Réchauffement : les températures pourraient croître de 7 degrés d’ici 2100!

Posté par akimambo le 26 novembre 2009

Yann Cohignac
Un groupe de chercheurs vient de publier des prévisions alarmantes sur le réchauffement de notre planète : celle-ci pourrait voir ses températures augmenter de 7 degrés à l’horizon 2100 ! Un avertissement de plus de la part de la communauté scientifique à moins de quinze jours de la Conférence de Copenhague.

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« Tout retard dans la prise de mesures pour lutter contre le réchauffement climatique risque d'entraîner des dégâts irréparables » (Institut de recherche sur les impacts du climat de Postdam)

« Le changement climatique s’accélère au-delà de ce qui était attendu », alerte l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Postdam (Allemagne) : « La température moyenne de l’air devrait se réchauffer entre 2 et 7 degrés en 2100 par rapport à la période pré-industrielle » (XIXème siècle). Selon les experts, qui ont publié hier (24 novembre) une étude de 64 pages sur le sujet (une synthèse des travaux parus depuis le 4ème rapport du Groupe intergouvernemental sur le climat, en 2007), il s’agit du « dernier appel des scientifiques à l’intention des négociateurs sur le climat de 192 pays qui doivent prendre le train de la protection climatique à Copenhague » (7 au 18 décembre).

 

« Il doivent accepter la dure réalité du changement climatique et les risques sans précédent qui l’accompagnent », note Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l’institut. Intitulé « Copenhagen Diagnosis » (« le diagnostic de Copenhague »), le rapport fait un constat inquiétant qui rend encore plus difficile l’objectif de limitation du réchauffement à 2 degrés (point de non-retour), décidé en juillet par plusieurs pays développés et émergents : les émissions mondiales de CO2 enregistrées en 2008 sont supérieures de 40 % à celles de 1990.

Un changement… de la face du globe

« Si l’on tient compte des calottes glaciaires et des glaciers, la montée du niveau des mers pourrait excéder un mètre en 2100, voire deux mètres. C’est bien plus que ce qui était prévu. Au-delà de 2100, le niveau de la mer pourrait s’élever de plusieurs mètres pendant quelques siècles », précise les climatologues. Le Giec avait en effet présumé une élévation des océans de 18 à 59 cm à l’horizon 2100, en ne prenant cependant pas en considération une possible accélération de la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique.

Les villes côtières comme Buenos Aires ou New York seraient alors exposés à une véritable catastrophe. Sans parler de l’archipel de Tuvalu, dans le Pacifique, ou des côtes du Bangladesh et de la Chine. Autres dangers : la forêt primaire amazonienne pourrait se transformer en savane et la saison des pluies en Afrique occidentale serait fortement perturbée.

Consulter « Copenhagen Diagnosis »

 

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L’énergie : le mal du siècle !

Posté par akimambo le 26 novembre 2009

Albane Wurtz
Une étude du Programme des Nations unies pour le développement met en lumière le lien étroit entre pauvreté et déficit d’accès à l’énergie. Il apparaît que près d’un tiers de l’humanité vit dans le noir dont 80 % résident dans les pays les moins développés ainsi qu’en Afrique sub-saharienne. Le constat est sans appel : les Objectifs du Millénaire pour le Développement ne seront pas atteints en 2015.

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« 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité » (rapport du PNUD et de l'OMS)

Le tiers de l’humanité qui n’a pas accès à l’énergie pour ses besoins basiques (se chauffer, cuisiner ou allumer la lumière) est parmi le plus pauvre de la planète. Ce lien très étroit, mis en exergue par l’étude du PNUD et de l’OMS, renforce le sentiment d’injuste insécurité éprouvé par ces populations. Le prochain sommet onusien de Copenhague devra trouver des solutions aux problèmes d’accès à l’énergie et aux technologies propres. Le financement de l’aide à ces pays, parmi les plus pauvres de la planète, constituera un des enjeux majeurs du Sommet.

