La sécurité est un frein à l’adoption du cloud computing

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2010

Par Antoine Robin

Les responsables informatiques craignent pour la sécurité et la confidentialité des données hébergées « dans le nuage ». Les fournisseurs ne semblent pas capables de les rassurer.

Forrester publie les résultats de deux enquêtes menées auprès de 2 200 cadres et décideurs informatiques de grandes entreprises et de PME, en Europe (France, Allemagne, Royaume-Uni) et en Amérique du Nord, sur les tendances d’équipement en matériel et infrastructures. Sur les 231 décideurs français interrogés, environ la moitié – soit 39 % des grandes entreprises et 50 % des PME – estiment que la sécurité est un frein important à l’adoption du cloud computing dans leur entreprise. Les décideurs craignent notamment la divulgation d’informations sensibles en cas d’erreur de manipulation ou de piratage.

De nombreuses questions se posent en effet au sujet de la continuité de service, de la sécurité et de la confidentialité des données, de leur récupération en fin de contrat, de leur traçabilité, etc. Quels sont par exemple les engagements contractuels du prestataire opérant le nuage en cas de découverte d’une faille de sécurité ? Le cadre légal est également un sujet sensible. Les contraintes réglementaires relatives à la traçabilité et à l’usage des informations personnelles ne sont par exemple pas les mêmes en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Or, le nuage peut être hébergé, par définition, n’importe où.

Cette étude confirme les résultats d’autres enquêtes menées en 2009. En avril dernier, 75 % des participants au salon InfoSecurity déclaraient qu’ils souhaitaient augmenter le budget alloué à la sécurité des applications externalisées. Une précédente étude d’IDC révélait que la sécurité est un point déterminant dans l’adoption (ou pas) du cloud computing aux Etats-Unis. Et, en juin dernier, Hugh Penri-William, membre de l’Information Security Forum (ISF) qui regroupe les RSSI des plus grosses entreprises au niveau mondial déclarait que « 91 % des membres de l’ISF estiment que le cloud computing accroît les menaces de sécurité ».

Résultat ? Selon Forrester, la proportion de grandes entreprises ayant adopté ce modèle n’a pas évolué depuis 2008, stagnant à 3 %. Et seulement 4 % des PME ont mis en œuvre cette solution, contre 2 % en 2008.

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La guerre du pétrole n’aura pas lieu entre la RDC et l’Angola sur le plateau continental congolais, tranche Muzito devant le Sénat !

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2010

Stéphane Etinga/Le Potentiel,Kinshasa, 21/12/2010
Le Premier ministre A. Muzito rejette catégoriquement devant le Sénat qui l’a interpellé à ce sujet toute compromission du gouvernement de la RDC avec l’Angola autour de la controversée exploitation pétrolière du plateau de continental congolais par le voisin angolais
Après sa prestation du mardi 14 décembre 2010, le Premier ministre, Adolphe Muzito, s’est de nouveau présenté au Sénat lundi pour lever tout pan de voile sur le plateau continental de la RDC. Sans circonlocutions, Adolphe Muzito est allé droit au but, rassurant la chambre haute du Parlement sur la « détermination » du gouvernement à « préserver sans faille les intérêts supérieur de la nations dans le secteur pétrolier ».

Invité pour la deuxième fois au Sénat, sur base de la question orale avec débat de l’honorable Siluvangi concernant le dossier du plateau continental qui oppose la RDC à l’Angola, le Premier ministre Adolphe Muzito a exclu toute forme de compromission de son gouvernement.

Devant la chambre haute du Parlement, il a fait part de la «détermination» du gouvernement à «préserver sans faille les intérêts supérieurs de la Nation dans le secteur pétrolier».

 C’est de cette manière que le chef du gouvernement a conclu son intervention, répondant ainsi aux nombreuses questions soulevées une semaine auparavant par les sénateurs.

Réponses en deux catégories

Après avoir planté le décor, le Premier ministre s’est alors penché sur les questions soulevées par le Sénat. Il a regroupé ce «complément d’informations de clarification» en deux catégories : la première sur la gestion du dossier du plateau continental dans ses différentes dimensions et la seconde en rapport avec la politique gouvernementale en matière d’exploitation pétrolière.

Concernant notamment la zone d’intérêt commun et la promesse de versement de 600 millions Usd par le gouvernement angolais, Adolphe Muzito a rappelé la genèse des faits.

Après ce survol dans lequel le chef du gouvernement s’est particulièrement appuyé sur l’accord du 30 juillet 2007 qui présente la zone d’intérêt commun comme «un espace défini de commun accord en vue d’une exploitation commune entre nos deux Etats», il a fait remarquer qu’«il n’y a donc pas de contradiction avec les propos d’un de mon ministre qui a demandé de «mettre une croix sur les 600 millions de dollars américains. L’accord du 30 juillet 2007 n’ayant jamais été appliqué».

Concernant l’exploitation dans la zone économique exclusive et la gestion des bénéfices générés par l’exploitation pétrolière, le chef du gouvernement a rappelé la convention de Montego Bay qui dispose que «l’Etat côtier dispose des droits souverains sur l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol des fonds marins dans la zone économique exclusive. Il exploite tout aussi souverainement les ressources halieutiques et minérales notamment les hydrocarbure».

Kinshasa exige compensation

Or, depuis déjà les années 1980, a-t-il reconnu, les Angolais ont commencé les activités d’exploration-production dans ces espaces maritimes. Aussi, « il est établi aujourd’hui qu’il y a exploitation sur certaines parties de notre Plateau Continental ».

Mais, pour ce qui est des bénéfices éventuels auxquels la République démocratique du Congo a droit, « seules des statistiques réelles de la production permettraient d’en définir la hauteur », pense le Premier ministre.

Concernant l’extension du plateau continental au-delà de 200 milles marins, Adolphe Muzito a rappelé que «la requête préliminaire que nous avions introduite n’avait pour but que d’assurer notre présence dans le peloton des pays qui prétendent à l’extension de leur plateau continental au-delà de 200 milles marins conformément la Convention de Montego Bay».

Actuellement, a-t-il indiqué, la RDC se trouve «au stade de récolte de données qui vont permettre d’élaborer notre requête définitive, conformément au manuel des procédures établi par les Nations unies. Nous veillerons scrupuleusement au bon déroulement et au bon aboutissement de ce processus».

Concernant l’expertise mobilisée et la composition de la Commission nationale d’études sur le plateau continental de la RDC, pour éviter tout amalgame sur le sujet, il a pris soin de lire à l’attention du Sénat, la liste qui comporte les experts et les délégués des Institutions et Organismes impliqués dans cette commission présidée par le Professeur Kabuya-Lumuna Sando, auxquels se sont joints deux experts internationaux, à l’occurrence M. Jean Folack, expert océanologue du Cameroun, et M. Louis Foyang, du Cameroun.

