Atelier de formation sur l’identite numerique au Campus Numerique Francophone de Brazzaville

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 27 novembre 2012

COMMUNIQUER, C’EST ALLER VERS L’AUTRE

La formation sur l’identité numérique se déroule depuis ce lundi 26 novembre 2012 au campus numérique francophone de Brazzaville.

Cette première journée a comme point fort la technique de communiquer. Odile Ambry souligne que dans l’environnement numérique, bâtir une identité numérique signifie qu’il faut savoir communiquer. Or communiquer, c’est aller vers l’autre, a-t-elle conclut.

Cette formation connait la participation des acteurs multipartites venant des pays francophones de l’Afrique centrale et prendra fin le 30 novembre 2012.

 

les principaux acteurs de la journéeAtelier de formation sur l'identite numerique au Campus Numerique Francophone de Brazzaville dans INTERNET img_19012

 

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AfriNIC Board elected

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 août 2011

AfriNIC is pleased to announce that Ndéye Maimouna Diop Diagne has been elected Chairwoman of the AfriNIC Board following an election held during a board meeting on Friday 12th August 2011. Ndéye Maimouna Diop Diagne is currently the ICT Director at the Senegal’s Ministry of Post, Telecommunications and ICT. Ndéye Maimouna Diop Diagne previously worked as a computer engineer and technical advisor on ICT for the Senegalese Government. She helped install and administrate the national IP backbone for the Senegalese Telecommunications Company (SONATEL). Ndéye Maimouna Diop Diagne holds the position of vice-president of the Senegalese Chapter of Internet Society and takes part in activities of the Forum for African Women Educationalists (FAWE).

Mark Elkins has been elected as the vice Chairman of the AfriNIC Board. Mark Elkins has worked for large computer companies (UKOM Systems and UniForum SA) and is now self-employed (Posix Systems). He is also the Technical Director for UniForum SA – the “CO.ZA” Administrators and wrote the “CO.ZA” system as in use today.

Best wishes to Ndéye Maimouna Diop Diagne and Mark Elkins in their new positions and heartfelt thanks to our outgoing Chairman, Viv Padayatchy. Viv’s contribution has been instrumental in providing AfriNIC important leadership.

AfriNIC is governed by a board of Directors elected by each sub-region covered by AfriNIC as requiered by Article 16 of the its bylaws:

source: http://www.afrinic.net/bod/

 

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LA FIBRE OPTIQUE EN RD CONGO, UN VÉRITABLE DILEMME.

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 24 août 2011

les acteurs du secteur ont planché sur les solutions pour faire avancer le pays,une initiative de BSD-Congo.

Le 23 Août 2011, BSD-Congo a organisée une conférence à l’hôtel Memling sur l’état des lieux des TIC en République Démocratique du Congo.

Des acteurs des différents secteurs y ont participé notamment des représentants du gouvernement, de l’autorité de régulation, d’opérateurs du secteur, des scientifiques et d’étudiants dans les filières techniques.

De toutes les interventions enregistrées, les participants ont épinglés le retard effrayant accusé par la RD Congo dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique et stratégie des TIC s’il faut être compté dans la société du savoir, a fait remarqué le professeur Pascal Kalenda, Coordonnateur du projet Eb@le. Selon ce dernier, c’est le milieu universitaire qui aidera la société congolaise à trouver les bonnes pistes vers cette société du savoir tant attendue.

Dodi Alphonse Mbuta Ikoko, assistant chargé d’enseignements dans les universités congolaises et Information System Specialist à l’UEPN-DDR/Banque Mondiale, a mis en garde les Congolais contre une simple attitude de consommateurs. L’appropriation des TIC suppose avoir la maîtrise de l’industrie électronique qui implique l’infrastructure technologie, a-t-il renchérit. Cette approche a été soutenue par Laurent Ntumba, Directeur technique de MocroCom.

Christian Bope, directeur adjoint d’Afrinic/Afrique Centrale et IT Network Team Leader chez IBM Congo, a interpellé les décideurs politiques qui ont l’obligation de créer un environnement propice pour l’éclosion d’une industrie congolaise dans ce secteur. Il a non seulement rappelé le rôle des élites dont la tâche est de servir de réverbère à la communauté sur les enjeux majeurs des TIC en RD Congo mais aussi ils doivent proposer des solutions pratiques aux difficultés auxquelles la communauté peut être confrontée dans l’usage de ces nouvelles technologies.

Dans le débat qui a suivi ces exposés, il a été question d’une plus grande vulgarisation des TIC, notamment grâce aux médias et d’une prise en compte plus sérieuse de ces technologies dans le système  éducatif congolais.

Cette conférence a été modérée par Serge Ilunga Kabwika, Vice-Président de BSD-Congo et Transmission Manager chez Vodacom Congo.