 

Les Objectifs pour le développement, fixés par l’ONU en l’an 2000, devaient permettre de diviser par deux la pauvreté d’ici 2015. L’étude du PNUD met donc un terme à tout espoir d’atteindre ces Objectifs. Et plus les pays sont pauvres, plus l’accès à l’énergie se raréfie. L’étude qui porte sur 140 pays en développement, dont 50 appartiennent à la catégorie des moins avancés (PMA), pointe du doigt ces disparités. « 79 % des populations dans les PMA et 74 % en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité, contre 28 % en moyenne dans les pays en développement », explique le rapport. Dans les faits, moins de 3 % des Burundais, des Tchadiens ou des Libériens ont le courant. Au Rwanda, en République centrafricaine ou en Sierra Leone, ils sont moins de 5 %.

Certains combustibles à l’origine de 2 millions de décès par an

Pour atteindre les Objectifs du Millénaire, le rapport estime qu’il faudrait qu’1,2 milliard de personnes supplémentaires bénéficient de l’électricité et 1,9 milliard de combustibles modernes pour se chauffer et cuisiner. Mais comme le déplore le responsable Energie et Environnement du PNUD, Minoru Takada, « l’accès à l’énergie n’apparaît pas comme une priorité aux gouvernements, ils préfèrent avoir des réalisations spectaculaires à montrer ».

Un autre problème de taille soulevé par le rapport : le type d’énergie utilisée par les plus pauvres. Dans les pays en développement, 45 % de la population (71 % en zone rurale) utilise la biomasse et le charbon pour se chauffer ou cuisiner. Or, les émanations induites par ces différentes sources d’énergie ne favorisent ni l’environnement, ni la santé. Les auteurs du rapport estiment même que 2 millions de décès sont dus chaque année à la pollution intérieure liée à ces émanations. S’ensuivent pneumonies, maladies pulmonaires, cancers du poumon qui causent la mort des populations, essentiellement les femmes et les enfants. L’accès aux technologies propres sera donc un autre des principaux enjeux abordés à Copenhague.

 

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Centrale osmotique : la Norvège se lance dans une nouvelle énergie renouvelable

Posté par akimambo le 26 novembre 2009

Yann Cohignac

La princesse norvégienne Mette-Marit a inauguré hier (24 novembre) le premier prototype de centrale osmotique. La technologie, 100 % propre et renouvelable, n’en est encore qu’à ses balbutiements, mais elle est très prometteuse.

 

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La centrale osmotique de Statkraft utilise l'énergie issue du mélange entre l'eau salée (en bleu sur le schéma) et l'eau douce (en vert)

C’est à Tofte, à 60 km au Sud d’Oslo, que la compagnie publique Statkraft, l’un des plus importants producteurs d’électricité et d’énergies renouvelables d’Europe, a choisi d’installer un prototype de centrale d’un nouveau genre : celle-ci utilise en effet l’énergie osmotique pour produire du courant. Silencieuse, non polluante et renouvelable, cette technologie exploite la réaction induite par la rencontre de l’eau douce et de l’eau salée.

 

Ce phénomène, appelé osmose, libère une grande quantité d’énergie capable de faire fonctionner une turbine génératrice d’électricité. Concrètement, la centrale de Statkraft fait circuler dans deux réservoirs séparés par une membrane (fine pellicule qui laisse passer l’eau tout en retenant le sel) l’eau salée de la mer et l’eau douce d’un fleuve. Cette dernière est alors naturellement attirée, créant une forte pression.

Un potentiel considérable ?

Pour l’instant, le prototype est à l’essai et ne fournira que quelques centaines de watts. La capacité atteindra ensuite entre 2 et 4 kilowatts. Mais Statkraft ne compte pas en rester là : selon l’entreprise, le potentiel annuel de cette énergie serait de 12 térawatts pour la Norvège. De quoi alimenter 540 000 foyers en électricité. Et au niveau mondial, entre 1 600 et 1 700 TWh pourraient être déployés chaque année, soit la moitié de la production énergétique totale de l’Union européenne. « Si cela ne suffira pas en soi à sauver la planète, nous estimons que l’énergie osmotique sera une part importante du portefeuille global d’énergies renouvelables », a affirmé Baard Mikkelsen, le directeur général de l’énergéticien.

