Afrique: La FAO lance un système de surveillance des incendies sur internet

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 12 août 2010

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé mercredi un nouveau portail en ligne d’information et de gestion des incendies en temps réel, afin d’assister les pays pour lutter efficacement contre les feux.

Le nouveau Système mondial de gestion de l’information sur les incendies (GFIMS) repère les points chauds à l’origine des incendies à partir des données satellites administrés par l’agence spatiale américaine (NASA).

« Le GFIMS est lancé à moment où les conséquences des méga-incendies tendent à s’accentuer », explique Pieter van Lierop, expert forestier de la FAO chargé des activités de gestion des feux. « La maîtrise de ces feux est devenue un thème prépondérant, non seulement en raison du nombre croissant de victimes et des superficies colossales incendiées, mais aussi des incidences sur des questions d’intérêt mondial, comme le changement climatique », a-t-il ajouté.

Mis au point en collaboration avec l’Université du Maryland, le GFIMS dispose d’une interface de cartographie en ligne pour visualiser les points chauds en temps quasi-réel, c’est-à-dire avec un décalage d’environ 2 heures et demie entre le passage des satellites et la mise en ligne des données.

En Russie la combinaison de la canicule, qui porte les températures à 40°C, et des vents soufflant jusqu’à 20 m/seconde, a entrainé des incendies sur une surface totale qui dépasse les 14 millions d’hectares, selon les données de l’Institut Sukachev des forêts de la ville de Krasnoyarsk. Le dernier bilan de ces incendies en Russie s’élèverait à 52 morts.

Chaque année dans le monde, les feux de végétation ravagent 350 millions d’hectares dont la moitié en Afrique. En Méditerranée, entre 700.000 et 1 million d’hectares partent en fumée chaque année.

Le GFIMS permet aux usagers de télécharger des informations en fichiers de petite taille et formats faciles à utiliser, indique la FAO qui souligne qu’auparavant il était complexe pour les experts d’avoir des données complètes, cohérentes et en temps réel.

« Le GFIMS a suscité un vif intérêt de recherche », a déclaré un expert de la FAO au sein du département de la gestion des ressources naturelles et de l’environnement, John Latham.

« Relier le système à la couverture végétale nous montre ce qui est en train de brûler. Le GFIMS offre désormais des analyses sur les tendances de prévalence du feu par mois et par an, et comprendra à l’avenir des informations sur l’étendue des superficies incendiées, ventilées par type de couverture végétale. Il permettra d’améliorer les données d’analyses et l’intervention dans les meilleurs délais », a-t-il encore précisé.

Le système pourrait servir aux responsables forestiers et aux pompiers, ainsi qu’aux organismes chargés de la surveillance des ressources agricoles et naturelles. L’abonnement est gratuit. Il suffit d’une adresse e-mail. Le GFIMS, disponible en trois langues -anglais, français et espagnol, est hébergé par le Département de gestion des ressources naturelles et de l’environnement de la FAO.

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Le nouveau chef de la diplomatie belge ouvre une  » Maison Schengen  » pour les demandeurs de visa à Kinshasa, a rapporté Colette Braeckman, journaliste belge et correspondant de Le Soir, qui était dans la suite de l’homme d’Etat belge. Le nouveau Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Belgique Steven Vanackere qui vient de visiter la RD Congo vient de marquer d’une pierre blanche sa politique congolaise par un geste significatif en décidant l’ouverture d’une  » Maison (espace) Schengen  » pour les demandeurs de visa à Kinshasa.

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 27 janvier 2010

 

 

