Satellite panafricain de Rascom : acte II

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 août 2010

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En lançant un nouvel engin spatial au-dessus du continent, le 4 août, le consortium compte faire oublier le demi-échec de 2007.

Le 4 août, une partie du continent aura les yeux rivés sur le pas de tir d’Arianespace, en Guyane, pour le lancement du nouveau satellite de l’Organisation régionale africaine de communication par satellite (Rascom), baptisé RQ1R. Un décollage sans accroc devrait enfin apporter de vraies perspectives commerciales à ce projet cofinancé par le fonds Libya Africa Investment Portfolio (63 %), 45 opérateurs de téléphonie africains (25 %) et le constructeur spatial européen Thales Alenia Space (12 %).

Victime d’une fuite d’hélium au moment de sa mise sur orbite en décembre 2007, son grand frère RQ1 avait vu son espérance de vie chuter de 15 à environ 3 ans. Avec pour conséquences, d’une part l’obligation de le remplacer début 2011 au plus tard, et d’autre part l’évaporation quasi instantanée de toutes les promesses de contrat enregistrées, soit 80 % de la capacité du satellite, selon les déclarations faites par Jacques Akossi Akossi, secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications, au moment du lancement. Seuls un programme de télémédecine et un contrat de trois ans avec une télévision, dont le nom est resté secret, auront finalement transité par RQ1. Un échec à la mesure des espoirs placés dans le projet Rascom, qui a d’ailleurs failli ne jamais s’en remettre.

Car une fois les remboursements des assurances encaissés – quelque 230 millions de dollars, soit environ 180 millions d’euros –, les actionnaires ont longuement hésité à réinvestir leur pécule dans un nouvel engin spatial, provoquant plusieurs mois de flottement inquiétant. Sans doute la participation financière de Thales, également constructeur du satellite, et le potentiel du marché des télécoms auront eu raison de leurs atermoiements. Reste que, en trois ans, la concurrence s’est accrue au-dessus de l’Afrique : en témoigne le lancement, également prévu le 4 août par Arianespace, du satellite de l’égyptien Nilesat, qui couvrira le Maghreb et le Moyen-Orient.

Pour l’heure, les clients ne se bousculent pas au portillon. « Il y a, c’est vrai, encore une certaine méfiance, et beaucoup d’utilisateurs potentiels attendent que RQ1R soit lancé et testé pour se décider, consent Faraj Elamari, directeur général de Rascom. Toutefois, il ne se passe pas une journée sans que nous recevions des demandes d’information sur nos services qui, grâce à notre position orbitale (2,9° est), couvriront toute l’Afrique. » Mais que faut-il vraiment attendre de ce satellite dont la genèse remonte à 1992, autant dire à l’Antiquité à l’échelle de temps des télécoms ?

Combler la fracture numérique

Comme son prédécesseur, RQ1R a pour vocations d’offrir des services de télécommunication aux opérateurs africains et de combler la fracture numérique en reliant au haut débit les grandes villes du continent, mais aussi en apportant le téléphone dans des zones reculées via des terminaux low cost. 130 000 villages isolés pourraient être desservis par Vsat : 15 000 antennes auraient déjà été commandées dans ce but et seraient prêtes à être installées. Autres clients visés, les télévisions, qui, avec le passage à la haute définition, deviennent de très grosses consommatrices de liaisons satellitaires. Pour assurer sa promotion, Rascom annonce également 386 millions d’euros d’économies pour le secteur des télécoms grâce à la suppression des frais d’interconnexion.

« Le projet conserve tout son intérêt car les besoins du continent sont immenses », assure un expert. Pour réussir son pari, Rascom pourra compter sur ses actionnaires, les opérateurs de téléphonie. « Un lien privilégié que n’ont pas ses concurrents SES, Arabsat ou Intelsat », précise-t-il. De son côté, Faraj Elamari prévoit un avenir radieux : « 2010 sera une grande année pour Rascom. » Et d’annoncer, comme pour conjurer le sort avant le lancement, un nouveau satellite pour le consortium panafricain : « L’étude est en cours de finalisation, la décision de sa construction devrait être prise avant la fin de l’année. »

Jeune Afrique N°2586

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Plan d’action d’Hyderabad: promouvoir le développement des TIC

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 19 juillet 2010

La cinquième Conférence mondiale du développement des télécommunications (CMDT-10) s’est achevée le 4 juin 2010 à Hyderabad, en Inde, avec l’adoption d’un Plan d’action global destiné à promouvoir le développement des Technologies de l’information et de la communication (TIC).

Initié par l’Union internationale des télécommunications (UIT), le plan d’action définit aussi les programmes, projets et initiatives qui faciliteront la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les participants à cette rencontre ont rappelé qu’un large accès aux télécommunications est essentiel pour le développement économique, social et culturel dans le monde et la construction d’une société globale de l’information.

Le Plan d’action d’Hyderabad établit les priorités et les activités à entreprendre dans le secteur des télécommunications pour limiter la fracture numérique entre pays développés et pays en développement. Ce document identifie cinq domaines prioritaires pour promouvoir un développement équitable et durable des télécommunications et des réseaux à l’échelle mondiale. Il s’agit du développement des infrastructures, de la sécurité de l’information, du renforcement des capacités propres, du développement du cadre législatif et de la qualification des compétences à travers des formations.