L’énergie osmotique a de plus l’avantage de produire un flux d’électricité stable et indépendant des conditions météorologiques, contrairement aux autres énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien. Les pays dépourvus de montagnes, incapables d’avoir recours à l’hydroélectricité, pourraient ainsi produire leur propre énergie verte efficacement.

Une première centrale dès 2015

Statkraft, qui travaille sur la technologie depuis maintenant 10 ans et qui a investi quelque 150 millions de couronnes (environ 17 800 000 d’euros) dans le projet avec divers organismes européens, prévoit la construction d’une première centrale commercialisable d’ici 2015. Elle devrait pouvoir fournir 10 000 ménages (25 MW).

D’ici là, l’énergie osmotique aura encore des progrès à faire pour devenir rentable. A noter également qu’elle connaîtra des limites géographiques : ce type de centrale devra en effet être systématiquement implanté à proximité d’estuaires.

Site de Statkraft

 

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Copenhague : la mission de Fodé Sylla dénoncée

Posté par akimambo le 26 novembre 2009

Yann Cohignac
Le ministère du Développement durable a confié la semaine dernière à Fodé Sylla, ex-président de SOS Racisme, une mission auprès des pays africains en vue du Sommet de Copenhague : soutenir son action. Pour le réseau Sortir du Nucléaire, il s’agit surtout d’appuyer les activités du groupe Areva…

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« Fodé Sylla a pour mission de convaincre les dirigeants africains de soutenir les manœuvres des autorités françaises qui tentent de faire inclure le nucléaire dans les options favorables au climat » (Réseau Sortir du Nucléaire)

Le 19 novembre, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et du Développement durable, a fait appel à Fodé Sylla, ancien président de l’association SOS Racisme, ex-député européen, et membre du Conseil économique et social, pour l’aider dans les négociations de Copenhague à venir. Sa mission : « Appuyer l’action du ministre et entretenir les contacts avec les ministres africains de l’environnement » d’ici la conférence de l’ONU sur le climat à Copenhague. Une tâche similaire à celle du mois dernier, lorsque M. Borloo lui avait demandé de l’accompagner au Forum mondial du développement durable, à Ouagadougou.

 

Mais pour le réseau Sortir du Nucléaire, il y a là matière à polémique, car M. Sylla est « présenté comme ancien président de SOS Racisme, alors qu’il est aussi – et surtout – salarié de la multinationale Areva » (depuis plusieurs années). Autrement dit, officieusement, il « a pour mission de convaincre les dirigeants africains de soutenir les manœuvres des autorités françaises qui tentent de faire inclure le nucléaire dans les options favorables au climat ». Et la fédération de dénoncer une mission de la diplomatie française « littéralement fusionnée avec les intérêts de la multinationale Areva » (communiqué).

« Don’t nuke the climate ! »

Le réseau anti-nucléaire conteste donc « avec la plus grande vigueur » cette nomination et demande son annulation car « il n’est pas difficile de comprendre que, quand M. Sylla suggère à un dirigeant africain de soutenir la France lors du Sommet de Copenhague, c’est en même temps la multinationale Areva qui laisse planer la menace de rétorsions économiques ou au contraire de récompenses ». Dans son communiqué, Sortir du Nucléaire cite d’ailleurs Fodé Sylla pour appuyer son argumentaire : « Une entreprise comme Areva a besoin de l’Afrique, et l’Afrique a besoin d’une entreprise comme Areva » (le groupe exploite notamment sur le continent la mine d’Imouraren, au Niger).

Les militants rappellent en outre qu’ils sont totalement opposés à « l’idée que le nucléaire permette de lutter contre le changement climatique », qui progresse de plus en plus à l’approche de Copenhague. L’association anime pour cela la campagne internationale « Don’t nuke the climate » (« N’atomisez pas le climat »).

