Afrique: La FAO lance un système de surveillance des incendies sur internet

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 12 août 2010

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé mercredi un nouveau portail en ligne d’information et de gestion des incendies en temps réel, afin d’assister les pays pour lutter efficacement contre les feux.

Le nouveau Système mondial de gestion de l’information sur les incendies (GFIMS) repère les points chauds à l’origine des incendies à partir des données satellites administrés par l’agence spatiale américaine (NASA).

« Le GFIMS est lancé à moment où les conséquences des méga-incendies tendent à s’accentuer », explique Pieter van Lierop, expert forestier de la FAO chargé des activités de gestion des feux. « La maîtrise de ces feux est devenue un thème prépondérant, non seulement en raison du nombre croissant de victimes et des superficies colossales incendiées, mais aussi des incidences sur des questions d’intérêt mondial, comme le changement climatique », a-t-il ajouté.

Mis au point en collaboration avec l’Université du Maryland, le GFIMS dispose d’une interface de cartographie en ligne pour visualiser les points chauds en temps quasi-réel, c’est-à-dire avec un décalage d’environ 2 heures et demie entre le passage des satellites et la mise en ligne des données.

En Russie la combinaison de la canicule, qui porte les températures à 40°C, et des vents soufflant jusqu’à 20 m/seconde, a entrainé des incendies sur une surface totale qui dépasse les 14 millions d’hectares, selon les données de l’Institut Sukachev des forêts de la ville de Krasnoyarsk. Le dernier bilan de ces incendies en Russie s’élèverait à 52 morts.

Chaque année dans le monde, les feux de végétation ravagent 350 millions d’hectares dont la moitié en Afrique. En Méditerranée, entre 700.000 et 1 million d’hectares partent en fumée chaque année.

Le GFIMS permet aux usagers de télécharger des informations en fichiers de petite taille et formats faciles à utiliser, indique la FAO qui souligne qu’auparavant il était complexe pour les experts d’avoir des données complètes, cohérentes et en temps réel.

« Le GFIMS a suscité un vif intérêt de recherche », a déclaré un expert de la FAO au sein du département de la gestion des ressources naturelles et de l’environnement, John Latham.

« Relier le système à la couverture végétale nous montre ce qui est en train de brûler. Le GFIMS offre désormais des analyses sur les tendances de prévalence du feu par mois et par an, et comprendra à l’avenir des informations sur l’étendue des superficies incendiées, ventilées par type de couverture végétale. Il permettra d’améliorer les données d’analyses et l’intervention dans les meilleurs délais », a-t-il encore précisé.

Le système pourrait servir aux responsables forestiers et aux pompiers, ainsi qu’aux organismes chargés de la surveillance des ressources agricoles et naturelles. L’abonnement est gratuit. Il suffit d’une adresse e-mail. Le GFIMS, disponible en trois langues -anglais, français et espagnol, est hébergé par le Département de gestion des ressources naturelles et de l’environnement de la FAO.

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L’Egypte va lancer son extension en caractères

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 novembre 2009

A l’occasion de la 4e réunion de l’IGF (Internet Governance Forum) qui se déroule actuellement à Sharm El Sheikh en Egypte, le ministre des télécommunications Tarek Kamel a annoncé la création prochaine d’un .EGYPTE en version arabique.

Prononcé « .MISR » ce .مصر sera lancé dans le cadre du programme de création des extensions nationales (ccTLDs) en IDN, ouvert officiellement aujourd’hui par l’ICANN.

Rod Beckstrom, le PDG de l’ICANN, a d’ailleurs indiqué que 6 pays avaient déjà déposé une demande de ccTLD en IDN depuis ce matin. « Plus de la moitié des Internautes dans le monde n’ont pas l’alphabet latin comme standard, » a-t-il précisé. « Cette ouverture aux IDNs vise à rentre l’Internet encore plus accessible au niveau planétaire. »

D’après l’ICANN, une fois le travail de validation effectué, les premières nouvelles extensions nationales en caractères non latins devraient voir le jour courant 2010.

 

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Salaires de l’informatique : l’écart se creuse entre patrons et ingénieurs

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 4 septembre 2009

Salaires de l'informatique : l'écart se creuse entre patrons et ingénieurs dans INTERNET bt_tagsTags: , , ,

--> gens-stress dans SOCIALEnquête – Les sociétés de services informatiques et les éditeurs de logiciel figurent parmi les secteurs les plus rémunérateurs pour les patrons, avec respectivement 1,8 et 1,6 million d’euros de rémunération moyenne. Leurs ingénieurs ne peuvent pas en dire autant.

L’étude du cabinet d’analyse financière Alpha Value, pour le compte de La Tribune, devrait faire grincer des dents parmi les salariés des sociétés de services informatiques et des éditeurs de logiciel. Les deux secteurs figurent parmi les plus rémunérateurs en 2008 pour les patrons.

Le logiciel verse ainsi la rémunération moyenne la plus haute avec 1,873 million d’euros par an. Les secteurs des biens de consommation et de la distribution alimentaire se classent respectivement en 2e et 3e place, juste devant les services informatiques.

1,62 million d’euros pour un patron de SSII

Dans ce dernier domaine, un dirigeant a perçu en moyenne en 2008 la somme de 1,62 million d’euros. Sur un an, cela représente une augmentation de 45,33% selon La Tribune. Alpha Value tient cependant à nuancer en partie ces chiffres, en rappelant que l’étude porte sur 354 grandes entreprises européennes, dont seulement six sociétés de services.

En outre, les salaires pris en compte dans l’étude comprennent uniquement les éléments fixes et variables de la rémunération, excluant donc d’autres composants versés non plus en numéraire mais en titres ou options.

Sur son site, l’association professionnelle des informaticiens et consultants IT, le Munci déplore un creusement des inégalités criant et scandaleux en période de crise. Les rémunérations versées en 2009 aux patrons des éditeurs et des SSII seront vraisemblablement passées à la loupe à la fin de l’exercice fiscal.

Les ingénieurs français des SSII et du logiciel parmi les moins rémunérés

Arguant de pressions sur les prix et d’un contexte économique difficile, nombre de sociétés de ces deux secteurs ont en effet gelé les rémunérations pour leurs salariés. Ces derniers attendront sans doute de leurs dirigeants qu’ils soient soumis aux mêmes règles.

SSII et éditeurs de logiciels se montreraient déjà avares à l’égard de leurs ingénieurs, note le Munci, citant l’enquête du CNIF (Conseil national des ingénieurs et des scientifiques de France). Avec un salaire brut annuel médian de 44 500 euros en 2008 (43 805 € en 2007, soit +1,5%), les services informatiques et le logiciel figurent parmi les secteurs les moins rémunérateurs, juste devant celui de l’agriculture, sylviculture et pêche (42 000 euros).

