Le marché des télécommunications en Afrique suscite l’appétit des grands opérateurs internationaux

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

Les mou­ve­ments de concen­tra­tion en­ta­més de­puis quelques an­nées entre les ac­teurs in­ter­na­tio­naux du mar­ché afri­cain des té­lé­com­mu­ni­ca­tions entrent dans une phase d’ac­cé­lé­ra­tion. Le groupe fran­çais Orange, nu­mé­ro 1 des té­lé­coms en Afrique, cherche de­puis des mois à contrô­ler des fi­liales afri­caines. Le groupe an­glais Vo­da­fone étend éga­le­ment ses am­bi­tions en Afrique du Sud.

No­tons aussi qu’en 2009 le groupe Vi­ven­di, qui pos­sède la fi­liale afri­caine Maroc Té­lé­com comp­tant une ving­taine de mil­lions de clients ré­par­tis dans quatre pays (Maroc, Mau­ri­ta­nie, Bur­ki­na, Gabon) avait un temps songé à ra­che­ter les ac­ti­vi­tés de té­lé­com­mu­ni­ca­tions de l’opé­ra­teur koweïtien Zain en Afrique, avant de stop­per les dis­cus­sions le 20 juillet 2009.

40 mil­lions de clients ré­par­tis dans une quin­zaine de pays

Une vo­lon­té de re­cen­trage sur le mar­ché moyen orien­tal, conju­gué à des pro­blèmes bour­siers, au­rait pous­sé Zain à en­vi­sa­ger cette ces­sion mal­gré les sommes consi­dé­rables in­ves­ties ces der­nières an­nées pour s’im­po­ser sur le mar­ché afri­cain, l’opé­ra­teur ko­wei­tien ayant no­tam­ment dé­bour­sé 3,4 mil­liards de dol­lars en 2005 pour ac­qué­rir le poids lourd des té­lé­coms afri­caines Cel­tel. Si l’opé­ra­tion se concré­ti­sait, Vi­ven­di au­rait ré­cu­pé­ré les 40 mil­lions de clients de Zain, ré­par­tis dans une quin­zaine de pays. Il se se­rait alors ins­tal­lé dans le pe­lo­ton de tête des opé­ra­teurs de té­lé­pho­nie mo­bile en Afrique tout en de­ve­nant quasi mo­no­po­lis­tique au Maroc, l’ac­qui­si­tion de Zain in­cluant en effet des prises de par­ti­ci­pa­tions dans deux des prin­ci­paux opé­ra­teurs de ce pays.

Fi­na­le­ment en juillet 2009, Vi­ven­di a dé­ci­dé de ne pas pour­suivre le ra­chat de l’opé­ra­teur Zain.

Orange sous pres­sion

Mais cette vaste of­fen­sive a mis la pres­sion sur le groupe Orange qui tente de­puis plu­sieurs mois d’étendre son contrôle sur ses fi­liales sé­né­ga­laise (So­na­tel) et égyp­tienne (Mo­bi­nil). Le géant fran­çais, ac­tuel nu­mé­ro 1 des té­lé­coms en Afrique, au coude à coude avec le sud-​afri­cain MTN, doit aussi faire face aux vel­léi­tés du mas­to­donte bri­tan­nique Vo­da­fone. Ce­lui-​ci a donné le ton de ses am­bi­tions afri­caines en s’oc­troyant ré­cem­ment Vo­da­com, le nu­mé­ro 1 sud-​afri­cain du GSM.

L’égyp­tien Oras­com, qui fi­gure lui-​aus­si dans le top 5 des opé­ra­teurs té­lé­coms en Afrique, n’est pas en reste. Il est can­di­dat au ra­chat du ma­ro­cain Mé­di­tel dont les deux prin­ci­paux ac­tion­naires, Por­tu­gal Te­le­com et l’es­pa­gnol Telefónica, sou­haitent re­vendre leurs par­ti­ci­pa­tions. L’émi­ra­ti Eti­sa­lat et le qa­ta­ri Qtel lor­gne­raient aussi sur ce mar­ché. En Tu­ni­sie, c’est la fi­liale lo­cale de France Té­lé­com, Orange Di­vo­na, qui vient de rem­por­ter de­vant l’opé­ra­teur turque Turk­cel, la troi­sième li­cence de té­lé­pho­nie mo­bile du pays.

Un pré­lude à de nou­veaux in­ves­tis­se­ments ?

Cette course aux ac­qui­si­tions confirme que l’Afrique est bien le « nou­vel el­do­ra­do »  mon­dial de la té­lé­pho­nie mo­bile. 280 mil­lions d’Afri­cains sur près d’un mil­liard sont au­jourd’hui abon­nés à un opé­ra­teur, et ce nombre de­vrait qua­si­ment dou­bler à l’ho­ri­zon 2013. Ce mou­ve­ment gé­né­ral de concen­tra­tion des grands groupes in­ter­na­tio­naux sur le conti­nent pour­rait aussi an­non­cer une nou­velle vague d’in­ves­tis­se­ments. La pour­suite de la crois­sance du mar­ché afri­cain ne pour­ra en effet se faire qu’avec la conquête des ré­gions ru­rales où des tra­vaux d’in­fra­struc­tures sont né­ces­saires pour étendre la cou­ver­ture des ré­seaux. Or seuls les grands groupes dis­posent d’une puis­sance fi­nan­cière suf­fi­sante pour sup­por­ter un re­tour sur in­ves­tis­se­ments à moyen ou long terme.

