Ville / Province de Kinshasa

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 31 mai 2008

Kinshasa

Sceau de la ville de Kinshasa
 
Localisation de Kinshasa (en bleu foncé) à l'intérieur de la République démocratique du Congo
Localisation de Kinshasa (en bleu foncé) à l’intérieur de la République démocratique du Congo
Administration
Géographie
Démographie
Autres informations

Kinshasa, ancienne Léopoldville jusqu’en 1966, est la capitale et la plus grande ville de la République démocratique du Congo (RDC). Elle a à la fois le statut administratif de ville et de province.

Situé sur la rive sud du fleuve Congo au niveau du Pool Malebo, elle fait face à la capitale de la République du Congo, Brazzaville. Elle est la ville – province la plus peuplée du pays avec une population de 8 096 254 habitants, et 9 343 416 pour l’agglomération Kinshasa-Brazzaville, elle est également la plus grande ville d’Afrique sub-saharienne et la deuxième agglomération d’Afrique sub-saharienne derrière celle de Lagos.

 

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Boulevard du 30 juin à Gombe

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Boulevard du 30 juin à Gombe

Vue de Kinshasa depuis le CCIC à Gombe

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Vue de Kinshasa depuis le CCIC à Gombe

Kinshasa forme une entité administrative à statut particulier et joue le rôle de centre administratif, économique et culturel de la République démocratique du Congo. Elle s’étend sur plus de 30 km de l’est à l’ouest et sur plus de 15 km du nord au sud. Ses habitants sont appelés les Kinois.

Une partie importante de la superficie de la région de Kinshasa est rurale, couverte d’une savane herbeuse parsemée d’arbustes. La commune rurale de Maluku, la partie orientale de la province, occupe à elle seule 79 % du territoire. De fait, c’est une ville de contrastes importants, avec des secteurs résidentiels et commerciaux chics, des universités, et des taudis informes coexistant côte à côte, et donc aussi de vastes zones « rurales » envahissant parfois la ville au point de retrouver maraîchers et élevages en ville.

Le centre-ville, la commune de La Gombe compte plusieurs bâtiments de plus de 50 m dont notamment le Building Gécamines, le Building Sozacom, l’Hôtel Memling, l’Immeuble CICC ou le Building RTNC (situé lui à Kabinda). À proximité de la gare centrale de Kinshasa, à l’extrémité est du boulevard du 30 juin, se trouve par ailleurs l’impressionnant immeuble du ministère des transports, construit par les Chinois.

Histoire

Carte de la région de Kinshasa et du Stanley Pool au XIXe siècle. Sont notamment déjà identifiés Kintambo, Lemba, Kallina et le village de Kinshasa. On remarque également le village de Kindolo (voir aéroport de Ndolo) - cliquez sur l'image pour agrandir

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Carte de la région de Kinshasa et du Stanley Pool au XIXe siècle. Sont notamment déjà identifiés Kintambo, Lemba, Kallina et le village de Kinshasa. On remarque également le village de Kindolo (voir aéroport de Ndolo) – cliquez sur l’image pour agrandir

L’Afrique centrale possède des traces d’occupation humaine remontant au premier millénaire avant notre ère. Les siècles précédant la colonisation voient des peuples bantous s’installer dans la région du moyen et bas Congo, précédemment exclusivement occupée par les Pygmées . Différentes tribus et peuples composent la nouvelle population. Au niveau du Pool Malebo, les Tio (ou Téké) peuplent la rive droite (nord) du fleuve et des peuples assimilés aux Téké (Humbu et Mfinu) peuplent la rive gauche (sud). La région voit la traite d’esclave et le commerce d’ivoire enrichirent le peuple téké, alors érigé en royaume.

Du XVIe au XIXe siècles  

Dès le XVIe ou XVIIe siècle, la région du Pool devient une vraie plaque tournante entre le bassin du fleuve et les régions côtières. Des légumes des Amériques sont aussi introduits à l’intérieur du continent grâce au commerce et les esclaves (le plus souvent des vaincus dans différents conflits) partent vers Loango, l’embouchure du fleuve et au Sud du royaume kongo. Les Bobangis, parfois appelés Bangala (gens du fleuve), occupaient la majeur partie du commerce avec la région équatoriale en naviguant le fleuve et ses rivières jusqu’aux villages Téké du Pool.