Par tranches d’âge, les services informatiques et le logiciel renforcent leur image de mauvais payeurs, tout particulièrement pour les travailleurs les plus âgés. Chez les moins de 30 ans, le salaire médian des ingénieurs est de 36 000 euros, ce qui classe l’IT 17e sur les 25 secteurs étudiés. Pour les 30 à 44 ans, la rémunération est de 50 150 euros (20e sur 25), et de 69 000 euros pour les 45 à 64 ans (24e sur les 25 secteurs).

Christophe Auffray, publié le 3 septembre 2009

 

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Des télécentres communautaires pour les Conseils Agricoles Ruraux de Gestion (CARG) en RD Congo

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 4 septembre 2009

Le 3e millénaire est marqué par un bond spectaculaire sur le plan de la technologie, plus particulièrement sur le plan de la technologie numérique. Lors la première phase du Sommet Mondial sur la Société de l’Information, qui s’est tenue à Genève du 10 au 12 Décembre 2003, tous les pays membres de Nations Unies ont adoptés deux documents de base, notamment : la Déclaration de Principe et le Plan d’Action de Genève.

Du 16 au 18 Novembre 2005, lors de la deuxième phase qui s’est tenue à Tunis deux autres documents complémentaires ont été adoptés : l’engagement de Tunis et l’Agenda de Tunis. Des grandes orientations sont spécifiées dans l’Agenda de Tunis pour la mise en œuvre du Plan d’Action de Genève.

Parmi les 11 grandes orientations, le CAFEC se réfère au chapitre 9 relatif aux applications TIC et leur apport dans tous les domaines. Le domaine qui nous concerne dans le cadre de ce projet est l’AGRICULTURE et l’ECOLOGIE. C’est dans cette optique que le projet “ télécentre communautaire” a été conçu au bénéfice non seulement des agriculteurs, des éleveurs, des pécheurs, des maraichers, des commerçants …mais aussi des organisations rurales et de leurs communautés.

Ce projet adopte une approche combinée en prenant compte les technologies traditionnelles radio et télévision pour ainsi permettre aux corporations professionnelles (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, maraichers, commerçants..) ainsi qu’aux différentes composantes de la communauté locale d’avoir accès à l’information et aussi de produire de l’information. Ce processus nous conduira à réintroduire l’usage de l’audiothèque et de la vidéothèque renforcée par une technologie d’éducation de masse. Il est évident que nous nous situons encore dans la culture de l’oralité.

A cet effet, un autre volet du projet s’articulera sur la gestion des connaissances en mettant en place une bibliothèque communautaire afin de reconstituer la mémoire collective de chaque communauté qui sera conservée sur des supports numériques. Des sites web seront crées selon les différents CARG et leurs communautés respectives.

Nous avons également prévu des cybermobiles pour atteindre les localités qui ne pourront pas accueillir de sitôt les télécentres communautaires. Les provinces concernées par le projet sont : la province de l’Équateur, la province Orientale, la province de Bandundu et la ville-province de Kinshasa.

Labomobile dont le siège est à Dakar et ayant une Représentation locale à Kinshasa , va apporter son soutien technique et technologique au projet en ce qui concerne , la formation , le déploiement des solutions technologies innovantes de labomobile .

Les premiers télécentres communautaires seront implantés dans la province de Bandundu , plus précisément dans la localité d’Idiofa et à Kinkole, une localité rurale de la ville-province de Kinshasa.

Le Conseil Agricole Rural de Gestion (CARG) est une structure de concertation associant:

-les différents acteurs du monde rural , l’exécutif et le législatif;

-l’administration, le secteur privé, les associations et les syndicats des paysans, les universités et centres de recherche, les congrégations religieuses soit la société civile au sens large du terme impliquée directement ou indirectement dans le secteur agricole et rural.

 

Voici le resumé des solutions mobiles pour ce projet

Des télécentres communautaires pour les Conseils Agricoles Ruraux de Gestion (CARG) en RD Congo dans EDUCATION pdf trackprojet.pdf

Pour plus d’information, adressez vous au:

CENTRE AFRICAIN D’ECHANGE CULTUREL

téléphone: +243998983491/+243811980914

email: cafec3@yahoo.fr

 

 

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Les déambulations urbaines de Laurent Chardon

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 28 mars 2009

 


Interview de Laurent Chardon
Écrit par Baptiste et Jeanne Afrique in visu
Il y a quelque chose d’atypique dans le travail de Laurent Chardon. Certainement un côté atemporel, en dehors de l’actualité et le ressenti d’une errance qui ajoute un charme fou à ses images en noir et blanc. Nous connaissions bien sa série en panoramique « Djéol », pour laquelle nous lui avions remis le Grand prix du Jury pour le thème « Intimités Francophones » mais aujourd’hui ce photographe nous emmène dans ces pérégrinations urbaines, du périphérique parisien à Djéol en passant par Oulan-Bator. Une invitation à « prendre la tangente »…

Djéol, 2006 © Laurent Chardon

Djéol, 2006 © Laurent Chardon

Peux-tu nous raconter comment tu es devenu photographe ?
C’est vers l’âge de 21-22 ans que j’ai fait mes premières photos, en voyageant. À 24 ans, au cours d’un voyage au Burkina Faso j’ai rencontré des saisonniers qui sont devenus des amis. Ils m’ont dit « On peut t’aider à monter ta boîte, cela te laissera du temps pour voyager et t’intéresser à la photographie ». J’ai finalement arrêté mes études d’histoire et j’ai ouvert un commerce à Conques dans l’Aveyron. Je l’ai tenu pendant 6 ans, 6 mois par an. Cela me permettait de gagner ma vie et de partir chaque hiver. Mais surtout cela me laissait du temps pour réaliser des photos et apprendre le tirage. J’aime passer du temps enfermé au labo.Je suis complètement autodidacte. J’apprends par le bouche-à-oreille, en faisant la connaissance de photographes, de tireurs qui me donnent des conseils. L’association Pour l’Instant, à Niort, qui organise une résidence, Les Rencontres de la Jeune Photographie Internationale, m’a été d’une aide précieuse. J’ai fait de nombreuses rencontres par leur intermédiaire. Puis j’ai compris que je devais lire, voir des photos pour nourrir mon travail et combler les lacunes que l’on a quand on est autodidacte. Il me reste du boulot…
Peu à peu je me suis rendu compte que mes voyages et la photographie étaient deux choses bien distinctes. Aujourd’hui je ne prétends pas faire de la photo de voyage. Et Paris, où j’ai grandi et où je vis, est pour moi tout aussi intéressant que les autres lieux.
Depuis 3 ans, j’ai arrêté mon commerce pour consacrer plus de temps à la photo.