Depuis des années, les grilles de l’ambassade de Belgique sont l’un des lieux les plus rébarbatifs de Kinshasa. Non seulement parce que sur l’ancienne  » place Braconnier  » s’entassent de mendiants, handicapés, changeurs et changeuses des monnaies devises et autres vendeuses de boissons et de fruits, mais surtout parce que chaque jour, sous la pluie et le soleil, des dizaines de demandeurs de visa font patiemment la file. Les uns souhaitent présenter leurs dossiers, les autres s’intéressent sur l’état d’avancement de leur demande ou ramènent des documents manquants.
Dans ces files, on crie, on s’interpelle, on se chuchote quelques tuyaux pour faire avancer les choses, des tuyaux que les progrès de la biométrie et de l’informatique rendent de plus en plus aléatoires… D’ici peu, les conditions pénibles de cette attente devraient s’améliorer sensiblement. En partenariat avec le Portugal et avec l’appui de la Commission européenne, la Belgique ouvrira une  » Maison Schengen « , un centre qui accueillera les demandeurs de visa pour la Belgique, la France, le Portugal, l’Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas. Déjà les travaux ont commencé dans des locaux cédés par l’école Belge, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, et une modeste plaque argentée  » Maison Schengen  » a été dévoilée par le Vice-premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere. Ce dernier a souligné que la mission de ce centre sera de réceptionner les demandes de visa, insistant sur le fait que les  » sollicitants  » seront désormais accueillis dans des conditions plus dignes et plus respectueuses. Cette idée, visiblement, est chère au cœur du ministre :  » bon nombre d’habitants de cette ville rêvent de venir en Europe, mais il est évident que ce ne sera pas possible pour tous. Mais même en cas de refus, il faut que la dignité des gens soit respectée, que le processus s’améliore… « .
Selon le ministre, plusieurs raisons expliquent pourquoi la Belgique a pris l’initiative d’une  » Maison Schengen « . Tout d’abord le fait que ce pays, fondateur de Schengen, a toujours tenu à être à la pointe des avancées en matière de coopération européenne, de circulation des personnes et d’amélioration du processus d’octroi des visas. En plus d’une exigence personnelle de dignité, le ministre insiste aussi sur les nouvelles techniques : la mise en œuvre de la biométrie (reposant entre autres sur les empreintes digitales) devrait rendre la fraude plus difficile.
Les données ainsi recueillies devraient rejoindre une base de données commune aux Etats européens. Et cela afin, assure Vanackere, de rendre impossible le  » visa shopping « , où l’on voyait les demandeurs de visa tenter leur chance d’une ambassade à l’autre, tandis que les  » petits malins  » utilisaient le système dit  » ngulu  » littéralement,  » petits cochons « , par lequel des musiciens, membres d’un orchestre ou suivants d’un artiste connu, cédaient leur passeport dûment muni d’un visa en bonne et due forme afin que le précieux document serve plusieurs fois… Si la Belgique a pris le leadership de cette  » Maison Schengen « , c’est aussi parce que ses services consulaires accueillent bon an, mal an entre 13 et 14.000 demandes de visa, dont 75% reçoivent une réponse positive, un chiffre important qui représente les trois quarts du  » marché des visas  » à Kinshasa.
A noter cependant que la  » Maison Schengen  » ne représentera que la première étape de la demande de visa, celle de la constitution du dossier et de la demande. Les Etats européens en effet ne cèdent qu’à regret leurs prérogatives et l’évaluation, positive ou négative, des demandes ainsi que le processus de décision demeureront de la compétence de chaque ambassade. Ces dernières devront aussi s’entendre sur la répartition des frais de visas, qui devraient alimenter le fonctionnement de ce nouveau service administratif. Avant de quitter le chantier de cette maison qui deviendra un nouveau visage de l’Europe à Kinshasa, Vanackere insiste une fois de plus :  » la procédure devrait devenir plus rapide et, quelle que soit la décision finale, il faut que nos hôtes soient accueillis de manière correcte, dans la dignité… « .
Richard MALOLE

 

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Partenariats public-privé pour le développement d’infrastructures visant à faciliter le commerce et les transports

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 30 décembre 2009

Les infrastructures et les services qui facilitent le commerce et les transports sont aujourd´hui cruciaux pour la compétitivité des pays en développement sur le marché mondial. Parce que les services de logistique commerciale doivent être toujours plus rapides et toujours plus fiables, la facilitation du commerce et des transports – qui, dans le coût d´une marchandise, peuvent représenter une part plus importante que les droits de douane – mobilise un intérêt croissant. Cette question est particulièrement délicate dans le cas des pays en développement sans littoral dont les marchandises, pour accéder aux réseaux mondiaux de transport maritime, doivent non seulement emprunter les ports maritimes de pays voisins mais aussi traverser davantage de frontières et souvent couvrir des distances importantes par voie terrestre.

La création de partenariats public-privé est indispensable pour rendre plus efficaces et plus viables les infrastructures et les services pour le commerce et les transports. De plus en plus, les gouvernements recherchent des partenaires privés qui participeront au financement, à la mise en place, à l´exploitation et à l´entretien de ces infrastructures et de ces services. Les partenariats public-privé se sont révélés un excellent moyen de créer des infrastructures et des services publics; de nombreux modèles de partenariat témoignent de la diversité des relations contractuelles qui peuvent être établies.

La crise économique actuelle rend plus difficile l´investissement dans les infrastructures et les services de transport. Les sources de financement du secteur public comme du secteur privé se sont réduites. Il faut donc que tous les partenaires coopèrent étroitement pour éviter que l´actuelle baisse conjoncturelle des investissements dans le secteur des transports ne crée demain des problèmes de capacité et des obstacles au commerce.

