Les Coûts de la Corruption

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 1 août 2009

Par Mamadou KOULIBALY

La corruption, c’est le fait d’être corrompu, c’est-à-dire transformé en mal. Il s’agit donc d’une perversion, d’une altération d’un phénomène, d’un individu, d’une personne ou d’un acte.

Au-delà d’être un fait, la corruption est aussi un acte. Celui de corrompre quelqu’un en s’assurant son concours à prix d’argent pour qu’il agisse contre son devoir.

Il s’agit dans ce cas, d’un pourrissement de l’acte, de sa dépravation,

donc d’une action de décadence. Dans cette acception, la corruption relève de la morale individuelle, même si elle peut conduire à des coûts macroéconomiques non intentionnels.

Le devoir est l’obligation à quelque chose, qu’une personne peut avoir envers une autre par la loi, la morale ou les convenances.

Donc soudoyer quelqu’un, le corrompre pour qu’il agisse contre son devoir, c’est violer et provoquer la violation de règles de conduite en usage dans une société.

 

Le corrupteur, comme le corrompu, refuse de se conformer aux règles en vigueur et qui sont considérées comme honnêtes et justes. La corruption est donc un vice individuel qui débouche sur une décadence collective. Donc, aussi bien à l’échelle micro-, méso- que macroéconomique, elle a des coûts directs et indirects.

 

 

Pour plus d’information, téléchargez le document suivant:

Les Coûts de la Corruption     dans ANALYSE doc lacorruption.doc

 

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Nature et spécificité de la dollarisation de l’économie congolaise (RDC)

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 27 juillet 2009

Kola LENDELE,Joseph KAMANDA KIMONA-MBINGA

Depuis le début des années 1990, la République Démocratique du Congo (RDC)2 connaît une instabilité socio-politique qui a abouti à une désintégration graduelle de son économie, attestée par une contraction cumulée du produit intérieur de plus de 50 % en treize ans (1990-2003). L’évolution de la situation économique congolaise depuis 1990 à ce jour se résume en quatre phases distinctes suivant les tendances inflationnistes.

La première phase est celle des épisodes d’hyperinflation qui ont caractérisé les années 1990-1994. Pendant les années quatre-vingt, l’inflation, mesurée par le taux de croissance annuel de l’indice des prix à la consommation, était d’environ 50%. Elle est passée à 256% en 1990. Elle a poursuivi sa progression au cours des années 1991-1993 avec un taux annuel compris entre 3 000 et 4 500 %, avant d’atteindre son niveau historique de près de 10 000 % en 1994.

La deuxième phase s’étale sur les années 1995-1997. C’est une phase de relative stabilisation pendant laquelle l’inflation est retombée à 370% en 1995, suite à une politique de contrôle des émissions monétaires et des dépenses publiques menée à l’époque. L’accalmie relative observée à cette époque a été brutalement interrompue en 1996 par l’éclatement de la première guerre qui a abouti au renversement du régime du Maréchal Mobutu, en mai 1997. Avec la guerre, l’inflation est remontée à 753% en 1996. Le changement de régime intervenu en mai 1997 s’était accompagné d’une brève période de désinflation, avec un taux d’inflation négatif (-0,4%) en 1997.

La troisième phase a débuté en 1998 et s’est achevée en 2001. C’est la période du second épisode de la guerre qui a impliqué plusieurs pays africains et qui a abouti à la destruction totale de l’infrastructure économique du pays. Afin de soutenir l’effort de guerre, le financement monétaire des dépenses publiques a été remis en marche.

L’inflation a repris de manière très vive, se situant à 135% de stabilisation macroéconomique, appuyés par les programmes d’assistance des institutions financières internationales, ont permis de maîtriser l’inflation. Celle-ci a atteint 16% en 2002, puis descend en dessous de 10% en 2003. La relative stabilité observée entre 2002 et 2003 s’est poursuivie en 2004.

