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4e ÉDITION DU FORUM AFRIQUE SUR LA GOUVERNANCE DE L’INTERNET,2015

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 12 septembre 2015

Du 06 au 08 septembre 2015, Addis Abéba, capitale de l’Ethiopie et siège de l’UNION AFRICAINE , a abrité la 4e édition du forumAfrique sur la gouvernance de l’Internet. Cette édition 2015 a connue la participation de 115 acteurs multipartites de venant des différents pays d’afrique et du monde.

Le rapport provisoire ci-dessous en donne la quintessence.

FORUM AFRIQUE SUR LA GOUVERNANCE DE L’INTERNET – AFIGF 2015
06 -08SEPTEMBER 2015
COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE
ADDIS-ABEBA, ETHIOPIE – PROJET DE DOCUMENT FINAL

CONTEXTE DE l’AFIGF

Le forum sur la gouvernance de l’internet en Afrique est le forum multipartite de l’Afrique des acteurs d’Internet. Avec d’autres AF *  (AfriNIC, AfTLD, AFNOG, Afren, sommet Afrique Internet, Afrique du CERT et du Sommet Afrique Internet), AfIGF porte les voix et les efforts du continent africain à l’ordre du jour mondial, tout en assurant que les avantages d’un société de l’information viable échoit à chaque Africain. Il a été officiellement lancé à Nairobi, au cours de la gouvernance de l’Internet mondial Forumi en 2011.
Le Secrétariat de l’AfIGF est hébergé conjointement par la  Commission de l’Union Africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) à Addis Abéba, Ethiopie.
Le site Web du Forum est www.afigf.org. Il dirige actuellement la sortie de médias sociaux sur Twitter et Facebook.

OBJECTIF DE AFIGF 2015

AfIGF vise à être une plate-forme pour une approche multilatérale, multipartite, inclusive et de discussion multilingue sur les questions pertinentes à l’Internet dans les questions africaines de gouvernance en général et Internet en particulier.

Les  objectifs spécifiques comprennent:

· accroître la sensibilisation et le renforcement des capacités sur la gouvernance de l’Internet pour les utilisateurs africains, à veiller à ce que toutes les parties prenantes soient bien préparés pour la contribution et de l’interaction.
· veiller à ce que les préoccupations de l’Afrique soient prises en compte dans le processus de l’IGF.
· Mettre en place un processus africaine coordonnée pour traiter les questions de gouvernance de l’Internet sur le continent.
· renforcer le modèle de dialogue multipartite sur la gouvernance de l’Internet en Afrique à travers des forums régionaux et nationaux.
· assurer une représentation multi-parties prenantes de toutes les régions du continent
·veiller à ce que tous les pays fassent partie des processus régionaux et lancent / renforcent le processus national.
· faciliter les échanges et les interactions nationales et régionales entre pays et régions dans le continent.
· faciliter la participation des parties prenantes africaines dans AfIGF et autres forums de gouvernance de l’Internet régionales et nationales appropriées.
· promouvoir l’utilisation des langues africaines dans le cyberespace.

PARTICIPATION

115 participants issus du gouvernement, du secteur privé, des universités, des instituts de recherche, communauté technique, les organisations de la société civile, les médias et les autres parties prenantes de plus de 41 pays ont participé à la 4e édition du forum Afrique sur la gouvernance de l’internet qui s’est déroulée du 06 au 08 Septembre 2015 à Addis-Abeba, Ethiopie co-organisée par la Commission de l’Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).
L’AfIGF 2015 a été officiellement ouvert par l’honorable  Prof. HlengiweMkhize, la vice-ministre du ministère des Télécommunications et des services postaux de la République d’Afrique du Sud précédée par les mots de bienvenue du Dr Jimmy Ocitti Directeur, Information publique  de la Commission économique des Nations Unies pour la gestion des connaissances pour l’Afrique (CEA)

Participation à distance

AFIGF 2,015 couru deux canaux à distance simultanées de participation:
1. plateforme Livestream, avec le soutien du Bureau africain Internet Society
2. plateforme Twitter avec le soutien de bénévoles AFIGF.
3. Trois pôles distants, à l’Université de Jos, la Gambie et l’Ouganda ISOC sponsorisés par l’Agence du NEPAD.
Il y avait 30 participants distants.

PARTENAIRES

Le quatrième édition Afrique IGF était organisé  par la Commission de l’Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique avec les soutiens de :
· AfriNIC
· L’Agence du NEPAD
· Registre ZACentral
· Association for Progressive Communications
· Internet Society – ISOC
· ICANN
· Fédération internationale des associations de bibliothécaires – IFLA
· Google
· Open Society Initiative pour l’Afrique australe

ATELIERS PRÉ-CONFÉRENCE

Cinq ateliers de pré-conférence ont été organisés

1. SMSI + 10: APC en collaboration avec le Ministère des TIC de l’Egypte, l’ASC et KICTANet
2. Accès à l’information et de la connaissance – La Bibliothèque Virtuelle Africaine et Réseau d’information (AVLIN): CEA
3. L’Internet et les droits de l’homme: l’accès à l’Internet en Afrique comme un droit humain fondamental
4. Les besoins de  renforcement des capacités  pour la gouvernance de l’Internet et Internet dialogues sur les politiques publiques – Agence du NEPAD
5. Etude Internet de l’UNESCO – Pertinence de droits de l’homme en ligne

Il est également intéressant de noter que l’École africaine sur la gouvernance de l’Internet a été organisée avant l’IGF Afrique. Il y avait un programme Genre et gouvernance de l’Internet Exchange qui était parallèle à l’école.