Les experts examineront les divers modèles de partenariat public-privé et les meilleures pratiques en la matière, ainsi que le rôle de la technologie dans le développement et l´exploitation d´infrastructures et de services de transport efficaces qui facilitent le commerce et les transports internationaux dans les pays en développement. Ils se pencheront aussi sur la mise en œuvre du Programme d´action d´Almaty dans les pays en développement sans littoral et les pays en développement de transit ainsi que sur les problèmes propres aux pays les moins avancés et aux petits États insulaires en développement. Ils étudieront également les incidences que pourraient avoir les engagements qui seront pris à l´issue des négociations à l´Organisation mondiale du commerce sur la facilitation des échanges. Il sera rendu compte des conclusions et des recommandations des experts à la deuxième session de la Commission du commerce et du développement qui se tiendra du 3 au 7 mai 2010.

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Réchauffement : les températures pourraient croître de 7 degrés d’ici 2100!

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Yann Cohignac
Un groupe de chercheurs vient de publier des prévisions alarmantes sur le réchauffement de notre planète : celle-ci pourrait voir ses températures augmenter de 7 degrés à l’horizon 2100 ! Un avertissement de plus de la part de la communauté scientifique à moins de quinze jours de la Conférence de Copenhague.

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« Tout retard dans la prise de mesures pour lutter contre le réchauffement climatique risque d’entraîner des dégâts irréparables » (Institut de recherche sur les impacts du climat de Postdam)

« Le changement climatique s’accélère au-delà de ce qui était attendu », alerte l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Postdam (Allemagne) : « La température moyenne de l’air devrait se réchauffer entre 2 et 7 degrés en 2100 par rapport à la période pré-industrielle » (XIXème siècle). Selon les experts, qui ont publié hier (24 novembre) une étude de 64 pages sur le sujet (une synthèse des travaux parus depuis le 4ème rapport du Groupe intergouvernemental sur le climat, en 2007), il s’agit du « dernier appel des scientifiques à l’intention des négociateurs sur le climat de 192 pays qui doivent prendre le train de la protection climatique à Copenhague » (7 au 18 décembre).

 

« Il doivent accepter la dure réalité du changement climatique et les risques sans précédent qui l’accompagnent », note Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l’institut. Intitulé « Copenhagen Diagnosis » (« le diagnostic de Copenhague »), le rapport fait un constat inquiétant qui rend encore plus difficile l’objectif de limitation du réchauffement à 2 degrés (point de non-retour), décidé en juillet par plusieurs pays développés et émergents : les émissions mondiales de CO2 enregistrées en 2008 sont supérieures de 40 % à celles de 1990.

Un changement… de la face du globe

« Si l’on tient compte des calottes glaciaires et des glaciers, la montée du niveau des mers pourrait excéder un mètre en 2100, voire deux mètres. C’est bien plus que ce qui était prévu. Au-delà de 2100, le niveau de la mer pourrait s’élever de plusieurs mètres pendant quelques siècles », précise les climatologues. Le Giec avait en effet présumé une élévation des océans de 18 à 59 cm à l’horizon 2100, en ne prenant cependant pas en considération une possible accélération de la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique.

Les villes côtières comme Buenos Aires ou New York seraient alors exposés à une véritable catastrophe. Sans parler de l’archipel de Tuvalu, dans le Pacifique, ou des côtes du Bangladesh et de la Chine. Autres dangers : la forêt primaire amazonienne pourrait se transformer en savane et la saison des pluies en Afrique occidentale serait fortement perturbée.

Consulter « Copenhagen Diagnosis »

 

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L’énergie : le mal du siècle !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Albane Wurtz
Une étude du Programme des Nations unies pour le développement met en lumière le lien étroit entre pauvreté et déficit d’accès à l’énergie. Il apparaît que près d’un tiers de l’humanité vit dans le noir dont 80 % résident dans les pays les moins développés ainsi qu’en Afrique sub-saharienne. Le constat est sans appel : les Objectifs du Millénaire pour le Développement ne seront pas atteints en 2015.

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« 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité » (rapport du PNUD et de l’OMS)

Le tiers de l’humanité qui n’a pas accès à l’énergie pour ses besoins basiques (se chauffer, cuisiner ou allumer la lumière) est parmi le plus pauvre de la planète. Ce lien très étroit, mis en exergue par l’étude du PNUD et de l’OMS, renforce le sentiment d’injuste insécurité éprouvé par ces populations. Le prochain sommet onusien de Copenhague devra trouver des solutions aux problèmes d’accès à l’énergie et aux technologies propres. Le financement de l’aide à ces pays, parmi les plus pauvres de la planète, constituera un des enjeux majeurs du Sommet.

