La révolution mobile sur le continent

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 août 2011

Avec près d’un africain sur deux équipé d’un téléphone mobile, le continent est en train de vivre une mutation technologique sans précédent. Le mobile ne sert plus seulement à communiquer de manière orale. Le réseau a donné naissance à une plateforme d’innovation pour le développement économique de l’Afrique et la lutte contre la pauvreté.

Autrefois, le téléphone portable était réservé aux classes aisées tant son coût était exorbitant au regard du revenu moyen. En 1998, il y avait un peu moins de 4 millions de mobiles sur le continent.

C’était il y a plus de dix ans. Puis, entre 2002 et 2007, le nombre d’abonnement a augmenté de 49 % par an en Afrique contre une moyenne de 17 % en Europe. Le président du Rwanda Paul Kagamé, passionné de nouvelles technologies, ne s’est pas trompé lorsqu’il déclarait en 2007 lors du sommet Connect Africa à Kigali : « en dix ans, le téléphone mobile qui était un objet de luxe est devenu un produit de base nécessaire en Afrique ».

Aujourd’hui, on compte plus de 500 millions de téléphones mobiles en usage en Afrique. Une révolution sociétale et économique en Afrique sub-saharienne où moins de 30 % de la population a accès à l’électricité alors que 11,5 % a accès à internet. En même temps que le téléphone mobile s’est imposé sur le continent, l’appareil a évolué d’une façon considérable

Taux de souscription à des abonnements de téléphonie mobile (pré-payés inclus) pour devenir l’ordinateur de poche africain. L’innovation technologique irrigue désormais l’Afrique via ces téléphones mobiles grâce à des services sms et, pour les smartphones, par le web.

Aujourd’hui, le mobile permet d’apporter des services bancaires, administratifs, médicaux, scolaires, entrepreneuriales…aux Africains, dont 60 % vivent dans des zones rurales.

Quand le mobile sert de banque

C’est en Afrique et en Asie que le paiement mobile a fait ses débuts dès 2006. A ce moment là, l’opérateur téléphonique kenyan Safaricom met au point le service M-Pesa avec le soutien du gouvernement britannique.

Pour Michael Joseph, directeur général de Safaricom, l’idée était alors de transformer le téléphone mobile en une carte bancaire sans contraindre l’utilisateur à ouvrir un compte en banque.

M-Pesa permet aux kenyans de déposer jusque 380 euros sur son compte mobile, d’effectuer des transferts d’argent vers ses contacts mais aussi des retraits dans certaines banques ou des achats. Une taxe est prélevée sur chaque transaction.

Quatre ans plus tard, M-Pesa compte 9,5 millions d’utilisateurs contre 8 millions de comptes bancaires traditionnels. En 2011, les 13,8 millions d’inscrits au service ont réalisé 30 % des échanges d’argent au Kenya. Et un peu comme sur un réseau social, la communauté d’utilisateurs se mobilise, s’organise et agit.

Dernier exemple en date, jeudi 28 juillet 2011, les utilisateurs de M-Pesa ont rassemblé en 12 heures seulement plus de 140 000 euros, en donation de centimes, pour venir en aide aux victimes de la sécheresse qui frappe l’Afrique de l’Est.

Usage bancaire du téléphone mobile en Afrique

Désormais, grâce au mobile, les africains non bancarisés des villes et des campagnes peuvent donc accéder à des services autrefois coûteux en argent et en temps. Il n’est pas rare de devoir consacrer une journée par mois pour payer de simples factures.

Et dans une logique de services et de business, les offres se développent alors que moins de 20 % des foyers africains ont un compte en banque, selon la Banque Africaine de Développement.

Pour le responsable kenyan de Google en Afrique de l’Est, Joe Mucheru, la carte de crédit est aujourd’hui un service « préhistorique ». Partout en Afrique, le paiement par mobile révolutionne les pratiques.

L’an passé, les sénégalais dénués de comptes en banques ont pu regarder la coupe du monde de football en payant par mobile leur frais de retransmission par satellite sur télévision.

Un service autrefois réservé aux titulaires d’un compte en banque. Le système, Yoban’Tel a été lancé par l’entreprise spécialisé en paiement mobile Obopay en partenariat avec la Société Générale.

Au Nigéria, l’opérateur MTN vient de lancer un service de paiement en ligne après avoir irrigué l’Ouganda dés 2009. Le marché et les opportunités sont colossales : moins de 30 millions des nigérians disposent d’un compte en banque alors que 90 millions d’entre eux ont un mobile. Au Sénégal, au Mali, à Madagascar, l’opérateur français Orange a lui aussi lancé son propre système de paiement en ligne.