Pour plus d’information, télécharhez le document en PDF

Nature et spécificité de la dollarisation de l’économie congolaise (RDC) dans DEMOCRATIE ET ETAT DE DROIT pdf ladollarisationdelconomiecongolaise.pdf

 

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La cybercriminalité ferait perdre chaque année 1 000 milliards de dollars aux entreprises

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 3 février 2009

Selon l’éditeur McAfee, les entreprises sous-estiment les risques liés à la perte et au vol de données sensibles.  C’est l’évaluation globale des pertes subies par les entreprises, à la suite de la perte de données ou d’actions cybercriminelles, présentée par l’éditeur d’antivirus McAfee, à l’occasion du forum économique mondial de Davos. En effet, l’éditeur a interrogé 800 DSI dans quatre pays industrialisés (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon) et quatre pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Dubaï). En analysant les réponses, il établit qu’en 2008, ces entreprises ont perdu l’équivalent de 4,6 milliards de dollars en données informatiques sensibles (données clients, données financières, brevets, etc.). Ces pertes auraient, par ailleurs, entrainé un coût de 600 millions de dollars pour colmater les brèches de sécurité en question. Ramenées à l’ensemble des entreprises dans le monde, ces pertes de données équivaudraient donc à près de 1 000 milliards de dollars. Quand les salariés deviennent voleurs . Ce chiffre énorme est à prendre avec des pincettes, car, dans son étude, l’éditeur n’explique pas vraiment comment il évalue une donnée perdue ou volée. L’étude met également l’accent sur la peur des DSI face aux propres employés de leur entreprise. Ainsi, la crise économique inciterait de plus en plus de salariés au vol et au recel de données sensibles, pour gagner de l’argent ou se faire embaucher par un concurrent. Ainsi, 42 % des DSI interrogés pensent que les salariés licenciés représentent le plus grand danger pour la sécurité des données. La cybercriminalité, autre conséquence de la crise ?

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Le Gold : un peu moins près des étoiles !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 août 2008

Marc Dagher

Depuis le 14 juillet dernier, les cours du métal jaune sont en chute libre, puisqu’ils ont perdu plus de 20% de leur valeur. Ce très net retournement m’a donc naturellement semblé devoir faire l’objet d’une analyse un peu plus poussée, que je m’en vais vous faire dans cet Edito.

Un avenir immédiat peu brillant
Avant d’entrer dans le vif du sujet, je rappelle à toutes fins utiles que ce renversement corrobore logiquement mon hypothèse de rebond majeur sur les indices. L’or étant en effet devenu une « valeur refuge » très appréciée des investisseurs dans les périodes de crise.

Or (et sans mauvais jeu de mots) avec les tensions multiples actuelles, la corrélation des cours du métal précieux avec ceux de l’EUR/USD et le vif coup de frein des matières premières en général, tout porte à croire que la prudence est de mise pour encore quelques bonnes semaines au moins.

Les barrières de soutien s’effondrent une à une…
Depuis mi-juillet, le graphique des cours de l’or est venu enfoncer tour à tour chacun de ses supports techniques :

- Tout d’abord, le seuil des 900 $ l’once : ce niveau correspondait à la fois au retracement classique de Fibonacci de 61,8% de la dernière jambe de hausse en cours, à un palier psychologique (nombre rond ou round number en version originale) et au niveau de la moyenne mobile à 20 semaines (en bleu sur le graphique).

- Ensuite, la zone des 850/860 $ l’once : celle-ci correspondait à la fois au retracement traditionnel de 38,2% de toute la phase de hausse précédente (qui avait pris place entre octobre 2006 et mars 2008), au palier de soutien important qui avait contenu les pressions vendeuses entre fin avril et début juin et au niveau de la moyenne mobile à 50 semaines (en rouge sur le graphique). Il me paraît ici bienvenu de noter que cette moyenne mobile soutenait très bien les cours depuis mai 2001 avant d’être, pour la première fois, nettement enfoncée.

- Enfin, le palier des 800 $ l’once : qui était à la fois le prochain seuil psychologique et le retracement de 50% de toute la phase de hausse précitée.

