Barack Obama désigné prix Nobel de la paix 2009 !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 9 octobre 2009

09/10/2009

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La nouvelle semble incroyable, mais le comité Nobel a bel et bien désigné le président américain prix Nobel de la paix 2009!

Le président américain Barack Obama a été désigné ce vendredi prix Nobel de la paix 2009, presque neuf mois après après son accession à la présidence des Etats-Unis le 20 janvier 2009. Barack Obama constitue un lauréat pour le moins inattendu étant donné qu’il est président en exercice, est loin d’avoir achevé son mandat, et qu’il n’a à priori résolu aucun conflit significatif qui puisse justifier qu’il soit récompensé.

Une explication à ce prix est que le comité du prix Nobel entend par cette récompense influencer l’action future du président américain.

Son nom avait été inscrit sur la liste des 172 personnes nobelisables le 1er février dernier (33 organisations étaient également nominées), mais sans que les observateurs ne pensent qu’il puisse être récompensé. Le comité nobel a salué les efforts du président américain pour renforcer la diplomatie au niveau international et sa volonté de promouvoir un monde sans armes nucléaires. On se souvient que cette initiative avait été qualifiée de « naïve » par certains détracteurs. Barack Obama est aussi le premier président américain a avoir placé la résolution du conflit israélo-palestinien comme une de ses priorités dès le début de son mandat, ce que ses prédecesseurs n’avaient jamais fait.

La prestigieuse récompense augmente encore le prestige de Barack Obama, mais constitue également une pression supplémentaire pour lui. Il est par exemple en effet entrain de réorganiser la stratégie des Etats-Unis en Afghanistan. La Maison Blanche n’a pour l’heure pas réagi à cette nouvelle (Les Etats-Unis sont encore endormis). Il est cependant probable que le président américain soit tiré de son sommeil pour recevoir la bonne nouvelle…Barack Obama devrait recevoir son prix nobel le 10 décembre prochain et 1,4 millons de dollars attribués au vainqueur. Il est le 3ème président américain en exercice à être récompensé.

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Hadopi 2 : les députés adoptent définitivement la loi

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 23 septembre 2009

Législation – Les députés ont adopté le texte Hadopi 2 par 258 voix pour et 131 contre. Mais le PS a déjà annoncé son intention de saisir le Conseil constitutionnel pour faire invalider le dispositif de recours à un juge unique et à la procédure de l’ordonnance pénale. Les députés ont adopté le texte Hadopi 2 par 258 voix contre 131. Hier ce sont les sénateurs qui avaient voté le texte validé par la Commission mixte paritaire et défendu par Frédéric Mitterrand, le ministre de la culture.

Les 307 députés UMP n’ont pas voté le texte à l’unanimité : 55 n’ont pas pris part au vote, 6 ont voté contre et 5 se sont abstenus. Du côté du Nouveau Centre, seuls 11 députés sur 24 ont voté pour et 3 contre tandis que 7 n’ont pas pris part au vote.

Parmi les 204 députés PS, ils étaient 113 à voter contre avec 5 députés du groupe GDR ( comprenant 25 élus Verts et  PCF). Enfin les 3 députés MoDem ont voté contre.
Ce texte complète le projet de loi Hadopi 1 dont les mesures destinées à réprimer les internautes convaincus de téléchargement illégal avaient été censuré par le Conseil constitutionnel en juin dernier.

Nouveau recours du  PS
Le texte de loi baptisé Création et Internet, rapidement appelé Hadopi, avait entamé son parcours législatif en octobre 2008 par une adoption au Sénat. Une date qui devait marquée le début d’un marathon législatif  qui vient de prendre fin aujourd’hui.

Il n’est cependant pas exclu que le sujet revienne rapidement sur le devant de la scène puisque le PS a déjà averti qu’il saisirait de nouveau le Conseil constitutionnel pour faire invalider le dispositif de recours à un juge unique et la procédure de l’ordonnance pénale.

Rappel des principales mesures prévues par la loi :

- La riposte graduée

Après avoir repéré une connexion qui télécharge illégalement, les ayants droit préviennent la Hadopi -Haute autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet- qui est chargée d’identifier le titulaire de l’abonnement grâce aux FAI. Elle envoie deux avertissements : d’abord un email puis une lettre recommandée.

- Sanctions : la procédure simplifiée, un juge unique

Les sanctions sont prononcées par un juge dans le cadre de procédures accélérées (ordonnances pénales sans débat contradictoire) : il s’agit d’amendes ou de la coupure de l’accès Internet de l’utilisateur reconnu coupable de téléchargement illégal.
Les juges se basent sur le délit de contrefaçon puni jusqu’à 300 000 euros d’amende et 3 ans de prison.

- La sanction pour négligence

L’article 3bis est celui qui a le plus fait débat. Le titulaire de l’abonnement, s’il n’est pas l’auteur du téléchargement, peut néanmoins encourir une amende éventuellement assortie d’une coupure de son accès à Internet pour une durée maximale d’un mois.

Cette sanction « pour négligence » est appliquée si l’internaute n’a pas protégé suffisamment sa connexion après avoir été averti par lettre recommandée par l’Hadopi.

Le titulaire de l’abonnement peut être sanctionné par une contravention (jusqu’à 3.750 euros) et une suspension de son abonnement pendant un mois. S’il n’a pas sécurisé sa connexion  et qu’un téléchargement illégal est commis sur cette ligne, il se rend coupable de « négligence caractérisée », voire de « complicité » avec le pirate, selon la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie.

-Double peine

Un internaute condamné dont l’abonnement a été coupé ne peut pas se réabonner chez un autre FAI sous peine d’une amende de 3.750 euros.

« Le fait pour la personne condamnée (…) de ne pas respecter l’interdiction de souscrire un autre contrat d’abonnement à un service de communication au public en ligne et de communications électroniques pendant la durée de la suspension est puni d’une amende de 3.750 euros », prévoit le projet de loi contre le piratage sur internet.

En outre l’abonné sanctionné doit tout de même continuer à payer son abonnement.  Et où ira l’argent ? Dans les poches des FAI. Les députés PS réclamaient que ces sommes financent la création. En vain.

- Les recours

Les messageries électroniques des internautes ne pourront finalement pas faire l’objet d’un contrôle afin de vérifier si les pièces jointes ne contiennent pas de fichiers piratés.

L’Assemblée nationale a également adopté une disposition prévoyant que les internautes convoqués devant la Haute autorité (Hadopi) pourraient se faire représenter par un « conseil » et non par un « avocat » comme le prévoyait le texte de la commission.