En Afrique, comme dans le reste du monde, la consti­tu­tion de grands groupes conti­nen­taux de­vraient néan­moins pro­fi­ter en pre­mier lieu aux consom­ma­teurs. Outre une ex­ten­sion du ré­seau aux zones les plus re­cu­lés, cette concen­tra­tion de­vrait aussi gé­né­rer une di­ver­si­fi­ca­tion des ser­vices (mo­bile ban­king, In­ter­net et ré­seaux 3G) ainsi qu’une baisse des prix.

 

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Les connections sur Internet connaissent une progression de 50% à 60% chaque année, en Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

Alors qu’en moyenne une per­sonne sur deux en Eu­rope et en Amé­rique du nord uti­lise in­ter­net, l’Afrique noire ne compte qu’un in­ter­naute pour 250 ha­bi­tants. Le conti­nent afri­cain compte 650.​000 abon­nés dont 200.​000 au Nord et 350.​000 seule­ment en Afrique du Sud. Les autres pays se par­tagent les 100.​000 res­tants. Tou­te­fois l’Afrique part d’un ni­veau ex­trê­me­ment bas.

Le nombre d’abon­nés est en constante pro­gres­sion

Le nombre d’in­ter­nautes sur le conti­nent afri­cain est es­ti­mé à 2 mil­lions, par­tant du fait qu’un or­di­na­teur est uti­li­sé en moyenne par trois personnes.​Mais l’Afrique n’est pas épar­gnée par les vagues de nou­velles tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et de com­mu­ni­ca­tion. Au seuil de l’année 1997, seule­ment 11 pays avaient accès à In­ter­net. Ce chiffre est passé à 51 de­puis mars 2000. Les trois der­nières an­nées ont per­mis à l’Afrique d’être to­ta­le­ment vi­sible sur les au­to­routes de l’in­for­ma­tion.

Les taux de crois­sance de l’In­ter­net en Afrique, laissent pré­sa­ger une forte pro­gres­sion de cette tech­no­lo­gie en Afrique. Avec 797 mil­lions de consom­ma­teurs po­ten­tiels à sa­tis­faire, le mar­ché reste por­teur. Les deux pre­miers four­nis­seurs d’accès du conti­nent sont Afri­caOn­line et France Câble et Radio, une fi­liale de France Té­lé­com.

En Afrique fran­co­phone, France Té­lé­com gère 60% du mar­ché avec 100.​000 abon­nés. La so­cié­té est pré­sente dans une quin­zaine de pays, soit comme par­te­naire de so­cié­tés lo­cales, soit comme four­nis­seurs d’accès et d’équi­pe­ment au­près des opé­ra­teurs.

Afri­ca On­line quant à elle, tra­vaille avec la même en­seigne dans huit pays afri­cains : Côte d’Ivoire, Ghana, Kenya, Na­mi­bie, Ou­gan­da, Swa­zi­land, Tan­za­nie, Zim­babwe. Cette en­tre­prise créée par un Ke­nyan en 1995, est de­ve­nue un pres­ta­taire avec le­quel il faut comp­ter. Les 30.​000 abon­nés d’Afri­ca On­line vivent sur­tout dans les pays an­glo­phones, tels que le Kenya et l’Ou­gan­da. Cette mul­ti­na­tio­nale am­bi­tieuse compte s’étendre en Ethio­pie, au Ni­ge­ria, au Sé­né­gal et en Egypte.

En Afrique, l’or­di­na­teur de­meure en­core un luxe

La connexion est en moyenne plus oné­reuse qu’en Eu­rope et en Amé­rique. Ce tarif pro­hi­bi­tif s’ex­plique par le faible taux d’abon­nés au sein de la po­pu­la­tion : sur en­vi­ron 780 mil­lions d’ha­bi­tants, seules 650.​000 per­sonnes sont connec­tées.

Le cy­ber­ca­fé est le mé­dium de connexion le plus ré­pan­du et le plus bon mar­ché. Il met in­ter­net à la por­tée des classes les plus dé­fa­vo­ri­sées. L’aug­men­ta­tion du nombre de cy­ber­ca­fés tend éga­le­ment à pro­vo­quer celle du nombre d’in­ter­nautes et s’écarte de la moyenne d’uti­li­sa­tion de 3 per­sonnes par or­di­na­teur.

Les freins à la dé­mo­cra­ti­sa­tion de l’In­ter­net en Afrique sont mul­tiples. Ils sont dus au dé­ve­lop­pe­ment trop lent des ré­seaux com­mu­ni­ca­tion té­lé­pho­nique. Le coût du ma­té­riel in­for­ma­tique ainsi que celui de la connexion, cu­mu­lés à la pau­vre­té, sont des fac­teurs qui ter­minent d’en­fon­cer le clou.