PROCESSUS DES IGF MONDIAUX, RÉGIONAUX ET NATIONAUX

Le Forum a reçu des rapports et des évaluations liées aux processus en cours de la gouvernance de l’Internet à partir de
· L’IGF Afrique centrale
· Est AfricanIGF
· IGF Afrique de l’Ouest
· Afrique australe IGF

RÉSUMÉ DES SÉANCES

Le AfIGF a reçu des présentations d’experts sur:

· L’avenir de l’IGF et de la Déclaration de l’Union africaine sur les IG
· Raccorder le prochain milliard (s)
· Aborder les questions de cybersécurité, y compris SPAM
· L’accès du public à l’information et des connaissances dans le contexte de l’ODD
· Droits de l’homme sur l’Internet
· SMSI + 10
· Transition Stewardship IANA
· Neutralité du Net et ses implications
· Améliorer la coopération multipartite
· Développement durable et de l’économie Internet
· L’IGF africaine: La voie à suivre

DISCUSSIONS

Ce suivi après les présentations ont permis aux participants d’arriver à un certain nombre de recommandations clés.

RECOMMANDATIONS

Connecter les prochains milliards

1. Connecter ceux qui ne sont pas encore connectée nécessite la coopération entre toutes les parties prenantes, à la fois au niveau national et au niveau des institutions régionales telles que l’UA.
2. Il faut des politiques et des plans mis en œuvre existantes, en intégrant des pratiques et des méthodologies qui ont été couronnées de succès dans le passé.
3. La continuité est essentielle, et ne doit pas être interrompu quand il y a un changement de gouvernement.
4. Les données relatives à l’accès et à l’utilisation de l’Internet devraient être recueillies au niveau des pays afin de permettre aux décideurs et les exécutants à prendre des décisions éclairées.
5. La fracture numérique de genre doit être prise au sérieux par les gouvernements et les autres parties prenantes et les efforts pour réduire l’inclure dans les politiques et les actions visant à élargir l’accès.
6. Sous la direction de l’Union et les communautés économiques régionales africaines, élaborer une définition de normes minimales pour (haut débit) à Internet, y compris les questions d’abordabilité et de travailler vers un modèle commercial pour l’Internet qui est approprié pour l’Afrique

Aborder les questions de cybersécurité, y compris SPAM

1. Les gouvernements, le secteur privé et les organisations non gouvernementales doivent travailler ensemble pour sensibiliser le public sur les risques de spam et de la cybercriminalité et de ce qui peut être fait pour lutter contre ce phénomène.
2. Améliorer le renforcement des capacités dans la cyber-sécurité, des responsables de l’application de la loi, des procureurs, des magistrats et des juges.
3. Encourager les gouvernements africains à ratifier la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel et de transposer leurs lois en matière de cybersécurité dans le cadre de la Convention de manière à faciliter la coopération internationale dans la prévention et la lutte contre ces activités illicites;
4. Encourager tous les gouvernements africains à mettre à jour leurs lois pénales dès que possible, afin de répondre à la nature particulière de la cybercriminalité .. Pour déterminer la force de nouveaux États de la législation devraient être encouragés à être inspiré par les dispositions de la Convention de l’Union africaine sur Cyber ​​sécurité et la protection des données personnelles.
5. Construire la coopération internationale en matière de cybersécurité pour améliorer la protection du public et de promouvoir le partage d’informations plus efficace pour aborder les questions des cybercrimes  (adoption effective de la réglementation, le développement de la technologie anti-spam, et l’éducation des utilisateurs et prestataires de services).
6. Reconnaître et élaborer des réponses qui autonomisent les femmes, en collaboration avec toutes les autres parties prenantes, pour aborder la question émergente de la violence contre les femmes en ligne.

Accès public à l’information et des connaissances dans le contexte de l’ODD

1. les forums nationaux, régionaux et continentaux de la gouvernance de l’Internet devrait inclure les  bibliothécaires comme des intervenants clés dans le processus.
2. Les GOUVERNEMENTS devraient collaborer avec les régulateurs, les opérateurs de réseau (fixe et mobile) et d’autres parties prenantes pour s’assurer que les communautés rurales sont connectés et pour faire baisser le coût d’accès  partout.
3. Il devrait y avoir des investissements importants dans les bibliothèques publiques, de les doter d’outils de TIC pertinents pour veiller à ce qu’ils jouent un rôle clé dans la promotion de l’accès du public à l’information. Soutenir le développement des bibliothèques en tant que moteurs de l’accès aux connaissances.
4. Promouvoir la création de contenu local en ligne, la traduction dans les langues locales, et, afin de promouvoir l’accès pour tous et, ce faisant, prendre en compte les niveaux de l’analphabétisme en Afrique, l’utilisation des TIC pour traduire le contenu dans des formats orales.
5. Faire pression pour la mise en œuvre des lois d’accès à l’information et de développer et mettre en œuvre des politiques nationales de données ouvertes.
6. Il devrait y avoir intégration de l’Internet dans les TIC, formation des compétences dans diverses institutions.
7. Le gouvernement devrait nommer des personnes techniquement compétents que les ministres ou sous-ministres de la technologie de communication.
8. Il devrait y avoir renforcement des capacités sur les droits liés à l’accès à l’information pour les citoyens afin qu’ils peuvent également plaider en leur faveur.
9. Inclure des compétences en TIC dans le cursus scolaire à un stade très précoce et de fournir l’éducation des citoyens sur l’alphabétisation des TIC, en particulier dans les zones rurales.
10. Organiser des centres de TIC pour la formation et la prestation de services dans les zones rurales.
11. Soutenir les efforts pour promouvoir une culture de la lecture en Afrique.
12. Former des journalistes afin d’améliorer l’information sur l’accès à l’information.
13. Développer la capacité des bibliothécaires pour être en mesure de réagir et de bénéficier de nouvelles tendances en matière de technologie.
14. Suivre les progrès dans l’accès à l’information.
15. comprendre et  formuler clairement la position sur les écarts entre les sexes dans l’accès à l’information et entreprendre des actions spécifiques pour y remédier.