Adopté par les délégués de gouvernements, ministres, ambassadeurs, représentants des grandes entreprises du secteur privé et des organisations régionales et internationales présents à Hyderabad, le Plan d’action entend promouvoir, à l’échelle internationale, une coopération et des partenariats qui permettront de soutenir et de renforcer les infrastructures de télécommunication dans les pays en développement.

Le Plan d’action d’Hyderabad constitue un tout qui encouragera le développement équitable et durable des réseaux et services de télécommunication/TIC. Il comprend des questions attribuées aux Commissions d’études, cinq Programmes ainsi que des initiatives régionales qui traitent des besoins spécifiques des régions. Les cinq Programmes sont les suivants:

  • Programme 1: Développement des infrastructures et des technologies de l’information et de la communication
  • Programme 2: Cybersécurité, applications TIC et questions relatives aux réseaux IP
  • Programme 3: Mise en place d’un environnement propice
  • Programme 4: Renforcement des capacités et inclusion numérique
  • Programme 5: Pays les moins avancés, pays ayant des besoins particuliers, télécommunications d’urgence et adaptation aux changements climatiques

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La RDC appelée à se mettre au pas du nouveau plan des télécoms de l’UIT

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 19 juillet 2010

Au terme de la Conférence mondiale sur le développement des télécommunications, édition 2010, l’Union internationale des télécommunications (UIT) fixe le plan directeur pour les quatre prochaines années. La RDC,  à l’instar des pays africains, devra se mettre au pas pour maintenir le rythme de croissance dans le secteur, indispensable pour son développement.

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C’est l’Inde qui a accueilli la 5ème Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT-10) tenue du 24 mai au 4 juin derniers dans la ville de Hyderabad. L’importance de la rencontre a vu converger 924 participants venus des 138 pays, sous l’égide de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Aux termes des échanges, un plan dit « Plan d’action d’Hyderabad » a été adopté. Ce document  propose une feuille de route visant à stimuler le développement mondial des réseaux et services de technologies de l’information et de la communication (TIC) au cours du prochain cycle de quatre ans.

Le déploiement des réseaux de prochaine génération (NGN) et l’amélioration de l’accès aux services large bande, aux technologies hertziennes et à l’Internet ont été reconnus comme autant d’éléments permettant d’accélérer la réalisation des grands objectifs du développement, rapporte l’UIT.  La Déclaration d’Hyderabad souligne que « l’accès aussi large que possible aux télécommunications/TIC est essentiel pour le développement collectif de l’humanité sur les plans économique, social et culturel, ainsi que pour l’édification d’une société mondiale de l’information. Cet accès ouvre de nouvelles possibilités d’interaction entre les êtres humains, de partage des connaissances et des compétences spécialisées, de transformation des vies humaines et de contribution au développement dans le monde ».

Appel au développement équitable des TIC

De l’avis des participants, ce nouveau plan d’action  doit avoir pour vocation de « jouer un rôle décisif pour le développement du secteur des TIC dans le monde entier, en particulier dans les pays en développement ». A cet effet, les décideurs et les régulateurs présents se sont engagés à fournir un accès abordable aux télécommunications et aux TIC afin d’encourager la création d’un environnement durable, en prêtant une attention particulière aux pays les moins avancés (PMA) et aux pays ayant des besoins particuliers. Il a également été rappelé que la généralisation des TIC était à l’origine de nouveaux débouchés permettant d’améliorer les services de cyber gouvernement, tels que les soins de santé et l’éducation, et d’accélérer la lutte contre la pauvreté et de favoriser la création d’emplois, en particulier pour les populations démunies et marginalisées, y compris les femmes, les enfants, les populations autochtones et les personnes handicapées, soutient un communiqué de l’UIT.

Le Plan d’action d’Hyderabad, s’il est mis en pratique par les déférents acteurs (Etats et opérateurs économiques), constitue un tout qui encouragera le développement équitable et durable des réseaux et services de télécommunication/TIC dans le monde. Il comprend les cinq programmes suivants: Développement des infrastructures et des technologies de l’information et de la communication ; Cyber sécurité, applications TIC et questions relatives aux réseaux IP ; Mise en place d’un environnement propice ; Renforcement des capacités et inclusion numérique ; Pays les moins avancés, pays ayant des besoins particuliers, télécommunications d’urgence et adaptation aux changements climatiques.

« La téléphonie mobile enregistre une croissance phénoménale et nous approcherons la barre des 5 milliards d’abonnés (dans le monde, ndlr) au mobile dans le courant de l’année. De l’avis général, jamais une technologie n’a connu un engouement aussi rapide au cours de l’histoire », a déclaré Ahmadou Touré, Secrétaire général de l’UIT, prenant la parole à la séance de clôture de la CMDT-10. Et d’ajouter « Pourtant, la fracture numérique subsiste – en particulier en ce qui concerne l’accessibilité des services large bande et de l’Internet. Les secteurs public et privé doivent s’attacher en priorité à réduire cette fracture si nous voulons tirer pleinement parti des capacités des TIC pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ».