Innovations

Mais le mobile ne sert pas uniquement pour le paiement. Un véritable écosystème d’innovation et de création technologique sur la plateforme mobile contribue à améliorer la vie des africains. Et il n’est plus surprenant pour un agriculteur de consulter le cours du marché depuis son mobile ou encore d’acheter des graines, des outils…

Plus innovant encore, l’entrepreneur ghanéen, Ashifi Gogo, 29 ans, utilise le téléphone portable pour lutter contre le gigantesque marché de la contrefaçon de médicaments en Afrique qui représente un marché de près de 500 milliards de dollars.

Il a créé son entreprise, Sproxil, en 2009 et a conçu une solution simple : vendre aux entreprises pharmaceutiques locales et internationales des « labels » qui sont en fait des tickets à gratter, collés sur les emballages des médicaments.

Le consommateur gratte cette étiquette pour lire le code qu’il doit ensuite envoyer par sms à Sproxil qui identifie, grâce à son logiciel, l’authenticité du médicament. Plus de 5 millions de « labels » sont en circulation au Nigéria.

Et la start-up vient de recevoir 1,8 million de dollars de la part de Acumen, un fonds d’investissement à but non lucratif. Une nouvelle génération de développeurs africains enrichit cet écosystème mobile en développant des nouveaux services et applications.

Les réseaux sociaux sur mobile

Dans le contexte africain où le téléphone mobile domine très largement le marché, les réseaux sociaux s’adaptent. Conscient de l’impact des téléphones, Facebook a développé en Afrique une stratégie propre aux particularités « mobiles » des consommateurs.

Sur le continent, plus de 28,5 millions d’utilisateurs sont inscrits sur Facebook, soit près de deux fois plus que l’an passé. C’est en Afrique du nord et en Afrique anglophone qu’il y a le plus d’utilisateurs avec notamment 6,8 millions d’égyptiens et 3,8 millions de sud-africains présents sur le réseau.

Mais en Afrique du Sud, le réseau social local MXit, conçu dés ses débuts en 2003 pour mobile, devance très largement Facebook avec 10 millions d’utilisateurs inscrits. Et ce réseau rivalise directement avec le géant californien sur le continent, avec près de 24 millions d’utilisateurs.

Les jeunes sud-africains en raffolent pour communiquer en temps réel, tout en évitant les frais des sms traditionnels. C’est d’ailleurs sur ce créneau que l’opérateur français Orange et Google ont signé un partenariat stratégique fin juillet.

Les deux entreprises allient les services innovants de Google à l’infrastructure de téléphonie mobile d’Orange qui déclare avoir 60 millions de clients en Afrique. Ainsi les clients d’Orange basés au Sénégal, en Ouganda et au Kenya peuvent discuter en direct avec Google SMS sans avoir besoin d’un smartphone.

Le service va être étendu dans les mois à venir en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Niger et en Guinée Conakry. Et la tendance en Afrique transfère toujours plus de services initialement conçus pour le web vers la plateforme mobile.

Ce jeudi 4 août, les Nations unies ont annoncé un partenariat avec l’entreprise britannique Movirtu pour fournir des numéros de portable à trois millions de personnes, principalement des femmes, qui vivent en situation d’extrême-pauvreté en Amérique du sud et en Afrique.

La technologie mise au point par Movirtu permet de se connecter depuis n’importe quel mobile sur son propre numéro de téléphone. Ainsi, au lieu de partager un téléphone et un numéro unique d’appel, les membres d’une famille pourront chacun avoir leur propre numéro même s’ils n’ont pas de mobile.

Cette innovation s’inspire de la technologie « cloud » qui permet aux internautes de stocker leurs données dans le « nuage », des serveurs externes accessibles de n’importe où et donc de se passer de disques durs personnels.

« L’accès au téléphone mobile est un moyen d’améliorer le niveau de vie et d’augmenter le potentiel économique pour un milliard de personnes vivant avec un ou deux dollars par jour », veut croire Amanda Gardiner en charge de ce programme public-privé.

par Joan Tilouine 15 Août 2011

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LA GOUVERNANCE DE L’INTERNET EN AFRIQUE CENTRALE

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 17 août 2011

Le Chapitre ISOC du Congo Brazzaville a organisé du 10 au 11 Août 2011 un atelier sur la gouvernance de l’Internet pour la zone Afrique Centrale. Cet atelier avait pour thème « Internet est un catalyseur de changement: accès, nouvelle économie et contenus ».

