LE MINISTRE “CONGOLAIS” DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE RETOURNE TRAVAILLER AU…RWANDA

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 13 octobre 2009

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Accumulation au gouvernement de postes sans titulaire tel celui de la Recherche scientifique pour démission non déclarée du ministre Lititiyo Kinshasa, 07/10/2009 / Politique Un remaniement du gouvernement semble aller de soi maintenant avec le constat d’accumulation de postes ministériels vidés de leurs titulaires comme c’est le cas qui fait jaser de la démission remarquée non déclarée du ministre de la Recherche scientifique Lititiyo Dans la haute ville, tout le monde en parle. Porté disparu depuis deux mois, le ministre de la Recherche Scientifique vient d’être re­trouvé à Gisenyi, au Rwanda où il exerce les fonctions de directeur chargé du programme d’investisse­ment de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs. Tout au long de ces deux mois, un mu­tisme bizarre a été observé tant au niveau du ministère de la Recherche Scientifique que de la Primature. Tout s’est passé comme si de rien n’était. C’est à l’issue de la session ordinaire du Conseil Scientifique National qui s’est achevée vendredi que son absence a été fortement remarquée d’autant que c’est d’habitu­de le ministre qui préside of­ficiellement les cérémonies d’ouverture et de clôture de cette manifestation qui se tient une fois l’an. Toujours dans la haute ville, les débats font rage sur cette disparition inexpliquée d’un ministre en fonction que l’on a fini par retrouver par hasard dans un pays voisin pour aller occuper un poste de direc­teur dans une organisation sous-régionale, sans avoir au préalable remis sa dé­mission au Premier ministre et cela pendant deux mois. Selon les mêmes sources, Joseph LITITIYO a été dési­gné à ces fonctions au len­demain de la visite officielle du Président Paul KAGAME à Goma marquant ainsi la re­prise officielle des relations diplomatiques entre Kins­hasa et Kigali. De crainte de voir la décision remise en cause au profit d’un autre, il s’est gardé d’en faire large diffusion pour ne pas réveiller les chats méchants et il semble qu’il a traversé la frontière à pied, muni de quelques effets pour pren­dre d’abord ses fonctions, quitte à ce que la famille le suive après.. Depuis lors, il n’a jamais remis les pieds à Kinshasa. Mépris des règles d’éthique Certes, il y a incom­patibilité entre les fonctions de ministre et celles d’un directeur d’une organisa­tion fût-elle sous régional. Cependant, la moindre des choses, dans le chef du ministre lui-même et bien entendu du gouvernement, aurait été de prévenir les agents et fonctionnaires de ce ministère ainsi que la nation, car il s’agit là d’un comportement violant les règles élémentaires d’éthi­que dans l’exercice de la fonction ministérielle. Pour autant, lorsqu’on observe toutes ces manœuvres visi­bles et invisibles auxquelles se livrent les acteurs politi­ques pour être nommé ministre, l’on a du mal à com­prendre ce départ précipité pour un poste de directeur dans une organisation sous régionale. Que non! S’est exclamé un autre membre du gouvernement: il s’agit d’une question de garantie que ne peut offrir qu’un poste dans un organisme international où un mandat est souvent de cinq ans re­nouvelable alors qu’au Con­go, l’on a eu à connaître des gouvernements qui n’ont d’une que l’espace de trois mois ». On comprend alors pourquoi des ministres en­core en fonctions ont usé et abusé de leurs positions privilégiées pour glisser leurs noms dans les ordonnances présidentielles les nommant directeurs dans l’adminis­tration publique. C’est pour assurer leur avenir car l’on ne sait jamais, a avoué un ancien ministre aujourd’hui au chômage. Remaniement en cours Le gouvernement est amputé des trois membres importants. Il y a eu d’abord la nomination du professeur Adolphe LUMANU au poste de directeur de cabinet du chef de l’Etat suivi il y a qua­tre jours du décès inopiné du ministre de l’Economie et Commerce Extérieur et enfin cette démission non déclarée du ministre de la Recherche Scientifique. Certes, d’autres membres du gouvernement vont as­sumer l’intérim mais à ce stade des débats ce qui étonne, c’est, que le respon­sable N°1 d’un ministère aussi stratégique qu’est ce­lui de la Recherche Scientifique dont l’importance n’est plus à démontrer dans un pays en plein chantier abandonne son poste au profit de celui d’un directeur à la CEPGL. Demain, tou­jours dans cette quête de chercher à bénéficier d’un mandat de cinq ans renou­velable dans un organisme international afin de garantir et d’assurer son avenir, l’on risque d’apprendre que le Premier ministre lui-même a discrètement renoncé à ses fonctions pour concourir à celles du secrétaire général adjoint de l’Union Africaine. (DN/TH/GW/Yes) F.M./Le Phare