 

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Les femmes pourraient bien sauver la planète

Posté par akimambo le 26 novembre 2009

Les femmes seraient-elles plus “écolo-vertueuses” que les hommes ? Selon un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), les femmes des pays industrialisés auraient un comportement plus favorable à l'environnement. Mais ce rapport souligne surtout le rôle clé que les femmes pourraient jouer au sein des pays en voie de développement dans la lutte contre les changements climatiques, à condition qu'on leur en donne les moyens.

 

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Les femmes ont été en grande partie oubliées dans les discussions sur la lutte contre les bouleversements climatiques. Elle pourraient pourtant bien jouer un rôle-clé dans le développement durable de la planète.

L'étude de l'UNFPA met en valeur le comportemnent des femmes, qui seraient plus soucieuses de l’environnement que les hommes. D'après l'étude, qui cite un document de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) de 2008, les femmes des pays industrialisés, plus que les hommes, auraient tendance à acheter des produits écologiques et à recycler leurs déchets. Par ailleurs, l'étude, s'appuyant elle-même sur d'autres études effectuées dans les pays nordiques, souligne que dans les pays industrialisés comme dans les pays en développement, les femmes ont un moindre impact sur l'atmosphère car elles prennent moins l'avion que les hommes et se déplacent moins qu'eux en voiture. Une différence qui ne serait cependant pas seulement liée à un choix, mais aussi à une inégalité d'accès aux ressources économiques.

 

Cette inégalité entre l'homme et la femme est le plus souvent néfaste pour la planète : chacun sait à quel point, dans les pays en voie de développement, la pauvreté et les difficultés d'accès à l'éducation sont facteurs de croissance démographique incontrôlée. L'étude rappelle que dans ces pays, investir dans l'éducation des femmes aboutit à freiner la croissance démographique, ce qui a un effet positif sur la réduction des gaz à effet de serre. De plus, au-delà de la question de la régulation des naissances, les femmes qui travaillent aux champs peuvent avoir un rôle actif dans l'adaptation aux changements climatiques, en développant des cultures résistantes aux inondations et aux sécheresses ou en protégeant les ressources en eau.

Des personnalités féminines engagées

L'étude s'appuie également sur les témoignages de plusieurs personnalités féminines à travers le monde, comme Wangari Maathai, lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2004 et fondatrice du “Green Belt Movement au Kenya”. Ce mouvement, qui était au départ un simple programme de plantation d'arbres par les femmes (plus de 40 millions d'arbres plantés à ce jour) est devenu un vecteur de l'autonomisation des femmes et de leurs familles, qui deviennent de véritables acteurs du développement durable et du développement économique équitable. Ces femmes-là veulent compter dans la lutte contre les changements climatiques.

Le rapport de l'UNFPA plaide la cause de leur implication, comme de l'implication des autres femmes de bonne volonté à travers le monde. Dans la lutte face aux bouleversements climatiques, l'engagement féminin pourrait bien faire la différence…

Pour consulter l'étude complète : State of world population 2009

 

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Climat : ‘L’ONU n’a pas les moyens d’imposer quoi que ce soit’

Posté par akimambo le 23 septembre 2009

LEMONDE.FR | 22.09.09 | 09h09 • Mis à jour le 22.09.09 | 10h47

A l'occasion de la semaine du climat, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, réunit une centaine de chefs d'Etats, mardi 22 septembre à New York, sur le thème du réchauffement climatique. Son but : faire avancer les négociations qui s'enlisent, alors que se tient, début décembre, la Convention-cadre de l’ONU à Copenhague (Danemark). Ce sommet vise à finaliser un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour la période post-2012, après l'expiration du protocole de Kyoto. Amy Dahan, historienne des sciences et directrice de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), revient sur le rôle qu’ont joué les Nations unies dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Quel rôle a joué l'ONU dans l'émergence des négociations sur le climat ?

Amy Dahan : Il a été déterminant. La question climatique est très lourde : elle porte en elle tous les problèmes du développement mondial. C'est sous l'impulsion de l'ONU qu'a été mis en place le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Créé en 1988, cet organisme est devenu le fer de lance de tout le processus climatique : c'est notamment lui qui a réussi à imposer des données consensuelles dans les négociations sur le climat. C'est aussi sous l'égide des Nations unies, en 1992, qu'a été créée la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui a marqué de façon très importante l'agenda international : la quinzième se tiendra à Copenhague en décembre.