Au cours des XVIIIe et XIXe siècles des pêcheurs et surtout des commerçants téké venus du nord installent des marchés et des villages au sud du Pool Malebo et sur le plateau qu’on nommera plus tard le plateau des Batéké. Ces villages sont des colonies car les Téké se limitent à la pêche et au commerce. Les tribus de la région, Humbu et Mfinu, étaient considérées comme les propriétaires de ce côté du fleuve. Au fil du temps, les colons Téké poussent la population locale plus loin des rives, vers l’intérieur des collines. Les principaux villages Téké de la rive sud étaient Nsasa avec près de 5 000 habitants, Ntambo avec moins de 3 000 habitants. Lemba, parmi une multitude de petits villages humbu, était la capitale marchande et politique des Humbu, avec environ 300 habitants. Les marchés du fleuve voyaient des caravanes d’esclaves porteurs d’huile, d’amandes, de palme, d’arachides, de sésame et d’ivoire aller et venir. [1]

Colonisation européenne 

Henry Morton Stanley

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Henry Morton Stanley

Henry Morton Stanley atteint pour la première fois la site de la ville au niveau de Ntamo le 12 mars 1878 lors de sa traversée d’est en ouest du continent africain. En 1881, il signa le « traité de l’amitié » avec un chef téké, Ngaliema, obtenant ainsi le droit d’établissement à l’emplacement de l’actuel commune de Kintambo, sur les bords de la baie de Ngaliema, où il fonda un poste qu’il baptisa plus tard Léopoldville en l’honneur de son commettant Léopold II de Belgique. Stanley avait choisi l’endroit où le fleuve Congo devenait navigable en direction de l’amont. Le site spacieux et facile à défendre était déjà peuplé de 66 villages antérieurs à Stanley avec une population totale estimée à 30 000 habitants[2]. Stanley fonda aussi une autre station, celle-ci près du hameau de Kinshasa (nshasa signifiant « marché »), avec l’accord du chef Ntsuvila. Ce village donna son nom à la ville actuelle, se dressant, avec le village de Mpumba, là où aujourd’hui se trouve le quartier des affaires.

En 1898, Léopoldville fut reliée par le rail à Matadi. Son importance économique en fut accrue et pourtant, en 1910, on y dénombrait à peine 10 000 habitants.

Capitale grandissante  

Carte du centre de Kinshasa, 2001

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Carte du centre de Kinshasa, 2001

Le boulevard du 30 juin

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Le boulevard du 30 juin

En 1929, elle hérita de la fonction de centre administratif assumée jusque-là par Boma, par la mise en application de l’arrêté royal du 1er juillet 1923. À cette époque, Léopoldville est confinée aux communes de Kintambo et de la Gombe actuelle développées autour de la Baie de Ngaliema, ensuite apparurent les communes de Kinshasa, de Barumbu et de Lingwala. Dans les années 1930, la majorité des logements pour les employés de la Chanic, la Filstisaf et l’Utex Africa.

Léopoldville ne devint juridiquement une ville que le 25 juin 1941 (avec 5 000 hectares et 53 000 habitants); depuis 1923, elle était seulement un « district urbain ». Par la même occasion, elle devient capitale de la colonie, chef-lieu de la province du Congo-Kasaï et du district du Moyen-Congo. Elle était divisée en deux zones : la zone urbaine avec Léo II, Léo-Ouest, Kalina, Léo-I ou Léo-Est, et de Ndolo ; et la zone indigène au sud. La croissance de la ville commence en 1945 avec la fin du travail forcé qui permet aux populations noires d’ augmenter. Arrivent alors de nombreux paysans de la campagne à la recherche d’un emploi, s’entassant dans les cases de la zone indigène. La ville commence alors à se peupler majoritairement de Bakongo. Dans les années 1950, les cités planifiées de Lemba, Matete, et une partie de Ndjili furent aménagées pour loger les employés de la zone industrielle de Limete. En 1954, la ville ouvre la première université de la colonie, l’Université Lovanium.