Quelles perspectives désormais ?
Avec ce que je viens de vous dire, il me semble naturel de rester extrêmement prudent dans l’immédiat. En effet, seul un nouveau et net franchissement des 860 $ pourrait aujourd’hui signifier un retour – et encore – de la tendance haussière. Ce niveau fait désormais office d’overlap (ancien support devenu résistance).

Aussi, et tant que ce niveau contiendra les éventuelles pressions acheteuses, il faut s’attendre dans un premier temps à un test du support clef situé sur les 730 $. Ce niveau est lui aussi à la fois un fort niveau d’overlap (même si c’est ici une ancienne résistance qui devient donc support) qui date de mai 2006 et le niveau de retracement de Fibonacci de 61,8% de la même phase de hausse.

Le passage sous ce niveau conduirait alors au prochain support théorique situé autour des 675 $, mais je reste plus circonspect sur cette seconde partie du scénario (d’où les pointillés sur mon graphique).
cours de l’or en dollar

Que faire en termes d’investissement ?
- Si vous êtes long sur le métal jaune, je vous conseillerais de vous alléger, quitte à vous renforcer plus tard, au moins vers les 730 $.

- Si vous êtes short, soyez heureux, et conservez encore en visant, justement, les 730 $. Là, je vous suggèrerai alors vivement de vous alléger totalement, ou partiellement (si vous voulez jouer une nouvelle vague de baisse).

- Si vous n’êtes pas positionné sur l’or, attendez encore quelques semaines de baisse avant d’entrer à l’achat autour des 730 $. Il sera alors temps de refaire le point, et vous pourrez compter sur moi pour ne pas y manquer.

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MATIERES PREMIERES: Le platine décroche. Jusqu’où ira-t-il ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 juillet 2008

Isabelle Mouilleseaux

Tout allait bien, lorsque soudain… patatra !
Regardez un peu ce décrochage ! En quelques séances seulement, le cours du platine est passé de 2 025 $ à 1 702 $ l’once (ce matin). Et dire que fin mai le métal gris cotait encore quelque 2 160 $ !

Que s’est-il passé ? Et surtout, que va-t-il se passer maintenant ? Tentons de faire un petit point ensemble…

Cours du platine en US$ l’once

Ne vous fiez pas aux résultats publiés en ce moment !
Pris en étau entre des coûts matières qui augmentent et des ventes qui diminuent pour cause d’envolée des prix de l’essence et de ralentissement économique, le secteur automobile à des soucis à se faire…

Pour l’instant encore, les constructeurs européens arrivent à présenter des résultats qui tiennent la route. La Tribune titrait il y a quelques heures : « Fiat, Volkswagen, PSA Peugeot Citroën jubilent. Les trois constructeurs automobiles européens annoncent des bénéfices en nette hausse à fin juin. »

Mais ne vous laissez pas aveugler. Le pire est devant nous.

Le platine, victime du ralentissement du secteur automobile européen
Sachant que l’industrie automobile représente environ 60% des débouchés du platine (pots catalytiques), il est essentiel pour le platine que les ventes automobiles se maintiennent.

Autre point : Le platine est utilisé dans les automobiles qui carburent au diesel. Or l’essentiel de ce marché est européen — aux Etats-Unis, seuls 3% des véhicules carburent au diesel.

Or comme vous le savez, la crise touche de plein fouet l’Europe depuis quelques semaines, ce qui affaiblit la demande. Regardez : les ventes automobiles européennes ont reculé de 7,8% en mai et 7,9% en juin par rapport à la même période il y un an.

La tendance est à l’embourbement
Deux causes majeures :

- le pouvoir d’achat qui baisse (c’est le fameux triptyque : pétrole cher – ralentissement économique – inflation)

- la convergence des prix essence/diesel

En effet, on constate un phénomène nouveau : la convergence du prix de l’essence et du diesel ces dernières semaines.

