4e ÉDITION DU FORUM AFRIQUE SUR LA GOUVERNANCE DE L’INTERNET,2015

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 12 septembre 2015

Du 06 au 08 septembre 2015, Addis Abéba, capitale de l’Ethiopie et siège de l’UNION AFRICAINE , a abrité la 4e édition du forumAfrique sur la gouvernance de l’Internet. Cette édition 2015 a connue la participation de 115 acteurs multipartites de venant des différents pays d’afrique et du monde.

Le rapport provisoire ci-dessous en donne la quintessence.

FORUM AFRIQUE SUR LA GOUVERNANCE DE L’INTERNET – AFIGF 2015
06 -08SEPTEMBER 2015
COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE
ADDIS-ABEBA, ETHIOPIE – PROJET DE DOCUMENT FINAL

CONTEXTE DE l’AFIGF

Le forum sur la gouvernance de l’internet en Afrique est le forum multipartite de l’Afrique des acteurs d’Internet. Avec d’autres AF *  (AfriNIC, AfTLD, AFNOG, Afren, sommet Afrique Internet, Afrique du CERT et du Sommet Afrique Internet), AfIGF porte les voix et les efforts du continent africain à l’ordre du jour mondial, tout en assurant que les avantages d’un société de l’information viable échoit à chaque Africain. Il a été officiellement lancé à Nairobi, au cours de la gouvernance de l’Internet mondial Forumi en 2011.
Le Secrétariat de l’AfIGF est hébergé conjointement par la  Commission de l’Union Africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) à Addis Abéba, Ethiopie.
Le site Web du Forum est www.afigf.org. Il dirige actuellement la sortie de médias sociaux sur Twitter et Facebook.

OBJECTIF DE AFIGF 2015

AfIGF vise à être une plate-forme pour une approche multilatérale, multipartite, inclusive et de discussion multilingue sur les questions pertinentes à l’Internet dans les questions africaines de gouvernance en général et Internet en particulier.

Les  objectifs spécifiques comprennent:

· accroître la sensibilisation et le renforcement des capacités sur la gouvernance de l’Internet pour les utilisateurs africains, à veiller à ce que toutes les parties prenantes soient bien préparés pour la contribution et de l’interaction.
· veiller à ce que les préoccupations de l’Afrique soient prises en compte dans le processus de l’IGF.
· Mettre en place un processus africaine coordonnée pour traiter les questions de gouvernance de l’Internet sur le continent.
· renforcer le modèle de dialogue multipartite sur la gouvernance de l’Internet en Afrique à travers des forums régionaux et nationaux.
· assurer une représentation multi-parties prenantes de toutes les régions du continent
·veiller à ce que tous les pays fassent partie des processus régionaux et lancent / renforcent le processus national.
· faciliter les échanges et les interactions nationales et régionales entre pays et régions dans le continent.
· faciliter la participation des parties prenantes africaines dans AfIGF et autres forums de gouvernance de l’Internet régionales et nationales appropriées.
· promouvoir l’utilisation des langues africaines dans le cyberespace.

PARTICIPATION

115 participants issus du gouvernement, du secteur privé, des universités, des instituts de recherche, communauté technique, les organisations de la société civile, les médias et les autres parties prenantes de plus de 41 pays ont participé à la 4e édition du forum Afrique sur la gouvernance de l’internet qui s’est déroulée du 06 au 08 Septembre 2015 à Addis-Abeba, Ethiopie co-organisée par la Commission de l’Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).
L’AfIGF 2015 a été officiellement ouvert par l’honorable  Prof. HlengiweMkhize, la vice-ministre du ministère des Télécommunications et des services postaux de la République d’Afrique du Sud précédée par les mots de bienvenue du Dr Jimmy Ocitti Directeur, Information publique  de la Commission économique des Nations Unies pour la gestion des connaissances pour l’Afrique (CEA)

Participation à distance

AFIGF 2,015 couru deux canaux à distance simultanées de participation:
1. plateforme Livestream, avec le soutien du Bureau africain Internet Society
2. plateforme Twitter avec le soutien de bénévoles AFIGF.
3. Trois pôles distants, à l’Université de Jos, la Gambie et l’Ouganda ISOC sponsorisés par l’Agence du NEPAD.
Il y avait 30 participants distants.

PARTENAIRES

Le quatrième édition Afrique IGF était organisé  par la Commission de l’Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique avec les soutiens de :
· AfriNIC
· L’Agence du NEPAD
· Registre ZACentral
· Association for Progressive Communications
· Internet Society – ISOC
· ICANN
· Fédération internationale des associations de bibliothécaires – IFLA
· Google
· Open Society Initiative pour l’Afrique australe

ATELIERS PRÉ-CONFÉRENCE

Cinq ateliers de pré-conférence ont été organisés

1. SMSI + 10: APC en collaboration avec le Ministère des TIC de l’Egypte, l’ASC et KICTANet
2. Accès à l’information et de la connaissance – La Bibliothèque Virtuelle Africaine et Réseau d’information (AVLIN): CEA
3. L’Internet et les droits de l’homme: l’accès à l’Internet en Afrique comme un droit humain fondamental
4. Les besoins de  renforcement des capacités  pour la gouvernance de l’Internet et Internet dialogues sur les politiques publiques – Agence du NEPAD
5. Etude Internet de l’UNESCO – Pertinence de droits de l’homme en ligne

Il est également intéressant de noter que l’École africaine sur la gouvernance de l’Internet a été organisée avant l’IGF Afrique. Il y avait un programme Genre et gouvernance de l’Internet Exchange qui était parallèle à l’école.