BSD Congo est une structure d’avant-garde qui regroupe des Congolais soucieux d’avancer la cause du pays dans le domaine de la technologie numérique.

La journée s’est clôturée par la remise des certificats EO/AFNOG aux étudiants de l’Université de Kinshasa qui venaient de suivre une formation.

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LA GOUVERNANCE DE L’INTERNET EN AFRIQUE CENTRALE

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 17 août 2011

Le Chapitre ISOC du Congo Brazzaville a organisé du 10 au 11 Août 2011 un atelier sur la gouvernance de l’Internet pour la zone Afrique Centrale. Cet atelier avait pour thème « Internet est un catalyseur de changement: accès, nouvelle économie et contenus ».

Le premier jour de l’atelier a connu quatre communications notamment internet et nouvelle économie;processus du Sommet Mondial sur la Société de l’Information et de la Communication concomittemment au processus du forum sur la gouvernance de l’internet en Afrique Centrale; les ressources critiques de l’internet, les points d’échange et les contenus locaux; la situation des ccTLD dans les pays de l’Afrique Centrale.

Lors de la deuxième journée, les panélistes ont planchés sur les problématiques relatives aux réseaux de large bande, à la stratégie de l’usage de l’internet (e-stratégie) au sein de la justice, de la police, au sein de la diplomatie, par les journalistes, pour la protection de l’enfant et la question du genre et enfin une communication sur la cybesécurité.

Les participants à cet atelier sont venus du Cameroun, du Tchad, de la RD Congo et du pays hôte, la République du Congo Brazzaville. Deux experts ont rehaussé de leur présence notamment le Président du Task Force dotafrica et d’un représentant de African Registry (www.africanregistry.net) basé en Afrique du Sud.

Le Forum sur la Gouvernance de l’Internet (FGI) a été institué par le Sommet mondiale sur la société de l’information de Tunis en 2005 conformément au au paragraphe 72 de l’Agenda de Tunis. Ce forum a pour but d’engager l’ensemble des parties prenantes, notamment les gouvernements, les entreprises, la société civile, les scientifiques et les organismes intergouvernementaux,  dans un dialogue sur la gestion de l’Internet au niveau national et international. La réunion inaugurale du FGI s’est tenue à Athènes en Grèce, du 30 octobre au 2 novembre 2006. Le 2ème FGI a eu lieu à Rio de Janeiro, au Brésile du 12 au 15 novembre 2007. La 3ème réunion a eu lieu à Hyderabade en Inde du 3 au 6 décembre 2008. Le 4 ème a eu lieu a Sharm El Sheirk en Egypte du 16 au 18 novembre 2009 et le 5ème  à Vilnius en Lituanie du 14 au 17 septembre 2010. Le 6ème FGI se tiendra à Nairobi au Kenya du 27 au 30 septembre 2011.

Les thèmes principaux développés lors des cinq forums précédents se sont articulés autour de quatre axes principaux: accès et infrastructures; diversité et multilinguisme;  ressources critiques de l’internet et cybersécurité.

L’une des particularités de FGI est de favoriser la participation, sur un pied d’égalité , de toutes les parties prenantes, de tous les pays à la gouvernance de l’Internet ; faisant de ce forum une véritable instance multipartite de dialogue et de coopération. Le FGI a comblé un vide en palliant l’absence d’une structure multipartite qui examinerait les questions de politique relative à Internet.

Le FGI n’est pas une instance de décisions. Cependant, il dégage dans un débat ouvert  des orientations et recommandations que les différentes parties prenantes peuvent utiliser individuellement ou collectivement pour mieux atteindre leurs objectifs dans le processus de la Gouvernance de l’Internet.

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Dakar abrite la 42e réunion de l’ICANN, une occasion pour l’Afrique de peser dans l’évolution du Web

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 14 août 2011

La capitale sénégalaise abritera, du 19 au 28 octobre prochain, la 42e réunion de l’ICANN « Internet Corporation for Assigned Names and Numbers » (organisme chargé de la gestion de l’Internet sur le plan mondial), une occasion pour les pays africains de peser sur les grandes décisions concernant l’évolution du Web.

La rencontre va réunir plus de 1200 participants venant des cinq continents et va se dérouler sur deux phases: une réunion des experts et une table ronde ministérielle.

Selon le comité d’organisation, cet évènement offre l’occasion pour le continent africain de figurer dans les sphères de décision de l’Internet et surtout de ne plus subir les mesures et directives décidées par les opérateurs et régulateurs de haut niveau.

La présidente du comité national d’organisation de cet évènement, Maïmouna Diagne, précise qu’à travers la table ronde ministérielle, les pays africains, sous la bannière de l’Union Africaine vont, pour la première fois lors de cette 42e réunion, « faire de l’Afrique une partie prenante de ce qui se fait sur Internet dans le monde et son évolution ».