Enfin, les locataires du Palais Bourbon ont adopté l’article 3 ter qui stipule que le « juge doit prendre en compte les circonstances et la gravité de l’infraction ainsi que la personnalité de son auteur (notamment son activité professionnelle ou sociale) ». De quoi éviter les sanctions disproportionnées ?

-Une mission pour accompagner l’application d’Hadopi

En signe d’ouverture, le gouvernement a lancé une mission « Création et Internet » . Son objectif : réfléchir aux moyens pour améliorer l’offre légale et aux mesures d’accompagnement de la loi, contestée aussi par certains députés de la majorité.

Dirigée par le producteur Patrick Zelnik, elle est composée de Guillaume Cerutti, président de Sotheby’s France et de l’ancien ministre de la Culture Jacques Toubon.

La mission va proposer des « mesures concrètes », a dit Patrick Zelnik. « Il y aura d’abord des mesures de régulation », a-t-il dit, ajoutant que la Commission européenne jouera un « rôle important » notamment pour aider à créer un environnement favorable aux PME culturelles.

« Il y aura aussi des mesures réglementaires, il y aura aussi probablement des lois et il y aura des solutions qui seront apportées à chaque type de consommation et de diffusion. Ce sera assez sophistiqué et en même temps ces mesures pourront tenir sur deux pages », a-t-il assuré.
Ces propositions seront formulées au plus tard au début du mois de novembre.

Un arsenal déconnecté de la réalité

Reste que cet arsenal législatif, et son lot de mesures répressives, risque bien de se transformer en échec patent pour le gouvernement et pour ses soutiens.

Un échec d’image d’abord avec une loi considérée par beaucoup comme liberticide et contraire au droit à la Culture, comme l’ont à plusieurs reprises souligné les eurodéputés. Internet est un droit fondamental dans nos sociétés modernes, le gouvernement ne semble pas l’avoir compris.

Un échec fonctionnel ensuite. Si la peur du gendarme effraiera les petits téléchargeurs, les autres, ceux qui pratiquent ce sport de façon intensive ont déjà les moyens de contourner la loi : proxy, réseaux privés… Les outils sont déjà nombreux. Dans les pays où ce type de loi a été mise en place, le trafic illégal n’a pas baissé. C’est un fait.
Un échec sur la vision du problème enfin. Cette loi, si discutée, si controversée se base sur un constat biaisé : celui qui fait porter aux internautes la responsabilité de la crise du marché de la musique.
Certes, les échanges illégaux ont leur part de responsabilité, mais pour beaucoup de spécialistes, elle est mineure. D’ailleurs, selon des études, les adeptes du P2P ne sont-ils pas les plus gros acheteurs de disques ?

D’ailleurs, contrairement aux déclarations ‘officielles’, les Français ne sont pas les plus grands ‘pirates’ de la planète. Loin de là.
Les raisons de la crise sont à chercher ailleurs : prix du disque, support CD complètement dépassée, offre légale encore mal organisée, politique éditoriale des Majors désastreuse… Les maisons de disques ont vécu sur leurs rentes depuis des années, est-ce à l’internaute de payer pour leur immobilisme ?

A lire aussi : Hadopi votée: qu’est ce qui se passe maintenant ?
Revivez la saga de Hadopi 1 et 2 sur la page spéciale de ZDNet.fr.

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Absence de Responsabilité !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 14 septembre 2009

Kinshasa, le 11/09/2009

Un très mauvais vent souffle au sein des Assemblées Provinciales. En tout cas, celles-ci sont mal en point. Les nouvelles qui défraient la chronique, à propos, prouvent qu’il se pose un problème. Ce doit être un manque de vision ou l’absence de responsabilité. Alors qu’elles doivent tenir la session budgétaire, certaines excellent dans des bagarres, d’autres dans des divisions et d’autres encore, se retrouvent sans domicile fixe. On dirait, elles sont visitées par un démon. L’Assemblée Provinciale de l’Equateur occupe le haut de l’affiche. Il y règne un climat malsain qui rappelle la ville de Texas. Apparemment, personne n’y comprend rien. L’Hémicycle où se réunissent les Honorables Députés ne doit à aucun cas être un lieu de démonstration des forces à l’image des « Kuluna », mais un lieu où les idées s’affrontent pour sortir la province du gouffre. N’est-ce pas que la tolérance zéro devra aussi s’appliquer là-bas ? Au Nord-Kivu, la dichotomie mine la majorité parlementaire. Le courant ne passe pas entre les Députés d’une même tendance. A l’ouverture de la session, l’unique point à l’ordre du jour sur le projet du budget les a désunis. Les uns estiment que le Président de cette institution a voulu cavalier seul en proposant un point non discuté au niveau des groupes parlementaires. Ce n’est pas de cette manière que les choses doivent se passer, ont-ils fait savoir. Question. Est-on en présence des gens non conscients de leur responsabilité ou c’est simplement des inexpérimentés ? S’il est vrai que les Assemblées Provinciales sont une première expérience qui dure en République Démocratique du Congo depuis 1960, cela ne peut en rien être une cause d’excuse pour engendrer autant des conflits. De toutes les façons, quand on en arrive aux coups de poing, ce qu’on a oublié sa mission ; celle d’élaborer des lois. Par contre à Kinshasa, les députés provinciaux ne savent sous quel manguier se rencontrer ; des véritables sans domicile fixe (SDF). Pourtant, ce n’est pas l’argent qui manque. Si c’est pour autre chose, l’argent est disponible. Mais, pour trouver un siège fixe, les regards des responsables sont ailleurs. Ce qui pousse certains observateurs à parler de manque de vision. C’est le mot. C’est aussi le cas pour l’Exécutif provincial. C’est lui qui doit disponibiliser les moyens à travers son budget. Hélas ! A un sage de se demander s’il y a des gens qui veulent franchement aider le Chef de l’Etat. Le 6 décembre prochain, Joseph Kabila totalise trois ans à la tête du pays, depuis son élection. Auréolé doublement à la CEEAC et à la SADC, il doit tourner son regard vers la base, ou plutôt vers ceux animent les institutions à la base. A contrario, ceux-ci doivent sincèrement s’interpeller. Ils ont reçu un mandat et doivent agir dans l’intérêt de la population et au lieu de chercher à assouvir leurs instincts égoïstes. C’est aussi une occasion pour les masses populaires de savoir qui placer à la tête d’une institution. D’ailleurs, Malumalu s’active pour les élections dans la petite territoriale. Une aubaine pour faire un bon choix. Seulement, l’heure est grave. Il n’est plus temps de se vanter par gloriole d’être Honorable alors qu’on ne joue pas un grand rôle. Quelle image doit garder la population du mandat de leurs représentants ? Il est donc temps, avant les élections prochaines, que les uns et les autres apportent la preuve de leurs œuvres. C’est pour ne pas donner raison aux sceptiques, ceux qui disaient que ça n’allait pas tenir.