PROCESSUS DES IGF MONDIAUX, RÉGIONAUX ET NATIONAUX

Le Forum a reçu des rapports et des évaluations liées aux processus en cours de la gouvernance de l’Internet à partir de
· L’IGF Afrique centrale
· Est AfricanIGF
· IGF Afrique de l’Ouest
· Afrique australe IGF

RÉSUMÉ DES SÉANCES

Le AfIGF a reçu des présentations d’experts sur:

· L’avenir de l’IGF et de la Déclaration de l’Union africaine sur les IG
· Raccorder le prochain milliard (s)
· Aborder les questions de cybersécurité, y compris SPAM
· L’accès du public à l’information et des connaissances dans le contexte de l’ODD
· Droits de l’homme sur l’Internet
· SMSI + 10
· Transition Stewardship IANA
· Neutralité du Net et ses implications
· Améliorer la coopération multipartite
· Développement durable et de l’économie Internet
· L’IGF africaine: La voie à suivre

DISCUSSIONS

Ce suivi après les présentations ont permis aux participants d’arriver à un certain nombre de recommandations clés.

RECOMMANDATIONS

Connecter les prochains milliards

1. Connecter ceux qui ne sont pas encore connectée nécessite la coopération entre toutes les parties prenantes, à la fois au niveau national et au niveau des institutions régionales telles que l’UA.
2. Il faut des politiques et des plans mis en œuvre existantes, en intégrant des pratiques et des méthodologies qui ont été couronnées de succès dans le passé.
3. La continuité est essentielle, et ne doit pas être interrompu quand il y a un changement de gouvernement.
4. Les données relatives à l’accès et à l’utilisation de l’Internet devraient être recueillies au niveau des pays afin de permettre aux décideurs et les exécutants à prendre des décisions éclairées.
5. La fracture numérique de genre doit être prise au sérieux par les gouvernements et les autres parties prenantes et les efforts pour réduire l’inclure dans les politiques et les actions visant à élargir l’accès.
6. Sous la direction de l’Union et les communautés économiques régionales africaines, élaborer une définition de normes minimales pour (haut débit) à Internet, y compris les questions d’abordabilité et de travailler vers un modèle commercial pour l’Internet qui est approprié pour l’Afrique

Aborder les questions de cybersécurité, y compris SPAM

1. Les gouvernements, le secteur privé et les organisations non gouvernementales doivent travailler ensemble pour sensibiliser le public sur les risques de spam et de la cybercriminalité et de ce qui peut être fait pour lutter contre ce phénomène.
2. Améliorer le renforcement des capacités dans la cyber-sécurité, des responsables de l’application de la loi, des procureurs, des magistrats et des juges.
3. Encourager les gouvernements africains à ratifier la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel et de transposer leurs lois en matière de cybersécurité dans le cadre de la Convention de manière à faciliter la coopération internationale dans la prévention et la lutte contre ces activités illicites;
4. Encourager tous les gouvernements africains à mettre à jour leurs lois pénales dès que possible, afin de répondre à la nature particulière de la cybercriminalité .. Pour déterminer la force de nouveaux États de la législation devraient être encouragés à être inspiré par les dispositions de la Convention de l’Union africaine sur Cyber ​​sécurité et la protection des données personnelles.
5. Construire la coopération internationale en matière de cybersécurité pour améliorer la protection du public et de promouvoir le partage d’informations plus efficace pour aborder les questions des cybercrimes  (adoption effective de la réglementation, le développement de la technologie anti-spam, et l’éducation des utilisateurs et prestataires de services).
6. Reconnaître et élaborer des réponses qui autonomisent les femmes, en collaboration avec toutes les autres parties prenantes, pour aborder la question émergente de la violence contre les femmes en ligne.

Accès public à l’information et des connaissances dans le contexte de l’ODD

1. les forums nationaux, régionaux et continentaux de la gouvernance de l’Internet devrait inclure les  bibliothécaires comme des intervenants clés dans le processus.
2. Les GOUVERNEMENTS devraient collaborer avec les régulateurs, les opérateurs de réseau (fixe et mobile) et d’autres parties prenantes pour s’assurer que les communautés rurales sont connectés et pour faire baisser le coût d’accès  partout.
3. Il devrait y avoir des investissements importants dans les bibliothèques publiques, de les doter d’outils de TIC pertinents pour veiller à ce qu’ils jouent un rôle clé dans la promotion de l’accès du public à l’information. Soutenir le développement des bibliothèques en tant que moteurs de l’accès aux connaissances.
4. Promouvoir la création de contenu local en ligne, la traduction dans les langues locales, et, afin de promouvoir l’accès pour tous et, ce faisant, prendre en compte les niveaux de l’analphabétisme en Afrique, l’utilisation des TIC pour traduire le contenu dans des formats orales.
5. Faire pression pour la mise en œuvre des lois d’accès à l’information et de développer et mettre en œuvre des politiques nationales de données ouvertes.
6. Il devrait y avoir intégration de l’Internet dans les TIC, formation des compétences dans diverses institutions.
7. Le gouvernement devrait nommer des personnes techniquement compétents que les ministres ou sous-ministres de la technologie de communication.
8. Il devrait y avoir renforcement des capacités sur les droits liés à l’accès à l’information pour les citoyens afin qu’ils peuvent également plaider en leur faveur.
9. Inclure des compétences en TIC dans le cursus scolaire à un stade très précoce et de fournir l’éducation des citoyens sur l’alphabétisation des TIC, en particulier dans les zones rurales.
10. Organiser des centres de TIC pour la formation et la prestation de services dans les zones rurales.
11. Soutenir les efforts pour promouvoir une culture de la lecture en Afrique.
12. Former des journalistes afin d’améliorer l’information sur l’accès à l’information.
13. Développer la capacité des bibliothécaires pour être en mesure de réagir et de bénéficier de nouvelles tendances en matière de technologie.
14. Suivre les progrès dans l’accès à l’information.
15. comprendre et  formuler clairement la position sur les écarts entre les sexes dans l’accès à l’information et entreprendre des actions spécifiques pour y remédier.

Droits de l’homme sur l’Internet

1. Tous les pays doivent faire face à l’accès à l’information en tant que droit de l’homme, en termes de Déclaration des Nations Unies Universelle des Droits Humains (UNUDHR) à l’article 19 et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples à l’article 9.
2. Reconnaître que l’accès significatif aux TIC, y compris le contrôle sur les TIC comme une ressource clé, jouant un rôle important dans l’agent du changement à faire progresser la situation des femmes et filles, et de leurs droits humains.