Les décisions que prend l’ICANN, à chacune de ses assemblées générales, influent sur le devenir de l’Internet et peuvent changer nos vies en très peu de temps. Même si le processus est transparent, démocratique et public, il y’a grande nécessité pour l’Afrique d’être présente et surtout de participer », a-t-elle affirmé, précisant que l’Afrique demeure jusqu’à présent absente des discussions sur la gouvernance de l’internet.

A l’occasion de cette rencontre à Dakar, les opérateurs d’Internet vont se pencher sur des mesures de grande importance. Il s’agit notamment de multiplier la capacité de connexion ou d’accès à Internet par deux ou même de la tripler.

Pour ce faire, les opérateurs vont envisager l’introduction du protocole « IPv6″ qui va remplacer l’ »IPv4″. Le nouveau protocole « IPv6″ dispose d’un espace d’adressage beaucoup plus important qu’IPv4. Cette capacité d’adressage considérable permettra une plus grande flexibilité dans l’attribution des adresses et une meilleure agrégation des routes dans la table de routage d’Internet.

Lors de ces assises de Dakar, des responsables des secteurs des télécommunications d’Afrique de l’Ouest vont plaider pour « avoir une copie de server pour faciliter les échanges au niveau de la zone économique de l’UEMOA », à l’instar de l’Afrique du Sud et de la région du Maghreb.

source:http://www.aufaitmaroc.com/monde/afrique/2011/8/12/dakar-abrite-la-42e-reunion-de-licann-une-occasion-pour-lafrique-de-peser-dans-levolution-du-web

 

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9 Reasons Your New TLD Will Fail

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 8 août 2011

Not all TLDs will fail. But here’s why yours will.

Are you thinking about applying for a new top level domain name when the application window opens in January? Here are some things to consider — reasons your new TLD might be doomed to fail.

1. You pick a TLD that’s too broad. Here I’m thinking mostly about something like .sport. Yes, there’s a sporting community. But they tend to identify with particular sports or types of sports. .Sport is just too broad. You might be able to say the same thing about general TLDs such as .web. There’s a role for .web, but it’s something similar to what .info and .biz have now.

2. You price domains too high or too low. It’s tempting to charge a lot for domain names so you can earn more overall. But charge much more than existing TLDs and registrants (and registrars) will pass. On the flipside, pricing your domains too low could also cause problems. If your TLD is cheap it will attract spammers and other bad actors (e.g. .cn). This could lead to search engine penalties for your entire TLD or loss of confidence in users. .Free seems particularly worrisome on two fronts: its price, and it tells web visitors that the web site publisher wasn’t willing to fork over ten bucks for a “real” domain. Kind of like Geocities addresses.

3. You make your TLD too restrictive. It’s important for community top level domain names to have good restrictions to keep the community’s trust. But burdensome and un-automated verifications will doom your domains. First, registrants don’t want to spend time fulfilling your requests. Second, registrars don’t want to bother with introducing a verification system in the registration process.

4. You don’t get into bed with major registrars. In most cases you’ll need to sell your domain names through existing registrars. You have to make best friends with the major registrars. Wine and dine them for shelf space.

5. You offer products that compete with registrars’ profitable add-ons. Registrars make little money on domain sales. They make it offering products such as hosting, whois privacy, etc. If your idea of TLD innovation is to offer a package of competing solutions to the registrant, don’t count on registrars giving you shelf space. Consider .tel. It didn’t offer competing products, but it eliminated two profitable ones: web hosting (because you can’t host sites on them) and whois privacy. GoDaddy still doesn’t carry .tel.

6. You pay too much in auction. If you go up against many competing applicants for the same TLD you could end up spending a lot of money in an auction. Make sure you have money left over for marketing.

7. You think ‘if you build it, they will come’. Registrants won’t be lining up at your door. Consider the significant marketing .co undertook with its recent launch. It’s not easy, and it will be even harder when competing with hundreds of other new TLDs.

8. You attract too many domain investors and not enough end users. If domain investors snap up all of your domain names then few of them will be developed. You need developed domains in order to spread the word about your TLD. Take a look at what happened to .eu. I really like the RFP process some registries are using to allocate premium domains by requiring a solid development and marketing plan.

9. You don’t have a local sales channels for your city TLD. City TLDs will be tricky. Don’t expect GoDaddy to offer .nyc anywhere near the top of the list since it applies to so few customers. (Unless, of course, they use geolocation to pitch it to New Yorkers.) You need a door-to-door salesforce for these TLDs. Same thing goes for community TLDs — the smaller the niche, the more you need to focus on marketing directly to that niche.