Il n’a pas manqué de rassurer ceux qui s’inquiètent de l’implication des autochtones dans les différentes structures traitant certaines matières spécialisées telles que celles liées au plateau continental de la République démocratique du Congo. Concernant le budget nécessaire pour la meilleure performance de la Commission nationale d’études sur le plateau continental, il est revenu sur le délai de travail de cette structure spécialisée, soit 4 ou 5 ans avant de faire aboutir le processus d’extension de notre plateau continental au-delà de 200 milles marins.

Le budget minimum nécessaire, a-t-il dit, est évalué à 12 millions Usd, comprenant le fonctionnement, l’acquisition et le traitement des données, la mobilisation des experts internationaux, les missions, etc. L’acquisition des données exige à elle seule, a-t-il relevé, quelque 5 millions Usd et « c’est un préalable auquel le gouvernement prête toute son attention ». Certes, a dit Muzito, les budgets alloués à ce jour sont modestes et insuffisants. A cet effet, il a dit que « des modalités étaient en cours d’examen de façon à diversifier les sources de financement. Cela se fera, d’autant plus facilement que notre Etat a déjà signé, depuis 1969, une Convention qui accorde le droit d’exploration et d’exploitation dans ces espaces maritimes à certaines sociétés privées œuvrant en RDC ».

Pas de conflit avec l’Angola

Concernant les relations avec l’Angola, le Premier ministre est revenu sur la «politique de notre pays qui se fonde sur des relations de bon voisinage avec chacun de ses 9 pays voisins». De même qu’ à sa précédente intervention, il s’est de nouveau appuyé sur les récentes déclarations du chef de l’Etat, citant l’article 91 alinéa 2 de la Constitution qui stipule que : « le gouvernement définit, en concertation avec le président de la République, la politique de la nation et en assume la responsabilité ».

Il a alors exclu tout conflit avec l’Angola. « Quand je dis qu’il n’y a pas de conflit avec l’Angola, cela ne veut pas dire que tous nos intérêts sont nécessairement convergents. J’ai voulu relever devant votre auguste Assemblée que le dialogue a été installé sur des questions qui nous préoccupent ».

« En effet, même si il n’y a pas encore de solution à ce jour, la question du tracé de nos frontières a fait l’objet de plusieurs rencontres et projets d’accord » a affirmé le Premier ministre. Il a rappelé tous les accords et pourparlers menés avec l’Angola pour des relations apaisées entre les deux pays.

Fort de la pertinence de ces engagements, Adolphe Muzito a trouvé des mots justes pour rassurer le Sénat. « Vous comprenez mieux, au vu de cet aperçu historique, comment nous sommes arrivés à l’accord du 30 juillet 2007 … ». Et d’enchainer en ces termes : « Vous constatez donc que le dialogue est installé depuis plusieurs années, et qu’il s’organise même dans le cadre de la grande commission mixte RDC-Angola…». Il n’a pas non plus manqué de relever un certain nombre de projets intégrateurs qui existent entre les deux pays, facteurs, se défend-t-il, « à la fois d’entente et de coopération économique ».

Politique des hydrocarbures

Avant de présenter les grandes lignes de la politique des hydrocarbures du gouvernement, le Premier ministre a fait mention du grand retard de la RDC dans la production pétrolière comme dans d’autres secteurs.

 «Le gouvernement est conscient de ce retard qui laisse intact notre potentiel de développement dans tous les secteurs. Nous travaillons pour sortir le pays de cette situation».

Quant à la politique du gouvernement dans le secteur pétrolier. Elle se résume, note le Premier ministre, en une ambition : «celle d’installer une culture pétrolière dans la République et d’amener notre pays à compter aussi sur ses ressources en hydrocarbures. Autant, sinon plus, qu’on a compté sur les ressources minières !»

Selon lui, le gouvernement entend concrétiser cette ambition sur trois grands piliers qui sont : «primo, la pré-exploration. Celle-ci porte sur les réserves en hydrocarbures dont dispose le pays sur l’ensemble du territoire ; secundo, un investissement continu dans les ressources humaines ; tertio, une vision intégrée de l’exploitation des ressources qui sont présentes dans les bassins que nous venons de citer. L’évacuation des hydrocarbures nécessite la construction d’un réseau important de pipelines et de gazoducs ».

Il s’agira donc aussi, fait savoir le Premier ministre, de construire des pipelines et de gazoducs permettant l’ écoulement des hydrocarbures vers les terminaux de Moanda pour l’Ouest et de Mombassa en Ouganda ou de Dar-Es-Salam en Tanzanie pour la partie Est. Dans l’objectif de stimuler l’exploitation pétrolière, et d’accroitre les revenus de l’Etat, il a dit que des dispositions administratives requises pour l’accès au titre minier pour les hydrocarbures ont été adaptées et améliorées dans le sens de favoriser au maximum un partenariat gagnant-gagnant. « Le gouvernement met et continuera à mettre un accent particulier pour que les sociétés pétrolières s’engagent à promouvoir l’environnement physique et social des populations locales ou riveraines ».

A la question de savoir « pourquoi la production pétrolière de la RDC est stagnante malgré les travaux de forage de plusieurs puits. Elle a été de 25.000 barils/j avec 100 puits, elle est toujours à 25.000 barils/j avec 300 puits ? ».

Muzito a tenté de replacer, se fixant sur les préalables. Ainsi, il a fait savoir que la production pétrolière d’un puits obéit à une fonction de croissance jusqu’à atteindre son déclin définitif.

D’après les sociétés, a-t-il dit, la production du brut congolais dans le Bassin côtier qui est resté stationnaire à 25.000 barils/jour durant plus de 3 décennies, est liée au fait que les 100 puits initiaux réalisés ont été les meilleurs. Car, ils ont visé les meilleures zones de productivité et c’est pourquoi leur rendement est resté supérieur.

Ce n’est cependant qu’un argument de défense pour les pétroliers. Car, de l’avis du Premier ministre, « le gouvernement pense que les sociétés de production n’ont pas d’arguments techniques pour justifier l’état stationnaire du niveau de production du Bassin côtier et croit que le faible effort d’exploration constaté dans le chef des sociétés en opération dans le Bassin côtier est à la base de cette situation ».

«Ces deux visions ont opposé et opposent encore les producteurs pétroliers au gouvernement », a avoué le Premier ministre. Un problème sur lequel d’intenses discussions sont menées avec les sociétés au mieux des intérêts de l’Etat congolais, a-t-il fait observer.

Exploitation par l’Angola sur certaines parties du Plateau continental  de la Rdc

Le Premier ministre, Adolphe Muzito, a réaffirmé l’engagement de la RDC à consolider sa souveraineté politique et économique.

« La RDC réaffirme son engagement à consolider sa souveraineté politique et économique ainsi que ses relations de bon voisinage avec ses neuf pays limitrophes».

 La déclaration est du Premier ministre, Adolphe Muzito, devant les sénateurs réunis, le lundi 20 décembre, en séance plénière.

