Skype : la conversation vidéo disponible aujourd’hui sur iPhone

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 31 décembre 2010

Une mise à jour de l’application introduit la possibilité de passer des appels vidéo en 3G et WiFi depuis et vers un iPhone4, 3G S, un iPod touch et les versions Windows, Mac OS X et Linux de Skype.

Skype n’a finalement pas attendu le Consumer Electronic Show (CES, 6-9 janvier) pour annoncer la fonction conversation vidéo pour son application iOS.
Elle est disponible dès aujourd’hui sur l’App Store pour l’iPhone 4, l’iPhone 3G S, l’iPod touch 4 et permet de passer et recevoir des appels vidéo entre ces terminaux mais également vers Skype sur Windows (version 4.2 et suivante), Skype sur Mac (version 2.8 et suivante) Skype pour Linux ainsi que le vidéophone d’Asus.

Bientôt Android

L’iPhone de 1ère génération n’est pas pris en charge. En revanche, l’iPad et l’iPod touch 3 peuvent recevoir les appels vidéo. La communication peut s’établir via une connexion 3G ou WiFi.
De quoi concurrencer directement le service FaceTime d’Apple qui ne fonctionne qu’en WiFi ? «  »Nous permettons à nos utilisateurs d’interagir avec tous les ordinateurs. Par ailleurs, notre nouvelle application avec la vidéo est aussi disponible pour l’iPhone 3GS, l’iPad et l’iPod Touch. Même si ces derniers n’ont pas de caméra frontale, ils peuvent recevoir la vidéo de leurs contacts. Enfin, les usagers récupèrent toute leur liste de contacts Skype, et c’est important pour eux, car ils ont souvent quelqu’un à appeler dès l’installation terminée », explique Rick Osterloh, directeur des produits grand public chez Skype, cité par LePoint.fr.

Dans son communiqué, Skype indique que sur les 6 premiers mois de l’année, les appels vidéo ont représenté 40% des minutes de communications « Skype à Skype ».

Apporter cette fonctionnalité aux autres versions mobiles de Skype devrait donc être une priorité, à commencer par Android et Symbian. Il n’est d’ailleurs pas impossible que l’on en sache plus la semaine prochaine lors du CES.
Une conférence de presse aura lieu le 6 janvier à Las Vegas en présence de Tony Bates, le P-DG de la compagnie luxembourgeoise au cours de laquelle Skype promet « une série d’annonces liées à la vidéo ». À suivre donc… (Eureka Presse)

(source:http://www.businessmobile.fr/actualites/skype-la-conversation-video-disponible-aujourd-hui-sur-iphone-39757147.htm#xtor=EPR-10010)

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Cloud computing : les freins contractuels et juridiques

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2010

par Thierry Lévy-Abégnoli le 22/09/2010

Des problématiques à la fois juridiques et contractuelles entravent l’essor du cloud computing. Localisation des données, sécurité, réversibilité, auditabilité ou qualité de services doivent être formalisées.

1. La localisation physique des données personnelles

« Les aspects juridiques sont l’une des raisons majeures pour lesquelles une entreprise renonce au cloud », constate Marc Boullier, responsable de l’offre cloud computing chez Solucom. Principale problématique : la réglementation sur la protection des données personnelles. « Selon la loi Informatique et Libertés, récemment mise à jour, le prestataire gérant des données à caractère personnel doit garantir leur confidentialité et leur sécurité », précise Murielle-Isabelle Cahen, avocate à la cour d’appel de Paris. Il en résulte une interdiction de transférer ces données vers des pays n’offrant pas un niveau de protection adéquat.

Les États-Unis n’ont pas été reconnus par la Commission Européenne comme offrant ce niveau et les fournisseurs sont loin d’avoir intégré cette problématique », ajoute Murielle-Isabelle Cahen . A minima, ceux-ci doivent préciser où sont situés les serveurs. S’ils sont en Europe, l’obligation déclarative est allégée. De fait, l’infrastructure de Microsoft Azure est située aux États-Unis et en Europe (à Dublin et Amsterdam). « Nous donnons le choix du lieu d’hébergement », commente Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft France. Il reste que seul le client est responsable de la déclaration à la CNIL. « Les données sont en effet celles de l’entreprise et de ses clients », précise Olivia Flipo, avocate en nouvelles technologies et consultante auprès de Syntec Informatique.

2. Des types de données très contraignants

Certaines données imposent des contraintes particulières. « Pour les données de santé, il faut un agrément national qui impose en pratique un stockage en France », affirme Olivia Flipo . Cet agrément est toutefois partagé. « Le décret correspondant précise 74 exigences dont certaines concernent l’application métier donc notre client, alors que notre service est de type infrastructure, mais nous devons par exemple nous engager sur la durée de conservation », explique Dominique Vo, manager IT & sécurité, cloud computing chez Orange. De même, les factures électroniques sont soumises à un régime particulier. « Le pays d’accueil doit être lié à la France par une convention prévoyant une assistance mutuelle en matière de fiscalité », affirme Murielle-Isabelle Cahen.

3. Des contrats de service avec pénalités

Comme dans les offres d’infogérance, les clauses des contrats de services ciblent performances, disponibilité, garantie de restauration, confidentialité et sécurité. Mais leur respect est rendu plus difficile par la mutualisation, qui pose la question de l’étanchéité entre clients. « C’est un faux problème car la virtualisation gère bien cette problématique », assure Marc Boullier. Orange affiche ainsi sa confiance dans la technologie VMware mais propose aussi de dédier dynamiquement des ressources physiques puisées dans un pool. Des pénalités sont prévues par certains prestataires. « Nous garantissons 99,95 % de disponibilité pour notre bus de services et 99,9 % pour les instances Azure. En cas de non-respect, nous réduisons de 10 % la facture du mois suivant, et même de 25 % si l’on descend sous 99 % », explique Bernard Ourghanlian.

4. Réversibilité : évaluer son coût et sa complexité

En vue d’un retour en arrière ou d’un changement de prestataire, l’entreprise doit prévoir une clause de réversibilité. « Il faut en chiffrer le coût et prévoir un système fonctionnant en parallèle, le temps de convertir les données », explique Olivia Flipo. La complexité de la réversibilité doit être bien évaluée. « Par exemple, avec Google App, la récupération des e-mails ne pouvant s’effectuer que message par message, il faut réaliser un programme batch », prévient Marc Boullier. La question des formats se pose moins pour l’IaaS que pour le Saas.

Daniel Chiossi responsable services en ligne, Orange Business Services »Avec notre offre Flexible Computing, de type IaaS et basé sur l’hyperviseur de VMware, Orange garantit simplement la restitution des données dans leur format d’origine, par exemple SQL ou Web. Quant aux VM, nous les restituons dans le format de VMware », explique ainsi Daniel Chiossi, responsable marketing des services en lignes, division entreprises chez Orange.

5. Conformité réglementaire et auditabilité

L’offre de cloud doit garantir la conformité par rapport au droit. « Il y a obligation légale de ne pas entraver l’exercice de la justice, qui doit le cas échéant accéder à certaines données, ce qui peut être impossible si le service est hébergé hors de l’UE », explique Marc Boullier.
Cela revient à un problème d’auditabilité par un tiers. Certaines entreprises peuvent aussi exiger la possibilité de réaliser elles-mêmes un audit. « L’infrastructure d’Azure étant très partagée, nous essayons plutôt de nous mettre d’accord avec nos clients sur des auditeurs tiers et des normes comme ISO 27001, reconnus par les deux parties », répond Bernard Ourghanlia.