Droits de l’homme sur l’Internet

1. Tous les pays doivent faire face à l’accès à l’information en tant que droit de l’homme, en termes de Déclaration des Nations Unies Universelle des Droits Humains (UNUDHR) à l’article 19 et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples à l’article 9.
2. Reconnaître que l’accès significatif aux TIC, y compris le contrôle sur les TIC comme une ressource clé, jouant un rôle important dans l’agent du changement à faire progresser la situation des femmes et filles, et de leurs droits humains.

SMSI + 10

Les participants ont élaboré une réponse africaine au SMSI + 10 non-papier du 2 Septembre et qui sera transmis  aux facilitateurs.

NEUTRALITÉ DU NET ET SES IMPLICATIONS

L’Union africaine, en collaboration avec la CEA et d’autres partenaires devrait convoquer un Forum africain sur la neutralité du Net
1. Recherche et analyse devraient être entreprises au niveau national et régional sur la politique, les implications juridiques et réglementaires de la neutralité du Net
2. Les organismes de réglementation devraient prendre des mesures pour répondre aux préoccupations soulevées au sujet de Fournisseurs de services Internet (FSI) qui se livrent à des pratiques telles que Network Address Translation (NAT) qui limitent le type et le niveau de service que les utilisateurs finaux ne profitent pas.
3. La société civile en collaboration avec d’autres parties prenantes devrait entreprendre des initiatives de sensibilisation des consommateurs sur l’accès à Internet et l’utilisation.

RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION MULTIPARTITE

1. Construire la confiance mutuelle et la volonté de s’engager entre les différents intervenants.

DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ÉCONOMIE DE L’INTERNET

1. Investir dans la recherche et le développement pour trouver des solutions et des services novateurs qui stimuleront le continent africain .
2. Accroître la sensibilisation sur les déchets électroniques et les capacités sur les stratégies visant à encourager l’utilisation des ressources renouvelables dans les TIC.

RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

1. École africaine sur la gouvernance de l’Internet (AfriSIG)

À partir de 2016, AfriSIG devrait être inclus dans chaque édition du forum africain sur la gouvernance de l’Internet.

GRATITUDE

Les participants à la quatrième Afrique IGF expriment leur gratitude au gouvernement et au peuple de l’Ethiopie, la Commission l’Union Africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, nos sponsors et les bénévoles qui, chacune, dans leurs divers rôles, ont contribué au succès du Forum Afrique sur la gouvernance de l’internet

Addis-Abeba, le mardi, 8ème Septembre 2015.

Le Forum Afrique sur la gouvernance de l’Internet

L’équipe des Rapporteurs

Towela Nyirenda Jere
Emilar Vushe
Amessinou Kossi
Antonin Benoit Diouf
Mamadou Ndiaye
Mohamed Timoulali
Barrack Otieno – Coordinateur

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Réchauffement planétaire et tergiversation des pays du Nord.

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 15 décembre 2010

 

Les pays du Nord ont été interpelllé jeudi dernier à Cauncun (Mexique) par les pays du bassin du Congo.Ces derniers, par la voix du Ministre Congolais de l’Environnement, de la Conservation de la Nature et du Tourisme(RDC),José Endundo,demandent aux pays du Nord de recompenser les efforts consentis par leurs pays dans le cadre de la lutte contre le réchauffement planétiare.

Ils ont déclaré que «  Nous avons fourni des efforts. Nous sommes disposés à les poursuivre, mais, pour cela, les efforts devraient être réciproques. Les discussions qui traînent en longueur sur la REDD + (Réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts) notamment sur les mesures de sauvegarde et sur les engagements à long terme doivent cesser.

 

Ils se sont engagés collectivement, estiment-ils, pour développer des stratégies d’utilisation rationnelles des ressources naturelles pour en assurer la pérennité par la signature d’un plan de convergence sous-régionale sur cette question. Les pays de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale(COMIFAC) détiennent 15 millions d’hectares de forêts gérées de façon durable,ont-ils manifesté. Cinq hectares sont déjà certifiées et près de 40 millions d’hectares de forêts sont dédiés à la conservation stricte. Leur ambition est d’atteindre 100% de forêts de production certifiée, pendant que le processus continue, et une augmentation significative de la superficie des forêts d’içi à 2020.

Les pays du bassin du Congo s’opposent à ce que la RDD+ soit incluse dans le volet NAMAS, conscients de l’importance qu’ils apportent dans le processus de stabilisation du climat et de leur rôle dans le régime climatique en perspective.

La COMIFAC est composée des pays suivants: Cameroun, Tchad, Burundi, Rwanda, Sao Tomé et Principe, la République Démocratique du Congo (RDC), République du Congo, République Centrafricaine (RCA), Gabon et Guinée Equatoriale.

 

 

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Réchauffement : les températures pourraient croître de 7 degrés d’ici 2100!

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Yann Cohignac
Un groupe de chercheurs vient de publier des prévisions alarmantes sur le réchauffement de notre planète : celle-ci pourrait voir ses températures augmenter de 7 degrés à l’horizon 2100 ! Un avertissement de plus de la part de la communauté scientifique à moins de quinze jours de la Conférence de Copenhague.

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« Tout retard dans la prise de mesures pour lutter contre le réchauffement climatique risque d’entraîner des dégâts irréparables » (Institut de recherche sur les impacts du climat de Postdam)

« Le changement climatique s’accélère au-delà de ce qui était attendu », alerte l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Postdam (Allemagne) : « La température moyenne de l’air devrait se réchauffer entre 2 et 7 degrés en 2100 par rapport à la période pré-industrielle » (XIXème siècle). Selon les experts, qui ont publié hier (24 novembre) une étude de 64 pages sur le sujet (une synthèse des travaux parus depuis le 4ème rapport du Groupe intergouvernemental sur le climat, en 2007), il s’agit du « dernier appel des scientifiques à l’intention des négociateurs sur le climat de 192 pays qui doivent prendre le train de la protection climatique à Copenhague » (7 au 18 décembre).