Le premier jour de l’atelier a connu quatre communications notamment internet et nouvelle économie;processus du Sommet Mondial sur la Société de l’Information et de la Communication concomittemment au processus du forum sur la gouvernance de l’internet en Afrique Centrale; les ressources critiques de l’internet, les points d’échange et les contenus locaux; la situation des ccTLD dans les pays de l’Afrique Centrale.

Lors de la deuxième journée, les panélistes ont planchés sur les problématiques relatives aux réseaux de large bande, à la stratégie de l’usage de l’internet (e-stratégie) au sein de la justice, de la police, au sein de la diplomatie, par les journalistes, pour la protection de l’enfant et la question du genre et enfin une communication sur la cybesécurité.

Les participants à cet atelier sont venus du Cameroun, du Tchad, de la RD Congo et du pays hôte, la République du Congo Brazzaville. Deux experts ont rehaussé de leur présence notamment le Président du Task Force dotafrica et d’un représentant de African Registry (www.africanregistry.net) basé en Afrique du Sud.

Le Forum sur la Gouvernance de l’Internet (FGI) a été institué par le Sommet mondiale sur la société de l’information de Tunis en 2005 conformément au au paragraphe 72 de l’Agenda de Tunis. Ce forum a pour but d’engager l’ensemble des parties prenantes, notamment les gouvernements, les entreprises, la société civile, les scientifiques et les organismes intergouvernementaux,  dans un dialogue sur la gestion de l’Internet au niveau national et international. La réunion inaugurale du FGI s’est tenue à Athènes en Grèce, du 30 octobre au 2 novembre 2006. Le 2ème FGI a eu lieu à Rio de Janeiro, au Brésile du 12 au 15 novembre 2007. La 3ème réunion a eu lieu à Hyderabade en Inde du 3 au 6 décembre 2008. Le 4 ème a eu lieu a Sharm El Sheirk en Egypte du 16 au 18 novembre 2009 et le 5ème  à Vilnius en Lituanie du 14 au 17 septembre 2010. Le 6ème FGI se tiendra à Nairobi au Kenya du 27 au 30 septembre 2011.

Les thèmes principaux développés lors des cinq forums précédents se sont articulés autour de quatre axes principaux: accès et infrastructures; diversité et multilinguisme;  ressources critiques de l’internet et cybersécurité.

L’une des particularités de FGI est de favoriser la participation, sur un pied d’égalité , de toutes les parties prenantes, de tous les pays à la gouvernance de l’Internet ; faisant de ce forum une véritable instance multipartite de dialogue et de coopération. Le FGI a comblé un vide en palliant l’absence d’une structure multipartite qui examinerait les questions de politique relative à Internet.

Le FGI n’est pas une instance de décisions. Cependant, il dégage dans un débat ouvert  des orientations et recommandations que les différentes parties prenantes peuvent utiliser individuellement ou collectivement pour mieux atteindre leurs objectifs dans le processus de la Gouvernance de l’Internet.

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Réseaux sociaux : La maladie des temps modernes

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 14 août 2011

La présence de l’Internet dans notre quotidien a profondément changé notre rapport au travail, aux relations sociales, à la connaissance, au temps. Ce besoin d’être toujours lié au réseau entraîne des pathologies d’addiction largement répandues. L’interconnectivité profite-t-elle à l’Homme ? Premier extrait de « l’éloge de la vitesse » de Rafik Smati.

Internet est sans doute l’un des mots les plus puissants que le vocabulaire récent ait produit. Sa définition va en effet bien plus loin que l’on pourrait l’imaginer. Son étymologie fait certes à la base référence à un univers technique : Internet est un raccourci de Interconnexion of networks, ce qui signifie en français « Interconnexion des réseaux ». Mais de quels réseaux parle-t-on ? À l’évidence, des réseaux physiques, c’est-à-dire numériques. L’Internet est un maillage de serveurs et de bases de données reliés entre eux par voie de télécommunication, auxquels chacun peut venir se connecter via des terminaux numériques tels que les ordinateurs personnels ou les téléphones mobiles. Nous sommes là dans une approche purement technique du réseau : « un ensemble formé de lignes ou d’éléments qui communiquent ou s’entrecroisent », pour reprendre la définition du Petit Larousse.