SMSI + 10

Les participants ont élaboré une réponse africaine au SMSI + 10 non-papier du 2 Septembre et qui sera transmis  aux facilitateurs.

NEUTRALITÉ DU NET ET SES IMPLICATIONS

L’Union africaine, en collaboration avec la CEA et d’autres partenaires devrait convoquer un Forum africain sur la neutralité du Net
1. Recherche et analyse devraient être entreprises au niveau national et régional sur la politique, les implications juridiques et réglementaires de la neutralité du Net
2. Les organismes de réglementation devraient prendre des mesures pour répondre aux préoccupations soulevées au sujet de Fournisseurs de services Internet (FSI) qui se livrent à des pratiques telles que Network Address Translation (NAT) qui limitent le type et le niveau de service que les utilisateurs finaux ne profitent pas.
3. La société civile en collaboration avec d’autres parties prenantes devrait entreprendre des initiatives de sensibilisation des consommateurs sur l’accès à Internet et l’utilisation.

RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION MULTIPARTITE

1. Construire la confiance mutuelle et la volonté de s’engager entre les différents intervenants.

DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ÉCONOMIE DE L’INTERNET

1. Investir dans la recherche et le développement pour trouver des solutions et des services novateurs qui stimuleront le continent africain .
2. Accroître la sensibilisation sur les déchets électroniques et les capacités sur les stratégies visant à encourager l’utilisation des ressources renouvelables dans les TIC.

RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

1. École africaine sur la gouvernance de l’Internet (AfriSIG)

À partir de 2016, AfriSIG devrait être inclus dans chaque édition du forum africain sur la gouvernance de l’Internet.

GRATITUDE

Les participants à la quatrième Afrique IGF expriment leur gratitude au gouvernement et au peuple de l’Ethiopie, la Commission l’Union Africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, nos sponsors et les bénévoles qui, chacune, dans leurs divers rôles, ont contribué au succès du Forum Afrique sur la gouvernance de l’internet

Addis-Abeba, le mardi, 8ème Septembre 2015.

Le Forum Afrique sur la gouvernance de l’Internet

L’équipe des Rapporteurs

Towela Nyirenda Jere
Emilar Vushe
Amessinou Kossi
Antonin Benoit Diouf
Mamadou Ndiaye
Mohamed Timoulali
Barrack Otieno – Coordinateur

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Dakar abrite la 42e réunion de l’ICANN, une occasion pour l’Afrique de peser dans l’évolution du Web

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 14 août 2011

La capitale sénégalaise abritera, du 19 au 28 octobre prochain, la 42e réunion de l’ICANN « Internet Corporation for Assigned Names and Numbers » (organisme chargé de la gestion de l’Internet sur le plan mondial), une occasion pour les pays africains de peser sur les grandes décisions concernant l’évolution du Web.

La rencontre va réunir plus de 1200 participants venant des cinq continents et va se dérouler sur deux phases: une réunion des experts et une table ronde ministérielle.

Selon le comité d’organisation, cet évènement offre l’occasion pour le continent africain de figurer dans les sphères de décision de l’Internet et surtout de ne plus subir les mesures et directives décidées par les opérateurs et régulateurs de haut niveau.

La présidente du comité national d’organisation de cet évènement, Maïmouna Diagne, précise qu’à travers la table ronde ministérielle, les pays africains, sous la bannière de l’Union Africaine vont, pour la première fois lors de cette 42e réunion, « faire de l’Afrique une partie prenante de ce qui se fait sur Internet dans le monde et son évolution ».

Les décisions que prend l’ICANN, à chacune de ses assemblées générales, influent sur le devenir de l’Internet et peuvent changer nos vies en très peu de temps. Même si le processus est transparent, démocratique et public, il y’a grande nécessité pour l’Afrique d’être présente et surtout de participer », a-t-elle affirmé, précisant que l’Afrique demeure jusqu’à présent absente des discussions sur la gouvernance de l’internet.

A l’occasion de cette rencontre à Dakar, les opérateurs d’Internet vont se pencher sur des mesures de grande importance. Il s’agit notamment de multiplier la capacité de connexion ou d’accès à Internet par deux ou même de la tripler.

Pour ce faire, les opérateurs vont envisager l’introduction du protocole « IPv6″ qui va remplacer l’ »IPv4″. Le nouveau protocole « IPv6″ dispose d’un espace d’adressage beaucoup plus important qu’IPv4. Cette capacité d’adressage considérable permettra une plus grande flexibilité dans l’attribution des adresses et une meilleure agrégation des routes dans la table de routage d’Internet.

Lors de ces assises de Dakar, des responsables des secteurs des télécommunications d’Afrique de l’Ouest vont plaider pour « avoir une copie de server pour faciliter les échanges au niveau de la zone économique de l’UEMOA », à l’instar de l’Afrique du Sud et de la région du Maghreb.

source:http://www.aufaitmaroc.com/monde/afrique/2011/8/12/dakar-abrite-la-42e-reunion-de-licann-une-occasion-pour-lafrique-de-peser-dans-levolution-du-web

 

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Depuis l’île d’Iwawa au Rwanda, la transplantation au Kivu en march

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 6 juillet 2011

Kinshasa, 6/07/2011(Le Potentiel, via mediacongo.net)

Depuis son île d’Iwawa sur le lac Kivu, le Rwanda a mis en place une machine pour assurer la transplantation de sa population hutu dans les provinces du Kivu en République démocratique du Congo. Il s’agit du recrutement forcé et de l’entrainement des jeunes désœuvrés prêts à aller à l’assaut. Sur place en RDC, un dispositif est mis en place pour créer la psychose chez les autochtones. Kinshasa va-t-il laisser se matérialiser ce nouveau plan d’invasion et d’occupation ?

Le Rwanda ne désarmer pas dans sa quête permanente de prendre possession d’une partie du territoire de la RDC, particulièrement les deux Kivu. A Kigali, des stratèges sont toujours à l’œuvre pour mettre en place ce plan macabre de détacher l’Est du reste du territoire national. La dernière trouvaille en date se trouve être la transplantation de la population hutu rwandaise sur le sol congolais.