Sources : site d’Afrik.​com

 

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Etude du réseau Gorée TIC sur le financement des télécommunications en Afrique du Centre et de l’Ouest

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

APA-​Doua­la (Ca­me­roun) Le ré­seau Gorée TIC pré­sen­te­ra mardi pro­chain à Doua­la, la res­ti­tu­tion des tra­vaux de re­cherche sur le fi­nan­ce­ment du ser­vice uni­ver­sel des té­lé­com­mu­ni­ca­tions au pro­fit des pays d’Afrique du Centre et de l’Ouest, a ap­pris APA au­près des or­ga­ni­sa­teurs.

Il s’agit no­tam­ment des tra­vaux de re­cherche sur les té­lé­com­mu­ni­ca­tions me­nées dans six pays : Bénin, Mali, Niger et Sé­né­gal pour l’Afrique de l’Ouest, et Ca­me­roun et Congo pour l’Afrique cen­trale.

Le choix de la mé­tro­pole éco­no­mique ca­me­rou­naise s’ex­plique, entre autres, par la forte crois­sance des té­lé­com­mu­ni­ca­tions dans ce pays, sans ou­blier que Doua­la est l’une des villes choi­sies pour abri­ter les ins­tal­la­tions du sa­tel­lite afri­cain.

Créé l’année der­nière à Gorée, au Sé­né­gal, le ré­seau Gorée TIC re­groupe des or­ga­ni­sa­tions de la so­cié­té ci­vile de l’Afrique de l’Ouest et de Centre, pour la pro­mo­tion des tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et de la com­mu­ni­ca­tion pour le dé­ve­lop­pe­ment (TICPD).


MBOG/od/APA

2009-​08-​29 14:43:06

 

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Un spécialiste invite à une meilleure interconnexion du réseau Internet en Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

APA-​Da­kar (Sé­né­gal) Le conti­nent afri­cain de­vrait ré­flé­chir sur la ma­nière d’ar­ri­ver à une meilleure inter connec­ti­vi­té de son ré­seau In­ter­net et se pré­pa­rer aux évo­lu­tions no­tées dans ce do­maine, a plai­dé Adiel AK­PLO­GAN, di­rec­teur gé­né­ral d’Afri­NIC (Afri­can Net­work In­for­ma­tion Cen­ter), ges­tion­naire des adresses IP d’In­ter­net en Afrique.

Au-​de­là de la ques­tion de l’accès à l’In­ter­net, qui reste un défi sur le conti­nent, les pays concer­nés doivent tra­vailler sur la ques­tion d’une meilleure inter connec­ti­vi­té du ré­seau, une des rai­sons d’être d’In­ter­net, a pré­ci­sé le DG d’Afri­nic, in­ter­ro­gé lundi par la Té­lé­vi­sion pu­blique sé­né­ga­laise (RTS).

Selon Adiel Ak­plo­gan, l’Afrique fait éga­le­ment face à un défi édu­ca­tion­nel en re­la­tion avec l’uti­li­sa­tion et le dé­ve­lop­pe­ment d’In­ter­net.  »In­ter­net, c’est un mé­dias de com­mu­ni­ca­tion, et nous avons be­soin de for­mer  » les jeunes en par­ti­cu­lier à une meilleure uti­li­sa­tion de cet ins­tru­ment », a-​t-​il dé­cla­ré.

La culture de l’In­ter­net  »doit être adap­tée dès le bas âge » aux réa­li­tés afri­caines, a-​t-​il fait va­loir, en in­sis­tant, sur la sen­si­bi­li­sa­tion des pou­voirs pu­blics et des uti­li­sa­teurs, pour une meilleure adap­ta­tion à l’In­ter­net de de­main.

Afri­NIC, le Re­gistre de l’In­ter­net pour l’Afrique, en fran­çais, tient à Dakar de­puis le 21 no­vembre, les tra­vaux de la 11eme réunion qui se pour­suit jusqu’au 27 no­vembre pro­chain.

La ren­contre est pré­sen­tée comme un appui aux mi­lieux uni­ver­si­taires et pro­fes­sion­nels, ‘’en vue d’or­ga­ni­ser la ré­flexion sur les grandes ques­tions re­la­tives aux TIC en Afrique telle que la gou­ver­nance de l’In­ter­net’’.

Les tra­vaux vont com­por­ter des ses­sions de for­ma­tion sur l’IPV6 (In­ter­net Pro­to­col ver­sion 6), des ate­liers sur la sé­cu­ri­té, des dis­cus­sions sur l’IGF (Forum sur la gou­ver­nance de l’In­ter­net).

Basé en Île Mau­rice, Afri­NIC est le re­gistre ré­gio­nal d’In­ter­net char­gé d’at­tri­buer les adresses IP et les nu­mé­ros de sys­tème d’au­to­no­mie pour la ré­gion Afrique et Océan In­dien.