L’interconnexion des humains

Pourtant, nous sentons tous que l’interconnexion a largement transcendé les réseaux numériques. Certes, l’Internet continue d’être un réseau de serveurs et de bases de données. Mais n’est-il pas aussi et surtout un formidable outil d’interconnexion des réseaux humains ? Grâce à l’Internet, nous sommes tous reliés à notre réseau familial, amical ou professionnel par un lien permanent. Ce lien s’est renforcé depuis le développement de ce que l’on appelle les réseaux sociaux, à savoir des services tels que Facebook ou Twitter. Ces plateformes communautaires vous permettent, à tout instant, de suivre « l’actualité » de vos amis à partir de votre ordinateur ou de votre téléphone mobile. Il y a dix ans, avoir une actualité était le propre des personnes connues. Aujourd’hui, ce terme s’applique à tous. Dans une société où l’égo est poussé à l’extrême et où la peopolisation fascine, les réseaux sociaux font de chaque personne un média à part entière, et lui donne plus que jamais le sentiment… d’exister.

L’interconnexion des humains va donc bien plus loin que le simple fait d’utiliser des outils de communication. Avec un téléphone, vous établissez un lien ponctuel qui durera le temps de l’appel téléphonique. Dans les réseaux sociaux, ce lien est permanent. Vous pouvez désormais avoir des nouvelles de votre réseau, vous enquérir de « l’actualité » de vos connaissances sans même avoir à établir un lien direct avec eux. Tout porte à croire que l’interconnexion est plus puissante que le concept de communication : temps réel et lien permanent sont les deux nouvelles dimensions de la communication interpersonnelle, deux nouveaux leviers qui, potentiellement, sont source de progrès et d’épanouissement. D’une certaine façon, l’interconnexion des humains que permet l’Internet inaugure un nouveau modèle de civilisation, dans lequel chacun contribue, partage, diffuse de l’information, participant ainsi à l’avènement d’une intelligence collective.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Les perspectives réjouissantes que laisse augurer cette interconnexion des humains ne doivent pas occulter les effets corollaires, voire pervers que peut entraîner cette interconnexion. Il est prouvé depuis plusieurs  années que les jeux vidéo en réseau peuvent générer un sentiment de dépendance parfois très aigu, en particulier chez les jeunes générations. Ces jeux, dans lesquels vous évoluez dans un monde virtuel et où vous êtes représenté par un avatar, ont la particularité de se dérouler dans un univers en tout point parallèle au nôtre, qui continue de bouger et d’évoluer par l’action des autres joueurs, alors même que vous ne jouez pas. Les effets de cette addiction sont ravageurs : les accros aux jeux en réseau en arrivent à être dans la négation de leur vie sociale réelle et à se replier sur eux-mêmes. Pire encore, certains en oublient même de s’alimenter ou de dormir, privilégiant l’équilibre de leur avatar au leur. C’est la raison pour laquelle l’addiction aux jeux vidéo est aujourd’hui traitée comme un trouble psychologique qui relève parfois de la psychiatrie. Là où les choses deviennent préoccupantes, c’est que les réseaux sociaux tendent à développer le même sentiment d’addiction que les jeux vidéo en réseau, toutes proportions gardées.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aux États-Unis, par exemple, Facebook représente un quart de l’audience totale des pages Web. Autre chiffre éloquent, chaque utilisateur de Facebook (et il y en a maintenant plus de cinq cents millions dans le monde), passe en moyenne cinquante-cinq minutes par jour à suivre l’actualité de ses « amis » et à faire partager la sienne. J’ai pris la mesure du sentiment d’accoutumance que les réseaux sociaux pouvaient susciter lorsque j’ai entendu certains de mes amis prononcer des phrases telles que « j’ai décidé d’arrêter Facebook » ou « j’ai réussi à ne pas utiliser Facebook pendant mes vacances ». Remplacez, dans ces deux locutions, le mot Facebook par le mot alcool ou cigarette, et vous comprendrez que nous parlons ici d’une authentique dépendance. Sur le réseau social Twitter, qui consiste à faire partager à son réseau des informations lues dans la presse ou glanées au fil d’une navigation Internet, nombre d’utilisateurs commencent leur journée par saluer les membres de leur communauté, et la terminent en leur souhaitant une bonne nuit. Une preuve de plus, s’il en est, que les réseaux sociaux, s’ils vous connectent numériquement à vos communautés, tendent à vous déconnecter du monde réel.

Ce mouvement tend par ailleurs à se prolonger dans la sphère professionnelle : une étude publiée récemment révèle qu’il est impossible pour un Français de rester concentré plus de douze minutes sur son travail sans être interrompu. En cause, les textos et appels personnels, les e-mails, et surtout… les réseaux sociaux.