La partition se joue sur l’île rwandaise d’Iwawa dans le lac Kivu. Elle durerait depuis trois ans. Des jeunes Rwandais, pour la plupart des désœuvrés et ressortissants de la communauté hutu, sont enrôlés de force dans l’armée et envoyés en formation intensive dans un camp ouvert sur l’île. L’objectif est d’envoyer la future force d’invasion occuper les provinces du Nord et Sud-Kivu ainsi que le Maniema.

Dans un récent reportage paru dans ses colonnes, signé Jeffery Gettleman sous le titre « The hidden side of the war in south Kivu » (la face cachée de la guerre au Sud-Kivu), New York Times, décrit les conditions misérables d’incarcération dans ce camp d’Iwawa, que d’autres ont dénommé le «goulag » dans l’île d’Iwawa.

Dans ce coin perdu du lac Kivu, des jeunes hutu rwandais, arrêtés et détenus sans procès, subissent un véritable lavage de cerveau par des séances de rééducation pour mieux se préparer à leur nouvelle vie lorsque viendra le moment de franchir la frontière pour prendre possession des territoires du Kivu.

Le reporter de New York Times a suivi un membre de ce commando de la mort, Gasigwa Gakunzi. « Il y a quelques mois, rapporte-t-il, Gasigwa Gakunzi tenait une maison délabrée où les enfants pauvres payaient pour regarder la télévision lorsque la police rwandaise l’a arrêté pour vagabondage. Il a été arrêté et charrié vers cette île isolée dans le milieu du lac Kivu. Gasigwa, 14 ans, passe désormais ses journées à apprendre à chanter des chants patriotiques et à marcher comme un soldat. Il dort dans un immense hangar en tôle avec des centaines d’autres enfants de même âge ». Ils ne sont donc pas volontaires. Mais, pour Kigali, c’est au travers de ces jeunes désœuvrés qu’il pense concrétiser son projet de transplantation de la population hutu rwandaise que Kigali considère toujours comme une menace pour la stabilité de son régime. La transplantation passe donc pour la stratégie la plus évidente pour éloigner davantage le danger.

A New York Times, Gasigwa fait un témoignage piquant : « S’il vous plaît, appelez mon père », dit-il. «Il n’a aucune idée où je suis ».

Ainsi, près de 900 mendiants, sans-abris et petits voleurs présumés, y compris des dizaines d’enfants, ont été détachés brutalement de leurs familles et envoyés en rééducation dans l’île d’Iwawa pour servir à leur manière la nation rwandaise. Seul Kigali sait encore ce qu’il faudra en faire au terme de l’apprentissage, soit trois ans.

Le plan d’invasion

Depuis toujours, le régime tutsi qui trône à Kigali, craint malgré un semblant de réconciliation, la revanche de la communauté hutu. Dans la capitale rwandaise, des stratèges ont trouvé un moyen d’écarter ce danger. Le déplacement de la population hutu rwandaise à l’intérieur du pays s’étant révélé inefficace, la nouvelle trouvaille consiste à l’envoyer le plus loin possible.

Or, dans la région des Grands Lacs, seule la RDC, compte tenu de sa superficie et de son incapacité à contrôler ses frontières, réunit toutes les conditions d’accueil. Comment y arriver sans éveiller l’attention et surtout éviter d’éventuels affrontements avec les autochtones ?

Une équipe d’avance travaille déjà sur place en RDC. Il s’agit des complices dont la tâche est de créer le chaos dans les territoires de l’Est, les rendre ingouvernables. Ensuite, la population locale subira une pression permanente avant de tomber dans la psychose. Voilà qui justifie d’ailleurs tous les actes de tueries et d’exactions perpétrés à l’Est de manière cyclique. Le but ultime est d’obliger la population, prise de peur, à abandonner du terrain à l’occupant rwandais.

Au regard de ces faits, faut-il continuer de douter de la volonté d’invasion des territoires du Kivu qui a toujours habité le régime de Kigali ?

Kinshasa doit parer au plus pressé et surtout être en mesure de répondre avec efficacité aux instincts belliqueux du régime de Kigali. Il ne s’agit donc pas de dormir sur ses lauriers et prendre le camp d’entrainement de l’île d’Iwawa pour une fiction.

 

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La démocratie avance-t-elle en Afrique ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 31 décembre 2010

En dépit des résistances, plusieurs pays montrent la voie du respect des élections