La ville compte 11 communes et 6 zones annexes en 1957 : les communes de Kalamu, Dendale (actuelle commune de Kasa-Vubu), Saint Jean (actuelle Lingwala), Ngiri-Ngiri, Kintambo, Limete, Bandalungwa, Léopoldville (actuelle Gombe), Barumbu, Kinshasa et Ngaliema ; et les zones annexes de Lemba, Binza, Makala, Kimwenza, Kimbanseke et Kingasani. Les zones annexes de Ndjili et Matete sont ajoutées. Avec l´émeute de janvier 1959 l´indépendance politique se profile, les élections municipales, parlementaires ou présidentielle donnent lieu à des tensions ethniques qui nécessitent l´intervention de la force publique. Les Bakongos remportent néanmoins les élections municipales et présidentielle. La guerre civile qui suit l´indépendance en 1960 renforce l´immigration des balubas. Avec la prise de pouvoir du maréchal Mobutu, en 1965 le lingala devient la langue régionale enseignée à côté du francais.

La ville change officiellement de nom en 1966, de Léopoldville à Kinshasa.

En 1968, elle est dotée du statut de région au même titre que les autres régions du pays et le nombre de commune passe à 24. Les dix nouvelles communes sont : Bumbu, Kimbanseke, Kisenso, Makala, Maluku, Masina, Mont Ngafula, Ngaba, Nsele et Selembao.

La loi du 5 janvier 1975 en fit la huitième Région de la République (le Kivu a été scindé depuis), avec la création des nouveaux organes administratifs.

Croissance urbaine et maux africains 

Année Habitants
1920* 1 600
1936 40 300
1938 35 900
1939 42 000
1947 126 100
1957 299 800
1959 402 500
1967 901 520
1968 1 052 500
Année Habitants
1970 1 323 039
1974 1 990 700
1976 2 443 900
1984 2 664 309
1991 3 804 000
1994 4 655 313
2003 6 786 000
2005 7 500 000
2015 est. 12 000 000
Source: Populstat, World Gazetteer
(*) ne compte que les communes de Léopoldville de l’époque

En 1945, la capitale du Congo belge abritait 100 000 personnes. À l’indépendance, en 1960, Léopoldville comptait 400 000 âmes, ce qui en faisait la plus grosse agglomération d’Afrique centrale. Quinze ans plus tard, après que la ville ait reçu le nom de Kinshasa en 1966, sa population avait déjà franchi le cap des 2 millions. Elle a crû de manière considérable, passant donc de 500 000 habitants à la fin des années 1960, à 4 787 000 en 1998. Les dernières estimations selon le recensement administratif de 2005 sont à 7 500 000 habitants.

En 1991, et ensuite en 1993, Kinshasa est victime de pillages, dont les séquelles sont encore visibles tant matériellement qu’humainement quinze ans plus tard. Ces pillages suivent une crise économique due au système politique et économique tant inefficace que corrompu de l’ensemble du pays.

Selon les estimations, elle pourrait atteindre plus de 10 millions d’habitants en 2015 (se hissant ainsi parmi les 30 plus grosses agglomérations mondiales). Selon la Banque mondiale le volume des emplois créés par le secteur informel en milieu urbain en Afrique est quasi inégalé, avec 95 % (contre 45 % et 50 % dans quelques villes comme Freetown ou Ouagadougou).

En dépit du fait qu’il soit parmi les pays les plus riches d’Afrique quant aux richesses du sol, du sous-sol et humaines, le Congo occupe actuellement l’une des dernières places au monde quant à son PNB et son niveau de vie réel.

Selon une enquête du Réseaux des éducateurs des enfants et jeunes de la rue (REEJER) de 2006, 13 877 enfants vivent et travaillent dans les rues de Kinshasa, principalement dans les communes de Masina, Kimbanseke et Limete.