Extrait de « Eloge de la vitesse » de Rafik Smati, Eyrolles mars 2011

Source:http://www.atlantico.fr/decryptage/internet-interconnexion-facebook-160806.html

 

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Dakar abrite la 42e réunion de l’ICANN, une occasion pour l’Afrique de peser dans l’évolution du Web

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 14 août 2011

La capitale sénégalaise abritera, du 19 au 28 octobre prochain, la 42e réunion de l’ICANN « Internet Corporation for Assigned Names and Numbers » (organisme chargé de la gestion de l’Internet sur le plan mondial), une occasion pour les pays africains de peser sur les grandes décisions concernant l’évolution du Web.

La rencontre va réunir plus de 1200 participants venant des cinq continents et va se dérouler sur deux phases: une réunion des experts et une table ronde ministérielle.

Selon le comité d’organisation, cet évènement offre l’occasion pour le continent africain de figurer dans les sphères de décision de l’Internet et surtout de ne plus subir les mesures et directives décidées par les opérateurs et régulateurs de haut niveau.

La présidente du comité national d’organisation de cet évènement, Maïmouna Diagne, précise qu’à travers la table ronde ministérielle, les pays africains, sous la bannière de l’Union Africaine vont, pour la première fois lors de cette 42e réunion, « faire de l’Afrique une partie prenante de ce qui se fait sur Internet dans le monde et son évolution ».

Les décisions que prend l’ICANN, à chacune de ses assemblées générales, influent sur le devenir de l’Internet et peuvent changer nos vies en très peu de temps. Même si le processus est transparent, démocratique et public, il y’a grande nécessité pour l’Afrique d’être présente et surtout de participer », a-t-elle affirmé, précisant que l’Afrique demeure jusqu’à présent absente des discussions sur la gouvernance de l’internet.

A l’occasion de cette rencontre à Dakar, les opérateurs d’Internet vont se pencher sur des mesures de grande importance. Il s’agit notamment de multiplier la capacité de connexion ou d’accès à Internet par deux ou même de la tripler.

Pour ce faire, les opérateurs vont envisager l’introduction du protocole « IPv6″ qui va remplacer l’ »IPv4″. Le nouveau protocole « IPv6″ dispose d’un espace d’adressage beaucoup plus important qu’IPv4. Cette capacité d’adressage considérable permettra une plus grande flexibilité dans l’attribution des adresses et une meilleure agrégation des routes dans la table de routage d’Internet.

Lors de ces assises de Dakar, des responsables des secteurs des télécommunications d’Afrique de l’Ouest vont plaider pour « avoir une copie de server pour faciliter les échanges au niveau de la zone économique de l’UEMOA », à l’instar de l’Afrique du Sud et de la région du Maghreb.

source:http://www.aufaitmaroc.com/monde/afrique/2011/8/12/dakar-abrite-la-42e-reunion-de-licann-une-occasion-pour-lafrique-de-peser-dans-levolution-du-web

 

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La Chine lance un satellite de télécommunication pour le Pakistan

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 14 août 2011

2011-08-12 10:02:12  xinhua

La Chine a lancé un satellite de télécommunication PAKSAT-1R pour le Pakistan vendredi à 00h15 depuis le Centre de lancement des satellites de Xichang, dans la province du Sichuan (sud-ouest).Le satellite PAKSAT-1R a été lancé dans l’espace par la fusée porteuse Longue Marche-3B. Il s’agit de la première mise en orbite de satellite pour un client asiatique et de la première livraison d’un satellite commercial aux clients internationaux en cette année.

Selon des statistiques du centre de contrôle, le satellite s’est séparé avec succès de la fusée porteuse et est entrée en orbite géostationnaire comme prévu, 26 minutes après le lancement.

Le PAKSAT-1R offrira des services tels que Internet à haut débit, télécommunication et radiodiffusion pour certaines régions de l’Europe, de l’Asie du Sud, du Moyen-Orient et de l’Afrique de l’Est.

Le contrat du PAKSAT-1R a été signé en 2008 entre la China Great Wall Industry Corporation et la Commission de Recherche sur l’Espace et la Haute atmosphère du Pakistan.

La Chine et le Pakistan partagent une longue histoire de coopération sur la technologie spatiale. Le premier satellite pakistanais mise en orbite basse, BADR-A, a été lancé en 1990 par une fusée porteuse chinoise Longue Marche 2E.

source: http://french.cri.cn/781/2011/08/12/302s250892.htm

 

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9 Reasons Your New TLD Will Fail

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 8 août 2011

Not all TLDs will fail. But here’s why yours will.

Are you thinking about applying for a new top level domain name when the application window opens in January? Here are some things to consider — reasons your new TLD might be doomed to fail.