6. Des contrats trop standardisés

On constate par rapport à tous ces aspects, un rapport de pouvoir entre client et fournisseur. « Face à Google ou Microsoft, seuls les très grands comptes peuvent obtenir un contrat spécifique. En attendant une certification européenne ou un label, il faut impérativement faire auditer le contrat par un cabinet d’avocats », conclut Marc Boullier.

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La sécurité est un frein à l’adoption du cloud computing

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 22 décembre 2010

Par Antoine Robin

Les responsables informatiques craignent pour la sécurité et la confidentialité des données hébergées « dans le nuage ». Les fournisseurs ne semblent pas capables de les rassurer.

Forrester publie les résultats de deux enquêtes menées auprès de 2 200 cadres et décideurs informatiques de grandes entreprises et de PME, en Europe (France, Allemagne, Royaume-Uni) et en Amérique du Nord, sur les tendances d’équipement en matériel et infrastructures. Sur les 231 décideurs français interrogés, environ la moitié – soit 39 % des grandes entreprises et 50 % des PME – estiment que la sécurité est un frein important à l’adoption du cloud computing dans leur entreprise. Les décideurs craignent notamment la divulgation d’informations sensibles en cas d’erreur de manipulation ou de piratage.

De nombreuses questions se posent en effet au sujet de la continuité de service, de la sécurité et de la confidentialité des données, de leur récupération en fin de contrat, de leur traçabilité, etc. Quels sont par exemple les engagements contractuels du prestataire opérant le nuage en cas de découverte d’une faille de sécurité ? Le cadre légal est également un sujet sensible. Les contraintes réglementaires relatives à la traçabilité et à l’usage des informations personnelles ne sont par exemple pas les mêmes en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Or, le nuage peut être hébergé, par définition, n’importe où.

Cette étude confirme les résultats d’autres enquêtes menées en 2009. En avril dernier, 75 % des participants au salon InfoSecurity déclaraient qu’ils souhaitaient augmenter le budget alloué à la sécurité des applications externalisées. Une précédente étude d’IDC révélait que la sécurité est un point déterminant dans l’adoption (ou pas) du cloud computing aux Etats-Unis. Et, en juin dernier, Hugh Penri-William, membre de l’Information Security Forum (ISF) qui regroupe les RSSI des plus grosses entreprises au niveau mondial déclarait que « 91 % des membres de l’ISF estiment que le cloud computing accroît les menaces de sécurité ».

Résultat ? Selon Forrester, la proportion de grandes entreprises ayant adopté ce modèle n’a pas évolué depuis 2008, stagnant à 3 %. Et seulement 4 % des PME ont mis en œuvre cette solution, contre 2 % en 2008.

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RESSOURCES CRITIQUES DE L’INTERNET ET DIVERSITE CULTURELLE

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 23 septembre 2010

Internet peut contribuer à améliorer notre qualité de vie , en particulier dans sa dimension économique, culturelle et sociale; ainsi que l’exercice de notre citoyenneté démocratique. L’ouverture et l’accessibilité d’internet sont aujourd’hui des préalables à l’exercice de certains droits fondamentaux. Cependant, cette capacité à améliorer notre qualité de vie repose en grande partie sur l’existence d’un internet durable, solide, sûr et stable.

VUE D’ENSEMBLE

la stabilité, la sécurité et le fonctionnement durable d’internet dépendent en effet de la gestion de certaines ressources critiques telles que les serveurs racines, les infrastructures centrales du système de noms de domaine (DNS) et des protocoles internet. Or ces ressources critiques sont actuellement gérées par diverses entités sans commune démarche de gouvernance.

Pour préserver la liberté d’expression, il convient de s’attaquer aux divers problèmes que posent les ressources critiques d’internet dont les effets s’exercent fréquemment au-delà des frontières.

Parmi ces ressources, je cite :

-le haut débit pour tous;

-la transition vers l’IPv6

-les noms de domaines institutionnalisés afin de garantir le multilinguisme dans le cybersespace;

-des points d’échange internet à repartir équitablement du fait du coût d’échange élevé et de la latence dans les liaisons internationales.

 

QUESTIONS CLES

 

-Énergie;

-le DNS primaire et secondaire

-le serveur racine

-le management des ressources humaines

-la participation des acteurs multipartites…….

Ces questions citées ci-haut ne sont pas exhaustives.

SITUATIONS EN AFRIQUE:taux d’utilisation d’Internet en Afrique – Quelques chiffres

Les chiffres en 2010 montrent un progression importante de l’utilisation d’Internet en Afrique mais dans nombre des pays de ce continent, le nombre d’utilisateurs Internet est encore extrêmement bas ! Il y a donc beaucoup à faire pour réduire la fracture numérique et atteindre l’objectif d’un Internet accessible à tous en Afrique !

Où en est-on dans les pays couverts par TICAFRICA (www.ticafrica.net) ? Quel pourcentage de la population surfe régulièrement sur Internet ?Au Burkina : 1,1% Au Cameroun :  3,9%
Au Congo : 5,9 %
En RDC : 0,5%
En Côte d’Ivoire : 4,6%
Et la grande majorité de ces utilisateurs vivent dans les grandes villes !

Selon le rapport de l’Union Internationale de Télécommunications « L’Afrique a été l’une des régions les plus dynamiques en matière de développement des TIC ces dernières années ».
l’Afrique des TIC est en train de se dessiner à des rythmes différents selon les régions. Parmi les huit pays africains qui figurent dans le top, 100 des pays présentant le meilleur indice de développement des TIC en 2008, cinq sont situés en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie, Egypte, Libye). »

Quels sont les principaux obstacles rencontrés par les africains qui voudraient accéder à Internet ?
*Les experts de l’UIT estiment que l’obstacle majeur à un développement plus rapide de l’accès au TIC dans les pays en développement, et en particulier en Afrique, demeure le panier des prix très élevé de ces technologies par rapport aux revenus des populations.
En moyenne, une connexion Internet à large bande fixe représente 500% du RNB moyen par habitant en Afrique, contre 2% du RNB moyen en Europe. D’où un taux de pénétration de moins de 1% de cette technologie en Afrique, contre 23% en Europe.
(source :
http://www.lesafriques.com/technologies)

« la mauvaise gouvernance » et les « guerres fratricides » sont parmi les obstacles principaux qui représentent une barrière aux africains d’avoir accès à l’internet et participer à leur développement.

En plus de ces obstacles, une autre inquiétude s’imprime au niveau des cultures, des langues.
En fait, entre les pays développés et les pays en développement , sommes-nous dans la même dialectique? avons-nous la même lecture de la problématique?

D’autres éléments tels que l’importante proportion de ruraux, les différences de niveaux d’éducation entre citadins et ruraux, le taux d’analphabétisme, la non-connaissance des langues utilisées sur le web doivent aussi être considérés.