Quels sont tes influences ?
Elles sont d’abord américaines. L’un des premiers photographes que j’ai aimé c’est Paul Strand, puis il y a Robert Franck, Eugene Richards… En France, Bernard Plossu et Antoine D’Agata. Donc des photographes très différents, mais quand j’y trouve une dimension politique et/ou poétique, c’est là que je suis sensible à la photographie.

La Clôture, 2006 © Laurent Chardon

La Clôture, 2006 © Laurent Chardon

Ton travail semble très atemporel. Hors d’un cadre, hors du temps…
Ne t’intéresses-tu jamais à des sujets d’actualité  ?

L’actualité, j’en ai fait très peu. Par exemple, en 2002 à Oulan-Bator en Mongolie, j’ai réalisé un reportage d’actualité, les deux hivers précédents avaient été très rudes et les éleveurs nomades venaient se sédentariser à Oulan-Bator après avoir perdu tout leur bétail. J’ai fait ces photos car j’ai croisé une famille, celle d’un homme qui gardait toujours son enfant sur ses épaules (le titre de la série). Leur yourte avait pris feu, ils étaient sans abri et habitaient dans les canalisations d’eau chaude de la ville. Très naturellement et sans réfléchir j’ai suivi cet homme et son gamin dans leur quotidien. Sans doute à cause de la personnalité du père.
J’ai démarché un ou deux journaux à mon retour. Finalement il a été publié en 2005, dans DS magazine. J’étais content car j’ai eu pas mal de retour de personnes qui souhaitaient aider cette famille. Mais aujourd’hui je ne sais pas ce qu’ils sont devenus…
Si mon travail semble atemporel et hors d’un cadre, tant mieux, c’est ce que je recherche.
C’est aussi sûrement pour cela que je ne m’intéresse pas plus à des sujets d’actualité.

Tu aimes appeler tes longs séjours à travers différentes destinations « Tangentes », des destinations souvent dans un environnement urbain. Pourquoi « Tangentes » et comment as-tu choisi ces destinations qui t’ont emmené jusque là à travers différents continents Asie, Amérique du Sud et Afrique ?
J’aime l’expression : « Prendre la tangente » ! Quand je quitte Paris c’est souvent en réaction, quand je sens que le train-train quotidien me met la main dessus. J’aime bien faire de longs trajets avec pour but une destination précise. Par exemple, je suis allé à Oulan-Bator par le train, en Mauritanie en voiture, et en Amérique du Sud par bateau. J’ai le temps de me déconnecter puis de me laisser imprégner par ma destination. On passe tout doucement d’un univers à l’autre sans s’en rendre compte. Paradoxalement ces destinations me paraissent bien moins lointaines que si j’y allais en avion. Et au cours de ces trajets, on fait toujours des rencontres étranges.
Je me renseigne très peu sur les lieux où je vais, volontairement, j’espère être surpris à mon arrivée. Je choisis surtout des villes. Des villes qui sont encore à dimension humaine, aux alentours d’1 million d’habitants, et dont je peux faire le tour à pied. Des villes qui sont à un tournant de leur histoire, avec un passé particulier, et qui s’interrogent. Des villes où les gens ne savent pas vraiment vers quoi ils vont. Je suis un citadin, et j’aime observer les gens dans l’espace urbain. Par exemple, dans la série « Décembre », je recherchais des solitudes dans la foule.
Je suis né à Paris et j’ai souvent l’impression de ne pas avoir d’origines auxquelles me raccrocher. Le centre de Paris n’est plus qu’un très beau musée, une grande galerie marchande et rempli de bureaux. D’après moi, le véritable centre de Paris, c’est le périphérique. C’est dans les arrondissements qui jouxtent le périphérique et de l’autre coté de la barrière que vit la majorité des parisiens. Le périphérique, c’est un bout de notre terroir. C’est pour cela que je l’ai sillonné des dizaines de fois pour ma série « la clôture ». C’était comme faire des tours de manège au square.
En fait depuis le début nous parlons de lieux précis : Oulan-Bator, Paris, Ziguinchor… Mais j’espère que d’ici quelques années, j’aurai réussi à dégager une similitude, une ambiance entre ces différentes séries urbaines et que cela constituera un ensemble qui nous parlera de l’homme dans l’espace urbain. Un jour, les localisations n’auront plus d’importance, et le corpus se fera seul. C’est pour cela que mes séries ne portent jamais le titre des lieux où elles sont prises. Sauf « Djéol » qui est une expérience à part.

Djéol, 2006 © Laurent Chardon

Djéol, 2006 © Laurent Chardon

Et quelle est ta prochaine destination ?
Pour le moment je ne sais pas, je pense que je vais rester à Paris et si je voyage ce sera en France et en Europe. Je suis parti dans beaucoup de pays lointains, mais je n’ai, par exemple, jamais mis les pieds à Lyon ou à Marseille !

Sur Afrique in visu, nos lecteurs ont plutôt découvert ton travail « Djeol » qui a été le grand prix du jury « Intimité(s) Francophone(s) ». Ce travail très poétique et nostalgique s’inscrit dans un rapport très personnel avec Daby Touré et sa musique. Peux-tu nous en dire plus sur la manière dont tu as travaillé ?
Daby Touré est un très bon ami. On se voyait beaucoup à l’époque où il enregistrait son premier album. C’est à travers lui que j’ai découvert Djéol, un des lieux où il a grandi.
Il me parlait beaucoup de ce village, de sa musique, de ses paroles. Il en parle tellement bien qu’il m’a donné envie d’y aller. Un jour, je lui ai demandé si je pouvais y partir. Il a d’abord été un peu surpris, je crois qu’il se demandait quel genre de photos je pourrai bien faire là-bas et surtout si un « toubab » comme moi supporterait la vie « au village ». J’ai finalement passé deux semaines à Djéol.
C’était une superbe expérience et aussi un très beau cadeau de sa part. Il m’a totalement ouvert son imaginaire. J’avais l’impression de me promener au milieu de ses chansons et des personnages à qui il rend hommage, comme sa vieille tante Sira Demba avec qui je passais du temps tous les après-midi simplement à être là. Ces images l’ont touché car j’ai réussi à retrouver sa musique en images, et certaines de ces photographies ont illustré son premier album.
En 2006 je suis reparti avec lui, j’ai ramené des photos. Les sentiments étaient partagés car elles ne ressemblaient pas à l’utilisation que l’on fait de la photographie en Afrique en général. Mais il y avait un caractère émouvant, il y avait des portraits du doyen de la famille, décédé depuis mon précédent voyage.
Djéol est pour moi un travail à part, d’abord parce que c’est un échange entre photographie et musique et que j’ai le sentiment d’avoir photographié avec l’imaginaire d’un autre. Puis cela se passe dans le monde rural. Un monde différent du mien et des villes que j’ai l’habitude de photographier.
J’ai pensé que le panoramique se prêterait bien à ce sujet. J’aime ne pas être figé sur un appareil. Par exemple avec une atmosphère aussi dézinguée qu’à Oulan-Bator, j’ai tout de suite voulu travailler avec un vieil appareil du type d’Olga sans me soucier de la mode ou du marché de l’art. D’ailleurs en 2000 ce n’était pas encore la déferlante commerciale autour de ces appareils.