Au fil des ans, l'ONU a relativement bien manœuvré, notamment vis-à-vis des pays en voie de développement qui contestaient dans les années 1990 le cadrage de la question climatique. Mais les Nations unies ont réussi à gagner leur confiance, en modifiant les structures de gouvernance de la Convention, et grâce au GIEC qui a su entendre les préoccupations des pays du Sud. Alors que dans les années 1990, la négociation se déroulait uniquement entre les pays industrialisés, aujourd'hui, puissances émergentes et pays en développement sont parties prenantes des discussions. Cela rend le processus de négociations très lourd. L'ONU est extrêmement bureaucratique et procédurale. Par exemple, sur la question des forêts, il y a au moins trois organismes compétents au sein des Nations unies. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

Est-ce que les négociations climatiques auraient pu se dérouler en dehors du cadre de l'ONU ?

Jusqu'à l’élection de Barack Obama, il n'était pas clair que les Etats-Unis le fassent au sein de l'ONU, où leur voix compte formellement autant que celle du Népal. Les Américains ont donc imaginé des regroupements de grandes puissances, au sein du G8 ou du G20 ou encore au sein de la coalition Asie-Pacifique. Mais sans l'ONU, considérée comme inadéquate. Mais à son arrivée, le nouveau président américain a indiqué que les négociations se dérouleraient au sein de l’ONU. M. Obama ne souhaitait pas engager une bataille pour créer un autre cadre, sachant que les pays en voie de développement sont particulièrement attachés à celui de l'ONU. En même temps, cela n'empêchera pas les Etats-Unis de lancer des accords bilatéraux ou multilatéraux avec certains grands pays qui les intéressent, notamment en Asie…

“Nous avons le pied collé sur l'accélérateur et nous fonçons vers l'abîme”, a lancé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, le 3 septembre à Genève. A-t-il les moyens de pousser à un accord ambitieux à Copenhague ?

Ban Ki-moon s'est beaucoup engagé sur cette question. Ayant de nombreuses agences qui peuvent travailler de façon unifiée sur cette question, l'ONU se présente volontiers comme le service public international de la question climatique. Mais je ne crois pas que l'ONU ait, en tant que tel, les moyens d'imposer quoi que ce soit. A Copenhague, Ban Ki-moon fera en sorte qu'il n'y ait pas d'échec. Un échec serait en effet dramatique et très démoralisateur. Par contre, s'il y a un semblant de succès à Copenhague, rien ne sera acquis.

Ce ne sera que le début d'un long processus pour faire respecter les engagements, accroître les ambitions des politiques climatiques et essayer de construire un horizon désirable différent de la civilisation américaine. La planète n'a pas les moyens de supporter pour 9 milliards le mode de vie américain. Or c'est celui auquel aspirent tous les pays qui sortent du développement. Ces derniers ne feront rien si les Etats-Unis ne montrent pas l'exemple. Or les contraintes dans lesquelles se débat aujourd'hui Obama sont un frein. Sur la question climatique, il est coincé par sa classe politique et j'ai l'impression que l'American way of life n'est pas négociable.

Ban Ki-moon réunit une centaine de chefs d'Etat, le 22 septembre à New York, sur le thème de la lutte contre le réchauffement climatique. Que peut-on attendre d'une telle réunion ?

Comme résultat concret et précis pour Copenhague, je ne sais pas. Mais cette réunion peut jouer le rôle d'alerte médiatique internationale. On sait que la question climatique a aussi progressé de cette façon. Si les conventions de l'ONU sont très lourdes, elles constituent cependant un moment particulier. Des milliers de personnes s'y rendent. A Bali, en 2007, 20 000 personnes étaient présentes. A Poznan, l'année suivante, elles étaient plus de 10 000. A Copenhague également, on attend beaucoup de monde. Tout cela favorise une montée de la conscience du risque climatique et participe d'une pression générale sur les dirigeants politiques pour leur parler de leur responsabilité historique.