N’oubliez pas que si le véhicule diesel s’est si bien développé en Europe, c’est parce que le prix du diesel était nettement moins cher que celui de l’essence depuis des années. Ce n’est plus vrai depuis peu. Ce qui veut dire qu’on n’a plus vraiment intérêt à acheter un véhicule diésel au détriment d’un véhicule essence.

Les investisseurs ont réagi au quart de tour
Le ralentissement des ventes automobiles diesel qui se profile depuis peu à l’horizon a un impact direct sur la demande de platine. Et si la demande diminue par rapport à l’offre, le marché se déséquilibre et peut devenir excédentaire. Voilà ce qu’anticipent actuellement les investisseurs ! Voilà pourquoi le platine décroche.

Que nous dit le graphique ?
Humm… Rien de très bon à vrai dire.

Nous venons de franchir à la baisse une résistance solide, celle des 1 821 $. Jusque là, elle avait systématiquement contenu les pressions vendeuses. Cette fois, elle a lâché.

Ce seuil des 1 820 $ correspond au retracement Fibonacci de 38,2%.

Je m’explique…

Comme vous le savez, toute tendance haussière est constituée de replis ponctuels liés à des prises de bénéfices, que l’on appelle dans le jargon boursier des retracements.

Ainsi, de 2006 à 2008, le cours de platine est passé d’un point bas à 1 050 $ à un point haut de 2 299 $. Soit une tendance haussière d’une amplitude de 1 249 $ (2 299 $-1 050 $).

A cette amplitude, on applique les ratios de Fibonacci (38,2%, 50% et 61,8%).

Un signal de vente fort
La résistance des 1 820 $ correspond à un retracement de 38,2% (1 249 x 38,2% = 477 et 2 99 – 477 = 1 821 $, ouf !).

Parallèlement, tous les indicateurs techniques — RSI, Macd (voir graphique ci-dessus) — ont viré au rouge ! Même la moyenne mobile à 200 jours a été franchie à la baisse.

Prochains seuils clés à surveiller :
Le seuil des 1 674 $, qui correspond à un retracement Fibonacci de 50%. Une résistance sur laquelle le cours du platine pourrait venir rebondir.

S’il passe outre, le risque est alors grand de revenir vers les 1 527 $ (retracement des 61,8%).

Mon avis ?
Le cours à venir du platine sera très fortement corrélé :

- aux aléas d’Eskom* (impossibles à prévoir)

- à la confirmation de la convergence des prix du diesel et de l’essence en Europe (difficilement prévisible il y a quelques mois)

- à la santé du secteur automobile européen.

Suivez de très près ces trois facteurs clé et surveillez surtout l’évolution des comportements des Européens en matière d’achat automobile. Le futur du platine en dépend.

Techniquement : le cours du platine devrait rebondir sur le seuil des 1 527 $ s’il n’arrive pas à se raccrocher au seuil des 1 674 $.

*L’épée de Damoclès Eskom (EDF sud-africain) reste suspendue au-dessus de nos têtes jusqu’en 2013. Je vous rappelle que l’Afrique du Sud produit 80% du platine et que la moindre panne électrique entraîne des arrêts de production dans les mines.

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SURVEILLEZ LES MATIERES PREMIERES DE TRES PRES…
… ou demandez à notre spécialiste de le faire pour vous !

Depuis le début de l’année, certains privilégiés accumulent des gains de 33,33% et 48,45% dans le secteur du pétrole et du gaz… 16,11% dans le secteur des énergies renouvelables… 22,78%… 31%… et même 36% grâce au secteur minier !

La recette de leur succès est bien simple : ils suivent à la lettre les conseils de notre spécialiste des matières premières — et bénéficient ainsi des meilleures opportunités du marché. N’attendez pas pour en profiter vous aussi !