 

Les Objectifs pour le développement, fixés par l’ONU en l’an 2000, devaient permettre de diviser par deux la pauvreté d’ici 2015. L’étude du PNUD met donc un terme à tout espoir d’atteindre ces Objectifs. Et plus les pays sont pauvres, plus l’accès à l’énergie se raréfie. L’étude qui porte sur 140 pays en développement, dont 50 appartiennent à la catégorie des moins avancés (PMA), pointe du doigt ces disparités. « 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité, contre 28 % en moyenne dans les pays en développement », explique le rapport. Dans les faits, moins de 3 % des Burundais, des Tchadiens ou des Libériens ont le courant. Au Rwanda, en République centrafricaine ou en Sierra Leone, ils sont moins de 5 %.

Certains combustibles à l’origine de 2 millions de décès par an

Pour atteindre les Objectifs du Millénaire, le rapport estime qu’il faudrait qu’1,2 milliard de personnes supplémentaires bénéficient de l’électricité et 1,9 milliard de combustibles modernes pour se chauffer et cuisiner. Mais comme le déplore le responsable Energie et Environnement du PNUD, Minoru Takada, « l’accès à l’énergie n’apparaît pas comme une priorité aux gouvernements, ils préfèrent avoir des réalisations spectaculaires à montrer ».

Un autre problème de taille soulevé par le rapport : le type d’énergie utilisée par les plus pauvres. Dans les pays en développement, 45 % de la population (71 % en zone rurale) utilise la biomasse et le charbon pour se chauffer ou cuisiner. Or, les émanations induites par ces différentes sources d’énergie ne favorisent ni l’environnement, ni la santé. Les auteurs du rapport estiment même que 2 millions de décès sont dus chaque année à la pollution intérieure liée à ces émanations. S’ensuivent pneumonies, maladies pulmonaires, cancers du poumon qui causent la mort des populations, essentiellement les femmes et les enfants. L’accès aux technologies propres sera donc un autre des principaux enjeux abordés à Copenhague.

 

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Centrale osmotique : la Norvège se lance dans une nouvelle énergie renouvelable

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Yann Cohignac

La princesse norvégienne Mette-Marit a inauguré hier (24 novembre) le premier prototype de centrale osmotique. La technologie, 100 % propre et renouvelable, n’en est encore qu’à ses balbutiements, mais elle est très prometteuse.

 

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La centrale osmotique de Statkraft utilise l’énergie issue du mélange entre l’eau salée (en bleu sur le schéma) et l’eau douce (en vert)

C’est à Tofte, à 60 km au Sud d’Oslo, que la compagnie publique Statkraft, l’un des plus importants producteurs d’électricité et d’énergies renouvelables d’Europe, a choisi d’installer un prototype de centrale d’un nouveau genre : celle-ci utilise en effet l’énergie osmotique pour produire du courant. Silencieuse, non polluante et renouvelable, cette technologie exploite la réaction induite par la rencontre de l’eau douce et de l’eau salée.

 

Ce phénomène, appelé osmose, libère une grande quantité d’énergie capable de faire fonctionner une turbine génératrice d’électricité. Concrètement, la centrale de Statkraft fait circuler dans deux réservoirs séparés par une membrane (fine pellicule qui laisse passer l’eau tout en retenant le sel) l’eau salée de la mer et l’eau douce d’un fleuve. Cette dernière est alors naturellement attirée, créant une forte pression.

Un potentiel considérable ?

Pour l’instant, le prototype est à l’essai et ne fournira que quelques centaines de watts. La capacité atteindra ensuite entre 2 et 4 kilowatts. Mais Statkraft ne compte pas en rester là : selon l’entreprise, le potentiel annuel de cette énergie serait de 12 térawatts pour la Norvège. De quoi alimenter 540 000 foyers en électricité. Et au niveau mondial, entre 1 600 et 1 700 TWh pourraient être déployés chaque année, soit la moitié de la production énergétique totale de l’Union européenne. « Si cela ne suffira pas en soi à sauver la planète, nous estimons que l’énergie osmotique sera une part importante du portefeuille global d’énergies renouvelables », a affirmé Baard Mikkelsen, le directeur général de l’énergéticien.

L’énergie osmotique a de plus l’avantage de produire un flux d’électricité stable et indépendant des conditions météorologiques, contrairement aux autres énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien. Les pays dépourvus de montagnes, incapables d’avoir recours à l’hydroélectricité, pourraient ainsi produire leur propre énergie verte efficacement.

Une première centrale dès 2015

Statkraft, qui travaille sur la technologie depuis maintenant 10 ans et qui a investi quelque 150 millions de couronnes (environ 17 800 000 d’euros) dans le projet avec divers organismes européens, prévoit la construction d’une première centrale commercialisable d’ici 2015. Elle devrait pouvoir fournir 10 000 ménages (25 MW).