TIC ,« secteur hautement prioritaire » en Afrique

Une des grandes priorités du Plan stratégique sera d’aider les administrateurs, les régulateurs, les radiodiffuseurs et d’autres parties prenantes à mettre en place la radiodiffusion numérique et à fournir une assistance aux pays en développement dans le domaine de la gestion du spectre. Aussi, les télécommunications et les TIC apportent-elles quelques-unes des solutions en ce qui concerne la lutte contre les changements climatiques, l’un des grands problèmes auxquels est confrontée la communauté internationale.

Ce nouveau plan souligne de la manière la plus claire qu’en contribuant à la surveillance des changements climatiques, à l’atténuation de leurs effets et à l’adaptation aux conséquences négatives de ces changements, les TIC vertes et les écotechnologies participent en effet à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Etant donné que les conséquences du changement climatique et de la montée du niveau des mers sont particulièrement préoccupantes pour les pays les moins avancés (PMA) et les petits Etats insulaires en développement (PEID).

Autant dire que l’Afrique en général et la RDC en particulier devront s’approprier ce schéma directeur.D’ailleurs, les dirigeants africains avaient déjà compris l’enjeu en centrant les débats du 14ème sommet  de l’Union africaine, tenu du 31 janvier au 2 février 2010 à Addis Abeba, sous le thème « TIC en Afrique : Défis et perspectives pour le développement ». A cet effet,  les dirigeants africains ont demandé à la Commission de « mettre en place une approche intégrée, ainsi qu’un mécanisme de coordination impliquant les principaux acteurs africains et les partenaires au développement pour la mise en œuvre et le suivi de la Déclaration ». Et de présenter un « calendrier numérique sur les principales étapes à parcourir lors du développement des TIC ». C’est au cours de ce sommet que les dirigeants africains ont déclaré les TIC « secteur hautement prioritaire ».

Aussi, ont-ils invité, à  cet effet, les partenaires au développement, en particulier les institutions de financement, à soutenir la mise en œuvre de cette Déclaration.  Pour rappel, depuis le début de cette décennie, la RDC a connu une croissance  du taux de pénétration de la téléphonie cellulaire. Selon les statistiques de l’UIT, alors que la RDC ne comptait à peine 12000 abonnés à la téléphonie cellulaire en 1999, ce chiffre s’évalue à plus de 9 millions 263 milles en 2008. Cependant, la téléphonie fixe reste en marge bien que la RDC est passée de 10000 lignes fixes en 1999 à 37000 en 2008, selon l’UIT.  Autant dire que les défis restent dans ce secteur quand on sait que le taux de pénétration de la téléphonie mobile est inégalement répartie sur l’ensemble du territoire, restant très élevé dans les grandes villes et très faibles dans les milieux les plus reculés des provinces.

Par: Yollande L. Lumpovedi

 

 

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Faut-il craquer pour l’iPhone 4 ?

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 24 juin 2010

 

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Le patron d’Apple, Steve Jobs, a présente le nouvel iPhone 4, à San Francisco le 7 juin 2010.

L’iPhone 4, le nouvel opus du téléphone intelligent d’Apple à écran tactile, est commercialisé à partir de jeudi 24 juin. Il est vendu à partir de 199 euros pour les nouveaux clients et à partir de 149 euros pour ceux qui renouvellent leur abonnement.

En fait, l’appareil risque de coûter jusqu’à 600 euros pour ceux qui souhaitent rester chez leur opérateur, ce qui en fait un téléphone un des plus chers du marché. La nouvelle version de l’iPhone mérite-t-elle un tel investissement ?

Le Monde a pu tester pendant une semaine ce nouveau terminal pour en apprécier ses points forts et ses faiblesses.

L’iPhone 4 se distingue par un look ultra fin, une meilleure prise en main. Des tranches en métal coincées sont entre deux plaques de verre ultrarésistantes (nous avons fait tomber le téléphone à maintes reprises et conservé l’appareil avec des clés dans une poche sans la moindre égratignure). Une fois allumé, l’écran est lumineux, d’une meilleure définition, rendant la lecture des mails plus aisée et un meilleur rendu des clichés.

L’interface du nouvel iPhone a changé. On peut regrouper à sa guise les applications dans des dossiers. Les mails provenant de plusieurs comptes sont rangés dans une seule boîte. Ce n’est pas forcément pratique lorsqu’on reçoit de nombreux messages. En revanche, plusieurs programmes peuvent être lancés simultanément très simplement et très rapidement grâce à un nouveau microprocesseur.

RÉALISATION DE PETITS FILMS

Une caméra a été installée sur le devant du téléphone. Elle permet de réaliser des visioconférences avec ses correspondants. Une nouveauté à la portée limitée : pour en profiter, il faut être connecté à un réseau sans fil Wifi et… appeler un autre iPhone4 !