Source:http://domainnamewire.com/2011/08/02/9-reasons-your-new-tld-will-fail/

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La philosophie politique des concepteurs d’Internet

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 janvier 2011

Par Félix Tréguer

Beaucoup de travaux ont été écrits sur l’esprit d’Internet, ou l’imaginaire d’Internet. En France, Patrice Flichy et Dominique Cardon ont eu l’occasion de se pencher sur cette question. Cardon, (qui s’appuie sur les travaux de Fred Turner), rappelle notamment qu’Internet est né de la contre-culture américaine, et en son sein d’une mouvance autonomiste cherchant à élaborer des modes de vie alternatifs au moyen d’une transformation sociale et personnelle.

 

Dans cet article, je souhaiterais revenir rapidement sur l’ethos et les pratiques des différentes communautés s’étant, à un moment donné, attelées au développement d’Internet. Qu’ils aient travaillé sur les protocoles de transport ou les applications, les dizaines de milliers de chercheurs, professeurs ou étudiants qui ont participé à la construction d’Internet sont unis par un certain nombre de valeurs qui, comme on le verra, en ont fait un réseau à part, reléguant au second plan d’autres réseaux « télématiques»1 qui pouvaient exister à l’époque2.

 

Internet, un bien commun

 

Tout d’abord, Internet fut élaboré par une communauté de chercheurs en dehors de toute pression commerciale. Alors que les modes de fonctionnement et les protocoles utilisés par les réseaux de communication existants ou en cours de développement étaient considérés comme des secrets commerciaux, Internet a été conçu dans un esprit collaboratif entre des chercheurs issus de pays et d’organisations diverses. D’ailleurs, les entreprises de télécommunication étaient à l’origine relativement sceptiques sur l’utilité d’un réseau d’un nouveau genre. En 1964, lorsque le chercheur Paul Baran de la Rand Corporation, un « think tank » affilié au Pentagone, soumet à des cadres du monopole AT&T un projet de réseau télécom fondé sur la commutation par paquets, il se voit répondre sèchement : « Tout d’abord, cela ne peut pas marcher, et même si c’était le cas, on ne va quand même pas permettre que se crée ainsi notre propre concurrent ».3 La culture scientifique de partage des connaissances dont Internet est le fruit est en contradiction avec les logiques commerciales qui voient dans le secret et la rétention d’innovations la source d’avantages compétitifs sur les concurrents potentiels.

Le modèle d’Internet est en effet fondamentalement différent, car ses fondateurs ont toujours fait en sorte que les protocoles qu’ils développaient soient publics : ces protocoles techniques n’appartiennent à personne, et donc à tout le monde. Les brevets et autres droits de propriété intellectuelle ne sont pas de mise. Chacun est libre de les tester, de les modifier, de les distribuer. Et tous ont conscience de participer à une avancée technologique majeure. Comme le résume Michel Elie, seul européen à avoir assisté à la première connexion entre les ordinateurs de UCLA et de Stanford à l’automne 1969 :

 

Les universitaires ont fourni les premiers sites, développé des spécifications en toute indépendance des constructeurs et des grands opérateurs de télécommunications, inventé les premières applications. Les contrats de l’ARPA leur assuraient l’indépendance financière nécessaire. Le partage des ressources, en matériel, logiciels, données ainsi que des ressources humaines était un objectif majeur. S’y ajoute une culture de l’échange. Le réseau devient vite aussi un moyen de soumettre à la communauté des utilisateurs des algorithmes à vérifier, des programmes à tester, des données à archiver. Il deviendra un levier pour les promoteurs du logiciel libre. Il a su galvaniser des énergies et des intelligences désintéressées, individuelles et collectives.

La décentralisation comme modèle organisationnel

 

Ce modèle de développement fondé sur le partage et la participation la plus large possible relève d’un fonctionnement décentralisé. Il n’y a pas d’organisation hiérarchique en charge de sa mise au point des standards qui s’imposent à ceux qui prennent part à cette entreprise scientifique. Certes, certaines personnalités, du fait de leur réputation due à leur contribution au projet, bénéficient d’une certaine autorité, et des structures de coordination existent. Mais le schéma organisationnel échappe à toute organisation hiérarchisée. Même l’ARPA, affiliée au Pentagone, fonctionne selon un modèle bien peu familier du monde militaire, les chercheurs y bénéficiant d’une grande liberté et n’ayant que très peu de comptes à rendre.

 

Au delà de l’ARPA, les communautés qui collaborent à la construction des codes, protocoles et différents composants de l’écosystème Internet sont fondées sur la conviction qu’une solution à un problème technique, une « bonne idée » pouvant déboucher sur une innovation majeure, peut venir de n’importe où. Aussi, la communauté doit-elle rester ouverte et fonctionner selon un modèle ouvert et méritocratique. Chacun doit être en mesure de proposer son idée. En fonction de sa pertinence, elle sera éventuellement prise en compte, débattue et, peut être, finalement mise en œuvre. C’est ce mode de fonctionnement que l’on retrouve aujourd’hui encore dans des organismes tels que l’Internet Engineering Task Force (IETF),qui est chargé de déterminer des principes communs pour l’administration des réseaux qui composent Internet. N’importe qui peut se rendre aux réunions de l’IETF et faire des propositions, s’investir dans les débats pour imposer son idée. C’est ce même schéma organisationnel qui caractérise le mouvement du logiciel libre, chacun étant libre de modifier le logiciel et de distribuer une version améliorée afin d’en faire bénéficier le reste de la communauté. Dave D. Clark, qui supervisa l’IETF de 1981 à 1989, décrit à merveille ce mode de fonctionnement lorsqu’il lance la célèbre formule :

 

« We reject kings, presidents and voting. We believe in rough consensus and running code ».