Il répondait à la question orale avec débat posée par le sénateur Raphaël Siluvangi à propos de la délimitation du Plateau continental de la RDC.

Concernant la Zone d’intérêt commun et la promesse de versement de 600 millions de dollars par le gouvernement angolais, le Premier ministre a précisé que le versement de cette somme étant conditionné par plusieurs éléments qui n’ont pas été réunis, l’accord signé doit, selon lui, être considéré comme nul et de nul effet.

D’où une nouvelle stratégie de négociation s’impose sur les nouvelles modalités de gestion des zones d’intérêts communs.

Pour ce qui est de l’exploitation de la zone économique exclusive et la gestion des bénéfices générés par l’exploitation pétrolière, le chef du Gouvernement a reconnu qu’il y a exploitation sur certaines parties de notre Plateau continental par l’Angola.

Quant aux bénéfices éventuels auxquels la RDC a droit, il a estimé que seules des statistiques réelles de la production permettraient d’en définir la hauteur.

Commission nationale d’études du plateau continental

Abordant la question de l’extension du Plateau continental au-delà de 200 miles marins, Adolphe Muzito a indiqué qu’actuellement, on est au stade de récolte des données qui vont permettre d’élaborer la requête définitive conformément au manuel des procédures établi par les Nations Unies.

S’agissant de la composition d’experts mobilisés faisant partie de la Commission nationale d’études sur le Plateau continental de la RDC, il a cité leurs noms en soulignant que leur bureau est placé sous la direction du professeur Kabuya Lumuna.

A propos de l’implication des autochtones dans les différentes structures traitant du Plateau continental, le chef du gouvernement a estimé que cette question sera abordée dans le chapitre de la préoccupation sur l’impact des activités d’exploitations concernant les communautés locales.

Il a laissé entendre que la Commission citée ci-dessus devra travailler de 4 à 5 ans avec un budget minimum de 12 millions USD.

Pour lui, le dialogue est installé avec l’Angola sur des questions préoccupant les deux pays.

Invité à conclure après l’exposé du Premier ministre, le sénateur Siluvangi dit qu’il est resté sur sa soif, estimant que le gouvernement ayant la volonté de ne rien entreprendre et de rien à promettre à la population sur la question posée.

Il a déclaré que le Gouvernement tente de nier l’indéniable en pratiquant la politique de l’autruche. Raphaël Siluvangi a repris les propos de son collègue Henri-Thomas Lokondo qui, lors du débat, avait cité le général De Gaule en soulignant que les pays n’ont pas d’amis, mais des intérêts à défendre.

Il a insisté aussi sur la qualité des experts membres de la commission d’études du Plateau continental et fait une série d’autres recommandations dont celle, approuvée par la plénière consistant à créer une sous-commission rattachée à la commission sénatoriale en charge de l’Environnement, qui devra se charger du suivi des travaux relatifs au Plateau continental de la RDC.

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Réchauffement planétaire et tergiversation des pays du Nord.

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 15 décembre 2010

 

Les pays du Nord ont été interpelllé jeudi dernier à Cauncun (Mexique) par les pays du bassin du Congo.Ces derniers, par la voix du Ministre Congolais de l’Environnement, de la Conservation de la Nature et du Tourisme(RDC),José Endundo,demandent aux pays du Nord de recompenser les efforts consentis par leurs pays dans le cadre de la lutte contre le réchauffement planétiare.

Ils ont déclaré que «  Nous avons fourni des efforts. Nous sommes disposés à les poursuivre, mais, pour cela, les efforts devraient être réciproques. Les discussions qui traînent en longueur sur la REDD + (Réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts) notamment sur les mesures de sauvegarde et sur les engagements à long terme doivent cesser.

 

Ils se sont engagés collectivement, estiment-ils, pour développer des stratégies d’utilisation rationnelles des ressources naturelles pour en assurer la pérennité par la signature d’un plan de convergence sous-régionale sur cette question. Les pays de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale(COMIFAC) détiennent 15 millions d’hectares de forêts gérées de façon durable,ont-ils manifesté. Cinq hectares sont déjà certifiées et près de 40 millions d’hectares de forêts sont dédiés à la conservation stricte. Leur ambition est d’atteindre 100% de forêts de production certifiée, pendant que le processus continue, et une augmentation significative de la superficie des forêts d’içi à 2020.

Les pays du bassin du Congo s’opposent à ce que la RDD+ soit incluse dans le volet NAMAS, conscients de l’importance qu’ils apportent dans le processus de stabilisation du climat et de leur rôle dans le régime climatique en perspective.

La COMIFAC est composée des pays suivants: Cameroun, Tchad, Burundi, Rwanda, Sao Tomé et Principe, la République Démocratique du Congo (RDC), République du Congo, République Centrafricaine (RCA), Gabon et Guinée Equatoriale.

 

 

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Gérôme Billois, Solucom : « La charte de sécurité doit allier juridique et marketing »

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 24 août 2010

par Christophe Auffray, ZDNet France

Avis d’expert – Nécessaire sur un plan juridique et conçue pour formaliser les bonnes pratiques en termes d’utilisation de l’informatique en entreprise, la charte de sécurité doit s’inscrire dans le quotidien des salariés pour être adoptée. Décryptage avec le consultant Gérôme Billois.

ZDNet.fr – En quoi consiste une charte de sécurité et quels sont ses apports en entreprise ?
Gérôme Billois -
La charte est d’une certaine façon la courroie de transmission du RSSI vers l’ensemble des utilisateurs du système d’information, voire de l’ensemble des salariés de l’entreprise.

C’est finalement le document qui va ancrer les règles de fonctionnement. C’est donc un élément très important dans la sécurité. Il faut le voir comme un document marketing du RSSI. Mais la charte va aussi être très utile d’un point de vue juridique puisqu’elle va encadrer ce que les utilisateurs ont le droit ou non de faire.

Que faut-il précisément inscrire dans une charte de sécurité ?
La charte minimum, ce peut être quelques paragraphes dans le règlement intérieur, qui est le moyen le plus simple pour intégrer ces règles de sécurité. Y figureront ainsi des thématiques telles que l’usage raisonnable d’Internet, le respect de la propriété de l’entreprise, etc.

Mais habituellement, la charte est un document en tant que tel, quelque chose que l’on va essayer de rendre attrayant et en même temps simple. On va souvent alors travailler par chapitres traitant de certains sujets : accès Internet, messagerie, mobilité, …

La charte listera pour ces différents thèmes les bonnes pratiques, et celles que l’entreprise souhaite proscrire. S’ajoutent à cela, des aspects liés à la traçabilité et au droit. Dans ce cadre là, l’entreprise fera appel à son service juridique ou à un avocat pour valider les différentes règles relatives à la traçabilité, ou pas, des actions des salariés, en particulier dans le respect des règles édictées par la CNIL.