Hubert Mwipatayi

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USA : la lettre posthume de Ted Kennedy à Barack Obama

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 10 septembre 2009

Linternationalmagazine.com, publié le 10/09/2009

Avant de mourir, le sénateur Kennedy a eu le temps de laisser une lettre posthume à Barack Obama, dans laquelle il lui apporte son soutien à sa réforme de l’assurance-maladie aux Etats-Unis, qu’il sera le « premier à mener à son terme » malgré les « difficultés ». Un projet qui l’a « préoccupé », lui-même, toute sa vie.

 

Pour plus d’information téléchargez le document suivant:  USA : la lettre posthume de Ted Kennedy à Barack Obama dans GEOPOLITIQUE doc lettreposthumedetedkennedyobama.doc

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La RDC en quête d’un logo pour son jubilé

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 septembre 2009

Cadre ponctuel ayant pour missions de concevoir et de coordonner toutes les activités commémoratives du cinquantième anniversaire de l’indépendance de la RD Congo, le Commissariat Général du Cinquantenaire ( CGC) a lancé, le samedi 29 août à son siège à Gombe, un concours de création du logo officiel du jubilé. Cérémonie présidée par le général Dénis Kalume, commissaire général du CGC, ce dernier a indiqué que ce logo, symbole du cinquantenaire, sera scellé ou imprimé sur tout ce qui aura trait au cinquantenaire. « Au lieu d’imposer un logo, le président de la République, Joseph Kabila, en sa qualité de président du comité d’honneur, souhaite faire participer tous les Congolais à la conception et à l’organisation de toutes les activités de l’année jubilaire. A ce titre, il nous a instruit pour que le concours soit ouvert à tout le monde afin de choisir le meilleur ! » a lancé le commissaire général.

Le concours s’ouvre dès ce mardi 1er septembre et court jusqu’au 15 septembre prochain. Peuvent y prendre part gratuitement tous les créateurs professionnels congolais en graphisme publicitaire (infographes et designers en communication visuelle) résidant au pays ou à l’étranger. Selon l’ambassadeur Mutamba, coordonnateur adjoint du comité scientifique du CGC, les participants peuvent être des personnes physiques, des personnes morales (atelier ou agence) et ne peuvent envoyer au maximum que deux propositions. Le logo, décliné en charte graphique complète, sera présenté de deux manières : sur support papier A4 et sur support électronique (résolution jpeg minimum 300 dpi) pouvant être agrandi ou réduit ou encore photocopié en noir et blanc sans perdre sa lisibilité. Le logo devant comporter le nom « République Démocratique du Congo », en toutes lettres, ou en sigle RDC, l’ambassadeur Mutamba souligne que cette création doit autant traduire les acquis positifs des 50 dernières années de l’histoire du pays (l’unité du pays…) que les aspirations légitimes de tout Congolais : paix durable, renaissance profonde de la nation, avenir radieux fait de progrès et de développement, indépendance totale du pays etc.

Cependant, le comité d’organisation affirme laisser aux participants le libre choix d’autres éléments figuratifs qu’ils jugeront essentiels dans leur création. « Toutefois, le logo doit être un travail original, inédit. Les participants doivent garantir qu’ils en sont les auteurs », a souligné le diplomate congolais. Enfin, à en croire les organisateurs, le jury sera composé des représentants du CGC, d’experts en arts graphiques et des représentants de l’enseignement artistique. Le nom du gagnant ou de la personne de contact, s’il s’agit d’un groupe, sera rendu public après le 22 septembre prochain. Rappelons que le CGC a été créé le 1er juin dernier par ordonnance présidentielle n°09/037 avec pour objectifs de contribuer au développement durable de la RD Congo par la mise en valeur de son patrimoine culturel, touristique, artistique, etc. ; de soutenir les créateurs congolais tant au pays qu’à l’étranger ; de participer à l’éducation à la citoyenneté et de promouvoir la visibilité et le rayonnement international de notre pays. Dans sa mission de reconstituer la mémoire collective du peuple congolais, le CGC s’impose comme devoir, durant l’année jubilaire (juin 2009-juin 2010), d’offrir aux compatriotes l’occasion de faire un bilan collectif des 50 ans après l’accession du pays à l’indépendance nationale.

Tshieke Bukasa
Kinshasa, 1/09/2009 (Le Phare, via mediacongo.net)

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Les Coûts de la Corruption

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 1 août 2009

Par Mamadou KOULIBALY

La corruption, c’est le fait d’être corrompu, c’est-à-dire transformé en mal. Il s’agit donc d’une perversion, d’une altération d’un phénomène, d’un individu, d’une personne ou d’un acte.

Au-delà d’être un fait, la corruption est aussi un acte. Celui de corrompre quelqu’un en s’assurant son concours à prix d’argent pour qu’il agisse contre son devoir.

Il s’agit dans ce cas, d’un pourrissement de l’acte, de sa dépravation,

donc d’une action de décadence. Dans cette acception, la corruption relève de la morale individuelle, même si elle peut conduire à des coûts macroéconomiques non intentionnels.

Le devoir est l’obligation à quelque chose, qu’une personne peut avoir envers une autre par la loi, la morale ou les convenances.

Donc soudoyer quelqu’un, le corrompre pour qu’il agisse contre son devoir, c’est violer et provoquer la violation de règles de conduite en usage dans une société.

 

Le corrupteur, comme le corrompu, refuse de se conformer aux règles en vigueur et qui sont considérées comme honnêtes et justes. La corruption est donc un vice individuel qui débouche sur une décadence collective. Donc, aussi bien à l’échelle micro-, méso- que macroéconomique, elle a des coûts directs et indirects.

 

 

Pour plus d’information, téléchargez le document suivant:

Les Coûts de la Corruption     dans ANALYSE doc lacorruption.doc

 

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Analyse africaine: les conseillers scientifiques en chef sont-ils vraiment nécessaires?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 juillet 2009

Should African governments be following the trend in appointing chief scientific advisors, asks Linda Nordling.

Quand Sir David King a annoncé à la fin de l’année 2007 sa démission du poste de conseiller scientifique en chef, tout le monde a cru qu’on lui avait fait un pont d’or. Paul Kagame, le Président ‘pro-science’ du Rwanda, lui aurait proposé un poste similaire à Kigali.

Même si cette offre lui a été faite, il l’a de toute évidence refusée puisque King dirige aujourd’hui le Smith School of Enterprise and Environment de l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni.