Tu reviens de Ziguinchor en Casamance. Comment as-tu travaillé ?
J’y étais déjà passé 4 jours lors d’un précédent voyage, l’ambiance de la ville m’avait attiré. Cette fois je suis resté 7 semaines. Je savais juste que j’allais déambuler dans la ville. J’ai toujours ce besoin d’errance qui est récurrent. Des gens qui errent, très peu de photos posées, des instants volés.

Collabores-tu avec des gens ?
De plus en plus. Il y a d’abord cette expérience avec Daby dont on vient de parler. J’aime aussi collaborer avec des écrivains. J’ai proposé à un auteur, Timothée de Fombelle, d’écrire le texte qu’il voulait à partir des photos de la série Tangente. Je savais qu’il aimait cette série. Le résultat est une courte nouvelle qui fonctionne parfaitement avec les photos, j’en suis vraiment content. Je dois trouver le moyen d’éditer cet ensemble et j’ai très envie de multiplier ces expériences.

Ton travail est très peu exposé, très peu diffusé dans la presse. Comment souhaiterais-tu le présenter ?

Je ne sais pas si la presse est aujourd’hui le meilleur endroit pour montrer des photos. Par contre j’aimerais l’exposer un peu plus, et une fois un projet terminé, réussir à l’éditer. Il me semble que c’est le meilleur moyen de le partager et c’est une forme d’aboutissement. Je suis attaché aux livres, pour la narration que l’on peut donner à une série de photos, sans doute aussi parce que j’ai grandi dans une librairie.

SITE WEB DE LAURENT CHARDON

 

Djéol, 2006 © Laurent Chardon

Djéol, 2006 © Laurent Chardon

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PROVERBES

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 20 février 2009

  • Aussi haut que vole un oiseau, il finit par se poser
  • C’est avec l’eau du corps qu’on tire celle du puits
  • Ce que le vieux voit assis, le jeune ne le voit pas debout
  • Chaque rivière à sa propre source
  • La pierre lancée avec bonté ne siffle pas
  • La religion d’un homme est dans son coeur
  • La rivière a beau être à sec, elle garde son nom
  • Le chameau ne voit pas sa bosse
  • Les oreilles ne depassent jamais la tête.
  • Les vaches se lèchent parce qu’elles se connaissent
  • Même la nuit, le lait est blanc
  • Quand le chat n’a pas faim, il dit que le derrière de la souris pue !
  • Qui s’instruit sans agir laboure sans semer
  • Tous les blancs ont une montre, mais ils n’ont jamais le temps
  • Un grain de maïs a toujours tort devant une poule
  • Un seul homme peut declencher une guerre mais il faut être deux pour faire la paix
  • Une main toute seule ne peut pas applaudir

   

 

Afrique du sud

Assieds toi au pied d’un arbre et avec le temps tu verras l’Univers défiler devant toi

C’est en essayant encore et encore que le singe apprend à grandir

Chaque rivière à sa propre source

Le fou est l’échelle du sage

Le putois ne sait pas qu’il pue

Les défauts sont semblables à une colline vous escaladez la votre et vous ne voyez que ceux des autres

Si ton lit bouge et fait une bosse, c’est qu’il y a un singe dedans

Algérie

A chaque époque ses hommes

Beaucoup de paroles, c’est du vent

Ce qui est écrit sur le front, la main ne peut l’effacer

De la main de l’ami, la pierre est une pomme

L’abeille ne tire pas son miel d’une seule plante

L’amitié est la plus étroite des parentés

L’homme est le seul médecin de son âme

La bouche est active, mais le bras est inerte

La cruche ne verse que ce qu’elle contient

La falaise s’écroule et l’ombre est ensevelie

La honte court comme le feu

La vengeance tardive s’exerce au moyen d’un gros bâton

Le monde va sa ronde, a chacun son heure

Les souçis enlaidissent, c’est la joie qui fait fleurir

On ne fait pas ses ablutions avec de l’eau sale

Quant les chats se mettent à prédir, les souris se mettent à rire

Ton ignorance te porte plus de tort que ta pauvreté

Une main toute seule ne peut pas applaudir 

Angola

Nul ne renonce à ce qu’il a mangé
Brésil

Le mensonge a les jambes courtes 

Bénin

Celui qui a honte de son origine est un corps sans esprit

La science est le tronc d’un baobab qu’une personne seule ne peut embrasser

Qui a des oeufs dans son panier doit éviter de courir

Un grain de maïs a toujours tort devant une poule

Burkina Faso

C’est la graine d’arachide qui tue l ‘arachide

Celui qui parle ignore que celui qui écoute est malin

Depuis quand le soleil est-il tombé pour que ceux d’un même village ne se reconnaissent pas

Grace aux haricots le cailloux sera bien huilé

L’oeil du curieux est creux

La tige a beau séjourné dans l’eau , elle ne deviendra jamais caîman

Le beurre se repose, mais il n’est pas mort

Ne te laisse pas lècher par qui peux t’avaler

Pour arriver à la source, il faut nager contre le courant.