1. You pick a TLD that’s too broad. Here I’m thinking mostly about something like .sport. Yes, there’s a sporting community. But they tend to identify with particular sports or types of sports. .Sport is just too broad. You might be able to say the same thing about general TLDs such as .web. There’s a role for .web, but it’s something similar to what .info and .biz have now.

2. You price domains too high or too low. It’s tempting to charge a lot for domain names so you can earn more overall. But charge much more than existing TLDs and registrants (and registrars) will pass. On the flipside, pricing your domains too low could also cause problems. If your TLD is cheap it will attract spammers and other bad actors (e.g. .cn). This could lead to search engine penalties for your entire TLD or loss of confidence in users. .Free seems particularly worrisome on two fronts: its price, and it tells web visitors that the web site publisher wasn’t willing to fork over ten bucks for a “real” domain. Kind of like Geocities addresses.

3. You make your TLD too restrictive. It’s important for community top level domain names to have good restrictions to keep the community’s trust. But burdensome and un-automated verifications will doom your domains. First, registrants don’t want to spend time fulfilling your requests. Second, registrars don’t want to bother with introducing a verification system in the registration process.

4. You don’t get into bed with major registrars. In most cases you’ll need to sell your domain names through existing registrars. You have to make best friends with the major registrars. Wine and dine them for shelf space.

5. You offer products that compete with registrars’ profitable add-ons. Registrars make little money on domain sales. They make it offering products such as hosting, whois privacy, etc. If your idea of TLD innovation is to offer a package of competing solutions to the registrant, don’t count on registrars giving you shelf space. Consider .tel. It didn’t offer competing products, but it eliminated two profitable ones: web hosting (because you can’t host sites on them) and whois privacy. GoDaddy still doesn’t carry .tel.

6. You pay too much in auction. If you go up against many competing applicants for the same TLD you could end up spending a lot of money in an auction. Make sure you have money left over for marketing.

7. You think ‘if you build it, they will come’. Registrants won’t be lining up at your door. Consider the significant marketing .co undertook with its recent launch. It’s not easy, and it will be even harder when competing with hundreds of other new TLDs.

8. You attract too many domain investors and not enough end users. If domain investors snap up all of your domain names then few of them will be developed. You need developed domains in order to spread the word about your TLD. Take a look at what happened to .eu. I really like the RFP process some registries are using to allocate premium domains by requiring a solid development and marketing plan.

9. You don’t have a local sales channels for your city TLD. City TLDs will be tricky. Don’t expect GoDaddy to offer .nyc anywhere near the top of the list since it applies to so few customers. (Unless, of course, they use geolocation to pitch it to New Yorkers.) You need a door-to-door salesforce for these TLDs. Same thing goes for community TLDs — the smaller the niche, the more you need to focus on marketing directly to that niche.

Source:http://domainnamewire.com/2011/08/02/9-reasons-your-new-tld-will-fail/

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L’Afrique gangrénée par le fléau de la corruption

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 août 2011

Aly Diouf

13 Juillet 2011

L a corruption e n Afrique, entre 2002 et 2006, est estimée à 858 milliards de dollars soit à peu près 429.000 milliards de francs Cfa, a révélé hier le directeur du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique (Giaba), au cours d’une conférence publique à l’Institut Africain de développement économique et de planification (Idep).

Le fléau de la corruption sur le continent africain serait estimait à 858 milliards de dollars soit à peu près 429.000 milliards de francs Cfa entre la période 2002-2006, a révélé, hier, le directeur du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique (Giaba).

Ce chiffre qui représente environ 3 % du Pib du continent, soutient Abdullahi Shehu, est donné par le « Global financial group ». M. Shehu animait une conférence publique à l’Institut africain de développement économique et de planification (Idep), sur le thème « Les flux financiers illicites : implications pour la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le développement ».

Abdullahi Shehu a noté un engagement de tous les pays de la Cedeao en vue de lutter contre le blanchiment d’argent. Il a reconnu que cet engagement se manifeste sous plusieurs formes.

Le conseil des ministres de la Cedeao, donne-t-il en exemple, a fourni un « appui considérable ainsi qu’un budget conséquent au Giaba afin de mener ses missions de manière adéquate ».

Il a aussi cité le vote par les Etats membres de lois contre le blanchiment d’argent et le terrorisme financier. « Nous travaillons avec les Etats membres afin d’améliorer ces lois », a souligné M. Shehu.

Selon lui, les Etats membres ont aussi tous créé des institutions puissantes y compris les unités de renseignements financiers. Il soutient que tous ces dispositifs visent à lutter de façon efficace contre le blanchiment d’argent et le terrorisme financier.