Si King avait accepté cette offre, il aurait créé un précédent en Afrique. Peu de gouvernements de ce continent, si tant est qu’il y’en ait, ont un conseiller scientifique en chef. Toutefois, un article récent du South African Journal of Science (SAJS) appelait le nouveau gouvernement de ce pays, nommé par le Président Jacob Zuma le mois dernier (mai), à créer le poste de conseiller scientifique en chef.

On trouve des conseillers scientifiques dans tous les pays développés. Au Royaume-Uni, chaque département ministériel a son conseiller scientifique, en plus du conseiller scientifique en chef auprès du Premier ministre. On en trouve également en Australie et aux Etats-Unis, et, le mois dernier, la Nouvelle-Zélande a nommé son tout premier conseiller scientifique en chef.

Le rôle du conseiller scientifique en chef, qui n’a pas forcément de domaine de spécialisation, est de créer un pont entre la communauté scientifique et les décideurs politiques. Souvent, il joue également le rôle de porte-parole du gouvernement sur les questions scientifiques.

Dépense extravagante ou investissement judicieux?

Nommer un conseiller scientifique à plein temps peut représenter une dépense extravagante pour des gouvernements confrontés à des difficultés financières. En réalité, les gouvernements africains et leurs dirigeants se font conseiller par le biais de réseaux informels de scientifiques, qui peuvent etre des universitaires, des membres des académies de sciences ou de scientifiques membres du gouvernement.

Dans plusieurs cas, les gouvernements africains délèguent ce travail aux ministères scientifiques ou aux agences nationales pour la promotion de la science.

Mais chacune de ces options a ses inconvénients. Les ministères scientifiques sont souvent de petite taille et ne disposent pas toujours des ressources ou des réseaux nécessaires pour éclairer et influencer efficacement l’élaboration des politiques des autres ministères.

L’article du SAJS déplorait ainsi qu’au cours des quinze dernières années, l’action du ministère sud africain de la science n’ait pas réussi à franchir les portes du ministère (voir Le nouveau ministre sud africain inscrira la science au cœur de son action).

Etonnamment, le Rwanda constitue une exception puisque depuis 2006 le ministère de la science est hébergé par la présidence de la République, où des questions communes à plusieurs départements ministériels sont traitées (voir HYPERLINK « http://www.scidev.net/en/news/rwandas-president-creates-a-new-science-ministry.html » Rwanda’s president creates a new science ministry).

Les agences nationales pour la promotion de la science peuvent également avoir un accès limité aux discussions gouvernementales. Elles dépendent de la volonté et de la capacité des ministres et des présidents à identifier les domaines où les avis scientifiques peuvent être utiles, et à les solliciter.

Cette situation peut être problématique. En Ouganda, le Conseil national ougandais de la Science et de la Technologie (UNCST) a une mission consultative dans le domaine de la science. Mais, selon le secrétaire exécutif adjoint du Conseil, Maxwell Otim, la confusion entre les missions et les responsabilités des ministères fait que les personnes qui doivent donner un avis au Conseil ne sont pas pas clairement identifiées.

La solution consisterait, selon Otim, à renforcer la position du UNCST, afin que le Conseil puisse etre davantage en mesure d’anticiper et de formuler ses conseils au gouvernement.

Cependant, un conseiller scientifique en chef serait peut-être le mieux à meme d’identifier les domaines politiques qui nécessitent des avis scientifiques. « Il bénéficierait d’une oreille attentive de la part du Président, en même temps qu’il serait son oreille », estime un spécialiste de la politique scientifique, qui a souhaité garder l’anonymat.

Tenir compte des avis

Quel que soit le système retenu pour la prise en compte des avis scientifiques, il sera inefficace si le gouvernement ne tient pas compte des avis qu’on lui apporte.

En Afrique du Sud, on reproche au gouvernement d’ignorer les avertissements des scientifiques sur l’imminence d’une crise de l’eau. Ce problème a atteint son paroxysme en novembre de l’année dernière quand Anthony Turton, un spécialiste de l’eau auprès du Conseil pour la recherche scientifique et industrielle, un organe financé par l’Etat, a été suspendu de ses fonctions avant la présentation d’un rapport critique sur les politiques publiques.

Cette affaire a fait la une des journaux sud-africains, les scientifiques et les organisations non gouvernementales ayant qualifié la suspension de Turton de « tentative de musellement » et appelé à sa réhabilitation (voir Une pétition contre la suspension d’un sud africain expert en eau). Turton a finalement quitté son poste de son plein gré.

A mesure que l’Afrique se développe, ce type d’histoires a de fortes chances de se multiplier. Le plus surprenant est que même les gouvernements qui ont lancé des politiques scientifiques feront un jour le mauvais choix entre le bien et la facilite.

Ce type d’incidents sape la confiance que le public place dans le gouvernement et peut, dans le pire des cas, se solder par des défaites électorales.

En créant des postes de conseillers scientifiques en chef, et en leur donnant la parole, les chefs d’Etat africains peuvent s’éviter quelques ennuis, si et seulement si ils s’engagent à les écouter.

Linda Nordling est l’ancienne rédactrice en chef de Research Africa.

 

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Text of Obama’s speech in Ghana

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 13 juillet 2009

Text of President Barack Obama’s speech Saturday in Accra, Ghana, as provided by the White House:
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OBAMA: Good afternoon, everybody. It is a great honor for me to be in Accra and to speak to the representatives of the people of Ghana. I am deeply grateful for the welcome that I’ve

received, as are Michelle and Malia and Sasha Obama. Ghana’s history is rich, the ties between our two countries are strong, and I am proud that this is my first visit to sub-Saharan Africa as president of the United States of America. I want to thank Madam Speaker and all the members of the House of Representatives for hosting us today. I want to thank President Mills for his outstanding leadership. To the former presidents — Jerry Rawlings, former President Kufuor — vice president, chief justice — thanks to all of you for your extraordinary hospitality and the wonderful institutions that you’ve built here in Ghana.