D’ici là, l’énergie osmotique aura encore des progrès à faire pour devenir rentable. A noter également qu’elle connaîtra des limites géographiques : ce type de centrale devra en effet être systématiquement implanté à proximité d’estuaires.

Site de Statkraft

 

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Copenhague : la mission de Fodé Sylla dénoncée

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 26 novembre 2009

Yann Cohignac
Le ministère du Développement durable a confié la semaine dernière à Fodé Sylla, ex-président de SOS Racisme, une mission auprès des pays africains en vue du Sommet de Copenhague : soutenir son action. Pour le réseau Sortir du Nucléaire, il s’agit surtout d’appuyer les activités du groupe Areva…

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« Fodé Sylla a pour mission de convaincre les dirigeants africains de soutenir les manœuvres des autorités françaises qui tentent de faire inclure le nucléaire dans les options favorables au climat » (Réseau Sortir du Nucléaire)

Le 19 novembre, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et du Développement durable, a fait appel à Fodé Sylla, ancien président de l’association SOS Racisme, ex-député européen, et membre du Conseil économique et social, pour l’aider dans les négociations de Copenhague à venir. Sa mission : « Appuyer l’action du ministre et entretenir les contacts avec les ministres africains de l’environnement » d’ici la conférence de l’ONU sur le climat à Copenhague. Une tâche similaire à celle du mois dernier, lorsque M. Borloo lui avait demandé de l’accompagner au Forum mondial du développement durable, à Ouagadougou.

 

Mais pour le réseau Sortir du Nucléaire, il y a là matière à polémique, car M. Sylla est « présenté comme ancien président de SOS Racisme, alors qu’il est aussi – et surtout – salarié de la multinationale Areva » (depuis plusieurs années). Autrement dit, officieusement, il « a pour mission de convaincre les dirigeants africains de soutenir les manœuvres des autorités françaises qui tentent de faire inclure le nucléaire dans les options favorables au climat ». Et la fédération de dénoncer une mission de la diplomatie française « littéralement fusionnée avec les intérêts de la multinationale Areva » (communiqué).

« Don’t nuke the climate ! »

Le réseau anti-nucléaire conteste donc « avec la plus grande vigueur » cette nomination et demande son annulation car « il n’est pas difficile de comprendre que, quand M. Sylla suggère à un dirigeant africain de soutenir la France lors du Sommet de Copenhague, c’est en même temps la multinationale Areva qui laisse planer la menace de rétorsions économiques ou au contraire de récompenses ». Dans son communiqué, Sortir du Nucléaire cite d’ailleurs Fodé Sylla pour appuyer son argumentaire : « Une entreprise comme Areva a besoin de l’Afrique, et l’Afrique a besoin d’une entreprise comme Areva » (le groupe exploite notamment sur le continent la mine d’Imouraren, au Niger).

Les militants rappellent en outre qu’ils sont totalement opposés à « l’idée que le nucléaire permette de lutter contre le changement climatique », qui progresse de plus en plus à l’approche de Copenhague. L’association anime pour cela la campagne internationale « Don’t nuke the climate » (« N’atomisez pas le climat »).

 

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ITU Secretary-General’s Declaration on Cybersecurity and Climate Change

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 6 novembre 2009

sgdeclarationitu.jpgCybersecurity is one of the most important challenges of our time. The rapid growth of ICT networks has enabled opportunists to exploit online vulnerabilities and attack countries’ critical infrastructure. Spam is a constant and growing problem that threatens to stretch the capacity of the Internet to transport data to the fullest, while phishing and malware affect computer systems around the globe. The costs associated with cyberthreats and cyber-attacks are real and significant – not only in terms of lost revenue, breaches of sensitive data, cyber-attacks and network outages but also in terms of lives ruined by identity theft, debts run up on plundered credit cards or the online exploitation of children. Our very trust in the online world is at stake — jeopardizing the future of the information society, which is in danger from these growing cyberthreats. ITU has taken a leading role in promoting cybersecurity and trying to combat the growing tidal wave of cyberthreats. On the occasion of the World Telecommunication and Information Society Day 2007, ITU launched the Global Cybersecurity Agenda. A High-Level Experts Group (HLEG) has spent the last year reviewing the issues and developing proposals for long-term strategies to promote cybersecurity, an achievement honoured with the award of the ITU Silver Medal to the Chair of the HLEG, Chief Judge Stein Schjolberg.