 

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE, D.C.

Kinshasa – R.D.Congo

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Rapports accablants: Un Tribunal Pénal International pour le Congo?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 10 septembre 2009

Le Tribunal pénal international pour la RDC en marche

Par  Le Potentiel

Les dernières actions menées par les instances de la Communauté internationale concourent vers la mise en place d’un Tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a été l’une des premières hautes personnalités étrangères à reconnaître que plus de 5 millions de personnes ont été tuées au Congo. Elle a plaidé pour que justice soit faite afin que les criminels répondent de leurs actes abominables devant la justice. Hier mercredi, à Genève, l’ONU a présenté des «Rapports spéciaux des droits de l’ONU sur les événements de Kiwanja et Kanyabayonga ». Le CNDP a été accusé dans le premier cas et les FARDC sont pointées du doigt dans le second. La mise en place d’un Tribunal pénal international pour la RDC se précise.

Pour plus d’information, téléchrager le document suivant:    uncpipourlardc.docRapports accablants: Un Tribunal Pénal International pour le Congo?  dans DROITS DE L'HOMME doc

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La RDC en quête d’un logo pour son jubilé

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 septembre 2009

Cadre ponctuel ayant pour missions de concevoir et de coordonner toutes les activités commémoratives du cinquantième anniversaire de l’indépendance de la RD Congo, le Commissariat Général du Cinquantenaire ( CGC) a lancé, le samedi 29 août à son siège à Gombe, un concours de création du logo officiel du jubilé. Cérémonie présidée par le général Dénis Kalume, commissaire général du CGC, ce dernier a indiqué que ce logo, symbole du cinquantenaire, sera scellé ou imprimé sur tout ce qui aura trait au cinquantenaire. « Au lieu d’imposer un logo, le président de la République, Joseph Kabila, en sa qualité de président du comité d’honneur, souhaite faire participer tous les Congolais à la conception et à l’organisation de toutes les activités de l’année jubilaire. A ce titre, il nous a instruit pour que le concours soit ouvert à tout le monde afin de choisir le meilleur ! » a lancé le commissaire général.

Le concours s’ouvre dès ce mardi 1er septembre et court jusqu’au 15 septembre prochain. Peuvent y prendre part gratuitement tous les créateurs professionnels congolais en graphisme publicitaire (infographes et designers en communication visuelle) résidant au pays ou à l’étranger. Selon l’ambassadeur Mutamba, coordonnateur adjoint du comité scientifique du CGC, les participants peuvent être des personnes physiques, des personnes morales (atelier ou agence) et ne peuvent envoyer au maximum que deux propositions. Le logo, décliné en charte graphique complète, sera présenté de deux manières : sur support papier A4 et sur support électronique (résolution jpeg minimum 300 dpi) pouvant être agrandi ou réduit ou encore photocopié en noir et blanc sans perdre sa lisibilité. Le logo devant comporter le nom « République Démocratique du Congo », en toutes lettres, ou en sigle RDC, l’ambassadeur Mutamba souligne que cette création doit autant traduire les acquis positifs des 50 dernières années de l’histoire du pays (l’unité du pays…) que les aspirations légitimes de tout Congolais : paix durable, renaissance profonde de la nation, avenir radieux fait de progrès et de développement, indépendance totale du pays etc.