Des procédures décisionnelles basées sur le consensus

 

De l’idée qu’Internet est un bien commun et dans le choix d’un schéma organisationnel décentralisé découle une troisième conviction, censée régir les débats sur les choix techniques relatifs au développement du réseau : la recherche du consensus. Dès l’été 1968, avant même la première interconnexion entre les ordinateurs de UCLA et de l’université de Stanford, un petit groupe de travail collaborant au projet d’ArpaNet se met en place entre les quatre universités fondatrices afin de travailler à l’élaboration de protocoles de communication.

 

Après quelques mois de travaux, le groupe prend conscience qu’il serait opportun de publier des documents synthétisant le fruit de leurs réunions informelles, notamment en vue de les communiquer au reste de la communauté de scientifiques susceptibles de s’intéresser au sujet afin de les inviter à s’investir dans le projet. Steve Crocker, un étudiant à UCLA qui participe aux réunions, se propose de formaliser les avancées du groupe de travail. Toutefois, il remarque que lui et ses collègues, parmi lesquels se trouve Vint Cerf, ne sont à l’époque que de simples étudiants de deuxième cycle, et les destinataires potentiels du document sont des professeurs émérites des grandes universités de la côte Est. Ils craignent d’avoir l’air de vouloir imposer leur idées. Steve Crocker est sous pression. Une nuit d’avril 1969, il s’attèle à la rédaction d’un mémo qu’il finalise au petit matin, enfermé dans la salle de bain pour ne pas déranger ses colocataires. Il l’intitule humblement Request For Comments (RFC), littéralement « demande de commentaires ». L’e-mail n’existe pas encore et Crocker et ses collègues envoient par la poste un exemplaire à chaque université partenaire du projet, à charge pour elle d’en imprimer d’autres au besoin6

L’idée des RFC est que tout participant peut critiquer le contenu du document, ou proposer une réponse à des questions laissées sans réponse, le but étant de faire avancer la recherche et d’arriver à une définition commune. Et si le partage d’informations et le consensus sont si importants, c’est qu’Internet consiste justement à créer une harmonie technique entre des équipements et des communautés diverses. Chacun peut ainsi prendre part au débat scientifique et proposer une idée. Si suffisamment de personnes pensent qu’elle est pertinente et l’utilisent au sein du réseau qu’elles opèrent, alors cette idée devient un standard qui s’imposera pour assurer l’interopérabilité de leur propre réseau informatique avec le « réseau des réseaux ». Il y avait et il y a toujours un impératif technique au fait de parvenir à un consensus. Les désaccords devaient être surmontés.

 

Aujourd’hui, il existe plus de 5000 RFC et leur publication se fait de manière plus formelle. Les thématiques couvertes vont de questions techniques très précises à la présentation d’une vision personnelle quant au futur du réseau. Collectivement, ils retracent l’histoire d’Internet et permettent aux nouvelles générations d’ingénieurs de comprendre le processus de développement du réseau, qui peuvent alors se joindre à la conversation instruit de la richesse que renferment ces documents, qui sont tous librement accessibles en ligne. 

Du social à la technique… au social

 

Dans un article de référence, le juriste Michael Froomkin se livre à une analyse des procédures de l’IETF. Après avoir étudié la formalisation progressive de son processus décisionnel, duquel les RFC sont la composante centrale, il estime qu’il s’agit de l’institution existante qui se rapproche le plus du modèle habermassien de « situation idéale de parole », capable d’aboutir à une délibération argumentée et légitimant la prise de décision. Que l’on partage ou non son analyse, force est de constater qu’Internet est le résultat d’une « fabrique sociale » caractérisée par un esprit de collaboration et d’échange.

Même si plusieurs éléments portent à croire que les personnes qui ont pris part à cette aventure avaient l’intuition de participer à la construction d’un réseau de communication qui allait changer le monde, il importe finalement peu de savoir s’ils étaient animés d’un projet humaniste. Il suffit de se rendre compte que le but même que cette communauté scientifique s’était fixé – la construction d’un réseau de communication universel – lui a imposé de recourir à une méthodologie de travail fondée sur des valeurs d’ouverture. Or, ce mode de fonctionnement l’a conduit à faire un certain nombre de choix techniques qui, comme on le verra dans un prochain post, sont au cœur de la liberté de communication permise par Internet.