Quelques liens sur ce sujet :
http://www.zdnet.fr/blogs/infra-net/ou-en-est-internet-en-afrique-39752329.htm
http://reseau.developpez.com/actu/20603/L-acces-a-Internet-coute-40-fois-le-salaire-moyen-en-Afrique-comment-reduire-une-telle-inegalite-des-possibilites-de-connexion
http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_en_Afrique

 

 

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CRITICAL INTERNET RESOURCES AND CULTURAL DIVERSITY

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 23 septembre 2010

Internet can help improve our quality of life, especially in its economic, cultural and social as well as the exercise of our democratic citizenship. The openness and accessibility of the Internet are now prerequisites for the exercise of certain fundamental rights. However, this ability to improve our quality of life depends largely on the existence of an Internet sustanaible, solid, safe and stable course.

OVERVIEW

stability, security and sustainable functioning of the Internet depend on the effect of management of some critical resources such as root servers, the central infrastructure of domain name system (DNS) and Internet protocols. Now these critical resources are currently managed by various entities without common approach to governance.
To preserve the freedom of expression, it should address the various problems of the critical resources of the Internet whose effects often carried beyond the borders.
Among these resources, I quote:
-Broadband for all;
-The transition to IPv6
-Domain names-institutionalized to ensure multilingualism in cyberspaces;
-Internet exchange points to leave fairly because of high cost sharing and latency in international routes.

KEY ISSUES

-Energy;
-The primary and secondary DNS
-root server
-The management of human resources
-Multi-stakeholder participation …
These issues listed above are not exhaustive.

SITUATIONS IN AFRICA: rate of Internet use in Africa – Facts & Figures

The figures for 2010 show a significant rise in Internet use in Africa but in many countries of this continent, the number of Internet users is still very low! There is much to be done to reduce the digital divide and achieve the goal of an Internet accessible to all in Africa!

Where are we in the countries covered by TICAFRICA(www.ticafrica.net)? What percentage of the population regularly surfing the Internet?
Burkina: 1.1%
Cameroon: 3.9%
In Congo: 5.9%
In DRC: 0.5%
In Côte d’Ivoire: 4.6%
And the vast majority of these users live in large cities!

According to the report of the International Telecommunication Union « Africa has been one of the most dynamic regions in terms of ICT development in recent years. »
but …. » ICT Africa is taking shape at different speeds in different regions. Among the eight African countries that are in the top 100 countries with the best indicator of ICT development in 2008, five are located in North Africa (Morocco, Tunisia, Algeria, Egypt, Libya). « 

What are the main obstacles encountered by the Africans who want to access the Internet?

* Experts believe that the ITU major obstacle to more rapid development of ICT access in developing countries, particularly in Africa, remains the selection of high price of these technologies compared to income populations.
On average, an Internet connection to fixed broadband represents 500% of average GNI per capita in Africa, against 2% of average GNI in Europe. Where a penetration rate of less than 1% of this technology in Africa, against 23% in Europe.
(Source: http://www.lesafriques.com/technologies)

Other elements such as the large proportion of rural differences in education levels between urban and rural areas, illiteracy, lack of knowledge of languages used on the web must also be considered.

«  » Bad governance « and » fratricidal war « are among the main obstacles that constitute a barrier for African to have Internet access and not allowing them to participate in their development. Additionnally to these obstacles, another concern is on cultural and language level. In fact, between developed and developing countries, is that we are in the same dialectic? is that we have the same understanding of the problem?

Some links on this topic:

http://www.zdnet.fr/blogs/infra-net/ou-en-est-internet-en-afrique-39752329.htm

http://reseau.developpez.com/actu/20603/L-acces-a-Internet-coute-40-fois-le-salaire-moyen-en-Afrique-comment-reduire-une-telle-inegalite-des- possibilities-of-connection
http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_en_Afrique

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Poor to benefit from global fire monitoring system

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 24 août 2010

Jacob Aron

 

People in developing countries are expected to be able to speed up their response to threatening blazes, following the launch last week (11 August) of the first global system for monitoring fires.

The Global Fire Information Management System (GFIMS) offers almost real-time detection of emerging fires, and alerts users through an online portal or via email. Soon it will also provide updates in the form of text messages, allowing anyone with a mobile phone to use the system.

« Many developing countries don’t have their own national alert system, » said Pieter van Lierop, Forestry Officer at the FAO in Rome. « In those cases, the people responsible for fire management can get an alert and find out if it is a damaging fire or a controlled fire. »

Uncontrolled fires are a worldwide problem, but Africa is worst hit. The Joint Research Centre of the European Commission estimates that fires in forests and other areas of vegetation affect 350 million hectares of land each year, and half of this damage occurs in Africa.

The system developed in collaboration with the University of Maryland, uses data from a pair of NASA satellites which pass over every point on the globe at least once every six hours, taking photographs with an infrared camera that can detect heat levels on the ground.

GFIMS processes the images to produce an online map of fire hotspots, updated roughly two hours after the satellite has passed. This short time-lag allows a rapid response.

Existing fire monitoring systems in Africa can update every 15 minutes, but use geostationary satellites focused on the southern region of the continent. GFIMS will help extend this protection to other areas.

Source:http://www.scidev.net/en/news/poor-to-benefit-from-global-fire-monitoring-system.html

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Quel smartphone utilisent les professionnels de la sécurité ? Réponse en images

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 23 août 2010

par Christophe Auffray, ZDNet France

 

Avis d’expert – iPhone, BlackBerry, Nokia, Pocket PC sous Windows Mobile… Interrogés par ZDNet.fr, sept professionnels de la sécurité informatique témoignent sur le choix de leur smartphone. Surprise, l’iPhone est très représenté.

 

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Bertrand le Vavasseur, RSSI de Ma Banque : iPhone version 2.0

Dans cette filiale de la structure Banques Populaires Participations, l’iPhone d’Apple est le téléphone de prédilection des membres du comité de direction. C’est même un choix d’entreprise avec lequel le RSSI doit composer.

« Je dispose de deux téléphones, un plus classique, personnel, et donc un second terminal professionnel qui est l’iPhone avec la version 2.0 du firmware. Un certain nombre de choses m’agacent sur l’iPhone, comme l’absence de copier-coller, résolu dans la V3, ou la simple recherche dans ses emails » déclare Bertrand le Vavasseur, qui regrette également l’absence de la gestion du Flash dans Safari.

Ses besoins fonctionnels dans le domaine de la téléphonie restent finalement classiques : l’email, un carnet d’adresses et la prise de rendez-vous. « L’interface de l’iPhone est agréable. Un BlackBerry est doté d’une interface différente, mais tout aussi bien, de même qu’Android que j’ai eu l’occasion de tester » ajoute le RSSI.

Pour sécuriser l’utilisation de l’iPhone, Ma Banque s’appuie sur une application d’Apple permettant de définir des stratégies de verrouillage du terminal. Un système de mot de passe à 16 caractères a également été mis en place pour la gestion de la messagerie sous SSL qui est encryptée dans un VPN IPSec.

 

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Thierry Auger, RSSI de Lagardère : HTC SPV M700

Pour le responsable de la sécurité des systèmes d’information du groupe de média, le téléphone portable est un instrument de travail parmi d’autres dans la panoplie des outils professionnels.