Géographie  

Min.
(°C)
Max.
(°C)
Pluie
(mm)
Janvier 21 31 135
Février 22 31 145
Mars 22 32 196
Avril 22 32 196
Mai 22 31 159
Juin 19 29 8
Juillet 18 27 3
Août 18 29 3
Septembre 20 31 30
Octobre 21 31 119
Novembre 22 31 222
Décembre 21 30 142
* Sources : BBC Weather

Icône de détail Article détaillé : Géographie de Kinshasa.

La ville-province s’étend sur une surface de 9 965 km² composée d’un grand plateau (Plateau du Kwango), d’une chaîne de collines (monts Ngaliema, Amba, Ngafula), d’une plaine et de marécages au bord du Pool Malebo. La plaine est la partie la plus peuplée et s’étend en forme de croissant de la baie de Ngaliema à l’Est jusqu’au plateau du Kwango à l’Ouest du Pool Malebo.

Les variations annuelles de température dans la région de Kinshasa sont d’environ 13 °Celsius. Le climat est de nature équatoriale (chaud et humide), composé d’une saison des pluies de 8 mois. La saison sèche est de mi-mai à mi-septembre. Le reste de l’année est relativement pluvieux surtout aux alentours de mars ou novembre.

Plusieurs rivières de diverses dimensions traversent les plaines de la ville-province, généralement prenant source dans les collines, coulant du Sud vers le Nord, pour se jeter dans le fleuve Congo. Des lacs de tailles réduites, comme le lac Ma Vallé et le lac Vert, y sont aussi localisés.

Les 24 communes de Kinshasa

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Brazzaville

Fleuve Congo

Pool Malebo

Baie
de Ngaliema

Gombe

Barumbu

Kin.

Ling.

K.-V.

Ng.-Ng.

Kal.

Banda-
lungwa

Kintambo

Ngaliema

Selembao

Bumbu

Makala

Ngaba

Lemba

Limete

Matete

Kinsenso

Masina

Ndjili

Kimbanseke

Nsele

Mont Ngafula

Nsele

Maluku

abréviations : Kinshasa (Kin.), Kasa-Vubu (K.-V.), Lingwala (Ling.), Ngiri-Ngiri (Ng.-Ng.)

 

En face de Brazzaville  

Kinshasa et Brazzaville vues par satellite.

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Kinshasa et Brazzaville vues par satellite.

En face, sur la rive droite du fleuve, on trouve Brazzaville, capitale de la République du Congo. Pour bien différencier les deux pays ayant « Congo » dans leur nom, on appelle parfois la République démocratique du Congo « Congo-Kinshasa », par opposition au « Congo-Brazzaville ». En plus d’être jumelée avec Brazzaville, Kinshasa est jumelée avec Lomé, Dakar, Ndjamena, Bruxelles et Utrecht.

Éducation 

La ville de Kinshasa compte plusieurs universités ou instituts d’enseignement supérieur :

Rectorat de l'Université de Kinshasa.

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Rectorat de l’Université de Kinshasa.

  • Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM/KIN)
  • Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa (I.S.S./KIN);
  • Institut supérieur des arts et métiers (ISAM)
  • Institut supérieur pédagogique (ISP)
  • Facultés catholiques de Kinshasa (FACAKIN)
  • Université de Kinshasa (UNIKIN), anciennement appelée l’Université Lovanium
  • Université américaine de Kinshasa ou Université franco-américaine de Kinshasa
  • Université cardinal Malula
  • Université chrétienne Cardinal Malula (UCCM)
  • Université chrétienne de Kinshasa (UCKIN)
  • Université centrale de Kinshasa
  • Université libre de Kinshasa (ULK)
  • Université pédagogique nationale (UPN), ancien IPN
  • Université protestante du Congo (UPC)
  • Université Simon Kimbangu
  • Université William Booth (UWB)
  • Université Chrétienne Internationale (UCI)

Culture  

Transport 

Plusieurs compagnies privées dont la Société de transport urbain (STUC) et la société publique City train (12 bus en 2002) désservent la ville. Les lignes d’autobus sont :

D’autres sociétés assurent aussi le transport en commun : Urbaco, Tshatu Trans, Socogetra, Gesac et MB Sprl. Les bus de la ville transportent un maximum de 67 000 voyageurs par jour. Plusieurs sociétés gèrent des taxis et taxi-bus. La majorité (95,8 %) du transport est assuré par des particuliers.