La parité euro/dollar canadien est en train de rebondir
Nicolas Rémy

Je vous propose de faire ici un point technique sur la parité EUR/CAD avec une vision à trois mois. La parité s’est en effet retournée et un pullback confirme la nouvelle tendance. De quoi attirer plus d’un investisseur à l’affût d’opportunités…

Evolution de la parité EUR/CAD depuis septembre 2003

Un signal fort
Prenons donc un peu de hauteur en observant un graphique en base hebdomadaire. Au printemps dernier, la parité a cassé à la hausse une oblique baissière qui coiffait les cours depuis février 2004, validant en même temps un double bottom, figure de retournement haussière, dont la ligne de cou se matérialise par la zone située à 1,5300/1,5500.

La tendance baissière de long terme est terminée
La cassure de cette oblique couplée à la validation d’une figure de retournement haussière renforce donc mon sentiment que la tendance baissière de long terme est belle et bien terminée et que la parité s’engage désormais vers de nouveaux plus hauts.

Plus près de nous maintenant…

Un pull back vient renforcer mon scénario haussier de LT
Après avoir cassé à la hausse une oblique baissière, la parité a donc été propulsée jusqu’à 1,6325.

Puis la parité a consolidé pendant les mois d’avril et de mai 2008 pour aller tester son ancienne zone de résistance, devenue support, située à 1,5300/1,5500. Cette zone a donc parfaitement joué son rôle puisqu’elle a contenu la pression vendeuse et a permis à la parité de reprendre le chemin de la hausse, validant une observation classique en analyse technique appelée pull back.

Ce mouvement de consolidation, ce pull back, me paraît donc être un argument de plus pour justifier non seulement que la zone des 1,5300/1,5500 est valide, mais aussi pour affirmer que le renversement de la tendance à long terme est bien en place.

Les indicateurs techniques confirment
D’un point de vue technique, les cours continuent de prendre appui sur leur moyenne mobile à 20 semaines, même si je n’exclus pas un accès de faiblesse sous cette moyenne mobile à court terme.

L’indicateur de tension RSI en base hebdomadaire reste au-dessus de sa zone de neutralité, et demeure soutenu par une oblique légèrement ascendante.

Mon scénario pour les prochaines semaines :
En conclusion, tant que le seuil de 1,5280 n’est pas enfoncé, je privilégie pour les prochains mois, la mise en place d’une nouvelle jambe de hausse vers les objectifs fixés à 1,6325 et 1,6825 en extension.

Seule la cassure de 1,5280 invaliderait mon scénario haussier et ternirait clairement mon point de vue positif. La parité pourrait alors aller chercher directement les 1,4900, voire 1,4530 en extension.