Outre la voix, le terminal se doit donc d’être efficace dans le traitement des emails, des contacts, et de disposer d’un calendrier, mais aussi d’une fonction GPS.
« Ce que j’attends, c’est un fonctionnement propre sur toutes ces fonctions avec, lorsque c’est possible, la capacité de pouvoir protéger mes usages, sans problème d’interopérabilité, et avec une autonomie satisfaisante » détaille Thierry Auger.

Du fait de sa fonction de RSSI, la sécurité tient un rôle prépondérant dans le choix d’un téléphone. Le chiffrement devrait ainsi selon lui figurer parmi les fonctions par défaut. Finalité : protéger le patrimoine de l’entreprise.

 

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Patrick Lerouge (ci-dessus), responsable réseaux et sécurité opérationnelle de l’Inserm, et Guillaume Stevens : iPhone

Même si l’Inserm accorde une large place dans ses choix informatiques à l’Open Source, qui lui apporte la maîtrise de son système d’information, c’est l’iPhone d’Apple qui remporte actuellement l’adhésion pour la téléphonie. Des projets sont d’ailleurs en cours.

« Nous avons utilisé les web services mis à disposition par LinShare pour développer une application native sur iPhone. Celle-ci permet aux utilisateurs d’accéder à leur espace personnel : lecture et partage de documents. On espère avec Linagora développer encore plus le volet web services afin de proposer plus de fonctions à l’avenir : alerte en temps réel sur son iPhone lorsqu’un document est partagé, copier un fichier dans son espace personnel et le repartager avec d’autres utilisateurs… » explique Guillaume Stevens, responsable réseaux adjoint à L’inserm.

L’iPhone étant une plate-forme fermée, pourquoi alors s’y intéresser ? « Il y a deux raisons à cela. C’est un grand gadget qui va être utilisé par beaucoup d’utilisateurs. On le voit notamment au niveau de nos VIP. C’est un moyen pour nous à la DSI de pousser aussi nos applications et notre savoir-faire. Mais c’est aussi pour une raison de compétences en interne » éclaire Guillaume Stevens.

Quant à Patrick Lerouge, le responsable réseaux de l’Institut, l’iPhone lui a été imposé. « C’est toute une histoire. Je fais office de testeur parmi mes collègues, mais je n’ai pas que l’iPhone. J’utilise notamment aussi le Nokia E71 et un vieux Sony Ericsson P990i. Mais celui que j’utilise tous les jours, pour son ergonomie, c’est l’iPhone. On peut presque parler de choix imposé devenu un plaisir. »

 

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Cédric Foll, RSSI de l’Education nationale : iPAQ de HP sous Windows Mobile

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Cédric Foll n’est pas un utilisateur satisfait de son terminal mobile.

« J’utilise un Pocket PC sous Windows Mobile 6.1, et je n’en suis pas du tout heureux. Ce n’était pas un choix. C’est ce qui m’a été confié professionnellement ».
Quel outil alors aurait permis de répondre aux besoins du RSSI ? « Un téléphone rapide et stable. Même s’il faut bien avouer que je ne suis pas un grand adepte des téléphones mobiles, j’estime honnêtement que Microsoft a du retard » lâche Cédric Foll.

« En téléphonie, j’ai besoin d’un GPS, d’un accès Internet relativement confortable, et surtout de faire de la gestion d’agenda et de mes emails. Or ce n’est pas le cas avec ce terminal. Il n’intègre pas de GPS, le navigateur est obsolète. J’aime bien ce que fait Apple avec l’iPhone, mais pas au point d’en acheter un avec mes propres deniers » ajoute-t-il.

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Gérôme Billois, consultant sécurité chez Solucom : iPhone

Même si dans le cadre de leurs missions dans les entreprises, les consultants en sécurité sont généralement amenés à recommander d’autres plates-formes, dont le BlackBerry, ils ne sont pas insensibles aux attraits de l’iPhone.

« Nous avons une demande très très forte d’entreprises qui souhaitent s’équiper d’iPhone. Nous avons d’ailleurs publié une étude sur ce sujet. Les grandes conclusions sont qu’à l’heure actuelle ce terminal n’est pas au niveau de gestion qu’ont pu atteindre d’autres plates-formes, comme le BlackBerry, et dans une moindre mesure Windows Mobile » conclut Gérôme Billois.

« C’est la même chose sur la sécurité. Il y a une forte progression des fonctionnalités de sécurité de l’iPhone. Par contre, il n’est pas encore possible de gérer de façon simple le déploiement sur un parc d’iPhone des fonctionnalités de sécurité. Si on veut vraiment amener un niveau de sécurité élevé sur l’iPhone, il n’y a pas de solutions existantes. Il faut recourir à des méthodes qui ne sont pas forcément classiques. C’est une plate-forme qui doit encore progresser » ajoute le consultant.

A titre personnel, Gérôme Billois a néanmoins opté pour un iPhone. « Mes usages professionnels sont très classiquement l’agenda, sur lequel l’iPhone est d’ailleurs un peu juste, les contacts, les emails, et Internet pour rechercher de l’information en déplacement. Après pourquoi l’iPhone plutôt qu’un BlackBerry ? C’est l’ergonomie avant tout qui a joué dans mon choix. C’est la facilité d’utilisation et aussi le côté ludique avec un grand nombre d’applications disponibles. »

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Philippe Bodemer, DG de Kaspersky France : Nokia E75

Pour un professionnel nomade, le choix semble désormais s’orienter de manière privilégiée vers les téléphones de type smartphone. C’est d’ailleurs le choix fait par le patron français de l’éditeur d’antivirus Kaspersky.

« J’utilise un smartphone plutôt qu’un téléphone mobile puisque je suis connecté directement à mon ordinateur principal. Cela me permet de garder la totalité de mon agenda à jour, la totalité de mes contacts et aussi d’accéder à des informations un peu plus sensibles, comme des tableaux statistiques ».

Quant à la possibilité d’installer des applications sur un smartphone, elle n’est pas systématiquement perçue comme nécessaire.

« Je n’utilise pas d’autres applications que celles incluses. J’ai avant tout besoin de pouvoir consulter mes rendez-vous, mes contacts, au sens large c’est-à-dire également les adresses physiques et les numéros de fax. J’ai besoin d’accéder à Internet, de lire et envoyer des emails, de consulter des tableaux… Je n’ai pas besoin pour cela d’installer d’autres logiciels » estime Philippe Bodemer.

 

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Thierry Cossavella, Athena Global Services : iPhone

Le dirigeant du distributeur de l’antivirus Eset Nod 32 est un utilisateur ravi de l’iPhone. « J’ai utilisé de nombreux smartphones depuis qu’ils existent. J’ai changé souvent et l’iPhone est de loin mon préféré. L’ouverture au niveau des applications est une stratégie totalement différente de ce qu’a fait Apple avec le Mac. »

Mais finalement qu’a de plus l’iPhone ? « La simplicité et la convivialité d’utilisation. Il a été pensé intelligemment. Ce qui fait sa force, c’est aussi le nombre d’applications disponibles et qui ne cesse de croître. Je n’ai jamais non plus à la redémarrer. Mon précédent smartphone sous Windows CE devait être réinitialisé quasiment tous les jours. L’utilisation en plein écran est un autre intérêt du produit », énonce Thierry Cossavella.