La ville envisage la création d’un tramway en collaboration avec la Société des transports intercommunaux bruxellois (STIB), dont les travaux pourraient débuter en 2009 pour s’achever vers 2012-2015. La question de l’électricité reste en suspend[4].

L’ONATRA exploite trois lignes des chemins de fer urbains reliant le centre au commune périphérique, dont une va au Bas-Congo[5].

  • La ligne principale relie la Gare centrale à l’aéroport de Ndjili, et compte 9 stations : Gare centrale, Ndolo, Amicongo, Uzam, Masina/Petro-Congo, Masina sans fil, Masina/Mapela, Masina/Quartier III, Masina/Siforco, Camp Badara et l’aéroport de Ndjili.
  • La deuxième ligne relie la Gare centrale à Kasangulu dans le Bas-Congo, en passant par Matete, Riflart et Kimwenza.
  • La troisième ligne la Gare centrale à Kinsuka-Pompage dans la commune de Ngaliema.

Port de Kinshasa 

Icône de détail Article détaillé : Port de Kinshasa.

Organisé administrativement en Département au sein de l’Office national des Transports (ONATRA), le Port de Kinshasa est le point de départ et le terminus de la navigation sur le fleuve Congo entre, d’une part, Kinshasa et Kisangani sur le fleuve, et d’autre part, entre Kinshasa et Ilebo sur le Kasaï.

Il est également au départ et à l’arrivée des marchandises à l’exportation et à l’importation depuis le port de Matadi qui accueille les navires de haute mer. À ce titre, il a souvent été considéré comme l’arrière-port du Port de Matadi.

Langues  

La population de Kinshasa venant de tous les coins du Congo, de plusieurs pays d’Afrique et du Monde, plusieurs langues sont parlées dans la ville comme dans toute ville cosmopolite. Les langues les plus importantes reflètent la composition de la population. Le français est parlé pour les échanges commerciaux, la gestion administrative et l’enseignement. La plupart des écrits sont rédigés en français. C’est aussi la principale langue des médias. Le lingala reste la langue principale de la ville, et il arrive souvent que des kinois parlent mieux le lingala que le français. C’est la langue de la culture populaire, de la musique, des églises, du théâtre populaire, de l’armée et de la police nationale depuis l’époque coloniale. Le kikongo, le swahili et le tchiluba sont aussi parlés par leurs communautés respectivement originaires de l’Ouest, de l’Est, du Sud-Est, et du centre du pays. Le lingala, déjà langue véhiculaire du Nord du fleuve avant et durant la période coloniale, s’est imposé comme langue majoritaire parce qu’un grand nombre de kinois est originaire de régions où le lingala était déjà une langue véhiculaire. Il a notamment remplacé le kikongo comme langue principale de la région.

La majorité des enfants parle le lingala, qui supplante dès lors la ou les langues des tribus de leurs parents.

Sports  

La ville de Kinshasa possède plusieurs ligues de football. L’Entente provinciale de football de Kinshasa (EPFKIN) est la ligue de haut niveau, chaque saison 6 équipes sont réléguées et 6 autres sont promues avec l’Entente urbaine de football de Kinshasa (EUFKIN). Les équipes qui ont gagnée le plus de fois au niveau provinciale et nationale sont notamment : l‘AS Vita Club, le Daring Club Motema Pembe (DCMP) et l’AS Dragons (AS Bilima).

En basketball, l’Entente provinciale de basketball de Kinshasa (EPROBAKIN) et l’Entente urbaine de basketball de Kinshasa (EUBAKIN) se partage les équipes. La fameuse BC Onatra de Kinshasa fut la première équipe de Dikembe Mutombo.

Jumelages  ]

Divers 

Actuellement, la deuxième agglomération pour un pays francophone au monde, après Paris et avant Montréal. Démographie oblige, Kinshasa devrait dépasser Paris dans quelques années[réf. nécessaire], devenant ainsi la plus grande agglomération d’un pays francophone tous continents confondus.