I’m speaking to you at the end of a long trip. I began in Russia for a summit between two great powers. I traveled to Italy for a meeting of the world’s leading economies. And I’ve come here to Ghana for a simple reason: The 21st century will be shaped by what happens not just in Rome or Moscow or Washington, but by what happens in Accra, as well.
This is the simple truth of a time when the boundaries between people are overwhelmed by our connections. Your prosperity can expand America’s prosperity. Your health and security can contribute to the world’s health and security. And the strength of your democracy can help advance human rights for people everywhere.
So I do not see the countries and peoples of Africa as a world apart; I see Africa as a fundamental part of our interconnected world … as partners with America on behalf of the future we want for all of our children. That partnership must be grounded in mutual responsibility and mutual respect. And that is what I want to speak with you about today.
We must start from the simple premise that Africa’s future is up to Africans.
I say this knowing full well the tragic past that has sometimes haunted this part of the world. After all, I have the blood of Africa within me, and my family’s … my family’s own story encompasses both the tragedies and triumphs of the larger African story.
Some you know my grandfather was a cook for the British in Kenya, and though he was a respected elder in his village, his employers called him « boy » for much of his life. He was on the periphery of Kenya’s liberation struggles, but he was still imprisoned briefly during repressive times. In his life, colonialism wasn’t simply the creation of unnatural borders or unfair terms of trade — it was something experienced personally, day after day, year after year.
My father grew up herding goats in a tiny village, an impossible distance away from the American universities where he would come to get an education. He came of age at a moment of extraordinary promise for Africa. The struggles of his own father’s generation were giving birth to new nations, beginning right here in Ghana. Africans were educating and asserting themselves in new ways, and history was on the move.
But despite the progress that has been made — and there has been considerable progress in many parts of Africa — we also know that much of that promise has yet to be fulfilled. Countries like Kenya had a per capita economy larger than South Korea’s when I was born. They have badly been outpaced. Disease and conflict have ravaged parts of the African continent.
In many places, the hope of my father’s generation gave way to cynicism, even despair. Now, it’s easy to point fingers and to pin the blame of these problems on others. Yes, a colonial map that made little sense helped to breed conflict. The West has often approached Africa as a patron or a source of resources rather than a partner. But the West is not responsible for the destruction of the Zimbabwean economy over the last decade, or wars in which children are enlisted as combatants. In my father’s life, it was partly tribalism and patronage and nepotism in an independent Kenya that for a long stretch derailed his career, and we know that this kind of corruption is still a daily fact of life for far too many.
Now, we know that’s also not the whole story. Here in Ghana, you show us a face of Africa that is too often overlooked by a world that sees only tragedy or a need for charity. The people of Ghana have worked hard to put democracy on a firmer footing, with repeated peaceful transfers of power even in the wake of closely contested elections. And by the way, can I say that for that the minority deserves as much credit as the majority. And with improved governance and an emerging civil society, Ghana’s economy has shown impressive rates of growth.
This progress may lack the drama of 20th century liberation struggles, but make no mistake: It will ultimately be more significant. For just as it is important to emerge from the control of other nations, it is even more important to build one’s own nation.
So I believe that this moment is just as promising for Ghana and for Africa as the moment when my father came of age and new nations were being born. This is a new moment of great promise. Only this time, we’ve learned that it will not be giants like Nkrumah and Kenyatta who will determine Africa’s future. Instead, it will be you — the men and women in Ghana’s parliament — the people you represent. It will be the young people brimming with talent and energy and hope who can claim the future that so many in previous generations never realized.
Now, to realize that promise, we must first recognize the fundamental truth that you have given life to in Ghana: Development depends on good governance. That is the ingredient which has been missing in far too many places, for far too long. That’s the change that can unlock Africa’s potential. And that is a responsibility that can only be met by Africans.
As for America and the West, our commitment must be measured by more than just the dollars we spend. I’ve pledged substantial increases in our foreign assistance, which is in Africa’s interests and America’s interests. But the true sign of success is not whether we are a source of perpetual aid that helps people scrape by — it’s whether we are partners in building the capacity for transformational change.
This mutual responsibility must be the foundation of our partnership. And today, I’ll focus on four areas that are critical to the future of Africa and the entire developing world: democracy, opportunity, health, and the peaceful resolution of conflict.
First, we must support strong and sustainable democratic governments.
As I said in Cairo, each nation gives life to democracy in its own way, and in line with its own traditions. But history offers a clear verdict: Governments that respect the will of their own people, that govern by consent and not coercion, are more prosperous, they are more stable and more successful than governments that do not.
This is about more than just holding elections. It’s also about what happens between elections. Repression can take many forms, and too many nations, even those that have elections, are plagued by problems that condemn their people to poverty. No country is going to create wealth if its leaders exploit the economy to enrich themselves … or if police — if police can be bought off by drug traffickers. No business wants to invest in a place where the government skims 20 percent off the top … or the head of the port authority is corrupt. No person wants to live in a society where the rule of law gives way to the rule of brutality and bribery. That is not democracy, that is tyranny, even if occasionally you sprinkle an election in there. And now is the time for that style of governance to end.
In the 21st century, capable, reliable and transparent institutions are the key to success — strong parliaments; honest police forces; independent judges … an independent press; a vibrant private sector; a civil society. Those are the things that give life to democracy, because that is what matters in people’s everyday lives.
Now, time and again, Ghanaians have chosen constitutional rule over autocracy and shown a democratic spirit that allows the energy of your people to break through. We see that in leaders who accept defeat graciously — the fact that President Mills’ opponents were standing beside him last night to greet me when I came off the plane spoke volumes about Ghana; victors who resist calls to wield power against the opposition in unfair ways. We see that spirit in courageous journalists like Anas Aremeyaw Anas, who risked his life to report the truth. We see it in police like Patience Quaye, who helped prosecute the first human trafficker in Ghana. We see it in the young people who are speaking up against patronage and participating in the political process.
Across Africa, we’ve seen countless examples of people taking control of their destiny and making change from the bottom up. We saw it in Kenya, where civil society and business came together to help stop postelection violence. We saw it in South Africa, where over three-quarters of the country voted in the recent election — the fourth since the end of apartheid. We saw it in Zimbabwe, where the Election Support Network braved brutal repression to stand up for the principle that a person’s vote is their sacred right.
Now, make no mistake: History is on the side of these brave Africans, not with those who use coups or change constitutions to stay in power. Africa doesn’t need strongmen, it needs strong institutions.
Now, America will not seek to impose any system of government on any other nation. The essential truth of democracy is that each nation determines its own destiny. But what America will do is increase assistance for responsible individuals and responsible institutions, with a focus on supporting good governance — on parliaments, which check abuses of power and ensure that opposition voices are heard … on the rule of law, which ensures the equal administration of justice; on civic participation, so that young people get involved; and on concrete solutions to corruption like forensic accounting and automating services … strengthening hot lines, protecting whistle-blowers to advance transparency and accountability.
And we provide this support. I have directed my administration to give greater attention to corruption in our human rights reports. People everywhere should have the right to start a business or get an education without paying a bribe. We have a responsibility to support those who act responsibly and to isolate those who don’t, and that is exactly what America will do.
Now, this leads directly to our second area of partnership: supporting development that provides opportunity for more people.
With better governance, I have no doubt that Africa holds the promise of a broader base of prosperity. Witness the extraordinary success of Africans in my country, America. They’re doing very well. So they’ve got the talent, they’ve got the entrepreneurial spirit. The question is, how do we make sure that they’re succeeding here in their home countries? The continent is rich in natural resources. And from cell phone entrepreneurs to small farmers, Africans have shown the capacity and commitment to create their own opportunities. But old habits must also be broken. Dependence on commodities — or a single export — has a tendency to concentrate wealth in the hands of the few and leaves people too vulnerable to downturns.
So in Ghana, for instance, oil brings great opportunities, and you have been very responsible in preparing for new revenue. But as so many Ghanaians know, oil cannot simply become the new cocoa. From South Korea to Singapore, history shows that countries thrive when they invest in their people and in their infrastructure … when they promote multiple export industries, develop a skilled work force and create space for small and medium-sized businesses that create jobs.