Acquis à l’iPhone, il n’oublie pas néanmoins de relever certaines faiblesses, en particulier dans le domaine de la sécurité. Il regrette aussi l’impossibilité de stocker des fichiers et d’utiliser ainsi l’iPhone comme une clé USB. Une fonctionnalité classique pour la majorité des terminaux du marché.

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Afrique Centrale: Fibre optique – L’Afrique centrale en réseau

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 12 août 2010

Sainclair Mezing 6 Août 2010

Le lancement du «backbone» va favoriser l’interconnexion des différents pays et accélérer l’intégration sous-régionale.

Les communications téléphoniques, la navigation sur Internet et le transport des données électroniques pourront bientôt se faire à moindres coûts dans des conditions de confort requises et en un temps record à travers les pays d’Afrique centrale. Avec le lancement hier à Yaoundé du projet «Réseau de télécommunications haut débit à fibre optique d’Afrique centrale», les pays de la sous-région bénéficieront d’une interconnexion entre eux et les Etats enclavés pourront avoir accès au câble sous-marin à fibre optique SAT-3 à partir du point d’atterrissement de Douala ou à d’autres câbles sous-marins en cours d’installation sur la côte. La mise en oeuvre de ce projet, né de la volonté des chefs d’Etat d’Afrique centrale réunis en mai 2007 à N’Djamena au Tchad, a pour ambition d’accroître la connectivité par un accès généralisé à l’Internet haut débit afin de permettre un développement durable et une intégration harmonieuse des pays de la sous-région. Financé à hauteur de 11 milliards 255 millions de francs par la Banque Mondiale, la Banque africaine de développement et d’autres partenaires, ledit projet est également appelé à réduire le fossé numérique au sein de la sous-région.

La première phase de ce projet qui a démarré par la pose d’une fibre optique le long de l’oléoduc connectant Komé au Tchad et Kribi au Cameroun, permet l’interconnexion entre le Cameroun, le Tchad et la République Centrafricaine. La deuxième phase, quant à elle, consiste à l’extension du réseau aux autres pays de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). Ce qui suppose l’existence dans ces autres pays de l’Afrique d’un réseau national haut débit à fibre optique (backbone).

Au Cameroun, le déploiement de cette nouvelle technologie a non seulement pour objectifs de contribuer à la mise en place de l’administration électronique (e-government), mais surtout de favoriser la réduction du coût des affaires. Plaque tournante sous-régionale, le Cameroun figure parmi les économies les plus complexes. En 2007, il occupait le 164e rang sur 181 pays à travers le monde en matière de paiement des impôts, tandis que le coût des services Internet était le plus élevé des pays concernés par le backbone (67 dollars) comparativement à la moyenne en Afrique subsaharienne (43 dollars) et la moyenne mondiale (21 dollars).

 

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Télécommunications : les pays de l’UEMOA se mettent en réseau

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 12 août 2010

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L’espace économique opte pour un marché commun à l’horizon 2012

Les ministres des télécommunications des huit pays membres de l’Union monétaire et économique ouest africain (UEMOA) ont planché fin juillet à Bamako, sur la mise en place d’un réseau commun de télécommunication dans l’espace économique. Celui-ci va se traduire par la connexion des Etats à l’Internet haut débit par fibre optique et la mise en circulation d’une puce téléphonique commune à tous les Etats. Les prix des communications devront sensiblement baisser.

C’est un pas en avant, dans l’intégration régionale des pays de l’Union monétaire et économique ouest africain (UEMOA) : réunis jeudi 29 juillet à Bamako, la capitale malienne, les ministres en charge des télécommunications des huit pays membres [1] de l’espace économique ont planché sur la mise en place d’un marché commun des télécommunications « ouvert et concurrentiel » à l’horizon 2012. Un projet qui verra la mise en place d’un réseau unique de télécommunication et l’adoption d’un model harmonisé de calcul des tarifs d’interconnexion d’ici fin 2011. Pour les usagers, le projet se traduira concrètement par la mise en place d’une puce téléphonique commune, au sein de l’Union.

Fibre optique

Sur le plan technique, un réseau haut débit à fibre optique, interconnectant les Etats membres de l’espace communautaire deux par deux est en cours d’exécution. Un premier tronçon devant relier le Burkina Faso au Niger a été achevé fin juin, entre Koupela (Burkina Faso) et Fada N’Gourma (Niger). Le deuxième, long de 150 km et qui doit lier le Burkina Faso et le Benin est en cours de construction. Sa livraison est programmée pour 2012. L’UEMOA compte sur la fibre optique pour rattraper son retard dans le domaine de l’accès des populations à Internet. L’harmonisation des tarifs et la mise en place d’une puce commune auront également pour effet d’induire une baisse substantielle des prix des communications téléphoniques.

Restent l’harmonisation des lois nationales et l’équipement des ménages en matériels informatiques. Fin juillet, seuls deux Etats, le Burkina Faso et la Guinée-Bissau, étaient prêts pour la transposition des directives de l’Union dans leurs lois internes régissant les télécommunications. Les Etats retardataires ont été exhortés à tout mettre en œuvre pour pouvoir respecter la date butoir du 31 décembre 2010. Les ministres ont également suggéré aux Etats de défiscaliser les matériels informatiques, afin de faciliter l’équipement des ménages et des structures d’éducation. Ils ont enfin invité l’UEMOA à soutenir les Etats membres, dans l’effort de basculement de leur radiodiffusion sonore et télévisuelle de l’analogique vers le numérique, à l’horizon 2015.

[1] Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo

 

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Comment les patrons du Net voient Internet en 2012

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 6 août 2010

Journal du Net

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Neuf chef d’entreprises Web, membres de l’Internet Managers Club, partagent leur vision de ce que sera Internet en 2012. Usages, technologies, tendances, découvrez leurs prévisions.

 

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Andrew Buckman, managing director, Webloyalty
L’internet en 2012 sous le signe du « self-cial service » : le self service social – comment auto-diagnoser ta vie avec l’aide de ton réseau avant de faire appel aux bons professionnels. Ta santé, tes finances, ta carrière, ta famille, ta voiture… tout est géré à partir du device dans ta poche et toutes tes décisions sont guidées par les expériences de tes amis grâce au suivi live de ta life sur internet.

 

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Emmanuel Vivier, cofondateur et directeur de la stratégie de Vanksen et CultureBuzz.fr 

Les deux années précédentes ont été incontestablement l’avènement des réseaux sociaux avec, d’un coté, Facebook et Twitter pour une cible grand public, puis Linkedin et Viadeo se partageant la cible pro et entreprises. Les prochaines années seront à mon sens celles d’un recentrage sur la technologie. Alors qu’elle fut délaissée et moribonde après les années ‘bulle’ celle-ci va revenir au galop sur un marché mature et démocratisé de l’Internet, avec notamment l’Internet mobile en toile de fond, voir fondu ouvrant ainsi une nouvelle ère…

Cette nouvelle ère c’est Apple qui fut le premier à la toucher, à la déceler en lançant l’iPhone puis l’iPhone 3GS…Désormais, nous pouvons surfer sur Internet à grande vitesse, prendre des photos et des films les envoyer sur Youtube, changer les statuts de son réseau social préféré…Publier un article sur son blog le tout en effleurant son iPhone…Oui, cela existe aujourd’hui et cela ne va pas s’arrêter. Il y a peu, Apple, encore lui, a lancé son dernier ‘screen touch product’ l’Ipad.