Les afro-pessimistes voient dans l’actuelle crise ivoirienne une preuve supplémentaire de l’incapacité de l’Afrique à accepter la démocratie. Cependant, la multiplication d’élections libres dans plusieurs pays du continent laisse croire que les peuples en ont déjà pris le chemin.
La démocratie est-elle impossible en Afrique ? L’actualité électorale de la Côte d’Ivoire renoue avec ces scénarios tumultueux dans lesquels s’achèvent souvent les élections sur le continent noir : vaincu, le président sortant tente de prolonger son mandat, par le biais d’un hold-up électoral. Alors que la Commission nationale indépendante (Ceni), appuyée par tous les observateurs internationaux l’ont déclaré perdant à l’issue d’une consultation reportée six fois en cinq ans, Laurent Gbagbo refuse de s’incliner, au grand dam de la communauté internationale qui le prie de rendre son tablier. Le candidat du Front populaire ivoirien (FPI) déclaré vainqueur par le Conseil d’Etat dirigé par l’un de ses proches a même prêté serment samedi après-midi, nommant peu après un nouveau premier ministre. De son côté, loin du palais présidentiel, son adversaire, Alassane Ouattara, désigné champion de la compétition par la Ceni a fait de même, de sorte que pour le même pays, l’on a désormais deux présidents et deux premiers ministres.
Laurent Gbagbo semble donc avoir choisi de marcher sur les pas du zimbabwéen Robert Mugabe et du Kenyan Mwai Kibaki. En 2008, le premier, mis au ban de la communauté internationale qui accablait son pays de sanctions, avait largement perdu le premier tour de l’élection présidentielle. Mais le « camarade Bob » avait décidé de rester en place, amplifiant les crises multiformes qui secouaient déjà son pays. Un scénario similaire avait sanctionné l’élection présidentielle qui s’était tenue au Kenya fin décembre 2007, où tous les sondages post-électoraux donnaient le président sortant, Mwai Kibaki, battu. A Harare comme à Nairobi, les sortants avaient livré une guerre d’usure sans merci à leurs adversaires respectifs, Morgan Tsvangirai et Raila Odinga, sur fond de crise sociale. Ceux-ci avaient fini par accepter de composer avec eux dans un gouvernement d’union nationale, au nom de la paix sociale.
Le Bénin et le Mali précurseurs du respect du verdict des urnes
Laurent Gbagbo réussira-t-il comme ses pairs du Zimbabwe et du Kenya à étouffer le souhait d’alternance de ses concitoyens ? Les exemples des trois hommes donnent en tout cas du grain à moudre aux afro-pessimistes qui, comme l’avait autrefois déclaré l’ancien président français Jacques Chirac, pensent que « la démocratie est un luxe pour l’Afrique ». Cependant, l’efficience du jeu démocratique est contrastée sur le continent. Le nombre de pays jadis gouvernés par des pouvoirs autoritaires qui s’installent durablement dans le processus d’alternance caractéristique des grandes démocraties ne cesse de s’accroître. Ce qui n’est pas sans nourrir un important espoir.
Citons le cas du Bénin, jadis baptisé « enfant malade de l’Afrique », en raison de coups d’Etat à répétition. En deux décennies, ce pays d’Afrique de l’Ouest en est à sa quatrième élection présidentielle dont les caractères justes et démocratiques ont été reconnus par tous. Trois présidents s’y sont depuis succédés au pouvoir dans une ambiance de respect des règles démocratiques appréciable. Le premier à se plier à cette loi du choix libre du dirigeant par le peuple fut Mathieu Kérékou, devenu chef d’Etat pour la première fois par le biais d’un coup d’Etat, en 1972. En 1991, à la suite d’une conférence nationale auquel l’avait contraint, un an plus tôt, son peuple épris de liberté, il reconnut sa défaite lors de l’élection présidentielle, et céda sans sourciller son siège à l’opposant Nicéphore Soglo. Rentré dans l’opposition, Mathieu Kérékou fut élu démocratiquement cinq ans plus tard, en 1996, le peuple ayant sanctionné la gestion de Nicéphore Soglo. En 2001, Mathieu Kérékou l’emporta de nouveau, lors d’un scrutin validé par la communauté internationale. Il y a quatre ans, Kérékou et Soglo ont accepté de ne plus solliciter les votes de leurs concitoyens. Le premier a été empêché par la limitation à deux mandats à la tête de l’Etat, tandis que le second, âgé de plus de 70 ans, ne pouvait plus candidater. Deux dispositions constitutionnelles qu’ils ont scrupuleusement respectées, ouvrant la voie à l’élection de Yayi Boni, l’actuel chef d’Etat. Pour montrer qu’il y a une vie après les honneurs du palais, Nicéphore Soglo est même devenu maire de Cotonou, la capitale, mandat qu’il tient depuis 2002.
Le même scénario d’alternance caractérise la dévolution du pouvoir au Mali voisin, depuis le renversement dans la violence du dictateur Moussa Traoré en 1991. Après avoir géré la transition et organisé une conférence nationale comme il l’avait promis, le général d’armée Amadou Toumani Touré (ATT) s’est contenté de présider la transition. A l’issue des élections générales de 1992, il a cédé le pouvoir à un civil, Alpha Oumar Konaré. Et si ATT est depuis 2002 président de son pays, il ne l’est devenu que par la voie des urnes, après avoir quitté l’armée et gagné deux élections consécutives. Il a récemment annoncé qu’il ne se présentera plus, la Loi fondamentale malienne limitant à deux le nombre de mandat présidentiel.
Au Ghana, la démocratie semble aussi s’enraciner durablement. Ce pays anglophone a pourtant connu sa séquence des coups d’Etat. C’est par ce biais que l’ancien président Jerry Rawlings a pris le pouvoir. Il a cependant engagé des réformes de modernisation reconnues par la communauté internationale et a quitté volontairement ses fonctions. Depuis lors, ce sont les électeurs ghanéens qui choisissent leur président, comme ils l’ont fait pour le vainqueur de la présidentielle de l’année dernière, John Atta-Mils. Récemment, le président américain, Barack Obama, a salué la solidité de la démocratie dans ce pays.
Une réalité de plus en plus continentale
Trois autres exemples récents confirment cette tendance à la reconnaissance de la légitimité du vote comme moyen d’accession au pouvoir. Il y a cinq ans, le Liberia, pays anglophone meurtri par une longue guerre civile a élu Ellen Johnson-Sirleaf à la magistrature suprême et en a fait la première femme chef d’Etat en Afrique. Plus à l’est, au Botswana, la succession des chefs d’Etat se fait dans une ambiance très sereine. De sorte que, n’eût été la tentative d’expulser des bushmen de leurs terres ancestrales du désert du Kalahari par l’ancien président, Festus Mogae, lors de son dernier mandat qui s’est achevé en 2008, ce pays relativement prospère mais peu médiatisé ne serait pas apparu dans les journaux habitués à diffuser les mauvaises nouvelles venant d’Afrique. Enfin, en dépit des contestations qui ont émaillé le scrutin, la Guinée qui sort péniblement de la longue dictature du président Lansana Conté a réussi à se choisir un dirigeant par les urnes, après deux années de transition militaire chaotique.
Il n’y a donc pas de fatalité. Même si elle avance péniblement et connaît ça et là des résistances, la démocratie prend pied sur le continent africain. C’est peut-être le sens de l’histoire : les grandes démocraties d’aujourd’hui ont connu leur période de doute, d’instabilité et de régression. C’est seulement au prix de luttes et de sacrifices que les peuples ont acquis le droit de choisir ceux qu’ils souhaitent voir présider à leurs destinées.

Source:http://www.afrik.com/article21441.html

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Skype : la conversation vidéo disponible aujourd’hui sur iPhone

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 31 décembre 2010

Une mise à jour de l’application introduit la possibilité de passer des appels vidéo en 3G et WiFi depuis et vers un iPhone4, 3G S, un iPod touch et les versions Windows, Mac OS X et Linux de Skype.