L’appareil photo, point faible des versions précédentes, a été amélioré. Le capteur a été porté à 5 méga pixels, un flash a été ajouté ainsi qu’un zoom. Pour prendre de bons clichés, il faut bien tenir l’appareil, ce qui n’est pas toujours facile lorsqu’on veut saisir une scène rapidement ! Un bouton pour déclencher l’objectif serait le bienvenu. Autre nouveauté, la réalisation de petits films en haute définition que l’on peut monter directement sur le téléphone.

Les nouvelles fonctions ne nuisent pas à l’autonomie de l’appareil : la batterie permet de profiter de l’iPhone pendant une journée au minimum. La version de base est proposée avec 16 Go de mémoire, c’est un peu juste lorsqu’on stocke beaucoup de photos, de vidéos, de morceaux de musique ou des livres sur appareil. L’application ibooks permet en effet de se constituer une bibliothèque. La version à 32 Go est plus confortable (et plus cher), mais il est impossible d’ajouter une carte mémoire. On attend un iPhone embarquant 64 Go de mémoire disponible, un format qui existe déjà sur l’iPod Touch.

Au final, l’iPhone 4 est un bel appareil qui n’est pas aussi révolutionnaire qu’au moment de sa première sortie. Il devrait néanmoins rencontrer un grand succès. Il est déjà indisponible chez certains opérateurs et les stocks installés dans les boutiques semblent limités. Orange va ouvrir trois points de vente dès jeudi à minuit pour satisfaire ceux qui veulent se procurer le précieux téléphone.

Joel Morio

 

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Les licences de téléphonie mobile, une aubaine financière pour les Etats africains

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

En l’es­pace de cinq ans, le nombre d’abon­nés à la té­lé­pho­nie mo­bile sur le contient afri­cain a bondi de 54 mil­lions à près de 350 mil­lions, soit une aug­men­ta­tion de 550 %. Cette for­mi­dable hausse bé­né­fi­cie aux dif­fé­rents opé­ra­teurs de té­lé­pho­nie im­plan­tés en Afrique mais pas seule­ment…

Les Etats afri­cains, en ac­cor­dant de nou­velles li­cences, en re­né­go­ciant les plus an­ciennes ou en pri­va­ti­sant les opé­ra­teurs na­tio­naux, s’oc­troient de confor­tables re­ve­nus. Ces opé­ra­tions éco­no­miques sont l’oc­ca­sion éga­le­ment pour nombre d’opé­ra­teurs ré­gio­naux d’étendre leurs po­si­tions et de concur­ren­cer un peu plus les géants in­ter­na­tio­naux du sec­teur.

Dopés par la crois­sance du sec­teur, les Etats né­go­cient l’at­tri­bu­tion des li­cences de té­lé­pho­nie mo­bile au prix fort

Le 16 oc­tobre der­nier, le Ghana a an­non­cé son in­ten­tion de re­né­go­cier l’ac­qui­si­tion de 70 % de Ghana Te­le­com par le bri­tan­nique Vo­da­fone. Pour les au­to­ri­tés du pays, le mon­tant de 900 mil­lions de dol­lars versé en août der­nier pour ce ra­chat par Vo­da­fone « n’est pas suf­fi­sant ». À l’image du Ghana, la manne fi­nan­cière issue des té­lé­coms est im­por­tante et sur­tout in­es­pé­rée pour des États afri­cains aux bud­gets fra­giles. Ces der­niers es­saient ainsi de tirer parti au maxi­mum de la pri­va­ti­sa­tion des opé­ra­teurs pu­blics ou des at­tri­bu­tions de li­cences de té­lé­pho­nie mo­bile. Du coup, les prix de ces « sé­sames té­lé­pho­niques » ont, jusqu’en 2008, lit­té­ra­le­ment ex­plo­sé, au point d’at­teindre des ni­veaux re­cords. Ainsi, l’opé­ra­teur d’ori­gine sou­da­naise Su­da­tel ac­cep­tait, fin 2007, de payer 200 mil­lions de dol­lars pour une li­cence glo­bale au Sé­né­gal.

Pri­va­ti­sa­tion des opé­ra­teurs pu­blics: une manne fi­nan­cière pour les Etats afri­cains

Comme l’oc­troi de li­cences, les pri­va­ti­sa­tions d’opé­ra­teurs pu­blics per­mettent d’en­ri­chir les caisses des Etats. L’Etat ma­lien a em­po­ché la somme de 275 mil­lions d’euros lors de la ces­sion de 51% du ca­pi­tal de sa so­cié­té So­tel­ma à Maroc Te­le­com. En 2006, la Tu­ni­sie avait vendu 35% de la Tu­ni­sie Te­le­com pour 2, 25 mil­liards de dol­lars.

Les États qui sont res­tés ac­tion­naires mi­no­ri­taires dans les opé­ra­teurs pu­blics bé­né­fi­cient de sur­croît du ver­se­ment de di­vi­dendes confor­tables liés à des ac­ti­vi­tés ex­trê­me­ment ren­tables. Les taxes pré­le­vées par l’État sur les ap­pels mais aussi sur les bé­né­fices des opé­ra­teurs ali­mentent  éga­le­ment les bud­gets na­tio­naux. Etant donné que le sec­teur de la té­lé­pho­nie mo­bile ne bé­né­fi­cie pas des exemp­tions mas­sives dont jouissent les opé­ra­teurs mi­niers ou pé­tro­liers pen­dant leurs pre­mières an­nées d’ac­ti­vi­té, il reste un gros pour­voyeur de de­niers pu­blics.