Nous y voyons même s’il ne fait pas l’unanimité ce que sera l’Internet dans deux ans… Nous pouvons envisager que dans deux ans nous serons plus tactiles qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux auront permis de structurer, canaliser, fédérer des groupes, des affinités qui se rencontreront physiquement plus facilement et plus rapidement qu’aujourd’hui.

Le clavier va peu à peu laisser p lace au doigt et à l’œil

On peut imaginer des lieux dédiés un peu partout destinés à accueillir ces rencontres dans des endroits confortables, agrémentés ou non de collations, de drinks, suivant des cibles et des thématiques définies, le virtuel et le réel ne faisant plus qu’un… Sur le plan technologique, nous serons également plus tactile, nous aurons au moins une tablette de type Ipad sur nous, plus souple physiquement, plus complète permettant via Skype par exemple, de faire une Visio conférence nomade de chez soi, du bureau, du TVG, sans problème de coupure de réseau… D’appeler ses amis, de créer des improvisations, des shows, des évents musicales privées à regarder avachie dans son canapé… Les screen touch auront envahi l’industrie automobile, il sera possible pour nos chères têtes blondes de passer le doigt sur une icône pour écouter de la musique, regarder un film, surfer sur Internet alors qu’il y a peu ils se contentaient de lire un DVD dans le même appuie-tête…Le tout contrôlé par papamaman qui pourront également, s’ils le souhaitent, écouter via Bluetooth la musique de leur progéniture…

Concrètement, le clavier va peu à peu laisser place au doigt et à l’œil…Avec la réalité augmentée il sera facile de consulter sur son GPS, au fur et à mesure que le véhicule défilera, les restaurants, les stations services en 3D, ou l’intérieur d’une boutique de mode avec en temps réel la visualisation de la dernière collection printemps été… Bref, tout ce qui était à l’étude il y a dix ans sera prêt et bien en place… De nouveaux services verront le jour, il faudra plus d’écoute, plus d’assistance, à la fois pour les très jeunes et les seniors… A noter que le mobile et les opérateurs actuels auront un effort à faire au niveau du rapport prix/services. Peu à peu, de nouveaux acteurs vont entrer en piste, cassant peut-être les offres actuelles à l’instar de Free pour Internet…

Nous allons nous diriger vers une démocratisation de l’offre mobile qui est encore beaucoup trop élevée… Le tout associé à un Internet nomade. Tout laisse à penser que mobile et Internet seront l’enjeu des deux années à venir, nous nous dirigeons vers ce que nous voulions il y a 10 ans : un Internet accessible partout, donc nomade, au meilleur prix…
 

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Emmanuel Vivier, cofondateur et directeur de la stratégie de Vanksen et CultureBuzz.fr

2012, ou l’année du ‘web punk’ contre le ‘web jukebox’

Depuis 10 ans, Internet s’est développé avec un formidable essor… 1.0 , puis web 2.0, synonyme de toujours plus de choix, de contenus, d’outils, de liberté et de perspectives avec les nouvelles possibilités du mobile (merci l’iPhone). Pourtant, 2012 sera l’année d’une véritable bataille entre deux conceptions du web diamétralement opposées, entre le ‘web punk’ et le ‘Web jukebox’.

Le web 2.0 a démocratisé les outils pour créer, et distribuer l’information, et le contenu… Avec lui, les marques et les media ont perdu leur quasi monopole sur la communication de masse. N’importe quel ado peut créer et partager une vidéo avec le monde entier, n’importe quelle fan de cuisine lancer son magazine, blog,… concurrençant peu à peu l’élite médiatique et du divertissement. Certes, la qualité est variable, mais tels des fourmis, les internautes 2.0 sont  tellement nombreux, leur production tellement prolifique, leurs outils en constante amélioration… que leur impact est impossible à négliger. Bienvenue dans le ‘web punk’, où 400 millions de personnes publient sur un blog, 94 millions tweetent, podcastent,… avec passion et liberté.

Un web propre, au contenu validé par Apple

Menacés, media, labels et studios ont pris le web de haut, puis essayé de résister (la bataille contre le P2P..) en regrettant la bonne époque du Minitel et du paiement au temps passé. Après 10 ans d’errance, un nouveau prophète semble enfin leur proposer une planche de salut : Steve Jobs. Avec son écosystème innovant et astucieux, mixant terminal sécurisé (100 millions d’iphone + ipod + iPad) pour consommer audio, vidéo et applications, plate-forme de paiement et de distribution (iTunes), ergonomie et design, Apple a réalisé un vrai coup de maître suivi par Microsoft avec Xbox, Sony & Playstation, Google et YouTube. Bienvenue dans le camp du ‘web Jukebox’.

Un web propre, au contenu validé par Apple. Adieu porno, chaos… et liberté. Bonjour monétisation. Bye bye téléchargement illégal, CPM de misère… Bienvenue dans un ‘web Playskool’ où certes les copyrights sont respectés, les auteurs rémunérés, mais un web prémâché, prêt à consommer, et entièrement contrôlé… 2012 sera donc une année capitale dans l’avenir du web…. si les créateurs de contenus doivent et peuvent enfin espérer être rémunérés, le temps dira s’ils ne fuient pas la liberté extrême du web 2.0 pour se mettre sous la protection d’Apple and co, futurs Wallmart de demain qui auront droit de vie ou de mort digitale sur chaque contenu, sur son prix, son format…
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Alain Garnier, cofondateur et pdg de Jamespot 

2012. Il paraît que c’est la fin du monde annoncé par les Maya… Alors Internet aura-t-il survécu malgré tout ? Que peut-il bien se passer en 14 ans humains (une année Internet correspondant à une année Chien et va donc sept fois plus vite) ? Que se passe-t-il en moins de deux ans, ce qui implique déjà exister dans les cartons de la R&D mais qui accepte une évolution d’usage très fort ? Ce n’est donc pas de la science fiction mais bien des problématiques accessibles dont l’usage n’est pas encore devenu massif.

Trois grandes composantes d’usage me paraissent centrales. La mobilité, la socialisation globale du Web et enfin l’irruption du numérique dans le réel. Commençons par la mobilité. Aujourd’hui, l’essentiel des accès au Net se font depuis un ordinateur fixe ou quasi fixe (portable). Demain, la tendance va s’inverser pour laisser la place à des objets communicants s’appropriant une part de l’accès au Net. C’est bien sûr le téléphone mobile, permettant de naviguer, mais aussi d’acheter, de consulter en temps réel les informations, bref il est devenu le compagnon permanent de notre vie numérique.

Mais c’est aussi de nouveaux « devices » mobiles, connectés à Internet et qui auront des tâches dévolues. Les tablettes actuelles en sont la préfiguration et permettront de manière très simple d’être connecté à Internet pour des usages précis : tablette dans la cuisine pour les recettes, tablette sur le réfrigérateur pour les courses, grand écran connecté à Internet dans la chambre ou le salon pour regarder des films. Bref, depuis un accès Internet fixe, on pourra s’y connecter de partout, c’est ce que j’appelle la mobilité.