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L’argent aime l’art

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 juillet 2008

Ingrid Labuzan

La success story du Louvre
Les caisses de notre bon vieux Louvre n’ont jamais été aussi pleines. Sa renommée est immense — dans un dossier qu’il lui consacre, le Time dit du Louvre qu’il est le musée le plus populaire au monde, avec 8,3 millions de visiteurs l’année dernière, soit deux millions de plus que le British Museum et presque deux fois plus que le Metropolitan, à New York. Pourtant, ce ne sont pas ces visiteurs qui abreuvent le Louvre d’une manne financière nouvelle.
Le « Louvre Inc. », comme titre le Time,est devenu un pro du business, emmené dans sa conquête par son directeur Henri Loyrette, à ce poste depuis 2001. Sous son égide, le Louvre s’ouvre, s’exporte, bref devient une marque, fort rentable d’ailleurs. Il se fait migrant, exposant ses oeuvres aux quatre coins du monde, à Atlanta, Oklahoma City, Kobe, Valence et Macao. Mais surtout, le Louvre fait des petits et permet une forme de franchise.
La décision d’autoriser la création d’un autre musée du Louvre à Abu Dhabi a fait scandale. Culturellement, l’initiative est discutable. Financièrement, elle est juteuse : le Louvre Abu Dhabi va verser 1,3 milliard de dollars (1 milliard d’euro) sur 30 ans aux musées français. Le Louvre (le français, le vrai) touchera 600 millions de dollars contre le droit d’utiliser le nom « Louvre » pendant 30 ans, ainsi que 300 millions pour divers services, dont le prêt de 300 oeuvres.
L’autre mini révolution qui agite le Louvre est sa conversion à la politique des donations dont les Américains sont experts. Le Louvre a adopté les techniques de fund raising d’outre-Atlantique et donne désormais dans le gala et le people pour récolter de l’argent. En juin dernier, 270 invités de marque ont déboursé 10 000 $ pour avoir le privilège de dîner dans une galerie du Louvre, au pied de la Victoire de Samothrace. Après le dîner, le gratin a pu se détendre en assistant à un concert de Duran Duran sous la pyramide. Une soirée qui a donc permis au Louvre de récolter 2,7 millions de dollars.
Les donations ont représenté, en 2007, 49% des revenus du Louvre. Ces derniers se sont montés à 390 millions de dollars, sans compter les versements de la part d’Abu Dhabi. Par comparaison, le Metropolitan n’a engrangé « que » 291 millions pour la période 2006/2007.
Dernier signe, enfin, du bond dans la modernité qu’a fait la vénérable institution française : le Louvre accueille désormais des oeuvres d’art contemporain. Comme Jan Fabre et son Autoportrait en plus grand ver du monde. Pour ceux qui ne l’auraient pas vu, sachez que c’est un long ver avec une tête d’homme, glissant au travers de pierres tombales. Les puristes s’indignent. Les amoureux de l’art contemporain se réjouissent. Les réalistes ont compris le pouvoir de l’art contemporain.
L’art contemporain a la cote
Vous serez heureux d’apprendre qu’il y a au moins un secteur que la crise ne touche pas : celui de l’art, et surtout de l’art contemporain. Dans ce milieu là aussi on bat des records. Dans l’art, payer cher, c’est bien.
Il serait de bon ton de payer des oeuvres plus cher que ce qu’elles ont été estimées. Le Bassin aux Nymphéas de Monet a ainsi été adjugé lors d’enchères à 51,7 millions d’euros, le prix le plus élevé jamais atteint pour une peinture de l’impressionniste. L’acheteur reste mystérieux. Se pourrait-il que ce soit Abu Dhabi, en quête de fournitures pour l’un de ces cinq musées en construction ?
D’autres ne chérissent pas l’anonymat, les récents achats de al-Thani et d’Abramovich ne sont pas passés inaperçus. La fortune du Russe Abramovitch s’élèverait à 12 milliards de dollars. Il s’est offert une peinture de Lucien Freud pour 33 millions de dollars et un triptyque de Francis Bacon pour 86 millions de dollars. Al-Thani préfère quant à lui l’art islamique, pour lequel il a déjà dépensé plusieurs millions. Avec ces milliardaires et les pays du Golfe, qui tentent de mettre sur pied des collections toutes plus impressionnantes les unes que les autres, les marchands d’art sont rassurés : le secteur a encore de beaux jours devant lui.
Y aurait-il un risque de bulle ? L’intérêt pour l’art contemporain est de plus en plus marqué, les prix ont flambé. Un Richard Price qui valait 60 000 $ en 2001 est désormais estimé à six millions. Des Bacon qui s’adjugeaient pour 10 millions de dollars en 2001 pourraient aujourd’hui partir à 80 millions. Des hausses qui font rêver et naître des vocations de collectionneur. Et qui encouragent également les banques à prêter de fortes sommes aux amateurs d’art. Un tableau : un refuge contre la baisse des actions ?
D’après Ben Lewis, facétieux spécialiste britannique de l’art contemporain, les happy few qui possèdent de nombreuses oeuvres accueillent à bras ouverts les nouveaux entrants dans leur petit milieu. Le petit nouveau achète une oeuvre, battant tous les records de prix, et d’un coup tous les possesseurs d’oeuvres du même artiste voient la valeur de leurs possessions grimper en flèche. « Il semble que plus les actions, les banques et l’immobilier deviennent bancals, plus les riches sont enclins à mettre leur argent dans l’art. (…) Plus l’économie mondiale devient inéquitable, mieux c’est pour l’art », remarque Ben Lewis dans Prospect.

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