Propos recueillis par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

Source: http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/09/22/climat-l-onu-n-a-pas-les-moyens-d-imposer-quoi-que-ce-soit_1241466_3244.html#xtor=AL-32280184

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Ces Etats qui accaparent les terres agricoles en Afrique

Posté par akimambo le 17 septembre 2009

 
Arabie Saoudite, Chine, Corée du Sud, Egypte… externalisent leur production nationaleL’insécurité alimentaire créée par la hausse des prix des denrées alimentaires provoque l’essor d’un phénomène en Afrique : l’acquisition d’exploitations agricoles par des étrangers. Gouvernements et firmes de certains pays achètent ou louent de vastes territoires agricoles pour assurer leurs propres besoins alimentaires.

La nouvelle a provoqué un tollé fin août à Kampala. L’Egypte, selon la presse du pays des pharaons, s’apprêtait à cultiver du blé pour sa propre consommation sur des terres ougandaises. L’Ouganda avait accepté de mettre à sa disposition, près de 850 000 hectares de terres, soit 2,2 % de la superficie totale du pays. L’information, d’abord démentie par le ministre ougandais des Terres, a été confirmée. Début novembre, le ministre égyptien de l’agriculture, Amin Abaza, a fait état de discussions « fructueuses » avec l’Ouganda, écrit La Dépêche. Il a affirmé que les autorités ougandaises ont accepté de louer des terres à l’Egypte et que sept grands groupes privés égyptiens étudient déjà les variétés de blé et de maïs appropriées au sol ougandais.

M. Abaza a également indiqué que son pays « étudie sérieusement » le projet de plusieurs groupes arabes de cultiver au Soudan des céréales, notamment du blé. Selon l’ONG Grain, en mars 2008, le Premier ministre jordanien a annoncé que son pays allait produire des aliments pour ses concitoyens sur des terres que lui avait attribuées Khartoum. Quelques mois plus tard, son ministre de l’Agriculture a mandaté une société privée pour gérer les investissements agricoles du gouvernement à l’étranger. Il s’agit pour la Jordanie de lutter contre l’insécurité alimentaire du pays.

Des cas de plus en plus nombreux

Plus récemment, en novembre, selon Financial Times, Daewoo Logistics, un groupe sud-coréen, a conclu avec le gouvernement malgache un accord portant sur la location de 1,3 million d’hectares de terres, ce qui représente la moitié des terres arables de la grande île. L’objectif ici est le même que dans les deux cas précédents : assurer l’alimentation de la Corée du Sud, quatrième importateurs de maïs au monde. Dès l’année prochaine, en échange de créations d’emplois dans l’île et de la construction d’infrastructures, le groupe sud-coréen va exploiter pendant 99 ans cette immense étendue de terres pour la culture du maïs et la production d’huile de palme.

Les exemples se multiplient ces derniers mois sur le continent. Dans son dernier rapport, Grain explique le phénomène par la conjugaison des graves crises alimentaires et financières qui frappent le monde et par l’inflation qui en découle. Pour garantir à leurs populations leur nourriture, certains pays riches dépendant des importations, veulent externaliser leur production alimentaire nationale en prenant le contrôle d’exploitations agricoles à l’étranger. Parmi ces « accapareurs » de terres, l’ONG cite, entre autres : l’Arabie Saoudite, le Japon, la Chine, l’Inde, la Corée, la Libye et l’Égypte.

Protéger les producteurs locaux

Ce phénomène se développe à un moment où la question des investissements pour relancer l’agriculture en Afrique se pose avec insistance. Elle a été longuement débattue les 8 et 9 décembre à Paris, lors d’une conférence intitulée « Investir dans l’agriculture en Afrique Sub-saharienne ». A cette occasion, le secrétaire d’Etat français à la coopération et à la francophonie, Alain Joyandet, a mis en garde contre ces investissements provenant de pays étrangers. D’après lui, ils ne devraient pas se faire « sans une protection des populations locales contre d’éventuelles crises alimentaires ».