 

« Il doivent accepter la dure réalité du changement climatique et les risques sans précédent qui l’accompagnent », note Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l’institut. Intitulé « Copenhagen Diagnosis » (« le diagnostic de Copenhague »), le rapport fait un constat inquiétant qui rend encore plus difficile l’objectif de limitation du réchauffement à 2 degrés (point de non-retour), décidé en juillet par plusieurs pays développés et émergents : les émissions mondiales de CO2 enregistrées en 2008 sont supérieures de 40 % à celles de 1990.

Un changement… de la face du globe

« Si l’on tient compte des calottes glaciaires et des glaciers, la montée du niveau des mers pourrait excéder un mètre en 2100, voire deux mètres. C’est bien plus que ce qui était prévu. Au-delà de 2100, le niveau de la mer pourrait s’élever de plusieurs mètres pendant quelques siècles », précise les climatologues. Le Giec avait en effet présumé une élévation des océans de 18 à 59 cm à l’horizon 2100, en ne prenant cependant pas en considération une possible accélération de la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique.

Les villes côtières comme Buenos Aires ou New York seraient alors exposés à une véritable catastrophe. Sans parler de l’archipel de Tuvalu, dans le Pacifique, ou des côtes du Bangladesh et de la Chine. Autres dangers : la forêt primaire amazonienne pourrait se transformer en savane et la saison des pluies en Afrique occidentale serait fortement perturbée.

Consulter « Copenhagen Diagnosis »

 

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L’énergie : le mal du siècle !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Albane Wurtz
Une étude du Programme des Nations unies pour le développement met en lumière le lien étroit entre pauvreté et déficit d’accès à l’énergie. Il apparaît que près d’un tiers de l’humanité vit dans le noir dont 80 % résident dans les pays les moins développés ainsi qu’en Afrique sub-saharienne. Le constat est sans appel : les Objectifs du Millénaire pour le Développement ne seront pas atteints en 2015.

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« 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité » (rapport du PNUD et de l’OMS)

Le tiers de l’humanité qui n’a pas accès à l’énergie pour ses besoins basiques (se chauffer, cuisiner ou allumer la lumière) est parmi le plus pauvre de la planète. Ce lien très étroit, mis en exergue par l’étude du PNUD et de l’OMS, renforce le sentiment d’injuste insécurité éprouvé par ces populations. Le prochain sommet onusien de Copenhague devra trouver des solutions aux problèmes d’accès à l’énergie et aux technologies propres. Le financement de l’aide à ces pays, parmi les plus pauvres de la planète, constituera un des enjeux majeurs du Sommet.

 

Les Objectifs pour le développement, fixés par l’ONU en l’an 2000, devaient permettre de diviser par deux la pauvreté d’ici 2015. L’étude du PNUD met donc un terme à tout espoir d’atteindre ces Objectifs. Et plus les pays sont pauvres, plus l’accès à l’énergie se raréfie. L’étude qui porte sur 140 pays en développement, dont 50 appartiennent à la catégorie des moins avancés (PMA), pointe du doigt ces disparités. « 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité, contre 28 % en moyenne dans les pays en développement », explique le rapport. Dans les faits, moins de 3 % des Burundais, des Tchadiens ou des Libériens ont le courant. Au Rwanda, en République centrafricaine ou en Sierra Leone, ils sont moins de 5 %.

Certains combustibles à l’origine de 2 millions de décès par an

Pour atteindre les Objectifs du Millénaire, le rapport estime qu’il faudrait qu’1,2 milliard de personnes supplémentaires bénéficient de l’électricité et 1,9 milliard de combustibles modernes pour se chauffer et cuisiner. Mais comme le déplore le responsable Energie et Environnement du PNUD, Minoru Takada, « l’accès à l’énergie n’apparaît pas comme une priorité aux gouvernements, ils préfèrent avoir des réalisations spectaculaires à montrer ».

Un autre problème de taille soulevé par le rapport : le type d’énergie utilisée par les plus pauvres. Dans les pays en développement, 45 % de la population (71 % en zone rurale) utilise la biomasse et le charbon pour se chauffer ou cuisiner. Or, les émanations induites par ces différentes sources d’énergie ne favorisent ni l’environnement, ni la santé. Les auteurs du rapport estiment même que 2 millions de décès sont dus chaque année à la pollution intérieure liée à ces émanations. S’ensuivent pneumonies, maladies pulmonaires, cancers du poumon qui causent la mort des populations, essentiellement les femmes et les enfants. L’accès aux technologies propres sera donc un autre des principaux enjeux abordés à Copenhague.

 

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Centrale osmotique : la Norvège se lance dans une nouvelle énergie renouvelable

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Yann Cohignac

La princesse norvégienne Mette-Marit a inauguré hier (24 novembre) le premier prototype de centrale osmotique. La technologie, 100 % propre et renouvelable, n’en est encore qu’à ses balbutiements, mais elle est très prometteuse.

 

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La centrale osmotique de Statkraft utilise l’énergie issue du mélange entre l’eau salée (en bleu sur le schéma) et l’eau douce (en vert)

C’est à Tofte, à 60 km au Sud d’Oslo, que la compagnie publique Statkraft, l’un des plus importants producteurs d’électricité et d’énergies renouvelables d’Europe, a choisi d’installer un prototype de centrale d’un nouveau genre : celle-ci utilise en effet l’énergie osmotique pour produire du courant. Silencieuse, non polluante et renouvelable, cette technologie exploite la réaction induite par la rencontre de l’eau douce et de l’eau salée.

 

Ce phénomène, appelé osmose, libère une grande quantité d’énergie capable de faire fonctionner une turbine génératrice d’électricité. Concrètement, la centrale de Statkraft fait circuler dans deux réservoirs séparés par une membrane (fine pellicule qui laisse passer l’eau tout en retenant le sel) l’eau salée de la mer et l’eau douce d’un fleuve. Cette dernière est alors naturellement attirée, créant une forte pression.