As Africans reach for this promise, America will be more responsible in extending our hand. By cutting costs that go to Western consultants and administration, we want to put more resources in the hands of those who need it, while training people to do more for themselves. That’s why our $3.5 billion food security initiative is focused on new methods and technologies for farmers — not simply sending American producers or goods to Africa. Aid is not an end in itself. The purpose of foreign assistance must be creating the conditions where it’s no longer needed. I want to see Ghanaians not only self-sufficient in food, I want to see you exporting food to other countries and earning money. You can do that.
Now, America can also do more to promote trade and investment. Wealthy nations must open our doors to goods and services from Africa in a meaningful way. That will be a commitment of my administration. And where there is good governance, we can broaden prosperity through public-private partnerships that invest in better roads and electricity; capacity-building that trains people to grow a business; financial services that reach not just the cities but also the poor and rural areas. This is also in our own interests — for if people are lifted out of poverty and wealth is created in Africa, guess what? New markets will open up for our own goods. So it’s good for both.
One area that holds out both undeniable peril and extraordinary promise is energy. Africa gives off less greenhouse gas than any other part of the world, but it is the most threatened by climate change. A warming planet will spread disease, shrink water resources and deplete crops, creating conditions that produce more famine and more conflict. All of us — particularly the developed world — have a responsibility to slow these trends — through mitigation, and by changing the way that we use energy. But we can also work with Africans to turn this crisis into opportunity.
Together, we can partner on behalf of our planet and prosperity and help countries increase access to power while skipping — leapfrogging the dirtier phase of development. Think about it: Across Africa, there is bountiful wind and solar power; geothermal energy and biofuels. From the Rift Valley to the North African deserts; from the Western coasts to South Africa’s crops — Africa’s boundless natural gifts can generate its own power, while exporting profitable, clean energy abroad.
These steps are about more than growth numbers on a balance sheet. They’re about whether a young person with an education can get a job that supports a family; a farmer can transfer their goods to market; an entrepreneur with a good idea can start a business. It’s about the dignity of work; it’s about the opportunity that must exist for Africans in the 21st century.
Just as governance is vital to opportunity, it’s also critical to the third area I want to talk about: strengthening public health.
In recent years, enormous progress has been made in parts of Africa. Far more people are living productively with HIV/AIDS, and getting the drugs they need. I just saw a wonderful clinic and hospital that is focused particularly on maternal health. But too many still die from diseases that shouldn’t kill them. When children are being killed because of a mosquito bite, and mothers are dying in childbirth, then we know that more progress must be made.
Yet because of incentives — often provided by donor nations — many African doctors and nurses go overseas, or work for programs that focus on a single disease. And this creates gaps in primary care and basic prevention. Meanwhile, individual Africans also have to make responsible choices that prevent the spread of disease, while promoting public health in their communities and countries.
So across Africa, we see examples of people tackling these problems. In Nigeria, an interfaith effort of Christians and Muslims has set an example of cooperation to confront malaria. Here in Ghana and across Africa, we see innovative ideas for filling gaps in care — for instance, through E-Health initiatives that allow doctors in big cities to support those in small towns.
America will support these efforts through a comprehensive, global health strategy, because in the 21st century, we are called to act by our conscience but also by our common interest, because when a child dies of a preventable disease in Accra, that diminishes us everywhere. And when disease goes unchecked in any corner of the world, we know that it can spread across oceans and continents.
And that’s why my administration has committed $63 billion to meet these challenges — $63 billion. Building on the strong efforts of President Bush, we will carry forward the fight against HIV/AIDS. We will pursue the goal of ending deaths from malaria and tuberculosis, and we will work to eradicate polio. We will fight — we will fight neglected tropical disease. And we won’t confront illnesses in isolation — we will invest in public health systems that promote wellness and focus on the health of mothers and children.
Now, as we partner on behalf of a healthier future, we must also stop the destruction that comes not from illness, but from human beings — and so the final area that I will address is conflict.
Let me be clear: Africa is not the crude caricature of a continent at perpetual war. But if we are honest, for far too many Africans, conflict is a part of life, as constant as the sun. There are wars over land and wars over resources. And it is still far too easy for those without conscience to manipulate whole communities into fighting among faiths and tribes.
These conflicts are a millstone around Africa’s neck. Now, we all have many identities — of tribe and ethnicity; of religion and nationality. But defining oneself in opposition to someone who belongs to a different tribe or who worships a different prophet has no place in the 21st century. Africa’s diversity should be a source of strength, not a cause for division. We are all God’s children. We all share common aspirations — to live in peace and security; to access education and opportunity; to love our families and our communities and our faith. That is our common humanity.
That is why we must stand up to inhumanity in our midst. It is never justified, never justifiable to target innocents in the name of ideology. It is the death sentence of a society to force children to kill in wars. It is the ultimate mark of criminality and cowardice to condemn women to relentless and systemic rape. We must bear witness to the value of every child in Darfur and the dignity of every woman in the Congo. No faith or culture should condone the outrages against them. And all of us must strive for the peace and security necessary for progress.
Africans are standing up for this future. Here, too, in Ghana we are seeing you help point the way forward. Ghanaians should take pride in your contributions to peacekeeping from Congo to Liberia to Lebanon … and your efforts to resist the scourge of the drug trade. We welcome the steps that are being taken by organizations like the African Union and ECOWAS to better resolve conflicts, to keep the peace and support those in need. And we encourage the vision of a strong, regional security architecture that can bring effective, transnational forces to bear when needed.
America has a responsibility to work with you as a partner to advance this vision, not just with words, but with support that strengthens African capacity. When there’s a genocide in Darfur or terrorists in Somalia, these are not simply African problems — they are global security challenges, and they demand a global response.
And that’s why we stand ready to partner through diplomacy and technical assistance and logistical support, and we will stand behind efforts to hold war criminals accountable. And let me be clear: Our Africa Command is focused not on establishing a foothold in the continent, but on confronting these common challenges to advance the security of America, Africa and the world.
In Moscow, I spoke of the need for an international system where the universal rights of human beings are respected, and violations of those rights are opposed. And that must include a commitment to support those who resolve conflicts peacefully, to sanction and stop those who don’t, and to help those who have suffered. But ultimately, it will be vibrant democracies like Botswana and Ghana which roll back the causes of conflict and advance the frontiers of peace and prosperity.
As I said earlier, Africa’s future is up to Africans.
The people of Africa are ready to claim that future. And in my country, African Americans — including so many recent immigrants — have thrived in every sector of society. We’ve done so despite a difficult past, and we’ve drawn strength from our African heritage. With strong institutions and a strong will, I know that Africans can live their dreams in Nairobi and Lagos, Kigali, Kinshasa, Harare, and right here in Accra.
You know, 52 years ago, the eyes of the world were on Ghana. And a young preacher named Martin Luther King traveled here, to Accra, to watch the Union Jack come down and the Ghanaian flag go up. This was before the march on Washington or the success of the civil rights movement in my country. Dr. King was asked how he felt while watching the birth of a nation. And he said: « It renews my conviction in the ultimate triumph of justice. »
Now that triumph must be won once more, and it must be won by you. And I am particularly speaking to the young people all across Africa and right here in Ghana. In places like Ghana, young people make up over half of the population.
And here is what you must know: The world will be what you make of it. You have the power to hold your leaders accountable, and to build institutions that serve the people. You can serve in your communities and harness your energy and education to create new wealth and build new connections to the world. You can conquer disease and end conflicts and make change from the bottom up. You can do that. Yes you can … because in this moment, history is on the move.
But these things can only be done if all of you take responsibility for your future. And it won’t be easy. It will take time and effort. There will be suffering and setbacks. But I can promise you this: America will be with you every step of the way — as a partner, as a friend. Opportunity won’t come from any other place, though. It must come from the decisions that all of you make, the things that you do, the hope that you hold in your heart.
Ghana, freedom is your inheritance. Now, it is your responsibility to build upon freedom’s foundation. And if you do, we will look back years from now to places like Accra and say this was the time when the promise was realized; this was the moment when prosperity was forged, when pain was overcome, and a new era of progress began. This can be the time when we witness the triumph of justice once more. Yes we can. Thank you very much. God bless you.
Thank you.