The GCA is now moving into its operational phase and ITU is undertaking a vital partnership in conjunction with IMPACT — the International Multilateral Partnership Against Cyber-Threats — hosted by the Government of Malaysia, which will put a global early warning system at the disposal of all Member States. The Child Online Protection (COP) initiative is a vitally important project that will protect one of the most vulnerable groups online by providing valuable guidance on safe online behaviour, in conjunction with other UN agencies and partners. UN Secretary-General Ban Ki-Moon yesterday welcomed ITU’s COP initiative and urged all States to support it. ITU Member States stand united in their determination to combat the growing menace of cybercrime and the risks posed by new and emerging cyberthreats.

Climate change is another profound challenge that is at work, transforming the face of the world. Whatever the underlying cause, at current rates of extinction, scientists predict that two-thirds of all bird, mammal, butterfly, and plant species will be extinct by the end of this century. Not only the species, but the very survival of the world we live in and the planet itself, is now in jeopardy. Climate change is a global challenge that the world simply cannot afford to lose — not just for our sake, but for the sake of our children.

ITU is mainstreaming this major issue into its regular work programme. ITU is undertaking important work on how ICTs can help prevent and avert climate change. There is a strong role for ITU in standards for energy efficiency of the ICT equipment on which our digital economy depends. ITU has always taken the lead in setting high standards for telecommunications and ICTs, and this is another key area in which ITU can make a real difference.

The Resolution passed recently at the World Telecommunication Standardization Assembly (WTSA) in Johannesburg encourages ITU Member States to work towards reductions in Greenhouse Gas (GHG) emissions arising from the use of ICTs, in line with the UN Framework Convention on Climate Change. ITU aims to achieve climate neutrality for its operations within three years, and ITU is at the forefront of this progress compared with many other international organizations.

In the global effort to combat climate change, ITU is continuing to help developing countries to mitigate the effects of climate change, including the use of emergency telecommunications and alerting systems for disaster relief. ITU, in collaboration with its membership, is identifying the necessary radio-frequency spectrum for climate monitoring and disaster prediction, detection and relief, including a promising cooperation with the World Meteorological Organization (WMO) in the field of remote-sensing applications.

ITU will continue to join efforts in the context of the UN system, in order to « deliver as one » with a principal focus on ICTs and climate change. In 2000, UN Members adopted the Millennium Declaration as a renewed commitment to human development, including the eight Millennium Development Goals (MDGs). However, climate change impacts will tend to offset progress being made to meet the MDGs by 2015, so it is crucial to empower developing countries by facilitating their access to the ICTs needed for climate change adaptation and disaster risk reduction.

It is widely acknowledged that the issue of climate change is rapidly emerging as a global concern, which needs a global response. The High-Level Segment underlined that Member States are committed to combating climate change: ITU remains committed to combating climate change. ITU’s work is in line with the needs and priorities of our Member States in the vital importance of taking action to combat climate change.

Dr Hamadoun I. Touré
ITU Secretary-General

 

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Déclaration du Secrétaire général de l’UIT sur la cybersécurité et le changement climatique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 6 novembre 2009

Assurer la cybersécurité est l’un des grands défis de notre époque. Des opportunités utilisent la croissance rapide des réseaux TIC pour tirer parti des failles dans le cyberespace et s’en prendre aux infrastructures essentielles des pays. Le spam est un problème qui se pose de longue date, mais avec toujours plus d’acuité et qui menace la capacité de l’Internet à acheminer au mieux les données, tandis que l’usurpation d’identité et les logiciels malveillants affectent les systèmes informatiques partout dans le monde. Les menaces et les attaques dans le cyberespace ont un coût bien réel et tangible – perte de recettes, divulgation de données sensibles, cyberattaques et pannes de réseau, mais aussi vies ruinées par l’usurpation d’identité, dettes accumulées sur des cartes de crédit dont les données ont été acquises frauduleusement ou exploitation en ligne des enfants. C’est notre confiance dans le cyberespace qui est en jeu – et l’avenir de la société de l’information, exposée à des dangers croissants, qui s’en trouve hypothéqué.L’UIT a pris la direction des efforts visant à promouvoir la cybersécurité et à lutter contre cet afflux de cybermenaces. A l’occasion de la Journée mondiale 2007 des télécommunications et de la société de l’information, elle a lancé son Programme mondial cybersécurité. Un Groupe d’experts de haut niveau (HLEG) a, au cours de l’année dernière, examiné les problèmes et élaboré des propositions de stratégies à long terme pour promouvoir la cybersécurité, travail qui a valu la remise de la médaille d’argent de l’UIT au Président de ce groupe, le juge Stein Schjolberg.