NTG/dmg/APA
2009-​11-​24 03:04:44

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L’IITA va créer un parc de recherche de niveau mondial au Nigeria

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

APA-​La­gos (Ni­ge­ria) L’Ins­ti­tut in­ter­na­tio­nal d’agri­cul­ture tro­pi­cale (IITA)l en­vi­sage de mettre en place un parc de re­cherche mon­diale au Ni­ge­ria pour dy­na­mi­ser la re­cherche agri­cole en Afrique, in­dique un com­mu­ni­qué de l’or­ga­ni­sa­tion pu­blié lundi à Lagos.

Le plan ap­prou­vé par l’ins­ti­tut a pour ob­jec­tif d’at­ti­rer les ins­ti­tuts de re­cherche in­ter­na­tio­nale et pri­vées vers IITA.

Selon le di­rec­teur gé­né­ral de l’IITA, Dr Peter Hart­mann, l’ins­ti­tut dis­pose de trois centres in­ter­na­tio­naux de re­cherche qui fonc­tionnent déjà et es­père ob­te­nir plus pour faire de ce lieu « un Parc de re­cherche de ni­veau mon­dial ».

Il a ex­pli­qué que le parc pour­ra créer des em­plois sup­plé­men­taires pour les Afri­cains et, plus im­por­tant en­core, il per­met­tra d’amé­lio­rer la pro­duc­ti­vi­té des cultures et des re­ve­nus dans le conti­nent et d’ac­croître la sé­cu­ri­té ali­men­taire, créer des ri­chesses pour lut­ter contre la pau­vre­té.

Il a noté que le Ni­ge­ria a été une des­ti­na­tion de choix en rai­son de sa riche et vaste agroé­co­lo­gie et sa po­pu­la­tion de plus de 140 mil­lions de per­sonnes.

« Le Ni­ge­ria per­met à l’IITA de tra­vailler dans les terres arides, les terres fo­res­tières et les terres hu­mides. Il pos­sède toutes les agroé­co­lo­gies, a-​t-​il pour­sui­vi.

Il a ré­ité­ré le plan de l’IITA consis­tant à res­ter au Ni­ge­ria compte tenu des bonnes re­la­tions avec le gou­ver­ne­ment.

Il a dit que l’ins­ti­tut, créé en 1967, reste fi­dèle à ses en­ga­ge­ments à four­nir des so­lu­tions aux pro­blèmes de l’Afrique pour éli­mi­ner la faim et la pau­vre­té, gé­né­rant ainsi des re­ve­nus et des ri­chesses pour les agri­cul­teurs pauvres.

Hart­mann a dé­cla­ré que l’Ins­ti­tut a été en me­sure d’ac­com­plir une ré­vo­lu­tion dans la culture du ma­nioc et du soja au Ni­ge­ria.

«Notre re­cherche menée en col­la­bo­ra­tion avec les agri­cul­teurs du Ni­ge­ria a fait de ce pays le pre­mier pro­duc­teur de ma­nioc du monde. Avant cela, la Thaïlande était en tête de­puis plus de 25 ans », a t-il dit.

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70.000 emplois créés en 2009 en Ouganda, selon l’Autorité de l’investissement

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

APA-​Kam­pa­la (Ou­gan­da) L’Au­to­ri­té ou­gan­daise de l’in­ves­tis­se­ment (UIA) a au­to­ri­sé un total de 354 pro­jets dans di­vers sec­teurs avec un in­ves­tis­se­ment total prévu de 1,6 mil­liard de dol­lars en 2009 et créé en­vi­ron 70.​289 em­plois, a dé­cla­ré jeudi le mi­nistre d’Etat pour les in­ves­tis­se­ments, Aston Ka­ja­ra.

L’Au­to­ri­té ou­gan­daise de l’in­ves­tis­se­ment a été créé par le Code des in­ves­tis­se­ments de 1991 avec pour man­dat de créer des em­plois, at­ti­rer les in­ves­tis­se­ments lo­caux et étran­gers, en­cou­ra­ger les in­ves­tis­se­ments axés sur l’ex­por­ta­tion et la va­leur ajou­tée. En consé­quence, les em­plois ont conti­nué de s’ac­croître de­puis 1991 lorsque l’UIA a été créé.

C’est la pre­mière fois que les 70.​000 em­plois pré­vus ont été réa­li­sés, a-​t-​il confié au Centre des mé­dias à Kam­pa­la.

Le gou­ver­ne­ment se contente non seule­ment des ré­sul­tats ob­te­nus jusqu’ici mais « nous avons éga­le­ment un cer­tain nombre de rai­sons qui ont contri­bué à l’aug­men­ta­tion des in­ves­tis­se­ments en Ou­gan­da ».

Il a noté des amé­lio­ra­tions dans les in­fra­struc­tures, no­tam­ment la li­bé­ra­li­sa­tion du sec­teur des té­lé­com­mu­ni­ca­tions, la ré­ha­bi­li­ta­tion de l’aé­ro­port et des aé­ro­dromes com­bi­née avec la hausse du nombre de pas­sa­gers.