Un potentiel considérable ?

Pour l’instant, le prototype est à l’essai et ne fournira que quelques centaines de watts. La capacité atteindra ensuite entre 2 et 4 kilowatts. Mais Statkraft ne compte pas en rester là : selon l’entreprise, le potentiel annuel de cette énergie serait de 12 térawatts pour la Norvège. De quoi alimenter 540 000 foyers en électricité. Et au niveau mondial, entre 1 600 et 1 700 TWh pourraient être déployés chaque année, soit la moitié de la production énergétique totale de l’Union européenne. « Si cela ne suffira pas en soi à sauver la planète, nous estimons que l’énergie osmotique sera une part importante du portefeuille global d’énergies renouvelables », a affirmé Baard Mikkelsen, le directeur général de l’énergéticien.

L’énergie osmotique a de plus l’avantage de produire un flux d’électricité stable et indépendant des conditions météorologiques, contrairement aux autres énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien. Les pays dépourvus de montagnes, incapables d’avoir recours à l’hydroélectricité, pourraient ainsi produire leur propre énergie verte efficacement.

Une première centrale dès 2015

Statkraft, qui travaille sur la technologie depuis maintenant 10 ans et qui a investi quelque 150 millions de couronnes (environ 17 800 000 d’euros) dans le projet avec divers organismes européens, prévoit la construction d’une première centrale commercialisable d’ici 2015. Elle devrait pouvoir fournir 10 000 ménages (25 MW).

D’ici là, l’énergie osmotique aura encore des progrès à faire pour devenir rentable. A noter également qu’elle connaîtra des limites géographiques : ce type de centrale devra en effet être systématiquement implanté à proximité d’estuaires.

Site de Statkraft

 

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Copenhague : la mission de Fodé Sylla dénoncée

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Yann Cohignac
Le ministère du Développement durable a confié la semaine dernière à Fodé Sylla, ex-président de SOS Racisme, une mission auprès des pays africains en vue du Sommet de Copenhague : soutenir son action. Pour le réseau Sortir du Nucléaire, il s’agit surtout d’appuyer les activités du groupe Areva…

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« Fodé Sylla a pour mission de convaincre les dirigeants africains de soutenir les manœuvres des autorités françaises qui tentent de faire inclure le nucléaire dans les options favorables au climat » (Réseau Sortir du Nucléaire)

Le 19 novembre, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et du Développement durable, a fait appel à Fodé Sylla, ancien président de l’association SOS Racisme, ex-député européen, et membre du Conseil économique et social, pour l’aider dans les négociations de Copenhague à venir. Sa mission : « Appuyer l’action du ministre et entretenir les contacts avec les ministres africains de l’environnement » d’ici la conférence de l’ONU sur le climat à Copenhague. Une tâche similaire à celle du mois dernier, lorsque M. Borloo lui avait demandé de l’accompagner au Forum mondial du développement durable, à Ouagadougou.

 

Mais pour le réseau Sortir du Nucléaire, il y a là matière à polémique, car M. Sylla est « présenté comme ancien président de SOS Racisme, alors qu’il est aussi – et surtout – salarié de la multinationale Areva » (depuis plusieurs années). Autrement dit, officieusement, il « a pour mission de convaincre les dirigeants africains de soutenir les manœuvres des autorités françaises qui tentent de faire inclure le nucléaire dans les options favorables au climat ». Et la fédération de dénoncer une mission de la diplomatie française « littéralement fusionnée avec les intérêts de la multinationale Areva » (communiqué).

« Don’t nuke the climate ! »

Le réseau anti-nucléaire conteste donc « avec la plus grande vigueur » cette nomination et demande son annulation car « il n’est pas difficile de comprendre que, quand M. Sylla suggère à un dirigeant africain de soutenir la France lors du Sommet de Copenhague, c’est en même temps la multinationale Areva qui laisse planer la menace de rétorsions économiques ou au contraire de récompenses ». Dans son communiqué, Sortir du Nucléaire cite d’ailleurs Fodé Sylla pour appuyer son argumentaire : « Une entreprise comme Areva a besoin de l’Afrique, et l’Afrique a besoin d’une entreprise comme Areva » (le groupe exploite notamment sur le continent la mine d’Imouraren, au Niger).

Les militants rappellent en outre qu’ils sont totalement opposés à « l’idée que le nucléaire permette de lutter contre le changement climatique », qui progresse de plus en plus à l’approche de Copenhague. L’association anime pour cela la campagne internationale « Don’t nuke the climate » (« N’atomisez pas le climat »).

 

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Les femmes pourraient bien sauver la planète

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Les femmes seraient-elles plus « écolo-vertueuses » que les hommes ? Selon un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), les femmes des pays industrialisés auraient un comportement plus favorable à l’environnement. Mais ce rapport souligne surtout le rôle clé que les femmes pourraient jouer au sein des pays en voie de développement dans la lutte contre les changements climatiques, à condition qu’on leur en donne les moyens.

 

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Les femmes ont été en grande partie oubliées dans les discussions sur la lutte contre les bouleversements climatiques. Elle pourraient pourtant bien jouer un rôle-clé dans le développement durable de la planète.

L’étude de l’UNFPA met en valeur le comportemnent des femmes, qui seraient plus soucieuses de l’environnement que les hommes. D’après l’étude, qui cite un document de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) de 2008, les femmes des pays industrialisés, plus que les hommes, auraient tendance à acheter des produits écologiques et à recycler leurs déchets. Par ailleurs, l’étude, s’appuyant elle-même sur d’autres études effectuées dans les pays nordiques, souligne que dans les pays industrialisés comme dans les pays en développement, les femmes ont un moindre impact sur l’atmosphère car elles prennent moins l’avion que les hommes et se déplacent moins qu’eux en voiture. Une différence qui ne serait cependant pas seulement liée à un choix, mais aussi à une inégalité d’accès aux ressources économiques.