Une parole vient avec d’autres paroles 

Burundi

Avant la tombée de la nuit, le chien ne manque pas de foyer

Ce que désire ardemment le coeur met les jambes en route tôt le matin

La beugleuse engendre la mugissante

La mode et la lune passe en même temps

La parole contrarie la colère

Le riche ne danse pas mal

Les vaches se lèchent parce qu’elles se connaissent

Qui n’a pas de clôture à sa passerelle, n’a pas d’ennemi

Qui possède ne manque pas de bienfaiteurs

Qui t’aime te donne des semences

Vieillir n’est pas grandir

Cameroun

C’est en voyageant qu’on trouve la sagesse

Deux seins ont suffi pour nourrir tout un homme

La rivière qui gronde n’emporte pas les gens

La souffrance est une école de sagesse

La terre est à celui qui vit longtemps

La vérité existe au-delà des montagnes, pour la connaître il faut voyager

Le tuteur vaut mieux que l’héritage

Le vent aide les gens sans hache à chercher du bois

Les traces de l’éléphant effacent celles de l’antilope

L’eau que vous avez seulement quémandée n’étanche pas votre soif

Manger plus vite que Ntyam peut donner le gros ventre

Mieux vaut peu que très peu

Nul ne hait un autre, il le comprend mal

Quand l’oeil a vu, la bouche demande

Quand le coeur en est plein, la bouche ne raconte que ça

Quand on se noie, on s’accroche à tout, même au serpent

Qui va de l’avant ignore ce qui se passe à l’arrière

Si la terre tourne, tu tournes avec elle

Si tu n’as pas étudié, voyage

Un chien ne garde jamais la viande

Un seul homme peut declencher une guerre mais il faut être deux pour faire la paix

Canada

Dans une bouche fermée, une mouche ne peut entrer

Centrafrique

Si tu sors de la forêt en même temps que le buffle, sache monter à l’arbre

Congo

Demain je m’appelerais Afrique, hier j’étais riche dans une rivière

Il n’y a pas de cachette à la surface de l’eau

La force du Baobab est dans ses racines

Le feu qui flambe vite s’éteint

Même si le gnou mange l’herbe, elle continue de pousser

On jette des pierres dans l’arbre s’il porte des fruits

On ne chasse pas la mouche en faisant du bruitl

Quand tu marches, le pagne dure. Quand tu es assis, le pagne s’use

Toi dans la forêt, moi dans la forêt et tu me demandes où est le soleil

Côte d’Ivoire

Dans le ventre, c’est loin

La famille est une forêt qu’on ne peut tailler

La maison du fou n’a pas de coin

La poule qui ne craint personne a la témérité dans ses ailes

La tique bavarde sèche avec la peau

La vérité rougit les yeux mais ne les casse pas

Le bélier qui va foncer commence par reculer

Le gourmand n’a pas de force

Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits

Le vantard chasse la perdrix avec un bouclier

On ne tresse pas une corde en présence d’une liane

Quand la mort t’invite, tu ne passes pas la nuit

Qui veut tuer un grand taureau le caresse d’abord

Si une femme ne t’aime, elle dit que tu es son frère

Suis le caïman et tu boiras de l’eau claire

Un lion, même mort, effraie encore plus qu’une brebis

Egypte

Aussi haut que vole un oiseau, il finit par se poser

Celui qui vit, que de choses il voit !

Comme le serpent, il mord et ne bouge plus

Il a creusé le puits avec une aiguille

Le lèche-cul ne récolte que des pets

Ethiopie

Impossible de nettoyer l’eau sale

L’âne porte le vin et boit de l’eau

Les dents sont toutes amies entre elles

Qui va où on l’aime marche en riant

Un seul morceau de bois donne de la fumée mais pas de feu 

Gabon

Demain n’est pas à nous

Il faut courir pour rejoindre les aînés, et non pour les dépasser

L’oeuf de poule avait conseille sa mere un jour

L’ouverture c’est comprendre la divegence des points de vue

Le fleuve fait des détours car personne ne lui a montré le chemin

Le rat ne tire pas la moustache du tigre

Si tu aimes le chien, tu aimes aussi ses puces

Ghana

C’est par ses paroles qu’on entre dans les pensées d’un autre

La rivière a beau être à sec, elle garde son nom 

Golfe arabo-persique

Là où l’homme se trouve bien, là est sa patrie

La perte des amis est un exil

Remue le destin, le destin remuera

Guinée

La rosée ne vous mouille pas si vous marchez derrière un éléphant 

Haiti

Ceux qui ne réalisent rien dans leur vie sont beaucoup plus prompts à critiquer ceux qui font beaucoup d’efforts pour réaliser quelque chose

Kenya

C’est parce qu’il a dormi trop longtemps que le serpent a perdu ses pattes

Impossible d’effacer les taches du léopard

La gourmandise provoque l’oubli

Si le babouin pouvait voir son derrière, lui aussi rirait 

Lesotho

La mort est toujours une chose nouvelle

Un homme tombe avec son ombre

Une source éloignée fait mourir de soif 

Liberia

Abondance de parole ne signifie pas puissance

Le soleil n’oublie pas un visage parce qu’il est petit

Madagascar

Aucune terre à travailler ne résiste à une bêche affutée!

La paresse va si lentement que bientôt la misère l’a atteinte

Le chagrin est comme un nuage, quand il est assez lourd, il tombe

Le roi hérite du royaume, le peuple de la corvée

Un grain de riz semé, cent récoltés

Un sac vide ne peut se tenir debout 

Malawi

Les jours cuisent un éléphant dans un petit pot

Mali

A beau mentir celui qui vient de loin.

Ce que le vieux voit assis, le jeune ne le voit pas debout

Ce que les jours soulèvent ne pèse pas lourd

L’arbuste auquel tu n’as aucun égard, souviens – toi qu’il peut servir de corde

Le cadeau n’a pas de coté

Le sel vient du nord, l’or vient du sud et l’argent du pays de l’homme blanc mais les trésors de sagesse ne peuvent se trouver qu’à Tombouctou

Les oreilles grandissent, mais jamais plus haut que la tête

On ne ramasse pas un cailloux avec un doigt

Partir le matin de bonne heure se décide le soir

Quel que soit la durée d’un tronc d’arbre dans l’eau il ne se transformera jamais en caiman

Répéter cent fois une vérité vaut mieux que mentir une fois

Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux

Toute mère est un fleuve

Un seul âne a mangé de la farine et tous en ont le museau blanchi

Maroc

C’est à l’arrivée qu’on connaît le vainqueur

L’homme pressé souvent trébuche

Pour mieux comprendre il faut ecouter

Que vaut un sang noble quand l’âme est vile

Si les étoiles semblent petites, c’est la faute des yeux, non des étoiles

Tant que l’œil n’a rien vu, au cœur paix absolue

Un chien qui bouge vaut mieux qu’un lion immobile

Mauritanie

C’est ce qu’on arrache de l’arbre qui repousse

Dire ce qu’on sait, faire ce qu’on peut, on dort tranquille

La mort est un plat que tout le monde goûtera

Rien ne guérit ce que la langue blesse 

Niger

Ce n’est pas à toute oreille percée que l’on met des anneaux d’or

L’hypocrisie est comme pisser sur un endroit dur, l'auteur recoit toujours des eclaboussures

La faute humaine est une colline. Chacun grimpe sur la sienne pour observer celle de l’autre

La lune ne craint pas l'attaque de la termite

Le vieux se chauffe avec le bois récolté dans sa jeunesse

Les fesses ne sont jamais lourdes pour celui qui les porte, même fatigué il peut les amener a la maison.