Skype n’a finalement pas attendu le Consumer Electronic Show (CES, 6-9 janvier) pour annoncer la fonction conversation vidéo pour son application iOS.
Elle est disponible dès aujourd’hui sur l’App Store pour l’iPhone 4, l’iPhone 3G S, l’iPod touch 4 et permet de passer et recevoir des appels vidéo entre ces terminaux mais également vers Skype sur Windows (version 4.2 et suivante), Skype sur Mac (version 2.8 et suivante) Skype pour Linux ainsi que le vidéophone d’Asus.

Bientôt Android

L’iPhone de 1ère génération n’est pas pris en charge. En revanche, l’iPad et l’iPod touch 3 peuvent recevoir les appels vidéo. La communication peut s’établir via une connexion 3G ou WiFi.
De quoi concurrencer directement le service FaceTime d’Apple qui ne fonctionne qu’en WiFi ? «  »Nous permettons à nos utilisateurs d’interagir avec tous les ordinateurs. Par ailleurs, notre nouvelle application avec la vidéo est aussi disponible pour l’iPhone 3GS, l’iPad et l’iPod Touch. Même si ces derniers n’ont pas de caméra frontale, ils peuvent recevoir la vidéo de leurs contacts. Enfin, les usagers récupèrent toute leur liste de contacts Skype, et c’est important pour eux, car ils ont souvent quelqu’un à appeler dès l’installation terminée », explique Rick Osterloh, directeur des produits grand public chez Skype, cité par LePoint.fr.

Dans son communiqué, Skype indique que sur les 6 premiers mois de l’année, les appels vidéo ont représenté 40% des minutes de communications « Skype à Skype ».

Apporter cette fonctionnalité aux autres versions mobiles de Skype devrait donc être une priorité, à commencer par Android et Symbian. Il n’est d’ailleurs pas impossible que l’on en sache plus la semaine prochaine lors du CES.
Une conférence de presse aura lieu le 6 janvier à Las Vegas en présence de Tony Bates, le P-DG de la compagnie luxembourgeoise au cours de laquelle Skype promet « une série d’annonces liées à la vidéo ». À suivre donc… (Eureka Presse)

(source:http://www.businessmobile.fr/actualites/skype-la-conversation-video-disponible-aujourd-hui-sur-iphone-39757147.htm#xtor=EPR-10010)

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La sécurité est un frein à l’adoption du cloud computing

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2010

Par Antoine Robin

Les responsables informatiques craignent pour la sécurité et la confidentialité des données hébergées « dans le nuage ». Les fournisseurs ne semblent pas capables de les rassurer.

Forrester publie les résultats de deux enquêtes menées auprès de 2 200 cadres et décideurs informatiques de grandes entreprises et de PME, en Europe (France, Allemagne, Royaume-Uni) et en Amérique du Nord, sur les tendances d’équipement en matériel et infrastructures. Sur les 231 décideurs français interrogés, environ la moitié – soit 39 % des grandes entreprises et 50 % des PME – estiment que la sécurité est un frein important à l’adoption du cloud computing dans leur entreprise. Les décideurs craignent notamment la divulgation d’informations sensibles en cas d’erreur de manipulation ou de piratage.

De nombreuses questions se posent en effet au sujet de la continuité de service, de la sécurité et de la confidentialité des données, de leur récupération en fin de contrat, de leur traçabilité, etc. Quels sont par exemple les engagements contractuels du prestataire opérant le nuage en cas de découverte d’une faille de sécurité ? Le cadre légal est également un sujet sensible. Les contraintes réglementaires relatives à la traçabilité et à l’usage des informations personnelles ne sont par exemple pas les mêmes en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Or, le nuage peut être hébergé, par définition, n’importe où.

Cette étude confirme les résultats d’autres enquêtes menées en 2009. En avril dernier, 75 % des participants au salon InfoSecurity déclaraient qu’ils souhaitaient augmenter le budget alloué à la sécurité des applications externalisées. Une précédente étude d’IDC révélait que la sécurité est un point déterminant dans l’adoption (ou pas) du cloud computing aux Etats-Unis. Et, en juin dernier, Hugh Penri-William, membre de l’Information Security Forum (ISF) qui regroupe les RSSI des plus grosses entreprises au niveau mondial déclarait que « 91 % des membres de l’ISF estiment que le cloud computing accroît les menaces de sécurité ».

Résultat ? Selon Forrester, la proportion de grandes entreprises ayant adopté ce modèle n’a pas évolué depuis 2008, stagnant à 3 %. Et seulement 4 % des PME ont mis en œuvre cette solution, contre 2 % en 2008.

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Réchauffement planétaire et tergiversation des pays du Nord.

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 15 décembre 2010

 

Les pays du Nord ont été interpelllé jeudi dernier à Cauncun (Mexique) par les pays du bassin du Congo.Ces derniers, par la voix du Ministre Congolais de l’Environnement, de la Conservation de la Nature et du Tourisme(RDC),José Endundo,demandent aux pays du Nord de recompenser les efforts consentis par leurs pays dans le cadre de la lutte contre le réchauffement planétiare.

Ils ont déclaré que «  Nous avons fourni des efforts. Nous sommes disposés à les poursuivre, mais, pour cela, les efforts devraient être réciproques. Les discussions qui traînent en longueur sur la REDD + (Réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts) notamment sur les mesures de sauvegarde et sur les engagements à long terme doivent cesser.

 

Ils se sont engagés collectivement, estiment-ils, pour développer des stratégies d’utilisation rationnelles des ressources naturelles pour en assurer la pérennité par la signature d’un plan de convergence sous-régionale sur cette question. Les pays de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale(COMIFAC) détiennent 15 millions d’hectares de forêts gérées de façon durable,ont-ils manifesté. Cinq hectares sont déjà certifiées et près de 40 millions d’hectares de forêts sont dédiés à la conservation stricte. Leur ambition est d’atteindre 100% de forêts de production certifiée, pendant que le processus continue, et une augmentation significative de la superficie des forêts d’içi à 2020.