 

Cette inégalité entre l’homme et la femme est le plus souvent néfaste pour la planète : chacun sait à quel point, dans les pays en voie de développement, la pauvreté et les difficultés d’accès à l’éducation sont facteurs de croissance démographique incontrôlée. L’étude rappelle que dans ces pays, investir dans l’éducation des femmes aboutit à freiner la croissance démographique, ce qui a un effet positif sur la réduction des gaz à effet de serre. De plus, au-delà de la question de la régulation des naissances, les femmes qui travaillent aux champs peuvent avoir un rôle actif dans l’adaptation aux changements climatiques, en développant des cultures résistantes aux inondations et aux sécheresses ou en protégeant les ressources en eau.

Des personnalités féminines engagées

L’étude s’appuie également sur les témoignages de plusieurs personnalités féminines à travers le monde, comme Wangari Maathai, lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2004 et fondatrice du « Green Belt Movement au Kenya ». Ce mouvement, qui était au départ un simple programme de plantation d’arbres par les femmes (plus de 40 millions d’arbres plantés à ce jour) est devenu un vecteur de l’autonomisation des femmes et de leurs familles, qui deviennent de véritables acteurs du développement durable et du développement économique équitable. Ces femmes-là veulent compter dans la lutte contre les changements climatiques.

Le rapport de l’UNFPA plaide la cause de leur implication, comme de l’implication des autres femmes de bonne volonté à travers le monde. Dans la lutte face aux bouleversements climatiques, l’engagement féminin pourrait bien faire la différence…

Pour consulter l’étude complète : State of world population 2009

 

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ITU Secretary-General’s Declaration on Cybersecurity and Climate Change

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 6 novembre 2009

sgdeclarationitu.jpgCybersecurity is one of the most important challenges of our time. The rapid growth of ICT networks has enabled opportunists to exploit online vulnerabilities and attack countries’ critical infrastructure. Spam is a constant and growing problem that threatens to stretch the capacity of the Internet to transport data to the fullest, while phishing and malware affect computer systems around the globe. The costs associated with cyberthreats and cyber-attacks are real and significant – not only in terms of lost revenue, breaches of sensitive data, cyber-attacks and network outages but also in terms of lives ruined by identity theft, debts run up on plundered credit cards or the online exploitation of children. Our very trust in the online world is at stake — jeopardizing the future of the information society, which is in danger from these growing cyberthreats. ITU has taken a leading role in promoting cybersecurity and trying to combat the growing tidal wave of cyberthreats. On the occasion of the World Telecommunication and Information Society Day 2007, ITU launched the Global Cybersecurity Agenda. A High-Level Experts Group (HLEG) has spent the last year reviewing the issues and developing proposals for long-term strategies to promote cybersecurity, an achievement honoured with the award of the ITU Silver Medal to the Chair of the HLEG, Chief Judge Stein Schjolberg.

The GCA is now moving into its operational phase and ITU is undertaking a vital partnership in conjunction with IMPACT — the International Multilateral Partnership Against Cyber-Threats — hosted by the Government of Malaysia, which will put a global early warning system at the disposal of all Member States. The Child Online Protection (COP) initiative is a vitally important project that will protect one of the most vulnerable groups online by providing valuable guidance on safe online behaviour, in conjunction with other UN agencies and partners. UN Secretary-General Ban Ki-Moon yesterday welcomed ITU’s COP initiative and urged all States to support it. ITU Member States stand united in their determination to combat the growing menace of cybercrime and the risks posed by new and emerging cyberthreats.

Climate change is another profound challenge that is at work, transforming the face of the world. Whatever the underlying cause, at current rates of extinction, scientists predict that two-thirds of all bird, mammal, butterfly, and plant species will be extinct by the end of this century. Not only the species, but the very survival of the world we live in and the planet itself, is now in jeopardy. Climate change is a global challenge that the world simply cannot afford to lose — not just for our sake, but for the sake of our children.

ITU is mainstreaming this major issue into its regular work programme. ITU is undertaking important work on how ICTs can help prevent and avert climate change. There is a strong role for ITU in standards for energy efficiency of the ICT equipment on which our digital economy depends. ITU has always taken the lead in setting high standards for telecommunications and ICTs, and this is another key area in which ITU can make a real difference.

The Resolution passed recently at the World Telecommunication Standardization Assembly (WTSA) in Johannesburg encourages ITU Member States to work towards reductions in Greenhouse Gas (GHG) emissions arising from the use of ICTs, in line with the UN Framework Convention on Climate Change. ITU aims to achieve climate neutrality for its operations within three years, and ITU is at the forefront of this progress compared with many other international organizations.

In the global effort to combat climate change, ITU is continuing to help developing countries to mitigate the effects of climate change, including the use of emergency telecommunications and alerting systems for disaster relief. ITU, in collaboration with its membership, is identifying the necessary radio-frequency spectrum for climate monitoring and disaster prediction, detection and relief, including a promising cooperation with the World Meteorological Organization (WMO) in the field of remote-sensing applications.

ITU will continue to join efforts in the context of the UN system, in order to « deliver as one » with a principal focus on ICTs and climate change. In 2000, UN Members adopted the Millennium Declaration as a renewed commitment to human development, including the eight Millennium Development Goals (MDGs). However, climate change impacts will tend to offset progress being made to meet the MDGs by 2015, so it is crucial to empower developing countries by facilitating their access to the ICTs needed for climate change adaptation and disaster risk reduction.

It is widely acknowledged that the issue of climate change is rapidly emerging as a global concern, which needs a global response. The High-Level Segment underlined that Member States are committed to combating climate change: ITU remains committed to combating climate change. ITU’s work is in line with the needs and priorities of our Member States in the vital importance of taking action to combat climate change.