Nigeria

Amer et doux se promènent ensemble

C’est avec l’eau du corps qu’on tire celle du puits

La pluie ne tombe pas seulement sur un seul toit

La seule protection contre le feu, c’est d’avoir deux maison

N’oublie jamais l’objet de ton voyage

Quand la souris nargue le chat, c’est que son trou n’est pas loin

Qui aime deux choses en est victime 

Ouganda

La pierre lancée avec bonté ne siffle pas 

R.D.C.

A force de voyager, on trouve un compagnon

Amour et haine sont les enfants du vin

Celui qui a la diarrhée n’a pas peur de l’obscurité

Dernier au champ, premier à la marmite

L’intelligence est un fruit qui se ramasse chez son voisin

La grenouille menace, mais elle ne va pas au combat

Les cruches qui étaient pleines, on s’en sert pour puiser

Les oreilles ne depassent jamais la tête.

On honore le chasseur, pas la flèche

On ne caresse pas deux fois la queue du gorille

Qui cultive loin vous fait mourir de faim

Qui ne connaît aucun proverbe ne connaît rien du tout

Une poule qui fouille ne dort pas affamée 

Rwanda

Ce que tu aimes vaut mieux que ce que tu possèdes

Celui qui est loin se rend compte de son chagrin au sommet de la colline

L’aîné et son père sont du même âge

L’arbre tombe toujours du coté ou il penche

La sottise chatouille son propriétaire et il rit

La vache qui va brouter commence près de l’enclos

Où la barbe apparaît, l’enfance disparaît

Quand on est en paix, la serpette sert de rasoir

Ton proche, tu t’en laves sans en devenir propre

Sénégal

Alors que ta jambe brûle, tu te demandes d’où vient l’odeur

Avant de médire, tourne-toi pour regarder derrière toi

Celui qui n’a jamais lutté est fort à la lutte

La religion d’un homme est dans son coeur

Le lion en chasse ne rugit pas

Le puissant ne se hâte pas

Le savon ne se lave pas lui même

Ne regarde pas l’endroit ou tu es tombé, regarde plutôt l’endroit ou tu t’es cogné

Nous ne sommes que deux et tu veux courir au milieu

Quand le chat n’a pas faim, il dit que le derrière de la souris pue !

Si quelqu’un t’a mordu, il t’a rappelé que tu as des dents

Si tu incendies et la brousse et la plaine, où iras tu habiter

Si tu ne changes pas de place, tu ne peux pas savoir quel endroit est agréable

Tous les blancs ont une montre, mais ils n’ont jamais le temps

Une visite fait toujours plaisir. Si ce n’est à l’arrivée, c’est au départ !

Vache qui court se nourrit peu 

Somalie

Chaque dromadaire suit les pattes de celui qui le précède 

Tanzanie

Assis ou debout, le crapaud est toujours le même

Ce n’est pas la main mais le coeur qui donne

L’homme seul ne pourra mettre le bateau à la mer

Le fer ne conseille pas le marteau

Un bois sec fait brûler du bois vert 

Tchad

Allah partagea hier ce que tu reçois aujourd’hui

Celui qui peut mettre un oeuf dans une bouteille peut aussi l’en retirer

La proie que Dieu a destiné au crapaud ne peut plus s'envoler

Le fleuve n’est jamais assez plein

Même la nuit, le lait est blanc

On ne part pas chercher le baton pour se faire battre soi-meme

Togo

Grand trône n’est pas grand roi

Grandis avant de mordre

L’homme est plein de sang rouge et sa salive est blanche

La volonté du patron l’emporte sur l’avis des spécialistes

Le sort de deux doigts c’est de vivre ensemble

Si les pierres se querellent, ce n’est pas à l’oeuf de les séparer

Si tu es riche et que tu n’es pas généreux, c’est comme si tu n’avais rien

Un sentier dans la foret aboutit toujours à une case 

Tunisie

Il est entré sans fesse dans le Souk des péteux

L’encre du savant est aussi précieuse que le sang du martyr

L’espoir et le rêve sont frères

L’homme sans ami est un soldat sans armes

La rose pousse sur les ordures

Le chameau ne voit pas sa bosse

Le grain de blé tourne, tourne, tourne, et toujours revient au coeur du moulin

Les vents se sont disputés, le voyageur supporte le fardeau

Qui s’instruit sans agir laboure sans semer 

Zimbabwe

Les jours sont nombreux mais ils sont contrariés par un seul

 

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PRÉCEPTE CHINOIS

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 16 février 2009

Voici un gentil petit poème sur l’argent
 
L’ARGENT
 
Il peut acheter une maison
Mais pas un foyer

Il peut acheter un lit
 Mais pas le sommeil
 
Il peut acheter une horloge
  Mais pas le temps
  
Il peut acheter un livre

Mais pas la connaissance

Il peut acheter une position
 Mais pas le respect
 
Il peut payer le médecin
 Mais pas la santé.
 
Il peut acheter du sang
Mais pas la vie

 Il peut acheter du sexe
 Mais pas de l’amour

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Tunisie: Commission technique pour la formation accréditée – Renforcer la formation certifiée en ingénierie

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 16 février 2009

Une filière hautement sollicitée par les entreprises des TIC. M. Lazhar Bououni, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie, a présidé hier à Tunis, en présence de M. El Hadj Gley, ministre des Technologies de la communication, la réunion du conseil des universités composé de directeurs d’établissements universitaires et de recherche.

La réunion a focalisé ses travaux sur la formation certifiée en ingénierie. Cette filière scientifique est hautement sollicitée par les entreprises des technologies de la communication et de l’information. L’accent a été mis, également, sur l’importance de renforcer la formation certifiée des ingénieurs en langues et contenus informatiques, entretien du réseau, logiciels téléchargés et sécurité informatique.

Les deux ministres se sont prononcés en faveur de l’impulsion de la coopération entre les deux départements, pour tirer le meilleur profit des opportunités disponibles et assurer une formation certifiée aux étudiants des écoles d’ingénieurs. Ils ont, également, évoqué la formation des formateurs pour mieux répondre aux besoins des entreprises nationales et internationales employant les ingénieurs.