A l’en croire, eu égard à la coopération internationale, tous les Etats membres ont accepté les recommandations qui ont été avancées au niveau communautaire. Sur un autre point, le conférencier a estimé que les Etats africains sont à la fois acteurs et victimes du blanchiment d’argent et du terrorisme financier.

De son point de vue, la plupart des fonds illicites proviennent d’Afrique, contrairement à ce que l’on croit. Il estime que ces pays du monde ont besoin de développer des infrastructures adéquates et nécessaires pour prévenir l’acquisition ou le vol de leurs avoirs.

Après l’exposé, certains participants sont intervenus soit pour faire des suggestions soit pour poser des questions. C’est le cas de M. Ba du Forum civil qui a proposé la création d’un tribunal spécial sur la corruption, le blanchiment d’argent et le terrorisme financier.

D’après M. Shehu, « ce serait un pas en avant ». Seulement, il a estimé que « nous devons d’abord procéder à la création d’un cadre nécessaire afin d’éviter de créer une institution de plus ».

source:http://fr.allafrica.com/stories/201107131184.html

 

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Movirtu’s « cloud phone » connects Third World users

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 août 2011

May 31, 2011 | Ciara Byrne

 

Why is a mobile phone number tied to a SIM card (and often a device) rather than a person? My sister lives in Brooklyn but has never owned a mobile phone (she still has an answering machine like in Sex and the City). However, she does have a habit of borrowing other people’s phones.

Something similar happens all over the developing world where the poorest people borrow phones and SIMs from friends and family as needed. Enter Movirtu‘s “cloud phone”.

Movirtu provides a user with a unique mobile number. The number is accessible on any mobile phone and can be used for mobile money and information services as well as making or receiving calls and texts. A phone owner who lends his phone to a cloud phone user receives a percentage of the transaction as an air-time top up. The cloud phone customer uses the same top-up vouchers, applications and mobile carrier care system as any other prepaid user. The system requires no special handset features, SIM cards or additional client software.

Cloud phone services are aimed at people in rural areas living on less than $2 day. 80 percent of people living below the poverty line in rural communities in Sub-Saharan Africa and South Asia do not own a phone or SIM.

The software enabling cloud phone services is called MXShare and it’s installed in the core network of the mobile carrier. Revenue is shared between Movirtu and the mobile carrier. The cost of serving each cloud phone user is about 20 cents. The company already has a deployment with Airtel in Madagasgar.

The cloud phone is a great example of a product created specifically for the developing world which also has applications in rich countries. This is a trend to look out for in the global mobile market as novel business models and tech products originate in emerging markets and spread into developed economies, rather than vice versa.

A growing number of phone users in developed markets have more than one SIM connecting, for example, an iPad, a BlackBerry for work and a personal iPhone. Over 1 billion mobile phone subscriptions in mature markets are duplicates. The problem is even worse for users who travel a lot and are therefore active on multiple networks.

Movirtu’s ManyMETM product allows subscribers to manage multiple phone numbers and accounts from a single authenticated mobile device and SIM card and make and receive voice calls and messages on all their numbers. Multi-national operators can offer the use of different numbers from each of their regional operations on a single mobile device and bill to a single home account.

A phone number used to be tied to a place. Now it’s tied to a SIM. Maybe it’s time your number finally corresponded to you.

Movirtu was founded in 2008, is based in London and raised funding of $5.5 million in 2010.

source: http://venturebeat.com/2011/05/31/movirtu-cloud-phone/

 

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Le PNUD soutient une nouvelle technologie mobile pour combattre la pauvreté

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 5 août 2011

Trois millions de personnes vivant dans la pauvreté en Afrique et en Asie du Sud, dont 75% de femmes, auront prochainement accès à un service téléphonique mobile grâce à une initiative soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

La technologie est développée par l’entreprise britannique Movirtu dans le cadre de l’initiative globale Business Call to Action [Appel à l'action des entreprises] (BCtA) qui cherche à mobiliser le secteur privé dans le combat contre la pauvreté.

L’idée consiste à offrir un service téléphonique à très bas prix avec un type de compte basé « dans les nuages » permettant à chaque personne qui a accès à un téléphone mobile de le partager mais de garder son propre numéro. Cela permettra d’effectuer et de recevoir des appels individuels et d’avoir accès à des informations et des services bancaires, de soutien agricole ou autres.

« Nous savons que obtenir l’accès aux communications mobiles est une façon d’améliorer les vies et d’étendre les potentiels économiques des milliards de personnes qui vivent avec un à deux dollars par jour. En donnant accès à des comptes et des identifiants mobiles sécurisés, Movirtu aide à combler le fossé entre ceux qui ont facilement accès à des téléphones portables et ceux qui dépendent de téléphones communs ou qui sont obligés de payer des frais de location pour répondre à leurs besoins de communication », a expliqué le gestionnaire de programme par intérim de la BCtA, Amanda Gardiner.