Cependant, le comité d’organisation affirme laisser aux participants le libre choix d’autres éléments figuratifs qu’ils jugeront essentiels dans leur création. « Toutefois, le logo doit être un travail original, inédit. Les participants doivent garantir qu’ils en sont les auteurs », a souligné le diplomate congolais. Enfin, à en croire les organisateurs, le jury sera composé des représentants du CGC, d’experts en arts graphiques et des représentants de l’enseignement artistique. Le nom du gagnant ou de la personne de contact, s’il s’agit d’un groupe, sera rendu public après le 22 septembre prochain. Rappelons que le CGC a été créé le 1er juin dernier par ordonnance présidentielle n°09/037 avec pour objectifs de contribuer au développement durable de la RD Congo par la mise en valeur de son patrimoine culturel, touristique, artistique, etc. ; de soutenir les créateurs congolais tant au pays qu’à l’étranger ; de participer à l’éducation à la citoyenneté et de promouvoir la visibilité et le rayonnement international de notre pays. Dans sa mission de reconstituer la mémoire collective du peuple congolais, le CGC s’impose comme devoir, durant l’année jubilaire (juin 2009-juin 2010), d’offrir aux compatriotes l’occasion de faire un bilan collectif des 50 ans après l’accession du pays à l’indépendance nationale.

Tshieke Bukasa
Kinshasa, 1/09/2009 (Le Phare, via mediacongo.net)

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Nature et spécificité de la dollarisation de l’économie congolaise (RDC)

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 27 juillet 2009

Kola LENDELE,Joseph KAMANDA KIMONA-MBINGA

Depuis le début des années 1990, la République Démocratique du Congo (RDC)2 connaît une instabilité socio-politique qui a abouti à une désintégration graduelle de son économie, attestée par une contraction cumulée du produit intérieur de plus de 50 % en treize ans (1990-2003). L’évolution de la situation économique congolaise depuis 1990 à ce jour se résume en quatre phases distinctes suivant les tendances inflationnistes.

La première phase est celle des épisodes d’hyperinflation qui ont caractérisé les années 1990-1994. Pendant les années quatre-vingt, l’inflation, mesurée par le taux de croissance annuel de l’indice des prix à la consommation, était d’environ 50%. Elle est passée à 256% en 1990. Elle a poursuivi sa progression au cours des années 1991-1993 avec un taux annuel compris entre 3 000 et 4 500 %, avant d’atteindre son niveau historique de près de 10 000 % en 1994.

La deuxième phase s’étale sur les années 1995-1997. C’est une phase de relative stabilisation pendant laquelle l’inflation est retombée à 370% en 1995, suite à une politique de contrôle des émissions monétaires et des dépenses publiques menée à l’époque. L’accalmie relative observée à cette époque a été brutalement interrompue en 1996 par l’éclatement de la première guerre qui a abouti au renversement du régime du Maréchal Mobutu, en mai 1997. Avec la guerre, l’inflation est remontée à 753% en 1996. Le changement de régime intervenu en mai 1997 s’était accompagné d’une brève période de désinflation, avec un taux d’inflation négatif (-0,4%) en 1997.

La troisième phase a débuté en 1998 et s’est achevée en 2001. C’est la période du second épisode de la guerre qui a impliqué plusieurs pays africains et qui a abouti à la destruction totale de l’infrastructure économique du pays. Afin de soutenir l’effort de guerre, le financement monétaire des dépenses publiques a été remis en marche.

L’inflation a repris de manière très vive, se situant à 135% de stabilisation macroéconomique, appuyés par les programmes d’assistance des institutions financières internationales, ont permis de maîtriser l’inflation. Celle-ci a atteint 16% en 2002, puis descend en dessous de 10% en 2003. La relative stabilité observée entre 2002 et 2003 s’est poursuivie en 2004.

Pour plus d’information, télécharhez le document en PDF

Nature et spécificité de la dollarisation de l’économie congolaise (RDC) dans DEMOCRATIE ET ETAT DE DROIT pdf ladollarisationdelconomiecongolaise.pdf

 

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CHRONOLGIE DE L’HISTOIRE DE LA RD CONGO

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 3 mai 2008

1482 : Le navigateur portugais Diego CAO découvre l’embouchure du Congo.