M. Ka­ja­ra a aussi parlé de l’in­ter­ven­tion du gou­ver­ne­ment dans la crise de l’éner­gie, les ef­forts menés pour as­su­rer un ap­pro­vi­sion­ne­ment en eau plus po­table, et les trans­ports fer­ro­viaires qui ont contri­bué à at­ti­rer des in­ves­tis­se­ments en Ou­gan­da.

Ces fac­teurs font que l’Ou­gan­da est une des éco­no­mies les plus dy­na­miques et l’un des pays les plus li­bé­raux pour l’in­ves­tis­se­ment étran­ger di­rect.

Il a ajou­té qu’un cer­tain nombre d’em­plois ont été créés no­tam­ment dans les sec­teurs de la fa­bri­ca­tion, des fi­nances, de l’as­su­rance, des ser­vices com­mer­ciaux, des trans­ports, du sto­ckage, de l’agri­cul­ture, des res­sources fo­res­tières, de la pêche, de l’in­dus­trie mi­nière, de l’élec­tri­ci­té, du gaz, de l’eau, de la construc­tion, du com­merce en gros et dé­tail, etc….

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La croissance de l’Internet et des nouvelles technologies est une source d’emplois en Afrique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

Des cy­ber-​ca­fés, en pas­sant par la pro­gram­ma­tion ou l’e-​com­merce de nom­breux jeunes de­man­deurs d’em­ploi ont su tirer parti de cette ex­tra­or­di­naire prouesse tech­no­lo­gique qu’est l’In­ter­net. Un exemple parmi tant d’autres de la ba­na­li­sa­tion pro­gres­sive d’In­ter­net: le ré­seau so­cial Fa­ce­book compte au­jourd’hui plus de 800.​000 membres en Afrique.

Le conti­nent compte 650.​000 abon­nés à l’In­ter­net et le nombre des in­ter­nautes est es­ti­mé à 2 mil­lions. Des chiffres qui ont pro­gres­sé de + 105% ces cinq der­nières année, avec un taux en constante aug­men­ta­tion d’une année sur l’autre.

L’ex­ten­sion d’In­ter­net en Afrique sus­cite les vo­ca­tions d’en­tre­pre­neurs et d’in­no­va­teurs

In­ter­net contri­bue sur­ement à sor­tir le conti­nent de son re­la­tif iso­le­ment. Les pra­tiques et sté­réo­types de com­por­te­ment éco­no­miques en vi­gueur dans les pays in­dus­tria­li­sés ten­draient même à s’y ré­pandre. Ainsi les par­te­na­riats avec des en­tre­prises si­tuées un peu par­tout en Afrique mais éga­le­ment à l’étran­ger per­mettent de tis­ser de nou­veaux liens éco­no­miques, mais éga­le­ment des pas­se­relles cultu­relles in­soup­çon­nées.

Par le biais de jeunes pro­gram­meurs afri­cains, le lan­gage de l’in­no­va­tion tra­verse la Mé­di­ter­ra­née. Les dé­ci­deurs afri­cains semblent eux-​mêmes prêts, à prendre leur part dans l’éco­no­mie mon­diale. Dans cette op­tique, une école pan­afri­caine d’in­tel­li­gence éco­no­mique et stra­té­gique ou­vri­ra bien­tôt ses portes à Dakar, au Sé­né­gal.

Cette ins­ti­tu­tion sera des­ti­née à doter les dé­ci­deurs afri­cains d’une for­ma­tion de haut ni­veau, se dé­cli­nant en mo­dules abor­dant les ques­tions liée à l’en­vi­ron­ne­ment in­ter­na­tio­nal et à la com­pé­ti­ti­vi­té des na­tions. Afin de mieux ren­for­cer les ca­pa­ci­tés des fu­turs dé­ci­deurs, l’am­bi­tion pro­cla­mée du pro­gramme est d’in­cul­quer l’In­tel­li­gence éco­no­mique comme ré­ponse ap­por­tée aux bou­le­ver­se­ments pro­vo­quée à l’échelle pla­né­taire par la mon­dia­li­sa­tion et la glo­ba­li­sa­tion. De quoi don­ner aux PME et fu­tures start-​ups afri­caines les armes mo­dernes pour se me­su­rer à l’éco­no­mie mon­diale de la connais­sance et de l’in­no­va­tion.

Le Kenya veut de­ve­nir la fu­ture Si­li­con Val­ley d’Afri­caine

C’est pour se mettre à la page de cette glo­ba­li­sa­tion que le Kenya s’est lancé dans une po­li­tique am­bi­tieuse en fa­veur des nou­velles tech­no­lo­gies, ap­puyée par l’éta­blis­se­ment de grands chan­tiers d’in­fra­struc­ture et de zones franches.

De­puis 2004, le gou­ver­ne­ment ke­nyan a en effet ini­tié une série de me­sures de pro­mo­tion des tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et des com­mu­ni­ca­tions, avec la vo­lon­té de faire du pays un centre de ser­vices off­shore. Plu­sieurs ac­tions ont été an­non­cées dans cette di­rec­tion.