Le Programme mondial cybersécurité aborde aujourd’hui sa phase opérationnelle et l’UIT s’est engagée dans un important partenariat, en association avec IMPACT – International Multilateral Partnership Against Cyber-Threats – initiative accueillie par le Gouvernement de la Malaisie. Dans le cadre de ce partenariat, un système d’alerte avancée sera mis à la disposition de tous les Etats Membres. Par ailleurs, l’Initiative pour la protection en ligne des enfants (COP) est un autre projet décisif ayant pour but de protéger l’une des catégories d’internautes les plus vulnérables en prodiguant des conseils utiles sur la sécurité des comportements en ligne, en association avec d’autres institutions des Nations Unies et d’autres partenaires. M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, a salué hier l’initiative COP de l’UIT et a instamment invité tous les Etats à la soutenir. Les Etats Membres de l’UIT se montrent unis dans leur détermination à lutter contre les menaces croissantes que fait peser la cyberdélinquance et les risques auxquels exposent les nouvelles cybermenaces.

Le changement climatique, qui transforme le visage du monde, est un autre grand défi que nous avons à affronter. Quelle qu’en soit la cause sous-jacente, si l’extinction des espèces se poursuit à son rythme actuel, les scientifiques prévoient que deux tiers de toutes les espèces d’oiseaux, de mammifères, de papillons et de végétaux seront éteintes avant la fin de ce siècle. Ce ne sont plus seulement les espèces, mais la survie même du monde dans lequel nous vivons et de notre planète qui est en danger. Il s’agit là d’un véritable défi à l’échelle de la planète, que nous devons impérativement relever – non pas dans notre seul intérêt, mais dans celui de nos enfants.
L’UIT place ce problème fondamental au coeur de ses préoccupations courantes. Elle a entrepris un important travail pour déterminer comment les TIC peuvent contribuer à prévenir le changement climatique et à parer à ses effets. Elle a en effet un rôle important à jouer dans l’élaboration de normes relatives à l’efficacité énergétique des équipements TIC sur lesquels est fondée notre économie numérique. Là aussi, l’UIT qui a toujours été l’un des pionniers de la normalisation de qualité pour les télécommunications et les TIC, peut faire vraiment changer les choses.

Dans une Résolution récemment adoptée à Johannesburg, l’Assemblée mondiale de normalisation des télécommunications (AMNT) encourage les Etats Membres de l’UIT à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant de l’utilisation des TIC, conformément à ce que préconise la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. L’UIT, dans ses activités, a pour but d’avoir, dans un délai de trois ans, un impact neutre sur le climat et est, à cet égard, très en avance sur de nombreuses autres organisations internationales.

Sur le plan des efforts mondiaux visant à lutter contre les changements climatiques, l’UIT continue à aider les pays en développement à en atténuer les effets, y compris par l’utilisation des télécommunications d’urgence et de systèmes d’alerte pour les secours en cas de catastrophe. Avec la collaboration de ses membres, l’UIT identifie les fréquences radioélectriques nécessaires à la surveillance du climat et à la prévision et à la détection des catastrophes, ainsi qu’aux secours en cas de catastrophe, y compris dans le cadre d’une coopération prometteuse avec l’Organisation météorologique mondiale (OMM) en ce qui concerne les applications de télédétection.

L’UIT continuera à unir ses efforts à ceux d’autres institutions du système des Nations Unies afin de « faire front commun » face aux défis des TIC et du changement climatique. En 2000, les Membres de l’Organisation des Nations Unies ont adopté la Déclaration du Millénaire, dans laquelle ils renouvelaient leur engagement en faveur du développement humain, notamment en énonçant les huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Or, les effets du changement climatique tendront à freiner les progrès accomplis en vue de la réalisation de ces objectifs, à l’horizon 2015. Il est donc crucial de fournir aux pays en développement les moyens nécessaires, notamment en leur donnant plus facilement accès aux TIC dont ils ont besoin pour s’adapter aux changements climatiques et courir moins de risques en cas de catastrophe.

Tous s’accordent à reconnaître que la question du changement climatique est en train de devenir l’une des préoccupations majeures des pays, et appelle une réponse concertée à l’échelle mondiale. Les participants au Segment de haut niveau ont souligné la détermination des Etats Membres à lutter contre le changement climatique. L’UIT pour sa part, reste déterminée à participer à ce combat. C’est pourquoi, conformément aux besoins et aux priorités de nos Etats Membres, elle s’engage résolument en ce sens.