Ce document a donc une valeur juridique en entreprise ?
Oui et de ce fait il doit être validé par les instances représentatives du personnel. C’est souvent un travail long, puisqu’il faut convaincre ces instances que la finalité n’est pas une surveillance des salariés, mais la protection du patrimoine de l’entreprise et des salariés eux-mêmes, notamment pour éviter les usurpations d’identité.

Qui doit prendre la responsabilité de l’élaboration de la charte de sécurité ?
Très souvent, le sujet est porté par le RSSI avec un support de la direction juridique. Le service des ressources humaines est systématiquement impliqué car c’est lui qui va gérer le dialogue avec les instances représentatives du personnel.

Enfin, fréquemment, le département communication est associé au projet de rédaction d’une charte de sécurité afin d’aboutir à un document rédigé dans l’esprit de l’entreprise.

Par esprit de l’entreprise, vous voulez dire cohérent avec son activité et d’une certaine façon personnalisé ?
Il est souvent préférable de lier les règles aux métiers de l’entreprise. La charte comprendra ainsi des règles de base s’appliquant à tous, mais aussi des éléments plus spécifiques.

Dans l’audiovisuel, on ajoutera ainsi des articles en lien avec la propriété intellectuelle car c’est une thématique très prégnante pour ce secteur. Dans un domaine comme celui de la santé, la charte traitera de la gestion des données patient. Il faut toujours faire en sorte de rendre concrètes les règles dans le quotidien des utilisateurs.

La mise en place d’une charte doit-elle s’accompagner d’actions de sensibilisation à la sécurité ?
Dans tous les cas, il faut une charte pour des raisons juridiques. Ensuite, il est évident qu’au moment où l’on communique ce document, il s’agit déjà d’une action de sensibilisation.

Il est tout à fait envisageable de l’accompagner de séances de sensibilisation durant lesquelles l’entreprise expliquera déjà la motivation de cette démarche, et aussi, peut-être de manière plus ludique, communiquera les différentes règles de sécurité.

La charte de sécurité reste finalement un règlement, ou a-t-elle également pour but de prévenir des malveillances informatiques ?
C’est un aspect en effet très souvent recherché. La nature légale de la charte va aider à stopper des comportements, pas nécessairement malveillants, mais néanmoins proscris en entreprise, comme par exemple le téléchargement ou la navigation sur des sites à risque.

Ces actions sont fréquemment réalisées par des salariés en entreprise. La charte permet de communiquer clairement sur ce qui est interdit. Les employés ne souhaitant pas être pris en défaut, ces usages diminuent fortement avec la publication de la charte.

Bien entendu, une charte n’empêchera jamais un salarié d’effectuer volontairement une malveillance. Mais elle permettra alors à l’entreprise de se retourner contre ce dernier.

 

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L’union européenne étudie la possibilité de mettre la VoIP sur écoute

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 24 août 2010

par Vincent Birebent, ZDNet France

Réglementation – Pour contrer les nouveaux modes de communication du grand banditisme, l’Union Européenne envisage de pouvoir mettre sur écoute les dispositifs de Voix sur IP (VoIP). L’Italie va coordonner une étude de faisabilité à l’échelle du continent

Eurojust, l’unité de coopération judiciaire de l’Union Européenne, a lancé une grande étude de faisabilité à l’échelle de l’Europe pour évaluer s’il est techniquement et légalement possible de mettre sur écoute des conversations passées sur un réseau IP.( voix sur IP)

Skype et d’autres outils de VoIP seraient en effet utilisés par des criminels et trafiquants du grand banditisme. Conséquence : ces conversations restent pour l’instant à l’abri des écoutes administratives mandatées par la justice dans les différents pays de l’UE.

L’Italie en première ligne 

C’est l’Italie, très impliquée dans la lutte contre la mafia et le grand banditisme, qui mène la coordination de cette étude de faisabilité au sein de l’Union.

Carmen Manfreda, membre d’Eurojust pour l’Italie, a justifié cette étude, lors d’un colloque la semaine dernière à Milan : « la possibilité d’intercepter des conversations téléphoniques via Internet va devenir un outil essentiel dans le combat contre le crime organisé à l’intérieur de l’Europe et au delà. Notre but n’est pas d’empêcher les utilisateurs de profiter de la téléphonie Internet, mais d’éviter que des criminels utilisent Skype ou d’autres systèmes pour planifier et organiser leurs actions contraires à la loi. »

Skype prêt à collaborer

D’après les autorités italiennes, le logiciel de VoIP de la filiale d’eBay serait en effet de plus en plus utilisé par les réseaux criminels, et Skype était directement visé par les policiers italiens dans le rapport préliminaire qui a débouché sur la lancement de l’étude de faisabilité par Eurojust.

Joint par ZDNet UK, un porte parole de Skype a réfuté les articles de presse indiquant que sa société aurait refusé de travailler avec les autorités européennes. Il a indiqué que « Skype reste intéressé dans une collaboration avec Eurojust malgré le fait qu’ils ont choisi de ne pas nous contacter avant de publier un rapport infondé. »

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Télécommunications : les pays de l’UEMOA se mettent en réseau

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 12 août 2010

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L’espace économique opte pour un marché commun à l’horizon 2012

Les ministres des télécommunications des huit pays membres de l’Union monétaire et économique ouest africain (UEMOA) ont planché fin juillet à Bamako, sur la mise en place d’un réseau commun de télécommunication dans l’espace économique. Celui-ci va se traduire par la connexion des Etats à l’Internet haut débit par fibre optique et la mise en circulation d’une puce téléphonique commune à tous les Etats. Les prix des communications devront sensiblement baisser.

C’est un pas en avant, dans l’intégration régionale des pays de l’Union monétaire et économique ouest africain (UEMOA) : réunis jeudi 29 juillet à Bamako, la capitale malienne, les ministres en charge des télécommunications des huit pays membres [1] de l’espace économique ont planché sur la mise en place d’un marché commun des télécommunications « ouvert et concurrentiel » à l’horizon 2012. Un projet qui verra la mise en place d’un réseau unique de télécommunication et l’adoption d’un model harmonisé de calcul des tarifs d’interconnexion d’ici fin 2011. Pour les usagers, le projet se traduira concrètement par la mise en place d’une puce téléphonique commune, au sein de l’Union.

Fibre optique

Sur le plan technique, un réseau haut débit à fibre optique, interconnectant les Etats membres de l’espace communautaire deux par deux est en cours d’exécution. Un premier tronçon devant relier le Burkina Faso au Niger a été achevé fin juin, entre Koupela (Burkina Faso) et Fada N’Gourma (Niger). Le deuxième, long de 150 km et qui doit lier le Burkina Faso et le Benin est en cours de construction. Sa livraison est programmée pour 2012. L’UEMOA compte sur la fibre optique pour rattraper son retard dans le domaine de l’accès des populations à Internet. L’harmonisation des tarifs et la mise en place d’une puce commune auront également pour effet d’induire une baisse substantielle des prix des communications téléphoniques.