D’abord l’ins­tau­ra­tion d’une ré­gle­men­ta­tion sur la sé­cu­ri­té et la confi­den­tia­li­té des don­nées in­for­ma­tiques. En­suite, la pri­va­ti­sa­tion de l’opé­ra­teur his­to­rique et l’at­tri­bu­tion de li­cences à des ac­teurs pri­vés. Enfin, l’amorce d’un chan­tier de mo­der­ni­sa­tion de l’état et une po­li­tique en fa­veur de la for­ma­tion et de l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur tech­nique.

L’Afrique se câble en haut-​dé­bit

A par­tir de 2010, deux grands pro­jets d’in­fra­struc­ture re­lie­ront le conti­nent au monde via l’Afrique de l’ouest. Le pre­mier, nommé EASSY, es­ti­mé à 100 mil­lions de dol­lars, a pour but de re­lier les villes de Mom­ba­sa au Kenya et de Fu­jai­rah aux Emi­rat Arabes Unis. Le pro­jet TEAMS vise quant à lui à créer un back­bone sous-​ma­rin, lon­geant la côte est de l’Afrique, de l’Afrique du Sud au Sou­dan.

Ces in­fra­struc­tures, qui doivent être ache­vées d’ici fin 2008, per­met­tront de ré­duire le coût des com­mu­ni­ca­tions in­ter­na­tio­nales, prin­ci­pal frein au dé­ve­lop­pe­ment d’une éco­no­mie off­shore. A ce pre­mier axe s’ajoute la mise en place de zones franches pour fa­ci­li­ter l’im­plan­ta­tion de so­cié­tés de ser­vices.

Les ar­gu­ments en fa­veur de ce type d’ac­ti­vi­té sont nom­breux, avec no­tam­ment la pré­sence d’une main d’œuvre di­plô­mée ainsi qu’un fu­seau ho­raire com­pa­tible avec l’Eu­rope.


Liens: site de l’AEDEV

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Les nouvelles technologies, une énorme opportunité pour l’Afrique selon Robert Zoellick

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 25 février 2010

Le dé­ve­lop­pe­ment des nou­velles tech­no­lo­gies (TIC) consti­tue une énorme op­por­tu­ni­té pour l’Afrique, a af­fir­mé Ro­bert Zoel­lick, le Pré­sident de la Banque Mon­diale, es­ti­mant qu’il est re­mar­quable qu’au cours des dix der­nières an­nées (1998-​2008) le sec­teur privé a conduit le pro­grès tech­no­lo­gique en Afrique en in­ves­tis­sant ap­proxi­ma­ti­ve­ment 60 mil­liards de dol­lars dans le do­maine des TIC.

S’ex­pri­mant au cours d’une vi­sio­con­fé­rence de­puis Addis Abeba où il était in­vi­té au som­met de l’Union afri­caine, M. Zoel­lick a in­di­qué que le rôle de son ins­ti­tu­tion est entre autres d’es­sayer de faire en sorte qu’il y ait une libre concur­rence dans le sec­teur des TIC et que les li­cences oc­troyées aux in­ves­tis­seurs soient ga­ran­ties.

Il a af­fir­mé avoir consta­té l’in­té­rêt des di­ri­geants afri­cains à dé­ve­lop­per les TIC dans leur pays en le­vant les bar­rières à l’in­ves­tis­se­ment.

Le Pré­sident de la Banque mon­diale a donné en exemple le Pré­sident Rwan­dais, Paul Ka­ga­mé, qui est très avan­cé dans l’uti­li­sa­tion des TIC dans son pays.

« On peut ap­prendre beau­coup du Rwan­da en ma­tière de TIC », selon M.​Zoellick.

Il en est de même du Kenya avec le té­lé­phone por­table qui est main­te­nant uti­li­sé pour faire des trans­ferts d’ar­gent.

Quelques 400 mil­lions de té­lé­phones mo­biles sont ac­tuel­le­ment en usage en Afrique. Selon le Pré­sident Zoel­lick, l’ap­port des TIC pour le dé­ve­lop­pe­ment du conti­nent afri­cain est énorme. On peut s’en ser­vir pour amé­lio­rer par exemple la gou­ver­nance ou les ser­vices as­su­rés aux po­pu­la­tions.

APA-​Da­kar (Sé­né­gal) 

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De 4 294 967 296 à plus encore — moins de 10% de l’espace IPv4 est encore disponible: l’adoption de l’IPv6 est essentielle

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 février 2010

Historique de l’IPv4

On le prévoyait depuis longtemps mais l’espace des adresses qui utilise le protocole IPv4, offrant un peu plus de quatre milliards d’adresses, est maintenant en deçà de 10%, signifiant donc qu’il ne reste que 400 millions d’adresses IP qui n’ont pas été encore attribuées.

Le protocole IPv4 définit l’adresse numérique unique assignée à chaque ordinateur connecté à l’Internet. L’Internet a été développé au milieu des années 80 et nous a bien servi pendant environ 30 ans. Avec un peu plus de 400 millions d’adresses encore disponibles, l’espace d’adresses IPv4 sera complet d’ici environ deux ans puisque la prédiction d’une date exacte est assez difficile car celle-ci dépendra de l’usage qui sera fait par la population.