1491 : Arrivée des premiers missionnaires.

1815 : Expédition scientifique anglaise à l’embouchure du Congo. Le chef de l’expédition meurt après avoir dépassé les premières cataractes.

1858, 13 février : Les Anglais BURTON et SPEKE découvrent le lac Tanganika.

1859 : BURTON remonte le Congo jusquaux chutes d’Yelala.

1865, 17 décembre : LEOPOLD II monte sur le trône de Belgique.

1871
LIVINGSTONE atteint le fleuve Lualaba (Haut-Congo et séjourne à Nyangwe.
10 novembre : STANLEY retrouve LIVINGSTONE à Udjidji, au bord du lac Tanganika.

1873-75 : Le lieutenant de marine anglais CAMERON traverse lAfrique dEst en Ouest et découvre le cours du Congo.

1874-1877 : Traversée de l’Afrique par STANLEY, de Bagamoyo à Boma.

1875 : Premier voyage de SAVORGNAN de BRAZZA à Libreville.

1876
12 septembre : Première réunion de la Conférence Internationale de Géographie de Bruxelles.
14 septembre : Création de l’Association Internationale Africaine (A.I.A.).

1877
Entretiens de LEOPOLD II avec SAVORGNAN de BRAZZA, puis avec STANLEY.
25 novembre : Création du Comité d’Etudes du Haut-Congo (C.E.H.C.).

1877-1880 : Quatre expéditions belges partent successivement de la côte orientale de l’Afrique.

1879
Naissance de l’Association Internationale du Congo (A.I.C.).
octobre : STANLEY reçoit son surnom de « BOULA MATARI » (Briseur de Rochers).

1881
STANLEY, malade, rencontre le trafiquant Teke NGALIEMA qui l’autorise à s’établir chez lui.
8 novembre : STANLEY rencontre MAKOKO de Lema, roi de la tribu Wanbundu sur la rive gauche du fleuve Congo.
Décembre : STANLEY crée le poste de Léopoldville à Ntamo sur le « Stanley-Pool », avec le consentement de MAKOKO (d’après Isidore NDAYWEL, p.272 ; STANLEY « Lettres inédites » donne la date du 14 avril 1882, p.209).

1882 : STANLEY découvre le lac Léopold II.

1883, décembre : STANLEY atteint les « Stanley-Falls » (futur Stanleyville) .

1884, 15 novembre : Ouverture de la Conférence de Berlin.

1885
26 février : Clôture de la Conférence de Berlin et adoption de l’Acte général.
1er juillet : Proclamation officielle de l’Etat indépendant du Congo.

1886, 24 août : LEOPOLD II écrit au diplomate LAMBERMONT : « Je tiens à ce que notre Congo soit évangélisé par des Belges. »

1889, 2 août : Par testament, LEOPOLD II cède le Congo à la Belgique.

1898, 6 juillet : Inauguration du chemin de fer Matadi-Léopoldville.

1906
Création de la « Compagnie du Chemin de fer du Bas-Congo au Katanga » et de la « Société internationale forestière et minière » ;
3 juin : Décret créant le système de « Chefferie ».

1908
20 août : Le Parlement belge vote l’annexion du Congo.
18 octobre : Charte coloniale belge.

1909
mars : L’Union Minière du Haut Katanga met sur le marché la première production de KOLWEZI ;
17 décembre : Mort de Léopold II.

1910
Abolition de l’impôt en nature ; création du « Vice-gouvernorat général » du KATANGA ;
2 mai : Généralisation du système de la « Chefferie » ;
5 juillet : Le décret sur le droit de résidence codifie le système de la « relégation » (sorte d’exil intérieur).

1911
Création des « Secteurs administratifs » et du « Comité consultatif » ;
14 avril : Création d’une S.A. des « Huileries du Congo belge » (H.C.B.) ;
30 juin : première coulée de cuivre à Elisabethville.