Restent l’harmonisation des lois nationales et l’équipement des ménages en matériels informatiques. Fin juillet, seuls deux Etats, le Burkina Faso et la Guinée-Bissau, étaient prêts pour la transposition des directives de l’Union dans leurs lois internes régissant les télécommunications. Les Etats retardataires ont été exhortés à tout mettre en œuvre pour pouvoir respecter la date butoir du 31 décembre 2010. Les ministres ont également suggéré aux Etats de défiscaliser les matériels informatiques, afin de faciliter l’équipement des ménages et des structures d’éducation. Ils ont enfin invité l’UEMOA à soutenir les Etats membres, dans l’effort de basculement de leur radiodiffusion sonore et télévisuelle de l’analogique vers le numérique, à l’horizon 2015.

[1] Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo

 

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Comment les patrons du Net voient Internet en 2012

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 6 août 2010

Journal du Net

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Neuf chef d’entreprises Web, membres de l’Internet Managers Club, partagent leur vision de ce que sera Internet en 2012. Usages, technologies, tendances, découvrez leurs prévisions.

 

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Andrew Buckman, managing director, Webloyalty
L’internet en 2012 sous le signe du « self-cial service » : le self service social – comment auto-diagnoser ta vie avec l’aide de ton réseau avant de faire appel aux bons professionnels. Ta santé, tes finances, ta carrière, ta famille, ta voiture… tout est géré à partir du device dans ta poche et toutes tes décisions sont guidées par les expériences de tes amis grâce au suivi live de ta life sur internet.

 

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Emmanuel Vivier, cofondateur et directeur de la stratégie de Vanksen et CultureBuzz.fr 

Les deux années précédentes ont été incontestablement l’avènement des réseaux sociaux avec, d’un coté, Facebook et Twitter pour une cible grand public, puis Linkedin et Viadeo se partageant la cible pro et entreprises. Les prochaines années seront à mon sens celles d’un recentrage sur la technologie. Alors qu’elle fut délaissée et moribonde après les années ‘bulle’ celle-ci va revenir au galop sur un marché mature et démocratisé de l’Internet, avec notamment l’Internet mobile en toile de fond, voir fondu ouvrant ainsi une nouvelle ère…

Cette nouvelle ère c’est Apple qui fut le premier à la toucher, à la déceler en lançant l’iPhone puis l’iPhone 3GS…Désormais, nous pouvons surfer sur Internet à grande vitesse, prendre des photos et des films les envoyer sur Youtube, changer les statuts de son réseau social préféré…Publier un article sur son blog le tout en effleurant son iPhone…Oui, cela existe aujourd’hui et cela ne va pas s’arrêter. Il y a peu, Apple, encore lui, a lancé son dernier ‘screen touch product’ l’Ipad.

Nous y voyons même s’il ne fait pas l’unanimité ce que sera l’Internet dans deux ans… Nous pouvons envisager que dans deux ans nous serons plus tactiles qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux auront permis de structurer, canaliser, fédérer des groupes, des affinités qui se rencontreront physiquement plus facilement et plus rapidement qu’aujourd’hui.

Le clavier va peu à peu laisser p lace au doigt et à l’œil

On peut imaginer des lieux dédiés un peu partout destinés à accueillir ces rencontres dans des endroits confortables, agrémentés ou non de collations, de drinks, suivant des cibles et des thématiques définies, le virtuel et le réel ne faisant plus qu’un… Sur le plan technologique, nous serons également plus tactile, nous aurons au moins une tablette de type Ipad sur nous, plus souple physiquement, plus complète permettant via Skype par exemple, de faire une Visio conférence nomade de chez soi, du bureau, du TVG, sans problème de coupure de réseau… D’appeler ses amis, de créer des improvisations, des shows, des évents musicales privées à regarder avachie dans son canapé… Les screen touch auront envahi l’industrie automobile, il sera possible pour nos chères têtes blondes de passer le doigt sur une icône pour écouter de la musique, regarder un film, surfer sur Internet alors qu’il y a peu ils se contentaient de lire un DVD dans le même appuie-tête…Le tout contrôlé par papamaman qui pourront également, s’ils le souhaitent, écouter via Bluetooth la musique de leur progéniture…

Concrètement, le clavier va peu à peu laisser place au doigt et à l’œil…Avec la réalité augmentée il sera facile de consulter sur son GPS, au fur et à mesure que le véhicule défilera, les restaurants, les stations services en 3D, ou l’intérieur d’une boutique de mode avec en temps réel la visualisation de la dernière collection printemps été… Bref, tout ce qui était à l’étude il y a dix ans sera prêt et bien en place… De nouveaux services verront le jour, il faudra plus d’écoute, plus d’assistance, à la fois pour les très jeunes et les seniors… A noter que le mobile et les opérateurs actuels auront un effort à faire au niveau du rapport prix/services. Peu à peu, de nouveaux acteurs vont entrer en piste, cassant peut-être les offres actuelles à l’instar de Free pour Internet…

Nous allons nous diriger vers une démocratisation de l’offre mobile qui est encore beaucoup trop élevée… Le tout associé à un Internet nomade. Tout laisse à penser que mobile et Internet seront l’enjeu des deux années à venir, nous nous dirigeons vers ce que nous voulions il y a 10 ans : un Internet accessible partout, donc nomade, au meilleur prix…
 

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Emmanuel Vivier, cofondateur et directeur de la stratégie de Vanksen et CultureBuzz.fr

2012, ou l’année du ‘web punk’ contre le ‘web jukebox’

Depuis 10 ans, Internet s’est développé avec un formidable essor… 1.0 , puis web 2.0, synonyme de toujours plus de choix, de contenus, d’outils, de liberté et de perspectives avec les nouvelles possibilités du mobile (merci l’iPhone). Pourtant, 2012 sera l’année d’une véritable bataille entre deux conceptions du web diamétralement opposées, entre le ‘web punk’ et le ‘Web jukebox’.

Le web 2.0 a démocratisé les outils pour créer, et distribuer l’information, et le contenu… Avec lui, les marques et les media ont perdu leur quasi monopole sur la communication de masse. N’importe quel ado peut créer et partager une vidéo avec le monde entier, n’importe quelle fan de cuisine lancer son magazine, blog,… concurrençant peu à peu l’élite médiatique et du divertissement. Certes, la qualité est variable, mais tels des fourmis, les internautes 2.0 sont  tellement nombreux, leur production tellement prolifique, leurs outils en constante amélioration… que leur impact est impossible à négliger. Bienvenue dans le ‘web punk’, où 400 millions de personnes publient sur un blog, 94 millions tweetent, podcastent,… avec passion et liberté.