Ils ont rappelé l’importance que le Président de la République attache au développement de la formation des ingénieurs, conformément aux normes internationales. Les deux ministres ont mis l’accent sur le souci d’assurer l’emploi des jeunes compétences tunisiennes dans les marchés internationaux du travail. Ils ont évoqué le programme ambitieux, ordonné par le Chef de l’Etat, et qui consiste à former chaque année 7.000 ingénieurs, jusqu’à 2011-2012.

Ils ont convenu de former une commission technique entre les deux départements, en charge de concevoir de nouvelles idées pour la concrétisation de la stratégie relative à la formation certifiée en Tunisie.

Le programme de la formation certifiée a déjà démarré dans quelques établissements universitaires spécialisés dans la formation des ingénieurs en informatique et télécommunications, avec le concours des institutions internationales spécialisées.
(Source : La Presse)

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Sénégal: Appel à une journée sans téléphone : La population boycotte le mot d’ordre des consuméristes

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 16 février 2009

Malgré tous les appels au boycott des services de télécoms, le message semble n’être pas passé. Dans leur écrasante majorité, les Dakarois ont désobéi au mot d’ordre des associations de consommateurs. Il est neuf heures. Des vendeurs de cartes de crédit, trouvés devant l’agence de la Sonatel des Parcelles assainies n’ont cure de la mesure de boycott décrétée par les consuméristes. ‘Si l’on se plie à la décision de ne pas vendre de cartes de crédit le matin, comment voulez-vous que l’on assure la dépense quotidienne ? Je viens tout juste d’en vendre et je ne peux éteindre mon portable’, avance un vendeur de cartes de recharge. Quant à Babacar qui opère dans la recharge électronique (Seddo, Izi), il pense qu’il faut y réfléchir. ‘Si jamais on laisse passer les 2 %, les cartes de mille francs monteraient à 1 100 francs. Ce qui risque d’être encore plus dur pour les consommateurs et pour nous aussi’. A l’intérieur de l’agence, ce n’est pas la grande affluence. Les clients venaient par compte-gouttes soit pour payer leur facture ou procéder à un abonnement. Une jeune fille rencontrée à sa sortie de paiement, pense, tout de même, qu »il faudrait que toute la population adhère à la cause parce que ce n’est pas normal que l’Etat procède à la hausse les taxes sur les télécommunications’. Du côté des étudiants de l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic), d’aucuns ont préféré éteindre leur portable, lorsqu’il fut treize heures. Mais, ces étudiants, dans leur grande majorité, n’ont pas tous appliqué le mot d’ordre, estimant qu’ils ont des appels à recevoir ou à émettre. A en croire O. M, une béninoise inscrite en quatrième année, ‘la communication au Sénégal est devenue trop chère. Et la population est inerte face à des hausses tout azimut’. Chez leurs camarades de l’Institut privé de gestion (Ipg), le message semble n’avoir pas été entendu. Ici, soit le portable est collé à l’oreille, soit ce sont des Sms que l’on envoie. Ailleurs dans la capitale, que l’on soit dans les bus Tata, ou dans un autre endroit, le sujet n’est pas à l’ordre du jour. Trouvés en train de discuter, des vendeurs de ‘café Touba’, entourés de clients, avouent ne pas être au courant du boycott. Pendant que certains disent avoir oublié. (Source: Walfadjri)

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Je rêve mon Congo

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 août 2008

Par Thierry Nlandu, professeur à la Faculté des Lettres à l’Unikin

Mon rêve, je le veux porteur de potentialités libératrices de l’être que nous sommes à l’heure où notre société donne l’impression de sombrer dans le fin fonds des nombreux « mabuulu ya mazengele » qui vont reprendre vie dès la saison de pluie imminente qui s’annonce agressive. Mon rêve n’a pas l’intention de culpabiliser les miens, mais plutôt d’interpeller ma conscience, ta conscience, notre conscience, grâce à notre enseignement fondé sur I’ Evangile, pour les uns, devenus chrétiens si pas crétins par la force des avantages sociaux liés à leur christianisme et des autres devenus libéraux si pas bourreaux de leurs propres frères et si sœurs par la magie d’une Constitution fondatrice d’une démocratie de façade.Mon rêve est un regard critique qui refuse de croire que tout est négatif dans notre société. Il vise, au contraire, à améliorer ma société en endiguant les effets négatifs et nocifs du système qui la gouverne. Mon rêve est ce testament, prélude des mémoires que les jeunes attendent humblement de tous ceux qui, depuis 1960 jusqu’à nos jours, ont eu une parcelle d’autorité. Ces mémoires feront prendre conscience à la jeunesse des injustices structurelles, des blocages et des impasses à cause desquelles notre société piétine encore.