 

Notes:

 

1 Le terme « télématique », apparu pour la première fois en 1978 dans le rapport rendu par Simon Noram et Alain Minc et baptisé « L’informatisation de la Société », recouvre les applications associant les télécommunications à l’informatique.

 

2 Les développements de cette partie sur l’ethos qui préside à l’élaboration d’Internet sont fondés sur les deux sources suivantes :

 

Tim Berners-Lee , 1998, « The World Wide Web and the « Web of Life » », w3.org. Adresse : http://www.w3.org/People/Berners-Lee/UU.html

 

Lawrence Lessig, 1999, « Open Code and Open Society: Values of Internet Governance », Chicago-Kent Law Review, vol. 74, n° 102.

 

3 Cité par Lessig, 1999, op cit. p. 109.

 

4 Elie Michel, 25 décembre 2009, « Internet, retour sur les origines et la « philosophie » du Web », Le Monde.

 

5 Nous nous risquons ici à une traduction de cette célèbre phrase: « Nous rejetons les rois, les présidents, et le vote. Nous croyons dans le consensus approximatif et l’exécution de codes».

 

6 Stephen D. Crocker, 9 avril 2009, « How the Internet Got Its Rules », The New York Times.

 

7 RFC Editor est le site de référence en la matière: http://www.rfc-editor.org

 

8 Michael Froomkin. Janvier 2001 « Habermas@discourse.net: Toward a Critical Theory of Cyberspace », Harvard Law Review 116, no. 3. Adresse : http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=363840

 

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source:http://www.mediapart.fr/club/blog/felix-treguer/140111/la-philosophie-politique-des-concepteurs-d-internet
 

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Internet arrivera-t-il à saturation le 2 février ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 janvier 2011

La société Hurricane Electric a annoncé via ses comptes Twitter et Facebook qu’Internet pourrait arriver à saturation en atteignant le nombre limite de création des adresses IP nécessaires pour chaque nouveau site.

Les comptes Tweeter et Facebook de la société Hurricane Electric ont annoncé qu’Internet ne pourrait bientôt plus supporter la création de nouveaux sites car le nombre possible d’adresses IP atteindrait son maximum. Or celle-ci est nécessaire pour chaque création sur la Toile. Le tweet évoquait même une IPcalypse.

Cette annonce se basait sur un simple calcul. Un million d’adresses IP se crée toutes les 4 heures et le protocole IPv4 ne supporte que 4 milliards d’adresses uniques. Mais si la saturation  a été prévue pour la nuit du 2 février, c’était sans compter sur une bande de génies qui ont crée le protocole IPv6, capable de gérer un plus grand nombre d’adresses IP.

Certains spécialistes craignent toutefois un problème de compatibilité entre les anciens et les nouveaux sites utilisant les protocoles IPv4 et IPv6. Ils recommandent donc à certains sites de changer d’hébergeurs pour éviter un bug lors du changement de protocole. Et devinez qu’elle est l’activité de la société Hurricane Electric ?

Source: http://www.zigonet.com/internet/internet-arrivera-t-il-a-saturation-le-2-fevrier_art19230.html

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INTERNET À COURT D’ADRESSES

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 janvier 2011

Internet est à court d’adresses, le basculement sur un nouveau standard d’adresses IP devient urgent, prévient l’Icann, l’organisme chargé de réglementer les noms de domaine sur internet pour le monde entier.

« Le grand réservoir qui distribue les adresses va être à sec dans les semaines qui viennent », explique un ingénieur de Google, Lorenzo Colitti, qui prépare le basculement du géant d’internet au nouveau standard. « En un sens, on fonce dans le mur. Il faut faire quelque chose, et (le nouveau standard) IPv6 est la seule solution réelle à long terme ».

Actuellement, internet fonctionne avec le standard IPv4, qui permet l’existence de « seulement » 4 milliards d’adresses géré par l’Icann.

l’Icann demande l’adoption du nouveau standard Ipv6 depuis plusieurs années. Ce qui qui permettra l’existence d’environ 340 sextillions d’adresses (soit 340 fois 10 suivi de 36 zéros): suffisamment pour que mille milliard de gens disposent chacun de mille millards d’adresses IP, selon le président de l’Icann Rod Beckstrom.

« J’imagine que si on trouvait une façon d’attacher une adresse IP à chaque atome on pourrait commencer à avoir des problèmes », ironise M. Beckstrom, interviewé à son bureau de Palo Alto aux USA. « Pour ce qui est du nombre d’objets que les humains possèdent et utilisent, je pense qu’on est assez tranquille », ajoute-t-il.

« L’une des raisons pour lesquelles il faut si longtemps pour changer, c’est qu’il n’y a pas d’avantage évident pour l’IPv6″, explique pour sa part M. Colitti, et que le basculement exige des investissements.