Un web propre, au contenu validé par Apple

Menacés, media, labels et studios ont pris le web de haut, puis essayé de résister (la bataille contre le P2P..) en regrettant la bonne époque du Minitel et du paiement au temps passé. Après 10 ans d’errance, un nouveau prophète semble enfin leur proposer une planche de salut : Steve Jobs. Avec son écosystème innovant et astucieux, mixant terminal sécurisé (100 millions d’iphone + ipod + iPad) pour consommer audio, vidéo et applications, plate-forme de paiement et de distribution (iTunes), ergonomie et design, Apple a réalisé un vrai coup de maître suivi par Microsoft avec Xbox, Sony & Playstation, Google et YouTube. Bienvenue dans le camp du ‘web Jukebox’.

Un web propre, au contenu validé par Apple. Adieu porno, chaos… et liberté. Bonjour monétisation. Bye bye téléchargement illégal, CPM de misère… Bienvenue dans un ‘web Playskool’ où certes les copyrights sont respectés, les auteurs rémunérés, mais un web prémâché, prêt à consommer, et entièrement contrôlé… 2012 sera donc une année capitale dans l’avenir du web…. si les créateurs de contenus doivent et peuvent enfin espérer être rémunérés, le temps dira s’ils ne fuient pas la liberté extrême du web 2.0 pour se mettre sous la protection d’Apple and co, futurs Wallmart de demain qui auront droit de vie ou de mort digitale sur chaque contenu, sur son prix, son format…
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Alain Garnier, cofondateur et pdg de Jamespot 

2012. Il paraît que c’est la fin du monde annoncé par les Maya… Alors Internet aura-t-il survécu malgré tout ? Que peut-il bien se passer en 14 ans humains (une année Internet correspondant à une année Chien et va donc sept fois plus vite) ? Que se passe-t-il en moins de deux ans, ce qui implique déjà exister dans les cartons de la R&D mais qui accepte une évolution d’usage très fort ? Ce n’est donc pas de la science fiction mais bien des problématiques accessibles dont l’usage n’est pas encore devenu massif.

Trois grandes composantes d’usage me paraissent centrales. La mobilité, la socialisation globale du Web et enfin l’irruption du numérique dans le réel. Commençons par la mobilité. Aujourd’hui, l’essentiel des accès au Net se font depuis un ordinateur fixe ou quasi fixe (portable). Demain, la tendance va s’inverser pour laisser la place à des objets communicants s’appropriant une part de l’accès au Net. C’est bien sûr le téléphone mobile, permettant de naviguer, mais aussi d’acheter, de consulter en temps réel les informations, bref il est devenu le compagnon permanent de notre vie numérique.

Mais c’est aussi de nouveaux « devices » mobiles, connectés à Internet et qui auront des tâches dévolues. Les tablettes actuelles en sont la préfiguration et permettront de manière très simple d’être connecté à Internet pour des usages précis : tablette dans la cuisine pour les recettes, tablette sur le réfrigérateur pour les courses, grand écran connecté à Internet dans la chambre ou le salon pour regarder des films. Bref, depuis un accès Internet fixe, on pourra s’y connecter de partout, c’est ce que j’appelle la mobilité.

En fait, je suis sûr d’une seule chose : on ne va pas s’ennuyer !

Ensuite, la socialisation du Web, déjà bien entamée par ce que nous montre Facebook, va s’étendre à l’ensemble des fonctions du Web. Que ce soit pour l’achat (en temps réel, je vais pouvoir chatter avec les amis et les amis de mes amis pour avoir leurs avis sur un achat, un service), ou pour lire (en temps réel ce que je lis est mis en relation avec les lectures et avis de ceux avec qui je veux partager), ou pour organiser un voyage, un événement, etc… C’est ce que j’appelle la  socialisation globale du Web. Aucune information n’existera plus sans le lien avec des personnes qui en donneront le sens et la valeur.

Pour moi, l’évolution la plus importante concerne l’irruption du numérique dans le monde réel et son interaction. Il s’agit pour être concret de remplacer ou d’ajouter des éléments numériques dans le monde réel de manière contextuelle pour celui qui le regarde. On peut découvrir un aperçu lors d’une des conférences TEDX portée par une entreprise appelée 6e Sens. On y voit quelqu’un regarder une étiquette dans un magasin et sur laquelle apparaît des informations relatives aux questions qu’il se pose, et pouvoir interagir en cliquant sur cette étiquette pour acheter le produit. Bref, on ne va plus sur Internet. Le monde contient Internet et Internet contient les informations du monde.

Au-delà de ces trois grandes évolutions, on va voir aussi la domination du SaaS sur le logiciel, l’apparition d’un géant qui fera trembler Google, le problème de privacy qui va aller croissant, le bazar des nouveaux TLDs, un grand désastre de cloud computing ou des millions de personnes vont perdre des données, l’apparition d’un Internet à plusieurs vitesses, une monnaie Internet qui va apparaître, et, enfin, un grand black out du Net qui va montrer combien nous en sommes tous devenus très dépendants.

 

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Daniel Bréchignac, fondateur de Brechignac Associates

1- Google régresse en pénétration et en revenus, le marché confirme qu’il doit partager le marché du search avec un challenger tel que Microsoft-Yahoo et les grands réseaux d’agrégation des inventaires publicitaires en liens contextuels. L’effritement de son revenu sur le search tente d’être compensé par des services facturés à la demande sur les professionnels notamment et/ou des applications verticales (search sur intranets et autres google docs sécurisés).

2- La concentration des régies digitales se poursuit avec une contre-attaque du groupe Orange qui se retrouve face à Lagardère et MSN-Yahoo. Les premiers modèles de places de marché font leur apparition avec une extension du modèle économique des liens sponsorisés (enchères sur pricing model variable : cpm, cpc, cpa). L’achat de la publicité en ‘display’ peut désormais se faire directement sur des plates-formes électroniques de ‘bid and ask’ comme sur une place de marché financière.

3- Les plates-formes d’affiliation ne progressent plus et les premières concentrations s’opèrent. Elles sont violemment challengées par les « advertising exchanges » des grands réseaux publicitaires. Elles doivent revoir leurs rémunérations à la baisse.

4- Les agences média confirment leur main mise sur une approche ‘mass-media’ du canal internet et sur les campagnes de branding. Elles confirment l’utilisation sommaire du media notamment sur la remontée de datas qu’elles continuent de négliger.

5- Le ciblage comportemental confirme qu’il ne permet pas aux régies de défendre leurs marges et de faire remonter le niveau des prix nets. Aucun case study probant ne sort pour démontrer que le modèle est plus puissant qu’un media planning sommaire mais performant économiquement.

6- En e-commerce, la restructuration en cours avec la débâcle des VPCistes historiques se confirme. De nouveaux  indépendants émergent sur les ruines des ventes catalogues avec un canal papier qui devient une source de trafic comme une autre et un facteur de légitimité pour des pur players e-commerce. La vente en ligne confirme sa fonction de transfert de business model pour les VPCistes historiques, mais devant la réforme impossible de leurs structures internes, leur rentabilité s’écroule et ils sont obligés de laisser la place à de nouveaux acteurs libérés de la culture du catalogue.