Mon rêve est, en définitive, cette utopie, œuvre d’anticipation de cet écrivain qui ne dit son vrai dernier mot que lorsque toute sa société semble l’ignorer. Je rêve d’une société où l’enfant recevra, dès le plus bas âge, une éducation précoce et exigeante, une société où ma fille et mon fils ne goûteront plus au lait de la magouille métaphoriquement nommée « copa copa » et de la facilité pour être formés à l’abnégation, au travail en groupe et à l’endurance. Je rêve d’un Congo où mon enfant ne sera plus éduqué au rythme du « liduusu», du « ngondo », « nkila monkroso » ou autre « salle des morts » pour être initié, dans la dignité humaine, à la maîtrise de son caractère et au goût du travail bien fait. Mon rêve est celui d’une nation où mes filles et mes fils cesseront d’être livrés à la rue pour redécouvrir la chaleur des bras d’une mère garante non seulement des traditions mais surtout des valeurs. Blottis contre sa poitrine, ils redécouvriront l’ordre, la discipline et la sécurité. Dans ses yeux, ma fille lira la volonté de réussir sa vie sans se vendre sur la place publique. Sur ses lèvres, mon fils y trouvera le mot objectivité inscrit en lettres d’or. Mon rêve est celui de voir tous les fils et toutes les filles de ce pays circulant sur nos routes, nos fleuves, à la découverte de la grandeur, de la beauté et de la richesse de nos terres, de nos vallées, de nos plaines et de nos différentes cultures. Je rêve de ce moment où ces enfants, fils et filles de Bandundu iront, dès le bas âge, à la rencontre de ceux et celles de la Province Orientale ; ceux et celles du Kasaï à la rencontre de ceux et celles du Kivu ; ceux et celles du Kivu à la découverte de ceux et celles du Bas Congo ; ceux et celles du Maniema à la découverte de ceux et de celles Kinshasa ; ceux et celles de Kinshasa à la rencontre de ceux du Katanga ; ceux et celles de l’Equateur à la découverte de ceux et celles du Kasaï, etc. dans le cadre d’un vaste programme d’intégration nationale consciemment voulu en vue de la construction d’une nation nouvelle où toutes nos ethnies seront intégrées par les mariages interethniques qui donneront naissance à des Congolais et et Congolaises, et non plus à des Bayakas, des Regas, des Balubas, des Tshokwe, des Lundas, des Babembas, des Mongos, des Tetelas, des Batandus, des Ngombes, des Banyamulenges, des Bashi, des Lokele, des Ngbandi, des Mbuza, des Bayansi, des Bambala, des Bateke, des Basuku, des Bakuba, des… Mon rêve est celui d’un Etat où les adultes ne baisseront plus leurs bras chaque fois qu’on leur parlera de leurs enfants sous prétexte d’avoir épuisé leurs énergies dans la lutte pour l’indépendance. Dans mon monde, ces bras adultes qui, après l’indépendance, ne se lassent pas de se servir se regarderont avec courage pour ne plus recevoir mais pour donner. Je rêve, oui je rêve d’une société où le père sera père et non l’homme que sa fille vient chercher chez son amante parce qu’ayant déserté le toit familial; une société où la mère sera mère et non la femme légère, inconstante, sans personnalité, pour qui ne comptent que bijoux en or et voyages en Europe, à Dubaï et en Chine. Je rêve d’une famille qui sera symbole d’unité dans la diversité et non plus cette toilette où le père, la mère, le fils et la fille ne s’aperçoivent qu’au sortir des uns et à l’entrée des autres. Mon rêve est celui d’un service public où ni la chèvre, ni les pièces sonnantes, ni ma sœur, ni mon appartenance ethnique ne garantiront ni mon engagement, ni ma promotion, mais bien ma qualification et mon ardeur au travail. Mon service public sera celui des incorruptibles pionniers qui auront appris non seulement à cueillir les fruits, mais surtout à planter les arbres fruitiers; des incorruptibles qui auront compris qu’un pot de vin de 1 $ ne représente rien par rapport au 9 $ que l’égoïsme individuel fait perdre à la nation tout entière. Mon rêve est celui d’un service hospitalier où la gentillesse du personnel sera annonciatrice des guérisons futures. Mon hôpital cessera d’être le cimetière où j’enterrerai mes sœurs, mes frères et mes enfants parce que j’aurai vendu les médicaments leur destinés ou encore parce que je ne leur aurai dispensé des soins qu’à la mesure de leurs poches. Mon hôpital sera celui où les médecins n’assisteront plus impuissants à la mort de leurs patients parce que ne disposant pas des plus élémentaires des matériels. Je rêve d’une église où le prêtre ne sera plus le complice de nombreuses injustices au nom d’un réalisme assassin. Mon église sera celle où les bienfaiteurs ne seront plus ceux qui auront détourné les deniers publics. Mon église sera la lumière portée par des hommes et les femmes qui cesseront de justifier notre indigne comportement par notre nature d’homme. Eglise des hommes et des femmes, elle sera un diamant dont l’éclat sera la voix des sans voix. Mon église sera l’église des pauvres, une église service. Je rêve d’une armée et des services de sécurité, animés par des fils et filles de ce pays, sélectionnés parmi les meilleurs de nos maisons et provinces pour former une armée républicaine qui sera une chance pour la sécurité des biens et des personnes à travers tout le pays. Enfin, mon rêve est celui d’une communauté d’universitaires et de cadres créateurs qui ne seront plus les ouvriers qualifiés dont la rentabilité n’est maximale que lorsque placés dans des conditions de travail que nous ne sommes pas encore en mesure de leur offrir. L’agronome ne sera plus cet ouvrier à même de soigner toutes les maladies du café et du thé, mais bien ce créateur qui s’acharnera à améliorer la qualité de notre manioc; ce créateur qui nous livrera le secret de la culture du « fumbwa », de la domestication des bêtes de nos forêts et savanes, et du repeuplement de nos rivières. Le pharmacien sera cet humble chercheur à l’écoute de nos praticiens traditionnels qui lui apprendront les vertus de nos plantes, les mystères de notre nature et la force de la parole. Avec le médecin, la main dans la main, ils apprendront à guérir non seulement la maladie, mais aussi le malade. L’ingénieur sera celui qui, avec les moyens de bord, trouvera une solution aux érosions qui ravagent son village, à l’approvisionnement en eau potable de ses parents condamnés à parcourir des kilomètres pour atteindre la source; à l’amélioration du réseau routier de sa région, avec l’assistance d’une population qui n’attend rien d’autre que son mieux-être. Le muséologue cessera de crier à qui veut l’entendre que l’art congolais n’est pas à sa place dans les musées pour le faire vivre dans la société. Belle sera notre ville dont les carrefours auront retrouvé la vie grâce à nos œuvres d’art. Original sera le sentier qui mène à la source lorsque des statues nous y guideront. Et que dire de ces camions qui sur la route de Bandundu ont réanimé les multiples statuettes de chez nous? Constamment arrosées par nos pluies, livrées à la pollution de nos centres urbains noircies par les rayons solaires, rongées par divers insectes, ces œuvres d’art mériteront alors le cimetière qui n’est autre que le musée. Elles seront remplacées par d’autres œuvres assoiffées de vie et initiatrices d’emplois nouveaux et d’imaginations nouvelles pour nos artistes. Le spécialiste de la poterie, gradué de l’Académie des Beaux Arts, ne fera pas seulement preuve de son talent en nous fabriquant des pots de fleurs en terre cuite, mais en améliorant la qualité des terres cuites utilisées dans la fabrication de divers ustensiles de ménages de chez nous. Il cherchera à augmenter la performance et l’aspect extérieur de nos marmites en terre cuite. Lui aussi réussira à créer l’illusion de leur nature «incassable». L’artiste, écrivain, musicien, acteur, cinéaste sera cet amoureux non seulement du ludique, du récréatif, mais aussi du vrai. L’artiste de ma société produira une œuvre belle parce que porteuse de vérité. Il ne craindra ni ses amis, ni ses ennemis dans l’exercice de sa noble mission de prophète de sa société. Il fera une œuvre originale qui non seulement parlera de son peuple, mais surtout sera destinée à son peuple. A ce dernier, il fera redécouvrir l’importance des rêveurs, du rêve et de l’utopie pour une nation en devenir. Tel est mon rêve, une utopie qui est convaincue que la construction d’un Congo nouveau, et l’amélioration de nos conditions de vie, ne pourront pas venir d’une simple décision d’en haut, mais bien d’une meilleure organisation de nos divers services, et surtout d’un esprit de pionnier et de bâtisseur. Dieu aidant, le rêve, notre rêve deviendra alors réalité.
CongoOne, Mise en ligne le 17-08-08

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