 

Copyright © 2009 The Associated Press. All rights reserved.

Source: http://editions-sources-du-nil.over-blog.com/article-33724628.html

 

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Iran’s Web Spying Aided By Western Technology

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 juin 2009

   * TECHNOLOGY, JUNE 22, 2009
The Iranian regime has developed, with the assistance of European telecommunications companies, one of the world’s most sophisticated mechanisms for controlling and censoring the Internet, allowing it to examine the content of individual online communications on a massive scale.
Interviews with technology experts in Iran and outside the country say Iranian efforts at monitoring Internet information go well beyond blocking access to Web sites or severing Internet connections.
An undated screen grab from an Internet video shows a young woman identified only as Neda, who has become an iconic image of the violence during Iranian protests over the nation’s disputed presidential election. Because of reporting restrictions in Tehran, the incident could not be independently verified.
 
Instead, in confronting the political turmoil that has consumed the country this past week, the Iranian government appears to be engaging in a practice often called deep packet inspection, which enables authorities to not only block communication but to monitor it to gather information about individuals, as well as alter it for disinformation purposes, according to these experts.
The monitoring capability was provided, at least in part, by a joint venture of Siemens AG, the German conglomerate, and Nokia Corp., the Finnish cellphone company, in the second half of 2008, Ben Roome, a spokesman for the joint venture, confirmed.
The « monitoring center, » installed within the government’s telecom monopoly, was part of a larger contract with Iran that included mobile-phone networking technology, Mr. Roome said.
« If you sell networks, you also, intrinsically, sell the capability to intercept any communication that runs over them, » said Mr. Roome.
The sale of the equipment to Iran by the joint venture, called Nokia Siemens Networks, was previously reported last year by the editor of an Austrian information-technology Web site called Futurezone.
The Iranian government had experimented with the equipment for brief periods in recent months, but it had not been used extensively, and therefore its capabilities weren’t fully displayed — until during the recent unrest, the Internet experts interviewed said.
« We didn’t know they could do this much, » said a network engineer in Tehran. « Now we know they have powerful things that allow them to do very complex tracking on the network. »
[Iran's Web Spying Aided By Western Technology]
Deep packet inspection involves inserting equipment into a flow of online data, from emails and Internet phone calls to images and messages on social-networking sites such as Facebook and Twitter. Every digitized packet of online data is deconstructed, examined for keywords and reconstructed within milliseconds. In Iran’s case, this is done for the entire country at a single choke point, according to networking engineers familiar with the country’s system. It couldn’t be determined whether the equipment from Nokia Siemens Networks is used specifically for deep packet inspection.
All eyes have been on the Internet amid the crisis in Iran, and government attempts to crack down on information. The infiltration of Iranian online traffic could explain why the government has allowed the Internet to continue to function — and also why it has been running at such slow speeds in the days since the results of the presidential vote spurred unrest.
Users in the country report the Internet having slowed to less than a tenth of normal speeds. Deep packet inspection delays the transmission of online data unless it is offset by a huge increase in processing power, according to Internet experts.
Iran is « now drilling into what the population is trying to say, » said Bradley Anstis, director of technical strategy with Marshal8e6 Inc., an Internet security company in Orange, Calif. He and other experts interviewed have examined Internet traffic flows in and out of Iran that show characteristics of content inspection, among other measures. « This looks like a step beyond what any other country is doing, including China. »
China’s vaunted « Great Firewall, » which is widely considered the most advanced and extensive Internet censoring in the world, is believed also to involve deep packet inspection. But China appears to be developing this capability in a more decentralized manner, at the level of its Internet service providers rather than through a single hub, according to experts. That suggests its implementation might not be as uniform as that in Iran, they said, as the arrangement depends on the cooperation of all the service providers.
Related Video

Iran’s government is a combination of democracy and Islamic theocracy. Take a look at the power structure.