Les opé­ra­teurs ré­gio­naux pri­vés pro­fitent de ce contexte de pri­va­ti­sa­tion et de re­né­go­cia­tion de li­cence pour étendre leurs parts de mar­ché dans un sec­teur en­core do­mi­né par les géants in­ter­na­tio­naux.

Pri­va­ti­sa­tion des so­cié­tés na­tio­nales: des af­faires convoi­tées par les opé­ra­teurs pri­vés

Avec la crise éco­no­mique, le mo­ment est en­core op­por­tun pour s’em­pa­rer d’opé­ra­teurs pu­blics sous-​ca­pi­ta­li­sés et nom­breux sont les opé­ra­teurs qui sont à l’affût de li­cences ou de ra­chat d’opé­ra­teurs na­tio­naux.  Ainsi, après le Bur­ki­na, la Mau­ri­ta­nie et le Gabon, Maroc Te­le­com a a éten­du sa pré­sence au Mali, en s’oc­troyant ré­cem­ment l’opé­ra­teur pu­blic ma­lien So­tel­ma.

La marque d’At­lan­tique Te­le­com (groupe Eti­sa­lat), s’est aussi éten­due ces der­nières an­nées dans six pays (Togo, Bénin, Niger, Ré­pu­blique cen­tra­fri­caine, Côte d’Ivoire et Gabon). Tigo, fi­liale de Mil­li­com, a fait de même pour être pré­sent au Sé­né­gal, en Tan­za­nie, en Sier­ra Leone, au Tchad.

De nou­veaux ac­teurs, comme Su­da­tel, Warid Te­le­com ou Lap Green Net­work, sou­te­nus par des fonds du Moyen-​Orient et d’Afrique du Nord, se greffent au­jourd’hui à ce grand mou­ve­ment d’ac­qui­si­tions. L’opé­ra­teur sou­da­nais Su­da­tel a com­men­cé à se ré­pandre sur le conti­nent en s’em­pa­rant de Ka­sa­pa au Ghana, Chin­gui­tel en Mau­ri­ta­nie, et en lan­çant son ré­seau Ex­pres­so au Sé­né­gal. Warid Te­le­com opère déjà au Congo-​Braz­za­ville, en Ou­gan­da et en Côte d’Ivoire. Lap Green, quant à lui, avance par pe­tites ac­qui­si­tions, no­tam­ment en Côte d’Ivoire et au Rwan­da.

No­tons que ces stra­té­gies d’ex­pan­sion pro­voquent néan­moins un cer­tain dés­équi­libre géo­gra­phique du sec­teur. elles contri­buent à l’émer­gence d’un nombre dé­me­su­ré d’opé­ra­teurs dans cer­tains pe­tits pays. Cela fa­vo­ri­se­ra sans nul doute un mou­ve­ment de conso­li­da­tion du sec­teur. Une chose est cer­taine: le pay­sage afri­cain de la té­lé­pho­nie mo­bile n’est pas près de se figer.

 

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Google investit le marché de la téléphonie mobile en Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

APA – Jack­son (Etats Unis) la com­pa­gnie amé­ri­caine Google vient de lan­cer un nou­veau ser­vice des­ti­né à la té­lé­pho­nie mo­bile en Afrique de l’Est. Cette nou­velle ini­tia­tive est des­ti­née en par­ti­cu­lier aux agri­cul­teurs, pour une meilleure ra­tio­na­li­sa­tion de leurs ac­ti­vi­tés.

Cette ini­tia­tive de Google est menée en par­te­na­riat avec la Fon­da­tion Gra­meen et la com­pa­gnie de té­lé­com­mu­ni­ca­tions MTN Ou­gan­da.

Avec l’ex­ploi­ta­tion de ces nou­velles op­por­tu­ni­tés dans le do­maine de la té­lé­pho­nie mo­bile, les agri­cul­teurs au­ront la pos­si­bi­li­té de re­ce­voir les pré­vi­sions mé­téo­ro­lo­giques, des conseils dans le do­maine de l’hy­giène et de la santé.

Elles per­met­tront éga­le­ment la mise en place d’un ré­seau entre pro­duc­teurs agri­coles et ache­teurs po­ten­tiels pour ren­for­cer les ca­pa­ci­tés des pro­duc­teurs dans les tran­sac­tions agri­coles en Ou­gan­da.

Selon Google, cette ini­tia­tive menée en Ou­gan­da est la preuve de son in­ten­tion de s’in­té­res­ser au mar­ché afri­cain émer­geant des in­ter­nautes, à tra­vers l’Ou­gan­da.