Movirtu prévoit d’apporter la technologie à au moins 12 marchés en Afrique et en Asie du Sud au début de 2013, offrant l’accès à 50 millions de personnes. La cible est d’avoir trois millions d’utilisateurs réguliers.

« C’est un fait que de nombreuses personnes n’ont pas les moyens de s’offrir un téléphone portable. Avec la technologie de téléphonie « dans les nuages » de Movirtu nous offrons une identité mobile personnalisée aux usagers de téléphones partagés. Notre objectif est d’accroître le potentiel de gains de ceux qui vivent avec un à deux dollars par jour en les offrant les bénéfices économiques qui accompagnent une identité mobile complète », a indiqué la Vice-présidente exécutive du marketing, stratégie et planification de Movirtu, Ramona Liberoff.

Les femmes de communautés rurales seront les premières bénéficiaires de cet investissement. Selon l’Association globale des operateurs mobiles GSMA, les femmes à faible revenu en Afrique et en Asie du Sud ont 21% moins de chance d’avoir accès à la téléphonie mobile que les hommes. Les téléphones de Movirtu aideront environ 2,4 millions de femmes à combler ce fossé.

Les clients de Movirtu économisent en moyenne 60 dollars par an sur les dépenses des téléphones partagés. Le projet pilote de l’entreprise a lieu à Madagascar avec plus de 8.000 points de vente à travers le pays. A partir du 1er août, l’ensemble de 22 régions de Madagascar sont couvertes et des lancements dans d’autres pays seront annoncés plus tard dans l’année.

Source:http://fr.allafrica.com/stories/201108041361.html

 

 

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Appel aux gouvernements à ratifier la convention sur le travail domestique

Posté par BAUDOUIN SCHOMBE le 18 juillet 2011

Published on Fri, 2011-07-15 08:31

Source: Social Watch

Des participants de l’Assemblée Mondiale de Social Watch qui se tient  cette semaine à Manille ont demandé expressément aux gouvernements de ratifier la Convention 189 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) en défense des travailleurs, hommes et femmes,  domestiques, approuvée en juin.

Les délégués ont manifesté leur soutien à la Convention dans un atelier sur les migrations achevé mercredi.

Ce traité, qui bénéficie au moins à 100 millions travailleurs domestiques partout dans le monde, leur reconnaît les mêmes droits de travail qu’au reste des travailleurs : journées d’extension raisonnable, repos au moins de 24 heures consécutives par semaine, limites au paiement en épices, information claire dans les termes et conditions de l’emploi, liberté d’association et droit à la négociation collective.

La norme a été approuvée par 396 votes à faveur, 16  contre et 63 abstentions, et devra être ratifiée par les autorités des pays pour avoir force de loi.

« Nous recommandons une campagne au niveau national et régional pour ratifier » la Convention, a dit l’organisateur de l’atelier sur les migrations, Wahyu Susilo, d’Indonésie, du Forum International d’ONG sur le Développement en Indonésie (INFID).

Dans l’atelier on a aussi analysé la situation des travailleurs migrants dans le Golfe et ceux qui ont parti de Somalie, du Cambodge et l’Afghanistan vers d’autres pays après les guerres civiles qui les ont détruit.

On a aussi abordé des questions économiques et de genre autour de ces problèmes, a ajouté Susilo.

Agnes Matienzo, du Forum de Migrants en Asie (FMA), a postulé une initiative mondiale pour présenter la Convention 189 aux travailleurs et domestiques pour qu’ils soient au courant de son existence.

L’OIT l’  a eu besoin de six années pour approuver la conventiom, ce qui laisse en preuves les résistances des autorités nationales à traiter l’affaire, a rappelé le coordinateur régional du FMA, William Gois.

« Nous pourrions identifier des membres de Social Watch  qui se consacrent à montrer aux travailleurs ses droits, et même  aux migrants et a leurs familles », a dit Abdul Kadir Khalif Sh. Yusuf, de l’Organisation Somalienne pour le Développement d’Activités Communautaires (SOCON).

Le déplacement forcé de personnes est une pratique qui devrait aussi être évaluée, et le droit de migrer et de s’installer de toute personne dans le lieu qu’elle souhaite devrait être respectée, avait indiqué dans une conférence de presse précédente le coordinateur mondial de Social Watch Social, Robert Bissio.

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