Dr Hamadoun I. Touré
ITU Secretary-General

 

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Déclaration du Secrétaire général de l’UIT sur la cybersécurité et le changement climatique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 6 novembre 2009

Assurer la cybersécurité est l’un des grands défis de notre époque. Des opportunités utilisent la croissance rapide des réseaux TIC pour tirer parti des failles dans le cyberespace et s’en prendre aux infrastructures essentielles des pays. Le spam est un problème qui se pose de longue date, mais avec toujours plus d’acuité et qui menace la capacité de l’Internet à acheminer au mieux les données, tandis que l’usurpation d’identité et les logiciels malveillants affectent les systèmes informatiques partout dans le monde. Les menaces et les attaques dans le cyberespace ont un coût bien réel et tangible – perte de recettes, divulgation de données sensibles, cyberattaques et pannes de réseau, mais aussi vies ruinées par l’usurpation d’identité, dettes accumulées sur des cartes de crédit dont les données ont été acquises frauduleusement ou exploitation en ligne des enfants. C’est notre confiance dans le cyberespace qui est en jeu – et l’avenir de la société de l’information, exposée à des dangers croissants, qui s’en trouve hypothéqué.L’UIT a pris la direction des efforts visant à promouvoir la cybersécurité et à lutter contre cet afflux de cybermenaces. A l’occasion de la Journée mondiale 2007 des télécommunications et de la société de l’information, elle a lancé son Programme mondial cybersécurité. Un Groupe d’experts de haut niveau (HLEG) a, au cours de l’année dernière, examiné les problèmes et élaboré des propositions de stratégies à long terme pour promouvoir la cybersécurité, travail qui a valu la remise de la médaille d’argent de l’UIT au Président de ce groupe, le juge Stein Schjolberg.

Le Programme mondial cybersécurité aborde aujourd’hui sa phase opérationnelle et l’UIT s’est engagée dans un important partenariat, en association avec IMPACT – International Multilateral Partnership Against Cyber-Threats – initiative accueillie par le Gouvernement de la Malaisie. Dans le cadre de ce partenariat, un système d’alerte avancée sera mis à la disposition de tous les Etats Membres. Par ailleurs, l’Initiative pour la protection en ligne des enfants (COP) est un autre projet décisif ayant pour but de protéger l’une des catégories d’internautes les plus vulnérables en prodiguant des conseils utiles sur la sécurité des comportements en ligne, en association avec d’autres institutions des Nations Unies et d’autres partenaires. M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, a salué hier l’initiative COP de l’UIT et a instamment invité tous les Etats à la soutenir. Les Etats Membres de l’UIT se montrent unis dans leur détermination à lutter contre les menaces croissantes que fait peser la cyberdélinquance et les risques auxquels exposent les nouvelles cybermenaces.

Le changement climatique, qui transforme le visage du monde, est un autre grand défi que nous avons à affronter. Quelle qu’en soit la cause sous-jacente, si l’extinction des espèces se poursuit à son rythme actuel, les scientifiques prévoient que deux tiers de toutes les espèces d’oiseaux, de mammifères, de papillons et de végétaux seront éteintes avant la fin de ce siècle. Ce ne sont plus seulement les espèces, mais la survie même du monde dans lequel nous vivons et de notre planète qui est en danger. Il s’agit là d’un véritable défi à l’échelle de la planète, que nous devons impérativement relever – non pas dans notre seul intérêt, mais dans celui de nos enfants.
L’UIT place ce problème fondamental au coeur de ses préoccupations courantes. Elle a entrepris un important travail pour déterminer comment les TIC peuvent contribuer à prévenir le changement climatique et à parer à ses effets. Elle a en effet un rôle important à jouer dans l’élaboration de normes relatives à l’efficacité énergétique des équipements TIC sur lesquels est fondée notre économie numérique. Là aussi, l’UIT qui a toujours été l’un des pionniers de la normalisation de qualité pour les télécommunications et les TIC, peut faire vraiment changer les choses.

Dans une Résolution récemment adoptée à Johannesburg, l’Assemblée mondiale de normalisation des télécommunications (AMNT) encourage les Etats Membres de l’UIT à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant de l’utilisation des TIC, conformément à ce que préconise la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. L’UIT, dans ses activités, a pour but d’avoir, dans un délai de trois ans, un impact neutre sur le climat et est, à cet égard, très en avance sur de nombreuses autres organisations internationales.

Sur le plan des efforts mondiaux visant à lutter contre les changements climatiques, l’UIT continue à aider les pays en développement à en atténuer les effets, y compris par l’utilisation des télécommunications d’urgence et de systèmes d’alerte pour les secours en cas de catastrophe. Avec la collaboration de ses membres, l’UIT identifie les fréquences radioélectriques nécessaires à la surveillance du climat et à la prévision et à la détection des catastrophes, ainsi qu’aux secours en cas de catastrophe, y compris dans le cadre d’une coopération prometteuse avec l’Organisation météorologique mondiale (OMM) en ce qui concerne les applications de télédétection.

L’UIT continuera à unir ses efforts à ceux d’autres institutions du système des Nations Unies afin de « faire front commun » face aux défis des TIC et du changement climatique. En 2000, les Membres de l’Organisation des Nations Unies ont adopté la Déclaration du Millénaire, dans laquelle ils renouvelaient leur engagement en faveur du développement humain, notamment en énonçant les huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Or, les effets du changement climatique tendront à freiner les progrès accomplis en vue de la réalisation de ces objectifs, à l’horizon 2015. Il est donc crucial de fournir aux pays en développement les moyens nécessaires, notamment en leur donnant plus facilement accès aux TIC dont ils ont besoin pour s’adapter aux changements climatiques et courir moins de risques en cas de catastrophe.