Autre problème posé par l’exploitation des terres agricoles en Afrique par d’autres pays et par les multinationales étrangères : le droit à la propriété foncière. Dans plusieurs pays du continent, les législations autour de ce droit sont floues. Début décembre, à l’initiative de la Banque africaine de développement (BAfD) et de la Commission de l’Union africaine, des experts africains ont lancé une série de réunions consultatives régionales pour harmoniser un document de politique foncière pour le continent. Ils avaient alors insisté pendant leurs premières réunions sur le fait, que toute réforme agraire devait reconnaître le droit souverain d’un Etat à posséder les terres au nom des citoyens.

Un point de vue que Tidiane Ngaido, chercheur à l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, ne partage pas. Interrogé par RFI, il affirme que « ce n’est pas normal que l’Etat s’arroge le droit de propriété et distribue des terres à des sociétés qui viennent de l’Etranger. Il faut nécessairement une sécurisation foncière pour les populations. »

Selon de nombreux experts, la crise alimentaire de ces deux dernières années a durement frappé les pays pauvres en Afrique et en Asie, parce que les efforts de ces dernières années ont été déployés pour produire des denrées alimentaires destinées aux marchés extérieurs plutôt qu’aux marchés intérieurs. De ce fait, les acquisitions de terres pour produire des denrées alimentaires destinées à l’exportation ne feront qu’aggraver le problème.

Consulter :

- Le rapport de l’ONG Grain

Auteur/Source : par Stéphane Ballong, Afrik.com

Date : Vendredi 12 décembre 2008

 

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Absence de Responsabilité !

Posté par akimambo le 14 septembre 2009

Kinshasa, le 11/09/2009

Un très mauvais vent souffle au sein des Assemblées Provinciales. En tout cas, celles-ci sont mal en point. Les nouvelles qui défraient la chronique, à propos, prouvent qu’il se pose un problème. Ce doit être un manque de vision ou l’absence de responsabilité. Alors qu’elles doivent tenir la session budgétaire, certaines excellent dans des bagarres, d’autres dans des divisions et d’autres encore, se retrouvent sans domicile fixe. On dirait, elles sont visitées par un démon. L’Assemblée Provinciale de l’Equateur occupe le haut de l’affiche. Il y règne un climat malsain qui rappelle la ville de Texas. Apparemment, personne n’y comprend rien. L’Hémicycle où se réunissent les Honorables Députés ne doit à aucun cas être un lieu de démonstration des forces à l’image des « Kuluna », mais un lieu où les idées s’affrontent pour sortir la province du gouffre. N’est-ce pas que la tolérance zéro devra aussi s’appliquer là-bas ? Au Nord-Kivu, la dichotomie mine la majorité parlementaire. Le courant ne passe pas entre les Députés d’une même tendance. A l’ouverture de la session, l’unique point à l’ordre du jour sur le projet du budget les a désunis. Les uns estiment que le Président de cette institution a voulu cavalier seul en proposant un point non discuté au niveau des groupes parlementaires. Ce n’est pas de cette manière que les choses doivent se passer, ont-ils fait savoir. Question. Est-on en présence des gens non conscients de leur responsabilité ou c’est simplement des inexpérimentés ? S’il est vrai que les Assemblées Provinciales sont une première expérience qui dure en République Démocratique du Congo depuis 1960, cela ne peut en rien être une cause d’excuse pour engendrer autant des conflits. De toutes les façons, quand on en arrive aux coups de poing, ce qu’on a oublié sa mission ; celle d’élaborer des lois. Par contre à Kinshasa, les députés provinciaux ne savent sous quel manguier se rencontrer ; des véritables sans domicile fixe (SDF). Pourtant, ce n’est pas l’argent qui manque. Si c’est pour autre chose, l’argent est disponible. Mais, pour trouver un siège fixe, les regards des responsables sont ailleurs. Ce qui pousse certains observateurs à parler de manque de vision. C’est le mot. C’est aussi le cas pour l’Exécutif provincial. C’est lui qui doit disponibiliser les moyens à travers son budget. Hélas ! A un sage de se demander s’il y a des gens qui veulent franchement aider le Chef de l’Etat. Le 6 décembre prochain, Joseph Kabila totalise trois ans à la tête du pays, depuis son élection. Auréolé doublement à la CEEAC et à la SADC, il doit tourner son regard vers la base, ou plutôt vers ceux animent les institutions à la base. A contrario, ceux-ci doivent sincèrement s’interpeller. Ils ont reçu un mandat et doivent agir dans l’intérêt de la population et au lieu de chercher à assouvir leurs instincts égoïstes. C’est aussi une occasion pour les masses populaires de savoir qui placer à la tête d’une institution. D’ailleurs, Malumalu s’active pour les élections dans la petite territoriale. Une aubaine pour faire un bon choix. Seulement, l’heure est grave. Il n’est plus temps de se vanter par gloriole d’être Honorable alors qu’on ne joue pas un grand rôle. Quelle image doit garder la population du mandat de leurs représentants ? Il est donc temps, avant les élections prochaines, que les uns et les autres apportent la preuve de leurs œuvres. C’est pour ne pas donner raison aux sceptiques, ceux qui disaient que ça n’allait pas tenir.