En fait, je suis sûr d’une seule chose : on ne va pas s’ennuyer !

Ensuite, la socialisation du Web, déjà bien entamée par ce que nous montre Facebook, va s’étendre à l’ensemble des fonctions du Web. Que ce soit pour l’achat (en temps réel, je vais pouvoir chatter avec les amis et les amis de mes amis pour avoir leurs avis sur un achat, un service), ou pour lire (en temps réel ce que je lis est mis en relation avec les lectures et avis de ceux avec qui je veux partager), ou pour organiser un voyage, un événement, etc… C’est ce que j’appelle la  socialisation globale du Web. Aucune information n’existera plus sans le lien avec des personnes qui en donneront le sens et la valeur.

Pour moi, l’évolution la plus importante concerne l’irruption du numérique dans le monde réel et son interaction. Il s’agit pour être concret de remplacer ou d’ajouter des éléments numériques dans le monde réel de manière contextuelle pour celui qui le regarde. On peut découvrir un aperçu lors d’une des conférences TEDX portée par une entreprise appelée 6e Sens. On y voit quelqu’un regarder une étiquette dans un magasin et sur laquelle apparaît des informations relatives aux questions qu’il se pose, et pouvoir interagir en cliquant sur cette étiquette pour acheter le produit. Bref, on ne va plus sur Internet. Le monde contient Internet et Internet contient les informations du monde.

Au-delà de ces trois grandes évolutions, on va voir aussi la domination du SaaS sur le logiciel, l’apparition d’un géant qui fera trembler Google, le problème de privacy qui va aller croissant, le bazar des nouveaux TLDs, un grand désastre de cloud computing ou des millions de personnes vont perdre des données, l’apparition d’un Internet à plusieurs vitesses, une monnaie Internet qui va apparaître, et, enfin, un grand black out du Net qui va montrer combien nous en sommes tous devenus très dépendants.

 

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Daniel Bréchignac, fondateur de Brechignac Associates

1- Google régresse en pénétration et en revenus, le marché confirme qu’il doit partager le marché du search avec un challenger tel que Microsoft-Yahoo et les grands réseaux d’agrégation des inventaires publicitaires en liens contextuels. L’effritement de son revenu sur le search tente d’être compensé par des services facturés à la demande sur les professionnels notamment et/ou des applications verticales (search sur intranets et autres google docs sécurisés).

2- La concentration des régies digitales se poursuit avec une contre-attaque du groupe Orange qui se retrouve face à Lagardère et MSN-Yahoo. Les premiers modèles de places de marché font leur apparition avec une extension du modèle économique des liens sponsorisés (enchères sur pricing model variable : cpm, cpc, cpa). L’achat de la publicité en ‘display’ peut désormais se faire directement sur des plates-formes électroniques de ‘bid and ask’ comme sur une place de marché financière.

3- Les plates-formes d’affiliation ne progressent plus et les premières concentrations s’opèrent. Elles sont violemment challengées par les « advertising exchanges » des grands réseaux publicitaires. Elles doivent revoir leurs rémunérations à la baisse.

4- Les agences média confirment leur main mise sur une approche ‘mass-media’ du canal internet et sur les campagnes de branding. Elles confirment l’utilisation sommaire du media notamment sur la remontée de datas qu’elles continuent de négliger.

5- Le ciblage comportemental confirme qu’il ne permet pas aux régies de défendre leurs marges et de faire remonter le niveau des prix nets. Aucun case study probant ne sort pour démontrer que le modèle est plus puissant qu’un media planning sommaire mais performant économiquement.

6- En e-commerce, la restructuration en cours avec la débâcle des VPCistes historiques se confirme. De nouveaux  indépendants émergent sur les ruines des ventes catalogues avec un canal papier qui devient une source de trafic comme une autre et un facteur de légitimité pour des pur players e-commerce. La vente en ligne confirme sa fonction de transfert de business model pour les VPCistes historiques, mais devant la réforme impossible de leurs structures internes, leur rentabilité s’écroule et ils sont obligés de laisser la place à de nouveaux acteurs libérés de la culture du catalogue.

7- Les pur players e-commerce se concentrent majoritairement sur leur croissance hors frontières. Le secteur bricolage-décoration a commencé à décoller. La crise a nettoyé le nombre d’acteurs et des groupes d’enseignes e-commerce  commencent à structurer le marché.

 

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Hervé Bloch, fondateur et pdg de Digilinx

Certains illuminés pensent qu’en 2012, des astéroïdes cachés pour l’instant dans l’orbite de la Terre vont venir frapper notre planète. Et si tout simplement Internet continuait sa folle ascension dans le monde et initiait de nouveaux horizons…

Une chose est certaine, le mobile sera incontestablement le point d’entrée de la toile le plus courant. Qui aurait cru que l’iPod, Myspace ou Yahoo allaient un jour se ringardiser ? Cela veut-il dire que l’iPad sera en 2012 une vulgaire tablette de première génération, Facebook un média social obsolète et Google, un moteur de recherche inefficace ? Il est donc difficile d’imaginer l’Internet en 2012 quand tout va si vite. Il sera évidemment de plus en plus présent, sous toutes ses formes, avec ses travers honteux et ses gisements d’opportunités.

Je vais essayer d’évoquer la question par génération.

La génération X commencera à s’intéresser à la révolution digitale. Ils n’auront pas le choix. Le clivage va être de plus en plus fort, et il est impensable aujourd’hui de ne pas pénétrer cet univers quand on pense que Facebook est le 4ème pays le plus peuplé du monde. Il faudrait activer le tourisme digital !

La génération Y commencera à arriver sur le marché du travail, cette génération qui passe plus de temps sur internet que devant la tv. La carrière passera incontestablement par l’utilisation des réseaux sociaux professionnels. La tribu sociale passera incontestablement par les médias sociaux et Facebook sera probablement encore là. De nouveaux médias sociaux de niches feront probablement leur apparition. L’internet social sera probablement le meilleur moyen de combler le vide laissé par l’éclatement de la cellule familiale.

La génération Z fera la loi sur la toile et il faudra trouver les moyens de protéger cette communauté digitale née avec une souris dans le berceau. Ma fille aura 3 ans et elle disposera probablement d’un écran tactile relié à la toile pour échangera vec ses copines les dernières  iconographies d’Hello Kitty. Mais il ne faudrait pas que des pédophiles s’invitent dans ces sites infantiles. En tant que père, je suis terrorisé par cette dérive. L’Internet du futur devra lutter contre ces cybercriminels.

Barack Obama est le premier candidat présidentiel américain, si ce n’est le premier homme politique au monde, à avoir réussi une campagne à 360° avec un fort investissement sur la toile. L’année 2012 sera en France une année de cyber politique et je m’en réjouis d’avance.

Alors prêt à voter pour son candidat via iPad ???

 

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Godefroy Jourdan,  Directeur Général Adjoint Internet Spir Communication

2012 : l’Internet mobile devient mature

Le scenario que je privilégie pour les trente prochains mois est celui d’une seconde révolution Internet portée par les téléphones mobiles. Le fait qu’Apple ait annoncé 250 milions de dollars de revenus de commercialisation des applications iPhone sur iTunes en décembre 2009, ou encore que Gartner prévoit 22 milliards de dollars de revenus en 2013 pour l’Apple AppStore, témoigne que nous entrons dans une ère nouvelle de l’Internet où les contenus se monétisent.