Les pays du bassin du Congo s’opposent à ce que la RDD+ soit incluse dans le volet NAMAS, conscients de l’importance qu’ils apportent dans le processus de stabilisation du climat et de leur rôle dans le régime climatique en perspective.

La COMIFAC est composée des pays suivants: Cameroun, Tchad, Burundi, Rwanda, Sao Tomé et Principe, la République Démocratique du Congo (RDC), République du Congo, République Centrafricaine (RCA), Gabon et Guinée Equatoriale.

 

 

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L’internet, patrimoine mondial de l’humanité ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 13 décembre 2010

par CHRISTIAN COSTE, Libres propos

L’internet s’est invité dans nos vies plus vite qu’aucune technologie ne l’a jamais fait. Poussé par le commerce, il porte aussi des moyens de communication et d’expression inédits. Il facilite l’échange des biens, mais aussi des idées. Il anime le débat public et vivifie le contrôle des pouvoirs, quels qu’ils soient. Il est, à lui seul, une révolution comparable aux plus grandes, comme la roue, le codex, la boussole, l’imprimerie…

Naturellement il suscite les convoitises. Les gouvernements, surpris par son irruption, dans les toutes dernières années du XXe siècle, n’ont eu de cesse de vouloir maitriser cet OVNI qui prétendait échapper à leur régulation. La Chine a réinventé depuis 2006 une grande muraille pour le censurer et l’isoler. L’Iran limite volontairement les vitesses de téléchargement à un débit misérable pour les particuliers et les cybercafés et le censure. Même, les pays démocratiques entendent le maitriser au nom de la défense de l’ordre public. A cet égard l’affaire Wikileaks risque d’être à la liberté de l’internet ce que le 11 septembre fut aux libertés politiques en Amérique.

Pourtant, sans tambour ni trompette, il y a longtemps que les États-Unis ont fait main basse sur l’internet. Car s’il est sans gouvernement, sa gouvernance est le domaine réservé de sociétés américaines. L’ICANN, qui distribue et réglemente les noms de domaine sans lequel l’internet ne saurait fonctionner, est une société californienne sous la tutelle du Département du Commerce américain . Verisign, qui fournit des services d’infrastructure pour les réseaux Internet, est aussi une société de droit américain.

Internet dépend donc pour l’essentiel de la juridiction américaine. Son gouvernement n’entend pas qu’il en soit autrement. Pourquoi modifier un système qui fonctionne ? Vouloir mettre en place une gestion mondiale partagée serait, à ses yeux, vouloir faire conduire un autobus par ses passagers. En outre, principaux contributeurs de la recherche et de la maintenance de l’internet, les États-Unis entendent contrôler ce qu’ils financent.

« Sommets mondiaux sur la société de l’information » et « Forums sur la gouvernance de l’Internet » se succèdent, impuissants à faire bouger cette ligne.

Pour susciter et accompagner le sursaut de l’opinion, il faut une déclaration de visibilité, éclatante et universelle, autour de laquelle pourra se construire une nouvelle gouvernance.

Pourquoi ne pas déclarer l’internet patrimoine mondial de l’humanité, selon la procédure de l’UNESCO ? Son document-cadre « Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial » définit précisément la notion de « valeur universelle exceptionnelle » comme « une importance culturelle tellement exceptionnelle qu’elle transcende les frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité. À ce titre, la protection permanente de ce patrimoine est de la plus haute importance pour la communauté internationale tout entière ».

La définition s’applique parfaitement à l’internet. Il appartient alors aux États d’engager la procédure. Avec « l’engagement total de l’État partie à préserver le patrimoine concerné, dans la mesure de ses moyens. Cet engagement prendra la forme de mesures juridiques, scientifiques, techniques, administratives et financières appropriées adoptées et proposées pour protéger le bien et sa valeur universelle exceptionnelle ».

Chaque État a intérêt à agir. Chacun en ce qui le concerne. Et bientôt tous se verront moralement contraints de la faire. Comment se justifier de rester sur le bord du chemin ? Déclaré patrimoine commun, l’internet devra être traité comme tel. Et son image imposera son statut.

Chiche ?

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Faut-il craquer pour l’iPhone 4 ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 24 juin 2010

 

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Le patron d’Apple, Steve Jobs, a présente le nouvel iPhone 4, à San Francisco le 7 juin 2010.

L’iPhone 4, le nouvel opus du téléphone intelligent d’Apple à écran tactile, est commercialisé à partir de jeudi 24 juin. Il est vendu à partir de 199 euros pour les nouveaux clients et à partir de 149 euros pour ceux qui renouvellent leur abonnement.

En fait, l’appareil risque de coûter jusqu’à 600 euros pour ceux qui souhaitent rester chez leur opérateur, ce qui en fait un téléphone un des plus chers du marché. La nouvelle version de l’iPhone mérite-t-elle un tel investissement ?

Le Monde a pu tester pendant une semaine ce nouveau terminal pour en apprécier ses points forts et ses faiblesses.

L’iPhone 4 se distingue par un look ultra fin, une meilleure prise en main. Des tranches en métal coincées sont entre deux plaques de verre ultrarésistantes (nous avons fait tomber le téléphone à maintes reprises et conservé l’appareil avec des clés dans une poche sans la moindre égratignure). Une fois allumé, l’écran est lumineux, d’une meilleure définition, rendant la lecture des mails plus aisée et un meilleur rendu des clichés.

L’interface du nouvel iPhone a changé. On peut regrouper à sa guise les applications dans des dossiers. Les mails provenant de plusieurs comptes sont rangés dans une seule boîte. Ce n’est pas forcément pratique lorsqu’on reçoit de nombreux messages. En revanche, plusieurs programmes peuvent être lancés simultanément très simplement et très rapidement grâce à un nouveau microprocesseur.

RÉALISATION DE PETITS FILMS

Une caméra a été installée sur le devant du téléphone. Elle permet de réaliser des visioconférences avec ses correspondants. Une nouveauté à la portée limitée : pour en profiter, il faut être connecté à un réseau sans fil Wifi et… appeler un autre iPhone4 !