Tous s’accordent à reconnaître que la question du changement climatique est en train de devenir l’une des préoccupations majeures des pays, et appelle une réponse concertée à l’échelle mondiale. Les participants au Segment de haut niveau ont souligné la détermination des Etats Membres à lutter contre le changement climatique. L’UIT pour sa part, reste déterminée à participer à ce combat. C’est pourquoi, conformément aux besoins et aux priorités de nos Etats Membres, elle s’engage résolument en ce sens.

Dr Hamadoun I. Touré
Secrétaire général de l’UIT

 

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Climat : ‘L’ONU n’a pas les moyens d’imposer quoi que ce soit’

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 23 septembre 2009

LEMONDE.FR | 22.09.09 | 09h09 • Mis à jour le 22.09.09 | 10h47

A l’occasion de la semaine du climat, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, réunit une centaine de chefs d’Etats, mardi 22 septembre à New York, sur le thème du réchauffement climatique. Son but : faire avancer les négociations qui s’enlisent, alors que se tient, début décembre, la Convention-cadre de l’ONU à Copenhague (Danemark). Ce sommet vise à finaliser un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour la période post-2012, après l’expiration du protocole de Kyoto. Amy Dahan, historienne des sciences et directrice de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), revient sur le rôle qu’ont joué les Nations unies dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Quel rôle a joué l’ONU dans l’émergence des négociations sur le climat ?

Amy Dahan : Il a été déterminant. La question climatique est très lourde : elle porte en elle tous les problèmes du développement mondial. C’est sous l’impulsion de l’ONU qu’a été mis en place le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Créé en 1988, cet organisme est devenu le fer de lance de tout le processus climatique : c’est notamment lui qui a réussi à imposer des données consensuelles dans les négociations sur le climat. C’est aussi sous l’égide des Nations unies, en 1992, qu’a été créée la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui a marqué de façon très importante l’agenda international : la quinzième se tiendra à Copenhague en décembre.

Au fil des ans, l’ONU a relativement bien manœuvré, notamment vis-à-vis des pays en voie de développement qui contestaient dans les années 1990 le cadrage de la question climatique. Mais les Nations unies ont réussi à gagner leur confiance, en modifiant les structures de gouvernance de la Convention, et grâce au GIEC qui a su entendre les préoccupations des pays du Sud. Alors que dans les années 1990, la négociation se déroulait uniquement entre les pays industrialisés, aujourd’hui, puissances émergentes et pays en développement sont parties prenantes des discussions. Cela rend le processus de négociations très lourd. L’ONU est extrêmement bureaucratique et procédurale. Par exemple, sur la question des forêts, il y a au moins trois organismes compétents au sein des Nations unies. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Est-ce que les négociations climatiques auraient pu se dérouler en dehors du cadre de l’ONU ?

Jusqu’à l’élection de Barack Obama, il n’était pas clair que les Etats-Unis le fassent au sein de l’ONU, où leur voix compte formellement autant que celle du Népal. Les Américains ont donc imaginé des regroupements de grandes puissances, au sein du G8 ou du G20 ou encore au sein de la coalition Asie-Pacifique. Mais sans l’ONU, considérée comme inadéquate. Mais à son arrivée, le nouveau président américain a indiqué que les négociations se dérouleraient au sein de l’ONU. M. Obama ne souhaitait pas engager une bataille pour créer un autre cadre, sachant que les pays en voie de développement sont particulièrement attachés à celui de l’ONU. En même temps, cela n’empêchera pas les Etats-Unis de lancer des accords bilatéraux ou multilatéraux avec certains grands pays qui les intéressent, notamment en Asie…

« Nous avons le pied collé sur l’accélérateur et nous fonçons vers l’abîme », a lancé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le 3 septembre à Genève. A-t-il les moyens de pousser à un accord ambitieux à Copenhague ?

Ban Ki-moon s’est beaucoup engagé sur cette question. Ayant de nombreuses agences qui peuvent travailler de façon unifiée sur cette question, l’ONU se présente volontiers comme le service public international de la question climatique. Mais je ne crois pas que l’ONU ait, en tant que tel, les moyens d’imposer quoi que ce soit. A Copenhague, Ban Ki-moon fera en sorte qu’il n’y ait pas d’échec. Un échec serait en effet dramatique et très démoralisateur. Par contre, s’il y a un semblant de succès à Copenhague, rien ne sera acquis.

Ce ne sera que le début d’un long processus pour faire respecter les engagements, accroître les ambitions des politiques climatiques et essayer de construire un horizon désirable différent de la civilisation américaine. La planète n’a pas les moyens de supporter pour 9 milliards le mode de vie américain. Or c’est celui auquel aspirent tous les pays qui sortent du développement. Ces derniers ne feront rien si les Etats-Unis ne montrent pas l’exemple. Or les contraintes dans lesquelles se débat aujourd’hui Obama sont un frein. Sur la question climatique, il est coincé par sa classe politique et j’ai l’impression que l’American way of life n’est pas négociable.

Ban Ki-moon réunit une centaine de chefs d’Etat, le 22 septembre à New York, sur le thème de la lutte contre le réchauffement climatique. Que peut-on attendre d’une telle réunion ?

Comme résultat concret et précis pour Copenhague, je ne sais pas. Mais cette réunion peut jouer le rôle d’alerte médiatique internationale. On sait que la question climatique a aussi progressé de cette façon. Si les conventions de l’ONU sont très lourdes, elles constituent cependant un moment particulier. Des milliers de personnes s’y rendent. A Bali, en 2007, 20 000 personnes étaient présentes. A Poznan, l’année suivante, elles étaient plus de 10 000. A Copenhague également, on attend beaucoup de monde. Tout cela favorise une montée de la conscience du risque climatique et participe d’une pression générale sur les dirigeants politiques pour leur parler de leur responsabilité historique.

Propos recueillis par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

Source: http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/09/22/climat-l-onu-n-a-pas-les-moyens-d-imposer-quoi-que-ce-soit_1241466_3244.html#xtor=AL-32280184

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