Galerie 

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Gestion de la ville de Kinshasa : repenser le système

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 10 mai 2008

POLITIQUE NATIONALE

 

Par Véron-Clément Kongo

Kinshasa est sale, Kinshasa se meurt, Kinshasa n’offre aucune garantie sécuritaire à sa population…, telle est l’image que présente actuellement cette ville qui, outre son statut de capitale de la République démocratique du Congo, est aussi le chef-lieu de province-ville de Kinshasa. Déplorant la manière dont est gérée cette ville, plus d’un observateur estiment que le système actuel de gestion est à repenser.

Au jour d’aujourd’hui, un Kinois qui se rappelle du beau vieux temps se dit, non seulement gêné, mais confus de vivre dans la ville de Kinshasa. Victime de la mauvaise gouvernance qui caractérisent la plupart de ses dirigeants, il se sent abandonné à son triste sort et ne sait à quel saint se vouer.

Que fait l’exécutif provincial de la ville de Kinshasa ? Où vont les recettes que génère l’autorité urbaine ? Quid de l’amélioration des conditions de vie de la population kinoise ? Qui mettra fin à l’insécurité grandissante dans la ville de Kinshasa ? Autant de questions auxquelles on attend des réponses de la part de l’actuelle autorité urbaine qui a des comptes à rendre à la population à l’issue de son mandat. Apparemment, les élus qui trônent à la tête de la ville de Kinshasa ne prennent pas leurs responsabilités à cœur ou dorment sur leurs lauriers.

DES ACTEIONS SANS IMPACT

Aussitôt entré en fonction, l’actuel exécutif provincial de la ville de Kinshasa avait promis monts et merveilles pour l’amélioration des conditions de vie de la population kinoise. Tous les secteurs étaient pris en compte, à savoir la santé, l’éducation, la lutte contre l’insécurité, la vie cher, le transport, etc. Au fil des temps, le constat qui se dégage est qu’à travers les actes qu’ils posent, les dirigeants de la ville de Kinshasa font plutôt du marketing politique.

A aucun moment, par exemple, nous n’avons été informé d’un lot de médicaments de leur part remis à l’hôpital général de référence de Kinshasa. Et pourtant, cet établissement hospitalier relève de leur juridiction.

L’Etat n’ayant toujours rien prévu au budget 2008, les enseignants de la République démocratique du Congo réclamaient, au début de l’année scolaire en cours, l’application du barème de « Mbudi » avant de reprendre les cours. Bien que la rétrocession des 40 % à la territoriale ne soit pas encore d’application, certaines provinces s’étaient organisées à leur manière. C’est le cas de la ville de Kinshasa où une prime spéciale de transport a été accordée aux enseignants. Mais, pour combien de temps ? Car, depuis décembre 2007, cette motivation spéciale a été simplement renvoyée aux oubliettes. Encore une promesse dont la réalisation s’est arrêtée en chemin.

Sur le plan de la sécurité, le Kinois est abandonné à son triste sort. Les sous-commissariats de police installés à travers la ville ne l’inspirent pas confiance. Au lieu d’assurer la protection de paisibles citoyens, ces services se plaisent plutôt à trancher des palabres et à garder les véhicules des particuliers pour des raisons faciles à deviner.

Que dire de la recrudescence du banditisme dans la ville de Kinshasa lorsqu’on ne cesse de rassurer les gens de l’intensification des patrouilles nocturnes.

S’agissant de la lutte contre l’insalubrité, on a la nette impression que c’est du cinéma présenté par l’autorité urbaine de la ville de Kinshasa. La brigade de salubrité est déployée dans la seule commune de la Gombe et non dans les vingt-trois autres où le problème de propreté se pose avec acuité.

L’amélioration des conditions de transport est aussi l’une des promesses faites à la population kinoise. Et pour la concrétisation, les quelques bus importés ne satisfont pas aux besoins de la population. Les tarifs des voitures achetées par l’autorité urbaine et qui servent de taxis ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

Avec les quelques aspects évoqués, il y a lieu de croire en la mauvaise gestion de la ville de Kinshasa. L’exécutif provincial est donc appelé à repenser son système s’il tient à sa crédibilité et honorabilité.

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