L’appareil photo, point faible des versions précédentes, a été amélioré. Le capteur a été porté à 5 méga pixels, un flash a été ajouté ainsi qu’un zoom. Pour prendre de bons clichés, il faut bien tenir l’appareil, ce qui n’est pas toujours facile lorsqu’on veut saisir une scène rapidement ! Un bouton pour déclencher l’objectif serait le bienvenu. Autre nouveauté, la réalisation de petits films en haute définition que l’on peut monter directement sur le téléphone.

Les nouvelles fonctions ne nuisent pas à l’autonomie de l’appareil : la batterie permet de profiter de l’iPhone pendant une journée au minimum. La version de base est proposée avec 16 Go de mémoire, c’est un peu juste lorsqu’on stocke beaucoup de photos, de vidéos, de morceaux de musique ou des livres sur appareil. L’application ibooks permet en effet de se constituer une bibliothèque. La version à 32 Go est plus confortable (et plus cher), mais il est impossible d’ajouter une carte mémoire. On attend un iPhone embarquant 64 Go de mémoire disponible, un format qui existe déjà sur l’iPod Touch.

Au final, l’iPhone 4 est un bel appareil qui n’est pas aussi révolutionnaire qu’au moment de sa première sortie. Il devrait néanmoins rencontrer un grand succès. Il est déjà indisponible chez certains opérateurs et les stocks installés dans les boutiques semblent limités. Orange va ouvrir trois points de vente dès jeudi à minuit pour satisfaire ceux qui veulent se procurer le précieux téléphone.

Joel Morio

 

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Le nouveau chef de la diplomatie belge ouvre une  » Maison Schengen  » pour les demandeurs de visa à Kinshasa, a rapporté Colette Braeckman, journaliste belge et correspondant de Le Soir, qui était dans la suite de l’homme d’Etat belge. Le nouveau Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Belgique Steven Vanackere qui vient de visiter la RD Congo vient de marquer d’une pierre blanche sa politique congolaise par un geste significatif en décidant l’ouverture d’une  » Maison (espace) Schengen  » pour les demandeurs de visa à Kinshasa.

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 27 janvier 2010

 

 

Depuis des années, les grilles de l’ambassade de Belgique sont l’un des lieux les plus rébarbatifs de Kinshasa. Non seulement parce que sur l’ancienne  » place Braconnier  » s’entassent de mendiants, handicapés, changeurs et changeuses des monnaies devises et autres vendeuses de boissons et de fruits, mais surtout parce que chaque jour, sous la pluie et le soleil, des dizaines de demandeurs de visa font patiemment la file. Les uns souhaitent présenter leurs dossiers, les autres s’intéressent sur l’état d’avancement de leur demande ou ramènent des documents manquants.
Dans ces files, on crie, on s’interpelle, on se chuchote quelques tuyaux pour faire avancer les choses, des tuyaux que les progrès de la biométrie et de l’informatique rendent de plus en plus aléatoires… D’ici peu, les conditions pénibles de cette attente devraient s’améliorer sensiblement. En partenariat avec le Portugal et avec l’appui de la Commission européenne, la Belgique ouvrira une  » Maison Schengen « , un centre qui accueillera les demandeurs de visa pour la Belgique, la France, le Portugal, l’Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas. Déjà les travaux ont commencé dans des locaux cédés par l’école Belge, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, et une modeste plaque argentée  » Maison Schengen  » a été dévoilée par le Vice-premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere. Ce dernier a souligné que la mission de ce centre sera de réceptionner les demandes de visa, insistant sur le fait que les  » sollicitants  » seront désormais accueillis dans des conditions plus dignes et plus respectueuses. Cette idée, visiblement, est chère au cœur du ministre :  » bon nombre d’habitants de cette ville rêvent de venir en Europe, mais il est évident que ce ne sera pas possible pour tous. Mais même en cas de refus, il faut que la dignité des gens soit respectée, que le processus s’améliore… « .
Selon le ministre, plusieurs raisons expliquent pourquoi la Belgique a pris l’initiative d’une  » Maison Schengen « . Tout d’abord le fait que ce pays, fondateur de Schengen, a toujours tenu à être à la pointe des avancées en matière de coopération européenne, de circulation des personnes et d’amélioration du processus d’octroi des visas. En plus d’une exigence personnelle de dignité, le ministre insiste aussi sur les nouvelles techniques : la mise en œuvre de la biométrie (reposant entre autres sur les empreintes digitales) devrait rendre la fraude plus difficile.
Les données ainsi recueillies devraient rejoindre une base de données commune aux Etats européens. Et cela afin, assure Vanackere, de rendre impossible le  » visa shopping « , où l’on voyait les demandeurs de visa tenter leur chance d’une ambassade à l’autre, tandis que les  » petits malins  » utilisaient le système dit  » ngulu  » littéralement,  » petits cochons « , par lequel des musiciens, membres d’un orchestre ou suivants d’un artiste connu, cédaient leur passeport dûment muni d’un visa en bonne et due forme afin que le précieux document serve plusieurs fois… Si la Belgique a pris le leadership de cette  » Maison Schengen « , c’est aussi parce que ses services consulaires accueillent bon an, mal an entre 13 et 14.000 demandes de visa, dont 75% reçoivent une réponse positive, un chiffre important qui représente les trois quarts du  » marché des visas  » à Kinshasa.
A noter cependant que la  » Maison Schengen  » ne représentera que la première étape de la demande de visa, celle de la constitution du dossier et de la demande. Les Etats européens en effet ne cèdent qu’à regret leurs prérogatives et l’évaluation, positive ou négative, des demandes ainsi que le processus de décision demeureront de la compétence de chaque ambassade. Ces dernières devront aussi s’entendre sur la répartition des frais de visas, qui devraient alimenter le fonctionnement de ce nouveau service administratif. Avant de quitter le chantier de cette maison qui deviendra un nouveau visage de l’Europe à Kinshasa, Vanackere insiste une fois de plus :  » la procédure devrait devenir plus rapide et, quelle que soit la décision finale, il faut que nos hôtes soient accueillis de manière correcte, dans la dignité… « .
Richard MALOLE

 

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