7- Les pur players e-commerce se concentrent majoritairement sur leur croissance hors frontières. Le secteur bricolage-décoration a commencé à décoller. La crise a nettoyé le nombre d’acteurs et des groupes d’enseignes e-commerce  commencent à structurer le marché.

 

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Hervé Bloch, fondateur et pdg de Digilinx

Certains illuminés pensent qu’en 2012, des astéroïdes cachés pour l’instant dans l’orbite de la Terre vont venir frapper notre planète. Et si tout simplement Internet continuait sa folle ascension dans le monde et initiait de nouveaux horizons…

Une chose est certaine, le mobile sera incontestablement le point d’entrée de la toile le plus courant. Qui aurait cru que l’iPod, Myspace ou Yahoo allaient un jour se ringardiser ? Cela veut-il dire que l’iPad sera en 2012 une vulgaire tablette de première génération, Facebook un média social obsolète et Google, un moteur de recherche inefficace ? Il est donc difficile d’imaginer l’Internet en 2012 quand tout va si vite. Il sera évidemment de plus en plus présent, sous toutes ses formes, avec ses travers honteux et ses gisements d’opportunités.

Je vais essayer d’évoquer la question par génération.

La génération X commencera à s’intéresser à la révolution digitale. Ils n’auront pas le choix. Le clivage va être de plus en plus fort, et il est impensable aujourd’hui de ne pas pénétrer cet univers quand on pense que Facebook est le 4ème pays le plus peuplé du monde. Il faudrait activer le tourisme digital !

La génération Y commencera à arriver sur le marché du travail, cette génération qui passe plus de temps sur internet que devant la tv. La carrière passera incontestablement par l’utilisation des réseaux sociaux professionnels. La tribu sociale passera incontestablement par les médias sociaux et Facebook sera probablement encore là. De nouveaux médias sociaux de niches feront probablement leur apparition. L’internet social sera probablement le meilleur moyen de combler le vide laissé par l’éclatement de la cellule familiale.

La génération Z fera la loi sur la toile et il faudra trouver les moyens de protéger cette communauté digitale née avec une souris dans le berceau. Ma fille aura 3 ans et elle disposera probablement d’un écran tactile relié à la toile pour échangera vec ses copines les dernières  iconographies d’Hello Kitty. Mais il ne faudrait pas que des pédophiles s’invitent dans ces sites infantiles. En tant que père, je suis terrorisé par cette dérive. L’Internet du futur devra lutter contre ces cybercriminels.

Barack Obama est le premier candidat présidentiel américain, si ce n’est le premier homme politique au monde, à avoir réussi une campagne à 360° avec un fort investissement sur la toile. L’année 2012 sera en France une année de cyber politique et je m’en réjouis d’avance.

Alors prêt à voter pour son candidat via iPad ???

 

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Godefroy Jourdan,  Directeur Général Adjoint Internet Spir Communication

2012 : l’Internet mobile devient mature

Le scenario que je privilégie pour les trente prochains mois est celui d’une seconde révolution Internet portée par les téléphones mobiles. Le fait qu’Apple ait annoncé 250 milions de dollars de revenus de commercialisation des applications iPhone sur iTunes en décembre 2009, ou encore que Gartner prévoit 22 milliards de dollars de revenus en 2013 pour l’Apple AppStore, témoigne que nous entrons dans une ère nouvelle de l’Internet où les contenus se monétisent.

Les éditeurs et détenteurs de contenus premium profiteront des nouveaux écosystèmes intégrés (harware + software, + CRM), qui favorisent la concentration des usages sur un nombre limitée d’applications, au détriment des sites web mobiles. La très forte intensité d’usage des mobinautes, connectés en temps réel et partout à l’Internet grâce à leur téléphone, ne se démentira pas. Ce scenario laisse à penser que chacun des leaders positionnés aujourd’hui développera un business de plusieurs milliards de dollars. Ainsi, Apple pourrait avoir vendu 200 millions d’iPhones en cumul à fin 2012. L’iPhone restera un téléphone haut-de-gamme, générant plusieurs milliards de téléchargements d’applications et quelques milliards de dollars de publicité via le réseau iAd.

Goggles démocratisera définitivement la réalité augmentée.

Microsoft pourrait connaître un grand succès avec la nouvelle évolution de son Kin, qui rivalisera avec Nokia et Google sur le marché gigantesque des smartphones moyens de gamme. Le Nexus Two de Google sera le téléphone dont tout le monde parle : son moteur de recherche d’images Goggles, parfaitement au point, changera la vie quotidienne de ses utilisateurs et démocratisera définitivement la réalité augmentée. La majorité des quotidiens et de nombreux magazines seront diffusés exclusivement en version digitale, le Web leur servant uniquement de support de conquête et de relations clients, le mobile de support de consommation de l’information.

Enfin, la publicité vivra une mutation très forte, le géociblage s’imposant de manière systématique du fait de la masse critique de contacts potentiels. Les annonceurs se détourneront un peu plus de la publicité audiovisuelle au profit de campagnes mobiles associant créations multimédia et ciblage spatio-temporel personnalisé. Et l’ensemble du dispositif législatif de protection des données personnelles sera en cours de révision au Parlement européen. Le monde de 2012 ne sera guère différent de celui d’aujourd’hui : nos usages Internet mobiles ressembleront forts à ceux que nous connaissons. Il y aura simplement beaucoup plus d’utilisateurs, un usage plus systématique et quelques nouveaux services malins.

 

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Olivier Luet, manager e-business chez Plastic Omnium

Minority Report, ça vous dit quelque chose ?

Hé bien précipitez-vous pour le voir car il y a des chances qu’en 2012 internet ressemble bientôt à ça : un internet quotidien, modulaire, communautaire, un brin totalitaire (?) et multidimensionnel et pendant que vous y êtes, feuilletez la saga ‘Hypérion’ de Dan Simmons pour vous projeter encore plus loin.

Divagations me direz-vous ? Et bien je vous renvoie à la présentation de Pattie Maes à TED (février 2009-longbeach Californie) qui parle du ‘sixième sens’, ce sens qui nous donnera accès quotidiennement à une masse colossale d’informations venant d’internet et qui nous aidera à prendre des décisions aussi triviales que ‘quelle livre choisir’ ? ou ‘Ce produit a-t-il un indice carbone faible’ ?.

Le prototype de ce 6e sens existe déjà ! Cette présentation nous montre qu’internet s’affranchit rapidement du support ordinateur, pour essaimer vers d’autres supports tels les ‘Smartphones’, les télévisions, dernièrement les tablettes, les voitures… et techniquement rien n’est impossible. Verra-t-on prochainement des abris bus intelligents donnants des infos sur le trafic, véritables interfaces connectées et où l’on pourra se connecter ?