« Il est important que le public comprenne que plusieurs des adresses IPv4 qui ont été attribuées, n’ont pas encore été distribuées au public afin qu’il n’y ait pas de pénurie mondiale d’adresses IPv4 au niveau des consommateurs » a indiqué Rod Beckstrom, président-directeur général de l’ICANN.

Système de distribution IPv4

Les adresses IPv4 sont distribuées par un système hiérarchique. En tant qu’opérateur des fonctions IANA, l’ICANN attribue des blocs IPv4 aux cinq Registres Internet régionaux (RIR) à travers le monde et les RIR distribuent ensuite de plus petits blocs aux ISP et autres opérateurs de réseaux. Ce sont les ISP et les autres opérateurs Internet qui assignent les adresses aux connections Internet individuelles utilisées par la plupart des utilisateurs d’ordinateurs.

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La récente croissance de l’Internet dans la région de l’Asie Pacifique, et plus particulièrement en Chine, a résulté en une grande allocation de la part du RIR de cette région, soit l’APNIC (Centre d’information du réseau Asie Pacifique).
 

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Politiques de consensus élaborées dans des forums régionaux

Le processus de l’ICANN pour l’attribution de blocs IPv4 aux RIR est fait conformément à la politique mondiale qui fut élaborée dans les forums régionaux de politique publique des RIR. Ce processus est similaire à ceux utilisés pour développer d’autres politiques ICANN comme le GNSO et le ccNSO. Les RIR attribuent des adresses aux ISP et autres opérateurs de réseaux selon les politiques élaborées dans ces forums, forums qui comprennent des participants provenant des gouvernements, de la société civile et de l’industrie. Ces forums sont ouverts à tous ceux qui ont accès à une adresse de courrier électronique.

 

 

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Processus d’élaboration des politiques – élaboration de politiques par les utilisateurs dans un environnement multipartite.

Déployer l’IPv6 maintenant

« L’ICANN doit agir maintenant » dit Rod Beckstrom, président-directeur général de l’ICANN. « Afin que l’Internet mondial puisse croître sans aucune limite, nous devons encourager l’adoption rapide et à grande échelle du protocole IPv6. »

L’IPv6 est le nouveau système que la communauté d’ingénierie Internet a développé pour répondre à la demande croissante d’adresses IP.

Les experts techniques reconnaissent que le plus important avantage de l’IPv6 est sa capacité à répondre à la croissance de l’Internet. Par exemple, si toutes les adresses IPv4 pourraient être contenues à l’intérieur d’un Blackberry, il faudrait un dispositif de sauvegarde de la grosseur physique de la Terre pour contenir toutes les adresses IPv6 disponibles.

Pourquoi l’IPv6 est-il essentiel à la croissance de l’Internet?

Développé dans les années 1990 , l’IPv6 est disponible pour attribution aux ISP depuis 1999. Un nombre croissant d’ISP ont déployé l’IPv6 au cours de la dernière décennie, tout comme les gouvernements et les entreprises. L’attrait le plus intéressant de l’IPv6 est l’énorme espace d’adresses qu’il offre. Au lieu de quatre milliards d’adresses IPv4, soit moins que le nombre total d’individus sur la planète, il y a 340 282 366 920 938 463 463 374 607 431 768 211 456 d’adresses IPv6. Une façon plus simple d’imaginer ce nombre est 340 trillions trillions trillions d’adresses. Cet immense espace a été conçu afin que tous les réseaux actuels et futurs puissent avoir assez d’adresses pour la multitude d’appareils qui peuvent maintenant être connectés à des réseaux, tels que les téléphones cellulaires, les ordinateurs d’usage général, les caméras et les lecteurs de livres électroniques. De plus, toutes sortes d’appareils qui n’ont pas pour but d’être utilisés par des individus auront aussi une adresse IP. Par exemple, des compteurs d’énergie et des appareils électroménagers qui communiquent avec des fournisseurs pour savoir à quel moment l’énergie est moins chère à acheter.

L’IPv6 peut aussi permettre aux gens d’utiliser de l’équipement en vente libre pour se connecter à distance et de façon sécuritaire, à une myriade de technologies maison automatiques et à d’autres systèmes. Aucun centre terminal spécial ou de serveur mandataire ne sont nécessaires quand on peut accéder à tous les systèmes de façon sécuritaire et opérer ceux-ci directement grâce à l’IPSEC.

L’adoption des adresses IPv6 offrent donc plusieurs avantages:

  • il y aura plusieurs adresses IP disponibles pour tous;

  • tout ce qui est connecté à un réseau pourra avoir une adresse unique; et

  • ce nouvel espace d’adresses plus grand ouvrira la porte à une toute nouvelle génération de services et d’appareils en ligne.