Les éditeurs et détenteurs de contenus premium profiteront des nouveaux écosystèmes intégrés (harware + software, + CRM), qui favorisent la concentration des usages sur un nombre limitée d’applications, au détriment des sites web mobiles. La très forte intensité d’usage des mobinautes, connectés en temps réel et partout à l’Internet grâce à leur téléphone, ne se démentira pas. Ce scenario laisse à penser que chacun des leaders positionnés aujourd’hui développera un business de plusieurs milliards de dollars. Ainsi, Apple pourrait avoir vendu 200 millions d’iPhones en cumul à fin 2012. L’iPhone restera un téléphone haut-de-gamme, générant plusieurs milliards de téléchargements d’applications et quelques milliards de dollars de publicité via le réseau iAd.

Goggles démocratisera définitivement la réalité augmentée.

Microsoft pourrait connaître un grand succès avec la nouvelle évolution de son Kin, qui rivalisera avec Nokia et Google sur le marché gigantesque des smartphones moyens de gamme. Le Nexus Two de Google sera le téléphone dont tout le monde parle : son moteur de recherche d’images Goggles, parfaitement au point, changera la vie quotidienne de ses utilisateurs et démocratisera définitivement la réalité augmentée. La majorité des quotidiens et de nombreux magazines seront diffusés exclusivement en version digitale, le Web leur servant uniquement de support de conquête et de relations clients, le mobile de support de consommation de l’information.

Enfin, la publicité vivra une mutation très forte, le géociblage s’imposant de manière systématique du fait de la masse critique de contacts potentiels. Les annonceurs se détourneront un peu plus de la publicité audiovisuelle au profit de campagnes mobiles associant créations multimédia et ciblage spatio-temporel personnalisé. Et l’ensemble du dispositif législatif de protection des données personnelles sera en cours de révision au Parlement européen. Le monde de 2012 ne sera guère différent de celui d’aujourd’hui : nos usages Internet mobiles ressembleront forts à ceux que nous connaissons. Il y aura simplement beaucoup plus d’utilisateurs, un usage plus systématique et quelques nouveaux services malins.

 

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Olivier Luet, manager e-business chez Plastic Omnium

Minority Report, ça vous dit quelque chose ?

Hé bien précipitez-vous pour le voir car il y a des chances qu’en 2012 internet ressemble bientôt à ça : un internet quotidien, modulaire, communautaire, un brin totalitaire (?) et multidimensionnel et pendant que vous y êtes, feuilletez la saga ‘Hypérion’ de Dan Simmons pour vous projeter encore plus loin.

Divagations me direz-vous ? Et bien je vous renvoie à la présentation de Pattie Maes à TED (février 2009-longbeach Californie) qui parle du ‘sixième sens’, ce sens qui nous donnera accès quotidiennement à une masse colossale d’informations venant d’internet et qui nous aidera à prendre des décisions aussi triviales que ‘quelle livre choisir’ ? ou ‘Ce produit a-t-il un indice carbone faible’ ?.

Le prototype de ce 6e sens existe déjà ! Cette présentation nous montre qu’internet s’affranchit rapidement du support ordinateur, pour essaimer vers d’autres supports tels les ‘Smartphones’, les télévisions, dernièrement les tablettes, les voitures… et techniquement rien n’est impossible. Verra-t-on prochainement des abris bus intelligents donnants des infos sur le trafic, véritables interfaces connectées et où l’on pourra se connecter ?

Cette présentation nous montre également qu’Internet ‘augmentera’ notre réalité. Promenez-vous en ville et vous saurez (via Smartphone aujourd’hui, autre support demain) où sont les restos les plus proches, quels avis ont été déposés dessus, et votre Smart-truc vous y guidera. La ‘réalité augmentée’ fera partie de notre quotidien : elle vous présentera le plat du jour devant un resto inconnu, elle vous procurera du contenu devant un monument historique, ou devant un individu en vous présentant les réseaux sociaux sur lesquels il est présent.

Internet en 2012 sera communautaire et installera le ‘social commerce’ à la place du e ou du m-commerce. Aujourd’hui déjà, ce n’est plus la marque qui contrôle son image. En 2012, plus de 80 % du contenu sur Internet sera généré par les internautes et non par les marques (aujourd’hui, 25 % du contenu relatif aux 20 plus grandes marques internationales est généré par les internautes).

 

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Carlos Diaz, cofondateur et pdg de Blue-Kiwi Software

BtoB, BtoC ?

En 2012, la distinction entre BtoB et BtoC n’existera plus : 400 millions d’utilisateurs de Facebook, 75 millions sur twitter, des millions de blogs…Le problème est évident : l’entreprise doit aujourd’hui gérer le « Crow » (la foule) et les opinions, visibles de tous.

Des responsables de marques aux directeurs marketing et innovation, en passant par les nouveaux community managers (ou community conversationalists), tout le monde s’efforce de capter les messages en provenance des communautés sur le Web. L’époque du site web « vitrine et mur de verre » est définitivement révolue, il convient désormais de créer des ponts entre la marque et ses clients.

Effet de mode ? Si l’on se réfère à une étude Nielsen datée de mars 2009, il ressort que blogs et réseaux sociaux sont devenus le 4e usage le plus populaire sur internet (66,8 %) devant l’email (65, %). Plus intéressant encore, ce taux de croissance est le double de celui des autres usages. Quant à Facebook, il a dépassé le stade de phénomène de mode pour jeunes adolescents puisqu’un tiers des utilisateurs a entre 35 et 49 ans et un tiers plus de 50 ans.

Capter et faire transiter en interne les bonnes conversations

Pourtant, force est de constater que ces nouveaux medias sociaux ont été exclusivement conçus pour des usages individuels et grand public. A défaut de lieux d’échanges proposés par les entreprises et les marques elles mêmes, ces nouveaux espaces d’oxygène s’imposeront de plus en plus dans les années qui viennent comme les espaces d’échanges privilégiés voire uniques. Aujourd’hui, ouvrir une Facebook Fan Page ou créer un compte Twitter est un bon début, mais ne constitue qu’une réponse partielle et court termiste. En effet, les débats présents ne sont pas ceux de l’entreprise mais restent encore ceux de la plate-forme qui les accueille.

Je suis certain que d’ici 2012, les entreprises capitaliseront sur ces nouveaux outils d’une façon plus contrôlée et créeront des espaces conversationnels privées plus adaptées à leur logique business. Au-delà de la simple conversation, elles mettront en place des stratégies et des processus capables de collecter sur le net les meilleures idées et conversations et de les rapatrier en interne pour les mettre au service des bons interlocuteurs et de les traduire en actions business. Une sorte de coconversation temps réel, de focus-groupes permanents qui inversent le modèle B2C traditionnel pour introduire une dimension nouvelle C2B.

In fine, plus que l’information recueillie, c’est sa transformation en valeur et la valorisation des individus impliqués qui compteront.

Capter et faire transiter en interne les bonnes conversations et construire avec les parties prenantes des relations fortes et authentiques pour transformer le tout en business quantifiable constitue déjà le challenge de l’entreprise 2.0.

 

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