Le géant amé­ri­cain de la re­cherche en ligne sou­ligne qu’« au mo­ment ou la fibre op­tique pan­afri­caine com­mence à connec­ter l’Ou­gan­da au reste de la com­mu­nau­té des in­ter­nautes, il est im­por­tant de contri­buer à l’éta­blis­se­ment d’un tissu éco­no­mique basé sur l’in­ter­net »

L’ap­proche de Google, en par­te­na­riat avec Gra­meen consiste à tirer plei­ne­ment avan­tage de la te­le­pho­nie cel­lu­laire de base, sou­ligne t-on.

La fon­da­tion Gra­meen est une or­ga­ni­sa­tion gou­ver­ne­men­tale amé­ri­caine très ac­tive en Afrique dans le do­maine de la micro fi­nance et de l’uti­li­sa­tion des tech­no­lo­gies, pour amé­lio­rer le ni­veau de vie des po­pu­la­tions ru­rales et péri ur­baines.

Gra­meen est pré­sente en Afrique du Nord, en Egypte, au Maroc, et en Tu­ni­sie. En Afrique sub sa­ha­rienne, elle est ac­tive au Ca­me­roun, au Ni­ge­ria, au Rwan­da, en Ou­gan­da et en Éthio­pie.

DMG/dmg/APA

2009-​07-​01 02:40:21

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Le marché de la téléphonie mobile explose en Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

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Au pre­mier tri­mestre de 2008, le conti­nent afri­cain, avec plus de 280 mil­lions de lignes de té­lé­pho­nie mo­bile, est passé de­vant les Etats-​Unis et le Ca­na­da qui en comptent 277 mil­lions. Ainsi, au­jourd’hui, 38% de la po­pu­la­tion afri­caine uti­lise ré­gu­liè­re­ment des té­lé­phones mo­biles.

La té­lé­pho­nie mo­bile en Afrique: une crois­sance constante

Au total, de­puis l’année 2002, le mar­ché afri­cain en­re­gistre une crois­sance de 49%. Avec cette crois­sance, elle est de­ve­nue la ré­gion connais­sant la plus forte ex­pan­sion au monde, de­vant le Moyen-​Orient (33%) et la ré­gion Asie-​Pa­ci­fique (29%). Ce sont donc plus de 380 mil­lions d’Afri­cains qui uti­lisent le té­lé­phone mo­bile ré­gu­liè­re­ment, selon le World Cel­lu­lar In­for­ma­tion Ser­vice.

La plu­part des mar­chés en très forte ex­pan­sion sont si­tués dans les par­ties nord et ouest du conti­nent afri­cain et re­pré­sentent 63% du nombre total de connexions dans la ré­gion. Parmi les mar­chés les plus ac­tifs, on  trouve le Ni­gé­ria, l’Afrique du Sud, le Gabon et le Magh­reb.

Le GSM un fort vec­teur de dé­ve­lop­pe­ment

La té­lé­pho­nie mo­bile est consi­dé­rée comme un outil es­sen­tiel qui sti­mule la crois­sance éco­no­mique et ac­croît le ca­pi­tal so­cial. Les études montrent qu’une aug­men­ta­tion de 10% du taux de pé­né­tra­tion de la té­lé­pho­nie mo­bile fera faire un bond de 1,2% au pro­duit in­té­rieur brut (PIB) du pays concer­né.

En 2006, par exemple, le sec­teur de la té­lé­pho­nie mo­bile a contri­bué pour plus de 5% au PIB du Kenya et a em­ployé plus de 200 000 per­sonnes.

Des pers­pec­tives de crois­sance en­cou­ra­geantes

Selon un rap­port réa­li­sée par la ca­bi­net d’audit Ernst & Young sur « le dé­ve­lop­pe­ment des té­lé­com­mu­ni­ca­tions en Afrique”, le taux moyen de pé­né­tra­tion du té­lé­phone mo­bile sur le conti­nent noir se situe à 37%. Les pré­vi­sions es­timent qu’il pour­rait pas­ser à 61 % d’ici à 2018. En com­pa­rai­son, les mar­chés eu­ro­péens af­fichent des taux de pé­né­tra­tion de 100%.

Mal­gré un han­di­cap en termes d’in­fra­struc­tures et des coûts des pro­duc­tion éle­vés, la crois­sance des té­lé­com­mu­ni­ca­tions « a été sou­te­nue par des éco­no­mies afri­caines. Pour main­te­nir cette crois­sance, le sec­teur doit faire face à de nom­breux défis, no­tam­ment la dis­po­ni­bi­li­té des « res­sources hu­maines de qua­li­té » et les pro­blèmes liés aux coûts de pro­duc­tion.

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Le Cameroun inaugure son système GPS pour le transport des marchandises

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

APA-​Yaoun­dé (Ca­me­roun) Le Ca­me­roun inau­gure mardi son dis­po­si­tif de suivi par sys­tème de géo­lo­ca­li­sa­tion (Glo­bal Po­si­tion­ning Sys­tem, GPS) des moyens de trans­port et de leur car­gai­son, a ap­pris APA au­près de la Di­rec­tion gé­né­rale des douanes.