1912
28 mars : Arrêté royal créant les « Territoires » (ex « Zones »)
20 mai : F. FUCHS, Gouverneur général.

1913 Création à BUTA de la première « école pour fils de chefs » ; les termes « cités indigènes » et « centres extracoutumiers » apparaissent pour désigner les quartiers des Congolais travaillant pour les Blancs ; création de la « Province orientale » autour des Falls ; le KASAÏ est reconnu comme région diamantifère.

1915 : Le « Comité consultatif » devient « Conseil de gouvernement » ; histoire de la mystique Maria Nkoi (Marie aux léopards), dans le pays ekonda.

1916, 5 janvier : E. HENRY, Gouverneur général.

1917 Instauration des « cultures obligatoires » , à l’instigation du directeur général de l’Agriculture au ministère des Colonies E. LEPLAE ; les « H.C.B. » créent la « Société anonyme d’Entreprise commerciale du Congo belge » (SEDEC) ; première ordination d’un prêtre autochtone.

1918 8 janvier : Ordonnance interdisant aux Noirs de circuler dans les circonscrptions urbaines et dans certaines agglomérations européennes entre 21h30 et 4h. ;
16 juillet : Décret imposant la séparation des races dans les villes.

1919 Paul PANDA FARNANA, jeune volontaire de la Grande Guerre, fonde l’ « Union congolaise » à BRUXELLES ; la Commission pour la Protection des Indigènes estime que, depuis le début de l’occupation européenne, la population du Congo a sans doute été réduite de moitié.

1920 LU.M.H.K. produit du cobalt ; premières légendes des « Mitumbula » (les Blancs cannibales) au KASAÏ.

1921
Début de l’exploitation du gisement uranifère de SHINKOLOBWE.
30 janvier : M. LIPPENS, Gouverneur général ;
19 février : Premier procès de la société Anioto (hommes-léopards de la région du Haut-Aruwimi, mouvement antieuropéen) .
18 mars : Simon KIMBANGU a un songe ;
19 mars : Il guérit un enfant ; le kimbanguisme est né ;
23 mars : Décret reconnaissant l’Association des Fonctionnaires et Agents de la Colonie, dont sont exclus « les indigènes et les gens de couleur » ;
3 octobre : Simon KIMBANGU est condamné à mort par un tribunal militaire ;
novembre : ALBERT Ier commue sa peine en emprisonnement à vie.

1922 Une commission constituée par le ministre libéral des colonies Louis FRANCK précise que, dans le système d’enseignement colonial, l’éducation doit primer sur l’instruction ; le mouvement « kitawala » (issu de « Watch Tower », qui deviendra en 1934 les « Témoins de Jehovah ») s’infiltre au KATANGA.

1923
LEOPOLDVILLE devient un « District urbain » ; intronisation d’un « mwami » Hutu à la tête des immigrés Banyarwanda du KIVU (en place du traditionnel Tutsi ; les « Banyamulenge » seraient au départ un groupe de ces Rwandais, appelés ainsi par ceux qui étaient établis depuis 1881, parce que se dirigeant vers MULENGE).
24 janvier : M. RUTTEN, Gouverneur général.

1924 : Le ministre libéral des Colonies, Louis FRANCK écrit : « Pour l’éducation morale, c’est sur l’évangélisation qu’il faut surtout compter. On ne fera rien de permanent sans elle. Cette conviction est indépendante de toute conviction de foi ou de dogme. Elle est basée sur cette observation que la vie indigène est profondément pénétrée de religiosité et de mystère. Seul un autre sentiment religieux, plus élevé, mais aussi profond, paraît capable de remplacer ces influences traditionnelles et d’amener la moralité indigène à un plan supérieur. »

1926
11 février : Ordonnance visant les associations indigènes, contenant la première disposition juridique concernant les « évolués » ;
15 avril : Décret organisant les tribunaux de secteur et de chefferie.

1927, 11 juillet : Inauguration à LEOPOLDVILLE du « monument du souvenir congolais », à l’instigation de Paul PANDA FARNANA.