Mais avec près de sept milliards d’humains sur terre, le standard IPv4 ne permet pas à chacun d’avoir une adresse en ligne attachée à chacun de ses appareils électroniques.

Une fois que l’Icann aura fini de distribuer des adresses au standard IPv4, les ordinateurs et autres baladeurs ou téléphones portables devraient pouvoir partager des références, au lieu d’avoir des numéros identifiants uniques.

« Il va falloir commencer à partager avec les gens autour de nous, et ça pose un problème parce que les applications ne savent pas faire la différence », explique M. Colitti . « Si mon voisin figure sur une liste noire, ce sera aussi mon cas ».

« Internet n’arrêtera pas de fonctionner, il va juste se dégrader lentement », ajoute-t-il, car les systèmes finiront par avoir du mal à gérer plusieurs connexions à la fois sur des adresses partagées.

Pour l’heure, l’effort et l’investissement nécessaires pour basculer sur le standard IPv6 reposent surtout sur les fournisseurs d’accès, qui doivent faire en sorte que leurs réseaux puissent gérer ces nouvelles adresses et router le trafic.

Les consommateurs ne devraient rien remarquer: les séries de chiffres identifiant les adresses internet devraient continuer de leur apparaître sous la forme habituelle, du genre icann.org ou google.com. Certains pourraient toutefois avoir besoin de renouveler leurs routeurs ou leurs modems.

« L’important c’est que les consommateurs ne paniquent pas », assure M. Colitti, démentant tout risque d’ »IPocalypse ».

« Mais il est important que les acteurs du secteur travaillent ensemble », selon lui.

Google et Facebook, ainsi que d’autres acteurs du secteur, doivent ajouter des adresses IPv6 à leur système lors d’un essai d’une journée au printemps afin d’identifier d’éventuels problèmes: la journée mondiale de l’IPv6 commencera à 00h01 GMT le 8 juin 2011.

Un basculement total sur l’IPv6 devrait cependant prendre plusieurs années, pendant lesquelles ce qui reste d’adresses IPv4 continuera à être distribué pour faire la transition, selon M. Beckstrom.

A terme, l’IPv6 promet toujours plus d’objets « intelligents » – jusqu’aux bouteilles de vin qui pourraient prévenir à quel moment leur contenu obtient son meilleur bouquet.

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Panorama de la cybercriminalité – Malveillance sur mobile : une promesse déjà ancienne

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 17 janvier 2011

par Christophe Auffray, ZDNet France

Analyse – Depuis l’apparition de Cabir, premier virus pour mobiles, les éditeurs de sécurité annoncent l’émergence de la malveillance dirigée contre ces terminaux. Mais la menace peine à se concrétiser, malgré des facteurs de risque et une faisabilité technique démontrée. Les vols et l’indiscrétion des applications sont des menaces plus tangibles.

La malveillance dirigée contre les terminaux mobiles, les éditeurs de produits de sécurité laissent planer la menace depuis maintenant plusieurs années . Si des virus ont été développés, leur diffusion est demeurée relativement discrète.

Des scénarios d’attaque et des fraudes sont également évoqués. Mais globalement, la menace reste avant tout théorique et le risque potentiel. Un changement de tendance est-il à prévoir en 2011 ? Pour un certain nombre d’éditeurs d’antivirus,c’est oui . Il faut dire qu’ils ont investi pour développer des logiciels pour les principaux OS mobiles.

Le marché des mobiles très différent de celui du PC

Toutefois, ces mêmes éditeurs promettaient déjà des attaques aux alentours de 2005/2006 (et le cyber-terrorisme dès 2001 ) sans que la menace ne se confirme. A force, cette invocation deviendra sans doute réalité…

Néanmoins, si la menace ne s’est pas vérifiée en 2010, cela ne signifie pas pour autant qu’il n’existe pas de facteurs de risque et que la faisabilité technique d’attaques n’est pas établie.

« Il y a un vrai potentiel du côté du mobile puisqu’il est très connecté, beaucoup plus puissant, voit transiter de plus en plus de données personnelles » juge Eric Freyssinet, chef de la division de lutte contre la cybercriminalité à la gendarmerie nationale, qui rapportait les travaux du Clusif dans ce secteur de la sécurité.

Pour illustrer l’amplification du risque, le club français de la sécurité cite l’émergence de botnets sur mobile . « Ils n’étaient pas possibles ou n’avaient pas véritablement de sens avant que les terminaux ne deviennent assez puissants et soient connectés à Internet. En outre, on a des plates-formes ouvertes sur lesquelles il est facile de développer des applications » avance Eric Freyssinet.