Hubert Mwipatayi

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Twitter modifie ses conditions d’utilisation pour s’ouvrir à la publicité

Posté par akimambo le 12 septembre 2009

Stratégie - Le site de micro-blogging a averti ses abonnés qu’il modifiait les conditions d'usage de son service, qui pourra désormais inclure des annonces publicitaires.

Twitter a entamé sa marche vers la monétisation de son audience en changeant ses conditions d'utilisation pour préparer l'arrivée de la publicité : « Les services peuvent inclure de la publicité portant sur le contenu, sur les services eux-mêmes, sur les requêtes effectuées grâce aux services ou d'autres informations (…) Nous laissons la porte ouverte à l'exploration dans ce domaine ».

Sur le blog officiel, Biz Stone, cofondateur de Twitter, justifie cette décision en expliquant quelle était prévue et annoncée. Selon les chiffres ComScore pour juin, Twitter a attiré 44,5 millions de visiteurs uniques. Certains analystes sont cependant sceptiques quant au potentiel publicitaire de tels sites.

Beaucoup de sociétés seraient réticentes à associer leur marque à un service sur lequel les usagers peuvent poster des commentaires potentiellement négatifs. Reste qu'une telle audience ne peut pas être ignorée. (Eureka Presse)

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Par la rédaction, ZDNet France
 

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Développement durable

Posté par akimambo le 7 août 2009

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le développement durable (ou développement soutenable, anglicisme tiré de Sustainable development) est une nouvelle conception de l'intérêt public, appliqué à la croissance économique et reconsidéré à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects écologiques et culturels généraux d'une planète globalisée.

Il s'agirait, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland[1] :

« Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

Il s’agirait aussi, en s’appuyant sur de nouvelles valeurs universelles (responsabilité, participation et partage[2], principe de précaution, débat[3], innovation[4], …) d’affirmer une approche double :

  • Dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations à venir ;
  • Dans l’espace : chaque humain a le même droit aux ressources de la Terre.

Au contraire de la notion d'intérêt public qui caractérise les États et qui est mise en oeuvre d'office par leur ministère public, le programme de développement durable est un thème de gouvernance proposé comme réponse contractuelle des nouvelles institutions non gouvernementales et des entreprises transnationales, aux préoccupations de la société civile en ce qui concerne les impacts environnementaux et sociaux de l’activité des agents économiques sur leurs parties prenantes[5].

En dehors des activités financières, tous les secteurs d'activité sont concernés par le développement durable : l'agriculture, l'industrie, mais aussi les services, l'habitation, l'organisation familiale qui, contrairement à une opinion quelquefois répandue, ne sont pas immatériels.

 

Pour plus d'information, téléchargez les documents suivants:

dveloppementdurable.doc

 

 

 

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