1928 Création d’un « Comité national du Kivu », pour résister à l’arrivée de planteurs italiens.

1929 : Le député socialiste Emile VANDERVELDE dénonce le travail forcé à la tribune de la Chambre.

1930-1950 Transfert systématique de colonies rwandaises vers les plantations du Kivu et les mines du Katanga.

1930
Première version du « Tintin au Congo » de HERGE ; premières grèves des marins africains.
12 janvier : Première parution du « Courrier d’Afrique ».

1931 Des opposants au système des cultures obligatoires détruisent les cultures de coton dans la région de NDENGESE ; la révolte des Pende du Kwango se solde par plus d’un demi-millier de morts parmi les révoltés contre les méthodes de recrutement musclées des Huileries du Congo belge.

1932 Création dun service de Renseignements, avec une antenne dans chaque province ; la révolte des producteurs de vin de palme dans le KWILU est réprimée (plus de 400 victimes indigènes).

1933
Le nombre des Provinces passe de 4 à 6 ;
1 juillet : Première parution de l’hebdomadaire « La Croix du Congo » ;
22 décembre : Création d’un « Institut national pour l’Etude agronomique du Congo belge »

1934, 14 septembre : Pierre RYCKMANS, Gouverneur général ; il écrit : « La colonie a fait appel, pour assurer le service de l’enseignement élémentaire, au dévouement des missions nationales. Avec des subsides très modestes – un peu plus de huit millions – 350.000 petits noirs fréquentent les écoles primaires. Résultat prodigieux, que toutes les colonies nous envient. »

1936 : Création des paysannats indigènes, tendant à regrouper et à fixer les cultivateurs de manière à accroître leur productivité.

1937 Début de la construction de camps de relégation et de colonies pénitentiaires.

1940 Edgar SENGIER, patron de l’U.M.H.K., expédie un millier de tonnes de minerai d’uranium aux U.S.A. ; création de l’ « Association des Bakongos » (ABAKO).

1941, 8 décembre : La troupe tire sur des grévistes à LUBUMBASHI, 40 à 60 morts et une centaine de blessés.

1942, 18 septembre : SENGIER annonce au colonel NICHOLS que l’uranium espéré par les Américains se trouve déjà à New York.

1944
20 juin : Mutinerie de la Force publique de LULUABOURG ;
12 octobre : Ouverture, au sein du service d’information du gouvernement général, des sections « presse », « radio », « cinéma » et « bibliothèque ».

1945 Création de l’ « Union des Intérêts sociaux congolais » (UNISCO) ; « La Croix du Congo » prend comme sous-titre « Journal des Evolués congolais » ; création de la « Voix du Congolais ».

1946
Apparition des premières écoles laïques, réservées aux seuls Blancs ; deuxième version, en couleurs, de « Tintin au Congo » ; le porte-parole de l’UNISCO, Joseph KASA-VUBU, prononce un discours sur le thème du « droit du premier occupant » ; création au KATANGA de « L’Etoile-Nyota », un périodique bilingue ;
mars : les « évolués » de LEOPOLDVILLE sont autorisés à s’organiser en une « Confédération générale des Syndicats indigènes ».
31 décembre : E. JUNGERS, Gouverneur général ; on estime à 5.609 le nombre des « évolués ».

1947
Mise sur pied d’une administration de la Sûreté ;
31 août : Les autorités et les juges indigènes, les gradés de la Force publique, le clergé noir et les agents auxiliaires de l’administration sont dispensés du fouet.

1948, 12 juillet : Ordonnance créant une « carte du mérite civique ».