Dr Hamadoun I. Touré
Secrétaire général de l’UIT

 

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LE MINISTRE “CONGOLAIS” DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE RETOURNE TRAVAILLER AU…RWANDA

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 13 octobre 2009

Posted in POLITIQUE by dc on the October 9th, 2009 Edit This

 

Accumulation au gouvernement de postes sans titulaire tel celui de la Recherche scientifique pour démission non déclarée du ministre Lititiyo Kinshasa, 07/10/2009 / Politique Un remaniement du gouvernement semble aller de soi maintenant avec le constat d’accumulation de postes ministériels vidés de leurs titulaires comme c’est le cas qui fait jaser de la démission remarquée non déclarée du ministre de la Recherche scientifique Lititiyo Dans la haute ville, tout le monde en parle. Porté disparu depuis deux mois, le ministre de la Recherche Scientifique vient d’être re­trouvé à Gisenyi, au Rwanda où il exerce les fonctions de directeur chargé du programme d’investisse­ment de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs. Tout au long de ces deux mois, un mu­tisme bizarre a été observé tant au niveau du ministère de la Recherche Scientifique que de la Primature. Tout s’est passé comme si de rien n’était. C’est à l’issue de la session ordinaire du Conseil Scientifique National qui s’est achevée vendredi que son absence a été fortement remarquée d’autant que c’est d’habitu­de le ministre qui préside of­ficiellement les cérémonies d’ouverture et de clôture de cette manifestation qui se tient une fois l’an. Toujours dans la haute ville, les débats font rage sur cette disparition inexpliquée d’un ministre en fonction que l’on a fini par retrouver par hasard dans un pays voisin pour aller occuper un poste de direc­teur dans une organisation sous-régionale, sans avoir au préalable remis sa dé­mission au Premier ministre et cela pendant deux mois. Selon les mêmes sources, Joseph LITITIYO a été dési­gné à ces fonctions au len­demain de la visite officielle du Président Paul KAGAME à Goma marquant ainsi la re­prise officielle des relations diplomatiques entre Kins­hasa et Kigali. De crainte de voir la décision remise en cause au profit d’un autre, il s’est gardé d’en faire large diffusion pour ne pas réveiller les chats méchants et il semble qu’il a traversé la frontière à pied, muni de quelques effets pour pren­dre d’abord ses fonctions, quitte à ce que la famille le suive après.. Depuis lors, il n’a jamais remis les pieds à Kinshasa. Mépris des règles d’éthique Certes, il y a incom­patibilité entre les fonctions de ministre et celles d’un directeur d’une organisa­tion fût-elle sous régional. Cependant, la moindre des choses, dans le chef du ministre lui-même et bien entendu du gouvernement, aurait été de prévenir les agents et fonctionnaires de ce ministère ainsi que la nation, car il s’agit là d’un comportement violant les règles élémentaires d’éthi­que dans l’exercice de la fonction ministérielle. Pour autant, lorsqu’on observe toutes ces manœuvres visi­bles et invisibles auxquelles se livrent les acteurs politi­ques pour être nommé ministre, l’on a du mal à com­prendre ce départ précipité pour un poste de directeur dans une organisation sous régionale. Que non! S’est exclamé un autre membre du gouvernement: il s’agit d’une question de garantie que ne peut offrir qu’un poste dans un organisme international où un mandat est souvent de cinq ans re­nouvelable alors qu’au Con­go, l’on a eu à connaître des gouvernements qui n’ont d’une que l’espace de trois mois ». On comprend alors pourquoi des ministres en­core en fonctions ont usé et abusé de leurs positions privilégiées pour glisser leurs noms dans les ordonnances présidentielles les nommant directeurs dans l’adminis­tration publique. C’est pour assurer leur avenir car l’on ne sait jamais, a avoué un ancien ministre aujourd’hui au chômage. Remaniement en cours Le gouvernement est amputé des trois membres importants. Il y a eu d’abord la nomination du professeur Adolphe LUMANU au poste de directeur de cabinet du chef de l’Etat suivi il y a qua­tre jours du décès inopiné du ministre de l’Economie et Commerce Extérieur et enfin cette démission non déclarée du ministre de la Recherche Scientifique. Certes, d’autres membres du gouvernement vont as­sumer l’intérim mais à ce stade des débats ce qui étonne, c’est, que le respon­sable N°1 d’un ministère aussi stratégique qu’est ce­lui de la Recherche Scientifique dont l’importance n’est plus à démontrer dans un pays en plein chantier abandonne son poste au profit de celui d’un directeur à la CEPGL. Demain, tou­jours dans cette quête de chercher à bénéficier d’un mandat de cinq ans renou­velable dans un organisme international afin de garantir et d’assurer son avenir, l’on risque d’apprendre que le Premier ministre lui-même a discrètement renoncé à ses fonctions pour concourir à celles du secrétaire général adjoint de l’Union Africaine. (DN/TH/GW/Yes) F.M./Le Phare

 

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE, D.C.

Kinshasa – R.D.Congo

Website:

http://dc-kin. net

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