Des botnets détectés sur les OS mobiles, mais peu répandus encore

Pour étayer cet argumentaire, le Clusif évoque les travaux d’un chercheur présentés en juin 2010 aux Etats-Unis et démontrant la faisabilité d’un déploiement de bots sur Android. Fin 2009, un ver permettant de transformer un iPhone en zombie était détecté. En juillet 2010, l’éditeur NetQin mettait au jour un botnet composé de smartphones sous Symbian.

Pour autant, le risque doit être relativisé, et ce pour diverses raisons. Le ver iKEE pour l’iPhone ne ciblait que les terminaux jaibreakés et dont le SSH avait été activé. De plus, par défaut, un iPhone ne permet d’installer que des applications validées par Apple sur l’App Store.

De même sur Android, le paramétrage par défaut d’un terminal bloque l’installation de logiciels ne provenant pas de l’Android Market. Par ailleurs, le PC sous Windows reste, en raison de la taille du parc, une cible privilégiée par les cybercriminels. Il est plus rentable de développer un programme malveillant compatible avec le plus grand nombre de machines.

Vols et pertes de données, des risques plus tangibles pour les entreprises

Comparativement, le marché du mobile est très fragmenté avec Android (25,5% de part de marché), iOS (16,7%), Symbian (36,6%), Bada, RIM OS (14,8%) et Windows Mobile (2,8%). Si, par exemple, l’iPhone est populaire (Apple en avait vendu plus de 50 millions en avril 2010), le parc reste faible par rapport à celui existant des PC.

Sur le seul 4e trimestre de l’année dernière,93 millions d’ordinateurs ont été vendus. Il est vrai en revanche que les ventes de terminaux mobiles explosent (plus de 1 milliard de mobiles vendus par an). Mais seuls 20% sont des smartphones, c’est-à-dire des téléphones évolués et connectés.

Le nombre de mobiles susceptibles d’intéresser des cybercriminels augmente, certes, mais n’est vraisemblablement pas encore suffisant (bien que des chercheurs aient démontré lors du CCC de Berlin la possibilité de réaliser des scénarios d’attaques par SMS , et donc de viser les téléphones classiques, c’est-à-dire hors smartphones).

Donc un risque sur les mobiles, oui, mais qu’il convient de tempérer. Les vols , et les risques en termes de pertesde données en découlant, sont des menaces en comparaison plus tangibles, en particulier pour les entreprises. Mais la réponse à ce risque n’est pas nécessairement, ou exclusivement, technologique.

Des applications pour mobile, légales, mais indiscrètes

Mais le Clusif relève une autre menace, plus concrète celle-ci, concernant les atteintes à la vie privée des utilisateurs de mobiles. Des études duWall Street Journal et de l’éditeur Lookout soulignent ainsi l’indiscrétion d’un certain nombre d’applications pour Android et iOS, qui partagent des données personnelles avec des tiers (dont des régies publicitaires) sans que les utilisateurs en soient nécessairement conscients.

Eric Freyssinet regrette par ailleurs la banalisation des outils d’espionnage et de surveillance du mobile. « Il m’est arrivé souvent cette année de m’énerver devant certains reportages sur des services commercialisés par des sociétés et permettant par exemple d’espionner sa femme, son patron, un collègue… sans avertir que l’interception de SMS ou de conversation était totalement illégale . »

Le Clusif pointe également la vulnérabilité des protocoles exploités par les opérateurs dans la téléphonie, par exemple afin d’obtenir la localisation d’un terminal ou de suivre une communication.

La complexe mise à jour des OS, un facteur de risque

« Ceux qui définissent les normes et les opérateurs vont devoir sécuriser un peu mieux nos communications » estime le chef de la division de lutte contre la cybercriminalité. Une problématique qui devra aussi être prise en compte au niveau des terminaux eux-mêmes (systèmes d’exploitation).

La correction, via des mises à jour, des vulnérabilités des OS mobiles est en effet une tâche complexe compte tenu des spécificités de ce marché – étendant potentiellement la fenêtre d’exposition.

« Il est difficile de mettre à jour un téléphone à la toute dernière version sans la coopération des opérateurs et des fabricants. Les mises à jour sont donc décalées dans le temps. Un certain de terminaux sous Android restent par exemple sur la version 1.6 ou 2.1 , et donc vulnérable à l’exploitation démontrée par la société Lookout lors de la BlackHat. Or, ces terminaux ne seront probablement jamais mis à jour car le constructeur ne fera pas l’investissement » souligne Eric Freyssinet.

« Cela pose des vrais problèmes. Je pense qu’il est nécessaire que les industriels réfléchissent, quel que soit l’OS, à la façon de gérer les mises à jour, qui n’est pas suffisamment dynamique et pas adaptée aux risques de sécurité » conclut-il.

Source:http://www.zdnet.fr/actualites/panorama-de-la-cybercriminalite-malveillance-sur-mobile-une-promesse-deja-ancienne-39757496.htm#xtor=EREC-103
 

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