1950 : Premiers Africains admis dans les écoles officielles laïques ; Paul BRIEN, de l’U.L.B. écrit : « Envisager sérieusement la création d’Universités pour Noirs au Congo rencontre des impossibilité s profondes. L’enseignement universitaire exige une préparation intellectuelle, morale et sociale qui est loin d’être atteinte au Congo belge. Cette contrefaçon d’Université me paraîtrait bien dangereuse car elle éveillerait, à mon sens, chez le Noir, insuffisamment préparé en ce moment, plus de vanité que de science et de déontologie. »

1951 Mort de Simon KIMBANGU à la prison d’Elisabethville.

1952
La F.G.T.B. crée des écoles pour former des cadres syndicaux à LEOPOLDVILLE, ELISABETHVILLE et STANLEYVILLE ; 20.000 condamnations sont prononcées par les tribunaux congolais pour des infractions rangées sous la rubrique « Cultures éducatives et travaux dans l’intérêt des communautés » ;
1 janvier : L. PETILLON, Gouverneur général ; on estime à 7.661 le nombre des « évolués » ;
mars : création de l’ « Office des Cités Africaines » ;
17 mai : Un décret établit le statut d’ « immatriculé » dont les titulaires jouissent (en principe) de tous les droits civils reconnus aux Belges par la législation.

1954
Dans un climat de guerre scolaire, le ministre libéral des Colonies Auguste BUISSERET décide la création au Congo d’un réseau d’écoles officielles ;
octobre : Création de l’université Lovanium.

1955
Création des premiers athénées du réseau officiel ; les effectifs scolaires représentent 10% de la population ; début du projet de construction d’un barrage et d’une centrale hydro-électrique à Inga.
mai-juin : Voyage du Roi BAUDOUIN (« Bwana Kitoko », le Beau jeune homme) au Congo et au Ruanda-Urundi ;
26 octobre : Décret créant l’Université officielle du Congo-Belge et du Ruanda-Urundi.

1956
février : Publication de la version française (la v.néerl. date de décembre 1955) du « Plan de trente ans » de Jef VAN BILSEN ; premier universitaire congolais, diplomé en sciences psychologiques de l’U.C.L. ; premier évêque congolais sacré à Kisantu ;
29 juin : « Déclaration de lEpiscopat du Congo belge et du Ruanda-Urundi » ;
30 juin : « Manifeste Conscience africaine », réplique congolaise au « Plan » ;
23 août : Joseph KASA-VUBU lit à la presse le « Manifeste de l’ABAKO », réponse au précédent.

1957
Joseph Désiré MOBUTU, ancien de la Force publique, devient collaborateur du quotidien libéral de LEOPOLDVILLE « L’Avenir » ; premières élections municipales ; le Conseil de Gouvernement de Léopoldville discute de l’opportunité d’introduire l’enseignement du néerlandais au Congo ;
10 mai : Décret constituant des « Circonscriptions indigènes », amorce d’un système représentatif.

1958
Création d’écoles normales officielles ; exposition internationale de BRUXELLES ;
5 juillet : H. CORNELIS, Gouverneur général ;
24 août : le général DE GAULLE prononce à BRAZZAVILLE les phrases magiques « l’indépendance, quiconque la voudra pourra la prendre aussitôt. La métropole ne sy opposera pas. » ;
4 octobre : Création du parti katangais CONAKAT, bientôt dirigé par Moïse TSHOMBE ;
10 octobre : création à LEOPOLDVILLE du « Mouvement national congolais » (M.N.C.) ;
8 novembre : un arrêté royal supprime l’usage du fouet dans la Force publique ;
5-13 décembre : Conférence du Rassemblement des Peuples africains à ACCRA (Ghana), en présence de Patrice LUMUMBA et en l’absence de Joseph KASA-VUBU interdit de sortie ;
24 décembre : Le groupe de travail pour l’étude du problème politique du Congo belge, créé à BRUXELLES en juillet, propose de s’engager dans la voie de l’émancipation politique du Congo.

1959 L’université Lovanium est dotée dun réacteur atomique de recherche de type TRIGA, premier en Afrique ;
4 janvier : une émeute est réprimée dans le sang à LEOPOLDVILLE.

1960, 20 janvier – 20 février : Table ronde politique belgo-congolaise à BRUXELLES ; le groupe African Jazz crée « Indépendance cha-cha » ;
27 janvier : la date de l’Indépendance est fixée ;
30 juin : Proclamation de l’Indépendance à LEOPOLDVILLE, discours du Roi BAUDOUIN, du Président Joseph KASA-VUBU et, inattendu, du Premier ministre Patrice LUMUMBA.

 

 

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