Ce dis­po­si­tif concerne la cir­cu­la­tion des mar­chan­dises sous douane sur le ter­ri­toire na­tio­nal et est des­ti­né à dé­ter­mi­ner en temps réel la po­si­tion géo­gra­phique du moyen de trans­port et de sa car­gai­son grâce à des re­le­vés élec­tro­niques.

Le GPS est consti­tué de ma­té­riels mo­biles et fixes consis­tant en la cen­tra­li­sa­tion et en l’ana­lyse des in­for­ma­tions ren­voyées par les points de ré­fé­rence.

Il s’agit, selon le gou­ver­ne­ment, de lut­ter contre la fraude doua­nière pra­ti­quée par des im­por­ta­teurs vé­reux à tra­vers des dé­cla­ra­tions fan­tai­sistes vi­sant à contour­ner les bar­rières doua­nières.

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L’UA appelle à une mise en œuvre des ’’nombreux’’ plans d’action de développement des NTIC en Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

APA-​Ad­dis Abeba (Ethio­pie) Le Com­mis­saire du dé­par­te­ment des Res­sources hu­maines, des Sciences et Tech­no­lo­gies de l’Union afri­caine (UA), le Bé­ni­nois Jean Pierre Ezin, a dé­cla­ré ven­dre­di à Addis Abeba, que l’Afrique at­tend des chefs d’Etat et de gou­ver­ne­ment qui vont se réunir du 31 jan­vier au 2 fé­vrier pro­chains à Addis Abeba, qu’il prennent des ‘’dé­ci­sions pra­tiques’’ de mise en œuvre des nom­breux plans d’ac­tions éla­bo­rées dans le do­maine du dé­ve­loppent des nou­velles tech­no­lo­gies (NTIC).

Le 14e som­met de l’UA a pour thème ‘’ Tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et de la com­mu­ni­ca­tion en Afrique : défis et pers­pec­tives pour le dé­ve­lop­pe­ment’’.

‘’Ce que nous de­man­dons aux chefs d’Etat, c’est de prendre des dé­ci­sions pra­tiques de haut ni­veau et qu’ils donnent des di­rec­tives à la Com­mis­sion de l’Union et aux com­mu­nau­tés éco­no­miques ré­gio­nales (CER), afin que le conti­nent puisse aller de l’avant dans le do­maine du dé­ve­lop­pe­ment des NTIC’’, a-​t-​il dit, lors d’un point de presse, en marge de la 16e ses­sion du Conseil exé­cu­tif (mi­nistres des Af­faires étran­gères) dont les tra­vaux se pour­suivent à huis clos dans la ca­pi­tale éthio­pienne.

‘’Les défis sub­sistent en Afrique mal­gré les nom­breux plans d’ac­tion adop­tés par l’UA en ce qui concerne le dé­ve­lop­pe­ment des NTIC dans le conti­nent, a as­su­ré M. Ezin, re­le­vant que seule­ment 2,5 pour cent d’Afri­cains, soit 15 pour cent de la po­pu­la­tion es­ti­mée à 1 mil­liard de per­sonnes, ont accès aux NTIC, alors que le conti­nent est’’ cein­ture’’ par la fibre op­tique.

Ou­verte jeudi au siège de l’UA, la réunion des mi­nistres des Af­faires étran­gères (Conseil exé­cu­tif) dis­cute de di­vers points ins­crits à l’ordre du jour re­la­tifs no­tam­ment aux ques­tions bud­gé­taires, ad­mi­nis­tra­tives et aux rap­ports des confé­rences mi­nis­té­rielles.


OF/od/APA

2010-​01-​29 12:01:40

 

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La recherche scientifique progresse en Afrique subsaharienne

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

Le Plan de sou­tien aux pro­grammes scien­ti­fiques afri­cains fi­nance l’essor des sciences en Afrique à hau­teur de 158 mil­lions de dol­lars. Même si ces sommes de­meurent in­suf­fi­santes, la re­cherche scien­ti­fique pro­gresse néan­moins de ma­nière si­gni­fi­ca­tive en Afrique sub­sa­ha­rienne de­puis ces dix der­nières an­nées. Sec­teur par­ti­cu­liè­re­ment por­teur, les bio­éner­gies ont le vent en poupe et sus­citent l’in­té­rêt de nom­breux cher­cheurs afri­cains.

La com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale et l’Union Afri­caine consi­dèrent au­jourd’hui la re­cherche scien­ti­fique comme un élé­ment es­sen­tiel pour le dé­ve­lop­pe­ment de l’Afrique. De facto, le dé­ve­lop­pe­ment des sciences sur le conti­nent est de­ve­nu un ob­jec­tif pri­mor­dial.

Pre­mier pays du conti­nent en ma­tière de re­cherche scien­ti­fique, l’Afrique du Sud to­ta­lise près de 30% de la pro­duc­tion afri­caine. Mais d’autres pays com­mencent à émer­ger en in­ves­tis­sant au­jourd’hui dans ce sec­teur. Le Mo­zam­bique, l’Ile Mau­rice et la RDC consacrent ainsi au moins 0,5% de leur PIB au dé­ve­lop­pe­ment de la re­cherche dans leur pays.