Cette présentation nous montre également qu’Internet ‘augmentera’ notre réalité. Promenez-vous en ville et vous saurez (via Smartphone aujourd’hui, autre support demain) où sont les restos les plus proches, quels avis ont été déposés dessus, et votre Smart-truc vous y guidera. La ‘réalité augmentée’ fera partie de notre quotidien : elle vous présentera le plat du jour devant un resto inconnu, elle vous procurera du contenu devant un monument historique, ou devant un individu en vous présentant les réseaux sociaux sur lesquels il est présent.

Internet en 2012 sera communautaire et installera le ‘social commerce’ à la place du e ou du m-commerce. Aujourd’hui déjà, ce n’est plus la marque qui contrôle son image. En 2012, plus de 80 % du contenu sur Internet sera généré par les internautes et non par les marques (aujourd’hui, 25 % du contenu relatif aux 20 plus grandes marques internationales est généré par les internautes).

 

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Carlos Diaz, cofondateur et pdg de Blue-Kiwi Software

BtoB, BtoC ?

En 2012, la distinction entre BtoB et BtoC n’existera plus : 400 millions d’utilisateurs de Facebook, 75 millions sur twitter, des millions de blogs…Le problème est évident : l’entreprise doit aujourd’hui gérer le « Crow » (la foule) et les opinions, visibles de tous.

Des responsables de marques aux directeurs marketing et innovation, en passant par les nouveaux community managers (ou community conversationalists), tout le monde s’efforce de capter les messages en provenance des communautés sur le Web. L’époque du site web « vitrine et mur de verre » est définitivement révolue, il convient désormais de créer des ponts entre la marque et ses clients.

Effet de mode ? Si l’on se réfère à une étude Nielsen datée de mars 2009, il ressort que blogs et réseaux sociaux sont devenus le 4e usage le plus populaire sur internet (66,8 %) devant l’email (65, %). Plus intéressant encore, ce taux de croissance est le double de celui des autres usages. Quant à Facebook, il a dépassé le stade de phénomène de mode pour jeunes adolescents puisqu’un tiers des utilisateurs a entre 35 et 49 ans et un tiers plus de 50 ans.

Capter et faire transiter en interne les bonnes conversations

Pourtant, force est de constater que ces nouveaux medias sociaux ont été exclusivement conçus pour des usages individuels et grand public. A défaut de lieux d’échanges proposés par les entreprises et les marques elles mêmes, ces nouveaux espaces d’oxygène s’imposeront de plus en plus dans les années qui viennent comme les espaces d’échanges privilégiés voire uniques. Aujourd’hui, ouvrir une Facebook Fan Page ou créer un compte Twitter est un bon début, mais ne constitue qu’une réponse partielle et court termiste. En effet, les débats présents ne sont pas ceux de l’entreprise mais restent encore ceux de la plate-forme qui les accueille.

Je suis certain que d’ici 2012, les entreprises capitaliseront sur ces nouveaux outils d’une façon plus contrôlée et créeront des espaces conversationnels privées plus adaptées à leur logique business. Au-delà de la simple conversation, elles mettront en place des stratégies et des processus capables de collecter sur le net les meilleures idées et conversations et de les rapatrier en interne pour les mettre au service des bons interlocuteurs et de les traduire en actions business. Une sorte de coconversation temps réel, de focus-groupes permanents qui inversent le modèle B2C traditionnel pour introduire une dimension nouvelle C2B.

In fine, plus que l’information recueillie, c’est sa transformation en valeur et la valorisation des individus impliqués qui compteront.

Capter et faire transiter en interne les bonnes conversations et construire avec les parties prenantes des relations fortes et authentiques pour transformer le tout en business quantifiable constitue déjà le challenge de l’entreprise 2.0.

 

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Les Coûts de la Corruption

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 1 août 2009

Par Mamadou KOULIBALY

La corruption, c’est le fait d’être corrompu, c’est-à-dire transformé en mal. Il s’agit donc d’une perversion, d’une altération d’un phénomène, d’un individu, d’une personne ou d’un acte.

Au-delà d’être un fait, la corruption est aussi un acte. Celui de corrompre quelqu’un en s’assurant son concours à prix d’argent pour qu’il agisse contre son devoir.

Il s’agit dans ce cas, d’un pourrissement de l’acte, de sa dépravation,

donc d’une action de décadence. Dans cette acception, la corruption relève de la morale individuelle, même si elle peut conduire à des coûts macroéconomiques non intentionnels.

Le devoir est l’obligation à quelque chose, qu’une personne peut avoir envers une autre par la loi, la morale ou les convenances.

Donc soudoyer quelqu’un, le corrompre pour qu’il agisse contre son devoir, c’est violer et provoquer la violation de règles de conduite en usage dans une société.

 

Le corrupteur, comme le corrompu, refuse de se conformer aux règles en vigueur et qui sont considérées comme honnêtes et justes. La corruption est donc un vice individuel qui débouche sur une décadence collective. Donc, aussi bien à l’échelle micro-, méso- que macroéconomique, elle a des coûts directs et indirects.

 

 

Pour plus d’information, téléchargez le document suivant:

Les Coûts de la Corruption     dans ANALYSE doc lacorruption.doc

 

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La Commission européenne plaide à nouveau pour un brevet unique européen

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 mars 2009

 

Réglementation – La Commission européenne a réitéré son engagement en faveur d’un brevet européen pour remplacer le système actuel de brevets nationaux considéré comme un frein.

La Commission européenne a dévoilé sa stratégie pour les années 2010 à 2020 dans le domaine des TIC (technologies de l’information et des communications). Un domaine que Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la Société de l’information et des médias, juge « d’une importance capitale pour la reprise économique ».

L’objectif affiché est donc d’amener l’Europe à la première place mondiale. Pour y parvenir, Viviane Reding considère qu’il faudra doubler les investissements publics et privés en recherche et développement dans les TIC d’ici à 2020.

Augmentation du budget européen de la recherche

Plus près de nous, à l’horizon 2013, la Commission souhaite faire passer son budget propre pour la recherche à 1,7 milliard d’euros par an, contre 1,1 milliard en 2010. Bruxelles incite aussi les Etats membres à augmenter leur budget de recherche dans les mêmes proportions, au besoin en réaffectant certains crédits et en recourant à d’autres formes de financement, comme les partenariats public-privés.

L’exécutif européen a aussi rappelé son attachement à la création d’un brevet unique européen, jugeant que « le cadre pour la régulation, la standardisation et le régime des droits de protection intellectuelle doit être adapté à de nouvelles réalités ». Plus précisément, elle ajoute que « le système de droits sur la propriété intellectuelle doit être amélioré par la création d’un brevet communautaire pour les société innovantes dans les TIC, afin de protéger leurs inventions au sein du marché unique ».

Cette stratégie, dont le contenu intégral est consultable ici (en anglais), doit servir de base à l’élaboration de directives pour améliorer la compétitivité des Etats membres de l’Union européenne.

Par Vincent Birebent, ZDNet France

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