The difference, at least in part, has to do with scale: China has about 300 million Internet users, the most of any country. Iran, which has an estimated 23 million users, can track all online communication through a single location called the Telecommunication Infrastructure Co., part of the government’s telecom monopoly. All of the country’s international links run through the company.
Separately, officials from the U.S. embassy in Beijing on Friday met with Chinese officials to express concerns about a new requirement that all PCs sold in the China starting July 1 be installed with Web-filtering software.
If a government wants to control the flow of information across its borders it’s no longer enough to block access to Web sites hosted elsewhere. Now, as sharing online images and messages through social-networking sites has become easy and popular, repressive regimes are turning to technologies that allow them to scan such content from their own citizens, message by message.
Human-rights groups have criticized the selling of such equipment to Iran and other regimes considered repressive, because it can be used to crack down on dissent, as evidenced in the Iran crisis. Asked about selling such equipment to a government like Iran’s, Mr. Roome of Nokia Siemens Networks said the company « does have a choice about whether to do business in any country. We believe providing people, wherever they are, with the ability to communicate is preferable to leaving them without the choice to be heard. »
Countries with repressive governments aren’t the only ones interested in such technology. Britain has a list of blocked sites, and the German government is considering similar measures. In the U.S., the National Security Agency has such capability, which was employed as part of the Bush administration’s « Terrorist Surveillance Program. » A White House official wouldn’t comment on if or how this is being used under the Obama administration.
The Australian government is experimenting with Web-site filtering to protect its youth from online pornography, an undertaking that has triggered criticism that it amounts to government-backed censorship.
Content inspection and filtering technology are already common among corporations, schools and other institutions, as part of efforts to block spam and viruses, as well as to ensure that employees and students comply with computer-use guidelines. Families use filtering on their home computers to protect their children from undesirable sites, such as pornography and gambling.
Internet censoring in Iran was developed with the initial justification of blocking online pornography, among other material considered offensive by the regime, according to those who have studied the country’s censoring.
Iran has been grappling with controlling the Internet since its use moved beyond universities and government agencies in the late 1990s. At times, the government has tried to limit the country’s vibrant blogosphere — for instance, requiring bloggers to obtain licenses from the government, a directive that has proved difficult to enforce, according to the OpenNet Initiative, a partnership of universities that study Internet filtering and surveillance. (The partners are Harvard University, the University of Toronto, the University of Cambridge and the University of Oxford.)
Beginning in 2001, the government required Internet service providers to install filtering systems, and also that all international connections link to a single gateway controlled by the country’s telecom monopoly, according to an OpenNet study.
Iran has since blocked Internet users in the country from more than five million sites in recent years, according to estimates from the press-freedom group Reporters Without Borders.

In the 2005 presidential election, the government shut down the Internet for hours, blaming it on a cyberattack from abroad, a claim that proved false, according to several Tehran engineers.

Several years ago, research by OpenNet discovered the government using filtering equipment from a U.S. company, Secure Computing Corp. Due to the U.S. trade embargo on Iran, in place since the 1979 Islamic revolution overthrew the U.S.-backed shah, that was illegal. Secure Computing, now owned by McAfee Inc., at the time denied any knowledge of the use of its products in Iran. McAfee said due diligence before the acquisition revealed no contract or support being provided in Iran.
Building online-content inspection on a national scale and coordinated at a single location requires hefty resources, including manpower, processing power and technical expertise, Internet experts said.
Nokia Siemens Networks provided equipment to Iran last year under the internationally recognized concept of « lawful intercept, » said Mr. Roome. That relates to intercepting data for the purposes of combating terrorism, child pornography, drug trafficking and other criminal activities carried out online, a capability that most if not all telecom companies have, he said.
The monitoring center that Nokia Siemens Networks sold to Iran was described in a company brochure as allowing « the monitoring and interception of all types of voice and data communication on all networks. » The joint venture exited the business that included the monitoring equipment, what it called « intelligence solutions, » at the end of March, by selling it to Perusa Partners Fund 1 LP, a Munich-based investment firm, Mr. Roome said. He said the company determined it was no longer part of its core business.
—Ben Worthen in San Francisco, Mike Esterl in Atlanta and Siobhan Gorman in Washington contributed to this article.
Write to Christopher Rhoads at christopher.rhoads@wsj.com and Loretta Chao at loretta.chao@wsj.com

The Wall Street Journal

 

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4e licence mobile : le prix est fixé à 206 millions d’euros

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 6 février 2009

 

la rédaction, publié le 5 février 2009 

  


Le prix de la quatrième licence est fixé à 206 millions pour un nouvel entrant. Free, seul candidat déclaré pour le moment, estime le juste prix dans la zone des 210 millions. 

Le gouvernement présente aujourd’hui aux députés ses projets pour la quatrième licence de téléphonie mobile. Luc Chatel, le secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, en révèle la teneur dans une interview au Monde. 

Il justifie le choix de pousser à l’arrivée d’un nouvel entrant en affirmant que « les secteurs des technologies de l’information et de la communication nous permettront de sortir plus vite de la crise. Des études montrent qu’une 4e licence peut apporter une croissance de 7 % du marché de la téléphonie mobile. » 

Une baisse des prix d’au moins 7 % 

Luc Chatel explique par ailleurs que l’arrivée d’un quatrième opérateur a été « dans tous les pays » un facteur de baisse des prix, et qu’en France elle devrait être d’au moins 7 %. 

Trois lots de fréquence de deux fois cinq mégahertz chacun vont être proposés, dont l’un réservé à un nouvel entrant pour 206 millions d’euros. Une somme « équitable » selon Luc Chatel, parce qu’elle représente le tiers du montant proposé au dernier appel d’offres, de 619 millions d’euros. 

Ce nouvel entrant « aura des obligations importantes en matière de couverture. Il est hors de question d’avoir un quatrième opérateur au rabais, qui ne prendrait pas de risque », expose le secrétaire d’Etat, pour lequel l’arrivée d’un quatrième opérateur ne doit pas empêcher les zones blanches d’être résorbées. 

Pour les deux autres lots de fréquence, « le débat n’est pas encore tranché » entre mise aux enchères et sélection « selon plusieurs critères ». Luc Chatel se dit par ailleurs « sûr » que l’arrivée d’un nouvel opérateur sera favorable aux opérateurs virtuels (MVNO), qui pour l’heure n’ont que 5 % du marché. « Le développement des MVNO sera aussi au coeur des débats avec les parlementaires », promet-il. 

210 millions pour Free 

L’Arcep devrait lancer fin février ou début mars un nouvel appel à candidatures, et les licences seront attribuées avant l’été. Son nouveau président, Jean-Claude Mallet l’a confirmé devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée Nationale. 

Free, dont l’offre avait été recalée en 2007, est pour le moment le seul candidat déclaré pour la 4e licence. « En 2007, la licence coûtait 619 millions d’euros pour 15 MHz. Il est équitable et logique qu’aujourd’hui 5 MHz reviennent au tiers du prix, soit environ 210 millions, auquel s’ajoute toujours 1 % sur le chiffre d’affaires annuel », a confirmé Xavier Niel, son président dans une interview au Figaro. 

Par la rédaction, ZDNet France 

 

 

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