equateur un carburant végétal sans que ses développements futurs aient des conséquences sur l’environnement et la sécurité alimentaire des populations de la région. « Le potentiel des plantations existantes est énorme, mais le projet veut aussi encourager de nouvelles plantations dans les régions menacées par l’érosion de la savane, sans que des arbres aient à disparaître », ajoute Rob Dormaels.

L’installation de production développée par la Haute Ecole anversoise doit être acheminée en mai à Bwamanda. Ce prototype devrait permettre de produire 50 litres de carburant par jour. L’ONG et le groupe d’experts n’ont cependant pas l’intention de développer leur prototype à grande échelle, car il s’agit pour eux avant tout d’une histoire locale, disent-ils. (FIN/IPS/2008) MDG7

Crédit PHOTO : Le prototype développé par la Haute Ecole Karel de Grote, à Anvers.

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ENERGIE: Une conférence pour éclairer l’Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 10 mai 2008

Abid Aslam

IPS WASHINGTON, 6 mai (IPS) – Attirer des investisseurs sur le marché des réseaux d’électricité déglingués du continent africain. Tel est l’objet d’une conférence internationale ouverte ce mardi au Ghana. En ligne de mire : fournir du courant à 250 millions de personnes.

Du Sénégal au Burundi, en passant par le Cameroun ou la RD Congo, les « délestages » (coupures d’électricité) font partie du quotidien de millions d’Africains. Une plaie pour bien des aspects de la vie quotidienne. Représentants d’industrie électrique, gouvernements, bailleurs de fonds et ONG se réunissent donc à Accra, au Ghana, à partir de ce mardi pour, selon les organisateurs, la première réunion sur les réseaux électriques en Afrique. Une réunion qui fait partie de la campagne « Eclairer l’Afrique » lancée en septembre par la Banque mondiale et sa filiale en charge du secteur privé, la Société financière internationale (SFI).

Outre le fait de stimuler l’intérêt des investisseurs pour le marché émergent de ces, les agences de financement espèrent utiliser la conférence au Ghana pour aider les entreprises à établir une stratégie d’affaires et des partenariats financiers.
Les problèmes électriques sont considérés comme un obstacle majeur au développement économique et social. Les ruptures de livraison empoisonnent la vie des industries et dégoûtent les investisseurs. Les secteurs de la santé et de l’éducation sont dépendants de l’électricité pour éclairer les salles de classe et réfrigérer les vaccins. Les télécommunications sont aléatoires, si ce n’est pour ceux qui peuvent se payer des générateurs… dont le coût en énergie augmente.

Grâce aux technologies
« Eclairer l’Afrique » espère avoir apporté du courant en 2030 à 250 millions de personnes qui ont sont aujourd’hui privées. « Augmenter l’accès à l’éclairage propre et abordable est essentiel pour le développement de l’Afrique », explique Anil Cabraal, spécialiste de l’énergie à la Banque mondiale. « Attendre l’expansion des réseaux électriques n’est pas possible en considérant les problèmes d’énergie d’aujourd’hui. »
Seuls 26% des Africains ont accès à l’électricité. Dans certains pays, ils ne sont que 5%.

Les réseaux du continent ont longtemps été caractérisés par des infrastructures en mauvais état, des technologies dépassées et la corruption. « Pauvres en énergie », les Africains dépensent 40 milliards de dollars par an pour de l’électricité basée sur des énergies fossiles, que la Banque mondiale décrit comme « chères, inefficaces, de mauvaise qualité, et polluantes ». Les plus courantes parmi celles-ci sont les lampes au kérosène, qui selon la Banque couvrent 10 à 30% des dépenses des ménages en Afrique subsaharienne. La Banque mondiale et la SFI promeuvent dès lors des alternatives telles que les ampoules leds et les lampes compactes fluorescentes. Ces deux techniques produisent plus de lumière par watt qu’une ampoule incandescente et elles durent plus longtemps qu’une ampoule ordinaire, même si l’investissement de départ est souvent plus élevé.

De plus, la conférence rendra publique une recherche pilote sur la demande, le comportement et les préférences des consommateurs au Ghana et au Kenya. D’autres recherches sont en cours en Ethiopie, en Tanzanie et en Zambie. Elles constituent la première exploration détaillée de ce que la Banque mondiale décrit comme un marché potentiellement énorme pour des produits d’éclairage sûrs et fiables, qui sont financièrement compétitifs avec les lampes à combustibles et sont alimentés par des énergies renouvelables ou des sources mécaniques. (FIN/IPS/2008) MDG8

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Coupure d’électricité : la vérité sur les contrats chinois une partie remise

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 10 mai 2008

9-05-2008
Coupure d’électricité : la vérité sur les contrats chinois une partie remise dans ENERGIE arton18051

Tous les ministres impliqués par la convention de collaboration entre la Rdc et le groupement d’entreprises chinoises (China Railway Group Limited et Sinohydro Corporation), relative au développement d’un projet minier et d’un projet d’infrastructures en Rdc, ont tous répondu présents hier à l’invitation des honorables députés afin de les informer sur les clauses de cette convention. Il s’agit d’Athanase Matenda, ministre des Finances, Pierre Lumbi, ministre des Travaux publics, infrastructures et reconstruction ; Martin Kabwelulu, ministre des Mines ; Adolphe Muzito, ministre du Budget ; Adolphe Lumanu, ministre des Relations avec le parlement et de M. Victor Kasongo, vice-ministre des Mines.