Selon M. Beckstrom, « L’IPv6 est tout simplement le futur de l’Internet. L’Internet définit maintenant le commerce et les communications et pour répondre à sa croissance mondiale explosive, nous devons agir maintenant pour garantir un futur en ligne qui pourra satisfaire et répondre à la croissance et ce, avec peu de limites. »

Pour en savoir plus à propos de l’IPv6, veuillez vous référer au

http://www.icann.org/en/announcements/factsheet-ipv6-26oct07.pdf [PDF, 402K]

De 4 294 967 296 à plus encore — moins de 10% de l’espace IPv4 est encore disponible: l’adoption de l’IPv6 est essentielle dans INTERNET pdf factsheetipv626oct07.pdf

 

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To 4,294,967,296 and Beyond – Under 10% of IPv4 Space Remains: Adoption of IPv6 Is Essential

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 2 février 2010

History of IPv4

It has long been anticipated, but the available pool of unallocated Internet addresses using the older IPv4 protocol – which holds a total of slightly more than four billion IP addresses – has now dipped to below the 10 percent mark, meaning that there are only a bit over 400 million IP addresses left in the global pool of unallocated addresses.

The IPv4 protocol defines the unique numeric address number assigned to each computer that is connected to the Internet. The Internet was developed in the early 1980s and has served us well for about three decades. With a bit over 400 million addresses remaining, the IPv4 address space is expected to be fully allocated in about two years’ time, although predicting an exact date is not practical as this will depend upon human behaviour.

“It is important that the public understand that many of the IPv4 addresses that have been allocated have not yet been distributed to the public, so there will be no immediate global shortage of IPv4 addresses at the consumer level,” said Rod Beckstrom, ICANN’s CEO and President.

IPv4 Distribution System

IPv4 addresses are distributed in a hierarchical system. As the IANA functions operator, ICANN allocates IPv4 blocks to the five Regional Internet Registries (RIRs) around the world, and the RIRs then allocate smaller blocks to ISPs and other network operators. It is the ISPs and other Internet operators who assign the addresses to the individual Internet connections used by most computer users.

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Recent growth in Internet deployment in the Asia Pacific region, particularly in China, has resulted in strong growth in allocations by that region’s RIR, APNIC (Asia Pacific Network Information Centre).

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Consensus Policies Developed in Regional Forums

ICANN’s process for allocating IPv4 blocks to RIRs is in accordance with the global policy that was developed through the RIRs’ regional public policy forums. This process is very similar to those used for developing other ICANN policies, like the GNSO and ccNSO. The RIRs allocate addresses to ISPs and other network operators according to the policies that have been developed in these forums and which include participants from industry, governments and civil society. These forums are open to participation by anyone with access to e-mail.

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Bottom-up Policy Making Process – Policy Developed by Users in a Multi-stakeholder Environment

Deploy IPv6 Now

“This is the time for the Internet community to act,” said Rod Beckstrom, ICANN’s President and Chief Executive Officer. “For the global Internet to grow and prosper without limitation, we need to encourage the rapid and widespread adoption of the IPv6 protocol.”

IPv6 is the new system the Internet engineering community has developed to cope with the increased demand for IP addresses.

Technical experts agree that the single biggest advantage of IPv6 is its capacity to accommodate Internet growth. For example, if all IPv4 address could fit within a BlackBerry, it would take a storage device the physical size of the Earth to contain all available IPv6 addresses.

Why IPv6 Is Essential for Internet Growth?

Developed in the 1990s, IPv6 has been available for allocation to ISPs since 1999. An increasing number of ISPs have been deploying IPv6 over the past decade, as have governments and businesses. The biggest attraction of IPv6 is the enormous address space it provides. Instead of just 4 billion IPv4 addresses – fewer than the number of people on the planet – there are 340,282,366,920,938,463,463,374,607,431,768,211,456 IPv6 addresses. An easier way to think of this number is 340 trillion trillion trillion addresses. This vastness was purposely designed so that all of the conceivable networks now and in the future would have enough addresses for the multitude of devices that can now be connected to them, such as mobile phones, general-purpose computers, cameras and e-book readers. But all sorts of devices that aren’t intended to be used by people will also soon have IP addresses. Examples include utility meters and household appliances that communicate with providers to find out the cheapest time to buy power.

Similarly, IPv6 can allow people to use off-the-shelf equipment to securely connect to a myriad of home automation technologies and other systems remotely. There is no need for special gateways and proxies when every system can be securely accessed over IPSEC and operated directly.

As such, adopting IPv6 addresses clearly offers a number of advantages:

  • There will be plenty of IP addresses for everyone.
  • Anything connected to a network will be able to have a unique address.
  • The new larger address space can open the door to a whole new generation of online devices and services.

“Quite simply, it comes down to the simple fact that IPv6 is the future of the Internet,” said Beckstrom. “The Internet now defines communication and commerce and to accommodate its explosive worldwide growth we need to act now to guarantee an online future that accommodates growth with few limitations.”

To learn more about IPv6, go to:
http://www.icann.org/en/announcements/factsheet-ipv6-26oct07.pdf

To 4,294,967,296 and Beyond – Under 10% of IPv4 Space Remains: Adoption of IPv6 Is Essential dans INTERNET pdf factsheetipv626oct07.pdf 

 

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