Pour faire face aux pro­blèmes de fi­nan­ce­ment de ce sec­teur, les pays afri­cains tentent d’in­no­ver et dé­ve­loppent des par­te­na­riats pri­vés ou col­la­borent avec des pays étran­gers pour ac­qué­rir les com­pé­tences né­ces­saires à la re­cherche afri­caine.

Le trans­fert de tech­no­lo­gies, une étape in­dis­pen­sable vers l’au­to­suf­fi­sance éner­gé­tique

L’exemple de l’Ou­gan­da, qui a choi­si de s’al­lier avec la Rus­sie pour se consa­crer au dé­ve­lop­pe­ment de son sec­teur pé­tro­lier, illustre cette col­la­bo­ra­tion avec un pays ap­por­teur de tech­no­lo­gies. Le gou­ver­ne­ment Ou­gan­dais a saisi  cette oc­ca­sion de par­ti­ci­per à l’amé­lio­ra­tion des tech­no­lo­gies de pro­duc­tion éner­gé­tique, car comme un nombre crois­sant de pays d’Afrique, l’Ou­gan­da a conscience de sa po­si­tion stra­té­gique concer­nant ses res­sources mi­nières et pé­tro­lières.

En fa­vo­ri­sant les condi­tions de la trans­mis­sion du sa­voir dans les do­maines de l’ex­plo­ra­tion, du raf­fi­nage et de l’aide au dé­ve­lop­pe­ment des in­fra­struc­tures, l’Ou­gan­da es­compte bien at­ti­rer des in­ves­tis­se­ments mas­sifs. L’enjeu de ce le­vier de l’éco­no­mie na­tio­nale, qui couvre éga­le­ment les do­maines des tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et de l’agri­cul­ture, n’est plus à dé­mon­trer.

Pour un pays comme l’Ou­gan­da, in­ves­tir d’im­por­tantes sommes d’ar­gent dans la re­cherche et les tech­no­lo­gies de l’éner­gie, si­gni­fie in­ves­tir da­van­tage dans l’éco­no­mie et donc gé­né­rer plus de re­ve­nus. C’est aussi une ma­nière de créer des em­plois pour les po­pu­la­tions et d’amé­lio­rer ainsi leur ni­veau de vie.

En­di­guer la fuite des « cer­veaux »: défi ma­jeur pour l’Afrique

La re­cherche afri­caine est frap­pée par la fuite des « cer­veaux » vers les pays dé­ve­lop­pés. La science afri­caine ne pour­ra pro­gres­ser que lorsque la plu­part des scien­ti­fiques afri­cains che­vron­nés trou­ve­ront les condi­tions né­ces­saires à leur main­tien dans leur propre pays. Pour l’ins­tant les scien­ti­fiques can­di­dats à l’exode sont en­core trop nom­breux et seule­ment une mi­no­ri­té de ceux qui s’exilent choi­sissent de ren­trer au pays. Ils ne sont en effet que 15 à 20% à re­ve­nir en Afrique après avoir tra­vaillé à l’étran­ger.

Si la pre­mière res­pon­sa­bi­li­té dans la lutte contre l’exode des cer­veaux in­combe aux gou­ver­ne­ments afri­cains, l’as­sis­tance étran­gère res­te­ra « dé­ter­mi­nante » pour les pays pri­vés de res­sources.

La re­cherche afri­caine est sou­te­nue au ni­veau mon­dial par les or­ga­nismes in­ter­na­tio­naux

Parmi les ac­teurs ma­jeurs du fi­nan­ce­ment de la science, fi­gurent les grandes or­ga­ni­sa­tions in­ter­na­tio­nales. Le dé­ve­lop­pe­ment du­rable est sou­vent un axe d’ins­pi­ra­tion qui di­rige les re­cherches des scien­ti­fiques et les flux fi­nan­ciers des in­ves­tis­seurs.

Ainsi l’Unes­co ca­resse l’am­bi­tion d’en­cou­ra­ger le dé­ve­lop­pe­ment de la re­cherche scien­ti­fique sur le conti­nent noir. Pour Nilda Béa­triz An­gla­rill, la re­pré­sen­tante de l’Unes­co en Afrique, la re­cherche scien­ti­fique est la base du dé­ve­lop­pe­ment du­rable. Son ex­pe­rience de co­or­di­na­trice de la re­cherche scien­ti­fique de la Com­mis­sion éco­no­mique pour l’Afrique, la conforte concer­nant l’ave­nir des sciences en Afrique.

Lors d’une ren­contre avec le mi­nistre Congo­lais de la Re­cherche scien­ti­fique et de l’in­no­va­tion, Hel­lot Mam­pouya Mat­son, elle ren­dait hom­mage à la com­mu­nau­té des scien­ti­fiques : « la re­cherche scien­ti­fique au Congo est un do­maine qui a des cher­cheurs de grande va­leur et il mé­rite bien de conti­nuer à se dé­ve­lop­per. Nous au­rions donc la mis­sion d’ap­puyer ces ef­forts ».


Liens: Site de l’Unes­co, Site de Afrique Science

 

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