A la surprise générale, les honorables députés constateront qu’il n’y avait pas de signal de la RTNC. Ce qui a conduit l’honorable président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, à suspendre la plénière pour la fixer aujourd’hui à 10 heures précises. Information prise au sujet de cette absence du signal de la Rtnc, une coupure d’électricité au niveau de Binza où sont installés les émetteurs de beaucoup de chaînes de télévision. La preuve c’est que toutes les chaînes de télévision qui ont leur émetteur au site de Binza météo ont vu leur signal interrompu. Voilà où peut conduire la coupure intempestive d’électricité. Dans une certaine opinion on peut croire que le gouvernement congolais aurait quelque chose à cacher au sujet de ces contrats. Heureusement ce n’est qu’une partie remise, à condition que la Snel soit au rendez-vous.

Réaliser des projets d’infrastructures d’extrême urgence

A travers cette convention qui est soumise à l’examen des honorables députés, l’objectif pour la Rdc est de trouver les ressources financières nécessaires à la réalisation des projets d’infrastructures nationales estimées importantes et urgentes. Pour le groupement d’entreprises chinoises, l’objectif est d’investir dans le domaine des métaux non – ferreux sur le territoire de la Rdc. Selon les clauses de la convention de collaboration, le groupement d’entreprises chinoises s’engage à mobiliser et mettre en place le financement pour la construction des infrastructures en Rdc. Le financement sera remboursé par les revenus de l’exploitation minière de tels gisements cupro-cobaltifères situés dans la région de Kolwezi, actuellement inexploités et dont l’entreprise publique, la Générale des carrières et des mines (GECAMINES) est titulaire des droits et titres miniers qui s’y rapportent.

Contenu de la convention Au titre de la présente convention, la Rdc s’engage à ce que son entreprise, la GECAMINES cède en Joint Venture minière, les droits et titres miniers couvrant les gisements naturels cupro-cobaltifères suivants : Dikuluwe, Mashamba Ouest, Jonction D, Cuvette Dima, Cuvette Mashamba et Synclinal Dikuluwe Colline D contenant des réserves minières estimées à environ 10.616.070 tonnes de cuivre dont environ 6.813.070 tonnes de cuivres en ressources certaines, environ 626.619 tonnes de cobalt et en tonnage restant à déterminer toutes autres substances minérales valorisables. Ces gisements, dont GECAMINES détient les droits et titres miniers sous la numérotation PE 9681 et 9682 tels que inscrit dans les registres ad hoc tenus par le Cadastre minier (CAMI), sont situés dans la région de Kolwezi, province du Katanga.

Concernant la partie chinoise, elle s’engage à verser un pas de porte de trois cent cinquante millions de dollars américains (350.000.000 Usd) à la partie congolaise, à condition que l’étude de préfaisabilité ait été approuvée par le Gouvernement chinois, lors de l’approbation de la convention de JV qui sera conclue entre le Groupe GECAMINES et consortium. De même, l’audit effectué par le consortium sur la régularité et la validité des droits et titres miniers ne doit révéler aucun vice caché et/ou apparent. Aussi, la cession des droits et titres miniers par la GECAMINES à la JV minière doit couvrir les gisements naturels culpro-cobaltifères et autres substances minérales valorisables prévus à l’articule 4 de la convention. Il faut dire que le groupement d’entreprises chinoises promet par ailleurs de chercher et mettre en place une assistance financière à hauteur de 50 millions de dollars Us, sous la forme d’un prêt à la GECAMINES pour la réhabilitation de ses ateliers de l’Ouest, du centre et de Lubumbashi.

Quant aux achats d’équipements, ils seront effectués en priorité auprès des entreprises chinoises. Les travaux de réhabilitation seront effectués par des sous-traitants congolais. En cas de recours à des sous-traitants non congolais, la priorité est donnée aux entreprises chinoises. L’assistance financière dont il est question ici ne produira pas l’obligation des parties vis-à-vis de la cession des droits et titres miniers et de leur jouissance en faveur de la partie chinoise. Toutefois, elle sera mise en place suivant l’approbation du projet de coopération par le gouvernement chinois. Et à la demande écrite de la GECAMINES, ledit financement sera payé en liquide et/ou en équipement.

Le parlement est interpellé

Dans le cadre de cette convention minière, la Rdc s’est décidée d’accorder à la JV minière le bénéfice de tous les avantages douaniers, fiscaux et de change prévus par les lois et les règlements en vigueur en Rdc, ainsi que les dispositions particulières applicables aux marchés publics à financement extérieur. D’une façon particulière, la Rdc s’engage à exonérer totalement tous les impôts, droits, taxes, douanes, redevances, directs ou indirects, à l’intérieur ou à l’import, payables en Rdc et ceux liés aux activités minières et au développement d’infrastructures. La question qui demeure sur toutes les lèvres, est de savoir si le parlement va accepter (adopter) la convention pour telle ou telle autre raison. On parle même des avantages exorbitants accordés à la partie chinoise. Mais a-t-on calculé les avantages que la partie congolaise tire dans ce contrat ?

La convention indique que si le parlement congolais n’adopte pas ladite loi devant sécuriser les investissements chinois, le groupement d’entreprises chinoises aura le droit, dans les 12 mois qui suivent l’approbation de la coopération, de décider de réaliser ou de résilier la présente convention. Cette sécurisation commence par les propos que les députés tiendront qui ne doivent être de nature à livrer la partie adverse à la vindicte internationale voire nationale. Il allait de soi que le gouvernement congolais, comme cela se fait dans le monde entier s’engage à ne jamais, en aucun cas, s’approprier, nationaliser, ni exproprier, directement ou indirectement la JV minière ainsi que son patrimoine. C’est un principe républicain dans le monde moderne.

Jean-Marie Nkambua

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